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Full text of "Biographie universelle, ancienne et moderne, ou, Histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes : ouvrage entièrement neuf"

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BIOGRAPHIE 



UNIVERSELLE 



ANCIENNE ET MODERNE. 



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BIOGRAPHIE 

UNIVERSELLE, 

ANCIENNE ET MODERNE, 

OU 

HISTOIRE y PAU ORDRE ALPHABETIQUE, DE LA TIE PUBLIQUE ET PRIv£b DK 
TOUS LES BOmiES QUI SE SOIfT FAIT REMARQUER PAR LEURS ECRITS,, 
LEURS ACTIOHS , LEURS TALENTS y LEURS VERTUS OU LEURS CROIES. 

OUYIAGE EirTlilEMEirT «EUP, 

IIÉDIGÉ PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES ET DE SAYAlflS. 



TOM 



On doit des ëgards aai vivaiiUi on ne doit, ans ■tnrts, 
que U vérité. ( Volt. , pnmiin Lattre mr GEdipe. ) 



E..Q.UA.Xp.B:2.IÉME. 



.... •••• 




A PARIS, 

CHEZ L. G. MICHAUD, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, 

AUE SES BOBS-EHFÀirTS, ifi. 34> 

i8i5. 



•v* 




SIGNATURES DES AUTEURS 



DU QUATORZIÈME VOLUME. 



MM. 



aiM. 



>S. 



T. Beuchot. 
Artaud. 
— R. Amâr-Ddriyier. 

-R. AUGCR. 

-T. Abel Remusat. 

BOULARD. 
BlGOT>DE>MOROCUES. 

Bernardi. 

Beauchamp (Alphonse de) 

BoiHVILLlERS. 

Bocous. 

boissonade. 

Beaulieu. 

ChAUMETO!V. 



L — .s. Largl^s. 
I-.^ — s — E. La Salle. 

L— U. ]<ËDRU. 

L — Y. LécuT. 

M D j. MiCHAUD jcQue^ 



M — E. Maurice. 
M — ov. Marroit. 
N — R. Ch. NoDrER. 

N — T. Ni COLLET. 

P — c — T. Picot. 
P — D. Pataud. 

P— E. POKCE. 

. P*— «^p. jPcîQÎbLX. 
. - -' Cfi^Il— Vc^caTciiEMèmE-Roissr. 
r. Catteau-Gall^j^I^. '«/'v R-C-D-a-ft.'RtîirAULDix. 
Cadet GkssicoifK'f»*** ^..^•— d# .«tSuARD. 

P. PiLLET. !*!• **«JS4>. ^^-T.SlLVESTRB-DÉ-SiCY. 

-T. COTTERET. •* •_ / I.éi*».* "•"SCHOELL. 

•T. Coquebert 

DeLAULNATE. : : ;*VT^*^rrCV 2nSM0HDE-5lSM0irDI. 

G. Lacohbe ( de } 






• •• • 
•• •• 



DE TaIZT. .,•«••&. )l— 3r.*'6AIHT-MARTIir. 
E. ; ! '•/ •^.^jVC\ âîsMOHDE-SlSMOl 

)E ). :.#-'••* OT — f .' * STtASSART. 



—T. De Musset. S — t. 

DeSFORTBS ( BOSCHERON }. T — D. 

DuRDEIfT. T— lï. 

D-O.EMERIC David. TJ — i. 

ËTRiis. V — I. 

Fabien Pillet. V— h. 

FOURNIER. 

GiNGUENÉ. V — T. 

Four:! 1ER fils. Vf — r. 

Guillov ( Aimé). "W— s. 

Grosier. X G. 

Jacob*Kolb. X — s. 

Jourdain. Z. 
— E« Lafortb (Hippollu de) 



•T. 



-R. 



Salaberrt. 
Tabarauo. 

ToCHOH. 
VsTéRI. 
VlSCORTI. 
VlLLEMAlV. 
V. S — L. YlNCENS-SAiaT-LAURE&T. 
VlTET. 

Walceenaer, 

Weiss. 

Revu par M. Gikguevk. 

Reru par M. Suard. 

ADonjme. 



. t«. . . ••• «• .• 

..; — •••••• ; 

• ••• • . • 






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BIOGRAPHIE 



UNIVERSELLE. 



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< R A ( Louis délia ) , pro- 
:o méàecuxc à runiversité de 
, naquit en cotte ville en 
*t Y niuurut le 5 mai 1 733. 
I cnirurgieii distingué de Fer- 
; livra avec beaucoup d'ardeur 
de la médecine; bientôt après 
:u le bonnet de docteur, il se 
rqucr, parmi ses confrères, 
Lcrcice de son art. f^ marquis 
vogiio en G( soii médecin , et 
nina à s'établir dans la ville 
n. Cependant il fallait un plus 
[fatrc à della Fabhra; il re- 
peu d'années après , à Fer* 
I la faculté de médecine lui 
une chaire avant qu'il eut 
1 trentième année. Le jeune 
tr ne tarda poiul à se faiie 
ide réputation , et la p'ace de 
protes>eur étint devenue va- 
y fut unaiiimement appelé 
ollègues. Drila Fahbra a joui, 
vaut, d'une hnuto renommée; 
lérité de la vQ;;ue de Jcrdme 
, son maître; il se peut que 
ivaut il méritât , comme pra* 
même comme habile profes- 
tte grande réputation ; mais 
ous ivslo de lui ne lui nssi- 
'mi les écrivains, qu'une pla- 
ire. Ce sont des Dis'iertaiious 
aées sur divers sujets de mé- 
elies fuient imprimées suc- 
ent, et ensuite réunies sous 
de Dissertationes jth/.sicth 



meâicœ , in - 4*« > Ferrarc , 1713. 
— Fabbra (Gilles), Hls du pi^écédent^ 
fut aussi médecin et professeur à l'uni- 
versité de Ferrarc. 11 n'a rien laissé 
qui lui ait survécu. F-^-n. 

FABËH, FABREou LE FÈVBE 
( Jeaft ) , célèbre jurisconsiulK , né 
dans le diocèse d'Ançou'éme , floris- 
sait au 1 4*** siè"le , sous le règne de 
Philiftpe VI. Dans la souscription de 
son Commentaire sur tes Institutes 
de Justinieu,dont on (larlera ei-après, 
il est nommé Joan. Runcinus , ce qui 
confirme l'opinion de cet>x qui lui 
donnent pour patrie le villa^ de 
Rons.sines,dansf'Angoumois. On croit 
qu'il remplit «'office de juge à la Uocbe- 
foucanld, et plusieurs prétendent qu'il 
fut élevé à la dignité de chancelier de 
France, mais ce fait n'est pas certain. 
Il mourut à Angoulème, en i34o, et 
fut enterré dans le cloître des Domi- 
nicains de cette ville, où on lisait soa 
épitaphe. Dumoulin parle de Faber 
d.ms les termes les plus flatteurs ; il 
remarque que ce juri< consulte a pré- 
cédé Harthole et Balde, et que les 
Italiens eux-mêmes ont rendu justice 
a son mérite. Per/ionne de son temps 
n'était plus verse dans le droit romain, 
et Dumoulin le cite souvent à l'appui 
de ses décisions Bretounier trouve 
dans ses ouvrages les pures maximes 
de la jurisprudence t'rjnçaise. Le 
Commentaire de Faber sur les /nj- 
titutes fut imprimé à Venise, 1488 ^ 

1 



t 



rcB qau ; ne a « p. 

jjiège, n ea 1623, a q *e- 

viiigt-deiix ans. W — s. 

FABEB ( ou proprement Schmidt ) 
( Feux ) , dominicain et voyageur, 
était ne' à Zurich en i44i ^^^ i:\^'i* 
Il entra dans un couvent de Tordre 
des frères prêcheurs à Uhn , professa 
la théologie, et passa de sou temps 
pour un excellent prédicateur. Deu^ 
j'ois il ùi le voyage de la Terre-Sainte. 
]ja première eu i479« '^ seconde en 
1 4B5. Â sou retour il occupa diflc- 
lents emplois dans son ordre, et 
mourut à Ulm le 14 mars i5o2. Il 
traduisit en allemand la vie de Henri 
5i«5o,et écrivit en latin en 1 4 89 ^15- 
toria Suevofum, Goldast, qui Ta im- 
primé dans son recueil intitulé; Re- 
rum Suevicarum scripîores , dit que 
la relation du premier voyage de Fa- 
ber, écnte de sa main et inédite, exis- 
tait chez Heinzel , patricien d'Augs- 
bourg; il ajoute que ce religieux a 
aussi composé, sur le monastère d'Of- 
fenhus. des M<^mnip«»« #»iii ••''»•»• — 



relation a éà 
i56o par E 

soit, la relali 
bliée d'abord 

de Hreydeiib 

a, •' 
auteur prin 

HREYDEriBACl 

gnons onze 
b€S compatrio 
verses dans pi 
rhidiacre de 
Edward Rcw 
dessina tous U 
le voyage : 01 
ques; de son 
ses compai'inoi 
ravane assrz n 
de pcleiins p. 
avril i4B3 , : 
arriva à Jénisi 
avoir visité la ^ 
rons jusqu'au 
son départ poi 
des chaleurs f 
elle se remil 
Gaza, travers; 




FAB 

1111 des meilleurs» L'aspect dii 
f est décrit avec soin: le ta- 
iu désert situé entre la Pales- 
les raouts Sinaï et Orcb , ce- 
ces deux montagnes et de tout 
( jusqu'au Caire ne laissent que 
»eu de chose a désirer. Les vé- 
étrangers à l'Europe et cultivés 
es «avirons du Caire sont dési- 
avec beaucoup de précision et 
litude. On y trouve un grand 
'e d'observations judicieuses et 
!u de choses inutiles ; aussi plu- 
voyageurs i'ont-ils roisàcontri- 
. Le Huen en a traduit en fran- 
Jusicurs passages de , la pre- 
partie et toute la seconde par- 
fiii comprend le voyap;e au 
Sinaï et le retour en Europe, 
les figures d'animaux repré- 
dans les planches de ce 
e on voit une licorne ; mais eu 
le texte on reconnaît aisément 
s voyageurs avaient aperçu une 
I ( Voy. ffaberlin , F,D, , Diss, 
a, itmer, et .scriptis F, Fabriy 
J'en , 1 74^ , in-4"- )• E— s. 
BER (Jean), religieux domi- 
y surnommé Malleus hœretico» 
ou le Marteau des hérétiques, 
"e d'un de ses ouvrages , naquit 
470, à Leuckerchen, en Souabe. 
onça, dès son en&nce, d'heu- 
dispositions pour les sciences y 
le bonnes études dans les diffé- 
universités d'Allemagne. L'é- 
dc Constance le nomma , en 
f l'un de ses vicaires-généraux; 
ireur Ferdinand le choisit en-* 
tour son confesseur , et lui don- 
1 i53i , l'évéchc de Vienne. Il 
rua sagement son diocèse pen- 
ix années, s'opposa avec succès 
rogrès de l'hérésie, et mourut 
uin 1 541 •Ce prélat n'étiit pas 
distingué par ses vertus que 
I talents y et on peut remarquer 



FAB 



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que des écrivains d'une autre com- 
munion en conviennent eux-mêtncs. 
Lorsque la jnort le surprit , il était 
occupé à revoir ses ouvrages, dont il 
se proposait de pitblier une édition 
complète. Le premier volume parut à 
Cologne , in-fol. , en 1 557; le second 
en 1 53^ , et le troisième volume en 
1 54 1 • On y trouve : des Sermons ; 
un Traité Dd Fide et bonis operibus; 
des écrits de controverse ; un opus- 
cule des misères et calamités de la 
vie humaine y dont Pierre Gui de 
S'iumur a donné luie traduction fran- 
çaise, Paris, 1578; un odyrage de 
la Religion et des Mœurs des MoS' 
comités, Bâie, i5'i6, in-4*^. , inséré 
depuis dans le Recueil intitulé : Rcp' 
rum Moscovilarum authores, Franc- 
fort, 1600, ior* 4"*^ "Q autre de 
Y Origine des Turks , imprimé plu- 
sieurs fuis, etc. On joint à ces trois 
volumes un quatrième, publié à Leip- 
zig , 1 537 ; mais les quatre volumes 
ne contiennent p.is même tous les 
écrits de Faber. On y cherchera vai- 
nement, par exemple, le Malleus 
hœreticQrfim. Cet ouvrage , qui fit la 
réputation de son auteur , mais qu'on 
u^lige aujourd'hui , fut imprimé , 
pour la première fois, en i5!24, in« 
fol. Il y a aussi une édition de Ro- 
me, 1569, in-fol., et il en existe 
d'autres encore. •— Faber ( Jean ), 
religieux dominicain, né à Fribourg 
en Suisse , acquit une assez grande 
célébrité par ses talents pour la chaire. 
Il était hé d'une étroite amitié avec 
Erasme, et il prit sa défense dans 
plusieurs occasions contre les théolo- 
giens catholiques ; mais étant venu a 
l(ome dans le dessein de solliciter 
quelques bénéfices , il rompit avec 
Erasme , et se rangea même du coté 
de ses ennemis, pour £iire sa cour 
aux prélats, dont il recherchait la 
protectiop. Faber était bon thé6!o« 



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BIOGRAPHIl 



UNIVERSELLE 



ANCIENNE ET MODERNE. 



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BIOGRAPHIE 

UNIVERSELLE, 

ANCIENNE ET MODERNE, 

OU 

ItlSTOIRSy PAU OROaE ALPHABETIQUE, DE LA TIE PUBLIQUE ET «HVis DE 
TOUS LES BOmiES QUI SE SONT FAIT REMAEQUER PAR LEURS ECRITS,, 
LEURS ACTIOHS , LEURS TALENTS , LEURS VERTUS OU LEURS CRIKES* 

OUTIAGE EVTlàftEMEHT VEUF, 

IIÉDIGÉ PAR UNE SOCIÉTÉ DE GENS DE LETTRES ET DE SAYAlfTS. 



TOM 



On doit des égards aax TÎTanUi oa ne doit, «mx Bortt, 
que la Tërité. ( Volt. , prêmihn Lettre sur GCdipo. ) 



E..Q.UA.Xp.B:^IÉME. 




A PARIS, 

CHEZ Lv G. MICHAUD, IMPRIMEUR-LIBRAIRE, 

RUE BES BOHS-EHFÀSTS, J!l**. 34> 



i8i5. 



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SIGNATURES DES AUTEURS 



DU QUATORZIÈME VOLUME. 



MM. 



aiM. 



A . B— T. Beuchot. 

A^D. Artaud. 

A — D — K. Amar-Duritie». 




AUGER. 

Abel Remusat. 

BOUIARD. 

Bigot-de-Morogues. 

Berrardi. 

Beauchamp (AIphoDie de). 

BoiHVILLlERS. 

Bocous. 

boissotiade. 

Beaulieu. 

Chaumetoit. ;• ;t** \ ^ , 

Catteau-Gall^iXI^- *•• •; 



L — s. Lakolês. 

L — S — E. La Salle. 

L U. I.EDRD. 

L — Y. Lécut. 

M — D j. MiCHAUD jcaiie^ 

M — E. Maurice. 

M — ON. Marroit. 

N — R. Ch. Nodter. 

N — T. NiCOLLET. 

P — c — T. Picot. 
P— D. 
P— E. 
Pr 



:•:: V 



• « 



»•• * 



Cadet GAssicotfKr'. 

C. M. P. PlLLET. 
C— »— T. COTTERET. 

C.T — T. Coquebert DE Taizt. 
D. L. Delaulkate. t 

D. L. C. LaGOM BE ( DE }. 

D — M— T. De Musset. 

D — s. DssroRTBs ( Boscheroit }. 

D— T. DuRDEIfT. 

E — c D-O.EMERIC David. 

3E— s. ETRiàs. 

F. P— T. Fabien PlLLET. 

F — R. FOURNIER. 

G— é. GllfGUENÊ. 

O.F R. FoURNIER fils. 

Cl — V. GuiLLoif ( Aimé). 

G — R. Grosicr. 

J — b. Jacob-Kolb. 

J— N. Jourdain. 

Ir— P— E. XiAPORTS (Hippolitt DK) 



• •• 



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Pataud. 

Ponce. 

jPdofcLX. 
; Qîij^It— V ^ctf» R E M ^E-Roissr. 

R-C-DA«â. 'RklrAULDiN. 
.•jS«-D« •«•Suard. 
'•5Â. ^^y.^Silvestrc-de-Sacy. 

S.é^B.- '''SCHOELL. 

• «s. ^— d^^ 'Saint-Martin. 

•«â-^sVC* dîsMONDE-SlSMONDI. 

• Sr-lf .' • St 



s— Y. 
T— D. 
T— N. 

TJ— I. 
V— I. 

V— N. 



Stassart. 

Salaberrt. 

Tabarauo. 

TÔCHON. 
UsTÉRI. 

Visconti. 

ViLLEMAlN. 



V.S — L. YINCENS-SAINT-LAURC^T. 

V — T. VlTET. 

TV — R. Walceenaer« 

VT— 8. AVeiss. 

X G. Pievu par M. Ginguenb. 

X — s. Revu p«r M. Scaro. 

Z. AiiODjiue. 



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ÎIOGRAPHIE 



UNIVERSELLE. 



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{ A ( Louis délia ) , pro- 
mcdcciiic à l'université de 
naquit en cette ville en 
y muunit le 5 m^i 1 7^5. 
niiurgicn distingué de Fer- 
ivra avec beaucoup d'ardeur 
? la médecine; bientôt après 
le bonnet de ducteur , il se 
urr, parmi ses confrères, 
rcicc de son art. Le marquis 
)glio en fil soli médecin , et 
na à s'établir dans la ville 
Cependant il fallait un plus 
tre à délia Fabhra; il rc- 
*u d'années après , a Fer- 
la faculté de médecine lui 
ne chaire avant qu'il eut 
trentième année. Le jeune 
ne tarda poiul à se faiie 
e réputation , et la p'ace de 
^ot'es^eur éLmt devenue va- 
f fut unaiiimrmënt appelé 
lègues. Délia Fabbra a joui, 
mt, d'une haute renommée; 
rite de la ^ o<;uc de Jéi ouïe 
son maître; il se peut que 
'ant il uiéiital, comme pra- 
léme comme habile profes- 
i grande réputation ; mais 
is reste de lui ne lui nssi- 
II les écrivains, qu'une pla* 
?. Ce sont des Disscrraiions 
es .sur divers sujets de mê- 
les furent imprimées suc- 
it, et ensuite réunies sous 
: Disseriaiiones phjrskO' 



medieœy in-4°-, Ferrare , 17 î«. 
— Fabbra (Gilles), fils du précédent ^ 
fut aussi médecin et professeur à l'uni- 
versité de Ferrare. il n'a rien laissé 
qui lui ait survrcu. F-*-r. 

FAbËU, FABREou LE FÈVRE 

JJeaw ) , célèbre jiirisconsultr , né 
ans le diocèse d'Auçou'éme , floris- 
sait au 1 4*** siè"le , sous le règne de 
Philippe VI. Dans la souseription de 
son Commentaire sur les Institutes 
de Justinieu,dunt on parlera ekiprès, 
il est nommé Joan, Runcinus , ce qui 
confirme l'opinion de cei'X qui lui 
donnent pour patrie le villa^ de 
RonssineStdansiAngoiiroois. On croit 
qu'il remplit /office de juge à la Roche- 
foucauld, et plusieurs prétendeVit qu'il 
fut élevé à la dignité de cliancelier de 
France, mais ce fait n'est pas certain. 
Il mourut h Angoulême , en 1 34o , et 
fut eiiteritl dans le cloitrp des Domi- 
nicains de cette ville , où on lisait son 
épitaphe. Dumoulin parle de Faber 
dins les termes les plus flatteurs ; il 
remarque que ce juri* consulte a pré- 
cédé Barthule et Balde, et que les 
Italiens eux-mêmes ont rendu justice 
à son mérite. Per/ioime de son temps 
n'était plus verse dans le droit romain, 
et Dumoulin le cite 2K)uveiil à l'appui 
de ses décisions Bretonnier trouve 
dans ses ouvrages les pures maximes 
de la jurisprudence frjnçaise. Le 
Commentaire de Faber sur les /nj- 
titutes fut imprimé à Venise, 148B 

1 



FAB 

avec des comotioDS de Pknri 
lau , juriflooDMilte de T V eie i . 
jrbier en dte une «litre édîtien 

»lcineDts d'Aret BandoBuOtt e^ 

m encore à Paber : BrwHmrkam 

Jodicem , Paris , 1 545 « et Ljen» 

:)\ , in-4^; ProçfiniutfiiMiUi eur 

'oquejure^ÎAHvnm^ i5g49 io^*» 

ais ce dernier 08?rage parattphitôl 

^ipartcDÎr à un airtre Jean #Si6er, 

jriscon»ulte, iunMMaaé • OhmBw v 
)arce qu'il éak né k Oaialy pièi de 
Liège, et auMt en itei, IqMlrt* 
viiigt-denz aaa. • W— a. 

F ABEE ( 011 propceoMBt fdbMûft } 
( Feux ) , doaipicain et irefageur, 
était ne .è Sbiriek es »44i ou i44^ 
Il entra dans an coafeal de Toidre 
des frères prieurs k Ulin, professa 
la théologie, et passa de son temps 
pour un excellent prédicateur. Denx 
ibis il fit le voyagé de UTtrre-Sainte. 
La première en i479« ^^ seconde en 
1 4B5. A son retour il occupa difle- 
reiits emplois dans son ordre, et 
mourut a Ulm le i4 mars iSoi. Il 
traduisit en allemand la y\e de Henri 
5a5o«et écrivit en latin en 1 489 ffis^ 
toria Suevofum. Goldast, qui Ta im- 
primé dans son recueil intitulé; Re- 
rum Sueviearum scriptores ^ dit que 
la relation du premier voyace de Fa* 
ber, écrite de ul main et incite, exis- 
tait dies Heinzel , patricien d'Aogs* 
boorg; il ajoute que ce religieux a 
ausHCompobé, sur le monastère d'Of- 
fenhus , des Mémoires qui n'ont pas 
▼u le jour. Vautres écrivains parlent 
aussi d'une chronique d'CJlm qu*ib 
attribuent à ce même Faber, et font 
mention d'un de ses ouvrages sous 
le nom d^Evagatoriitm ^ qui n'est 
vraîsembiableroent que u relation 
sons un autre titre. Ou trouve celle-ci 
indiquée dans Je catalogue des livres 
de voyages de Stuck, sous ce titre 



Fi 

:JMi 
U tem-SamU 
et du retgmr (es 
1557, Mi-4*.f u 
lien dlmptesÂHi 
plâee la rehtion 
de Faberdans le 
à la Tenre^nte, 
in-fol.;iln'yestd 
iiom de frère Fé 
graphes Bons an 
ivMion a éé pm 
i56o par Eytenj 
aoîty la relation d 
Uiée dTabofd en 
de Breyde&bach . 
d'anteur prîodpsi 

gnons ome pers 
seseovpatriotes, 
versés dans plusie 
chidiacre de'Tn 
Edward Rcwich 
dessina tous les I 
le voyage : cnH 
ques; de sorte 
ses compagnon 
ravane assez m 
de pèlerins p 
avril i483, 
arriva à Jéru 
ayoir visité 1; 
rons jusqu'; 
son départ r 
des chaleni 
elle se r 
Gaza, tra' 
monts Oj 
couvent d 
au Caire 
mer Koi 
capitale 
monta 
vire de 
ville le 
la Ter 
qui af 



FAB 

ment lin des meilleurs. L'«ispect du 
pays y est décrit avec soin: le ta- 
bleau du dësei't situe' entre la Pales- 
tiue et les moûts Sinai et Oreb , ce- 
lui de ces deux montagnes et de tout 
le pys jusqu'au Caire ne laissent que 
bien peu de chose a désirer. Les vd- 
{;e'taux ctran{;crs à l'Europe et cultive's 
dans les environs du Caire sont dési- 
gnes avec beaucoup de précision et 
._ d'exactitude. On y trouve un grand 
nombre d'observations judicieuses et 
très peu de choses inutiles ; aussi plu- 
y sieurs voyageurs i'ont-ils mis à contri- 
â bution. Le Huen en a traduit en fran- 
L çais plusieurs passages deja pre- 
mière partie et toute la seconde par- 
r^ tie , qui comprend le voya;;c au 
mont Sinaï et le retour eu Euro[>e. 
,2 Parmi les figures d'animaux reprë- 
1^ sentes dans les planches do ce 
L« ▼oyage on voit une licorne ; mais eu 
. lisant le texte on reconnaît aisément 
^ que les voyageurs avaient aperçu une 
Bc< gazelle (Voy. ffaberlin^ F.D,y Diss. 
^ devitay itiner, et^scriptis F. Fabriy 
^ Gottingen, 174^ , în-^**» )• Ë— s. 
r^ FABER (Jean), religieux domi- 
ne- Dicain y surnommé MalUushœretico^ 
.^ rum , ou le Marteau des hérétiques , 
^tilu titre d'un de ses ouvrages, naquit 
^ vers 1 47^9 ^ Leuckerchen, en Souabe. 
^.fU annonça, dès son enfance, d'beu- 
c:;,ffeuses dispositions pour les sciences, 
j. ••t fit de bonnes études dans les dific- 
^ j rentes universités d'Allemagne. L'é- 
^ ^téquc de Constance le nomma j en 
. î t' ' 5 1 9 , Tua de sts vicaires-généraux ; 
Kx-Fcmpereur Ferdinand le choisit en*' 
c^ jluite pour son confesseur , et lui don- 
piJU, en i53i , l'évéché de Vienne. 11 
o>Aouvcrna sagement son diocèse pen« 
ic«^Dt dix années, s'opposa avec succès 
< ^Ux progi*ès de l'hérésie, et mourut 
. vi^ 1 3 juin 1 54 1 • Ce prébt n'était pas 
nicttoins distingué par ses vertus que 
Tt^r SCS talents y et 00 peut remarquer 



FAB :; 

que des écrivains d'une autre com- 
munion en conviennent eux-méincs. 
Lorsque la jnort le surprit , il était 
occupé à revoir ses ouvrages, dont il 
se proposait de publier une édition 
complète. Le premier volume parut à 
Cologne , in-fol. , en 1 557 ; le second 
en 1 53() , et le troisième volume en 
1 54 1 . On y trouve : des Sermons ; 
un Traité /><; FLde et bonis operibus; 
des écrits de controverse ; un opus- 
cule des misères et calamités de la 
vie humaine y dont Pierre Gui de 
Saumur a donné une traduction fran- 
çaise, Paris, 1578; un ouvrage de 
la Religion et des Mœurs des Mos- 
covites, Bâie, i5'i6, in-4*^. , inséré 
depuis dans le Recueil intitulé : Rc 
rum Moscofilarum authores, Franc- 
fort, 1600, itf- 4"-; im autre de 
Y Origine des Turks , imprimé plu- 
sieurs fois, etc. On joint à ces trois 
volumes un quatrième, publié à Leip- 
zig , 1537 ' "^^'^ '^^ quatre volumes 
ne contiennent pis même tous les 
écrits de Faber. On y cherchera vai- 
nement, par exemple, le Malleus 
hœreticorftm. Cet ouvrage , qui fit la 
réputation de son auteur , mais qu'on 
u^lige aujourd'hui , fut imprimé , 
pour la première fois, en i524, in- 
fol. Il y a aussi une édition de Ro- 
me, iSGq, in-fol., et il en existe 
d'autres encore. — - Faber ( Jean ), 
religieux dominicain, né à Fribourg 
en Suisse, acquit une assez grande 
célébrité par ses talents |>our la chaire. 
Il était lié d'une étroite amitié avec 
Erasme, et il prit sa défense dans 
plusieurs occasions contre les théolo- 
giens catholiques ; mais étant venu à 
Rome dans le dessein de solliciter 
quelques bénéfices , il rompit avec 
Erasme , et se rangea même du coté 
de ses ennemis, pour faire sa cour 
aux prdats, dont il recherchait la 
protectiop. Faber était bon théoio- 



^ 



FAB 

• 

t il eut le titre de pëdîeticv 
ximiiidi 1". et de Cherlee- 
II est ;iutear d^ape Ormîscm 
re de MaximiUen^ firassemenc 
lice, par quel^vfs bîogreplief , 
iii Kibor, dont Fartiele- suit ; il 
ntt a Home, eo i53o, dens un 
|)ru âV'iiice. — «.FAKâ (Jcin), 
j;ioi]x du même ordre que les pn^ 
eut s, ne à Hsilbron» fers iSoo, 
reçu docteur en tkéolope à Go- 
/ne, et liiourut vers 1570. Il a 
al) 10 nn grand nombre d'onTriges, 
ai mi lesqueb on« ckera stnlenent 
es suivants : 1. IMIbu qiêoàfiim 
esse possit sine ehmlflttf ,^ Angs- 
bour^, 1 548, în-4^ 9 Uvrel singulier, 
nm> qui n'est eependint fti» rcdier* 
che ; 1 1 . Knchiridion hikUamm , 
ibid, , 1 549 ; Cologne , 1 568, in-4^* ; 
III. Fructus quibus dignoscuntxtr 
hœreiici , Aiigsbourg , in*4°* Cet ou- 
Tra<:e renferme des particularifés cu- 
rieuses sur Luther et ses premiers dis- 
cip)''^; IV. Tesiimonium scripturœ 
et Patriim B, PeUam apostciorum 
Homœ fuisse y Knyen, 1 553, in-4".; 
V. f)e la Messe et de la présence 
réelle de J.-C, dans le sacrement 
de r Eucharistie, C'est , de tous les 
ouvra{i;es de Fabor , celui qui eut le 
plus de succès; il le publia en alle- 
mand en i555. Surius le traduisit en 
latin, Cologne, i556, et Nie. Ches* 
neau en français, i564, in- 4"* 

W— s. 
FABER (Piebre), n'est cité que 
Sous ce nom latin ; en sorte qu'il est 
dif&ciie aujourd'hui de savoir s'il s'ap- 
pelait Lefevre, ou Fakre^ ou Faur, 
Ce qui est certain, c'est qu'il naquit en 
Auvergne, et qu'après avoir fait ses 
études à Paris, sous le savant Tur- 
nebc, il eut la direction du collée de 
la Rochelle, et y professa l'heoreu. 
On ne cunnait de lui que des jyèies la- 
ImessurroraisuB deCioéffon pourCc- 



FA J 

ciiia,etiin Cw.^. Utit 
livres des Académiques 
tear* Ce dernier oovrag 
Pans en 161 1, et oue ' 
bue à P. daPaurde& 
le nom Mn est aussi Pi 
a renam dans Texoellei 
Acaoémiques, donnée 
h Gambndgo, en 17? 
dans sa GaWm ariem 

• 

Faber Bonrut vers i' 
quatre-vingts ans. 

FABER (Jbait), ne 1 
eu i566, étudia la méi 
versîté de BAIe , oft il 
rat, après avoir souti 
9Êir iaCépkaltiUc. I 
sa vfllanatale, il mag; 
dasmédccins. Wl^leti 
qn*il moumt en prisoi 
1619. — FASEa ( A! 
médecin du 1 7**. siècle , < 
sa profession à Lubeck 
bourg. Le prince de Si 
ma médecin de ses r 
personne ; enfin il re 
fonctions auprès de i 
gleterre , et mourut 
monarque, m i68( 
Faber que deux of 
gré leur extrême n: 
tenu les honneurs 
le premier contier 
la Maladie vénc 
des fadaises sur ï 
(Jean-Mathias ) 
devint pivmier 
Wurtemberg^ 
la ville de Heilh 
cadémie des ( 
sous le nom à 
21 septembre 
nombreux, t 
pour certaio 
merait voir 
candeur, e 
cernemeut ; 




FAB 

ni maniaçi aniiquorum , 
i furiosi recentiorum 
•elladouDS L. ) , historiœ 
m, indolis nocumentum , 
Kumentum , etc., Âu{;s- 
7 , 10-4"^., fig. ; ibid. 1 683. 
Murinœ anatome botano- 
irembcrg, 1692^ 10-4" 

d 

[ ( Samuel ) , recteur du 
Sr. Gilles, à Nuremberg, 
orf, en 1657. Son père, 
< Faber, poète couronne' 
quelques poésies latines, 
cinquième à Nuremberg , 
en 1678 sans lui laisser 
il ne put achever le cours 
es qu'en consacrant une 
on temps à corriger des 
urles libraires. Ses talents 
sie le filant admettre , eu 
• l'académie e'tablie à Nu- 
)us le nom de société des 
Pegnitz. Il y reçut le nom 
Il , et c'est sous ce nom 
qu'il publia sa traduction 
de la Consolation des 
e Jacques Balde. Deux ans 
ut appelé au collé(;e de 
en qualité de co-recteur» 
le rectorat en 1 706. 11 y 
G avril 1716, après avoir 
issez grand nombre d'où- 
oriques et de morceaux 
et de politique. Le plus 
ion Histoire de Charles 
le Suède, en dix parties, 
^ol. in- 12 (en allemand); 
singulier de ses ouvrages, 
terait d'être plus connu , 
'bis terramm in nuce, 
, 1700, in-4"*> avec 47 
taille-douce. Cest un cours 
t de chronologie où, par 
de figures composées de 
la plus ingénieuse, et des 
rimes allemands qui les 



FAB 5 

accompagnent, tous les traits carac- 
téristiques des principaux événements 
et leur date précise se fixent dans la 
mémoire avec la plus grande facilité* 
Ce travail est très supérieur h ce qui 
avait été fait en ce genre par Buno, 
en 1671, et par Windielmann , en 
1698. Li première idée du Monde 
dans une noix est due à Greg.-And* 
Schmid , jurisconsulte de Nuremberg , 
et fut exécutée après sa mort, d'abord 
pr Ghr. Weigel , qui le publia en 
1697, in-fol., avec 49 pi*; usais ce 
livre se trouvant d'un prix trop élevé 
pour l'usage des étudiants , Faber 
réduiftit les planches au format in-4'** 9 
y ajouta les petits vers rimes qui en 
font le principal mérite^ et publia sé- 
parément un texte explicatif, aussi 
en allemand. Il projetait de donner^ 
d'après ce cadre, un cours d'histoire 
beaucoup plus détaillé, dont il com- 
posa sous le titre à*Historia antedi- 
luviana, un spécimen qui ne parut 
qu'après sa mort , Nuremberg , 1 7 1 7, 
in 8^. Jean- David Koelcr donna, en 
1 726 , une nouvelle édition du Monde 
dans une noix^ corrigée et refondue 
pour le dernier siècle , et chaque aimée 
( jusqu'en 1 754 )y Weigel publia une 
nouvelle planche gravée pour la con» 
tinuatiou de cet ouvrage , dont Matt. 
Cramer donna, en i7TJk, une tra- 
duction française, inférieure à l'ori- 
ginal, parce que les petits vers alle- 
mands étant traduits en prose française 
non rimée, n'ofiivnt plus le même 
secours pour la mémoire. 

C. M. P. 
FAI^ER (Jean ëaivest), orienta- 
liste saxon, naquit eu février 174^9 
à Simmershausen , dans le duché 
d'Hildburghausen. La mort le priva 
de son pore l'année suivante. Au bout 
de quelques années, sa mère se re- 
maria à un vieillard d'un caractère 
laorosc et difficile , qui était miuislce 




^ diu 






;nilroil, de niormt 

,il obtint, pvf^ricc, In 

noLijionil'jllïr prendra, deux oii 

ih fuiï la îcinaiueidfa levons ilr 

lit), dans un li.iinrau VOiMii. Cm dif- 

cuSlés iiefiienlfn'accroilre son 4(^ 

eiir ponr l'ciudr. Enfin, »pthi bcau- 

:oii|iil'irislan('r^.si'p°lfc^"«>'lcr»n«- 

:cs.sivcmca(li'colle^i!d«lIitdLiir{;Ii4ii- 

sen, le çymnasc de Coboiiri; , ri rtini- 

viT»ilcacC>i>tiingiie,uù ileludiatoui 

Waldi .lleync, ctMîchaelis. Son a5- 

siduiiii le fit nominerrepdtîlcnr dai» le 

sétniii.iirc de celte vifle ; et y ayant 

clé reçu quelque tem{H âprèa docteur 

en pliilosopliie , il fol Ciit pro- 

ï nienblcs cl de 



philo wpLie d^i 



'77 



,elàa 



i.Cestdai 
qu'il rniHiruI, li 
bciil de qaelque 
regtciié de ses a 
quAlitemorâlei 



. l'uiiifcrulc de Kwl, 
t celle de léua, eu 
celle detnitre ville, 
.5 »a,> .,74, .u 
; jours de nunage , 
nis, pour tes belles 
et dci savants, aux- 



pivmirrs écrili avaient 
T l« plus flalteusfs espé- 
rances. Ses )jrinripau\ OuTrages sont: 
î. Diiciplio fommentarii in tep- 
luapinla interpretts . Gotlingue , 
1 7(iH- 1 7(19,» pari. in-4'' W. Dissert. 
de animalibus qimrum fit mentio 
Zephan, cap.ll, Y. ii,ibid., 1^69, 
in-4"-i rcimpriuiec dans les Monu- 
ments scylhes de la Paleitine, de 
Oamer , Hambourg cl Kiel, 1777 ; 
c'e^t une explicatioa d'un passage de 
l.i prophétie de SopboniCi III. His- 
tnrin mannœ inter llaibiwoi , 



Kie 






, léna , 



. I.C 



docteur Grancr a fait réimprimer ces 
deux sections il la suite des /.-/. 
fieiske opufeaia medica. Halle, 
1770. IV. Programma nofirm de 
Messiii exaelis ^go annii pott exi- 
lium Juderoram habj'loiiicum nas- 
citun et Ztti:hariii,tt[-: III, v. 8, 



TAB 
Q, Tit. repetitum vaticiiiii 
tio 70 hebdomadum Dem 
\l\l,y.i^,uid«mtuUam 
nilo novam Uicem affumb 
1771, in-4°- V. Jesusex 
opporumiutle Messiat, lét 
in B: VI, archéologie de» 
(en allwoandj. t". partf 
1773, iu-8-. Outre ces 
PaWr a donne les deux pré 
de b Nouvelle BïbliùtheijiH 
fAi^tc, l.cipug, i774t™' 
Cri nnvnge ptjriodiquc D ( 
nue par J. C Hennrnjjs. Il 
sait d>if<si do publier une noi 
lion 1I0 YHierohùtanicon di 
et de la PhUolo^e sacrée i 
ainsi que diicri «litres ou* 
critique et de pliilol^c orù 

FABEB. r'oyts FtniiEj 
Febvbe, Le Fevhe, Scum 

I-AliERT(*Bit4ii.«M),n 
ver* i56o, étail (ils de I 
Faberl, directeur de l'iinp 
Charles 111, duc de Lo 
anobli pir ce priuro, en r 
de ses servir.ec. Abralian 
MU i*rc, mais il posjc 
une imprimerie parliculièt 
sontsonûdiffcrentsouvi 
Le premier que l'ou cor 
reciiril des Emblèmes , 
son ami, portant h d 
Dom Catmet, dans sa B 
Lorraine, fait meniio 
imprima par Fabertrn 
quable [ur la bcanic 
el orné de jolies est 
Fabert fut clu maître 
Ti}le de Metz en 1 6 
plusieurs fais dans I' 
charge. Il eut l'hoii 
m^ier I.Dnis XIII, 
i répoqnrdesons.^ 
don de Saint-Hich 
rul le a4 avril i63 




FAB 

(Irate. 11 a publié le Foyase 
Henri IF à Metz y en i (ioo , 

1610 > în-fol. Cet ouvrage 
est orné de vingt planches en 
ucc y dont les plus importantes 

un pUa de la ville et une 
1 pays Messin y qui à e'té repro- 
3US les difib'rentes éditions de 

d*Hondins; on y remarque 
empreinte des diverses mon- 
: la ville de Metz , et l'ancien 
: romain connu sous le nom 
es de Jotty, On imprima à 
:;n 1657 , un Commentaire 
coutume de Lorraine y que le 
>ice annonce être une produc» 
Vbraham Fabert. Cependant 
almet et les auteurs de VHis^ 
j Melz penchent à croire que 
rage est de Florentin Thiriat , 
m 161 5, pour avoir publié 
lente satire contre les princes 
Qaison de Lorraine. Quel que 
lérile de ceG>mmeutaire, trës- 
ar Chevrier , on ne peut di&- 
r qu'il a moins contribué â 
re le nom de Fabert , que la 
ue s*cst justement acquise son 
son courage et sa vertu. 

W —s. 
ËRT ( AsRJLBAii ) , maréchnl 
ice , ÛU du précédent y naquit 

le 1 1 octobre i Sgg. Dès sa 
?, 11 annonça un goût décidé 
s armes; et, aussitôt qu*il fut 

d'entrer au service, le duc 
non le plaça dans un de ses 
its. Il donna bientôt des preu- 
sa capacité et de sou courage , 

nicïitèrent la condanoe des 
et l'estime de ses chefs. I^Es- 
, quoique éloigné de la cour , 
mmaurla fortement , et lui fît 

une compagnie dans les Gai- 
bert s'avança depubavec beau- 
! rapidité. Chaque grade dont 
décoré était le prix d'une belle 



FAB 7 

action ; il nflrontait tous les peiils, et 
y échappait par son sang froid : ceux 
qui étaient les témoins de ses exploits 
pouvaient à peine y croire , et le peu- 
ple, qui cherche des causes surnatu- 
relles à tout ce qui passe sa por- 
tée y n'expliquait que par les sciences 
occultes les récits extraordinaires 
qu'on Km £iisait de ce grand capitaine*. 
A la retraite de Maïenoe , en i655, 
Fabert contribua à sauver les débris 
de l'armée française , fuyant ^ désor- 
dre devant le vainqueur. Le général 
Gallas , poursuivant ses succès , tenta 
de pénétrer dans la Champagne; mais 
les manœuvres des généraux français 
l'obligèrent de se retirer sans avoir 
pu rien entreprendre. Fabert fut du 
nombre des officiers charges de l'in- 
quiéter dans sa marche. UarfÎTa dans 
un camp où Tennemiavait abandonné 
une partie de ses malades et de ses 
blessés. Un Français cria 'qu'il fallait 
tuer ces malheureux : « Voilà, dit Fa- 
it bert , le conseil d'un barbare; cber- 
» chons une vengeance plus noble et 
V plus digne'de notre nation. » Aussi- 
tôt il leur fit distribuer des vivres 
dont ils avaient le pins grand beM>in , 
et fit transporter à Mâuères les ma- 
lades qui^ par reconnaissance , s'atta- 
chèrent presque tous au service de la 
France. Il se trouva au siège de 8a-> 
verue, en i656, à celui de Landre- 
cics en 1657 , et à celui de Chivas en 
] 639. Blessé au siège de Turin , en 
]64o, d'un coup de mousquet à la 
cuis.e, les chirurgiens déclarèrent 
qu'il faudrait lui faire l'amputation. 
liC cardinal de la Valette et Turenne 
l'engageaient à s'y soumetire : « Il ne 
» faut pas mourir par pièces, leur dit 
» Fabert; la mort m aura tout cn- 
» lier ou elle n'aura rien, et peut-éti-e 
» lui échappcrai-je. » En effet, il guérit 
de ses blessures assrzpromptement, 
puisqu'il se trouva à la bataille de la 




8 FAB 

Mariî^ en 1641 > et eosoite au siège 
de Ba paume. L'annw suivante, le rë- 
gimcut des gardes, dout Fabertoom- 
inaud^it le premier bataillon 9 fut en- 
voyé dans le Roussilton. Ije maréchal 
de la lieillerayc , chargé de cette ex- 
pëdition 9 s'entretpnaut du nombre et 
de la valeur des troupes , de^signa les 
Gardes par le titre de chatwîn$$ de 
Fabert. Cette raillerie , très déplacée , 
piqua Fabcrt an Vif ; mais il crut de* 
voir n'^ rien témoigner. La campa- 
gne devait s'ouvrir par le si^ de 
(x)llioure. En marcnant vers cette 
place y on aperçut les Espagnols ran- 
gés en ordre dé bataille sur une hau- 
teur ; le duc de la Meilleraye fit arrê- 
ter la troupe pour laire ses disposi- 
tions. Lorsqn'd passa devant Faocrt, 
celui-ci le salua en baissant son es- 
ponton. « Il nes'agit pasdecéiémo- 
» nie , lui dit brusquemcut la Mcille- 
» raye, quand il iaut aller à Feu- 
» nemi. » Fnbert , sensible à ce re- 
proche, s'avaoçait pour en demander 
rdisoD \ mais Turcnne le retint et par- 
vint à Je calmer, en se chargeant de 
IVipIication. Quelques instanll après 
un aidc<«de-camp lui apporta Tordre 
d'aller parler au général . o Aiez-vous, 
» lui dii Fabcil, des ordres pour le 
» butaillon ? Je les exécuterai , je ne 
« marclie \i^s autrement. » La Meil* 
leraye vint lui • même. « M. Fabert, 
» lui dit-il, oublions le passé, don- 

9 nrz-moi voire avis : que ferons* 
» nous?*— ' Voilà, répondit Fabert, 
» le premier bataillon des Gardes prêt 
v à exécuter vos ordres , nous ne sa- 
» vous qu*obcir. -«- Point de rancune, 
V répliqua la Meilleraye, je viens de- 
» mander votre sentiment. — - C'est 
» d'attaquer, reprit F^ibcrt. — • Mar- 
)> cbe, CTU le maréchal. » Le premier 
bataillon de> gardes avança , les autres 
Miivirent;cn un instant les Espagnols 
furent enfonces et culbutée. Ils se 



sauvèrent ei 
Collioure, h 
Français une 
et un grand 
Cette circons 
de la place , 
14 avril. On 
tions pour 
Louis AllI , 
et il charge 
compte tous 
de la veille. 
(Gnq-Mars' 
le rapport di 
posa silence 
fiante. Il 80*i 
« Monsieur, 
» Que dit-il î 
* qu'd vous 
» n^pondit f 
» menaces e 
» jesté , et 
» pas. » Fal 
camp en 164 
née, Porto-L 
en 1654, St 
compensa de 
maréchal de 
Sedan. Fab* 
ouvrages au 
place, etvoul 
une partie de 
lui reprochci 
manière unhi 
à sa famille. 
9 pour empc 
V roi m*a coi 
» voir des en 
9 une btcchi 
» mille et to 
» lancerais p.'i 
Le roi lui o(li 
^s ordres ; i 
qu*il ne pouv 
très exigés. C 
voit présentei 

qu'on ne les 




E 
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CM 



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re 



FAB 

pondit qiril ne voulait pas que son 
manteau lut ddcoré par une croix et 
SOI! nom de'shonoré par une impos- 
ture. Louis XIV lui éciivil à cctti^ oc- 
casion de &9 propre main , que ie refus 
qu'il faisait Ini inspirnit plus dVstiine 
pour lui , que ceux qu'il honoRiit du 
collier nerecueilUtaicnt deç;loire dans 
le monde. On pi-c'tcud, dit Voltaire, 
que le cardinal Mazarin proposant à 
Fabcrt de lui servir d'espion dans 
l'armée , il lui dit : « Peutclrc faut-il 
» à un ministre des gens <(ui le servent 
» de leurs bras et d'autres de leurs 
* rapports : soufTiez que je sois des 
» premiers. » Aussi le ministre dit-il 
à des personnes quichcrcLaient h ré- 
pandro des doutes sur sa conduite : 
« Ali ! s'il fall.iii se méfier de Fabcrt , 
» il n'y aurait plus d'homme en qui 
» l'on pût mettre sa conûauce. » Le 
maréchal Fabert mourut à Sedan , le 
1 7 mai 1 66'i , et fut inhumé dans 
lcgli.se df's Capucins-irlandais qu'il 
avait fondée. Il montra dans sa der- 
nière maladie la même fermeté d'ame 
que dans le cours de sa vie. « Se sen- 
tant afiniblir , dit un de ses historiens, 
il demanda un livre de prières , et 
peu dr. temps après on le trouva mort 
à genoux , et son livre ouvert sur le 
psaume Miserere meiDeus, 11 laissa, 
de son mariage avec Claude de de- 
vant , un fils qui lui succéda dans le 
gouvernement de Sedan , et qui mou- 
rut sans enfants au siège de Candie 
CD 1669. Fabert ne savait pas le la- 
tin , et ne s'était jamais applique sé- 
rieusement à d'autre science qu'à celle 
de la guerre ) mais la nature l'avait 
doué d'un grand sens et de beaucoup 
de jugement; et il avait senti de 
lionne heure la nécessité de p.irler et 
d'écrite corrertement sa langue. On 
conserve à la bibliothèque du Roi iics 
titres écrites depuis le 1 1 oct. 1 554 
}nsqu'au 1 2 septembre i652 ; et dans 



FAB 9 

les archives de l'Iiôlfl-Sc-vilIc de Sedan, 
le Recueil des Ordonnances qu'il 
avait rédigées pour le maintien du boa 
ordre et de la police dans cette place* 
L<1 Relation de la bataille de la 
Marfée , par Fabert , a été imprimée 
dans les Mémoires de Mon trésor, 
Leyde, iG63. La Fie du maréchal 
de Faberl a été écrite pr Gatiea 
de Courtiiz , Amsterdam , 1 697 , 
Rouen, 1698, in- 12., et par le Père 
de la Barre , génovéfain , Paris, 1 75^. 
La seconde Cbt la plus estimée ; elle 
renferme des particularités curieuses, 
mais aussi bien des détails étrangers 
au sujet , et le style en est trop pro- 
lixe. Le comte de In Platière a publié 
une Notice sur Fabert , dans la Gof 
lerie universelle ; elle est peu exacte 
pour les dates, et on y trouve des 
anecdotes suspectes. — Fabert (Fran- 
çois-Abraham ), frère du maréchal , 
servit avec distinction aux sièges de 
Montauban, La Rochelle, Nanci , 
Trêves. 11 obtint , en récompense de 
SCS services, le cordon de Saint*Mi- 
chel , en i658, fut élu maître éche- 
vin de Metz l'année suivante , et cop- 
tinué dans cette place jusqu'à sa mort 
arrivée en i6G3. — Fabert ( N ) , 
cousin des précédents, est auteur de 
V Histoire des ducs de Bourgogne, 
depuis Phiiippe-le-Hardi , en i3G3, 
)ii>qirà la mort de Charles-Quint ca 
1 558, Cologne, 1687 ,in-i2, 1089, 
deux vol. in- 12. Le style en est mau- 
vais, mais on y trouve quelques faits 
intéressants. W-— s, 

FABIAN, ou FABYAN (Robert), 
naquit à Londres vers le milieu du 
i5''. siècle. C'était un des négociants 
les plus considérables de cette ville , 
qui le choisit ptair l'un de ses aider- 
men , et le nomma shérif en 1 493. Il 
était fort instruit pour son temps, et 
s'étant appliqué particulièrement à l'é- 
tude de l'histoire , il a laissé uu ou- 



I -, F A B 

\ri^i^ intitule : Concordance des 
JJistuires , ou Chronûjae d'jiitgla- 
terre et de Franc*, aisra estime 
]>(iiir le soin et l'cïactitude , spécialc- 
■nrnl ro ce qui concerna ha afT^ir» 
del.ondrrs. maisqniD'a gurrcd'autre 
DipTLlc. o Fabian,dil WharloD,fail 
i> autant d'f.siii[i« des nuiies de l.ou- 

■ drc's que àei rois d'Anglflcrre, et 
!■ Miiibli; .-ivoir regardé 1rs dîners de 

■ Gmldli.ill ei li-s solennittfs des eor- 
>i iior.iiiiiiis de U citi! couime des elio- 



■s ,,l„5 



rJIbftS 



» ilniis l intciicur pour conquérir la 
■ lilwriè. « Un prAend que le ear- 
(linal Wolsey en fit blûier toul te 
rjii'il cil Iruuva d'eietn|iUifes, [ur- 
ce ([lie r.iiilritr y ftiMÎt connaître 
lm|ifl.iii«niciil les richesses du eler- 
f;i', CxIlc chronique, qui s'ercod de- 
puis Diuliis juiqn'.! Henri VII, oe 

i\HT!rmiTrrr,'TvoL in-fot. Eli" 
|iit réimprimée en i533 in-liil. Dans 
ces lieux premières édiiious chacune 
(les sipl parties qni la composent cft 
terminen par une hymne à U Viergo , 
qui fut tiippnmre dans les édilions 
siiivjiitrs. r.hociinc des deax com- 
inrMfniissi par une sorte de prolo- 
f(iie m vers, c'est-à-dire en prose ri- 
lions dcl'uuïragc dcFabian; la der- 
iiièie est inlitiilèe : JYouvelUs dira- 
niques d'yingleterre ri de France , 
fie. , ai^iec une prrfacv biographique 
i-i lillfraire , et un index, pJt lleiiri 
Kllis, I vul.in-/,".,l/mdrcs, i8ti. 
l'^liiaii moiiriU à Londres en i5i3. 
X-s. 
FAIÎIEN(S.), élu pïpecn 536, 
Mici'cilajlà Anlèrc. Eusêbe raconte qne 
I (iiiime on procédait à rr'leciion , une 
ivrluiiilic viiil se poser sur la if te de 
F.iMeii,eI que ce signe fui pris (wur 
lin picisgeûela prcunce du Sl.-Es- 



FAB 
pnl.Q>iui qu'il en suit, F.il 
une cundnile digne des plu 
ëlogr» , jnstili* pleinement 
qu'oïl «voit bit de lui. S. Cyp 
pelle un ( «tcelleni honii 
dit a qne la gloire de u rr 
B pondn i lu pureté, à ta 
B a l'intégrité de sa vie. ■ Fi 
une des vtciiniM de 1j |>e 
suscitée par l'empereur JJh 
mis il mui-l le 30 jsntier sS 
un poutifteAt de quatune I 
mois et dix jours. 

FABIO INCARlSATOjp 
de tliêoloçie , né à Naples 
iG'. siècle. Il a fait une 
d'ouvrages de tliéolopc el ( 
ciW, dont on troune la liste i 
des plus estimés, iulimlé: 
miim sacerdotale , sive moi 
minandi liim in visitatiom 
pâli t/uàm in sttsceptione n 
dédié en ifiobati cartlmal A 
arcbeifque de Napirs, Tciti 
firacciano, 1 633, 10-8'., et 
164a , 1 part, in-tt"., (idii 






V.. 



FABlOLEtSrE.),dati 
de l'illuslrc maison Fah 
mariée â un hommes de nu 
rumpaes, et dont te libertiu, 
débauches furent portes it un 
qu'elle le prit en aversion , el 
Peu instruite des lois de l'I 
le mariaj'e , «t encore jeune , 
à de secondes nâces , qui 
mari vénii encore , el us.i 
culte que lui laissaient Ict 
maincs. Mais étant devenue 
informée de rillégitimilc di 
qui l'avaient unie ùsuu dein 
elle en conçut une *ive do 
résolut de se sanmettre à la 
publique, ha veille de PSqu 
d'un sac, et les cheveux épa 
présenta avec les autres péii 
porte de la basîliqtiede Saiul 




FAB 

Latnn. Sa pictë , sa doulear^ Tétat 
humiliant dans lequel paraissait une 
dame si distinguée , tirèrent des lar- 
mes des yeux de rëvé(pic et des pré- 
tros, et émurent la compassion de 
toute l'assistance ;clle se tinta la porte 
de l'église jusqu'à ce que l'évêque qui 
l'en avait chassée l'y eût fait rentrer. 
Ayant reçu l'absolution , elle yendit 
tous ses biens pour en assister les pan* 
vres. Elle est la première en Italie 
qui fonda des hôpitaux ; elle Toyai^ea 
en plusieurs pays pour l'accomplisse- 
nicnt de son pieux dessein , et vint à 
Jérusalem en dqS. Elle vit St. Jérôme 
qui lui expliqua les Saintes Ecritures. 
L'invasion des Huns la força de quit- 
ter la Palestine; elle retourna en Ita- 
lie, se retira h Ostic, bâtit un hôpi- 
tal où elle servait elle-même les ma* 
lades , et mourut à Ostie ou à Rome , 
vers l'an 4oo. C'est par les écrits de 
Sf. Jérôme que nous avons appris ce 
que l'on sait de Ste. Fabiote. Il y fait 
le plus grand éloge de cette sainte. De 
la pénitence qu'elle fit, les théologirns 
citholiqucs concluent que, dès les pre- 
miers siècles de l'Eglise , c'était une 
opinion constante que les nœuds du 
mariage n'étaient point rompus , 
incinc ^oiir caitse d'aduUère , puis- 
qu'autremeut Ste. Fabiole n'eût pas 
été coupable, ni assujetic h la péni- 
tence. L —Y. 

FABlDSVIBULANUS(QuiNTus), 
sauvé comme par miracle du massacre 
des Fabius , à la funeste journée de 
Crémera ( i ) , servit , s'il faut en croire 
l'histoire de ces temps reculés, com- 
me de souche aux diverses branches 

iO Cette défaite tombe à Tan de Rome i-jS. Lea 
>!■• avaient offert an Mfnat d^nlreprcndre a 
Irora dépens la guerre contra lea Véîeoa } ila 
l'taieot au nombre de 3o6, tons patriciens. Après 
q«rlqncs sucrés, ils donnèrent dans une cmbus- 
c««l« et furent tués jniqu'au dernier. Q. Fabius, 
^i continna crite famille , était seul ileroeuré à 
>tomr à cause de sa jeunesse. (Jette cnronologie 
n'ctt pourtant pj» S4n* diriicuUc. 



FA^ 



II 



de la famille des Fabius, que Ton fait 
sortir de lui. Mais Texpédilion mili- 
taire de ces Fabius , rapportée par 
Tite-Live, est -elle bien réelle? Denys 
d'Halicar nasse croit qu'elle n'est que 
le produit de l'imagination. Le Fabius 
dont nous nous occupons , fit partie 
du décemvirat, cette association cé- 
lèbre qui ne parut naître au sein des 
lois que pour les mieux fouler aux 
pieds. Il se traîna servilement, dans 
les fonctions qu'il eut à remplir, sur 
les pas de l'odieux Appius , et renonça 
sous cette infâme domination a son 
caractère naturellementgénéreux, mais 
faible, pour s'asservir aux passions fé- 
roces d'un magistrat factieux. Il avait 
montré plus d'énergie , lorsqn'étant 
préfet de Rome,* il s'opposa de toute 
Sa force aux entreprises des tribuns, 
jaloux du pouvoir consulaire. Fabius 
eût mérité d'être mis au nombre des 
citoyens de Rome les plus recomman- 
dables, si sa honteuse facilité n'eût 
terni Féclatdes victoires qu'il remporta 
sur les Voisques et de ses combats 
contre les Sabins. On place l'époque 
du consulat de Q. Fab:us Tannée de 
Rome ^287 ( 467 av. J,-C. ) G.F— b. 
FABIUS AMBUSTUS. P'ojr. Li- 

GINIUS StOLO. 

FABIUS aMBUSTUS ( Marcus ) , 
trois fois consul , et depuis dictateur , 
vers l'a n de Rome 4o5 ( 35 1 a v. J.-C ) , 
se rendit célèbre par d'éclatants avan- 
tages remportés sur les Herniques, suc- 
cès qui lui méritèrent l'honneur du 
triomphe. Ce Fabius eut des droits 
à la reconnaissance du peuple, en évo- 
quant à son tribunal suprême la dé- 
cision d'un dictateur. Son fils , générai 
de la cavalerie sous le dictateur Pa- 
pirius , était poursuivi par ce superbe 
et fougueux citoyen , jaloux du pou- 
voir que lui donnait sa charge. Sans 
nuls moyens de le sauver, le vieux 
Fabius , son père , reconnu à l'auto. 



11 FÂB FAB 

rilp tlii prupif ; miÙK ce fut un ^mtA tmpreinU d'un lioiil i l'iti 

Itail d<"i iiiœim Ac cr ppiiple ndoii- plnire ^\at»i>lt tl nAiAr, t^in 

r.ili'i-, lie sa di^icinliae, de an lois, deoM el la («I](^^i1é du jpu] 

et du rr'fipcil qu'il eoBwrvait puiir Gur|;MsuDKI«,rai!litrrmplt 

cll<"iiiumi ieudrspluivivMémotionï, lume Im drrniers jouMdP&a 

qiip (le k'osci point absoudri' un 6\t, p^ir rbumiliuliuo ({u'avii*^ 

qiiiir.iVNitpuurdélcaM'Urfidcucause wiift xj ordre» les arnUF i 

(|iic les broies el la teDHrF5>« d'aD On put niiB.si, dans cMIr cire 

I>f'rr. G. F— «. («iK'itrr Fabius Holliaaus d, 

rAniU.SMWlMUSUUIXIANUS /><u </M05fMr^.Tuitut)é» de se 

( QuiNTus !. Kurac rHonti lisMDie a Icstinaicl le pniplvcunwiitîr 

ima il l'Ole du .tuniotndc tris grand, cer le cummandcturtit à su» 

diiiit elle dérurdit le vainipirur des voulut servir en qualité de li 

Apiiliiiis. iks Liguriens, des Sammiei, On vit depuis nila-ilrc virîlla 

des (i.i'ili,i> .{ii'sUmbiien^.des Mar> le clijr de Irioinphe dr s 

s< sH <!i? Ti'scans, celuide AiiIfiAniu, élève, qui lui devait plu<i qi 

tire li'irii 'impie itistrument de labou- pui-^u'il venait du lui rend 

T.ijc. t' iLius Rullianni est le premier neur. On eut dit iju'd trûun 

Fibiii.': .1 >|ui l'on ail décrue le mmde même; Rome ne voyait que I 

i\i iviiiiii'i. C'est à ce Fabius que re- attribuait en cfièl tout le i 

iiu>[ile l'uri^iue du pruverbc lalia : succès et IuuIf ta |;1uirc du I 

e^iiii albis : re fui lui qui voulut que, Q. Fabius M^iiuius était pri 

ptbiueiiês sur un char atlilé de clie- liât lursdurt'CiniscmF'nt deC 

t;iii\ liUnrs , les chevaliers romains lius, le primier plebeVu 

piii l 'ir.i ,1 rii, ('i.i> ii'S ans, le jour l'honneur de frnner le /uili 

l'h-'- ' ■ ' -, i'r.'spaccqui»e'- présume qu'il vivait enruri 

[i:i '' i; ' il< 'ijiiniii-ui'cedpi- l'invasion de Pyirbiis eu Ap 

Ir.l.',.../ uir.,.ii R'gardcr comme a8oa».J.-G. (1. 

le Icmplr de I« s'uiie. Gcuéfal de la FABIUS PICTOB(Qifin 

car.ilciie sous le dictateur Papirius l'on pei>l appeler le père de 

Ciirsur. I au de Rouie ^^o, il fui , par Ltinc. vivait du teinpide la 

ses talents mt'ilaires, digue d'un tel punique, an iii avant iA 

rlicl , et tnc'riia de partager sa gloire, avant cet écrivain, cnmptai 

Tii(vI.ivi>les.ippcUc uu couple illustre poètes et desanujlistcs, mai 

p.i|- ks cxpluits qui marquèrent leur vail pas encore d'historien, 

avuci.itiuu, m<isoi<diiitdeplorerque grossière de I^xvius avait 

c<s i./dihqu'ils devaicniala patrie, daus des chauis informes, 

lie Inir aiiiit servi qu'a nourrir iine que s'étaient acquise les ai 

ine-ir>ielli|;eni'c l'iincslc aux intérêts de niaines durant le cuurs de la 

l.i rejiiiljliqiie. Cinq foi) consul, deux guerre puuiqiie.Enuiusinetl> 

fuis dici'iieur. iiiicnui, prince du se- héroïquesiesannales décapa 

uat , honoré du Iriompbe, couïert de livc. Fab.us Fii tor vint el U 

gloire cl cLir)^é d'honneurs, à son à l'histoire une (orme plus ca 

(Il iiiicr âge, ]l vantail encore b force il lui rendit son vérilalilc la 

lie son aine tt l.i vigueur de son corps, la poésie , assec ricbe du du 

Cl fui au momcui de jouir d'une vie la Fable, perdit celui de I 

l> Il cernée de quelques acrcurs, mail Dans ces premiers temps di 




[ 



I 



FAB - 

blique, la collection de quelques Mé- 
moires, destinés à transmettre te sou- 
venir des e'véïiements les plus remar- 
quables de chaque année , et dont le 
sénat .i\ nit confié la direction au grand 
pontife, qui en était le dé|>o.sil.iire , 
formait à eux seuls tout le corps de 
rhistoirc romaine. Ces Mémoires, 
connus sous le nom de grandes an- 
nales , romnienccrent avec Komc , et 
Bc turent interrom[)US qu'un siècle 
aprè> Fabius Pictor, sous le pontificat 
de P. Mucius. Ils servirent de type 
à l'ouvrage de Fabius , qui le.> fit en- 
trer, pour ainsi dire, comme des 
pièc<'s de construction dans Tédifioe 
qu'il élev lit presque sur leur modèle. 
11 donna le titre d'^nna/es à son his- 
toire , en y fondant celles de la ré{m- 
bliqiie. Fabius Pictor et ses Annales 
sont souventcités avec éloge par Tite- 
Live et par G<céron. Tite-Live n'a pas 
dédaigné de faire usage pour son His- 
toire,des écrits d« Fabius, qu'il regarde 
comme le plus ancien des hi&toiiens 
de Rome ( LV. 1 1 ). Mais il s'élève , 
sur ces mêmes écrits, un doute qu'il 
est presqu'impossible de résoudre; la 
question de savoir s'ils fîireut primiti- 
vement composés en grec ou en latin 
est indécise. Ce qu'il y a de certain , 
c'est que leur auteur écrivait dans ces 
deux langues ; et ce qu'il serait peut- 
être permis de présumer, c'est qu'il 
traduisit lui-même ses Annales en 
latin , après les avoir composées en 
grec. On reproche au style de Fabius 
Pictor une trop grande maigreur et 
quelqii'empreinte de cette âpreté , 
nous dirons même de cette grossièreté 
des premiers âges , également éloi- 
gnées d'une incorrecte mais aimable 
naïveté, et de la pureté des bons écri- 
vains. Ces défauts appartenaient au 
siècle de Fabius, où la rudesse de l'his- 
toire peignait à merveille les mœurs 
agrestes de ceux duul elle disait les ac« 



FAB 



i3 



tions. Les jénnales de Fabius Pictor 
existaient encore du temps de Pline 
l'Ancien, qui Icsi. cite dans plusieurs 
endixtits de son ouvrage Les seuls 
fragments qui nous en soient parvenus 
ont été recueillis par différents auteurs. 
On peut consulter h cet égard b Bi* 
Hiothèque latine de Fabririus, et 
surtout Vossius, De histor, lat 

G. F— R. 
FABIUS ( Quintus-Maximus- 
Vebrvgosvs). surnommé Cunctator, 
( temporiseur ) , fut le héros da sa fa- 
mille. Consol pour la première fois, 
l'an 'le Rome 5 17, il battit les Liguncns, 
et eut l'honneur du triomphe.Quandla 
ville de Sagonte eut été prise par les 
C;irtlui^inois, les Romains envoyèrent 
Fabius k Carthage, h la tête de leurs 
ambassadeurs. Ce fut lui qui , ayant 
relevé un pan de sa toge , dit en plein 
sénat : Nous vous portons la paix et 
la guerre , choisissez. Après le dé> 
sastre de Trasimène, les circonstan- 
ces demandaient un dictateur : le choix 
tomba sur Fabius. Il se mit en mar- 
che pour s'opposer k Ânnibal , et ar- 
riva en présence de ce général , qu'il 
trouva tout prêt k engager une action; 
mais ses mouvements insidieux , ses 
marches et contremarches , les rava* 
ges des terres des alliés , rien ne put 
£iire déiMrtir Fabius de son plan de 
guerre défensive. Il conduisit son ar- 
mée sur les hauteurs, à peu de dis- 
tance de l'ennemi , de manière à ne 
point le perdre de vue , et à ne rien 
engager, il permettait seulement quel* 
qucs escarmouches , pour aguerrir 
ses titHipes. Le plus dangereux de 
sesennemis était dans son camp : c'était 
Minucius, maître de la cavalerie, 
homme ambitieux , arrogant , et pré- 
somptueux, qui appelait hautement 
lenteur et timidité la circonspection 
du général. Annibal n'ayant pu rien 

obtenir contre Fabius , se décida à 



i4 ï-Alî 

p^issFr dans la Campanic, portant la 
cJcMiIatJan ikiis h plu» beau Icrri- 
loiie (le riLilic. I^ dictateur menait 
luujours MU année le long de) mon- 
t^nrs. Quund elle fut arrivée à Irur 
ciirèmiiE, pile se trouTa specialrice 
(le l'iiieeDdie di'S maiMoa dans les 
lanipaçiicde Falcroceldaiis la co- 
lonie de Slnucs^e, sansqu'U lui fût 
|>eriiiis (l'aller au combat. Miitucius 
alon ne piiis'cmpécberd'^btercon- 
lie le (liciïlcur, dans la lur3ii);uelA 
|iliis îedi)icu5r. Fabius, Ira yeux cgi- 
lement ouveits iur sou armée et sur 
l'eiiDeinJ, persiMa dsus son plan (ont 
le reste de la campagne, quoiqu'il 
ii'ignuràt point que sa temporisation 
le décriait à Rome. Aunibal, déxf 
perçut ili^ l'amener à un combat, soa- 
pcail à prendre des quartier* d'hircr. 
fabiJis en lut iofurmc; et, croyaol 
Iiïcii que rrniiemi repasserait par les 
(léGIca qui l'araieiit iDlroduîl dans le 
Icrriloire de Falerne, il «'empara 
lies postrs h>ii passage!, et ramena 
SCO arméi< sur les ni cines hauteurs 
qu'elle av;Lii occupées. Ensuite il en- 
voya 3 la dc'couvcne, arec quatre 
cents chcTaiix des alliés, Hosliliiii 
Maneinus, qui avait c'ie souvent té- 
moin 'les UcrlamatLOns dn maître de 
la rarilerie. Ce jeune liororoe, peu 
docile aux înMnictions du dictateur , 
se laissa iiller à sou irapéluosilé, et 
tomba dans le piège oii l 'en trti aèrent 
les c.ivalit'i-s numides. La caralcrie 
rx ri h agi noise fondit sur lui et sursa 
li'diipc, et les enveloppa. lUaucinua 
périt aïcc l'clile de ses gens, l.e len- 
demniu.it y eut uue action OÙ coin- 
batlirent les cavaliers des deux ar- 
mées. Leb Romains perdirent ^oo 
hommes, et les ennemis 8ao. Anni- 
\ia\ se trouva enfermé par les posi- 
tions qu'av.iil prises le dictateur; mais 
il «.c lira d'embaiTas p»v un slrata- 
Lêuie. Les choses en élùnt li : Fa- 



F.\B 






ivait tout conserve pair . 
iique habile;cependanl, ai e 
nrction était un objet de toi 
Rome , aux yeux des luilitsires 
citoyens. Deux circonstancet i 
rentà l'envie qu'on portait ai 
teur. Son champ, indiquer i 
avait été seul épargné, au a 
la dévasiatioa générale. Le n 
thagiuois voulait faire croire . 
que celte faveur était le prix di 
que pacte secret entre te d' 
lui. U'aprcs une convention f>{ 
tre les généraux romains et en 
uois, lors de la prcnutre giief 
nique, au sujet des prisoiiniel 
pcêtifs, rexccdeni de l'échange 
être payé en argent. Il se li ont 
priiuiuiiers de plus du cûlé d 
mains, Gimiiie le sénat ne ■ 
rien pour la so:nme h payer, PM 
la solda lut-mcine , en faisant tn 
cemcmechanp épar;;né par Aiuil 
Il revint à Rome, ay.iut laisse ton 
mée entre les mains du maître di 
cavalerie. Celui-ci ne larda pas à t 
cendre dans la plaine, pourengi 
Tin combat à la première occasion 
profita habilement de l'élotgnen 
d'une partie de l'arme'e d'Anna: 
que ce géncr.tlavait cnvovéeau fi) 
rage. IjCS troupes des deux cdiâ 
trouvant CMpré5ence,an ru vintU 
tôt aux mains, en bataille l'ange 
premier clioc, les Carlliagiaois M 
repousses jusqu'à leur camp; tw 
par l'effet d'une soriie vjgourcu 
les Romains furent repousses à I 
tour. Le combat fut rclabli par I 
rivée inaliendue de Numcric.us D< 
mius, chef des Saninites,qucFaI 
envoyait au camp des Romaim , a 
8,oDo hommes d'infanterie et : 
chevaux. Quand celle petite arméi 
munira sur les derrières, Anoi 
n'imagina que c'était le dictateur 
même qui venait de Rome avvc 




FâB 

et y craignant qiiclqu*embû- 
imena ses troupes dans son 
I perte des ennemis se monta 
bommes; celle des Romains 
i à 5,000. Cependant Minu- 
mça une victoire brillante , 
ettre qu'il écrivit au sénat, 
abstint de paraître dans les 
es du peuple. Il n'clait pas 
ment écoulé au sénat , quand 
: avantageusement de feu- 
{uand il imputait les derniers 
à la témérité et à Timpéritie 
aux. Il demandait que le mai- 
cayalerie rendit compte de 
lite , pour avoir combattu 
I défense; il ne dissimulait 
tirait plus de gloire d'avoir , 
circonstances, sauvé sans 
rmée, que d'avoir tué plu- 
lliers d'ennemis. Ces discours 
U à rien, Fabius retournait 
ée. Quelque dé£aiveur qu'il 
Bonni^ n'osait proposer de 
! loi de la motion par la- 
1 tribun avait demandé que 
du maître de la cavalerie fut 
lelle du dictateur. Un hom- 
*ncontra, Varron, né dans 
ion la plus abjecte, et par- 
r une basse popularité aux 
et aux dignités (^o/tf£ Var- 
sortait de la préture, dt aspi* 
•nsulat. Il fit passer , par un 
, la loi demandée. Fabius 
ni qui n'y vit rien de désho* 
our lui. 11 soutint cette in- 
I peuple, avec la même fer- 
nc que les accusations de se$ 
Minucius, enfle de ses suc- 
la faveur populaire, se glo- 
n'avoir pas moins vainca 
u'Anuibal. Lors de sa prê- 
tre vue avec le dictateur , il 
que le commandement gé- 
l'armée fut alternativement 
uaiiis de l'un dcu\; Fabius 



i5 



FAB 

le fit consentir à partager entr'eux les 
légions , comme il était d'usage entre 
les consuls. Annibal, instruit par ses 
espions et par les transfuges, de ce 
qui se passait dans le camp des Ro- 
mains, en eut une double )oie. D'un 
côtic, la témérité de Minucius se trou- 
vait entièrement libre; de l'autre, les 
forces de Fabius étaient diminuées de 
moitié. Le général carthaginois ne 
s'occupa plus que de faire naître une 
occasion d'en venir aux mains avec 
Minucius : il la trouva toute naturelle 
dans l'avantage pour Tune et l'autre 
armée de se snisir d'une éminence qui 
était entre les deux camps. Après 
avoir embusqué 5,2oo hommes, tant 
d'infanterie que de cavalerie, il en- 
voya un simple détachement, comme 
pour s'emparer de l'éminence. C'était 
là qu'il attendait Minudus. Celui^ 
s'avança pour chasser cette poignée 
d'ennemis , et s'emparer du poste. Il 
s'engagea alors une action entre les 
troupes légères , et bientôt les levions 
s'ébranlèrent. Annibal , de son côté , 
fit marcher pour soutenir ses gens. 
L'action devint générale; la cavalerie 
l^ère re poussée se replia sur les lé- 
gions, qui tinrent ferme, etqui auraient 
défendu le terrain, si les troupes em- 
busquées, paraissant tout k coup sur 
les flancs et les derrières de l'armée 
romaine, n'avaient causé un tumulte 
et une terreur qui ôtèrent tout cou- 
rage pour combattre, et tout espoir 
de fîiir. Fabius entendant les cris , et 
voyant le désordre de l'armée ro« 
maine , ne put s'empêcher de dire que 
la fortune punissait la témérité comme 
il l'avait prévu ; mais , sans perdre de 
temps à blâmer et h se plaindre, 
Marchons , dit-il , arracfions la vie* 
toire aux ennemis , et à nos concis 
toyens l'aveu qtLils se sont troin* 
pés. Aussitôt l'armée du dictatiMir se 
montra au\ Romains comme dcsrcn- 



iG FAB 

due An ciel pour les swourir. Arant 
A'en venir à U pDrIce du Irait, et à 
aiiniii rn^ i<;emriit , ellearréules siens 
qui rjviiiiit, ci cunlînl rimpêluosîte 
du v.iiiifjiii'ur. Ou se nlli.1. Tordre 
st rri/ililit. Les drtix annà:» romaines 
ij'i'ii l.iii^iLt plus qu'une, menaç^iicnt 
rtuiiCTiii -. \uiiil),)l fit alori soDopr la 
ri'lt.iite. i!i?>.in( hautement que Mînu- 
ciiiï ciT.iii cieviiucD car lui, et que 
lui r^vnii r\é. par Fabius. De retour 
dans son ciiuji, Minudus assembla 
ses soldal.s, H !<.-!> invitai se réunir ^ 
l'.irnir 'Ip F.biiis, ei itsalucrcomme 
loin s {i.iiniiis rcKi\ doolUsbras ve- 
iwifriÈ di- 11"! •'.Hiver; qu" poui' lui, il 
;i|i|i<llir.iil (In isum de père celui qui 
II' i[iL'Lii.iit p<r sou birafàit et sa di- 
giiilr. I.-i nniiiion des deux armée! 
cul luii Mir Iv-cliainp; les noms de 
pi rc (.'1 do pairun fuieiil donnes par 
If j;éi)etal et les suldatv, Mîmicn» ab- 
juia le pouvoir qui lui avait ete con- 
fère par le peuple , el remil tout à 
Fabiiis.Quand U nouvelle de cet evc- 
ncnitnt iut arrivée à Some , il n'y «ut 
pai^de bornes aux éloges qu'on duniia 
au diclaleur. Il eut encore la f;lo]re 
de taire dire à Auriibal que la mice 
qui .'irait coutume de paraître au-des- 
sus des montagnes , avait dunué de la 
pluie ]i.ir Lin or.ige. Les six mois de 
ïoii l'omiLi.indeiiierit Suprême étant 
c^iiiii;^, F.ibiiin ab liqua la djcialure. 
\,iiii'ii, [liiiii (Unis avons parle', ve* 
' cPaul- 



hiiiil.' 



n'iil ' 






la tête de son ar- 

II i', l''.il>iiis criii devoir lui dire le 
lUi .111 'Ir l.i situation des cboies, etiuî 
Mij.ii ri pour uudctc de conduite, 

I iMjti'- liii-mémi' avait tenue dans de 
-iii i l['> l'iri'oii.sianees. Après la làlalc 
,::,„.:■. ]i- Caiiurs. d.iiis la dc-^ola- 
.m ^l'iii'i'.iiti, le sguAt s'assembi,) , 
1,111 ,iii-er ain uicsuiesqui étaient 

prcudtcrelalivcDiealàltsftMé ^ 



FAB 
Rome. Fabius en indiqua di 
naiie^, qui furent luules 
L'an 538, qui était la cia'|i 
née de la secondi! guerre pti 
présidait k l'élection des i 
consuls : les suffrages ^Aa 
sur T. Olacilius, el M^rpM 
Refjill'is, it prit la parole';j[[ 
discours, s'diilorii>a Ht Aetm 
passés , il établit qu'il -H 
cette fois Ae» coiKuU «H 
r^ald'Aiinibal:il sVsjîyâ 
avec une noble franchiM iS 
et O'Hcilius. Il reprAenM 
nier qu'il n'ivsil pas ^V 
avec la flotte qu'il comiadl 
ce qu'on avait attendu d* 1 
conseilla de déft-wr un 1m 
serait accablant, el luiil en (V 
qu'on rrtoiirnâl a us sulTraf;* 
les clameurs d'Otaeilius, on 
voii, et Fabius (utéluconiii: 
quatrième fois. Marcellus l« 
la troisième. Il n'y eut pa) 
coiuulat d'opératious muiti 
portautes de la part de Fabt 
bal élail drpuii loog-temp 
Capoue ; ne pouvant altirei 
mains au combat, ni pénétre 
place, il se déiida à de'caoïpi 
lui viui alors d'ailaqucr la v 
di' {tome. Il pourrait, à I 
d'une Icrreur soudaine et d 
te, s'emprer d'une partie di 
Boine en danger ferait 
ncr Capoue. Le sénat, iiif 
celte rétolulion par une lellr 
sul, s'assembla aussitôi. Le 
avis fut pour rappeler de i 
parties de l'Italie les généra 
armées, afin de ne s'ucciiper 
dctcDse de Rome. Fabius fut 
tout contraire: il lui parais 
teus de se retirer de Capuui 
gir d'après Icj volontés el 
oaees d Annibal. Commrul c 
cdui ^ui, agrts U victoire di 




ose se présenter deTâot Rome, 
lâtde s'eniparei; de cette ville , 

il e'tait repousse de Gapoue? 
\ eut raison ; le général cartha- 
s'approcha jusqu'à 3,o6o pas 
ne, la conlenipla, et se retira. 
3, Fabius, consul pour la du- 
; fois , fut élu prince du sénat, 

censeur 6enipronius, comme 
lors, dit le censeur , le premier 
k de Borne. H se mit en campa- 
our aller faire le siège de Ta- 
Il recomniandi par lettres à 
llus, qui le premier avait été 
leur d'Annibal, d'occuper pen- 
î temps-U le général cartliagi- 
m lui Elisant une guerre vive, 
lus la lui fit , le battit , et le 

rétrograder. Fabius assiégea 
te , et la prit bientôt , à la fa- 
'une intelligence qu'il avait dans 
c. Annibal ne put arriver k 
lu secours de la place. L'histoire 
is donne plus rien sur la vie 
re de Fabius ; mais nous allons 
)uver au sénat avec son patrio- 

et sa liberté ordinaires. Le 
)(jpion, surnommé depuis l'y^- 
I, était consul (Tan 547), ^' 
i..it avoir, sans tirer au sort, 
je ponrdépnrtemcnt^ et y por- 

siége de la guerre. Il faisait 
assez entendre que si le sénat 

sa demande, il la ferait au 
. f^es pnnci|)aus du sénat 

blessés de la prétention du 
. On demanda à Fabius sou 
)ans un discours très étendu, 

faits et de raisonnements , il 
Itit le projet de Scipion , et s'ef- 
e lui démoutier que s'il aimait 
e et sou pays , s'il avait l'am- 
Je terminer la guerre, ce n'était 
Afrique qu'il fallait aller; qu'il 
e^ter en Italie, pour détruire 
.1, qui était la terreur de Rome 

1 4 ans. ScipioA fut envoyé eu 



FAB 17 

Sicile, avec la faculté de passef en 
Afrique , s'il le jugeait nécessaire. Fa- 
bius vécut assez pour voir Annibal , 
après plus de 1 5 ans , quitter en fré- 
missant et en pleurant l'Italie, pour 
aller au seomrs de drthage, qoe 
Scipîon menaçait. G^tte même année, 
( 549 de Rom., ao4 avant Jésus- 
Christ ), Fabius mourut dans un Ace 
avancé, digne, suivant Tite-Live, de 
porter le premier le surnom de Maxi^ 
mus, qui avait été donné à Fabius-Rul- 
lus, sou aïeul. Sa gloire fut d'avoir eu 
Annibal pour adversaire , et d'avoir, 
en arrêtant constamment ce vain- 
queur, sauvé la chose publique.— Fa- 
bius eut un fils qui pot lait aussi les 
noms de Quintus Fabivs-Maximus , 
et qui fut préteur sous son quatrième 
consulat, et l'année d'après consni. 
Fabius fut député vers son fils , au 
camp de Supssula, dans l'Aputie. Le 
fils alla au-devant de son père, qui 
s'avançait à cheval. Comme les licteurs 
le laissaient passer sans rieu dire, 
par respect pour^son grand caractère, 
le jeune Fabius dit au licteur qui le 
précédait immédiatement d ordonner 
au cavalier de descendre : le vieillanl 
descendit aussitôt. J*ai voulu ^ dit-il , 
mon fils , éprouver si vous sm^iest 
assez que vous étiez consul. Le 
jeune Fabius, pendant son cousulat, 
prit sur Annibal la ville d'Arpi, tant 
par up coup de main, que par le cou- 
cours des habitants. On ne voit ps y 
par la suite de fhistoire , ce que 
fit ce digne fils de Fabius Maximus, 
ni quand il mourut. Q. R— r. 

FABIUS MAXlMUSi£MlLlAlNUS 
(QviEfTUs), fils du consni Paul-Emile, 
pëssBy par l'adoption , dans l'illustre 
maison des Fabms. Son père , qu'il 
accompagna dans la guerre contre 
Persée , roi de Macédoine, l'envoya à 
Rome y porter la nouvelle de sa vic- 
toire. U te chargea ensuite de mettre 



j 



'9 * 

arec deux I 



1 « 
)ii8ae 

avelle levée ^ qu*il j m à des 
irou|)C8 alliées, ce qui ïui donna nn 
corps d'armcc de quinze mille hom- 
mes d*kofanterie et de deuiL mille cn- 
"viron de cavalerie. Il s'attacha à le 
foi'tifier par des exercices de tous le:» 
jours, avant de le mettre en présence 
d'un ennemi qui n était pas à mépriser. 
€et ennemi était Viriathc ( vojez 
ViaiATHE), à la tête des Lusitaniens, 
qui battit un des lieutenants du con- 
sul, lequel avait osé se mesurer avec 
lui. Fabius accourut au bruit de cet 
échec: Viriathe, fier de son avantage, 
cherchait à l'amener au combat; niais 
le général romain, fidèle à son plan, 
refusa d'engager une actiou , se con- 
tentant d'aguerrir ses troupes par de 
fréquentes escarmouches. Quand son 
infanterie allait aux fourrages , souvent 
il la faisait protéger par de la cavalerie. 
PauI-Ëmile, son pcre, lui avait donne 
ces leçons de circonspection dans la 
guerre contre Persée. Fabius fut pro- 
rogé dans son commandement en 
Espagne, par une circonstance assez 
particulière ( Forez (ialda). Son 



rainai 
letir ti 
poussa 
il >Vn 
seule t 
fuite ( 
qualité 
guerre 
Virialt 
plusieu 
établi c 
versem 
et livra 
les pri; 
furent 1 
neuf m 
claves. 
de VEsi 
avait Ic^ 
il ne p; 
nobas , 
remis à 
de ceux 
plupart 
roaiues. 
gens f|i 
n'avaiei 
trop Cl 

l'.-nmf'o 



FAB 

deux grands notrts, et 
distingue p«ir le surnom 
U5. Elu consul eu ()3i, 
partement la Gaule tran* 
ircha avec des forces peu 

coutre Biluitus , roi des 
qui avait levé une puis- 
, composée de son peu- 
abroges, etc. Ce prince 
t de combattre, se croyant 
:rc. Ciette confiance lui 
op grande sécurité dont 
sul. H tira aussi parti du 
étant voisin des monta- 
ntrecoupé de collines et 

jusqu'au moment de la 
inil favorable pour livrer 
nnemi. On était dans le 
us grandes chaleurs, qui 
^portables aux Gaulois, 
la prudence du général 
(surcrent la victoire : elle 
ète qu'on fit monter la 
rverniens et des Allo- 
it vingt mille hommes t 
»roains fut très petite. Il 
snnemi fut surpris et en- 
manière a n'avuir pu se 

combat ni développer 
Fabius , surnommé yiUo" 

cette occasion, eut la 
mer la paix à deux puis- 
5. Il éleva, sur le lieu du 

trophée en pierres ^ ce 

chose nouvelle pour les 
)n triomphe eut un grand 
i Bituitus , remarquable 
î de son extérieur , en fut 
:ipaux ornements ( F'ox» 
Ahenobarbus ), Fabius 

l'an de Rome 644* ^ 
vie n'est pas connue. 
Q. R - Y. 

(Guillaume), dont le 
é correspoud , daii> la 
iande , à celui de Hoo- 

i ué à flilvarea-Beeck , et 



FAB uj 

il a eu, comme humaniste, -quelque 
célébrité parmi ses compatriotes ; il a 
successivement enseigné à' Anvers et 
à Louvain; il professait le grec au 
collège BuiUdien de cette dernière 
ville, où il fut assassiné par des étu- 
diants en 1 590. Il a laissé uiiC Epi- 
tome sjntaxeos lingues grœcce , An- 
ver» , i5rt4, in-1'2. M— ow. 
FâBR A (Louis D&lla), A^Fabbra» 
FA BUE DTZÈS, troubadour du 
1 5*. siècle, qu'il ne faut pas confondre 
avec im autre troubadour provençal 
du même nom , fut , suivant Crescim- 
beni , accusé et convaincu de plagiat. 
On a dit , long-temps après , de l'abbé 
Hoquette, qui prêchait les sermons 
d' autrui ' 

lt« ioDt Mena Im, 
Puûqaa «n affct il les acbite. 

Les ouvrftges d'Albert ou d^Albertet 
de Sisteron, que Fabre s'attribuait , 
lui appartenaient au même titre ; mais 
ses confrères ne voulurent pas recon- 
naître ce droit de propriété; et , s'il 
faut en croire Nostradamus, le trou- 
badour fut condamné au fouet, ea 
vertu des lois impériales, qui punis- 
saient les larcins poétiques, comme 
toute autre espèce de vol. Dépouillé 
de son mérite d'emprunt , Fabrc reste 
réduit , d'après le jugement de l'histo- 
rien des troubadours , « à nue mau- 
» vaise chanson galdnte,etàun poème 
» de morale où il D*y a que dos lieux 
» communs. » V. S. L. 

FABbE l'PiERRS'jEikif ), tncdecia 
de la Faculté de Moi.tp'.îiier, exerça 
sa profession à Casteinaudarj , ou il 
s'acquit une réputation brillante et 
très étendue. Hiimb!em( nt asservis à 
la doctrine Je Galien, les méJccin< 
empruntaient leurs remèdes exclusi- 
vement à 11 p'iarmacie; enrore les 
pnî'ferivfïicnt-ils a des do;>es foi t mo- 
dérées. Fahre suivit une autre route ; 
il puisa presque toutes ses ressources 

2.. 



ao FAB 

dans hcliimic, cl réussît fadlcmeiit 
à éblouir It vulgaire par quelques suc- 
cès dai h celle ihérapculiquc dou- 
vclle, c[ jiiùiics avec nrlànterie. Le 
4o(;leurl..ngiieducieD publia en outre 
un grand nombre de petits écriu dé- 
COI éï lie lit! es sioguliers , et dans les- 
quels il ic prodigue les louBDges les 
plus pompeuses : I, Palladium spa- 
gj-ricum , Toulmiie, i6a4i in-O".; 
ibid. ili38. U.Chirurgiaspag^irriea, 
in ifuâ de morbis cutaneis omnibus 
sjia^'ricè.et melhodici af,itar, Tau- 
louie, iG:iU,;ii-d'.;iLid. iti58.1II. 
Insignes curaiiorus variaram mor- 
ioruni medicameulis ch)mids Ja- 
cundissimâ methodo coralorunt , 
Toulouse, 16.17, in-S'.jlV-JtfT™- 
thccium 'pa^yrriam, sive pharma- 
copŒa ckjmica, TeulouK, i&jS, 
in-y, ibid. i64(i, in-g". V. Mchj- 
misiackristianus,Toii\oaie, i63a, 
iii-b". , le plus ciiiicux d<'S Duvr.nges 
(le Fabrc. VI. Hercules pio-chymi- 
cui . iii ipiu penitiiiimè tùm moralis 
philosopkiir ^Uioi ch^micm artis ar- 
cana, laboribus hercuUis , apud 
aidiquos tatquàm vtlamine ohscuro 
abruta deteguitUir , Toulouse, i(j54, 
ifrH'.VU. ffjdrographum spaf^- 
Ticiim , 171 ipio de mirdfoniitim es- 
scntid , origine et virlale tract atur , 
Toulousi-, i(i3y, in-8-. VIU. Pro- 
pugnaculum alchemiiB , adeersùt 
laiioehjniicot (juosdam philosophas 
umbratiles, Toi.louse, i645, in-R-. 
IX, Panchj mici, stu anatûmta to- 
Iiuj imîversi aptis tToalouit , 1646, 
iu 8 . Ces litres , bien f^B considér»- 
blciaent iibrt^tis , sont pbis que suAi- 
itanU pour faiic coniuUre la louruuie 
d'esnrit de l'^uleur. Cepmdanl ces 
prouiictiuiis Tidieulea oot Û6 Irci.re- 
■iiiiunie'e», plutieurs fois râmpri- 
incrs , tiiitôl inuléioenl, laolôl coUee- 
ItTiiDi'iil . ir.iil.eiialleiDand, etc. C 



FAB 

ntn, nd à Paria, le i5 ai 
d'un cliirurgien habile, 3 
regenle' la seconde au colle 
Quentin , entra dans l'Orat 
euvojé nrofcMer la philux 
bord à Bunùlli en Savoît 
Toulon, À Riuin, au Itlana ei 
il professa ensuite la tbeolo 
pendant trois années , et ■ . 
dant le même espace de tM 
tion , qu'il donna dans cett 
Dictiomiaire de Biehxlet^ , 
sortir de sa Congrrgatioa, 
retirer k Clennonl. Il mj 
duit à se charger da 1*41 
quelques eii&nts, « 1« fil 
iu«i> 1119.1» l à ses modetm^ 
eut Hiunilktion de reoeroi 
secourt du jésuite LelMlicr. 
il rentra dans la Cunçrégali 
ratotrc à Troyes , et vint la 
née demeurer à Muntraorrn 
rul le 3'2 octobre i'53. Lcl 
était trts laborieux ; malgn 
fessor^IS et ses voyages , i 
plusieurs ouvrages ; 1. Une 
Kiebekt, mus ce titre : le 
Dictionnaire franeail , etc. 
dam(Lj'an), 1709, 3 va 
rc'unprinie avec quelques rlii^ 
à Rouen, 171;), t vol, in-t 
core à l.yon. 1718, 5 va 
avec des reniirqucs et adi 
P. Aubcrt { /■'ry, AtBKBT), 
reste la publitation de Te 
1 70Ç), oti il y avait quelqui 
&ur des nalièrcs de tbéolo); 
lées ( et entre autri'» le mi 
qu'aTaii fourni un avocat), 
le P. Fabre de sortir de I 
II. Petit Dictionnaire latin- 
in-8°.,doiit il y a eu beauci 
tiens; l'auteur en avait fait 
bien plus étendu, et qui de 
1 vol. in-4°. , niais qu'il rrot 
hlicr, lorsque parut le JVi 
PèrcMaguiiXjiU. Ofiwrs 



FAB 

iduiles en français, avec le 
côté y et fies notes critiques et 
mes y 1721; réiuiprimé<*s en 
4 vol. in- 12; IV. la cuiitinua- 

V Histoire eccUsiaslique de 
, qui avait laisse l*oiivra(i^ aa 
lume. « J'avais été , dit l'abbé 
pt , fortfment sollicite moi- 
s d'entreprendre cette conti- 
on. Il est vrai que , jeane alors 
lignant que l'entreprise ne fÛt 
ssus de mes forces , je rësistai 
temps aux instancrs qui me 
t feitet \ enfin je cédai, et fa- 
ichevé toute l'histoire du oon- 
le Constance, lorsque je me 
^revenu par l'impression des 

premiers Tolumrs du Père 
3 ( en \'ji% ). Je fis un sarri- 
e ce que f avais fait. Cette ëdi- 
(îit aussitôt vendue; il fallut 
imprimer : on m'engagea de 
iroir. Je le fis ^ et f ai rendu le 
} service aux quatorce volumes 
nt suivi les dieux premiers. » 
zours qui est à la léte du 1 3". 
( 35'. de la collection entière ) 
l'abbë Goujet. Les tomes XV 
, du travail du Père Fabre 
M XXXVI de la collection), 
nutilëSy et l'aotenr eut ordre 
ntinuer son ouvrage. Il a laissé 
nt en manuscrit un volimie , 
roprîétaire actuel ^M. A.-M.-H. 
1 ) se propose de publier. 
ttims de Christine et Pela- 
T la leckire des épures et 
es des dimanches et faites , 
in-i!t ; VL une traduction en 
es Fables de Phèdre et des 
!«s Jtf P. i^Tifs , 1 7 128, in - 1 s ; 

TaUe de la traduction de 
e du président de Thou, for- 
n Tokime in-4*^. ; VII. j^p- 
de dus et heroibus, ou jébré' 
Histoire poétique , etc. , 1 7 ati, 
b 106 pages : ouvrage plus 



FAB ai 

étendu que celui du Porc Jouvenci ; 
IX. P. Ovidii Nasonis metamor» 
phoseon Ubri X^ expnrf^ati cum 
inUrpretaiione . notis et Appendice 
de diis et heroibus poëUcis , 1 7^5 , 
a vol. in-iti. On y trouve , ainsi que 
le titre l'annonce, l'ouvrage précé- 
dent. On peut , sur cette édition des 
Métamorphoses d'Ovide et VAppen^ 
dix , consulter le N". 1 0,0 1 6 du DiC' 
tionmabre des anonymes , par M. Bar- 
bier, On avait chargé le Père Fabre 
de la Table rnisonnée dm Jôunutl 
des Savants , et H a beaucoup ooé- 
tribiié à ce travail qu'a publié Oe- 
clanstre. li ayait préparé Li générfogie 
de Ijamet et l'élof^ de Fromageau 
pour la Préfiice d'une nouvelle édi- 
tion du Dictionnaire des eas de 
conscience. Goojet , qui donna cette 
édition en 1755, a voL in- fol., re« 
fandit cette préfieice. I^e même Goiqet 
a fait insérer une lettre sur le Père 
Fabre dans le journal de Vcrdna ( jaa< 
vier 1 754 )• Depuis et d'après de nou- 
veaux renseignements , il a donné wi 
article imprimé dans le Moreri de 
1759. A. B— T. 

FABRE ( Jeait ) , issu d'une famille 
honnête de commerçanlv qui iirofes- 
saient la religion protestante , naquit 
à Mimes, le iBaoût 1717* Il a rendu 
sa mànoire-recommand.ible par un 
trait de piété filiale dont le souvenir 
mérite d être conservé. Le i". janvier 
1 766 il avait accompagné son père 
au désert : c'est ainsi qu'on désignait 
les lieux écarta où, depuis la révo^ 
cation de l'édit de Nantes , les réfor- 
me étaient réduits k cadier l'exercice 
de leur culte. Un déticheraent de trou- 
pes fond sur l'assemblée. Fabrele fils, 
comme tous ceux qui étaient en état 
de s'éloigner , chercha son salut dans 
la fuite : il y allait des galères k se 
laisser prendre; mais, voyant son mal- 
heureux pii:e tombé dans les mains 



aa FAB 

de» (nldatS , il fcrieol SUT SCS ])M , M 

Crcci|>il? au milieu dVas , eiDbru.te 
« gviiaus de Iriir thtf, drumudo 
comm'' un hîrnfnit i piyudn: la plii'e 
dei'aiiiciu' dcKN)win,«i,inal(;réla 
ré>iil3nci' <li' l'iiitirliiu^ vinllaid , 
obitriil, à forcf de sollicitaliaiis et de 
larniFi . tr (-oD.tfnteniciil dii comnun- 
danl aLtrndri . pour ce gëucTFiii 
crh.iii);''. Il fallut refonarr «ttc une 
Korte lie violence le père nu dâcs- 
poii', qui prr^ëvérMl i réclamer tes 
fci's. I.r duc de MirrpoiK , cumtnan- 
daiil en chi'f de II prontice de I.«n- 
guciloc, devant i]iii le Gis fui Induit 
3 Muntpf Hier , offrît de lui rnidie la 
libi-rlc , ii le minittre Pau) llibi'tl 
voiilnil sonir d» rojaumc; n»ii Fa- 
lire, t'immulant pont Ici iiilêrftti de 
(a jcftc nvcc nuo motni d« mignam- 
inile qu'il s'e'iait sarriGu pour ton 
jiprc. invita lui même te pasteur et le 
troupeau à ne pas acheter sa grdcc au 
priT qu'on voulait y mettre. SiU' leur 
refu« . l'irrèt est pronoiice'j d r«t con- 
duit à Toulon , revêtu ie U bonteusc 
livre'' du rriiiie . et enckiioé, pirrai le 
rrbut de IV>t)ci.c huiuaine , sur le f^tal 



i;iioi 



r de : 



SUlIfl 



tit iiu Toimicol chaDceler sun coutafe; 
m;iis le >eiitimi-ttt de sun innocence, 
ou p'itlôt (le sa vertu, lui rendit biea- 
lot taiircsaf(-riiicté;etd en a T.iit be- 
soin : car, ouiç^ré ici rgardx que bù 
If'moign aient l'intendant ci le& prin- 
cip.iui ofticiers de la marine , si com- 
tiiice fui MiiTriit mite i l'epreiiv* par 
l'inlli'sible rigueur du comte de 6i.- 
Flurentin , qui , ayant dans ks atlri- 
liijtiuni de non miiii»tèie iss «naires 
de la rrli[;ii>n rêfiirmfc, se montrait 
iii('\ur:ib1c , ri nrait réilslé aux vives 
in.ti.iiircs du duc el de la duchuse de 
FiU-.l.imrs , tgiic lu [larents el les 
.irriK dp F-d<re ciaieot parvenus à în- 
tttr^jci (Il u f.Teur. Mais cri inlbr- 
tuud a^Dt enGu r^û, pat tuttiI^ 



FAB 
pilÎM- deinnr , i faire coi 
duc de ChoisL-ul l'bonorvbh 
■M meilleurs, ce miuittni je 
itbie , cliai^^, entre •iitre 
meiili , de celui de la oufî 
à e« litre, l'ordre de m < 
Fabra fut rendu k m Ciin 
uiiii irG-i , apr** plu» de 
capliviM ; in«< son retour 
pour lui uDC TiouTi-lle sour 
grin»; ilDCrcTil«oi) pèreqt 
cunllir ses dentiers soupin 
sfDicnl de U joie aohev* 
^uri de'ià cotMumA par 1': 
U doulnir. Cel[u de Fahcc 
d'ado uciïspment que dans { 
d'une union 1mij!-I«»P> ( 
epouM une de (rs pareille 
mait depiùa son oiifancc , 
était sur le point d'otrtru 
lorsqu'il se livra pour sou 
braulable dans iri fidélîlci, 
pendant l'alisence de son . 
)tlé le» propositions dVia 
les plus avantageuses, el e 
dit pas mtiae , pour s'nuii 
rcbabililatiun. Grâce* ï [ 
du comte de Saint-FIomil 
elle dépendait, le brevet n 
pedie que plusieurs ann^s 
les soius du pnnee de Itcai 
lai'ë de> refus du ministre, 
tentent ^ous les yeux, du t( 
Tes aullienliqiies du subhn 
ment de Fabie, el obtint du 
nicinc que ce modèle des 
rc'iabli djns tous ses drùi 
tiou aritil élo iiidiif^iee pai 
tel , dans sa Poétique, c> 
vaut fournir le sujet d'un 
te'resMnt. Fenouillut de F: 
empara , et le traita sans 
X'Honnéie Criminel ( F. F 
Il ctuyail le héros de c< 
inrc mort, el n'avait sui 

Le dnir qu'il niaaifesta, 




FAB 

on existence , d'avoîr sur son 
des renseignements plnsexac- 
lua lieu à la lettre qui se 
i la tête de l'édition de sa pièce 
7. Elle fut d'abord jouée chez 
essG de Yilleroi, et l'a été de- 
r tous les théâtres de l'Europe, 
e assez m^iocre sous les rap- 
e l'art, cet ouvrage produisit 
c. sensation à la première re- 
ation, f't excita un euthousias- 
)t les eQets furent malheureu* 

arrêtés par l'incurable mal- 
:;e du comte de Saint-Florentin, 
écha le succès d'une souscrip- 

1 00 mille francs proposée en 
de Fabrc , pour le dcdomma* 

ses pertes. La duchesse de 
sont voulut y suppléer par les 
dont son frère le duc de Ghoi- 
sposait. Elle fit en conséquence 
sr j par ce ministre, à Fabre 
^ftation pressante de se rendre 
i; mais, le surlendemain de son 
* , éclata la disgrâce de son il- 
protccteur. Cet événement ruina 
lit de presque tous ses autres 
<; et malgré les soins de Tru- 

dont le zèle ne se rallentit pas , 
ira aucun fruit d'un voyage en- 
I sous les plus favorables aus- 
De retour à Ganges, où il avait 
n domicile depuis son mariage, 
hercha plus que dans sa propre 
rie les moyens de subvenir aux 
\s de sa famille; il rassembla ses 
i , reprit le commerce , et cultiva 
ix un petit bien qui lui restait, 
-cinq ans après, ayant perdu sa 
c , et sentant se multiplier les Hi« 
es de la vieillesse, il alla se 
r à son fils aîné , établi depuis 
lies années à Cette. 11 mourut 
cette ville , le 5 1 mai 1 797. 

\.b. L. 
iBlΠ( Dom Louis ) , bibliogra- 
oaquit à Iloujan, diocèse de iic- 



FAB 



a> 



ziers , le 1 6 mars 1 7 1 o. II entra jeune 
encore dans l'ordre de St.-Benoît de 
la Congrégation de St-Maur , et pro* 
nonça ses vcnix au monastère de la 
Dorade de Toulouse. Son érudition 
détermina ses supérieurs à le désigner 

{)Our bibliothécaire de la ville d'Or- 
éanSy après le décès deD. Veminac 
en i748« Dom Fabre mit un nouvel 
ordre dans la bibliothèque , et parvint 
à l'enrichir par ses rapports avec 
presque tous les savants, qui se firent 
plus d'une fois un devoir de le con- 
sulter 11 mourut au monastère de 
Bonnes-Nouvelles ( d'Orléans ) , le 1 1 
févrieir 1788, aussi sage religieux que 
bon et savant ami. On lui doit : 
Catalogue raisonné des livres de la 
Bibliothèque publique fondée par 
Guillaume Prousteau^ professeur 
en droit de VUmversité d* Orléans , 
composée en partie des litres et 
manuscrits d'Henri de Fàlois , non- 
velle édition , an^ee des notes criti' 
ques et bibliographiques , Orléans , 
C-P. Jacob, 1777, in-4*. La pre- 
mière édition avait paru sous le titre 
de Bibliotheca PrustelUana j par le» 
soins de D. Billooet et de D. Méry , 
Orléans, 17^11, in-4^« Dom Fabre 
est reconnu pour l'un de ceux qui 
contribuèrent le pins à jeter du jour 
sur la biographie littéraire de l'Or-» 
léanais. P— d. 

FABRE D'ÉGLANTINE ( Pm- 
LIPPE- FfiAifçois-NAZAiBE ) , né à Car- 
cassonne le 28 décembre 1 755 , dans 
une famille de bourgeoisie , fdt livré 
dès sa jeunesse à nue extrême dissi- 
pation y et , après une éducation fort 
négligée, se fit comédien dans une 
troupe de province. Il joua successi- 
vement sur les tltéâtres de Genève^ 
de Lyon et de Bruxelles, où il obtint 
eu de succès. Il réussit mieux dans 
e monde par les talents d'agrément 
(|u'il possâait à un degré assez re- 



fé 



34 FAB 

nniqnable. Il prf^Daii ea iDinialure, 
^r.ivait. joiiaii p,i.sf,ali[eiiici[I dp plii- 
.sieiiis Lii.ilrujUFUtJ , it cumpouil île 
)a mUMquc l't (Ir.i rcr>. Il ii',ivait qiie 
seize ans lursqu'il [iuLlia \'£iad« de 
la J^tUiim, c|iîlrr m veii qui avait 
coiu-umii |ioLir ie |)ri\ dei'acad. rnii- 



ruiiliiii>i', il aymU .i son nuut erlut 
lie celle llcur. Si' ciojaiir dés-Ion plus 
fji[ l'our tiilliv'T les kllrrs que puur 
jourr la ■■uiiie'.lir.', il vint a Paris mec 
une duui line lie |nïtes en portereuillc, 
Irajjedii-, cum édiles, opeM»-ciJinij]iies, 
eic. Œ Toules ne fiirciil païjoiiws, dit 
>i La Harpe, el cl- qui put l'élre est 
i> déjà pour la plus grande partie ou- 
u blic depuis lu □■;- temps, j^uffiita, 
» prcleiiduc rr.rgedii-, et une comédie 
it du Présomptueux , furtnl â peine 
u ai:lievée»,ceile-ciiiot.imiiieiil,daiH 
u uu leinpn où les tbeàlrei étaient 
D déjà révolutionnés et uù Fabre lui- 
» même c'ait drvriiu une puÎMance ; 
Il mais il tilt plus liciireiix dans l'/n- 
s Irigue épLiulitire , qui cul beau- 
11 coiiji de vogue rtii\ repretcntatioos. 
Il et dauj le Philiiite de Molière, qui 
u alliriilMrcgardsdescunnaisseurs.ii 
IVl.ii.s Fjbrc aspirait alors à des succès 
d'un aiilie (^eiire. U'uu caraclère am- 
bilieuï, iiKjiiiet il ne sans fc>rtuae, 
il ne puuvaii manquer d'embrasser le 



i de I 



. Il s 



' lan 



doncdp?! Iceoraiiieucement avec beau- 
coup d'ardeur. Lie avec O.itiloti , La- 
croix cl r.iiaille iJesmoiiliijs, il eut 
pari à tout le» v\ci^ dt tx parti , el 
ijulauimenl a la iivoluiinn du lo 
aifiîl , qu'il dvaii priivoqnee par la pu- 
blicirion de pIiiiieuD pamphlets. Il 
fut d'aboi d meiiihri' de la cnuiniiiiie 
quis'illï(llla,'lll^sll.,l.l|ll^s biehuledu 

Il ocr.jwit i.ilii; ]ii.iii> ,i l'eiwqite du 
a »pkuibrr, Cl un l'-i ûccum d'avtnréle 



FAB 
l'un des provocalPurs du : 
prisant, apiès aiuîr eu crpeiK 
jirecautian d'en faire sortir sa I 
sinièn , deicnue ]iuur dm<>», Hoï' 
députe de Palis a la Coiivrntl 
liouak,itdébutfld3ns ceiloaui 
pai une motion en faveur dn g 
< .alllirelb ; ee qui d'iann une téétm 
lag<'use de la inodèratian A* Kl 
cipe^; mvisil ne se fil bicnrôl p 
marquer que {Mr les opinion» lu || 
revolulioaDiiires. Il voU U ■ ^ 
LoQisXVIsans appel, et fut 
membre du comité de 1* 
Ffbre avait Foittiime de dl 
tail un sutjiecl d'un quaffd 

fui l'un dci instigaleurf 4 

qui urdonnd de uc point hirm d 
suuiiien anglais et hanoTricni. A 
le ?■ mai, il déposa coutn; Bn 
et contre les ddpuiés de la Gin 
devaut le tribunal rcttji 
Il Ijl ensuite décréter succ«t«iTM 
maximum, l'arrestatiDn àt t 
Anglais qui se iruuvaieni >ti Fta 
et enfin le calendrier républicaiti, 
cepciidaDl il n'était pns l'auteur | 
boHME ). Dans son rapiiort à 
(J>jet, Fabrc d'Ëglaiiline s 
plus crasse ipioranee des J 
rèf,le& de l'asli-ouoinie. Il lui é 
mime des fàntes de langue qiit^ 
rent remarquées à une telle tfjtof 
Il dénonça eniuite aux j^icobin» «I 
arrêter le *ecrét-<ire de la guerre t 
cent et le néucral M.iEuel} M Ipà 
aliira la baiiK d'Helierl , leur fif 
tenr.Dès-lorSjFjbredeniniiuspl"" 
plutdt il excita l'envie des fta 
dumioaifDt alors à la Couventiulbl 
roteaii fui le premitr qui l'aecusÉ a 
voir demandé un ri 
détournée, dans le comité cte a 
public. Hébert demanda forntelleii 
qu'il fût exclus I 
jacobins. Obligé de se justifier i_ 
vaatsesBCGUHlcurs, ilfuliutem 



•N 



FAB 

(les cris à la guillotine! Dans 
fine temps , li socijtc des Corde- 

Ircidait quelle lui avait lerirë 
• .ûnncr ; et bientôt api-es ^a Cou- 
on nationale le docre'ta daccu>a- 

comme faUificitrur d'un décret 
f à la compa{;iiie de> Indes. Le 
ible tort de Fibre était d'avoir 
é UB moment dans l'horrible' car. 

de massacres que parcouraient 

le^ chefs de cet affreux sys- 
» Ils l'attaquèrent lui-même avec 
ir", et le filent déclarer chef du 
îrarUismej et eudn traître a la 
e par les sociétés des Cordeliers 
ïs Droits de Vhomme, Ënfin^ 
it décrété d'accusation comme 
»Iice de* la conspiration, de Vé* 
»ery et tra'luit au tribunal ré- 
ionnaireen même temps queDan* 
avant été accuses l'un et l'autre 
St.-Jiist d'avoir cherché à réta* 
le Gis de Louis XVL Tout le 
d'Hébert que Fabre avait qoa- 
VuHXrh-révoiuiionnaire^ demac* 
il grands cris son supplice , et 
•ssa de l'accuser de royalisme , 
oncussions et de friponneries, 
qu'il parut enfin devant k tri- 
I y avec Danton et d'antres dé* 
I, celui-ci se plaignit qu'on l'eût 
i à des voleur:i ; et cette plain- 
jit dirigée contre Fabre d'Ë- 
ine et Delaunay d'Angers. En- 
)[iésdans les mêmes accusations, 
irent l'un et l'autre condamnés î 

le 5 avril 179^ : Fabre montra 
le courage dans ses derniers mo- 
.<>. Mercier , qui était son collègue , 
irle aÎLsi dans son Nouveau Ta^ 
M de Paris : « Il fut promoltur 

régime révolutionnaire , et son 
négyriste; l'ami , le compagnon , 
ronsciller des |»roconsuls qui por- 
ent dans toute la France, le fer, 
feu , la dévastation et la mort. Je 
sais II lei mains furent souillées 



FAn !i5 

9 de dilapidations , mais je sais qu'il 
» fut promoteur d'assassinats.... Pan- 
» vrc avant le 'i septembre 1 79U , il 
» eut ensuite hôtels , voitures , gens , 
» filles ; et son ami l^croix lui aida k 
« se procurer ce train. » IVIalj>ré cela , 
sa veuve n'eut de lui qu'une fortune 
médiocre; et aprë^ le 9 thermidor elle 
demanda à la Convention des seconrs 
qui lui furent accordés. La Harpe a 
parié des écrits de Fabre d'Eglantine 
avec toute la sévérité dont on saitqn'il 
usait envers les auteurs des excès ré- 
volutionnaires. « Le titre même de la 
» pièce, dit-il, en parlant dn Philinte 
» de Molière, est une fausseté et une 
» iueptie. Cest calomnier ridicule- 
» ment Molière , que de faire du com- 
» plaisant Philinte, qu'il afortàpro- 
» pos opposé au misantrope Alceste , 
» un homme dénué de toute morale 
» et de toute humanité; en un mot , 
» parfait égoïste , ce qu'est véritable* 
» meut le Philinte de Fabre. Molière 
» opposait un exchs a un excès, celui 
» de la douceur à celui de la sévérité; 
» mais il en savait trop pour mettre 
» en regard sur la même ligne les vi- 
a ces du cœur et les travers de l'esprit. 
» Quand le règne des bienséances sera, 
» rétabli , l'on effacera cette insulte 
» publique à la mémoire de Molière, 
» et la pièce sera intitulée ce qu'elle 
» est : Philinte 00 TEgoiste. Cette 
» étrange méprise faisait présumer 
» que Fabre lui-même n'avait pas bien 
» compris ce qu'il faisait. Envenimé 
*» de haine , comme tous Icsespritsde 
a la même trempe , contre tout ce qui 
a s'appelait homme du mon^e, contra 
» tout ce qui avait dans la société un 
9 rang qu'il n'avait pas et ne devait 
» pas avoir, il eût bien voulu faire 
» croire que toute la société était en 
» efl*et composée de méchants et de fri - 
a pons ; et cette espèce de haine était 
«bassement envieuse , et pas pluf 



FAB 

nie qiie jiuIitiquP. Mai* cdIÎti II 
le mécilt de tracer un caradère 
i firoiioDcê «t trop commun dans 
■on-upûon philoiOpkiiiue de na> 
Siècle, l'eguïme depriociiic «t 
ciilciil, sujet tisafé deux foism 
] il'^iiini'e.s .sans lOccéi { ff^ez 
ttriiE;i'iCAii.H*V'i, auSuppU' 
lit ). Les connaiiipiirs lut savent 
<li r^lle iilce Trflimetil hcurcuH 



ll.|I.C, 



if fait (I 



1 punition dans son 
» l'^ui^nif mùne, « fait rclomlwr 
u -iir lui les con.scqiicnces de ses dc- 
» Iflalilcs principes} mais, en gc- 
D lierai , un aurait voulu que Is piè- 
D rc lût plu» };âie et ptas amusante.... 
n Si ("ai nomine le Uhantrvpe , c'est 
» la raiilrdeFabre qui, par son litre 
B msuie . rappelle malheureusement 
B cet iuimilaUe chef-d'œuvre, dont 
■ lui seul, penl4lre, poiivnil ne pas 



e à Met 



, tant SI 



r-propre 



s fuu. Aussi l'ai-je enleadu se vanter 
■> lout liant de ne consulter personne. 
■1 11 «{^ardait les avis comme drs pie. 
M i;es , ri les criliijues comme des in- 
« jures. U avait ccpend.iNt de l'cspnl 
B nnUirel, elmême son (aient oepôu- 
x vjiilpière être autreehoie; car on 
p peu! roTidure de ses écrits qu'il 
n uMiiigiuit (l'élude et d'éducation. 
n Ij'i^iiui'.ince de la langue v cal por- 






e l'an 



is aucun écrivain depuis cent 
■ cinquante ans que la langue est 

X liiec Il alTecla de ne rien com- 

» preudrc aux reproches qu'on lui fil 
B sur sa diction, lorsqu'il eut pru 
» iiicrilci- par son Philialeif l'an l'a- 
» ienitrir ses Taules. Oniicvoitpas 
V nun plus qu'il ait mis depuis le 
u moindre suin à corriger son style; 
H <'t s'il l'avait pu , il esi vraisemola- 
* lilc que l'amour-propre même l'eût 
a llilv^e^^é à leudrc au moins su^- 



FAB 

■ nOTt3)ileAIalrclure,rerpi 

■ piges avaient trouve di^i 
» au tliéâlre , au lien qu'tt i 
B tera dans la postérité qu 

• bien eonçu d\in drame i 
La Harpe ne traite p»s avrr 
sérérilé les deux pîtces tic 
ont eu le plus de succès a pi 
tùae. ■ î/tnlrigue Epistol 
» il , n'est qu'une proisi^r 
» épreuve du Barbier dei 
« Ge n'est qu'un vieux cmm 
» de lambeaux de l'ancien t1 
» lien et espagnol, déjà u; 
9 cent ans sur le n^trc , rt i 
a ment U broderie du : 

■ n'était pas propre a 

• ee qni passe toute croysiH 
w drame potthome intiiiili 

■ eepletirs , diint je ne me ; 

• rais piis même de parler , 
«a» - tlessmis de In erit 

• l'Iieure mfnic oîi j'écris 

• dissemeuls. ■ Fabre A E 
compusé dix- sept comédies 
plus grand nombre n'a dâ 
de succès qu'aux éve'nemen 
Tolution, auxquels elles a* 
port, [.'une d'elles, iuliluléi 
de Mahe, est peidue sani 
jouée. ].ePrf somptueux, 
en i';()o,ét.ib!il une espèce 
entre l'anleur et Collin-d'l 
qni avait Iniilc des sujets 
dans l'Optimiste et les Ch 
Espagne. Celte rivililc 
Fable une salive intitulées 
nonces, rt dans la pre*fac 
Hitle , nue allaque d'itu 
odieuse que dans le temps 
publiée (i7Ç)3), elle pous 
l'estimable auteur du Ctliha 
à le détail des ouvrages 
1. les j/mans île Beam 



; II. 



la iV'alurw, poëme, 



FAR 

HT. Auç^Hsta ^ trapcdic, jouée en 
1787; IV. le Collatéral, ou VA- 
jnour et t Intérêt , comédie joue'e en 
1 789 sur le Théâtre de Monsieur ; 
V. les Gens de Lettres y ou le Poète 
provincial à Paris ^ comcJic en 
cinq a« tes cl eu ver» , jouée sur 
le Théâtre Italinn, en 17B7; VI. 
le Présomptueux^ ou V Heureux 
imaginaire, comédie en cinq .ictes 
éi en vers , 1 790 , in-8". ; VII. Le 
Philinte de Molière , ou la Suite du 
Itiisantrope y comédie en cinq «ictes 
et en vers, 1790, in-8 .; VlII. le 
Convalescent de qualité ^ ou f Aris- 
tocrate moderne^ comédie eu deux 
«des et en ver», 1791 , îu-8'. ; IX. 
Vlntri^te épistolaire, comédie en 
cinq a«'te5 et en vers, 1791 , in-8".; 
X. t Héritière , comédie en cinq ac- 
tes et en vers ,^ jouée le 5 novem- 
bre 1791; Xf. Isabelle de Salisbu- 
r^, opéra, 1791; X\L Le Sot or- 
gueilleux , comédie en cinq actes et 
en vers, 1791; XIII. Réponse du 
pape à F. G, L S. Andrieux^ > 79* ? 
in-8'.; XIV. les Précepteurs y co- 
médie en cinq actes et en vers ^ qui 
ne fut jouée et imprimée qu*en 1 799, 
in-8". , et qui a été traduite en aile- 
roaod par madame Kofzcbue. On a 
donné, en i8o5 , an théâtre de PO- 
àtoUjC Espoir de la faveur y comé- 
die en cinq actes, par MM. F! tien ne 
et Nanteiiil. On croit que V Orange 
de Malte en avait fourni le sii)et 
ou tout au moins l*idée. On a pu- 
blié , en 1 796 , sous le nom de 
Fabre d*£glantine , en 3 vol. in - 1 a , 
une Correspondance amoureuse , 
précédée d'un Précis historique de 
son existence morale y physique et 
dramatique y et d'unfragmenl de sa 
vie y écrite par lui-même y etc. Cette 
production est aussi d^oâtante par le 
style que par les principes. 11 était un 
des auteurs des Révolutions de Paris, 



FAR 97 

journal pub'ié par Prudhommc, de 
1789 à 1 795. On a imprime en iBo'a, 
sous le titre à* Œuvres mêlées et 
posthumes de Fabre d'EglantinOy 
a vol. iii-8'. ou in- 1^2, une compila- 
tion où se trouvent les ouvrages in- 
diqués, et de plus un poëmede Chd- 
Ions y des satires, des romances et 
des vers dans tous les genres, et 
pour la pliipait d'une imperfection 
et d'une né{>iigencc> au-delà de toute 
expression. M-<— D. J. 

FABRETTI (Raphaël), le plus 
habile antiquaire du dix - septième 
siècle, naquit il Urbin, en i(îi8y 
d'une fiimille noble. N'étant pas l'aîné 
de «a famille , il fut destiné à sui- 
vre la carrière des lettres et de Ik 
jurispnidence, afin de se mettre en 
état de remplir les places honora- 
bles et utiles auxquelles un celiba- 
tiire peut aspirer dans les états du 
Pape, dont le. duché d'Urbin était 
devenu une des provinces , peu 
de temps après la uaLssapcc deFa- 
bretti. Il fut en conséquence envoyé 
aux écoles de Cagli, petite ville du 
même duché y où il étudia les belles- 
lettres, et les langues grecque et la- 
tine , sous un professeur qui avait eu 
l'avantage de converser avec Muret 
et Manuce, et de profitiT de leurs le- 
çons. Cette excellente institution litté- 
raire disposa le jeune élève aux éludes 
de l'antiquité, et le pénétra de cet 
amour pour la lecture des auteurs 
anciens, qui est le plus sûr {garant des 
grands succès dans la carrière de l'é- 
rudition. De retour dans sa patrie, il 
j fit son cours de droit, et y fut 
reçu docteur à l'âge de 1 8 ans. Alors , 
ses parents l'envoyèrent à Rome, 
pour s'initier dans la pratique du 
barreau , sous la direction d'Etienne, 
son frère , qui y exerçait honorable- 
ment la profession d'avocat. Quoique 
l'étude des lois absorbât une grande 



38 FAB 

partie du fcmps du Ipune juriscon- 
Koltf, rlle lui l.riss.nil encore atsra de 
1oi>ii', puur qu'il pût se livrer à celle 
des nioijiiineuts dt luul g^ore, doul 
h capir.'ile de h rrlipiuD , des IdlrM, 
el drs arts était si riclie, el qui firap- 
ptrciil à un tel poini ses yein «I son 
iinj);inaliuii , qu'il eji Ht liifnlât Tob- 
\e\ presqu'iiniquc dv lui» ses traTsm. 
O fut à cette heureuse époqne ^n'ï 



FAB 

j Joatr Je sa nouvrllc dignM^ 
in^oa avec lui [laplmël Fibretli, ^ 
de nouveaux lioimiurs (ittetidMenI 
daiiscoa nnys. Dans le cour» dew 



il 



(vane, 



I'. 



)eu, pour.-.insi 
deectieiiisirucrii 
«le cellr rriliqiie 



Cependant, îl i 



bai 



i lui 



, les lôitdnoenU 
vaste et soKde, et 
'aisoiinde qiû t'élc- 
?nredesaDliquité«, 
.10 < prèdéceseurs. 
iict;ligcnit pas le 
[Hères qu'il j avait 
esprit vif et 
nodesMcldé- 
ar le cardinal 
r allcrtravail- 
iii<enienl de 



arqiiiscs, joirles a ui 
ÎDsIc, el à U1I maintien 
cent, ie firent choisir ] 
l.oiemo Imperiali , poi 
l,r ,. E,|,„B.t à IV „ 
quelques allât res importantes et dif&- 
files. Fabrelli remplit si binn celte 
iiiitginii, qnr le cnrdiual , pour le ré- 
iiimpenser, ulitinipaur lui, du pape 
Altx.indre VU , l.i plare distinguée et 
fiirl lucralivK de tiésorier, et ensuite, 
1.1 place encore plus importante d'au- 
dileur de la k'ijaiioii papale en Elpi- 
{;ne.Soa séjour d.jiis ce rayaume dura 
treize ans. t-I ce fut pendant ce lel&ps 
qu'une lerluri! plus assidue el pliw 
icllecliie dfs tiiileiirs classiques fécoi»* 
da et ini'jril, pour ainsi dire, les no- 
tions et 1rs ub^crvation* arcbéologi- 
(]i>e] de l'aoliquaiie d'Urbiu; mais il 
l.illaiten r.iire l'application aiu mo- 
numents mcmcs; et Fabrelli, après 
aïoir visite ceux qu'il put trouver en 
Espagne, semiiqii'uu nouvrlexamcu 

di'peiisabltmciit nécrss.>irr> pdiir l'a- 
I de la science. La forteoe 
la :1e prélat Charles linnelli, 
i Espagne , fnt nommé car- 
f n retournant à Itome, [>our 



que les villes pnaoipi- 
les de l'Italie :il j fit cun naissance 
avec les hrimities les plus «sliinés dau 
la littérature solide et dao* In Kttvm 
des antiquités; tes Menait** . lu |M 
bUlon, les Hardouia, les MoB^fl 
con, devinrent ses earr«]ipoiMiMi^| 
ses amis. Arrivé à Rotar, il 41 
nommé juge des appdlation» Aaa» h 
cour du Capilole;eI, quoique erik 
charge lui laissai asseï de loisir pmt 
vaquer à set occupations lavunl " 
ne se refusa pas i l'invitation i 
dittalGesi, qui ^lait gonwsn 
états d'Ui^n , en qnaliié de li 
pape, et qui l'avait nommé stin ■ 
leur; les foDclions de celle place It^ 
tournèrent presqu'etitièri'mrnt d*C 
éludes, pendant les trois anné<* qi ' 
en Tut revêtu , et qn'il employa à ami 
liorer, par sesroiisriis ri par sun cr«- 
dit, le sort de son (lays natal , el Itt 
affaires de sn famille, moyennant Icf 
EOiomes qu'il avait apportées (Tfll 
pagne. Ces arrangements loi p 
rèrent uue entière tranquillité n 
propres aRaiies, qui, depuis, 
caitsèrenl aucune disIradiOD. A 
il dûira de retourner s'élaUirJiBi 
et le cardinal Gaspar de Gan 
vicaire du pape innocpLl Xl , gras 
amateur de l'auiiquiié , et nroluaoïi 
des savants , lui en oiïrit I occastoe, 
en le nommant à une place hooorahk 
lUns son département. Uapbaël f 
birtti pouvant alors se livrer^ ~ 
ment à ses goilts.entrepiit, 
idenx ouvrages qui fisêrrin k i 
sa réputation littéri'ire, L« pi 
consiste CR trois Dissertalioita | 
sur les aqueducs desRnmdns. Fàl 
ti, dans l'examen el la deseriptll 



FAB 

ces snporbes ruines, dont l'aspect 
imposant Eait encore rornement de 
ces campagnes, classiques, ëclaircit 
une fouie de questions sur la topo- 
graphie de l'ancien Latium, et de'- 
truit un grand nombre d'erreurs où 
ses devanciers e'taient tombes. Au- 
cun antiquaire n'a rép:mdu sur cette 
branche de i'archéographie romaine 
une lumière plus éclatante et plus 
durable. Parmi les écrivains dont 
il combat les opinions, Fabretti ne 
ménage pas Jacques Gronovius , au 
sujet des explications qu'il avait don- 
nées de quelques passages de Tite- 
Live, relati& k la topographie dn 
Latium, et des corrections qu'il avait 
prétendu y faire. Soit que l'antiquaire 
dllrbin, choqué des expressions 
grossières que le savant hollandais 
employait contre les gens de lettres 
qui n'étaient pas de son avis, cher- 
chât kle provoquer; soit qu'il s'rm- 
pressât de saisir une occasion pour 
donner essor à une certaine causti- 
cité qui lui était naturelle , et qui as- 
saisonnait sa conversation familière, 
il faut avouer que ses rcm.irques con- 
tre J. Gronovius sont énoncées d'un 
ton décisif, qui ne poaTait pas m.in- 
quer de blesser Tamonr-propre ex- 
trêmement chatouilleux de ce philo- 
logue. Gronovius répondit aux criti- 
ques de Fabretti, p^r un opuscule 
injurieux, où , faisant allusion il son 
nom , il rappelle faber rusticms{ar» 
tisan rustre): Gelui-d répliqua sur le 
même ton. Se jouant du nom de Gro- 
novius, il le transforme en GrunnO' 
wiusy par allusion au grognement 
des cochons ( grumdUu) ; et par un 
antre jeu de mots , il traite de fitiVi- 
Utia, ou de futilités, les remarques 
du premier sur Titâ-Lwû, Au reste, 
k fond de la dispnte fut jngé par le 
public, et même en Hollande, d'une 
aanière fayorahk an sarant italien j 



FAB 



^Q 



et l'on n'a jamais appelé de ce juge- 
ment. D'ailleurs Fabretti ne figura 
point dans cette querelle sous son 
nom ; il tâcha de donner le change au 

Sublic sur le véritable auteui de sa 
rochure : quoiqu'elle fîit imprimée à 
Rome , il la data de Naples ; il la si^ 
gua du nom décuisé de Jasilhëus^ qui 
n'est que la traduction en grec du nom 
hébraïque de Raphaël. Quelques an^^ 
nées après, ou le vit prendre ce mêm« 
nom pour son nom pastoral on aca* 
démique, lorsqu'il s'aggrégra h l'aca- 
démie des J!rcades,fAn\s Fabretti s'é* 
tait fait, dans cet intervalle de temps, 
des titres bien plus solides à l'estime 
des savants, p.ir l'excellent ouvrage 
intitulé: t^rUagma de columnd Tra^ 
jam ( Recueil d'observations sur la 
Colonne irajane ) , Rome , 1 685 , in* 
fol. , auquel étaient joints deux autres 
Opuscules d'un grand intérêt ; l'un 
sur un bas-relief qui est maintenant 
dans le Musée du Gapitole à Romci 
et qui représenté en petites figui^ , 
désignées par des inscriptions grec- 
ques, les événements de la guerre et 
de la prise de Troie, d'après les poè- 
mes d'Homère, de Stésichore, d'Arc* 
tinus, et de Leschès, monument 
connu sous la dénomination de Ta* 
bU iliaque; l'autre sur le canal sou- 
terrain (etnissarium)j crrusc sous 
le règne de l'empereur Claude , pour 
donner un écoulement aux eaux du 
lac Fucinus^ ou de Celano , cons- 
truction digne de li grandeur ro- 
maine, et, jusqu'à cette époque, très 
imparfaitement connue. Dans ce der« 
nier opuscule , F^ibretti se soutient au 
niveau de la réputation qu'il s'était 
acquise en écrivant sur les aqueducs ; 
mais d'ins les deux autres, il s'élèvo 
au plus haut degré où l'on puissf^ at- 
teindre dans I'archéographie , c'est-à- 
dire , dans cette partie de la science 
des antiquités qui est le plus étroite- 



Su r A B 

menl liei? avec lis beaux aru , et qnc 
l'un cunDaîl |;é[i(>r.ilcniiMil sons la de- 
n à'Jnliauitè figurée. L'i- 
: son (rav.iil sur ]j colonne 
e lui fui siig^érce parlcïnou- 
; que Pietro S9ntiB^v^ 
(le ce lUDiiument 
i grâces accwilu- 



■» elles gr 
toU avai 

jd mirai le 



que U gri 



l'V!l 



I de ailélitc 
, dont les 



coinroeiilai 
Allili 



Chai 



1rs inilic.iliuns. rnilesen italien par 
)ii-lluti. anliqijsiif j'our ainsi dirccm- 
jnn'jiie , iViHK- ei iiilitioii furl taperli- 
cielle, cl ilc'p'iujïu de critique. F«- 
brcili rcfiila [ilunif ui's de ces explica- 
tions , (jiii lui punirent défectueuses , 
SQurint , ou eurrigea celles de Cbac- 
con, et m ajouta de nouvelles, qui 
soi:t ausM savantes que Inmineiises , 
où le*^ deux gueires des Daccs, qui 
tout le. suj'l lie» Las-reliufs de la 
colonne, oiic gr.iude partie de l'bîs- 
toiie de Tcs|3n , M une inGiiile de 
reclierclies d'archéologie et d'archéo- 
graphicsont ciposces avec un jugc- 
inent , une doctrine et une clarté qu'on 
n'avait jauiais vues dans les ouvrages 
des anliquairctqiii Av.iietil parlé nant 
Fabrclli sur les monutu^iits des arts, 
Ctst lui qui leprcmicr a su faiie un bel 
et grand usage de cille mcUiode com- 
par.ilive , sans laquelle ou ne marche 
d;iD« tcsiabyrinllies de i'dutiquile'figu- 
léc qu'a une lueur incertaine et irom- 

Eeusi'. Cette mélliodc, qui est devenue 
^fundiiaFiit de Jii science, consiste à 



imparti 



repicsenlecs sur 
iielles ne sont pas as- 
sez caractérisées, avec des im^cs sem- 
blables qu'un di<euuvre sur d'antres 
monumnnls, oii l'ensemble du monu- 
niFMl même et les riiconst.inccs dans 
tcï^udlcs il a ctc êlcvc , Us imcri^ 



FAB 
lions et les accessoires < 
gnrut ces inui^es , tes ddien 
les râracléi'isent d'une maitiàR U 
éqnivoque. A l'aide de ces < 
sons muliiplides, la wieoce de f 
cbéographîb parvient a un dqrfi 
certitude morale qu'on anrait A p 
osé espérer; etl'on atteint ■ la pn 
lion de cette méthode , lorM^ii^oo â 
emploTcr comme ubjeis de tour' — 
son, non seulement tes IBOH 
qui existent, mais ceux qui nV 
plus que dans les descriplioM 
nous en ont laissées les ^ivaiiur 
l'anliquiié. On sent bien que, p 
tenir une certaine justesse dans'. 
comparaisons de ce genre, il tm/t 
puiser dans le texte original dtf 
teurs anciens et dans les Iryau 
plus sulhenliqnes de ces texte», 
vail tnimcoie , qui suppose iiiii) Al 
profonde, une sùrctc de crili^ 
un efliirt de sagacité a 
me parmi les savants. Or cette ■ 
ihodc fui employée pour II pre 
fuis, et avec les plus heureux i 
Ul), dans l'ouvrage de Fabnittt ^ 
pour ta mettre à portée des IcE 
les plus étrangers à ce genre de4 
vail, inséra, presqu'à chaque» 
son livre, des dessins grOssi 
mais fidèlement traces par lot 
et graves sur bois , d'un crond, ■ 
bredcmouumenls anciens midei 
ques-uues de leurs [xirties. llfilij 
de la même méthode pour fnxv 
lion de la Table iliaque , dont V, 
meut mythologit) Lie a nnegrsncUi 
togie avec le sujet bistoriiiue de h 
tonne Trapne , <! qui j de ptut 
avantage quêtes luticri plions gm:qim, 
tracccs au bas <les ligures . tif pn- 
mettent pas à l'inlerpri-re de f-'c^nt. 
Parmi Tes monumenu i 
Fabretli appuie s-.S prcu 
coujef Inres , l'on doit rer 
noiubfe oouïidéiablc d'iukc 






1 




1 



FAB 

latines y pour la plupart inédites ; et 
à la manière dont il en fait usage, on 
s'aperçoit facileoient qucla palc'ogra- 
pliie iatiue , ou y comme on l'appelle 
)lus proprement en Italie , réiudc de 
*antiauité lapidaire, avait. fait un 
des objets principaux de ses occupa- 
tions littéraires. Rome, son territoire, 
les villes et les campagnes voisines 
oâraicnt h cette e'poque un nombre 
immense de ces marbres ëcnts, et 
souvent ornés de sculptures. Les 
grands recueils d'inscriptions, publiés 
avant Fabrctli, n'avaient faitconuaître 
qu'un certain nombre de monuments 
de ce genre, un nombre beaucoup 
plus grand restait encore ignoré , n^ 
gligé ou caché sous la terre. Fabretti , 
dont les courses dans les campagnes 
pour la recherche des antiquités étaient 
presque continuelles , et qui avait cou- 
tume de s'arrêter à la moindre trace 
des restes d'un monument, détenir 
note de ce qu'il voyait, de copier les 
inscriptions, et de dessiner à la plume 
tout ce qui lui semblait remarquable , 
avait tellement enrichi son portefeuille, 
qu'il y trouvait au besoin des preuves 
tiiées de monuments inédits, et sou- 
vent ignorés. Cette habitude de s'arrê- 
ter, à chaque ruine qu'il rencontrait 
était si constante dans Fabretti, qu'elle 
s'était communiquée à son cheval au- 
quel, pour cette raison, ses amis 
avaient donné, en badinant, le nom 
du voyageur vénitien, Marco Polo, 
Ce cheval , moins sujet à des distrac • 
tions que son maître, s'arrêtait sou- 
vent à la vue d'une inscription ou 
d'un monument épars dans leschamps, 
et qui avaient échappé à l'attention de 
l'antiquaire. Les fouilles , qui lui four- 
nissaient encore un grand nombre 
d'inscriptions inédites, étaient heureu- 
sement presque toutes sous sa surveil- 
lance. Le cardinal Carpegna qui , 
comme Ttcaire du pape, avait la haute 



FAB 



3t 



inspection sur les anciens dotetières 
ou catacombes des environs de Rome^ 
regardés comme les dépôts des corps 
des martyrs, et connus par les anti- 
quaires sous la dénomination de Uome 
souterraine , avait conûé à Fabretti la 
direction immédiate de ce département. 
De plus, il lui faisait don d^ ins- 
criptions que ces fouilles, qui n'étaient 
jamais interrompues, rendaient chaque 
jour à la lumière. Fabretti fonna alors 
le projet de décorer sa maison pater« 
neUe de monuments lapidaires; et 
comme ces monuments étaient à un 

Srix très modéré, il ne cessa point 
'en acheter jusqu'à ce qu'il en eut un 
assez grand nombre non seulement 
pour orner sa maison d'Urbin-, mais 
aussi sa maison de campagne. Cette 
collection a été le sujet du dernier ou* 
vrage de Fabretti, auquel nous re- 
viendrons après avoir parlé des places 
et des dignités auxquelles il fut élevé , 
et qu'il dut h la faveur des deux suc- 
cesseurs d'innocent XI , et plus en- 
core à son propre mérité qui lui avait 
concilie leur estime. Le cardinal Ot* 
toboni, devenu pape sous le nom d'A- 
lexandre VIll, affectionnait tellement 
le prélat Fabretti qui avait été son au- 
diteiur, que peu s'en fallut qu'il ne 
l'enlevât pour toujours à ses occupa- 
tions littéraires. 11 le nomma secré- 
taire de* Memoriali^ ou des requêtes, 
charge à la cour du pape de la plus 
haute importance, et d'une influence 
générale sur toutes les affaires de l'état 
et de l'église. Pour mieux pouxvoii*à 
son établissement , il le nomma cha- 
noine de Sainte- Marie Trans^ Ti" 
beriniy et peu de temps après cha- 
noine de Saint- Pierre. Mais, dans le 
court espace de vingt-un mois, Alexan- 
dre VIII fut remplacé par Inno-' 
cent XII, non moins admirateur de 
Fabretti, et qui sut le placer d'une 
uiauière plus convenable à ses études, 



y 



prt'Lil , doni lis 



'. ]l l<' 



timpl*-s « I 



archives sccrilcs du Cltl- 
tfau-haiiit-Aiigc, cVsi-à-dir«, d'un 
Ufsoi- Ar iliarles, la plus ricbcpriit- 
ilK de luutfS IfS anliitM digilo- 
naliijues qui i xislent : In gardr de ers 
•rchivi"^ a loujours elé conÛM k l'iiii 
d» priilal^ 1rs |>liisiiis1ruilg ileUaiur 
deltorap.FaLrcHi, coiilml de m nou- 
velle pl.icr, sr lD);ea dans le Borgo , 
on frfiibniirj; Saiiil-Pierre, OÙ il était 
B yiurltic des aixliifrs , atnïi que 
de la bdiiliqiir à laqiii-lle il clail all^e 
COiDioe rhaiiuinp. 1^ maison ménie 
qu'il luiM, liàtie d'aprh Irs dcwins de 
kallli.isar IVruzzi . clait digne du Iwo 
goûlde l'an li quatre, C'ut làquM passa 
le roîie de sa vie, « qu'il awurulà 
J'âge de qiialre-Tin^I-dciix aD*, aj'anl 
toujours cotiAervf.' sa s^iDlé d sa vi- 
{;ueur, quoique peiidaul ses lixnle 
]>ri'iriiérf> anilines il cûl clé vale'tudi- 
uairi'. O ne lut que d.ins la vieillesse 
que t'abrclli couseDlil à être sotu- 
ilucre, maiï il ne voulut poiul être 
ardonne prêtre. Satnai-onctaitle ren- 
des-vou.s de lonl ce qu'il y avait de 

Elus dislin(;uè dans la lillératiire el à 
I cour qui, à celle e'jvoqur, éUit 
tuHie Ictitce; c'est là qu'il acheva son 
dernier auTrage, son (-rand recueil 
d'inscrip lions . Les Gruler, les Rei- 
ncsius, les SjMiii, ri [iju4 ceux qui 
avant lui avaimt furmi des comiiila' 
lions du luéuic grnre, %'etaieDl Dor- 
nét à donner de ces inoiiniiienls écrits 
des copiei Irs plus inartes qu'ils le 
pauvaieiil, avec l'iudic.iliun des en - 
droits d'il ù il» les avriicni tirées, et 
nri'%qi'e^ansd'julrrs rtiiiar«]ues. Pa- 
firelli "uiTii une autre uelhude. (/ob- 
jet app<irrnt A- MU ouM^Kf! eal de 
publier le* qui'rpcenl trerilp inucrip- 
Uuai ^ui rurmaleol sa aiUectian, et 



aillant di rlupiiru. Il acnimpagM 
chaque luoiiuoient de renarqnes* 
d'''Xpliuutiun« qu'il appuie nr Fnto 
rite d'un gland Doiiil)iei)'iuEcnptiM 
inéJiiet. Les p^irlinularil^s qm ^ 
matident des écl^ircixtenntta ||| 
âcndui , sont triiilM dans i1m j9 
i]ui terminent <'hiiquechapiirrfet.M| 
Irsquellfs oB trouve enroie dcsjfl 
eri|itioaEiiiéilili^.tiet)'.chautlrt^B 
lient dis insrriptiunsdani IchmI 
eu lit des nuQU du familles romM 
qu'on lie trouve pas dans le TVÔForJI 
Gruler; ( t'aliii-tti en dvtitir pindi 
segit c<-nl« qui n'ctiieiit point couOBS^ 
EiiGii le 10'. rhapttre pnfM-aie m 
grand nuiuLri' d'autres inMriptkH 
iuediirsriirnuiquables, qucFabrcti 
a copiée* en difféieiitseodratls. Tb« 
le mueil uttre plu« de qiiuire nit^ 
six cents iu<^cei plions, dont l.i fJupart 
praJssenipourla preiuttrt- fuii.QocK 
qiies cornclions aux inicri|itiiins dl 
Trètar de Gruler lermioent l'aon» 
ge. L«4 miinrques snrcînrlr», mail 
savantes, qui aicompagnenl chaipe 
munument, et se rdltatheiii les uoti 
aux autres par l'analogie des siijeu, 
prorureul une conuaissanct- intime ft 
à peu près rouipli-ie de U partie ije II 
science des autiqiiilés quon dêuEM 
sons le nom de inléogtaphio Inpidaift, 
et portent une grande il nourrllc h" 
mière sur un noinbreînliui de poiob 
d'archciilugie, de pliilologic làuuet 
d'histoire et de géogr^phir. Ou pent 
dire sans crainte que ici oiivraee, 
)>our lequel t'.ibrHii n'eut poiui dt 
modèle a iiuitcr , i-st pour la sctenee 
dcji i'iKcri plions ce que l'unTa^e de 
Spanheim , De usa et pra-staiitiÀ 
numûmatim, 4 éré pinir «lit- des Bë> 
dLiilles. aveeceUr diHéreiice, qiu4i 
raTanla);e de l'dnli'|iia're ilatlni, ÉM 
cdui-d a UUm liieu inuini d« fart 
corriger daus sou ouvrage que Ta^ 




FAB 

llemand n'en avait laiss<^dans 
Bfais l'ouvrage de Spanheim 
iui de Fabretli l'avantage du 
li embrasse sous une vue gë- 
ms hs rapports sous lesquels 
smatique peut être utile aux 
ranches des connaissances hu- 

Fabretti, au contraire, r<f- 
I tre'sors suivantes occasions 
I monuments qu'il explique 
entent. Quand on ne fait pas 
lire suivie de cet ouvrage , on 
ù chercher les renseignements 
éstre; la pauvreté de la table 
( rend encore ce de'&ut plus 
. L'antiquaire d'Urbin publia 
leil en 1699, et il en soîcna 
le l'édition , de manière qtron 
c qu'il a pris sur lui jusqu'au 
Batériel de la typographie. En 
1 moindre £siute aurait dëparë 
âge de ce genre. A peine fut- 
i , qu'il réunit les suffrages de 

savants d'Europe qui étaient 
s d'en apprécier le mérite ; et 

Benoit en a jugé autrement, 
[ue ne prouve que la mesure 
récie de ses connaissances phî- 
les; et peut-être sa partialité 
ronovius, dont la patrie lui 
fert un asyle. Tout antiquaire 
ins le cours du 18' siëdc, a 
des ouvrages sur les inscrip- 
itines , est resté bien au-des- 
i Fabretti , et même le marquis 
i]ui a prétendu donner un jért 
9 lapidaire. Un seul homme , 

encore vivant , qui a rempli k 
a même place de préfet des ar- 
( le prélat Gaetano Marini ) , a 

dans ses ouvrages paléogra- 
5 , et notamment dans le recueil 
tes des frères Arvales , jus- 
iiel degré d'intérêt l'érudition 
agacité de la critique réunies 
sut élever l'étude aes inscrip- 
itines. Fabretti mourutà ilomc 



FAB 



3!r 



d'une maladie aiguë, peu de mots 
après avoir publié cet ouvrage , le 7 
janvier 1700. Ses parents, d'après 
son testament, déposèrent ses restes 
dans l'église de Sainte-Marie , dite 
deUa Minerva^ dans le même tom- 
beau où les cendres de son frère 
Etienne reposaient depuis long-temps. 
Son monument fut décoré de son 
buste exécuté par Camille Rusconi, 
statuaire italien le plus habile de son 
temps. On l'y voit encore à Feutrée do 
la petite nef du coté gauche. Outre les 
ouvrages de Fabretti dont nous avons 
parlé dans le cours de cet article , il 
est à remarquer qu'un Mémoire écrit 
par lui en Italien , et' contenant des 
corrections de l'ouvrage du P. Rircher 
sur la topographie du Latium , a été 
imprimé , après sa mort , dans le Tl*. 
volume des Dissertations de V Aca- 
démie de Cortone; que des Lettres 
sur plusieurs sujets d'érudition ont 
été insérées dans d'autres ouvrages : 
par exemple, sa Lettre sur la Lex 
regiay dans Foiivrage de Gravina 
De origine juris ; une autre sur 
une inscription , dans le Journal des 
Savants j 1691 , 17 décemb. ; quel-' 
ques Sonnets italiens dans les ouvra- 
ges deCrescimbeni; que ses Obser- 
vations sur l'âge d'un manuscrit de la 
Bible , très ancien, et appartenant à 
la bibliothèque des moines de Saint- 
Paul , à Rome, communiquées à quel- 
ques amis {Ciampinif tom. I,pag. 1 3 5), 
n'ont jamais vu le jour; et qu'enfin 
c'est une erreur de croire, avec les bi- 
bliographes les plus récents , que le 
Sjmtagma de columnd Trajaniy etc., 
et les Inscriptions aient été réimpri- 
mées; il y a bien des exemplaires de 
ces deux ouvrages qui ont une date et 
un frontispice différents ; mais là se 
borne toute la diversité ( Fo/. Fonta- 
nini , délia eloq, itaUana , tom. I , 
pag. 1 1 :»; de l'édition d*Àp. Zeno). Uue 

3 



5i FAB 

auirc eiTFur .1 e'ic commise duisl'jul»- 
cle FiBBr.Ti'i (!u Dietionntiire hùtori- 
tjue. pr MM. Chatidon et Dtlaadinc. 
OnyavaDccqiicleiésuite Elieauepâ- 
LrcUi, d'Crb 11 , doot nous avoos uu 
recueil de pucïies latines publiée* à 
Paris, l'an 1 74- , in-S". , était frère 
de Riipliiiél. Ce tcHiile, issn peut-être 
de la mcine famille que l'antiquaire, 
vivait à I.jou à l'époque où ses poé- 
sies fuient publiées, comme an peut 
l'en cDMiiaiiicre cq examitiJut cet ou- 
vrage. Un bommc rené dans la lec- 
ture habilutlle des auteurs et des mar- 
bres écrits de l'antiquité De "pouTait 
manquer d'avoir du goûi pourL corn- 
posiliuji d'iuii cri plions latines. On CD 
voilcncorcdcut deluisuc les monu- 
lUCDis publics de Rome; l'une a rap- 
port à l'dligoemcnt de la rue du Cours 
( via did Corso ) , ordonné pr 
Alexandre VII; elle est placée vis-à- 
vis le pAlais d<i priure Olloboni ; l'au- 
tre esL sur la faç.ide de U grande fmi- 
taiue de l'eau Pauline, au haut du 
Jsoiculc.Ellea rapport aux restaura- 
tions de cette fontaine, ordonnées par 
^lojandre VllI. On doit aussi à Fa- 
IiieMi lei légendes de quelques mé- 
dailles d'Innocent XI, d'Alexandre 
\11I el d'innocent XH , indiquées 
dans la vie de cet antiquaire, que Do- 
minique fiiviera ( depuis cardinal], 
son compatriote , son ami et son suc- 
cesseur da[is la surintendance des ar- 
chives secitles , écrivit en italien, et 
inséra dans le recueil de Cresdmbeni, 
iijtilnlc : rite degU Arcadi illustri. 
1,'abbé Maroili a écrit en latin une 
yie de Fabretli, qu'on trouve dans le 
sixième volume de la collection qiû a 
pour titre : f'iUe ilbtstrium Halo- 
tum, par AngeFabroni.il fàulajou- 
tcr à cet article que le cardinal Stop- 
pani, qui gouverna Urbin sous Be- 
noît XIV, jaloui de conserver à la 
patrie Je Fabrclii les ibtcriptioiis et 



FAB 

les monuments qu'il avait 
rendus célèbres , acquit ce 
lion de ses licrilirrs, et U 
dans le palais ducal de la o 

FABRl (Jutr), do I 
St. lirnuit Cl évéque de Cli 
 PaH.<, d'autres diMnt 
dans le quatorzième sit^cli 
éludes daus la premtiie t 
la, et y fut reçu dorteui 
canon. Se croyant appelé' À 
gicus , il prit rbnbii de fi* 
l'abbaye de St. Waast àat 
d'Arras, y fit profession et 
prévôt. Il joignait à de hi 
naissances dans le droit cai 
à un beau talent pour la pi 
une grande pureté de mœut 
régulière et bcaucDop d'bal 
les adàires. Sa réputation e 
rite le ûrent élire , eu 1 56^ 
Xouruus,diocèse lie Maçon 
après, L'abbaye de S(. Wï 
v.-iqné, ses confrères lerappe 
choisirent pour leur abi>ë. 
un honneur pour Fabri , c'e 
dans la circonstance, un fa 
nible. Les temps étaient dif 
Anglais venaient de brûler U 
d'Ai ras, et l'abbaye de St.W 
beaucoup soufCrt. F^bri é) 
autre malheur en i^"]"] \ 
tomba sur l'église de l'abba 
édifice fuicniicrementconsu 
sut fiiire face à tous ces ac< 
gonvernait avec tant de sa; 
te mi Charles V, instruit di 
cité, l'admit dans son coin 
servit de lui dans beaucoup 
Il le députa vers le pape G) 
en 1576, et Fabri eut Vin 
haranguer le pontife au tio 
Clément VII (Robert de Gt 
pape par une partie des cai 
reconnu par la France, not 
cTJque d« Chattr», en 



FAB 

iiarles VI Tenvoya aa duc 
ne pour traiter àe la paix. 
ihaDcelicr de Louis , duc 
roi de Sicile , vers le même 
fut employé' par ce prince 
rentes négociations, depuis 
»qu'eo i588. Il mourut à 
en iSqo, et fut enterre' 
se du collège de St Martial, 
r des bénédictins , ordre de 
on y voyait son épitapbe 
révolution, écrite en vers 
r son testament, Fabri fît 
le Chartres son héritier. Dé- 
lé de Géiuent Vil , il en fut 
! divers cmploi.s. 11 est aa- 
ouvrages suivants : I. Un 
ulc : Du Gémissement des 
en à ^occasion du schisme» 
réponse à un ouvrage de 
ignario, composé en Êveur 
V, pape , antagoniste de 
avec ce litre : Du Gémis' 
e VEglisei Cet ouvrage de 
édit , se trouve parmi les 
:s provenus delà bibliothèque 
t. C'est un dialogue entre un 
e Bologne et un docteur de 
ins lequel ils discutent les 
s deux pontifes ; M. Un 
xli/i, adresse au comte de 
en forme de plainte de ce 
)assé en France. Du Boulay 
rvé dans son Histoire de 
lé de Paris fin. Un /our/ui/, 
historique de toutes les af- 
xquellcs F^ibri a pris part 
SBi jusqu'en i588. Il n'a 
imprimé; IV. Les grandes 
\es du Hainaut , depuis Phi- 
Conquérant jusqu'à Charles 
ol. in-8". , manuscrit con- 
bibliothrque du Roi;V. Un 
3ur prouver que St. Pierre a 
Rome j soos Néron, 



[. F* PUBfSG. 



FAB 



55 



FABRI ( Honore ) , jésuite , naquit 
vers l'an 1607 , dd\is le Bugey, dio- 
cèse de Bel ley. Il professa la philoso- 
phie a Lyon , dans le collège de la 
Trinité, pendant un assez grand nom- 
bre d'années, fut ensuite appelé à 
home pour y remplir les fonctions 
de grand pénitencier, et mourut dans 
cette ville le 9 mars 16H8. Fabri fut 
doué d*une activité et d'une ardeur 
prodigieuse au travail. 11 se livra à 
tous les genres d'étude , et son esprit 
s'y prétait avec la plus grande faci- 
lité. Mais trop tôt disting:ié et prôné 
dans le mouae savant , sa douceur et 
sa modestie firent bientôt place à un 
amour- propre qui étouffa le germe de 
ses talents. Il crut tout savoir parce 
qu'il avait tout entrepris , sans avoir 
eu le temps de rien aprofondir^ et 
celui qui aurait pu être l'un des plus 
beaux ornements de son siècle, n'a 
laissé dans l'histoire de sa vie que les 
traces de la vanité d'un homme qui 
méconnut %ts forces. La théologie , 
les sciences et les lettres trouvèrent 
dans Fabri un champion toujours prêt 
à combattre les doctrines nouvelles. 
Une foule d'écrits sont sortis de sa 
plume; mais la plupait sont morts 
avec les circonstances qui les avaient 
fait naître. Quoiqu'il ne soit rien resté 
de lui dans l'histoire des connaissances 
humaines , nous allons néanmoins in- 
diquer ce qu'il a fait de plus remar- 
quable. Il est auteur des remarques 
sur les notes dont Nicole accompagna 
les Lettres au Provincial \ elles ont 
paru sous le nom de Bernard Stu- 
Irock, et sous le litre de Notœ ùi 
notas fFiUelmi fVendrokii ( Wen- 
drock est le nom sous lequel I^icole 
s'était caché ). Ces remarques se re- 
trouvent encore avec plusieurs autres 
}>ièces de Fabri dans 1 1 grande Apo* 
ogie de la doctrine morale de la 
Société de Jésus ^ imprimée à Colo- 



• 1 I or iiTy 

i ] ir es aitncif es que i 

\e dire àe i opuscule semble promet- j 

tre; le troisième , cnfîn, est entière- 1 

ment cond.iinné par TexpeYience et la q 

ftdine physique : il est vrai que Des- o 

cartes avait déjà e'choue' sur le même j( 

sujet. Huygens avait explique les di- u 

verses apparences de l'anneau de Sa- s( 

turne , et tous les astronomes avaient le 

applaudi à son explication simple et F 

évidente i Fabri seul osa s'e'lever con- l'a 

tre elle dans nn écrit assez aigre qu'il qn 

publia sous le nom ^Eustache de Di- po 

vinis , et sons ce titre : Brevis annot. mi 

in Satum. C. ffugenU, Rome, i66 dai 

Sag. ; il y propose un autre système in-^ 

'explication , auquel Huygens repli- des 

qua avec la douceur et la conGance Plii 

que lui donnait la bonté de sa cause, rail 

Fabri convaincu se repentit de son etc. 

attaque inconsidérée : il fut assez de et 

bonne foi pour reconnaître son er- doi 

renr , et assez juste pour en f.ûre une ten 

réparation, en déclarant qu'il joignait san 

ion consentement k Tapplaudisbcment qui 

général. Fabri eut une part très active ver 

dans la guerre qui , de son temps . j>v2 
^u,, — » 



FAB 

\I ( Jean - Rodolphe ) , ne à 
, expliquait , en 1 6 1 2 , les 
s de Justinièn aux élèves qui 
l pas en e'tat de suivre les 
e racadëmie ; il professait les 
atiquos en i65!2, et mourut 
5o , dans un âge avancé. Les 
s qu*il a laissés prouvent qu'il 
3S connaissances assez éten- 
mr l'époque où il vivait, mais 
es consulte plus depuis long- 
On citera les principaux : 
is logicœ peripaleticœ corpus^ 
î, i6a5, in-'|\; IL Cursus 
is, ibid., i6'i5, in-8".; IIL 
jurisprudentiœ seu explicatîo 
ionum Justiniani, Grenoble, 
in-4".; \y. S^stema triplex 
mlis , criminaUs y canonici et 
tj, Genève, i643, in-fol. — 
BRI ( Gabriel ) , né à Genève , 

fut aggr^é à la compagnie 
iteurs de cette ville , et monrut 
1 1. On a de lui un Becueil 
s les miracles contenus dans 
x et le nouveau Testament ^ 
;, 1 704, in-8'.; des 5«rmo/i5 y 
a vol. iu-8 •. W - 1. 

B R 1 ( Alexandre ) , né en 

à Castcl-S.-Pietro, diocèse dé 
e, après avoir fait de bonnes 
chrz les Jésuites de cette ville, 
dans la carrière du notariat; 
i culture des lettres fut toujours 
l'occupa le plus. 11 se forma un 
flégant et facile en latin et en 
, par Tétude assidue des meil- 
utcursdans ces deux langues. Il 
le plusieurs académies , et y rë- 
uvent , avec le plus grand suc- 
t des discours publics , et des 
e sa composition. En 1 731 , ii 
mmé , par le sénat , adjoint au 
lire -d'état, ou chancelier de la 
liqiie, place qu'il remplit avec 
:tion jusqu'en 1 761 ; alcnrs , 
u vieux et infîniie, il demanda 



' FAB 57 

sa retraite, et en obtint une hono- 
rable eu conservant tous les appoin- 
tements et tous les privilèges de sa 
charge. 11 mourut le 2 1 juin 1 768 , 
universellement regretté de ses conci* 
toyens , dont la pureté de ses mœurs, 
la douceur de son commerce et son 
extrême désintéressement lui avaient 
mérité l'estime. 11 laissa plusieurs ou- 
vrages, tant imprimés qne manuscrits: 
I. Un JDiscours prononcé à la récep- 
iion tCun gonfalonier de Bologne ^ 
et un autre adressé aux élèt^es de 
peinture, sculpture et architecture, 
de FacadêmieéUmentaire^mpriméê 
d'abord à part , et ensuite dans le 
Becueil intitulé : Oraziomdegliaoof 
demici Gelati , chez I^elio dalla 
\o!pe, 1753, in-4'.; IL Queiquee 
Lettres familières parmi celles d^jàl^ 
cuni Bolognesi del nosiro secoloj 
données par le même libraire, 1 ^44» 
in -4°*» ^t un grand nombre dodes 
ou de canzoni et de sonneis épars 
dans plusieurs Recueils. Ses ouvragei 
inédits sont principalement des tra- 
ductions italiennes , parmi lesquelles 
on remarque celles de trois comédies 
de Térence, t^éndrienne^ VEunuquê 
fX Y Heautùntimorumenos i des tra- 
diictions en bolonuais de quelques 
chauts de l'Arioste et de quatre li- 
vres de Virgile, etc. Parmi les son* 
nets imprimés de Fabri, il s'en trouve 
un qui donna lieu k un bref asses 
curieux de ce pape Benoit XIV, 
célèbre par &^% réparties spiriiueilea 
et ses bons mots , non moins que par 
ses grandes qualités et par la sagesse 
de s^n pontificat. Larobertini était de 
Bologne ; lors de son élection , il était 
archevêque de cette métropole; en 
quiuant Bologne, il fit à llustitut le 
don de sa propre bibliothèque , et j 
ajouta beaucoup d'autres livres , qu'il 
acheta dans ce de&srin. Le sénat , pour 
lui témoigner sa reconnaissance ^ lit 



f ua COQ* 
'V I I un toQ- 

i» net . par le serreuire Fabri. 
» Qu'h me M)it neruiis, en pissant, 
» d'ohscrver qu'il est malheureux de 
9 n'être pas ne au temps de Jules III 
» qui, vivant tu une jEfpip;ramnieque le 
» (^.omm«iidone, alors très jeune , avait 
» faite ( royez Gomme^idon ) , en 
» conclut que celui qui avait versifie' 
» ainsi , ne pouvait que très bien 
» penser, ce qui l'engagea à Tcm- 
9 ployer et à le faire entrer, avec le 
» temps, dans cette glorieuse car- 
» rière qui a rendu son nom célèbre 
» dans l'histoire de Téglise. Tel est 
« précisément le mërite du secrétaire 
» Fabri , et nous en avons eu beau- 
9 coup d'autres preuves qui nous 
9 portent à le recommander avec le 
» plus grand intéréi à vos seigneii- 
» ries. L'ambassadeur n'a pas manque 
» ensuite d'accompagner des expres- 
se sions les plus convenables les senti- 
« ments dont est remplie la lettre ind- 
» nime nt honnête que vous nous avez 
» écrite; et, pour y répondre direc- 
» temcnt, nou^^ vous dirons qur si 
» l'on érige des stitues pour le désir 



no$lri 

Ï portée 
Jrefs, 
impriin 
FAB 
lof;n(', c 
ce qu'il 
fit comi 
des Jcsu 
en philo! 
sénat, sâ 
des voix , 
Son écol 
sautes qi 
temps à 
vaste éru( 
elégammei 
des conii 
très étendi 
pour bib! 
riche bibi 
par le pnj 
remplit p 
convenabi 
il tomba t 
colie |)rof 
d'cspril q 



FAB 

wti k rouvjerture des ëtudes, 
So, et dédié au sénat de Bo- 

in-4*'*; II* Trois Discours itor 
imprimés dans le Recueil des 
oni degli academici Gelati, 
le, Lelio dalla Volpe, 1755, 
, l'un prononcé dans cette aca- 
, dont il était membre, lors de 
ation de Benoît XI V au souve- 
ontiGcat, le 6 janvier l'j^iyïes 
lutrcs sur la Pdssion de J;-G. 

l'Immaculée Conception; III. 
amis. Tragédie de M. de FoU 
, traduite en vers , imprimée 
e tome III du Choix des meil'^ 

Tragédies françaises , tra- 

en vers italiens non rimes 
'ii) , Liège , 1 768 ; IV. Plusieurs 
f;, parmi celles de quelques Bo- 
du 1 8*". siècle , Bologne , 1 744 9 
; V. Beaucoup de Sormets et ae 
mi y pour des mariages, des 

d'habit, etc., imprimés dans 
!cueils du temps, et un assez 
nombre de Poésies du même 
y insérées dans le Recueil d'A- 
Gobbi. G— é. 

BRIG£ ou FâBRIZIO (Je- 
, surnommé SAcquapendenHô , 
qu'il vint au monde dans cette 
piscopale d'Italie , en 1 537. Sts 
is, peu fortunés, voulurent ce- 
nt doRner à leur fils une édu- 

exccllente. Ils l'envoyèrent à 
le, et le jeune Fabrice y trouva 
t des protecteurs pubsants qui 
iplurentà cultiver ses heureuses 
itions. Après avoir achevé sa 
ophie , la médecine devint l'ob- 
fcial de sts études. Il eut pour 
, dans cette carrière, l'illustre 
>e, dont il fut le plus célèbre 
le et le digne st^ccesseur. En 
ce savant professeur à l'uni ver- 
e Padoue étant mort en 1 56a , 
ce, âgé de vingt-cinq ans, fut 

rd désigné pour faire simple^ 



FAB- 59 

ment les démonstrations anatomiques. 
Il remplit ces fonctions avec un 
talent si supérieur, qu'il fut solen- 
Bellement choisi , en 1 565 , pour 
occuper la chaire de chirurgie ; celle 
d'anatomie, qui jusqu'alors n'en avait 
guère été considérée que comme une 
dépendance, et, pour ainsi dire, un 
accessoire , fut déclarée primaire en 
faveur de Fabrice , auquel on assigna 
des appointements considérables, et 
en quelque sorte prodigieux. A ces 
récompenses pécuniaires» les sëna«> 
teurs de Venise joignirent les plus 
brillantes dignités. Ils* accordèrent à 
Fabrice des privilèges non moins abu- 
sifs que flatteurs , lui décernèrent la 
préséance sur les professeurs de phi- 
losophie, le nommèrent citoyen de 
Padoue, lui érigèrent une statue, le 
gratifièrent d'une chaîne d'or , le dé-» 
corèrent du titre de chevalier de St.- 
Marc , firent construire pour ses le- 
çons un superbe théâtre anatomique , 
lui assignèrent une retraite infini- 
ment honorable , avec le droit db choi« 
sir lui-'mème son suppléant. Fabrice 
exerçait sa profession avec beaucoup 
de noblesse et un rare désintéresse- 
ment. Les personnes d'un rang élevé 
qui lui devaient le rétablissement de 
leur santé remplaçaient par de riches 
présents le salaire que refusait ce mé- 
decin généreux. Fabrice rassembla ces 
présents dans un cabinet, sur la porte 
duquel il fit inscrire : Lucri neglecti 
liicrum. Il possédait une belle maison 
de campagne , située sur les bords 
charmants de la Brcnta , et que l'on 
désigne encore parfois sous le nom de 
la Montagnuola d*Acquapendente, 
C'est-là que , sain de corps et d'es- 
prit, comblé de richesses , générale- 
ment estimé, entouré d'une réputation 
éclatante, il se proposait de couler 
une heureuse vieillesse. Ses espéran- 
ces furent cruellement déçues; son 



/,o F A B 

rrpos fut irouLIc par Tcovie el par la 
plus noir« ingratimde. On assure qu'il 
fut obliftij [Vcmiiloyer te lér à d'autres 
U5dgcs qu'iiiix disseclious el aux opif- 
ratioDS cltinirgicaleï. Des parents sur 
lesquels il n'avait txué de rtpaoïlre 
des bienfaits, trahirent iDdiguemcDt 
sa conGancc, et furent même soup- 
çonnes d'avoir abrcgô ms jours par 
le poison. Il i^lail parvenu à Tige de 
quatre- vingt-dïiix ans, lorsqu'il p<-'ri[ 
presque (oui il coup, ou milieu des vo- 
missements, le 3t nui 1619, laissant 
à sa ni^cc une fortune Je deux cent 
raille ducdis , tt h la re'[niblique lillc- 
rajrc des ouvrages immoitcls. I. De 
tiifione, voce, auiiîtu, Venise, 1600, 
in-fûl. fis-, Padoue, l6o5; Franc- 
fort, if>o5, i6i3. II. Deformato 
faut liber, Venise , 1600 , in-fol. Gg. 
ibid. i6ao. Dans cet ouvrage itnpor- 
laiit , l'analoioie de l'homme est éclai- 
rée pjr celle des animaux. III. De 
venantm osUoUs . Padoue, iGo5, 
în-[ol. Igg. ibid. iS'jS. L'auteur trace 
en pcuide mois, et avec candeur, sa 
découverte des valvules situées à l'in- 
lerietir des veines. Haller, toujours 
savant, mais par fuis injuste, nolam- 
nient à l'égard de Fabrice, el pour 
des motifs qu'il serait presque lion- 
leux àv lêvi-'cT, Halfer chercbe à 
dépouiller le professeur de Padoue 
en faveur de Jcan-Baptisie Catiani , 
qui avait, dit-on, aperçu en i547 les 
valvules de la vcioc azjgos. D'autres 
soutiennent qu'il devait à Paul Sarpi 
la connaissance de ces ostioles} la plu- 
part s'accordent a dire qu'il n'avait 
aucune notion surleur utilité' : crp en- 
djnt il repèle A plusieurs reprises 
qu'elles sont destinées à modérer l'im- 
pe'inosité du sang, et qu'elles dimi- 
nuent b fréquence des varices. Faul- 
il en conclure queFahriccadcmonirc 
tes lois de la circulation, ainsi que 
GtTlâius eutbousiasles l'aol nnteaau ? 



FAD 

Non, sans doute; mais il tsi 
injusted'affirmerqu'il a con 
igiioié la destination du vi 
neuiies. \S . Delocutione t 
trumentû, Venise, i6o3, 
On r.icoole que l'auteur TÎt 
de l'aDDéé i5SD tous l« 
déserter son ccole, P>r 
toorne' en ridicule leur 1 

Prononcer, V. Debrutt^ft 
aduue, i6o5, ÎQ-folji^ 
Bien que cet onuscnle ii(l1 
d'intérêt , on o y cherobvi^ 
doute les mêmes a|reiaca1 
celui de Bougeant : l'im et 
.^ertalion physiulo^co-gral 
l'autre nu amusement nhil 
VI, De muscali artipaia 
dearticalationibus , Vicei 
iD-4^ Vil. De motu locé 
tium secandùm lotum , 
1618, in.4". Ces deux ou 
ment un Irailc' de dynaiaiqi 
L'auteur eiaininc et dc'cr 
soin scrupuleux la inarclic d 
la course des quadrupèdes 
oiseaux, le rampetnent des 
la natation des poissons. 
respiracioneetejiis intlruit 
duo, Psdone, i6i5,în-4 
puld, ventriculo,intesUni 
i(jiU,io-4<'. Delotius ai 
tegumentis , Padoue, i€i& 
réunion de ces fragmentsdi 
une collection précieuse, imj 
les soins et avec une préfj 
Bohn, sous ce litre : Ope 
anatamica et phjrsiologic: 

nunc verb eerto ordine di 
in unum volumen redacta 
168'j , in-fol. lig. Ou prefèi 
donnée à Leyde, en 1^5 
Diêoie format et avec le m 
par ficrnard-6ifroy Albiu 
luinl la vie de l'iiuïeur, et 
prciitçu psiliculièrGS q_ue I 



FAB 

mai à propos supprimées. Les leçons 
chirurdcajes de Fabrice , suivies par 
une foule d'auditeurs de toutes les 
nations , furent avidement recueillies 
et publiées d'abord par Jean Hart- 
mann Beyer, sous le titre de Penta' 
teuchus chirurgicus, Vrânchi% i Sg^, 
în-8 ". , ibid. 1 604. L'auteur , mécon- 
tent de cette édition de'fectueuse , en 
donna lui-même une plus complète à 
Padoue , en 1617, in-fol. Gg. Il serait 
aussi suptrflu que fastidieux d'ënumé- 
rer les réimpressions nombreuses qui 
se succédèrent avec rapidité; il suffira 
de dire qu'une des plus estimées est 
la vingt-cinquième, intitulée : Opéra 
chirurgien , m pentaleuchum et ope* 
' rationes chirurgiens distinctaj Pa- 
doue, 166C, in-fol. fig. , précédée 
1 d'tme courte notice biographique , ex- 
^ traite de Tomasini. |Parmi les versions 
I multipliées de ce traité chirurgical , on 

I en remarque une italienne , due à Sc- 
' Tenno, Padoue, 167a , in-fol.; deux 

II allemandes, la première par UlFcn- 
t> bach, Francfort, i6o5; la seconde 
[| pal* Scultet , Nuremberg , 1 67 2 ; plu- 
1 sieurs françaises, Rouen, i658, 
t Lyon, 1670, etc. Tous les écrits de 
t Fabrice sont véritablement classiques, 
\. et justifient pleinement leur grande re* 
i ,Boromée. Si l'auteur n'a commencé 
n que tard & les publier, c'est qu'il vou- 
!i lait leur donner la perfection néces- 
» saire , et l'on est étrangement surpris 
t de voir Conring attribuer ce louable 
;' délai à la faiblesse de Fabriao dans la 
i littérature latine , fiiblesse qai, selon 
i le critique allemand , est fort com- 
I mune chez les Italiens. Ceux qui li« 
• root attentivement les œuvres de ce 
k professeur illustre , trouveront au con- 
i traire son style pur , et mémeélégant; 
1 ils s'apercevront aussi que la langue 
f d'Hippocrate ne lui était pas moins 
> familière que celle de Gelse; enfin ils 

admireront la régularité du plan qu'il 



FAB 4» 

a suivi , la méthode claire et ]iimi> 
neuse dont il ne s'est jamais écaité. 
On a reproché à ce grand chirurgien 
trop de timidité dans l'exercice de sou 
art, et pourtant nous le voyons prati- 
quer et perfectionner le trépan, em- 
ployer avec autant de hardiesse que 
de talent le bistouri , l'aiguille , le 
trois quarts , la rugine et même le fer 
rouge , quoiqu'en dise Severino. Hal« 
1er qui, certes, ne le juge pas avec 
bienveillance , est forcé de lui rendre 
justice sur ces divers points. I>a place 
que doit occuper Fabrice d'Âcqua- 
pendente est aujourd'hui irrévocable- 
ment fixée. Regardé , à juste titre , 
comme un des plus beaux ornements 
de l'université de Padoue , il est rangé 
parmi les bons écrivains, les plus fiî- 
meux nnatomistes et les plus célèbres 
chirurgiens du 1 6*. siècle. C 

FABRICE ou FABRl de BILDEN 
(Guillaume) , ainsi nommé d'un vil- 
lage près Col(^ne , où il naquit le iS 
juin i56o, est encore fréquemment 
désigné sous la dénomination latine 
de Fàbricius Hildanus, Apres avoir 
fait %th premières études à Cologne , 
il se rendit à I^ausanne en 1 586 , pour 
y suivre les leçons et la pratique du 
très habile chirurgien Jean Griflbn. 
Les progrès du jeune disciple furent 
aussi rapides qu éclatants; bientôt il 
fut en état de voler de ses propres ai- 
les , et obtint des succès que lui-mérac 
n'avait osé espérer. Il voyagea en Al- 
lemagne et en France , puis revint 
eiercer sa profession à Lausanne, 
ensuite à Païeme où il resta neuf an- 
nées. Les magistrats de Berne le nom- 
mèrent, en i6i47 0Q<^^n'Chirureîen 
et citoyen de leur ville; Louis XIII» 
roi de France, le choisit pour médecin 
de ses ambassadeurs eu Suisse, et il 
remplit ces mêmes fonctions auprès de 
divers princes. Devenu sexagénaire, 
il fut tourmente par des accès do 



4^2 FAB 

gouKc âoni, ppuilniil pliisieiirs amtitt, 

il rtiisiil à CJliJilT U violence. On pr^ 
iiimr' inMii'[iiiiri-(]ii'il l'Ciploya des ré- 
J^^TCll•^l^ i]iHLlct[ ririinèietlt le IrwnS- 
jiiiiL lit h rrj.ilK'ri' .irllirilique sur la 
puiliiix'^ r,u', ;i i'iLi^T.iiKoù il Se Céli- 
cir..i[ ir.ivi4i oUfuii une guériion ra- 
Aii\i\c , il lut s.iisg (l'un asthme très in- 
h-nv , jiiniicl il Mircomba je i ij iévricr 
liiï). l'.imii II-, luidibreui 6;rib de 
FiUiii-e, ilii*'ii i-l [LiMin seal qui ne 
conlic'iinr d''^ hnU iniporlauts, des 
[>rr'ri-jile- iililfN nu det, MiritÉS noil- 
ï.'ll. s. \.Dela f^iingrènc et du spha- 
cèle (cnallcmaiit!), Colojçne, ï5q3, 
iu-8". Ol esciUciil Irailii fiit Inàuit 
en lalin , en fiaiiç.iis, cl TeimprinH; 
plus de douze fuis du vivant de l'au- 
icuj-, II. Des hn'dures produites 
pur l'huile et l'eau bouillantes , le 
ferraille, la poudre ii canon, la 
foudre eltuuti: autre matière enjlani- 
inée (en allemand), BSle, itîo^ , 
inK ., a^. tr.i<l..iJ.'iliiilaiufuiean> 
iiiV Iil. T':i:i ' II'.' la dysenterie 
(.1. .:■■ I .. . iliiii, in-S". 



FAB 
mand ), B«iie, iOi4. în-8 
VI. Sur lalilkotomie inrjical&^ 
allemaDd), iUle, it>'i6. in-8^.;Ji 
eu lalin par Henri SelioLÎDgPr , 
i6a8, in-8.VII. Observai 
curatianumchirurpcantm c 
sex, imprim^'s d'abord isiii 
puis réunies en deax vol. 
1641. Fabrice avait r»s«robl^ t 
ws écrits; il était sur le point de Ht 
livrer à l'itnprcssioQ , et venait de tff- 
miner la dwlicace , lorsque I* mort le 
surprit. Jean Beyer se ctiArgei de pt- 
blier ce recueil, qui parut, enltT"' 
à Francforl-suf'Ic-MeiD , 1646,' 
fol., et en allemand, daDS ht' 



ville, 



iGSq 




IrTi;:» 






rsqiiil y eicrçait 
l,i iiioli-tiiic. IV. Nimveau manuel 
de médecin-: et de chirurgie mili- 
ttiires . em iclii d'un arsenal chiruF- 
pical et d'une l'harmacie de campa- 
^>ie(cualUm<iid), Kalc, i6i5. ' 



a-.; c 



induil 
rdc Chir 



irgia 






taris, 

cueil^. On a aussi pidilic i.salêmtnt 
¥ jirsenal au Cuta militaris , seu de- 
signatioprcecipuoruta medicajoento- 
ruin initrumenturiimque quitus ra- 
tionalem medii:umelchirurc,tancas- 
trensem initriictum eise convetdt, 
in claises x'ipnli distiibuta. V. Ex- 
piisition nhrr'jèe de l'importance et 
de l'ulilité de iitnatomte ( en allc- 



de FrAIiric Greîf. Parmi In à 
latines subufquentes , 
qu'a doiinro Jean-T.auis Durour, F 
r<.rt, it>83, iafol. I.M OBwrej ar 
Fabrice sont encore de nos jours mu 
source féconde d'intlrmlton , mal^ 
les [irOf;rcs de l'art de guérir 1 il en • 
uulli vcavec succès toutes leatw iM !> ll f 
il savait , par expérience , quel'AliM 
mie dnit fire con si a ai ment U M| 
sole du médecin et siidoul du dÙM^ 
gien ; il prouve qu'on chercberMl ni- 
nenirut à rétablir nue machine tio 
compliquée, si l'on n'en connaît pai li 
siruetnre. Fabrice joignait codsUi» 
ment l'exemple au pre'ceplc : il a dêcrd 
cl lii;uré avecbeaucoup de soin les Oi- 
seleis déiical-> de l'oreille iDterne; il i 
disséqué pi usirnrs quadrupèdes, et tt- 
p;indu des lumt'ressur l'organe TOal 
de divers oiienux, notamment duci- 
uard. On conserve à Berne trois sque- 
lettes qu'il a préparés. Ses rc cherche 
sur lis funestes rifets de la toilun 
montrent qu'il réunissait à des coii< 
naissances exactes la plus toncbâDlt 
humanité. Tilespe'ra émouvoir le cœur 
des juges bart>ares qui, plus d'un 
fois , ont surpassé les bourreaux a 
fcrucilé. Pour donner une idéi 4l| 



FAB 

travaux physiplogiqucs , palholof^i- 
qucs et thérapeutiques de Fâbri<-(* , il 
suffira de signaler se^ observations sur 
les moustres, le somaanibulisine et 
rabstinence pruiongee; sur la dysen 
terie, la paralysie, Tapoplexie , la 
pleurésie , Thydropisie et les maladies 
des enfants; Stir iinificacité du séton 
pour calmer et même pour guérir l'é' 
piicpsie'et la phtisie; enfiu sur Tusage 
et la propriété de diverses eaux miné- 
rales. Mais c*est à la chirurgie que Fa- 
brice doit son plus beau titre de gloire; 
il peut être regardé comme le l'estau- 
rateur de cet art en Allemagne , de 
même que notre Pare l'avait été en 
France. Ces deux grands chirurgiens 
semblent avoir choisi les mêmes ma- 
tières, <'t presque toujours ils ont pro- 
fessé la même doctrine : l'un et l'autre 
€nt fait un examen spécial des plaies 
d'armes à feu, de la gangrène, des 
liernies , dont ils ont sii^gulièrement 
rectifié la méthode curât ive ; l'un et 
Fautre ont inventé , simplifié ou per- 
fectionné un grand nombre d'instru- 
ments ; mais Fabi ice n'a ps mis dans 
ces réformes et dans ces inventions la 
même réserve , le même discernement 
que Paré. Celui-ci , d'ailleurs, oecupe 
incontestablement le premier rang , 
puisqu'il a ouvert la carrière dans la- 
quelle l'antre a marché glorieusement 
après lui. Clirétien-Polycarpe I^porin 
a publié la Fie du célèbre Guillaume 
Tahrice de Hilden, avec une re« 
ponse à la lettre de Sigismond-JaC' 
^ues Apirij Quedlinboiirg, i']'Jli y 
in-4"-; cette notice insignifiante mé- 
rite à peine d'être consultée* C 

FABKICË ( Fbedérig ërnestJ) , 
gentilhomme de la chambre du prince 
Christian-Anguste d^* Holstrin , admi- 
nistrateur du duché de ce nom pen- 
dant h minorité du duo Frédéric, ne- 
Teu de Charles XI I. L'administrdteur 
«yant jugé à propos de changer le mi- 



FAB 43 

nislcre , envoya Fabrice en 1710,2 
Bcndcr, auprès de Charles, pour 
justifier cette mesure. Fabrice sut se 
rendre a|;réabie , et resta plusieurs 
années avec le roi ; il donna à Charles 
le goût de la lecture, et ce fut sur son 
avis que le monarque suédois s'occupa 
à Hre les ouvrages de Corneille , de 
Racine , de Boileau. Lorsque Charles 
eut été menacé d'être pris par les 
Turcs y et qu'il entreprit de résister 
avec le petit nombre d'hommes qui 
lui restait, Fabrice se rendit média- 
teur, sans pouvoir néanmoins em- 
pêcher l'efiusion du sang, et la catas- 
trophe qui fit tomber Charles entre 
les mains des Turcs. Il rendit compte 
de sa mission et de son séjour à fien- 
der dans une suite de Lettres écrites en 
français, et adressées au prince admi* 
nistrateur, et au fameux baron de 
Gœriz ; elles ont été traduites en al- 
lemand, et publiés à Hambourg, 1 759, 
in-8' ; et Gjorwel a fait insérer eu 
suédois, dans la Bibliothèque sué* 
doise , trois de ces Lettres qui se rap- 
portent au combat de Bender; le 
texte original parut à flambourg, sous 
ce titre : jénecdoctes du séjour du 
roi de Suède à Bender y ou Lettres 
du baron de Fabrice , en 1 760, in-8". 
Fabrice mourut en Allemagne dans un 
état d'aliénation. C •— au. 

FABRICIUS(CAius), surnommé 
Luscinus, parce qu'il avait les yeux 
petits, l'un des plus habiles géné- 
raux de l'ancienne Rome , est non 
moins célèbre par son désintéresse- 
ment que pour sa valeur. Il fut nommé 
consul en 471 (^8^2 ans av. J.-C), 
remporta de grands avantages sur 
les S^mnites, les Bnitiens et les Lu- 
caniens , les obligea de lever le siège 
de Thorium , et fit sur eux un bu- 
tin si considérable qu'après avoir 
remboursé les frais de la guerre et 
récompensé ses soldats , il lui resta 



:ommc Aq [jii^Ii'C rculs UleDlS 
n'il ru Tcrser »u tre.^or [uillic la 
deiniles 






mplir. 









•rdc la p.iLi.TJiireiil 
icrinTuier fabricius des boDS offices 
i[i<'i[ Irur avait rendus dam le ti- 
liai , et voyant qu'il manquait à«t 
iiiFubles Ifs plu» ndccssaircs, lui of- 
le pour se IfS procu- 



■. Fabrii 






pnduM 



^ rii'lics de son 
i|is leur repoudil; PcDd^Dt que je 
iiitai cDminaudir ans cbotes que 
i lUEirlii'cs lien ne me uMoqiiera; 
isi ri'.ivanl nul besoin d'argïui je 
.■ gardersi li'eci recevoir de ceux 



I,a.' 



alTaii 



P. Val. 



luri de ses succesKurt au 
consuNt, ayinl éfe' dcfail put Pyr- 
rliiiîl'jii 473 (23o), Fabrieiu» fut 
riivnvc vers c<' juiiice pour traiter 
de l'eVIianj^e ou dv la rArifon des pri- 
Minziiers, Pyrrhus surpris qu'un sj 
t;rand eapilaine parût devant lui dans 
iiD etAt ipii semblait anooncer la pau- 
vrele, lui offrit de l'aruciil ; mais Fa- 
bi'icius tie voulut poiol en aceepler, 
L'u jour quM ttatl as^is à la ta- 
)*le de Pyrrhus, il enicudil anêas 
expliquer la philosophie d'Epicure, 
assurant qu'elle ronsislait data la 
rerliciclie de la vuluple et l'indif- 
feiencc sur la rclipion. [foy. Epi- 
ct'nE>. n Ka.sse le eiel, dit-il, que 
" Pyrrhus cl 1rs Satnoiles prennent 
» un grand Ruùf à cette pliilosophie 
» l'eudant qu'ils oui la };urrie arec 
litre fois 



■"1 "■■ 



la 5a|;esâC de 
I se fixer près 



PAB J 

roir pour roi s'ils avaitiil eOltt)^^ 
que je sait f^ire. Le ptincc ne 1^ 
point choqué de la bardieuc de n 
disoDura , et au coutraire lui acoMib 
b liberté des priïonnien rotBMiu an 
corutiiiciis qu'il avait propose». Ft- 
bricius fut élu une seconde foû emwl 
l'an 475 ( 378 ) avcc£iniUta. hfa 
qu'il avait de^à en pour colU|ne. fsr 
forme que )e mtircia (' 
•'e'iait oITtrt à l'empoUf 
nant une somme o'argnikj 
avertir ce priiice, 
cautiODS pour qu'il i^flofn 
venait cet avi< ; mais l^rrbus dniu 
que c'était Fabricius qui le lui «vM 
&it donner. Peu apriis eut lieu la k 
taille d'A.scolura,doDt le succt« t 
incertain que les Bod 
point se flaiicr de la viaoire, < 
Pyrrhus quitta l'Italie iOua le 1 
texte d'aller au secours des Sidlitw. 
L'an 478 (37$) Fiibridus fiit uamai 
censeur , et on lui adjingnit JEmt- 
liut Papus deux fois son cnll^^ue an 
consulat. Il se montra ai sévère pour 
l'exécution des lois sorapluaires qu'il 
fit renvoyer le sénateur C-oriiAtiis Bu- 
fînus, parce qu'où avait trutivc dta 
lui de la vaisselle d'argent du poiilt 
de dix livres. Dans un temp» diffi- 
cile il avait brigué le eoosulat pour n 
uiéme ttuliaus, grand capitaine, nui* 
avare. Comme on lui en demandait 11 
raison, c'est, dit-il, que j'aime nùtux 
Être pillé que vendu. Fabriciu», fi. 
rapport de Plin 
pour tous meubles d'argent tpit 
tasse et une salière; il vivait Wt 
gumes que lui produisait un I 
terrain qu'il cultivait de ks bJ 
il mourut si pauvre qu« Vi^êJ 
oblige' de doter sa illle, Cîceraii.j 
marque que , par estime | 



nfite 



la favci 



adioircut aujourd'hui voudraient n 



lion à la loi qui défcudail Us ji 
mations dans l'intérieur de la 1 



FÂB 

C'est dans la boucbe de Fabricius 
que J.-J. Rousseau a placé la magni- 
fique prosopopée qui termine la pre- 
mière partie de son discours sur la 
question : « Si les arts ont contri* 
» iMië k épurer les mœurs. » W— s. 

FABRICIUS -VEIENTO , auteur 
lalin , fut accusé d'avoir composé , 
sous le titre de Mon Codicile , des 
satires très moitlantes contre les séna- 
teurs et les prêtres. Tatius - Gemi- 
nus, son dénonciateur, ajoutait qu'il 
s'était flatté d'aroir assee de crédit sur 
Fempereur pour fiaiîre obtenir des pla- 
ces à différentes personnes. Ce dernier 
motif engagea Néron à évoquer l'af- 
faire et à l'instruire lui-même. Veiento^ 
convaincu des crimes qu'on lui repro- 
ebait, fut banni de Fltalie, et ses sa- 
tires brûlées publiquement. Tacite re- 
marque que les écrits de Veiento , re- 
ehercbés avec avidité tant que la lec- 
ture en fut défendue, tombèfent dans 
l'oubli aussitôt qu'on put se les pro- 
curer sans danger. Fabricius reymt k 
Rome après la mort de,Néron , et ob- 
tint une place de préteur. Juste- Lipse 
dit que ce fut lut qui , dans une lete 
donnée au peuple , au l'idée de £ûre 
pariitre au milieu du cirque un grand 
nombre de petits chariots traînés par 
des chiens. Il vivait encore sous Do- 
mitien , et parvint, dit-on, par ses lâ- 
ches délations, à un haut degré de 
puissance sous ce prince soupçon- 
neux. W— s. 

F4BRICIUS(THÀ>DoitE), tfaéolo- 

Sicn protestant, et l'un dt$ apôtres 
e la rcforraation en Allemagne , na- 
. quit le a févr. i5oi , à Auholt-sur- 
ITssel, dans le comtéde Zutphen. Ses 
parents ne purent lui donner aucune 
sorte d'éducation. Obligé pendant près 
de huit ans de suite de joindre au tra- 
vail de ses mains les secours qu'il ob- 
tenait de la charité publique pour faire 
subsister sa mère abandonnée par un 



FAB 4^ 

mari libertin ; parvenu ensuite h en- 
trer en apprentissage chez un cor- 
donnier , ce ne fut qu'à l'âge de dix- 
sept ans qu'il put commencer k fré- 
quenter une école à Kmmerick. Son 
ardeur pour l'étude et les heureuses 
dispositions qu'il laissait apercevoir lui 
procurèrentquelques encouragements* 
Le comte Oswald de Bergen l'envoya 
au bout de cinq aus continuer ses étu- 
des à Cologne , et ne lui retira ses bien* 
faits que lorsqu'il apprit que son pro- 
tégé était allé à Wittenberg où , k Té- 
cole de Luther, deMelanchthon et de 
Bugenhageo , il apprenait l'helireu, 
et suçait les principes des nouveaux 
réformateurs. Le jeune prosélite ne 
perdit point courage, se réduisit à 
passer la nuit dans des écuries , et k 
se nourrir du pain que distribuaient à 
leur porte les chanoines et autres bë- 
néficiers dont il traTaillait de loin à 
ruiner la puissance et le crédit. Au 
bout de quatre ans il revint dans sa 
patrie, ouvrit à Cologne une école 
d'hébreu , prêcha en secret la nouvelle 
réforme , et s'étant fait chasser, se re- 
tira auprès du landgrave de Hesse 
(Philippe le magnunime)^ qui le 
chargea de différentes fonctions diplo- 
matiques , en fit son aumônier aprèa 
l'avoir d'abord fsiit diacre k Casse! , et 
le fit , en 1 536 , nommer curé à Al- 
lendorf sur la Werra. L'aumônier fîit 
en ùveur tant qu'il se prêtait aux pas- 
sions de son maître; mais s'étant 
avisé de le prêcher sur la polygamie , 
l'électeur , qui n'entendait pas raillerie 
sur ce chapitre» le fit mettre en prison, 
et confisqua ses biens en 1 54o. Remis 
cependant en liberté au bout de quel- 
que temps, Fabricius , qui ne crut pas 
sa vie en sûreté â cette cour, retourna 
en i543à Wittenberg, y. devint pro- 
fesseur d'hébreu et de théologie, et en 
i544 fii^ ^^i^ premier pasteur de l'é- 
glise St. -Nicolas, à Zcrbst. Poursuivi 



rrjblàs niiblii 



e lui iiûrtàt son 

Liïicurs fois réduit 



Pie 



In.ililitKoiie 



I roniiailde lui : I. 

t>jlopne , iSatJ, 

f^dicil doctnnd. \\nà. III. Tahula 
diiœ , de jiKmiitiliiii et Je Verbis ke- 
Ineurum. WW^- . Ilcjin -Pierre, i545. 
JV. .S.'i/.(' honiHii',, sciJUDus et dis- 
coui> 01. ..Ilciii.iii.l. 0.1 ne croit pu 
<liMl,;iienlL:t,;im|.ri;nes.V.t]nabr^; 
dr .,, v„; riiuL.il. de llasf rainure 
d.iiis \i: |>ntiiicr r.iscicule de îa 61- 

hUoîh. Ii',rm. C.M.P. 

[■"ABiilClUS (Geoboe), aé k 
Kcinmiz r>, MW,^^>f,M , le -^4 afril 

yLu'. T\.^ \h,>r^ Frc-.bcrç. a k 
I,n(./l;;,ou il fui i-icc.'plei.rde Wolf- 
gaci". de l'hilippc i-t d'Aiiloiiic Wer- 
li'i-. il M.-i (11 dalle avec l'aïné de ses 
cicvcs , revint en Allum^^ne, fui 
nomme en 1 5^ô direclcur du collée 
,1e Mcissrn. et mourut le i3 juillet 
i.")-:!. il nv.iir, &ur la fin de l'année 
lies I étires de 



Lh'^e d, V.-u 



■ K.litn- 



; fui 



ailieu II. jaenla, 



iiyn 



fl,irqu( 



I spiilil t.inl soil peu le 
t il lil^iinjit ]ts poètes 
s ijiivr;i[;es , emploj'eal 
ilnnifs. Tout re qu'il a 
unie de son pays est, 
rtr îliceroii, plein de 
relies , r^;ict et estimé. 



'Mlllie. 



siG.tV 
mé. Ou 



FAB 

«t encore dans la Cmturia F^ 
ciorum. Les plus remarquablp» 
ail JoDnéï, soit eoiume «uttur, 
cnnime éditeur , sont : I. T*ren£ 
AJri coratAiœ iex c'im casli^alianÊ 
duplici Jaannii Bivii et G. fabrieS, 
Strasbourg, i34S, iu-S'.; râup. 
les soins de J. Caiocrarii» , 
iu-S".; 11. Roma, s'weUbtrtti 
mus de velerii Borna sitU , 
nibus , viis , templii et ^ttiis 
dis. Me, i55g, rii-â'.ï |>S»J 
8'.;etliiioiiau[:mmice,BJIe, 1^ 
iu-8 '. ; c'<st d'après celle ipnàkw 
lion que GiKviii» a reprodml f 
vi'age dans ses AntïquitaitS J?M 
mv; ee n'est que la preiuièi'eqiivr~ 
réimpriratfe dau» l.i Itoma Ùt 
jtnt. Th,rsii, 4inslcrtkin, 
în-i3 ; m. Urgilii opéra eu 
mentarih Servit et T. C. Dot 
Bâle,i55i,in-f.j XS.rir^moi 
Fuiiricio casligala , Lnpn^ , i55i( 
ligi , iii-8".; V. Poëmatitm taai' 
ruin Ubri quindecim , Bdie , 1 56o, 
in-16 : c'est le Recueil des po^HS 
de Fabririus , qiii en donna udc uikh 
velle édition au^neut^.eu -tS lîvns 
(i5Û7, ia-8°.)( VI. Poèmauim9^\ 
lerum eccleiiastïcorum operarf"""" 
el oiierum relii/uite ae / 
i5ti'i,in-4".J.-A.FaMN 
Biblioiheca latina, lA. j 
cap, a, donne le dc'Liil de i 
ttiiu , et à la suite l'indiciitioa \ 
poêler chrétiens omis 
D. Liron ( ^irtgularilt 
livre 111, pag. i4i ) n'hcsile j 
traiter G. Fabriciiis de t 
des ouvrages des anciens . . çl ^ 
porte à l'appui nue obscrvatmn 11 
Tait déjà lailc J.-A. f .ibridiu. } 
De ra poëlica Ubri septem , 
în-tj '. , soufeul réimprimé. J.-^S 
bricius indique ce livre romme e 
à l'usaRe des enf-nil» el Ara 
VIII. Rerum Misnicanun l^ijà 



FAB 

59 , in-4''. ; IX. Origînum 
mœ slirpis Saxonicœ lihri 
\ 597 , in-fol. L'ouvrage prë- 
est reproduit. Une nouvelle 
iigmente'e de deux livres par 
Fabrïcius, fils de George , 
ée sous le titre de Saxoniœ 
? libri novem, Leipzig, 1 606, 

Renim Germaniœ magnœ 
iœ universœ memorabiliunt 
i duo, Leipzig, 1609, in- 
tion donnée par Jacques Fa- 
on y trouve encore l'histoire 
e. A. B— T. 

laUS (Theodose), thëo- 
hërien , neveu du précédent, 

d'André Fabricius, mort 
e l'église St.-Nicolas à Eisle- 
6 octobre 1577, et connu 
poésies latines et par quel- 
rrages ascétiques écrits en 
. Né h Nordbauscn en 1 56o, 

Théodose fit ses études à 
;rg, et fut placé en i586 à 
[e Hertzberg en qualité de 
lant ; le soupçon d'attache- 
Tet au calvinisme lui ayant 
Ire cet emploi , il obtint la 

de r<%lise de St. -Jean k 
e, et une chaire de théolo- 
mnase de la même ville; il 
our habile helléniste, et pen- 
1 suivait ses études à Wit- 

Jacques - And réae et Mart. 
;e félicitèrent de ce qu'il pût 
t corriger les épreuves de 
(sertations sur la Confession 
)urg, qu'ils publièrent en grec 
n. F 'bricius avait aussi une 
réputation comme prëdica- 
on assure que de grands per- 
so ut souvent venus de loin 
itPiidre. Il mourut à Gôttingue 
t 1597. Outre quelques ou* 
scétiques en latin et en aile- 

a publié une Harmonie des 
iyangiks ea quatre langue 



FAB 47 

( latin , grec , hébreu et allemand ) ^ 
et il a traduit d'allemand en hébreu le 
petit Catéchisme de Mathieu Richter 
lJudex)j connu ordinairement sous 
le titre de Corpus doctrines ex novo 
testamento, Fred. Christian Lesser , 
pasteur à Nordhauseu , a publié ea 
1 749 une notice sur la vie de Théo-^ 
dose Fabricius (en allemand). C.M.P. 

ÉABRICIUS ( François ) , né k 
Bucemonde, vers iSio^ étudia les 
langues grecque et latine , puis la mé^ 
deciue; il fut médecin à Aix-la-Cha- 
pelle vers 1 545 , et l'était encore &à 
1 55o. On a de lui : L Thermœ aquen^ 
ses sive de Balneorum naturalium , 
prœcipue eorum quœ sunt AquiS' 
grani et Porcetiy naturd elfaculUUi" 
bus y 1 546, in-4''* ; 1 564 , in-i a ; 
Divi Gregorii Nazianzeni iragœ^ 
dia Chrisius paUens y latino car* 
minereddita, Anvers, iSSoyin-S*** 
On sait aujourd'hui que cette tragédie 
n'est pas de S. Gr^oire; quelques- 
uns l'attribuent à Apollinaire de Lao- 
dicée. Cependant Jacques de Billy Ta 
comprise avec une traduction de Roil- 
lety dans les OEuvres de ce Père. 

A.B— T. 

FABRICIUS (François) , nommé 
aussi Lefevre, né à Duren , dans le du- 
ché de Juliers, en 1 5^4 9 ^^^^ > sur la 
réputation des professeurs, achever 
ses études à Paris au collège de France; 
il eut pour maîtres Ramus et Tur- 
nèbe ; revint ensuite dans son pays , 
obtint en i55o le rectorat de Dussel- 
dorf, et mourut le a5 février iS'jZ* 
Il a fait imprimer : I. Lfsiœ oratio* 
nés duœ , Cologne, grec et btin, 1 554^ 
in- 1 a ; Anvers , 1 565 ^ in- 1 2 : la tra- 
duction latine est de Fabricius ; IL 
PauU Orosii adversus paganos his" 
toriarum libri septem^ etc., quibus 
accedit Apologeticus contra Pela* 
gium de arbitra libertate , Cologne , 

ji56i^ia-i2; i574;Ln-ia; iSS'a^ 



4S F AD 

iii-i?.;Maji'DCï, i6i5, in-ilî UT. 
Commentariiis in orotiortem Cice- 
Tonis pro Li^ario , i56a, m-iaj 

IV. iVobFJicivKionej CicerOnis firo 
Fonteio , pjo Miloae , et de provin- 
ciis consularibus , Cologne, m«ia; 

V. Flatarchi de Ubens educandis 
liber, laiiimsfacWi,Anren, i5<)3, 
iii-i2; VI. Cicemài hùloria per 
consulesdescriptaelin amtosb^dis- 
tîncta, Cologne, i564, in-ia; 
i5-n, iti-i'j; réimprîmé dans l'é- 
diliun de CiceVuu dei Aides de i583, 
cl d.iiiâ l'cditioii de Gniier. Grono- 
viti5 en donna une édition sépnrcc 
3vec des noies, i^i7,in-ia. VII. 
In sex Terentii comtedias anno- 
tationts, 1505, in-i2; Vlll. Dis- 
ciplina SckoVe Dussddorpiensis , 
ijU}, iii-i-n; IX. jifiaotaliones in 
ijuiPsUones Tusculanas Ciceronis , 
i5(i9, in-ia; X. JVolœ ia verriiuts 
ptimatn et iecundam, iS^^, in-ia. 
i.pngleiDiifrcânoyfliiribueàFibrifius 
lie Motibus gaUicis relatio, i588, 
i[i-l:i'. ,ct Continuado qud de totius 
Europœ pr.f senti statu disseribir , 
i5<j2, in-8'. LeloDg les Itû atlrîbue 
a>i;9i sans cii lica rapporter que les 
lilres, Cl'S biLliograplifS rangent ces 
liTTcs nu nombre de ceux qui con- 
cernent le régne de Henri III; et 
ce prince ne commença à r^ner qu'un 
au jpTe-i k mort de Fabrieius. 

A.!î— T. 
FABBICIUS [Ai.DB£),ou Le 
J'erre, ne probablement Ters iSao, 
à Hodrge, dans le pays de 1-iie'gc, Gt 
sa llipulogic à Ingohladt , professa 
cette science à Luiivïin en i S53 ; alla 
■ Home , en qu.ilité d'orateur auprès 
«le Pie IV, du cardinal Othon-Truch- 
sès , cvèque d'Aiigsbuurg ; revint en 
All( magne apès sis ans, fut conseil- 
ler du duc de Bavière, et prévôt 
d'All-Octing, uû il muurul en i38i. 
iJa a de lui : Heligio patient , iro- 



FAB 

gadia, qud sœculi mom 
tur calamilates , Coton 
ia-i3 ; II. Samson, trs, 
saerd Judicum hiHorid , 
rj; \\\. Uttrmorùm . qua 
confesiionis ^ugusbiniK 
tr'md evangelicd consenu 
rans, liber, iS-'i, în-fiil 
en 15B7. Fiibticius t réf 
lail {Qui les arli'cles de la 
d'Augsbourg. IV. Cafach 
moTuii ex décréta conciïti 
lucutentis tfuofstioiûbuê t 
brevibusque annotaliunei 
datus, 1570, iii-S".; i5- 
V, Jéroboam reliellans , . 
iS85 , io-i3. l'aquot le 
d'un ouvrage allemand ïni 
nettes sur la prunelle èvt 
qu'il présume èire dtrïgo 
écrivain pruiestaut, qui r^ 
une brocïiure alleiuanJe in 
NeUoyeur de lunettes ; 
naître une nouvelle hrocl» 
bricius, dont le lilre anaoi 
Nettoyeur a pris une pei 
—Un autre André Fabuich 
comme homme d'état , dau: 
trum de Paul Freber; mai 
ralt pas avoir laisse d'ouvrs 
qiiit en Silésie eu 
net de docteur e 
en .578, fuit 
des ducs de Pi 
chancelier à Kœoigsbcrg ; il 
le i4 janvier i6o'i. A 

FABBiCIUS ou SMITI 
LàUME), né à Nimègue, 
1 553, docteur en ibéologie i 
successivement président < 
de Houterle et du petit cnll 
mort le 7 mars ibi8, a 
Leonis magiii lit dominicB 
nem enarraiio , 1600, 111 
notes ; il est auliur du ( 
censurx quorumdam tAi 
JParùiVruMin ia quoidoR 



1547, p 
n druit à 
i58ocréé 
le , et en t 



FAB 

X R, P, Santarellœ Uhris 
i , ouvrage anonyme, 1627, 
P. Si n tarel li , jésuite italien , 
jlië, en i6a5 , un traite De 
etc. , où il disait que le pape 
lir les rois des peines tcm- 
et dispenser, pour de justes 
leurs sujets du serment de 
k* livre fut condamné au feu 
t du Parlement, du i5 mars 
a Sorbonne condamna aussi 
B, et c'est contre cette ccn- 
! s'elcve Fabiicius. A. B — t. 
îIClUS( Jean) naquit a Os- 
rèsde Nordcn, dans TOst- 
; Gt un voyage en Hollande, 
»rit à construire les télescopes 
action. Dès qu'on eut £siit la 
:te de ce genre de lunettes , 
irigea contre la lune, Jupiter 
ne, et l'on y découvrit des 
emarquablcs. Poussé par la 
uriosité, Fabricius porta ses 
7ers le soleil , et ne tarda pas 
:evoir des taches. 11 reconnut 
apparences n'étaient ni dans 
dans l'air, ni dans le verre; 
se mouvaient avec le soleil , 
devaient lui être adhérentes , 
in la rondeur du globe solaire 
:ause de la diminution de ses 
ers les bords. Fabricius rap- 
me la conjecture de Kepler 
itation du soleil. Il Qt iuipri- 
étail de ses observations sous 
: Joh, Fabricii phrjrsii de 
in sole observatis , et 
\te earum cum sole conver' 
irratio , Witteoberg, i6i 1 , 
•^'*, l/épttre dédiC'itoire est 
i 1 3 juin 161 1 : c'est le pre- 
rrage ou il soit question des 
tu lioleil. Lalande l'a donn^ 
n entier dans ses suppléments 
, 1781 , et dans les mémoires 
lémie pour l'.in née 1778. Ga- 
uve donc dans Fabricius ua 



FAB 49 

concurrent qui lui dispute fortement 
la découverte des taches du soIhI. Si 
Ton consulte les titres publics, Fabri- 
cius les aurait même vues et décrites 
avant Galilée. Mais il n'y a pas de 
doute que celui-ci, de son côté , n'ait 
aussi fait la même découverte^ qu'il 
ne soit allé plus loin que son rival, et 
dans la manière d^expUquer le phéno- 
mène , et dans le parti qu'un pouvait 
en tirer ; seulement on a en tort da 
n'en faire honneur qu'à lui. Goomo 
le dit Bailli : « Lorsqu'un Ijpmme àm 
9 génie s'est élevé, s'est fait connaître, 
» il enchaîne l'attention de tous les 
» esprits ; on épie ses regards , on re« 
9 cueille ses paroles; ceux qui sont 
» assis plus bas ne sont pas enten- 
» dus. » C'est ce qu'éprouva Fabri- 
cius, et nous ne faisons ici que lui 
rendre la justice qui lui est due. On 
i{;nore l'époque de la mort de Jean 
Fabriâus, mais on sait qu'il vivait en- 
core en mai 1617. — Son père(Da* 
vid Fabricius) avait découvert en 
i5g6 l'étoile changeante de la baleine 
Celui-ci est remarquable par des ob- 
servations astronomiques et par une 
' explication de la route elliptique que 
Kepler avait assignée aux planètes. Il 
suppose que cette courbe n'est qu'ap- 
parente , et qu'elle résulte de la com- 
position de plusieurs cercles. L'astro- 
nomie était déjà trop avancée pour 
3u'une pareille explication eût le moin- 
rc succès. Le système de Ptoléméè et 
les mouvements circulaires étaient dé- 
truits pour jamais , et il n'y avait plus 
de philosophie à combattre pour eux* 
David Fabricius exerçait les (onctions 
du ministère pastoral à Osteria, et 
fut tué en 1617 par un paysan qu'il 
avait traité publiquement de voleur 
dans ses prédications; il estoiuteur 
d'une chronique d'Ost-Frise, ëcrice 
en bas-allemand, et publiée à Embdea 
en i()4oaYtcuneooAtinuation.N' 



I M i« a 'ittciD* da 

1 f en Idb7f il y lui reçu naître ch 

«n philosophie. Etant ciisuilc retourné fe.< 

à le'na , il y ouvrit une école. Ses con- bc 

naissances en philosophie, en théolo- rie 

gie et en hébreu le firent élire pro- gei 

fesseur d'he'breu dans Tunivcrsité de rm 

Witlemberg en i SqS , et il occupa Fal 

celte chaire jusqu'en sa mort , arrivée Tav 

le a I avril 1629. On a de ce savant : qui 

I. De sckemhamphorasch usu et à l'i 

aiusu offud Judœos^ Wittcmberg, Au^ 

1 5i|6 y in-B**. ; H. Partitiones codicis nou 

hebrœif ibîd. , 1610, iu-4'''; 162G i65 

et 1 67 1 , in-8®. Cet ouvrage , fort es- Nur 

tiroé de son temps, se trouve réim- seu 

primé dans le Thesaur. âbr. philo' 168 

logû?. de Th. Grenius. III. Oratio de mem 

Imgud Mfrœd , ibid. , 1 594 ; I V. Ptf lutef 

reliquiis sanclis Syrarwn vocum in VI. < 

iV. T. asservatis /ihïd. ^ 161 3, in- donr 

4". V. Metriea lèebntorum vêtus et Fah 

iNN'a, ibid., in-8*. VI. Epistola ad M or 

Joh. Buxtorfium. Cette lettre dans « un 

laquelle L. ^bridus engage J. Bux- » G 

torf à soutenir l'antiquité des points » Rt 

voyelles du texte hc'breu des Livres » sat 
sainte, se trouve dans lp« rw^^y--'- 



FAB 

nit le *iç) janvier 1 7^9. On a 
I. Oratio de iitilitate quam 
',iœ studiosus ex itinere ca- 
otest italicOy 1678, in -4**.; 
sertatio de altaribus , Helm- 
69^, in-4'. j 11 h Amœnitates 
fîcflf, i^'qo, in -4".; IV. Le 

des OEtivres d'Ottavio Fer- 
711, a "?ol. in -4**. j V. Histo- 
bliotheece Fabrieitmœy Wol- 
cl, I7i7-î7a4,6 vol. in -4**. 
ir passe successivement en 
tons les ouvrages qui compo- 
i bibliothèque; il donne une 
sur les auteurs , et relève les 
. qu'il a aperçues dans leurs 

il n'en a pas cftë exempt lui- 

mnis son travail prouve une 
se ënidilion ; et , non - seule- 
lit les délices des amateurs de 
re littéraire, mais encore peut 
msulté avec fruit par les sa- 
pii voudront donner de non- 
cditions d'auteurs anciens. Il 
en 1681 , publié les Prœlec^ 
de son père, Jean Fabricius. 

A. B— T. 
miCIUS (Samuel), d'Eislc- 
n Saxe , né ii la 6n du 16*. 
était ministre h Zebest , quand 
lia sa Cosmolheoria sacra , 
art-sur^le-Mcin , 1 6îi5 , in-S**. ; 
à Bâie, 1675 , avec des consi* 
ns sur les bienfaits de Dieu, 
t des réflexions sur le psaume 
; elles durent naissance , dit 
ricins, aux Concionesàw même 
sur le môme psaume , divisées 
t livres : dans le premier, il 
lu monde en général ; dans le 
y du ciel , des nuages et de 
lans le troisième, des anges; 
I quatrième, de la terre et des 
ians le cinquième, de la pluie 

fruits de la terre ; dans le 
e ^ du soleil , de la lunv et des 
; dans le septième, de la mer. 



FAB 



5i 



— Fabuicius (Etienne), ministre à 
Berne dans le 17'. siècle, adonné: 
ï. Concitmes in prophetas minores , 
1641, in-fol.; 11. Conçûmes sacrœ 
in deealogumy i(y\ç), in*4**.; III. 
Conciones sacrœ fèsimlatibus an^ 
nuis hahilfBy i65t>, in -4'.; IV. In 
CL Psalnws Davidis et aliorum 
prophetarum conciones sacrce^ 1 064, 
în-fol. A. B— T. 

FABRICIUS (Jean) naquit à Dant- 
lâg le 17 février 1608. Après avoir 
commencé ses étudbs dans cette ville , 
il les continua à Rostocb, k Leipzig, 
à Wittenberg , à Kœnîgsberg et à 
Leydeoii il sei^cmdit succcssivemenn 
n aé)oaraa un an et demi à Lejde , et 
y étudia Karabeet le persan sous Co- 
lins. En r635 il retourna à Rostocb, 
y prit le degré de- luaitre en philoso- 
phie. Pendant le séjour de quatre an- 
nées qu'il y fit , il cuscigna les langues 
orientales, l'arabe surtout, avec un 
grand succès, et chercha à établir une 
t]rpographie arabe. Eph. Praetor nous 
apprend (i^t^erur Gedanenses ) qu^'û 
prononça , en i635, un discours De 
dignitate etcommendationeling, tf r.; 
quil fit imprimer en i636, in-foL , 
nn spécimen de ses caractères , con- 
tenant un petit pocmc d'Aviccnne , et 
qu'il surveilla l'impression d'une édi- 
tion arabe de l'Alcoran , accompagnée 
d'une Version latine; mais celte édi- 
tion projetée n'a point paru. Vers cetts 
même époque Fabrioins quitta Ros- 
tocb pour Toy.igrr ; il visita le Dane- 
mark, revint à Dantzig en i658, re- 
partit de oonveau pour le Danemark, 
et parconnit la Suéde, le Holstcin, la 
Hollande , l'Angleterre et la France. 
Pendant un séjour de quelques mois à 
Paris, il se rendit la langue française 
si Êimilicre, qu'il prononça un dis- 
cours français à Amsterdam à sou re- 
tour. Enfin il revint h Dantzig, en 
164^ ; après une absence de seize ans, 

4.. 



VI 

jm -» frofessûme ûi 

eUHftteï m acaa. Rostochi, , i/. 1 4 qu 

fehr. 1007 collatd, RoMocb, iii-4"* pr 

IV. Ifymnus angelicus sacrd medi- qu 

tatione expressus ; item Oratio pa- sri 

triarchœ ÂrUiocheni , //e nativitatâ doi 

Christi , tfx arafr. i/i /i/i^. Zat. (rizns- a|)[ 

lata, Dantzigy i65tfy in-4'*, et ci^ii 

Leydc, i64o. V. Spécimen arahi- piac 

ci/m ^fio exhihentur aliquot scripta sa 1 

arabica parlim in prosd , partim li- sym 

gato' oraiione composita^ jam pri- vilic 

Tnùm in Germania édita , t^ersione intci 

2a£i7u» donata , analysi gra mmaticd avec 

expedita, notisquenecessariisilluS' occa: 

fra(A, Roitoch, i(>58, in 4^ Cet fuis 

ourrage ooutient la première séaDoe se'nat 

de Hariri; un [XHime d'Aboui'ola, un pnd 

autre d'ibn Fared, et deux aurres Yars* 

intitulé» : Fuii , Judicium de soluto âge' s 

dicendi génère arabum proprio ; et ans. 1 

l'autre, Coronis de poësi arabum. Le de F; 

Tolumc est termine par une table la- in- 1 : 

fine des mots : la traduction des deux tien , 

premières pièces avait été communi- £nûi 

quée à Fabricius par Golius qui les en p 

fit réimprimer par la suite V I . Mahu- 1 G8 j 
médis iesiamentum , sive nftrfn^"-^ ' 



FAB 

ae ville. On connaît encore une 
ongue pièce de vers de Fabri- 
imprimëe au-devant des Epis- 
atinœ de Boxborn , Francfort , 
— Son 61s ^ Fabrigius (Fr^- 
, premier pasteur de Tëglise de 
icolas , à Stettin , docteur en 
gie à Wittcnberg , s'appliqua 
ngucs orientales , qu'il étudia à 
et à Utreclit. 11 mourut le ii 
bre 1705, âgé de soixante-un 
près avoir traduit de i'hébreu 
Qinentaire de B. Dav. Kimchi 
alachic, et publié en allemand 
les sermons et divers traités de 
;ie polémique, dont on pent 
I détail dans le Dict. de Jôcner. 

W— s. 
BRIGIUS (jEAtf-GEORGE), né 
rrobrrg le i3 septembre iSgS, 
i dès son enfance les plus bcu- 
dlspositions. Dans une chute 
qu'il fit le a avril 160a , il se 
a cuisse gauche, et demeura 
I le reste de sa vie. Cette in- 
>dité loin d'affaiblir son zèle 
fique, sembU le redoubler. Il se 
ta «iKfcialrment à l'ai t de gué- 
'i étudia succ(*ssivement dans 
iversités d'\ltorf, de Wittem- 
le léna et de Hâle. Ce fut dans 
ernière qu'il obtint le doctorat 
oût i6'io , après avoir soutenu 
cs<- jiir la Phrénêsie, De re- 
Nuremberg il fut associé au 
fl&s médecins, dont il rem- 
uée distinction les diflerentes 
s. Une pr^itiquc très étendue 
cha (le hv iivror aux travaux du 
l ; f*n ftortrqu'il ne publia guère 
écrit que sa Did>«rtation in* 
le. Créé comte pa atin par l'em- 
liCopuM le xn mai 1669, îl 
t Ir 18 ncivruibre 1668. -* 

iS , WOLFGAIVG - AhBROI E j 

pan-1 «nirnt la médeciue, à 
t il joignit uu goût décidé potr 



FAB 



53 



l'arcbarologie. Désirant perfectionner 
et étendre ses savantes recherches, il 
visita- les plus beaux monuments et 
les plus célèbres académies d'Allema- 
pe, de France et d'Italie; mais il 
fut moissonné au milieu de sa car- 
rière, à Lyon, le i5 janvier §653, 
laissant deux opuscules érudits qui 
lurent publiés la même année par son 
père à Nurembe», dans le format in» 
4*** L'un est intitulé : De hicernis VC' 
terum^ l'autre Atropnfia /Soravocov ië 
sigTnuuris plûniarum. L'archaeolo- 
giste Charles Spon a donné, en btin, 
les détails de la maladie qui enleva ce 
jenne savant , et J. Fabridus a ùit 
imprimer y eo allemand, une espèce 
d'éloge funèbre : ChristUches ^n- 
denken, etc., Nuremberg, i653y 
in-4®. On trouve ordinairement ces 
deux pièces réunies. — Fabrigius 
( Septime - André ] , frère du pré- 
cédent* naquit à Nuremberg le 4 
décembre 1 64 1 9 et se consacra aussi 
4 l'art de guérir. Reçu docteur à Bâle, 
il voulut paiement parcourir U belle 
Italie. Venise, Florence, Rome, Na« 
pies furent l'omet de son admiration ; 
mais il fit on plus long s<^our il Pa- 
doue, dont la célèbre université lui 
oflfrait Yine Sftarcc féconde d'instruc- 
tion. Revenu dans sa ville natale , il 
fut élu membre du collée des méde- 
cins en 1667 , it se livra entièrement 
à l'exercice ae sa profession. Il eut , 
comme son père, une pratique ti*ès 
étendue , et fut obligé , comme lui , de 
renoncer k la gloire littéraire. En 
cfllt , pendant les trente-huit années 
qui s'écoulèrent depuis son retour jus- 
qu'à sa mort , arrivée le i o décenibre 
1 705 , il ne composa pas un seul ou- 
vrage , et nous n'avons de lui que 
trois opuscules publiés pendant le 
cours de ses voyages : I. Disquisitio 
mediea dû eatuUs fydrophoborum » 
Paduue, i665y in-4°*; U. MsXctki^a 



f 



A Si scu tphiam^ 

ai brt, iood,in-fol. C. 

Fai^IGIUS (Louis), ambassa- 
deur de Charles XI , roi de Suède , 
en Perse, était né an fire'sil, d'une 
iamille bollandaise, et avait d'abord 
couru la carrière militaire en Russie. 
Charles XI l'envoya en Perse pour 
établir, entre ce pays et la Suède, un 
commerce dont Ilarva, en Estonie, 1 
devait être l'entrepôt; mais codhoc il 4 
fallait passer sur le territoire russe, ce c 
commerce éprouva bientôt des diffî- s 
cultes qui en arrêtèrent le développe- d 
ment. Fabricius fît trois fois le voyage £ 
de Perse , et amena en 1 685 , à Stock- ti 
bolm , plusieurs marchands armé- pi 
iiiens , qui apportèrent des soies crues 
pour la valeur de 40,000 riksdalers 
de Suède. Pendant un des voyages de di 
Fabricius , un officier suédois , qui Si 
était de k suite de l'ambassadeur , eut di 
occasion de loire remettre en liberté Ë 
vn grand nombre de fonmes euro- p 
péennes , enfermées dans le sérail du ri 
monarque persan. C— au. jo 

FABttICIUS ( Jeaw-Î ald> . np i i' 



FAB 

» œuvres, iiuprimees d'abord 
ni, ont été recueillies et pu- 
r J.-H. Heidegger , Zurich , 
-4'** L'éditeur a mis en tête 

l'auteur; les ouvrages con- 
is ce volume , au nombre de 
, sans compter les dièses ni 
rammes académiques, sont 
dans Vffistoria Inbl. Fahri- 
om. IV^ pag. 5aa-ii4. Les 
larquablcs sont intitules : 
I generis humani corura 
cm tuheismi; De baplismOj 
s heterodoxonim conferen- 
M/Us scemcis; De limiiibus 
erga homines ; De fide in- 
tm; De baptismo per mu* 
el hominem prwatum ad-^ 
!o , etCk Daniel Gerdes attri- 
>riciu5 uo Traité deDwortio 
ttuBy qu'il dit très rare, et 
trouve pas dans la collection 
>ar Heidegger. Dans la Cen* 
briciorum^ J. A. Fdbricius 
;uement de Jeaii-[jOuis. 

A. B— T. 
(CIUS (Jban-Albeat), le 
int, le pins fécond et lo plus 

bibliographes , naquit k 
le 1 1 novembre i668. H 
mère en 1 674 , et cinq ans 

9 janvier 1679 ) ^^^ V^^ > 
Fabricins , directeur de la 
dans l'église de Saint-Paul k 
né k Itzehoe dans le Hols- 

10 avril iGj5 , auteur lui- 
deux ouvrages allemands et 
7i<F harmonicœ, 1657, in- 
-Albert avait commencé ses 
us son pèie, qui, en mon- 
recommanda à Valentio Al- 
ctudia cinq ans sous Wen- 
ihl , puis sous J. S. Herri- 
it,en i68i ,eifvoyé à Qued- 
pour y étudier sous Samuel 
Dès cette époque il faisait ses 
s Adversaria de Bartbius. 



FAB 



55 



Lorsqu'il vit, en 1O87, le premier 
volume du Polyhisior de Morhof*, 
il sentit augmenter le vif désir qu'il 
avait déjà de s'adonner ajiix lettres. 
Revenu à Leipzig en 1686, il Ait 
la même année reçu bachelier en phi- 
losophie y et le ^6 janvier 1 688 maître 
dans la même faculté: ce fut peu après 
qu'il publia son prftnier ouvrage for» 
mant une £ruille in-4** H donna quel- 
ques autres opuscules,et étudia quelque 
temps la médecine, qu'il abandonna 
pour la théologie. 11 alla k Hambonrg 
en 1695, et se propoMiit d'entre^ 
prendre quelques voyages , quand il 
apprit que \tb frais de son éducation 
avaieni absorbé son petit ptrimoine, 
et même le constituaient débiteur de 
aon tuteur. Il resta donc à Hambonre, 
ou J.-Fr. Mayer le retint en qualité de 
son bibliothécaire. Il alla en Suède 
avec son patron en i6g6, pais revint 
k Hambourg, où il concourut pour la 
chaire de logique et de métaphysique : 
les suffrages se partagèrent entre Fa- 
bricius et Sel>asticn Edcardi , Ton de 
ses concurrents : on eut recours an 
sort, qui décida en faveur d'Ëdsardi; 
mais en 1690 Fabridus succéda à 
Vincent Placcius dans la chaire d'clo- 
quem*e et. de philosophie pratique. H 
prit ensuite k Kiel le bonnet de doc- 
teur en théologie. De 169a k 1697 il 
avait piêché régulièrement tons les 
mercrctii. Dès l'instint qu'il fnt nom« 
mé professeur il en remplit digne- 
ment les fonctions : pendant les dix 
premières années il y consacra dix' 
tienrcs par jour; dans les dix svi- 
vantes,huit ou neuf heures , pais sept 
ou huit ; ce ne fut qu'après trente ans* 
de professorat que , sentant ses fonres 
diminuer , il se réduisît à quatre et 
cinq heures par jour. J.-Fr. Mayer 
étant venu s'établir à Greifswald , fit 
offrir, en 1701 , la chaire de théo- 
logie en cette ville à Fubricios , qui la 



Jmîi 



M 1 



niT6 ue 
onres tell . 



(•En 

Mjassel 
ni avanta- 
geuses , que Fabri était sur le 
point de les accepter. Celle fois en- 
core les magistrats sun nt retenir le 
savant parmi eux , en augmentant son 
traitement de deux cents écus. Fa- 
bricius refusa 9'ëcouter les proposi- 
sitions qu'on lui ût depuis pour l'atti- 
rer à Wittenberg. Il mourut h Ham- 
bourg le 3o avril 1 756. Gnq mois 
auparavant il avait perdu sa femme , 
dont il eut trois enfants ; savoir : un 
fils mort en bas àçjo ; Catherine Doro- 
thée y qui épousa Jean Dieteric Ëvcrs , 
docteur en droit ; et Jeanne-Frëdéri- 
que , épouse de H.-S. Reimar. Outre 
le temps ou'il consacrait à remplir ses 
fonctions de professeur , Fabricius en 
employait encore à sê correspondance, 
qui était très étendue , et à recevoir 
ks visites des étrangers ; mais il était 
si laborieus, qu'il est l'auteur d'un 
très grand nombre d'ouvrages. Nice- 
ron, d'après Bcimar, en donne la 
liste qu'il porte k 1 !i8 , en j comprc- 



mau 

teur 

m. 

auct 
rumc 
nerw 
Londi 
quesa 
qucfoi 
in-8". 
en chc 
plus r 
dont 01 
avec u 
quicmci 
5 vol. i 
iucomni 
et III r< 
corrcctic 
doit pré 
a vol. in 
tenir les 
portés à 
convénii 
de Fabi 
vais ord 
fa lits ne 



nant , il est vrai , ceux dont il n'est lion «I" 1 
Qu'éditeur «"» —*- 



FAB 

I , tels que la rhe'torique d'Au- 
Cornelius Gelsiis ;mais c'est sur- 

compléter Findication des édi- 
de chaque auteur qu'il a porté 
ins. L'ouvrage de Fabridus est 

en quatre livres : i**. des écri- 
avant Tibère ; 2**. des écrivains 
( Tibère jusqu'aux Antonins; 
puis les Antonins jusqu'A la cor- 
•n de la langue latine ^ le 4** H- 
t èonsacré aux fragments et aux 
ions des anciens écrivains la- 
Ërnesti a conservé cette divi- 
mais dans le 5*- livre il a sup- 
y I **• l'article sor Sidonins Apol- 
\j qui se trouvait à la suite de ce- 
Symmaque; a**, l'article Boece, 
ait à la suite de celui de Mar*> 

Gapella; S"", tout le chapitre 
onsacré à Gassiodore ; 4^. tout 
pitre 17, consacré à Jornandès. 
é ces retranchements , cepen- 
? troisième livre a dans l'édition 
esti dix-sept chapitres comme 
es précédentes , parce que du 
re 1 a consacré à Ammien Mar- 

â Yegece et à Macrobe j le nou- 
liteur a fait sts chapitres 13, 

■ 4» dont cbacun oe contient 
auteur. Dans le quatrième livre 
ti a retranché le chapitres , De 

christianis , et le chapitre 3 , 
iptoribus antiquis christianis» 
it des additions et des suppres- 
au chapitre De variis monU" 
s antiquis f a réuni les deux 
res De auctonbus linmiœ la» 
t de grammaticis d Putschio 
f en un seul , qu'au moyen d'une 
addition préliminaire il a divisé 
is sections, et a fttit des chan- 
ts coilsidérables aux dupîtres 
ares aux jurisconsultes. Il a sop- 

le chapitre De seripds qui- 
m suppositis y et a ]^as que 
f la nomenclature des impri- 

célèbres I qui compose le der* 



FAB 57 

nier chapitre de ce quatrième livre. 
Les suppressions faites pnr Ërnesti 
aux livres III et IV de la Biblioiheca 
laiina^ ne devaient être que des trans- 
positions : elles portent, comme on 
l'a pu remarqupr , sur • les auteurs 
chrétiens ; or , Ërnesti devait consa- 
crer à ces auteurs son quatrième vo- 
lume , qui n'a pas paru. On a an- 
noncé, il y a quelques années, qu'on 
allait l'imprimer ; jusqu'à ce qu'il ait 
été publié, l'édition d'Krnesti , malgré 
toutes ses améliorations, ne peut donc 
remplacer entièren^ent les précéden- 
tes : ce ne sera d'ailleurs que lors* 
qu'elle sera achevée qu'on pourra j 
joindre une table des auteurs , partie 
si nécessaire à ces sortes d'ouvrages. 
lY. Biblioiheca grœca , sive notiiia^ 
scriptorum veierum grœcorum quxh 
rumcumque monwnenta intégra oui 
fragmenta édita extant, tumplero» 
rumque è manuscripL ac deperditis ^ 
Hambourg, 1 705-1728, i4 ▼ol. in- 
4*** : le premier volume a été réim- 
primé en 1708 et en 1718; et l'on 
prefiïre cette dernière râmprcssion, 
où il y a quelques augmentations. Tous 
les autres volumes , sans exception, 
ont été aussi réimprimés, soit du vi- 
vant de l'auteur, soit après sa mort, 
mais sans changements notables , du 
moins. La Biblioiheca grœca est le 
plus important de tous les ouvrages 
de l'auteur : elle lui a mérité de la 
part de Needham , le surnom de 
Maximus antiquœ erudiiionis tke» 
sauras ; et de ta part de Heumann , 
celui de Muséum grœciœ. Elle est di^ 
visée en six livres qui sont subdivisés 
en chapitres : le premier livre traite 
des écrivains avant Homère; le se- 
cond, des écrivains depuis Homère 
jusqu'à Pbton; le troisième, depuis 
Platon jusquà'J.-C; le quatrième, 
depuis J.-C. jusqu'à Constantin ; le cin- 
quième ^ depuis Constantin jusqu'à la 



I 11 

miêf ïïfn%f Mit n 

à h kio , on tragmeiits iné- D 

dits d'autours (;recs, tanloi des dis^rr- tr 

tations enlK'res , dcjè imprimée s , dV- fû 

cri vains modernes. G^tlc coiifiisiun so 

est réparée , jiisquà un eertain point, pli 

par la table du dernier voUiino ; et , lio 

fDalgré ces imperfectioDS , la BibliO' tes 

theca grœca eU un livre très remar- M)ti 

quable. Une nouvelle édition a étc V. 

entreprise par M. J.-C Ha ries ; déjà cla 

1*1 volumes, contenant les dix pre- rura 

niiers volumes et les deux tiers du coin 

onzième de l'ancienne édition , ont pre| 

pani il Hambourg, de 1 790 à 1812, dans 

in-4'*- Fabricias avait souvent mal pers* 

observé la chronologie , et quelquefois F<<bT 

parLit du même auteur en plusieurs que I 

endroits. M. Harles en corrigeant ces dont 

fiutes , a aussi remis â la place quils se tr 

devaient occuper , les index , tables mots 

et autres morceaux. H a supprimé les il a c 

opuscules ou fragments que Fabricius Fabi 

avait insérés dans son livre , et dont il Fcvr 

a été (ait depuis de bonnescdilions. Il a àerU 

ajouté les suppléments inédits qu'avait ( iV. 

Liissés Fabndus lui-même , et ceux du F 
de Ch.-A Heununn. Le nouvel ^v» 



tau*» - 



FAB 

?5 Iiebraicas , grwcas , ro- 
christiAnas scriptis illus* 
7 1 5 , iu-4°.; 1 7^6, iû-4"«; 
tiitioD , d'après uti raamis- 
leur, doiiBéeparF. Sdbails- 
iambourg, 1760 ^ in -4". 
a complète l'ouvrage en y 
iudicalion de ce qui avait 
Is la inortdcFabricius.VlI. 
un lutheranum^ sive noti" 
iria scriptonan ommsgê" 
B. D. Luiheroj 1708, in- 
ide iMurtie, 1750, in 8"« 
tspectus thesauri Uuerarii 
preemissam hahens prœier 
iitiam diariormn Italiœ 
nm ihesaurorumque ac 
historicorum et acade^ 
1750, in-ti^ MLDelôctus 
orum et sjrUabus scripto- 
terilaiem religionis chris" 
\fersùs alheos , epicureos , 
m naùuralistas , idolâtras, 
mkhammedanos lucubru' 
uis assemerunl j 1721 , iu- 
it déjà donné un essai de cet 
ans le tome 7 ^ de sa Bibh' 
?C4U X. Salutaris lux Evan- 
orbi per dwinam gratiam 
, swe MOtiUa historic4hckro' 
, lUteraria et geographi- 
^Mtoram per orbem toium 
irum sacvoTum , 1 75 1, in- 
rage est divise en cinquante 
; rantour commence parrap- 
I prophéties y les préceptes 
loignages de tous les livres 
rapporte ensuite les témoi- 
s a«rteyrs sacrés et proCmeSy 
brébens , canceroaDt la pro- 
ie l'Evangile; il paHeensnile 
e qui concerne ia xvJi^n 
e dans ses commencements, 
îs , les églises qu'ils ont Ion- 
apologistes et les détracteurs 
yMit la vîc el les mœurs des 
, les empereurs qui ont pro- 



FAB 



5f) 



tegc' cl propagé le cliristianismc ; il 
passe ensuite au progrès de cette reli- 
gion dans les difierenLs pays, en Ita- 
lie, en Espagne, en Portugal, dans 
les Gaules , en Angletq-re , en Suisse , 
en Hongrie, Bohême, Pologne, Mo- 
ravie et Danemark ; un chapitre est 
consacré aux croisades , un autre aux 
Ordres ficligieiix ^ un à la congrég^on 
Depnxpaeandd Fide , pUisieurs aux 
Missions dans les Indes, en Perse, 
eu Arménie, en Chine, au Japon, en 
Tartarie, dans le royaume du Prétre> 
Jean , en Asie, en Am'qne , en Améri- 
que. Fabridus iudique les auteurs qui 
ont traité des matières qui font le su- 
jet de chaque chapitre. L'ouvrage en- 
tier est terminé par un Index alphét^ 
beùCMs episcopatuum chrislianorum 
per taturn orbem ; cet Index est beau- 
coup plus ample que celui que l'au- 
teur avait dep donné dans le tome 
XII de sa JBibliotheca grœca. XI. 
Hydrothei^ogie (en allemand), 1 754^ 
in-4". , traduit en français (par le doc- 
teur Bumand) , sons le titrede ThéO' 
logie detemk ^ ou E$sai sur IdbmUé 
de Dieu , etc., Ijr Haye, 1 74 1 « ÎQ- 
8*. XII. BibUolheea Utina mediœ 
et infimm latinUaûs^ 1754^-56, 5 
vol. in-iB**. Elle est rangée par ordre 
alphabétique des noms et prénoms des 
écrivains. L'auteur tomba malade pen- 
dant l'iropi-ession du 5*. volume , et 
mourut laissant l'ouvrage incomplet 
au motPo^g^. Chr. Schoettgcn entre- 
prit, en 17S8, à hi sollicitation de 
J. Chr. Wolf, de continuer et d'achever 
Touvrage, et donna en effet , en 1 74^» 
un sisème volume contenant le reste 
delà lettre P, et les autres lettres îiia- 
ques et y compris la lettre Z. Faliri- 
cius n'avait laissé que quelques notes 
sur des feuilles venantes , qui forent 
communiquées à Schoettgen par Rei- 
mar , maisqui étaient si peih<te chose, 
qu'elles ne dispensèrent pas le conti- 




«• a* 1 s n de 

oc I ; Il a fait des aaoitîoDs h 

quel articles , et a ajouté des ar- 
t I enûen. Ces additions sont dë- 
éet par on astëriqiie. Maosi ne 
h €81 pas contenté de suppléer les omis- 
sions , il a hii disparaître les doubles 
emplois; il est remarquable que 
Mansi , hiibitant Htalic ^ ne fasse au- 
oane mention de Tédition projetée j^r 
li. Mehus.^— Les éditionsqueFabrîaus 
a données d^un grand nombre d'ou- 
Trages, auxquels il a ajouté des pré- 
vues et des notes y suffiraient seules 
pour loi mériter un rang distingué 
dans la république des lettres. Les ou* 
Trages dont Fabridos n*a été qu'édi- 
teur y et qui méritent le plus d'atten- 
tion , sont : L FineenUi Placcii 

morum^ Hambomg, a voL in-^l. 
A h suite de IHaodtts et de De<41ierr 
( Fqf. DEOuma ) , J. A. Fabridns a 
^t réimprimer le traité de Fr. Geîs- 
ler: ÊhnuOiUiomtmnomine et ano» 
T^rmis scripunilms y et la lettre de 
J. F, Mayer, intitulée : Epixtn/i^^ 



9* 

plète 

in.4- 
l'avai 
quid< 
tion a 
dus e 
173a 
qu'une 
notice 
littérait 
due au 
avec c( 
que ce 
notice 
<Wteur 
articles. 
1718, il 
ce titre, 
teurs qi 
8ia&tiqu< 
l'aude»! 
de pinsi 
Marseill 
fonse d( 
tun; Si| 
de Gan( 



J:^ — 



FAB 

ihes qui concernent J.-C et 
res. VI. Codex pseudepigra- 
eteris Testamenti coUectuSy 
lus , testimoniisque , censuris 
nadversionibus illustratus , 
in-8'; i7'i'i, a vol. ( f^q^. 
lljlGGi, Colomies, a. Du- 
, D. DuRAifD, Fehelon, 

OLTTE. IjlMBEGlUS, SeXTUS 

:us , G. J. Vossius. ) 11 avait 
une édition d'Ëunape et une de 
issius; les notes qu'il a laissées 
lernier auteur ont senri pour 
qui a paru en 1 760. On a îm- 
!s trois premières feuilles d'Ëu- 
-8 ' ; mais la lenteur de Tim- 
' d^ûta Fabricius qui n'a- 
las sou travail ( F't^, J.-B. 
^, tome VII, pag. i89).H,S. 
, gendre de Fabricius , a donné 
% et scriptis Joannis Alberti 
licommentàrius, 1 737, in-8^. , 
portrait de Fabricius. L'ou- 
e Ueimar a été la source où 
I , Chauficpië , etc. , ont puisé 
des qu'ils ont consacrés à Fa- 
Dans le premier volume de 
ière édition de la BibUolheca 
on trouve un |Kirtrait de 
ibricius , mais il ne ressemble 
lui qu'on voit en tétc de fou* 
e Reimar. Il j a aussi un fort 
rtrait de Fabiîcius au 'devant 
Gassius de Reimar. A. E— t. 
Rictus (Fbançois), profes- 
! théologie à l'université de 
naquit à Amsterdam le 10 
Î63. Ayant à l'âge de cinq 
du son père et sa mère, il fut 
»le de sa première éducation 
aïeul maternel, qu'il perdit 
après ( 1675 ). Après avoir 
études y Fabricius se consacra 
»logie , et devint ministre il 
Ce fut en 1705 qu'il suc- 
J. Tri);land dans la chaire de 

ea ruairecMlé de Leyde -, il 



FAB 



61 



avait étéquatrefois recteur decctte uni- 
versité (en 1 708, 1 7 1 6, 1 7 14, 1 756), 
lorsqu'il mourut le '17 juillet 1738. 
Ou a de lui : 1. Christus unicum ac 
perpetuum fundamenHtm ecclesiœ , 
Leyde, 1717, in -4''. CVst le dis- 
cours inaugural qu'il prono?!ça en 
preuaut possession de sa chaire ; II. 
De sacerdoiio Christi juxta ordi» 
nem Meîchizedeci ^ i7'io, in-4*.; 
III. De ckrUtologid noachicd et 
Abrahaimcd , 1 710 , in • 4*** y IV. 
De fide ahristiand palriarchamm 
et prophetanim , 1730, in-4^M V. 
De oralore sacro , 1720, in-4'*. 
On a aussi de lui m Sermons en 
hollandais. Saxius dit que c'est à Fr. 
Fabricius qu'un doit l' Oralio in no- 
taiem centeùmum et quinquagesU 
mum academiœ Batauœ quœ est 
Lugduni Batavorum, 1 725 , in-fol. 
et in -4'* A. B-— T. 

FABRICIUS ( Christophe - Ga- 
briel ), ne le 18 mai i684 ^ Schacks* 
dorf, village de la Basse-Lusace , étu- 
dia la théologie protestante k l'uni- 
versité de Wittenoerg, et fut nommtf 
en 1 703 pour prêcher l'évancile en 
tangue wende (slave) aux hanitantf 
de Mulknitz et de Weysaghk dans la 
Basse-Lusaoe, et en 1740 à c^us 
de DaubitK dans la Lusaoe supé- 
rieure. Il y termina sa carrière le la 
juin 1757. Il a publié un Catéchisme 
et des Pièces en langue wende ; mais 
ce qui l'a rendu reuiarquable c'est le 
zèle et l'activité qu'il déploya pour 
s'opposer aux progrès que le sys- 
tème rclimeux imaginé en 1 737 par 
le comte de Zinzendorf faisait dans les 
deux Liisaces. Regardant l'associa- 
tion formée par cet homme fanatiipic, 
qui cachait des vues ambitieuses et 
un penchant voluptueux sous des 
dehors religieux, comme très dange- 
reuse pour le christianisme et pour 
le protestantisme en particulier, il 



M 
s. r. 9 mm ; m s 

secte nouvelle reprouvée par les 
1015 de Teinpirô, lesquelles ne re- 
connaissaient que les trois cultes, ca- 
tboliqne, luthérien et réformé. 8* — l. 
FABBICIUS (JsAif. André), né 
en i6g6 h Dodendorf, près Maçdc- 
bourg, fut successivement adjoint de 
la faculté philosophique de lena , 
professeur du ceMége Cirolin deBrons- 
wîck , et depuis i ^53 recteur du 
gymnase de Nordbausen. 11 mourut 
en celte ville le a8 février 1 769. Il 
ft publié un grand nombre d'ou- 
vrages élémentaires qui ont en de la 
vogue jusqu'à ce que des travaux plus 
modernes les aient remplacés. I/.trt 
oratoire, la legique et riiîstoire litté- 
raire étaient les parties dont il s'oc- 
cupa de préférence. 11 donna en 1 7^4 
une Bhétorique philoscpkùfue qu'il 
refondit entièrement en l 'j^j; k cette 
nouvelle édition it ajenfa une Foéii' 
^e allemande , la première peut- 
Cire qui ait paru. Sa Logique if après 
la méthode mathématique parut en 
1 733 , et dans de nouvelles éditions 



doeà< 

son arl 
1758, 
d^annta 
macic i 
et décoi 
seiller a 
Il moun 
1774. L 
nit l'occs 
consultai 
programi 
quels les 
coutume 
lennités a 
toujours 
que. A cô 
daient de 
beaucoup 
tout de b 
|ourâ Bui 
mer ses Pi 
siSySeuFl 
rum propi 
centium, < 
Enumera 
horti me 



11» 



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FAB 

) les cours dfî Linnc. On ne 
(litisijnuler qu'aucun disciple 
plus que Fabricius rcdeyauio 
MIS de son maître. Tous ses 
s sur rcutomologie , qui lui 
une réputation justcnient nië« 
ous montrent les préceptes, 
ode, et même les formes de 
c Linné appliqués au dé?e* 
mi d'une seule idée neuf e , 
e et féconde. Fabrinius était 
in de déguiseï! les oiiligalioos 
ait à son maître : il a décrit 
•aucoup de charmes les ino* 
leureuz qu'il a passés auprès 

et peut-être est-il celui qui 
transmis sur ce grand homme 
ils biographiques les plus io* 
ts et les plus propres à le faire 
nnailre. Sjc souvenir qu'il ea 
ait ne s'affaiblissait point avec 
1 BOUS ne l'avons jamais en- 
rononcer sans attendrissement 
de >son bon Linné. Ce fui en 
t sous loi qu'il conçut le projet 
raraux sor les insectes et l'idée 

système. 11 nous a souvent 

la première bouche d'insecte 

iséqita, fut celle d'un haniM- 

ht montra à Linné , avec la 
tion qu'il en avait fiiite , et il 
|M»a de iaire usage des or- 
le la bouche pour établir les 
res des insectes dans la nou«- 
lilion du Sjrsiema naturce y 
nné préparait. Celui-ci cucos- 
(011 élève h poursuivre cette 
I ; mais il refusa de s'j cnga- 
rre que, disait-il , il était trop 
iir changer de méthode. Fa- 
t forcé de choisir, un état, étn- 
médecine, et fut reçu docteur 
de vingt-cinq ans ; mais , bien- 
imé professeur d'histoire 'ni- 
h l'université de Kiel , il se 
alicrement à ses études favo- 
9t lit paraître, en 1775, son 



FAB 05 

système d'entomologie. Cet ouvrage 
donna une nouyeile face à la science, 
Swammcrdam et Ray avaient classé 
les insectes d'après leurs métamor- 
phoses ; Lister , Linné , Geoffroy , 
d'après les organes du mouvement : 
quelques entomologistes, Rciumury 
Scopoii , Linné lui - même s'étaient 
servi de la considération des organes 
nutritifs pour caractériser quelques 
genres; main avant Fabricius, per- 
sonne n'avait songé à coordonner ces 
principes à une clas«6cation générale. 
Cette idée était k la fois neuve et har- 
die , et l'auteur Pexécuta avec beau- 
coup d'habileté. Deux ans après il 
développa dans nn second ouvrage 
les caractères des classes et des gen- 
res : d.ins les prolégomènes de cet ou- 
vrir il montre les avantages de sa 
méthode^ et en excuse les inconvr- 
nients. Enfin il publia , en 1 778 , 
une Philosophiû entomolofi;tqtie , à 
l'exemple de la Philosophie hota^ 
nique de Linné. Depuis cette époque 
jusqu'à sa mort, 00 pendant plus de 
trente ans, Fabridus s'est occupé san.s 
relâche à étendre son système , et à 
k reproduire sous diverses formes 
dans des ouvrages qui portnil des 
titres diâèVents. Possédant à fund plu< 
sieurs langues anciennes et modernes, 
il parcourut , dans ce but , ehaqiic 
année les états du nord et du centre 
de l'Europe, fr^uentant les musées 
dHiistoire naturelle, formant des liai- 
sons avec les hommes instruits de 
tous les pays, et décrivant partout 
avec une infatigable activité les in- 
sectes inédits. Mais à mesure que le 
nombre des espèces s'aeeroissait sous 
sa plume laborieuse , les caractères 
des genres , et même des cias<cs , 
devenaient de plus en plus incer- 
tains et arbitraires ; et , sous ce 
point de vue fondamental, ses der- 
niers écrits sont peut-être inférieurs 



an grand ut nt a la 
Mience qu'ils cnltiveut : l -qJ et U 
lassitude les empêchent de suivre les 
proj^rèa duut on leur est redevable, 
tandis que d*aulres , plus jeunes et 
plus actifs, partant du point où ils 
se sont arrêtés , marchant en avant 
€t les surpassent. Cependant Fabri- 
cius a encore l'avantage d'avoir pré- 
senté le catalogue le plus complet d'in- 
sectes décrite d'après nature : tant 
qu'il a vécu, il a tenu le sceptre de 
la branche importante d'histoire na- 
turelle dont il s était emparé ; et , bien 
loin d'être jaloux des succès de ceux 
qui couraient la même carrière, il 
les a encouragés par ses éloges. Après 
avoir pris connaissance d'un pre- 
mier travail que nous avions fait sur 
les Araneldes , il eut 9 Tannée suivante , 
)a complaisance de nons apporter de 
Kîel toutes les araignées exotiques de 
ta collection; et lorsque nous lui eû- 
mes communiqué les observations 
critiques que l'intérêt de la science 
nous forçait de faire sur ce qu'il avait 
écrit relativement à cette classe d'in- 
srrtp«« •' '•• *** — ■ 



natan 
ler-d'c 
profes 
tique; 
les lai 
plusici 
moius 
raîlre f 
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remplis 
devoir I 
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pays où 
qui était 
trie. Noi 
les papii 
bombard 
les Angla 
reux, 
» retouri 
tit , et p< 
primes q 
succomlx 
sumait • I 



FAB 

es plus illustres de son 
cstie, sa douceur et son 
jut cuutribuait à rendre 
>n intéressante et ins- 
atroille a fait paraître, 
is du muséum d'histoire 

1808, unç notice sur 
ist la seule dont nous 
aissauce. Si nous avions 
rer celles que l'on a dû 
Jemagne , et l'ouvrage 
ne consigne des détails 
vie , cet article eût été 
ait et plus complet. Il 
lire connaître les nom- 
i Fabricius; nous corn- 
r ceux qui sont relatifs 
3:1. Systema entomo' 
lurg, «775, in-8°. Ce 

non seulement I'cxjh)- 
rictcres essentiels des 
genres du nouveau sys- 
iur voulait établir, mais 
les espèces alors cou- 
lera insectorum , Chilo- 
?ol. in- 8"., sans date et 
iprimeur; la préface est 
décembre 17^6. Cette 
aillée des classes et des 
fie d'une Mantissa (on 
i'especes nouvellement 
ji font suite au Sj'ste- 
isophia enlomnlo^ica , 
-8 '., 1 7 78 .C'est encure 
ivragc de ce genre. IV. 
torum , ibid. , 1781, 
L'auteur, dans la pré- 
l'il n*a pu discerner les 
leViques de la bouche 
mbrc de petites espèces 
s des phalènes, des cha- 
2arabes, des mouches , 
ns, des teiithrèdes, et 
Dtomolo^ibtcs à s'occu- 
'aphics sur ces insectes : 

qu'il ne pouvait seul 
ce dont il n'avait que 



FAB G5' 

posé les bises. V. Mantissa inseclO' 
rum, Mahiiaî ((x)penh.igne), 1787, 
in-8"., *i vol. C'est un sup])lément à 
l'ouvrage précédent, pre.squ'aussi vo- 
lumineux que l'ouvrage mémo; Vï. 
JVoi^a insectorum gênera, dans les 
Mémoires de la Soc. d'hist. natur. de 
Copenhague , tom. I , V, part. L'au- 
teur établit sept genres nouveaux dans 
ce Mémoire ; Vil. Entomologia sys* 
temtfù'ca, Copenhague , 1 792 à i l^fi^ 
7 vol. in-ij<>., en y comprenant P/zi- 
dex alpkabeticus ; mais les six pre- 
miers volumes ne forment que quatre 
tomes , le premier et le dernier étant 
divisés en deux parties: tous les i/i<?- 
cies précédents sont refondus dans 
ce grand ouvrage, où l'auteur a pour 
la première fois introduit les classes 
^QS Piezates y Ats Otlonates, ci des 
Mitosates , qui , auparavant , étaient 
réunis dans une seule et même classe , 
sous le nom de Sjnistates : de sorte 
qu'il mettait dans une même division 
les abeilles et les cloportes , les éphé- 
mères et les araignées, les libellules ou 
demoiselles et les scolopendres; VIIL 
Supplementum entomolof^ûp sjste- 
maticœ, Copenhague, 1798, in-8®., 
avec de nouveaux genres et de nou- 
velles espèces dans toutes les classes. 
L'auleur a donné, dans cet ouvrage, 
un travail entièrement neuf sur U 
classe des Agonafes ouciustaeés, qu'il 
fit disparaître de son système et 
qu'il subdivisa eu trois, les PoUgo» 
mites j les Kleistagnates et les Exo» 
chnates. Il fmt joindre à ce vo- 
lume un Index al/fhabelicus de cin* 
quante - deux pages, qui ne parut 
qu'un an après, ibid., in-8". hniin^ 
Fabricius voulut refondre encore tous 
les ouvrages précédents en un seul, 
en publiant successivement un Species 
pour chaque classe d'insectes en par- 
ticulier, et il fil paraître : IX. ^sy^- 
tema Eleuthcratorum y KicI , 1 80 1 , 



5 



de la Batare dT i^'f- «""««" dcu 

»"«ri«« de FabS ^ '^^£- *« 
*«• propres « les l*m«. j r?^"" '"«^^ 

XVI. TVW A 2'^?^"•^•' P»»^ 

f«!r,*'-'^XSffif^- j'79: 

(tom. IX pm- •« " ^'^^^ * Lettres 
t'mv naturelle , Kiel 'i«l/ ^^'' *<?»''«« 



FAC 

Htes <iur le Danemark, écrites 

is et publiées par Pinkerloii , 

Géographie moderne, e'di- 

1807, tom. I, paç;. 555 j et 

ëdit. de 181 1 , p. 5()s. 

W— B. 
UCY (\c.Vcre Gabriel), ào- 
I et célèbre bibliop;raphc , mort 
rn 1800^ était ne, vers 17 i5, 
Maxiinin, près d'Aix en Pro- 

I entra de bonne heure dans 
le St.-Domiuique , dont il prit 
et fit les vœux en celle der- 
lle. Ses lumières et ses vertus 
'rent bientôt h la dignité' de 
ial , qui le fit aller à Rome 
60. Les ressources que cettiî 
capitile olTrait à son goût pour 
uion le flattaient beaucoup , et 
Tères qu'il y connut , le retia- 
ns la maison qu'ils y avaient, 
conférèrent même la fonction 
ur eu théologie; et comme il 
: en même temps les belles- 
avec distinction , Pacadc'mie 
Arcadi se Tagrcj^ea. Bit^ntôt 
a , par ses vastes connaissances 
imour de 1 étude , d*ctrc choisi 
iD des docteurs the'olo«;icns de 
lise bibliothèque deCasanata, 
eu 1700, par le cardinal de 
, aux dominicains du couvent 
nerve( f'b^.CASAïf ate).II tra- 
vée le P. Audifrédi à en faire 
DÎfique Catalogue dont on re- 
fu'il n'y ait eu (pie quatre vo« 
de publiés ( V, Audifrédi ) ; 

II pour le plus grand honneur 
ouvrage , que le P. Audifrédi y 
composa 1.1 préface , y déclara 
considérable que le P. Fabricy 
te dans ce travail. Les Œuvres 
ui-ci avait publiées lorsque pa- 
roi.sicmc tome de ce catalogue , 
dire en 1 788, y sont indiquées 
anière suivante : I. Recherches 
poque de Véfjuitation et Fu* 



FAB 67 

5<!^e des chars équestres chez les 
anciens , où l'on montre V incertitude 
lies premiers temps historiques des 

peuples relativement à cette date y 
'2 parties en un gros volume ill•8^ y 
Marseille ( Rome ) , 1 7G4 et 1 765 j 
n. Mémoires pour servir à l'His' 
toirc littéraire des deux PP, An- 
saldi , des PP. Mamachi , Patuz- 
zi y Richini et de Rubeis ; avec un 
autre concernant les ouvrages de 
M, Cornet, et V explication d'une 
loi de Moïse , portant défense de 

faire amas de chevaux, etc. : ces 
divers opuscules sont imprimés dans 
le Dictionnaire universel des scient 
ces ecclésiastiques , du P. Richard , 

-tomes V cl VI; III. une Lettre , in- 
sérée dans le Journal ecclésiastique 
de Tabbc Dinouart (novembre i ^68 ) , 
sur l'ouvra^^e du P. Mamachi : De 
animabus justorum insinu Abrahœ 
anle Christi mortem expertibus bea^ 
tœ visionis; IV. Des Titres primi^ 
tifs de la révélation , ou Considé- 
rations critiques sur la pureté et 
Vintégrité du texte original êtes li- 
vres saints de V Ancien- Testament , 
2 tomes in-8"., Rome, 177a. Ou- 
vrage important, plus célèbre que tous 
les autres du inéme auteur. V. Cen- 
soris theologi Diatribe qud biblio- 
graphite antiquariœ et sacrœ criti- 
ces capita aliquot illustrantur , Ro- 
me, 1 782, in-8 '., se trouve à la suite 
du Spécimen variarum lectionum 
sacri textùs >elc, de J.B. dc'Rossi. 

G— if. 
FABRINI ( Jean ) , grammairieu 
îtilien y naquit en 1 5 1 6 , a Fighine en 
Toscane 9 patrie du célèbre Marslle 
Ficin.Cest Pabriniqui nousTapprénd 
dans une rcpousc qu'il fit à un ami 
qui rengageait a retrancher du titre 
de ses ouvrages ces mots da Fighine 
qu'il y mettait toujours, et à mettre 
seulement Fiorentino y pour faire croi- 



5.. 



fl ef tfno 
»i w tun niiapp en i547 
à Veiii!(€ par le sénat, pour rrinplir 
la chaire d'ëioqurnce ; il y professa 
pendant trrntc ans avec le plus grand 
éclat, et obtint ses appointa inenls en- 
tiers pour retraite quelques années 
avant sa mort, qu'on place vers 1 58o. 
On a de lui : I. Une traduction ita- 
lienne des discours latins De institua 
tione reipuhlicœ de FrancesfO Patrizi 
de Sienne, Venise, chez les (ils d'Ai- 
de, 1545, in-8".; IL Délia inter- 
pretazione dalla Lingua volgare e 
latina , dove si dichiara con regole 
f^enerali l'una et Valtra lincuay etc. , 
Mume, 1 544 V m* Teorica délia Lin- 
£ua , dove s'inse^na con regole ge- 
Jierali ed infallibili a irasmutare 
tiitte le lingue nella lingua latina, 
Venise 1 5t)5 ; IV. il Terentio latino 
Comentato in Lingua toscana e ri- 
dotto a la sua vera latinità , etc. , 
Venise, i548, in-4". Le Commen- 
taire italien est en marge du texte la- 
tin. La construction est faite , chaque 
phrase est expliquée root h mot, et 
cette exp1ic;ition est sui\ io de quelques 
noies. Le douMe but de l'auto"" -'• • 



6ir 

pli 

gar 
n'eà 
com. 
genr 
IMaîa 
tone, 
le lire 
main. 
réira| 
mière 
chées . 
les vei 
FA. 
nicicn 
mort I 
ou II et 
bord 1 
Tabbc ] 
que lui 
tion de 
L'étud. 
Ircraêl; 
avec s(j 
ftire d 
theoiiq 
qu'il 11 



FAB 

autres inventions , assez nom- 
s , qiril fit daus le même genre, 
le d un clavecin au moyen du- 
s notes frappées par les touches 

eu même temps écrites par 
expe'dient de'jà tente' avec qucl- 
ccès ( F, Engramelle). On lui 
ssi une petite machine fort sim- 
ar les ressorts de Iiquelle une 
le bois battait toutes sortes de 
es. Son talent en mécanique ne 
na pas aux choies musicales. II 
la un genre de tonneau dans le- 
'air ne pouvait s'introduire h 
e qu'on le vidait , parce que sa 
diminuait dans la même propor- 
ue le vin qui y était couteou. Il 

le moyen d'écrirc^ussi vire que 
»le la plus précipitée sans abré- 
1 et sans rature. La recherche du 
!ment perpétuel l'occupa ; et il 
la , pour le trouver , une es)>èce 
idule sans roun^^es, sans contre- 
: le seul artifice de l'aimant 
it le moteur. Il construisit en- 
ne horloge qui marquait, d.ins 
port le plus exact , les heures 
nés et les heures françaises, 
es minutes et les secondes res • 
?s ; les équinoxes et les solstices 
ent même indiqués. Son pen- 
naturel pour la mécanique ne le 
na cependant point des études 
giques. Ses supérieurs le juge- 
digne d'enseigner les jeunes 

de la Congré;:;QllKn ; l'évêque 
liogg'a 1" choisit pour son con- 
1 il prêcha même avec succès la 
n qu'il pratiquait avec exacti- 
— Son frère aîné , Joseph Fa- 
inéileein , fut te premier à mettre 
tëme la bolaiiiffie de sa patrie, 
ri rr^p.indrc la connaissance de 
rt avec son compatriote Rardié- 
^tlaii. G— !f. 

l'IUZI ( Charles ) , juriscon- 

né à Udiue eu 1709^ fit ses 



F A B C9 

études à l'université de Padoue , avec 
une grande distinction , et y prit ses 
degrés en droit. 11 revint ensuite dans 
sa patrie , où ses talents le firent UQjn- 
mer à différentes charges publiques. 
L'obligation où il se trouva de faire 
des recherches dans les archites d'U- 
dine , l'engagea à les mettre en ordre, 
et â extraire, des titres qu'elles renfer- 
ment , ceux qui concernent plus spé- 
cialement l'histoire du Frioul. Il se dis- 
posait à mettre au jour le résultat de 
son travail , lorsqu'il mourut en 1773* 
Les manuscrits de Fabrizi forment 
plusieurs volumes. io folio. On en a 
tiré deux Dissertations qui ont étë 
imprimées, l'une : De V Intérêt de 
Varient dans le Frioul au 1 4"* ^'^- 
de ; l'autre : De V ancienne Monnaie 
de ce pays, Fabrizi était membre A% 
l'académie d'Udine et de plusieurs au- 
tres sociétés savantes de 1 Italie. 

W s. 

FABUONI ( Ange), célèbre bio- 
graphe iydien du 18". siècle, doit i 
ce titre occuper une place distinguée 
dans un ouvrage tel que le nôtre. II 
naquit le 7 septembre l 'pi , k Mar- 
radi , dans cette partie de là Romagne 
qui est, depuis le i5''. siècle, réunie 
au grand-duché de Toscane ; sa famiile 
y avait été nche et puissante , mais la 
fortune de son père était bornée , et 
il ét^it lé dernier de onze enfants. 
Après de premières études, faites dans 
s'a patrie, il obtint en 1 "^So , à Rome, 
une place dans le collège Baudinelli, 
fondé par un boulanger de ce nom, 
pour l'éducation d'un certain nombre 
de jeunes Toscans. I^es élèves de ce 
collège étaient admis aux cours de 
celui des Jésuites. F^broni suivit deux 
cours de rhétorique, l'un le matin, 
l'autre le soir. Son professeur du soir 
était excellent, celui du matiji était 
le plus inepte des professeurs; il 
donnait quelquefois pour devoir à 



ooe ai gi nie, et prl 

à « <^ fi Qft espérances de son l'Ai 

eur. I) euit à Rume depuis tiuis srn 

ans, et .'ivait, des la iunnièrc an- bon 

ne'e , perdu son pèi e , qui l'avait 1 li^sc (rni 

sans fortune. Il avait étudie' la logique, liicii 

la physique, la métaphysique, la <j;(>o- avai 

metrie, et sentait la nécessite de se d*dr^ 

livHT à des occnp.itions utiles, lors- des j 

qu'il fut présente au pre'Iat Bottai i, pose 

vieill.ird triste et scvcre, qui lui fit Tise, 

cependant un très favorable accueil, d'avo 

1! fut même arrange enti 'eux , peu de cette j 

temps après , que Fabroni remplirait , av.iiri 

pour lui , les fonctions d'un canonif at ment 

•deSle. Marie in iransle^ere, Bottari ciens • 

était un des soutiens du p^irti jansc- à (/.'sèi 

niste; pour lui plaire, F.tbruni se mit enfin , 

h c'iudier la théologie, et à traduire joi^nai 

en itilicn des ouvr.ipes fiançvus, tels theolo] 

que la Préparatinn h la tnori^ du parlai 

P. Qiiesucl, les Principes et refiles vait,d< 

de la rie chrêlienne^ de Le Tour- que B« 

ncux , et les Maximes de la marquise seuleui 

de Sable' ; ce dernier ouvrage était pas d'i 

accompagne d'amples Commentaires, avec [) 

Ils parin ent tous trois cluz P;igli n ini , daiil (] 

qui était le hbnirc ordinaire dr la <(!-'••• 
secte lainti .- 



FAB 

ivalt fait, sur ce livre ^ un oeu- 
vre qui aurait pu être utile pour 
de cette branche du droit; mais 
â point public et n'y a jamais 
dernière main. Au bout de huit 
Tme auquel expirait le bienfait 
spigliosi, il quitta enfin ce genre 
B , qu'il n'avait embrassé que 
mvenance et par raison , et il 
1 entièrement aux belles-lettres, 
•nouça en latin, dans l'ëglise 
I. Marie, Toraison funèbre du 
daut Jacques Stuart ; le cardinal 
L , fils de ce prince , prc'sent a 
cérémonie , fut ému jusqu'aux 
. et témoigna , par un présent 
érable , sa satisfaction à Fora- 
ine fiit vers ce temps* là que 
ni conçut l'idée d'écrire en latin 
îs des savants Italiens qui ont 
dans k i<y% et le l8^ siècle^ 
;e qui devint, dès ce moment , 
icipal objet de ses recherches , 
travaux, et qui a le plus con* 
à sa réputation. Il en publia le 
er volume en I766; il avait 
\ peu de temps>auparavant, une 
tion italienne des Entretiens de 
'on, de l'abbé de Mably. Cette 
ation ne fut pas généralement 
uvée : k Venise, surtout , quel- 
patriciens regardèrent l'austérité 
eurs, recommandée aux rcpu- 
s par Phocion , comme une 
re de la licence que le sénat étiit 
f d'autoriser parmi le iieuple 
e distraire et l'asservir. Ils vou- 
faire censurer l'ouvrage et pro- 
la traduction ; mais la partie la 
nge du sénat blâma cette ri- 
, et permit qu'on en fit , à Venise 
', une seconde édition. Gcpei^- 
admiration de Fabroni pour un 
lophe qui easeignait des choses 
<ome (1), selon ses propres ex- 

td hmc Romœ aul ignoranlur ««l conlciii* 
{ Vie de Fd»fvui , écrite par lui-aéiae. ) 



FAB 71 

pressions, on ignore ou Ton méprise ; 
son eloignemcnt pour les démarches 
et pour les complaisances qui con- 
duisent aux honneurs, et enfin, s'il 
faut l'en croire, l'inimitié des Jésuites, 
à qui ses liaisons avec Bottari le ren- 
daicnt suspect; toutes ces causes s'op- 
posaient a son avancement et l'écar- 
taient du chemin de la fortune; il 
céda enfin aux instances d'amis puis- 
sauts qui l'appelaient h Florence ; il 
sy rendit en 1 767 , et le grand-duc 
Léopold lui donna, comme on le lui 
avait fait espérer, la place do prieur 
du chapitre de la basilique de Saint- 
Laurent. 11 partagea son temps entre 
les fonctions religieuses de sa place, 
qu'il remplissait avec beaucoup d'exac* 
titude, et ses travaux littéraires, qui 
devinrent son seul amusement, ayant 
dès lors , il la musique près , renoncé 
aux plaisirs du monde qui prenaient 
à Rome une partie de son temps. 
Deux ans après, il obtint un congé 
pour aller à Rome revoir ses anciens 
amis. Clément XIV (Ganganelli); qu'il 
avait compté autrefois parmi ses pro- 
tecteurs, et qui venait d'être élevé au 
pontificat , lui fit le plus gracieux 
accueil, le nomma, presque malgré 
lui, l'un des prélats de la chambre 

K)ntificale, et fit, pouf le retenir à 
ome, Jes plus grands efforts; mais 
Fabroni ) attache par la reconnais- 
sance au grand-duc, qui venait encore 
de le créer provéditcur de l'université 
de Pise et prieur de l'ordre de saint 
Etienne , résista aux offres et aux ins- 
tances du ))ape ,sur les promesses du- 
quel il fait d'ailleurs entendre asscy 
clairement qu'il ne fallait pas toujours 
se fier ; après avoir fait un voyage à 
Naples, où il fut reçu avec bonté par 
la reine , et bien Vu des gens de lettres 
et des savants , il retourna directe- 
ment à Florence. Il profita de son 
crédit auprès du grand-duc pour ob« 



I 6 1IM U 

gnnde oc reprise lui \ 

oocafliumia un surcruii de travail , fo 

souvent excessif, et lui attira, comme m. 

il arrive toujouis, beaucoup de de'sa- La 

gréments ; nwiis il la soutint avec cou- sui 

rage, et poussa jusqu'à cent deux pii 

volumes la collection de ce journal, (ils 

Au milieu des travaux dont il ét.4it Imi 

occupe, il apprit que le grand -duc Cos 

1 avait choisi pour précepteur de sos voy^ 

cnfai.ts. Il craignit que cette faveur Dre« 

ii*excitat contre lui Tenvic ; et , ne vaut, 

pouvant se soustraire au joug liono- en i 

rable qui lui était imposé , il crut cfciin 

devoir s'éloigner de Florence jusqu'au U en 

moment où il devrait outrer dans les de qu 

fonctions de son emploi. Il demanda Vies i 

donc la permission de voyager ; le de sa^ 

^rand-duc non-seulement le lui per- contir 

mit , mnis lui fit co:"pter, par le trésor premi 

de l'ordre de St. Ktienne, la somme (i79( 

nécessaire pour .son voyage. «Fabroni calion 

Tint à Paris , y fit un assez long se- die , > 

jour, passa en Angleterre, où il ne avecl 

resta que quatre mois, et revint en pondi 

France. A Londres conmie à Paris, il Ses a 

vit ce qu'il y avait de plu> élevé par des ri 
le rang cl de plu.s dislinirm* «•■'•"' ' 



FAB 

rvalle, il revenait aux objets 
sis de ses études ; mais en 

il se fit eu lui un cliangement 
lis et ^e volontés ; il dit adieu 
uipations littcraircs.ct se livrant 
tveioeut à colles qui avaient la 
Q pour objet, il n'écrivit plus 
)s ouvrages de dévotion, tels 
our la Fête de Noël, en 1801, 
Notre-Dame de Bon Secours^ 
)5. A cette dernière époque de 
, il se reprochait quelques légè- 
et quelques traits de passion 
étaient échappés dans ses écrits; 
^entait surtout d'avoir dit , en 
t des Jésuites, quils étaient 
8 les cochons y qui y lorsque 
n avez blessé un ^fondent tous 
hle sur vous ; et il est vrai que 
était dicne , ni d'un aussi bon 
m , ni ann aussi élégant écri- 
7était dans la Vie d'Apostolo 
qu'il avait écrit cette phrase; 
r un oubli des bienséances , 
l'incroyable dans un homme 
e lui , il avait dédié et adressé 
^ie au célèbre Tirabosclu , son 
[ui avait été jésuite, et qui, mal- 
douceur de son caractère, ne 
is n'en être point offensé. Anx 
«s de l'université de Pise , Fa- 
se retira dans une solitude au- 
ï Lucqucs , appelée S. Cerhon, 
is Franciscains réformés, uni- 
nt occupé , pendant un mois , 
Un qu'il sentait approcher. De 
à Pise, il ne lit plus que souf- 
X voir s'accroître chaque jour 
igrès de son mal. Il expira enfin 
septembre i8o5, après avoir 

tous les devoirs de la religion, 
sèques furent faites avec magni- 
\ dans l'église de 8. Etienne, et 
allure décorée d*une inscrip- 
onorablc. On en a gravé nue 
)lus étendue au-dessous de son 
•n marbre , place à Pisc; dans 






FAB 

le Campo-Santo, Ou a dû aussi eu 
mettre une en son honneur d:)ns le 
nouvel hôpital de Marradi sa patrie , 
pour la fondation duquel il «Hvait 
donné le premier une somme d'envi- 
ron trois mille écus, et auquel il avait 
procuré des libéralités considérables, 
tant de la part des princes de Tos- 
cane, que de ses plus riches conci- 
toyens. Les principaux ouvrages de 
Fabroni sont : 1. Fitce Italorum doC' 
trind excellentiumquisœculis XVII 
et X Vm Jloruerunt, La meilleure 
édition, et la plus complète , est celle 
de Pise , commencée en 1 7^8, in-8% 
et dont il donna successivement 18 
volumes, le dernier, en 1799. Le 
J9*. et le 20". parurent après sa 
mort, à Lucques, ]8o4 et i8o5; 
l'un composé de Vies écrites dans ses 
dernières années , et qu'il était prêt k 
faire imprimer; Fautre , de sa propre 
Vie, écrite par lui-même, jusqu'en 
1800, avec un supplément de l'édi- 
teur, M. Dominique Pacchi; et d'un 
choix de I^ettres adressées à Fabroni 
par des princes et par des savants. 
Elles prouvent de quelle considéra- 
tion il jouissait, et contiennent des 
détails intéressants pour iliistoire lit- 
téraire. Cette collection biographique 
ne renferme pas moins de i54 Vies, 
y compris la sienne. 11 est vrai qu'il y 
en admit 21, écrites par différents 
auteurs de ses amis; mais tout le 
reste lui appartient; et si l'on songe 
au nombre inGni d'objets que l'au- 
teur embrasse , aux recherches qu'exi- 
geait la discussion des faits, à la va- 
riété des connaissances que supposent 
les notices claires et sufiisantes de 
tant d'ouvrages scientifiques de tous 
genres; enfin, à l'élégance continue 
avec laquelle ces Vies sont rédigées , 
on ne sera pas surpris du grand suc- 
cès qu'elles ont eu dans le monde sa- 
'vaDt« L'abbé Andrcs y dans le 3^ so^ 



rat 

» ... qui ODi sur 

Ml a GTS reproches. t.cs qiies- OEi 

tions sont ;iujourd'hui sans impor- Azzi 

tance, et les hommes raisonnables cl 5C 

espèrent quVlIes n'en reprendront ja- bron 

mais. II. Giornale de* lelleratiy 111. 

Pise , 1 o5 vol. in-i a. On ncnt mettre Fita . 

au nombre des ouvrages de Fabroui, prcmi 

ce journal qui lui dut sa naissance, le scci 

dont plusieurs volumes sont entière- etpico 

ment de lui, et auquel il ne cessa prccici 

point de fournir des articles intcres- qu'aloi 

sauts , principalement sur les beaux mier V. 

arts anciens et modernes. I/clude des arc 

qu'il eu avait faite, et ses recherches rendirei 

sur cet objet , lui fournirent les ma- sujet. C 

tériaux d'une Histoire des arts du Magnili* 

dessioj ouvrage impariait sans doute, d'ordre 

mais où se trouvent cependant beau- d*iropar 

coup d'observations peu communes mière f 

et de ])ou goût. C'est encore à cette grand \ 

classe de ses écrits, que se rapporte bre, et < 

sa Dissertation sur la fable de Nio^ mes des 

hé. I/occasiou pour laffuelie il récri- en suiv< 

vit, lui donne un titre de plus à la saut da 

reconnaissance des Florentins. Des fait de 

statues antiques du plus grand prix produit 
e'taient toujours rcMées à Tt 



FAB 

IIS cxlcrieur, de Cnsmc, qui 
nommé le Père de la patrie , 
(Icleiiicnt trace ; il n'y mauquc 
ieIqiios|lraits plus profonds, 
iraient dévoilé les secrets de 
ion do cet homme simple et po- 
, mais adroit, et même rusé ( i \ 
leva , par la f.ttcur du peuple , 
(US des grands et des noLIcs. 
voit peut-être pas assez, comme 
m germe, l'ctonuaDte fortuoe 
autc destinée de cette famille 
umerçauts , qui devint peu de 
après une dynastie desouve- 
f, Leonis X , pontijicis maxi" 
i , Pise, 1 797, Dans cette Vie 
raud protecteur des lettres et 
is, l'auteur avait à embrasser 
izon pulitiffue plus étendu; il 
néicr en plus grande propor- 
^ifldires dVl^it aux intérêts de 
blique des lettres : il n'est pas 
il y ait également réussi. Ici 
c n'est suivie que de notes. Ce 
[)lus dans les archives de Flo- 
c'eût été dans celle de Aomc, 
ût fallu puiser, pour en tirer 
louments secrets et autlienti- 
nais cette faculté n'étaît nccor* 
frsonne, et quand M. Roscoc 
L ajouter, comme Fabroui, une 
Léon Xà celle de Laurent, il 
contenter , comme lui , de ce 
iivaient lui fournir les archives 
nés, et de ce que Fabronilui- 
avait déjà publié. Il eût bien 
n'y pas ajouter tajit de choses 
lées ailleurs , tant de pièces de 
ces de recueils connus, et de 
surcharger de 4^'io pages d'ap- 
rhi^toire trop volumineuse d« 
ifc.VI. liistoria Ljcifi Pisa- 
c, 5 vol. in-4 *•, > 791 j 1 79^ et 



troni dit de laj que Laarcat fut an plaii 
Dmf . naii qu'il iiirpaMa an ru«r rt en 
atltJitate) et L«urcol el |oh» Ici «ulrct 



FAB 75 

179?) ( /^. E.CoRsiNi), Cette histoire 
embrasse toute la durée de Tuniversitô 
de Pise , depuis son origine jusqu'à la 
fin de la domination des Médicis. Un 
4'-. volume devait comprendre l'his- 
toire de l'université sous les grands- 
durs de la maison d'Autriche ; mais 
la difEculté d'écrire sur des choses et 
des personnes si voisines de son 
temps, et sur celles de son temps 
même, arrêta l'auteur. Il paraît qu'il 
n'avait rien écrit de ce volume que sa 
yIc , qui devait en former le premier 
chapitre , et qui a été trouvée parmi 
SCS Mfmuscrits, avec ce titre: J?e 
curaiore Academke caput L VIL 
Francisci Petrarchœ vila^ Parme ^ 
Bodoni, 1799, in-4"* L'auteur avait 
formé , avec M. fialdelli, auteur d'gne 
Vie italienne de Pétrarque, publiée à 
Florence, en 1797, le projet d'une 
nouvelle édition des Lettres do ce 
grand homme , 011 ils auraient ajoute 
toutes celles qui sont encore inédites. 
Elles devaient être précédées d'g^e 
nouvelle Vie de Pétrarque , écrite 
en latin comme les Lettres. Fa- 
broni Tarait composée avec un soin 
])articulier; le malheur des^ temps 
ayant empêché ctUe publication in- 
téressante , il donna son manuscrit à 
fiodoni, qui Timprima. J^'ouvrage 
contient peu de choses nouvelles , et 
n'est à peu près qu'uu abrégé de ce 
que d'autres avaient déjà écrit; mais 
il se fait lire avec plaisir , et cette 
édition est recherchée par ceux qui 
aiment à voir élégamment imprimés 
les livres éléj^amment éciits. VI IL 
Eloçj d'illusiri Italianiy Pise, 2voL 
in -8%, 178G et 178Î). Après avoir 
tant écrit en latin à la louange de ses 
illustres compatriotes , F.* broni vou* 
lut aussi leur consacnT des t'ioges en 
langue italienne: parmi ceux que 
contient le premier de ces deux vo- 
lumes^ il y en a troi^ qui se trouvaient 



-jS FAB 

(li=ià lîan* M5 Vies blines ; il» n« «Wt 
poiuHrailiiils, m.iis rrrjils,et peu- 
vfiii éiiercgaiilps coiiiiur nouirnui; 
les nutns le surit cnlii'iTiTii ni. Us ne 
sonlpss loiisnitisirrF'i ;uiï scicncrt; 
on y Irriitïp <ini% <ie dtin grands 
poi-lPS l'nis-.iiiH M,'lïi(,ise. le sr- 
foiiil vuliunc' JciiJ'.M'tin-, biilrtlciiélo- 
^l's cir' pliiNJrrus s.jï.iiii.s Italîpns, 
ccii^ lin lui ili' rrii.sic, Frcilc'rie II , 
cr ilii ci.iih) |irltii,r IVipliacl Mengs. 
IX. £/":,■; ili Ih-iiie ./lighieri, rfi 
^iK^Ao' l;>Uz!,w<>. di lodovieo 
^rioflo, e di Torijiialo TtlssO, 
Vmm' . Iluduni, iKof». X. Il faur 
au'^si ciiiiiplcr, [inriiii li^ bons IJn- 
vra^rs lyv l''.(l)iiiiii ('ci ivit dans sa 
Iniipif n.itiuii.ilL'. ).i Ir.idiictioD abrê- 
peViii l'un (k'riiix qui firent, «Imiib te 
Mode (IriMifr, le \Am tl'homieiir 
A lii iiù'rr . Ir f'iyiif^e du Jeune 
Anitchariis en Créée. « Bini d'cs- 
» .«eiilii'l iiV>l oîiiii Jaiis voire 
« omi.ii;'-, rrihh l'.iliiic Rarlhrlemy 



dcl 


..s.niir,.!, l, 


i.-q.ril él 


lit k la fais 
on de sun 
de Piie, 


Histoire île l'i 


■ittivarsUé 


cr 


de |.|"-i'^Mr 


s aurrps 


Kraiids oii- 


tt: 


i^pc. Il V a ài-'. niumcDls dans la 


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de rh^.mn, 


.. de Indn 


s , où l'acti- 


vire' d.- iV-pril 


mi|i[j1(!i; il 


1 la briévctiJ 


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Il i^roiimilteH 


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?s .l,.ns \<-\ 




iTiciernes et 


il.i 


iislfdroiin^ 


il cl cammique, l(pi*il 



FAR 

le boonet de diictinr eu i6oO, (tfl 
ftil cTisiiile rrtu avciuitau j>arlc<a 
d'Aix. Ccttr eoiir nimptail alors p 
mi ses Qienibres, des hommes c 
TDcritp distiiipiij, tels <]ue le Eim 
Pi-iietc et Ouillduinf IMvair, 
élaii le prunier frdsidetil. \jtai t 
cfiniraun pour l«S leltm tes lîl an 
Fabrot, 1» qui tluvjtr jirocun «MW 
ce de professeur à runiveruttfd'Atir 
lijor). Etanldeveiin^ardedM'^ 
il le neua arec lui A Paris , où FiA 
rcsia jusqa'api'ês la mort de mii b'^ 
failciir. Il rcviiii alors reprcnd^^ 
fonilions paisibles de sa placrdc]r 
feMeiir; elles ii'itbtorbaiFvl |i-i> 1 
son nmps , el il employait » 
à d'aulres iraTaiis rrlarira Uxiioim I 
la juri.tpnidi^cc . Les i^rnnâ» îuler- 
prèles que le seizirme -ièele ptoduÏMt 
ii'.iVHieii[ presque rien laisixf i dît* 
sur les livres de eclte seiencc , ccnli 
en laiin. F'ibrot s'uiivril aneAiiircur 
rière : les sueresseurs de Jusiinicn 
an trône de Comtnntiuonle . avaient 
ftit faire, ea grec, un aDr*Kv df set 
compilations, dans lequel ou tiJouU 
des articles lires des p^^es rt dm l'on- 
cite'-. LcoU'Ie-Philosopht'dutiiia à cet 
abrégé \e nom Av. Basiliques. Cttatk 
code de l'empire d'OrieiJl jusqn'i la 
dcsinictioD. Les Risiliqura , long* 
temps inconnues, furent rn qii^'tque 
horre découvertes par Cnja^t , qui en 
fit beaucoup d'usage dans nrs nrils; 
m.iîs il De les pnlilia point. Fttbrtrfl 
chargea de ce t-oin : dts iGS^^ ''fll 
de ce recueil et publia en grce «B 
l.iim quatorze lois qui ntatiifBiiM 
dans le Di|;eMe. Everard Otlon Imi 
insérées , avec d'.>nttes opii%ri>les d< 
Fabroi, dans son Thesaur. jur. eif, 
Dr .'•oixanle livres dinit le» ItaMliquH 
etiiint conipiMées. il y cn^ivail IniM 
max i|ui 

reslaieni, et suppléa par dea sojui 
maires à ceux qui inaut^iiaicst, I 




FAB 

ouvrap;c, qui formait 7 vol. in-fol., 
fut public en 1647, *' Paris, où Fa- 
Lrot ctiit venu s'ëtabiir. Il le dédia 
au chancelier Seguier, dont la pro- 
tection lui valut uue pension cou$i- 
deVable, par le secours de laquelle 
il eut les moyens de continuer ses 
utiles travaux. Matthieu Mule, d'a- 
bord procureur- général, ensuite pre- 
mier président et garde des sceaux^ 
dont la fermeté héroïque est si bien 
connue, et Jérôme Bignon , magistrat 
illustre par ses lumières et par son 
intégrité , lui donnèrent également 
des preuves de Testime qu'ils fai- 
saient de son talent. Outre les Basi- 
liques , Fabrot traduisit eticore en 
latin la paraphase grecque que Théo- 
phile avait faite des Institutes de Jus- 
tinien, Paris, 1 658 et i65j,iq-4''« 
Le genre de travail dont il s ciait oc- 
cupe lui avait rendu familière l'his- 
toire byzantine. Il publia plusieurs des 
auteurs qui la composent, tels que 
Cédrène , Nicetas , Auastase le biblio- 
thécaire, etc., enrichis de notes et de 
dissertations. Il connaissait ndn seu- 
lement les lois civiles, mais encore 
les lois canoniques du bas empire, 
qui ne disaient (railledl*5 qu'un seul 
tout; et quand Justel et Guillaume 
Voct donnèrent, en 1661 , la Biblio- 
thèque du droit canonique , ils y insé- 
rèrent les Constitutions de Théodore 
Balsamon , qu'on trouva dans les pa- 
piers de Fabrot avec des notes de sa 
fàçou. Uu des travaux qui lui ont 
fait le plus d'honneur, est son édi- 
tion des OEuvres de Cujas , qu'il 
corrigea sur [l'.usieurs manusciits, et 
qu'il enrichit de ses notes et de quel- 
que Traites d>' Cujas, qui n'avaient 
pas encore vu le jour. Cétait la meil- 
leure des éilitions de Cujas avant celles 
de Maplcs et de Venise ( V, Cujas ). 
Fabrot commença la sienne en i()5'i 
et U termina en i653. On croit que 



FAB 77 

l'application trop soutenue et trop 
forte qu'il apporta à ce travail^ lui 
causa la mal.idie dont il mourut le 
16 janvier 1G59. Sa réputation était 
si répandue , que les plus célèbres 
universités de France auraient dési- 
ré l'avoir pour professeur. Il refusa 
toutes les offres qu'un lui fît, quelque 
avantageuses qu'elles fussent, pour ne 
pas se détourner des travaux qu'il 
avait entrepris. On a encore de lui: I. 
Epistola de mutuo cum responsUmm 
CL Salmasii ad Menngium^ l^cyde^ 
1^645' , iii-8'. ; II. les ^antiquités de 
la ville de Marseille , traduit du la- 
tin de J. Raymond de Solicr, Mar- 
seille , 1 1) 1 5 ; Lyon , 1 65 i , in-8 '. ; 
III. Exercilationes duœ de tempore 
pnrtus huinani et de numéro puer'- 
/icri*,Aix, 1629, in-4**.; IV. Pr^- 
leclio in tituluin decretalium : De 
vild et honestate ckricorum^ Pa- 
ris, iG5i , in-4''»; V. NotcB ad 
titulum codicis Theodosiani : De 
pagftnis sacrificiis et tempUs, Paris , 
iG48,in-4'. . B— I. 

F A B R U C C I ( Etiew NE M aru )^ 
professeur à l'université de Pise, au 
I8^ siècle, a publié plusieurs Disser- 
tations sur cette école célèbre. Dans 
les premières, Fabrucci, en convc-î 
nant que des Tannée 1 5 19 il existait 
à Pise un professeur de droit canon , 
pensionné par l'état, prouve trèsbiea 
qu'on n'en doit pas conclure qu'4 
la même époque il existât en cette 
ville une école pour l'enseignement 
des autres sciences. 11 s'appuie ensuite 
d'un passage d'une Chronique publiée 
par Mu raton ( ScripL rerum itaL 
FoL XV), pour montrer que l'uni- 
versité de Pise fut seulement fondée 
en 1559, par un décret du sénat* 
Cette école, dont le pape Benoit XII, 
avait vu l'établissement avec peine , 
obtint de grands privilèges de Clé- 
ment y I y soa successeur , et de l'cm- 



8 


F.\C 




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atw/(.(,lQm.: 


', i.I 7)7, i dmprimcrs 


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r::su*:; 


,1, FWe.icr. 1743, 
mourm à Pîsc Tfrs 




'fa'caroin 


r, FA^nB-EDDÏÎ.). 


1 


FACClAiiUl 


Ciinisr(irBË),Mpii- 

1- r,:|;j-n-àU findn 

. V,,-„cl,io ou Ve- 

ilii remloirc de 

■ ■' 'liSi. -François, 

.. !■>■■■ i K-f.iLW 

s,.pi.-rc,sMn.<jauM 


i, 




f .'«.iii'-lo. I.PSaTanI 
l'.iIHiuUu UH modèle 



dm* 1 



lue tdC 
apdiifll 



FAB 
Je fainttté et de doctrine. Il se reD' 
dit 3111'iout riiiariix par sou ifluqui 
pcr«ua«ive cl entrninante. Si on 
croit le Pfere Btrnanl de Boli^ 
»oii confrïre , ulle eiaît FMatm 
ses sermons, que prë'hint â»m 1 
grande egibe de MIUd , il i>*y tiaui* 
sait [ournelIriDcnt iusqu'i Irvntcinitli 
audilctii-spour i'cDtenar», li îl biiii 
laat d'effet sur sua audiloir*, qu'ni 
jour, à Bologne, nprcx un diacmir 
iiu' la charité, le» asûstiiits nan tta< 
binent vidirrnt leurs Iiourse», mai 
se délirent du leur» joyaux ci Ae Ion 
cequ'ilsavaieiildepr^dmit ™ hrtw 
de riiâpiul des Urpkrlins i]ue FdC 
ciardi vriiail de leur rpcomuM. 
et ofi , au inoycn de mb t^ai 
aumônes, on entretenait alQe K 
de l'un et l'anirc scie. Gel apdt 
la charité chrélicnne, écriviiin ne 
muiii3 Uborieiii qu'orateur distîiigiri, 
nous a laiïsë les ouvrag««- suivani) 

I. Exercitiorum spirituaHum ûi SS 
Patribus votumina trin. , l.yon, 
iSgoj.Venise, i597;etl'aris, iGoS 

II. Ezerciti iT anima, raccolU d» 
SS. Padri, ptedicatiinJiventâdi 
d'Italia, itaptpati ad instaura dtff' 
ascoîtanti, in-i-i,Vtaiie, 1^91. III. 
Meditazioni de' principaU mp- 
terj délia vila ipirituaie. Venue, 
1599. Ces raédit.ilîoDs ont &i In- 
duites en latin, Cologne, ï6o5. K. 
Fita et gesta sanctorum eccletU 
^erucfcijne , in-8",, Venise, 1600 
V. Tractabis de excellentid B. C* 
thariiue virpms Bononiensis , B» 
logne, iHoo. VI. Compendio i 
cent» meditazioni tagre , ptc , Vt- 
itUv, i6oi; l'Ui-iance, ifioG. VII 
f^'ita del li. Cinvane caitonictl 
Rimini , et del S. Raherto Midé- 
te«fl,etc.,Riinini, tGio.XU.PtUt 
primn origine délia cnfn MfaU- 
teua, in-/,°., IliJi.ini, iG.nj Vljt 
Coremoniale sacrum ad utum t 




FAC 

eapucinontm , Venise, 1 6 1 4 ; IX. 
Porta aurca et sanctuarium sanctœ 
theologiœ, tum scholasticœ ^ tuni 
poskiucB, aperta, L — y. 

, FACG10LAT0( Jacques), savant 
italien du 18". sicclc, naquit de pa- 
rents pauvres, à Torreglia, près de 
Padouc , dans tes Monts Euganëcs , 
le 4i'^nvier 16S1. Les dispositions 
qu'il annonça dans ses premières <ftu- 
des en{!;agërent le cardinal fiarbarigo 
à le faire admettre dans le séminaire 
de Padoue; il y obtint des succès ra- 
pides f et fut dans peu d'années reçu 
docteur en théologie, professeur de 
cette science , professeur de pbiloso- 
pbie, enfin préfet du séminaire et di- 
recteur-général des études. Jl les diri- 
gea, plus particulièrement qu'on n'avait 
£ut depuis long-tcmns , vers la con- 
naissance approfbnaie des langues 
anciennes , et il entreprit dans ce but 
de grands travaux. Le premier fut une 
édition nouvelle du Dictionnaire en 
sept langues , connu sous le nom de 
Calepin. Il s'adjoignit, dans ce tra- 
vail, Forcellini , le plus studieux de 
tous ses disciples. Cet ouvrage, com-' 
mencé en 1 7 1 5, fut achevé et publié 
quatre ans après, en a forts vol in-fbl. 
Ce fut alors qu'il conçut , avec son 
xélé collaborateur, l'idée d'un grand 
Vocabulaire latin , qui comprendrait 
tous les mots de la langue et toutes 
leurs différentes acceptions , prouvées 
par des exemples tirés [des auteurs 
classiques , sur le modèle du Voca- 
bulaire italien de la Grusca. Cette im- 
mense entreprise les occupa près de 
quarante ans; Facciolato la conduisait, 
Forcellini l'exécuta presque toute en- 
tière i et l'ouvrage , commencé sous le 
nom du premier, fut presque entière- 
ment achevé sous celui du second 
( Voyez FoRC£LU!fi). Ce fut avec 
le même coibborateur , et avec quel- 
ques autres, que Facciolato donna de 



FAC 7(, 

nouvelles éditions du Lexicon de 
Schrevelius , du Lexicon ciceronia^ 
num de ?)izoli, des Particules latines 
de Tursclin, travaux obscurs où il 
n'était soutenu que par l'utiiité dont ils 
étaient pour la jeunesse studieuse. H 
était dans l'usage de prononcer chaque 
année , à l'ouverture des études, des 
Discours latins sur les belles-lettres 
en général, sur la rhétorique, la phi- 
losophie , ou d'autres parties des con- 
naissances humaines. Ces harangues 
imprimées ajoutèrent beaucoup à sa 
réputation. Les trois magistrats qui 
présidaient à Tuniversité de Padoue, 
sous le titre de réformateurs des étu- 
des, l'y appelèrent en 1702, en le 
nommant à la chaire de lo;;ique qu'il 
n'avait point sollicitée, qu'ils eurent 
même de la peine à lui faire accepter , 
qu'il remplit avec succès , et 011 il ne 
négligea aucune occasion de faire pré- 
valoir la méthode d'Aristote sur les 
théories modernes. Au bout de seize 
ans il clemanda sa ri;traite ; mais les ré-' 
formateurs ne voulant pas que son nom 
fut effacé du tableau de l'université , 
l'y maintinrent sous le titre de ))ro- 
ftsseurémcntc , en lui conservant ses 
honoraires, et le chargeant de conti- 
nuer et d'achever l'histoire de celle 
université , commencée par le Pappa- 
dopoli, et qu'il avait conduite jusqu'à 
celte époque ( i ^40 ) , qui fut celle de 
sa mort. 11 se mit aus:>it6tà Touvragc; 
mab le désordre et le vi<lc qu'il trouva 
dans les archives l'arrêtèrent jusqu'à 
ce qu'il eût , à force de recherches , 
rassemble tous les monuments, actes 
et pièces officielles , el dressé les ta- 
bles cl les catalogues, préliminaires 
indispensables d'uu semblable travail. 
Lorsqu'il le publia cnfiu, les dôme 
instructions ou traités {sjrntagmata) , 
qui contiennent l'Histoire générale de 
l'origine et des progrès , des rcgl(^- 
mcnts et des difTcrcnts emplois de iV 





R'> 


FAC 


FAG 


iiivir-ilc 




bre de vinRl-sepi , ibid. i ^67. If. lo- 


illJnri'.'i 


<-: ilii'ui l\.t |MS ainsi d« 


giccB disciplime nidimenla vx opU- 


r;i,.i. M. 


NI II' -:■■ 1 <|<i'il lil paraître 


tnis fwililms deducl»,i:tc, \cHut, 


|].-..:- 


.' 1 .1 .ll l'uiiii i'aitt'nle 








avec deux outres parties , SOU» tX U- 


■'l:..-,,- .|. 


Il "< 1 iiii'iidaurc des 


ire : Jacahi Faeciolati togica tria 


I>l ufo.^il 1 


.uu,.is, fKiiidques pLra- 




Ms. le :, 




nés, «croajM A'/, Venise, f;Su, in- 


«■PUS qi.l 


vivaicMi cmorc. Au reste, 


S'. 111. 0,ioff-ojM madema Ualiana 


ci-lifoni- 


ncs.nibl.iilk'uirà toopriu- 


con qualche cosa iii Ungua per tao 




Ir i lil 1 es les plus CDllTlt sout 


del seminario di Padwa , agptwu 


l,.ST„nll. 


II-. Il lie cfssait d'écrire à 


infiie gli avvertimmti erammatà^ 


J..,l„„u, 


•< SJ lum ïpjiilMque vos 


cali, P-doiie, 1 7 M 1 , in-/, ■- IV. £*«r- 




. ,'.■., '(,r. illiiilres soient 


citatioiiei: in Huas priores Cicerontt 




1 i-~: imiresiècle 


orationes, l'jJoue , 1731 ; V..^b«>- 


,. . 


■ ■■ Ml- Irsefldcs. B 


Uiliones crilica: in } Ulteram latità 


! . 


■ ■ • LMudslravaui 


lexieicui lituliii : a ifa^num dietàa- 






tutrium tatino - gallicam , auctort 


i„, 


■ Il 1.1 l.iut;uc Idliiie 


Do/ieJio. ■ Padouc, 1751, io B'.; 


11. , 


1 : - ''ijiciinci-dcsa 


item ai X Hueras ejusdem Irxici ; 


1, .:.■■!.. ,,. 


;,,i..,i,;.ir.i,iadel«imi 


ccsdernièies noiii éic iiui>riin6» qui 


Tl.l!. ,1, 


i'uiihi.^Mjihi^ iulienoe. Il 


dans la culkctiou dri Opusctda 


l-(ll\.il! , 


i.s-i vn V rs a^it>3 les deux 


scientifiques de Cloccrà , lom. XIX, 


l.ru.:. ■=. 


Il 1-, .ivi r phis d'elc'gaiiee que 


Venise , 1 759. Vl. 6cholin in libnt 




l'^i . 1 .'■ lui. Ce caractère 


Ciceronis d« officiis , de senecluU, 


„■. ■ 


i-ii'Li, ri, pour 


amicilid, somnio Scipioms ^ par»' 




[.^ d. style, ca- 


doxls, etc. Veniie, 174 r, in 8*J 


, ■!! - 


ii.i •■ i|':'il .i t'iTJI. .Sa rc'pu- 


Vil. DegymnasioPalavino^m^ 
mata duodecim ex ejusdam gjafH 




.111 tloiirjiic dans lOUS IcR 


|,.,S.^lr, 


ii;iis; k-iui de l'orlugal lui 


iiijastis excerpla, Paduue, ijjfl 


!ii,.mi.-, 


avilis cudilionslesplus 
M-, laiiiricliun du collège 


in-8'. VIII. lastig^nutatUgM 


,-,v.MiMi:ri 


vini, ab anno litio ad mmM 


.Ir. Iiul>{. 


i|iuKtiiaildViaLliràLis- 


i-]5i, colleai,parUs m ,Vai<3ae, 


iuMlir. !■ 


iriukiij piii[f\ra soD gr«iid 


1357 , iii-4".; nuui «vgiiH dit â-d«- 


.■"i-p hinir 


II. p..i.ii ,i<Tq.lrr et pour 


sus quel claiile dilTéieut tnerilc cl qi>d 


jT-r,, ,1 


-- ' ]'iitir: nin\s ilduuua 


avait tti k difTcieiit sucerji do m 


!;■■' ■■'■■ 


.■i..riM]iii liiifureol 


deux ouvrages. IX. Epistolar bUNW 
CLXXlJacobi Faeciulati in PtK 


1. ! 1 ; 


^ < Pli |>i<''.cul un 


tavitui academid professarii eiunK 




. ■, ■ :< |.i.iiii..;iic de la 


et historici , l'adoue^ 1 7Ô5 , i&'ftj 


1 ■ ; . ■ 


... 1 : 1 .li:milCS 


G— SO 


i '■ ' ' 


. . . ■ >. , et 


FACINI (PiEBBE), pciiH«3 


1 ■■ 


i.i . .. ■■ ..' .,..M.mn,t, 


Lai CarracLe ayaul vu un ^^^^1 
ï.irrc, mais Lardi, ciulJ 9V^^| 
avec du chaibon , lui vropon^B 




"■■ .'Uai^niuu.^.uuuoœ- 


donner du Icfou;» , cl de radmH 



FAC 

. école ; mais il ne tarda pas à 
entir. Facini, en sortant de 
es Carraches, en ouvrit une où 
la à attirer la jeunesse de Bo- 
p peintre e'tait rccoraniandable 
îgneur et Tassurance de ses 
t surtout par une ve'rité de 
ns qu'Ânnibal ne pouvait s'em- 
t'adinircr. Du reste, cormaître 
)as un dessin correct , quoi* 
semble' -annoncer qu*il excei- 
ans cette partie. 11 laissait 
'aucoup à désirer dans sa ma- 
attachcr les mains et les bras , 
it pas le temps de se corriger 

défauts. Son tableau des 
protecteurs de Bologne , fait 
i;Iise de Saint François de la 
ille , est le meilleur ouvrage 
t coropfwë» On voit de lui, 
*rie Malvczzi, plusieurs Jeux 
ts dans le goût de TAIbane , 
une plus grande dimension, 
nourut en iGci» environ à 
; trente-six ans ; il eut pour 
il élève Jean-Marie Tamburi- 

s'attacba ensuite au Guide et 
jn stylo. A — d. 

NO CANE, condottiere, ty- 
lexandrie, né à Santhia, vers 
60 , d'une famille noble de la 
les Gibelins. Son nom était 
e, dont Facino n'est qu'un di- 
. Il fut un des élèves du comte 
de Barbiano et des généraux 
Galéaz Visconti, premier duc 
n. Celui-ci l'opposa en iSgi, 
te Jean 111 d'Armagnac, qui 
sait la Lombardic , et à cette 
1 Facino Cane obtint la séi- 
de Gasiagnole en Montferrat , 
du bourg Saint-Martin. Après 
de Jean Galcaz, et penaant 
rite orageuse de ses his , Fj- 
ercba , comme les autres gé- 
du duc de Milan , à se faire 
icipaulé indépendante. 11 5'eia- 



FAC 81 

para d'Alexandrie ca 1 4o-^ , décla- 
rant cependant qu'il n'occupait cct(« 
ville que comme Iieuten.int de Phi- 
lippe-Marie Visconti , à qui son père 
Tavait laissée en héritage. Deux ans 
après il enleva Plaisance à Otto-Hon 
Tcrzo, autre général qui , comme lui, 
voulait former une nouvelle princi- 
pauté. Les états dé Facino Cane con- 
finaient avec celui de Gènes , que Tin* 
trépide maréchal Ijoucicaut gouver- 
nait alors au nom de la France ; ces 
deux capitaines embrassèrent des par- 
tis opposés dans les factions de Lom- 
bardie, et Facino Cane, averti quo 
Boudcaut marchait sur Milan , fon- 
dit sur Gènes par la vallée de Ijisa* 
guo ; il détermina cette ville h la ré- 
volte, et tous les Français qui y 
étaient demeurés, furent massacres 
ou chassés de la ville le 6 septembre 
1409. Les intrigues de la cour des 
Visconti forcèrent ensuite Facino Ca- 
ne à tourner ses armes contre ces 
princes. Dans la même année, 1409, 
il força l'atné, Jean-Marie, à ren- 
voyer de Milan des consfillers qui lut 
déplaisaient. Bientôt après il assiégea 
Philippe-Ma'rie, le plus)eune,dans Pa- 
vie. Il prit cette ville et la saccagea pen- 
dant trois jours. Philippe-Marie, de- 
meuré son prisonnier, lui aba|^donna 
toute son autorité. La principauté de 
Facino Cane comprenait alors Pavie , 
Alexandrie, Verceil , Torlonc, Varèsc , 
Cassano, et toutes les rives du lac Ma- 
jeur. 11 marchait à de plus grandes 
conquêtes lorsqu'il tomba grièvement 
malade au commencement de mai 
i4>^* Sur ces entrefaites , Jean- Ma- 
rie Visconti, duc de Milan , que sa fé- 
rocité rendait universellement odieux « 
fut tué par des conjurés, le 16 mai 
1 4 1 'i* racino Cane en apprit la nou- 
velle à son lit de mort , et l'on assure 
qu'il expira comme il jurait d'en tirer 
une sanglante vengeance. Sa veuve 

Q 



Qi FAC 

]i(!a(ii\ r.sscaris, filtc dii comte de 
Tiuiîp, cpuiisj rn seconde» nàces 
Plijli|.|>i' Mail., iliic ik Milan, au- 
quel eilf |iuila rn dot rarmw qu'3r:iit 
ïunuei' .«un iiL.iii, it les seigneuries 
qu'il HVM' i-ourinisp-: l'ingrdl VlKOIlti 

la fil ciisiiiti' |>riii' sur un édiafiiud. 
Lir \ il' il'' r^i'iuu Cjiie se rniuvedaus 
la Biu^i afin jiiemunieie de TetiivellL 

FACIO ( For. Tatiu el Fazio }. 
FvClJMJLi. evè.jiie d'HtrmIaoe, 

en Alnilu", s.'di-initiiiasous ler^ne 
<|> !i -I ' .< Il |< > 1< ii<li'[|ij'il joua dnns 
|. . .Il I "1 l'ie- qui eurent 

II. I, .. I ■ ; ■. ■ ''.i- Chapitres, et 

il,.-, il,. ;■■■,:.- i'." 'l.iLj sur tel article, 
iiu -lerlt ,iu|i.ii.iï.iijl , dani le coDcile 
de Chalceduinc l'n dciiguait , par le 
nom ili'J^ Iri'is Chapitres, les écrits 
de Irnis uM'rjucs cunteinporaiDS de 
Ndoiiijs, cl (]ui avaient élé soup- 
çu!,iip> dL- ii.^i-tdg^r SI-, erreurs , mais 
li^iii II- iuikIIi' iK' Clialrcduiue avaii 

:,.l, Il, -Ml / '1 reconnu for- 

il. , ■ ...I ■ ...-i(iii,a[irèslaDt 



le; ;.■■. un Traite de 
ni|iosc p.irTbe'odore, 
■|"-^'; 5'. nneLttlre 
■ ^'1 ,|ili('si. Lci Acc- 
■ lie cl sans clief, 

; I ■iii-,,i.,l'. TEu- 



enrss'y refu- 



cjjlm- >iVdlial ameui; à CuiUtauÙBOple, 



pr^wnta à l'empereur l'apolo^ 4| 
ouvrages quou vuulail coDdatiluet,al 
s'exprima avec autaul de harditssi 
que de fi-rmete'. Les meunc^ el l'«û 
lie imreul le tire cliauger d'avis. Li 
pape Vigile , ayant élé appelé » Cm» 
taDiini>ple,en 547, pour régler eeiu 
affaire , sugmenU le trouble pu su 
Tarialiuus; el lorsque, pretsc pjt Joi 
liuieD, il coDseutii h cxtiubnuier In 
trois Chapitres , Facuudus el lu M 
qiies d'Afrique se sépar^tent dr ■ 
cummimioii. Ce schistuc tdwcurrtm 
itnporU-int dura près d'un liécle. La 
ouvrage» que Facundus n latSM»,«nil 
I. Les douze Livres de Tribui Cdfi- 
tulis, publiés par le P.Sirmoad, (639 
ll.Uaautre rraiïe sur le mCiae nqH, 
adreué à Mociaous; tll. Une LtOn 
publiée par le [lére dom Luc d'Adieiy. 
Leti dcl.-iiis rel.ilifsans li-ois Cktpjn 
se trouveut dans les actes du 5*.«g» 
cile géuéral de CouslatiiÎDOple;Dii(^ 
Bibt. ceci. , I. V, pag. 1 89-307 , dg 

FAUHEL el BABHSAKY. ^M 

YaUYA El, HAHMES.r, | 

FADI. liËN KÉOl , TÔyr de'b 
rotiu Erracliid , parvint par ses ÎDlii' 
gués à renverser les Barm^ddes. fr 
loille rivale de la sicnDe en puitsuet 
et en crédit , et les rempUçA datii k 
ministère vers l'au lù^ de l'kc^ 
( 8o5 de J.-C. ) Il avait prccedta- 
meut occupé la elian;e de ctiAtnlKl- 
lau sous les kUalyresMansgiir. MAI 
et Radi, et il couierva la dinAffi 
véz;r jusqu'à la mort de BinMi 
Lors de cet cvcnetnciit, iJ ae inr 
Tait à TLous avec le khalj*, 4 
reprit la route de Bagbdâd , «vtcld 
b^s^ges de l'armée, ilt f»! Fjdl 1" 
su.scita la guerre rnlre les deuxfill^ 
Haruuo , Amiu et Mamoun , «a 0^ 
|;ejnr le premier à enfretodre h H«^ 
m('i)ldesonpcre.Aus,*i, loraqotll» 
muuQ «ut prit ^guessiou d» ItOT 




F AD 

l mena quelque temps une vîe 

fuyant de cam|)agiic en cam- 
K)ur se soustraire à la colère 
^fe. Fadl moiurut, selon Ibn 
, en 208 de l'hcg. , au mob de 
idah ( mars , «8^4 de Jésus- 
. Voici le portrait qu'en tra- 
storicn arabe : a Cétait un 
e adroit, et qui connaissait 
îement la conduite qui conTient 
)UYerainSy et les talents qui 
ont nécessaires. Quand il fut 
u vëzyr , il se livra avec pas* 
i la culture des lettres ; il ras- 
a près de lui un grand nom- 
e savants , et acquit en peu de 

les connaissances qu*il dési- 
^oir en ce genre. » J — n. 
r. BENSaHAL, vézyrducé- 
lalyfe Mamoun, fut rcvé(u par 
ce d'une autorité absolue, et 
i sa dépendance Tadministra- 
île et militaire , ce qui le fît 
mer Dzoul riassetéîn , (pos' 
des deux directions.) Ou dit 
nscilla à Mamoun de se choisir 
'^sscur dans la maison d'Ali , 

mettre fin aux disseotions 
suscitait sans cesse dans l'em- 
lais ce conseil , loin d'appaiser 
blés, en créa de nouveaux, et 
paya de sa vie , car les Abbas* 
firent assassiner dans le bain, 
Iredi *i de chaaban, en 20a 
de rhcgire ( 1 1 février ,818 
s-Ghrist ). Fadl descendait, se- 
khr-eddyn , des anciens rois de 
son père avait quitté la religion 
iges , |)our embrasser l'isla- 
II rivalisait en générosité avec 
mécides , auxquels il avait été 
, et possédait plusieurs de leurs 
[ualilés. Fadl est aussi célèbre 
listoire pour son habileté dans 
I science des astres et en géo- 
. On rapporte de lui une infi- 

prédictions qui se réalisèrent. 



F A D 85 

n est auteur d'un Traité ^astrolo^ 
gie judiciaire. J— ic. 

FADLOUN, frère de Leikari , 
prince musulman du nord de l'Armé- 
nie, qui, vers le commencement du 
1 1 ''; siècle, fit périr tous les mâles de 
sa famille, et s'empara de la souve- 
raineté des villes de Gandsak , D.*rdaa 
et. Schamkor. 11 Gt périr la plupart 
des princes musulmans ou chrétiens 
qui possédaient des souverainetés 
dans le voisinage de la sienne. Il v«a- 
lut attaquer David , roi pagratidc de 
l'Arménie orientale ; mais il fut vaincu 
et contraint de fuir dans l'Adcrbade- 
gan , d'où il revint bientôt avec nne 
puissante armée, qui fut mise en dé- 
route, et complètement détruite. Fad- 
loun lui-même périt dans la mêlée. 

S. M — N. 

FADLOUN I". , riche particulier 
musulman , qui, en l'an lona, acheta 
du sulthân Scidjoukidc Alp Arsbn , 
pour une somme très considérable , 
la ville d'Aui , capitale de l'Arménie , 
et en fut souverain , sous la supréma- 
tie des princes Seldjoukides de Perse. 
11 fit relever les murs et la plus grande 
partie des édifices publics , qui avaient 
été presque entièrement détruits dans 
la' guerre des Arméuicus et des Grecs , 
contre les Turks. 11 rappela aussi la 
plupart des personnages marquants 
de l'Arménie , que la tyrannie des 
Musulmans avait forces de s'éloisrncr. 
Lorsqu'il mourut, son neveu , Manou 
Sché, lui succéda dans sa souverai- 
neté. S. M — N. 

FADLOUN II , fils d'Abou'l Sewar, 
succéda à son |)ère dans la sonverai- 
ueté de la ville d'Ani. Il rendit dms 
plusieurs occasions de grands services 
aux sulthâns Seldjoukides de Perse. 
En l'an 1 1 'i5 , pendant qu'il était dans 
IcKhoraçân^David m, roi de Géorgie, 
après avoir conquis la plus grande 
partie de l'ArmiDie septentrionale , 





8,; 


TA F. 


FAE J 


viiilnlMq" 


r Ani. qui fiil prise îtpris 


prié de Faïrne rrcorniawsenl (M 




[;p ; re!„v 1- \l.oii'l Sewfli: , 


en ^witdisiie, el Inurnl en fui «V 


I»Trd.^K,i 


loun, riifiiimené|»nsoii- 




i,ier;.T.fl 


s, (lii il muimil pen aprcs 






livilo, F.., r.in 1.36, Fad- 




1 inn . ii.r 


iM,:.!.' i.-i roi.qijètu de SM 


nniteelrur, rilniil devenu pape un 
Ir nom de Fi<? IV, s'oempa de m 6n 




■ ■ . i.|.:m„.-ui de Prrsc 




■■: .ii.r .innee, fit al- 


liioc. el cliainen son nevmi, k (Ùl 


1, ..l. . ..■ i. 


' i-i^rli'* !'"'■«» 


cardinal Ourlps Borromcc, de s"? 


d.'i'Vuiin 


■ ■, \.ijiiij>iii k'> Geoi^irns 


orcuper p!ui p«rli< nlièrciUPitl. I^ U 


,.| rr,,n, 


m ..[,.;■• lin au de si(i(P. 


Faciiic ne rn fii.i dr relit «ugnicnS 
lion di- crwlil inir pnijf tendre M-itic* 
anpris dn rardiii.il cl du pape, i tus 


D.mHiM^s 


i , nu (11' (icurgie , surceï- 


a ur <W \) 


\i.l 111. riaconlr..inl, pr 
do r^<i<: b p^ix RTfcllli. 


ic rfvi*. 


les Rcn* di- lilii e» nui dvtitrBl mmv 


r.,i|..iii- 1. 


titii-oro 1,1 ville d«ToviD, 


àW. J>i reMe.il vi*«i k tbomtam 




à i.i suuvcr.tiueie. Il iDOii- 


me s'il fûl dl^ Â la ratnpai^r, âm 


JulV|■|■^i^l 


i.i5.. S.M— F. 


péri la eorni]>lion et nus inliicottA 


FADI.OLN IM, fils de Mahmûad 


laoo.ir,concei,in<d^n«se<.«.Nl» 


rliirvnirt 


Fnaii.iiiill.suocédaison 


mais loujoars air^sible el a|;ré>Uf • 




H n5"i. d^iis la dlg.iiic 


loin le monde par l'epalii/ de ion a 


,■■ rlrt 


villM d'Ai.i n de Tovin. 


paclère el par sa i-nudour. Il lujav 


:i . .-m 


1 ... c.:..s .vrc 1, pb. 


|ifls long-irni|iï de celle hrnrcasr po 


;.: : .'. ■•'.i 


..iiiic. el s',ilii'ti» tfrilière- 


siiiun : spri-s une mibdîr lonpif < 


Iir. hl iV.[H 


l,l<.sr.ss,ijels. George 111, 




lui Je llio 


die, 11' vainrjiiiien ii6i, 


peu nvanee, le 17 noveiuUi* i50i 


.ts'cmp.i' 


Uf scsilnix (illps.eldM 


Celui de ses OuVJOges qui jiti » (lil li 


-ui.lm's., 


i conipoMirnI sa souvirai- 


plus de repLiiaiioii , es! un Itenieil 4 


Ki'iL'. ilini 


ùl ap^i-s. F.idl,.iiti cl son 


cnt F.bles en vcw latfi>» de dift 


flilit. .s<1j 


i.-.!i S'-hA Anncn, roi île 


rf\ac^ niesirres , et dviit il tir* le 


Klifl.ilh , 


iiriirout dpranl Ani aveu 


sujet* d'Esope el de quelques aolre 




rrl-. r,ii'irl,-i;,i>Ic, et li- 


anifii* ailleurs. CVlait par onlitih 


'■■V' ■'; 


. :. .,.,„pltr'e, 


Pii-1V<|<i'il avail enlrepria (virarj 
Ij>s failles de Plif-dre ne fiiiem rrim 
vees ]mr Pientp Pilhon (juc dM A 
viuci ans après; on "'«aii.poirt* 




S. H— w. 


f ble.i latines qui pnssent limflM 


i-AF.r.M-: [CuEBiF-u). cdHir. 


i'in^I^u<-lion de la i*URt1(jC*,'^^9 


[lOrlcIitlill 


iiuii(inr,tl:iildrrrtmniir. 


ce qui donna an ppe ndÀM 
ex^uter ce Beriieil. 1) les Sr iôpM 


(-[fl>'ii[itil 


ti'.lr ilj'.sn'dc LVpoque 


,[,' ,.> ,uh 


,iiice, l'cinplmdesrsprc- 


après la mon de l'auirur . rn hetfD 


niirrrsiiiiM 


t.s el ->r- prcmWs pan tlani 


csraclères cl aver de ton liell.i pr 


k' iimiulc 


snul liijlcnicnl igniiréa. 


Turcs.Home. i564,in-4 .Le«rt 


niJRri; M. 


1 tMrtiiJc iiiinleslie, son 


Silvio Antoninmi, qui lîit dndH 


niiiiiU' rii 


i-iiliii ciiniiii ild cardi 


dinal (vn^eiAxToniinoV Afl| 


li.l .lr.«l- 


\ii^i' a> Mi'ilit'i-s ipii se 


l'édilion, et l'oflV.1 au CBI^bjH 


l'„ll,.hH, 


■t pni pn.ir li.i l.,...i.mip 


rofflPc par nue cl^nanle tffAn'H 
cntoirc. I.'liisioricu De Thon jloB 


d'jtïiclifiJ 


ïuui 1(3 ^uitkirt nui uDt 



F A E 

%Cfti ordinaire, in.inquc de justice et 
de |;raviie' eu accusant trop le'gère- 
mciit Facmc d*avoir cache le nom de 
Phèdre , et d'avoir supprime' ses écrits 
qu'il avait lus et qu'il avait entre les 
m.iins ( voyez son Histoire , année 
i5(ii ). Cette accusation était £icile à 
réfuter, et Ta été victorieusement. D'à- 
Lord le caractère de Fuërne , plein de 
candeur et de probité, est universel- 
lement reconnu, et repousse l'idée 
d'un plagiat aussi honteux et aussi 
coupbie. Ensuite, il suffît de se rap- 
peler que ses fribles sont au nombre 
de cent, et qu'à l'exception d'une 
seule , intitulée dans son recueil Ju^ 
piter et Mineiva, et dan^ celui de 
Phèdre , Arbores in deorum îuteld , 
il n'y en a aucune qui puisse faire 
croire qu'il eût eu sous les yeux les 
Fables de Phèdre. Ce sont souvent les 
mêmes sujets, parce qu'elles sont ti- 
rées des mêmes siuurces grecq.ies, 
mais elles diflèrent totalement dans 
les expressions, dans les pensées et 
dans la forme des vers. (^)uant à la 
£ibie unique où l'on voit sous tous ces 
rapports une grande ressemblance 
avec celle de Phitlre , elle avait paru 
précédemment dans le Commentaire 
Je Perutti sur le premier livre des 
cpij^rjmmcs de Mai liai, publié sous 
le nom dv Comucopia. C'est là qiic 
Faënie l'avait vue, et non dans un 
prétendu manuscrit de Phèdre. S'il 
avait possédé ce manuscrit, et s'il s'é- 
tait cru intéressé à le supprimer et à 
le détruire, comment un homme as- 
sez avide de léputation pour se por- 
ter k un tel excès, n'.ivait-il choisi 
Îu'une seule fabie parmi touti's c<-llcs 
e Phèdre 7 pourquoi eu avait il choi- 
ai une qui non-seulement n'est |>as la 
plus élégante, mais qui le cède en 
dégiuc-e a presque toutes ; et jK)ur- 
quuî s'était-il ab.stcnu de tomber à 
tontes les autres, dont un grand uom< 



ïï A E 85 

I^r*» .iiirairnt pu lui faire beaucoup 
plus de réputation? Enfin comment 
en avait-il choisi une que Perotti avait 

Snbliée avant lui , et qui était cimniie 
e tout le monde , et n'avail-il fait au- 
cun usa^^e de celles que personne ne 
connaissait? Voyez, entre auties ré- 
futations de Terreur de De l hou, une 
lon^^ue note du jésuite Lagomarsini, 
tome II des lettres latines de Jules 
Po{;iano, Home, 1706, in-4^*, pag. 
3^>3 et suiv. Ce qui augmente le mé- 
rite de l'élégance du style dans le fa- 
buliste de Crémone , c'est qu'il n'a pn 
imiter Phèdre, 'qu'il ne connaissait 
pas : Plante etXéreuco furent ses mo- 
dèles. Ces fables obtinrent, dès qu'elles 
parurent , un applaudissement uni- 
versel ; elles furent réimprimées à CiO- 
logne , à Anvers , à Bruxelles. Cette 
dernière édition , i(i8i , in-ia, avec 
des gravures en boi», contient de 
plus , après chaque fable , des senten- 
ces en prose tirées de difTércnta 
philosophes. Perrault traduisit en vers 
les cent fables de Faërne, qn'il fit 
d'abord imprimer à Paris , avec d'au- 
tres poéiies ( 1699, in-ia ); elles 
iîiient réimprimées, depuis sa mort^ 
à Amsterdam , 1718, iu- 1 '2 , avec les 
Uicmes gravures en bois de l'édition 
latine de Bruxelles; les fables sont 
divisées en cinq livres, et dans un 
autre ordre que celni de toutes les 
éditions ]>reVcdciites. Les doux meil- 
leures du texte latin sont celles de 
Coniiuo, données par Volpi, Padoue, 
1718 et 1730, i' -i". On y trouve, 
après les lablrs . d'autres poésies la- 
tines du même auteur, tirées de diflc- 
reuts Uecueils; quelipies Lettn's aussi 
écrites en latin , un ^ élit Traité reste 
imprfait sur les vt rs que les latins 
employairnt dans la toiitédie, et enfin 
une Lettre critir[> e en italien , qui 
contient l.i censiHcdcs corrections que 
5igunio avait fuites sur le texte de 





m 




FAE 


FAE j 


ïil 


-Liv 


c. On lil m latin le thre de 




1(1 


' [- 


ILiv iliiis 1.-S .idditiOM de 


de droit. 11 forma une bibliotbâ 


1. 




...^ >■- .- .!.., liommw M- 


nombreuse, un rabinel d'«|(i(|inl« 


1.11 




' '.'iri' ilu pre'iicicnl 


et de miMdilks des pluB ridies. Cl 


!!. 




. ' ' ■ ■■.n.iirc liisioi-iqiie 


cabinel existe encore son» le nOnt M 




1, 


..■ !:■.■ ;■■ l'i ci.pic fiJèle- 


Cabinet de FnescM, et tl bit un dd 


m. 




DiaLi.iiii.fre uiiiversel fran- 


objets de la curiosité des Aran[;eri: wn 


ç.n 


n'a 


(i,is iii.iiiquc de ie répéter 






^,qiii)i>|iicli: lilm et la Lellre 


en fit un fidéi-eommis de famille, «I 


T 


F.ier 


c -uiou m il:iliFa,daDS Its 




<lfi 


xc 


iLiiia iti' V<>lpi. D'après ces 




.!>< 


ici 


i,m.,m,fn{llmieàLondrcs, 


FœderUius. Il mourut en iCStiS 


fin 


1) 


ir. ri [iiihu.ir , en ni^i 
1 V . . .1 1 1 1 ir.nliiction frau- 


Faescq ( Sébastieu ) . né en i6fl 


In 


.( 


devint professeur en droîl k Bfl^l 






;■ riiii gravures en 


> 681. Un a de lui : 1. Une Bis$âm 






■ ■' l'.litiiin FSi fort 


tion iur U vie de Cic^nm, VnwM 


!.. 




; .L II. - iiiiTnuTie, landb 


en imx-M.VntPisstriaèonUÊim 


qii 


le. 


dL^ix rdii.uiis de Piidoue , 


tedeimiE,nib,is. 167 1 ; III. Uw£«» 




imc 


ciiLl.-srdIcsdtsfrèresVoIpi, 


D-H sur une Médaille trts rare deP# 




Id'i 


ic |MiTiiicrorructioD. Faëriie 


Jifmon^fergefe.roidcPaphlagtnne 


» 1 




ili; jiliit : 1. D>'>J^ livres de 


iuïérée dans les Recherchai eurieuseï 


Cl 


rnr 


'»iu sur 1rs PhilipiM<Iiies et 


de Spon, traduite en lalia (Bile 




irui 


aiilLCs liar.iiis«M deCiceroD , 




ii'. 




i:ii inimi^iTil qu'd avail dc- 


le Thésaurus antitpiU. gnec. deGrm 






; ■■- ■, ;.,li'iiiili;.qiiedu Vali- 


vUis. 11 tnourHt en 1 ^ 1 -j. — Sou pÔt 
Cbristophe, av.iît de même owup 






.l..ir,>min>-lcplu! 






■ .-. .(iii l'ïist.iiïiil des 


des cliaircs à runîvmiié de Bêle; i 


11! 




- L, 1 : ..i.ii; 11. Des Notes 


a publie une Dtsscriaiion de Revttiâ 


Ml 


C.t 


!!,■, ,.■»■ l'I.tuic, fi un Corn- 


ticd, et il mourut en ifi85. — F«30 


m 


niai 


e iilii. r-ii'ndu sur Térence, 


(Bonifàce), né à BJIe,en itiSi,; 


M| 


fLil 


Hii.ium |...r k'5 foins di> sa. 


muurut professeur en dnnt le aSa 


va 


HPi 


rn'\>il.,i.Fluvcu«, i565, 


cembre 1713. On a de lui UR M 


in 


-S; 


rmiflimi: i* Paris , ifioa, 


nombre de Disserlalions, — E^M 


iri 


■i"- 


G— É. 


(Jean-Rodolphe), néà Ittle,» fl 




FAKSCH. rrttf illustre famille <U 


y mourut eu 1731. Il *\a^Ul^ 


V.: 


Cl) 


loduil |ihisiciirs s.ivanls, Jean- 


prudence et fut nommj.'M lOgl 


h 




, jiiu>>ii'jisiilliT-tiii:ablc, na- 


conseiller du mai grave de Bâte: « 


•)' 


[.. 1 


,ili-, rii t'<-]i, cl ymoiirulen 


1715, l'élcdeur de Trives Tm 






il fut |Muluss<ur'dM iiislilii- 


nommé son résident à Paris ; • 


1, 


.- . 


|i:!is i"ii|!)- •''l'i' fils. Jean- 


i73i,il fut de même déicçurf i 1 


,1 




. .iii'iqi.i l.i iiiùmc chaire, et 


cour de France pnr le duc drWurlHi 


,. 




..n,.il(,.-F*ESCa{lkBd), 


bcn;, dans )'sf[.iire de MonibcKat 


!.. 


, 1 


!<', in l:()S, eiudla la juris- 


11 rendit de très bons services au du 


l'I 


ulu 


. . C.ui.ve , à Lyon , à 


de Wurtçmbcr}; cl au mar^raTt 1 


)< 


:il^i 


S .iM.iiliu,irg,ei fit plusieurs 


Badcn , dont il resta le cluri,-é fil 


TO 




Kl Fraiiip. cil Alicmapnc et 


faires en France et près la RépuUi? 


tu 


liât 


■- Ui'i l'^iiiiiue iliiij, U pasia 


bcivclilue, jusque dans un ilge« 



FAE 

é y où il se retira dans sa ville 
. — Faesch r Jean- Louis), né 
e; il avait étudie la jurispi'û- 
^ et se distingua bientôt par ses 
s en peinture. Il s'occupa de 
lits y et surtout de caricatures et 
udes théâtrales. Il en avait don- 
us de cent qui représentent le 
-e Garrik. Ses ouvrages furent 
rchés. 11 mourut à Paris , en 
. — Un autre Faescb (Jean- 
Iphe ) , ingénieur et architecte au 
X de l'électeur de Saxe , mort h 
ie, en fy^ti, a laissé : I. Un 
te de la manière de rendre les 
\^esnavif^uahles^ Dresde, 1728, 
.; 11. Un Dictionnaire des Inr 
urs , ib. , 1 735 , in-8". , et plu- 
% autres ouvrages sur Tarchitec- 
et les fortification*, tous en alle- 
1.-^ Fae'^gh (George-Rodolphe) , 
iblement fils du précédent , gé- 
-major, chef du corps des ingé- 
s saxons , et directeur des forti- 
>ns de Dresde, où il mourut le 
mai 1 787 , âgé de soixante-dix- 
ms , a traduit en allemand ^Art 
i guerre , de Puységur ( Leipzig , 
», in - 4°* ) 9 '^^ Rêveries du 
échal de Saxe ( ibid. , 1 757^, 
l.)9 etc.; il a traduit d'allemand 
mçais les Instructions militaires 
H de Prusse pour ses généraux 
cfort ( Paris ), 1 76 1 , in-8'. , et a 
ié : L Règles et Principes de fart 
i guerre (Leipzig, 1771,4 ^ol. 
'.) t il en parut en même-temps 
traduction allemande; U,*HiS' 
de la guerre Ae la succession 
abriche, i/e 1 740 à 1 748 , essai , 
^> •787? gr» in-8°., en alle- 
L U-^i. 

AESI (Jeih- Jacques), natif 
urich , s'appliqua aux malhéma- 
s et â l'astronomie. Outre les aU 
ichs de Zurich qu'il composa 
4nt loDg-temps ^ on a de lui des 



F A G 87 

Deliciœ asironomicœ j 1^)97; un 
Planetoglobtuin , ou Paradoxun% 
novum mechanico-astronomicum^ 

i7i5,in-4". U — I. 

FAiliSl (Jean Conrad), né a Zu- 
rich en 1 7^7 « uiuui nt curé a Flaach , 
village près de Schaffliouse en 1 790. 
II s'occupa pendant toute aa vie de 
recherches historiques , et surtout de 
l'histuire et de la statistique de sa pa- 
trie. Ecrivain laborieux, il a publié 
un grand nombre d'ouvrages utiles 
et remplis d'érudition. Sa Description 
géographique et statistique de la 
Suisse a paru en 4 vol. in 8^'. , en 
allemand, de 17G5 à 1768; en 
1 765 il avait fait paraître 2 volumes 
de Mémoires sur divers sujets de 
Vhistoire ancienne et moderne; en 
I '790 a paru sou Histoire de la paix 
d Utrechu II a traduit en allemand 
l'Histoire d'Afrique et d'Espagne de 
Gardone ; et les journaux historiques 
soigna par Meusel contiennent quan- 
tité de sts Mémoires. Il a laissé deux 
fils , qui ont hérité des qualités esti*. 
mables de leur père. U— -1. 

FAGAN ( Cn ristophe - Barthé« 
LUfi )y né â Paris en 1702 , était 
fils du premier commis au grand bu» 
reau aes consignations. Il eut lui« 
même dans ce bureau un emploi qui, 
l'occupant fort peu , lui laissait tout le 
loisir nécessaire pour s'occuper de 
littérature, et particulièrement de 
théâtre. Né paresseux et insouciant , 
il avait en aversion non seulement 
les affaires , mais encore les devoirs 
de la société. Gomme il ne pouvait 
porter dans le monde qu'un exté- 
rieur négligé et des manières peu 
agréables , il fréquentait de préfet 
rencG les lieux où l'on goûte des plai- 
sirs faciles et obscurs : le cabaret 
était son séjour habituel ; il avait ce- 

tendant une femme , et passait pour 
qh mari. S'il eût vu meilleure CQm- 



^^^^^^^^^I^^B 


ss 


FIG 


FA G 


pasnic.sori rs 


lit tt 5on lalcnt se 


FAGECDuband), EiUtitgM Éi 


iiisvnl tldiJu' 


; snii style eût ac- 


Cevcnne.1 , aaquit à Aiibaîs , m4 


,|ia. |.!„.,;r.l- 


.!■•.<■ H (iVIêgance. 


Soromièrcs, pttitfviUc da bat Lùi- 
giiedoc, en i(>8,i. Ou du sati litnde 


Il : ,■■. - 




,!.■.. / 


■..■.■Mt-,Ics Origi- 






■. ,\i- liendcz-yous 


ne commeoce qu'en 1^0-1. Il 4vaif 
ïingt-un ansj cW aIor«quc pou» li 


c,b/'V/«^,^ 


iiL ri'Slréi an Ihcâlre ; 


ia cleniicip pas 


I' pDiir son meilleur 


première fois, il se troijva à uiie j»- 


oiiirasp. Tous It.s bons i«Ke* cou- 


scinblée SinSpuès qui m leiuil ru 


,:„,„,. n.c I 


a H.irpc , daos sou 


plein cbantp, pris de S.iim-Laut(iitdt 


C'ori'î i/c' /rli 


raliire, a traite la 


Gouse. Il raconic qu'il y fît une jm- 


Pii/>il,-ï,i'..ii:u^i 


irropscvéremenl, en 




lli.,(l]l rjuMlc J 


'..,„' ,1,-, sun succès 


limide.n qui ne MtrAJtpaa Itrr, b- 
qncllefil tout:. cDupMisie ^fEl^ 


.]il',: '. Ji ; i'. 


1' l< r..iii<,si[] ; mais 


I.iiJ ■. !■ 


' , foiume lui, 


priL Elle éprouva dc< couVoImmb, 


'!■." ..■ 


■ii.urs (le Fagsn 


lies agilatious dans ta poitrioe, d 




...■.-ii.if.iilpurle 


bientôt elle sVcria : ■ Huiiûli<,>-«)i, 


iLci'ic li.,[n. 


, iiu'ii.' les quatre 


B peuple de Diiu; proïl évite- lui dc- 


].!;■,,■, nhv, 1 


M lijui, la Gron- 


t vaut lui ; tjue le uoni de Oitu vil 


,!cu:- . Y fmil 


.■ /ifiile, Joeonde, 


« notre secours > Elle fil ensuite tioe 


le MiL'nJiiinn . 


[•luquht , le Marie 


longue prière , puis un discours dVii- 




i'hcureux Belour, 


TÎrou tiois-quarlS d'heure , que Page 


le Murr/uis nul 


tir, il \'Astre fiiVi>- 


trouva fort touchant, et qu'il Ini sem- 


Table ; puiir 1 


TlKàlri' i!.i!iei[ , Iji 


blait qu'une fille si jcuoo et *i igno- 


Jntamif im; ri 


•fic , !'■ RhUctde sup- 


rante n'avait pu prononcer MDS iifl 




. l\>h;,h-, la Flor- 
in,. in/Hhi ; pour le 


secours surnaturel. Dans une autre 
assemblée, la jeune flticânitonça aiec 


t1h.,;ik'.i,'I.i 


"'■'"■ ■■'!:', "I'*^''-''^ <:u- 


le même ton d'inspiration qiic Fa;a 
recevrait degrands dons de Dien, m: 


j,,; :. ,,,■ . 


■■■ '■;■'■■' :.;-.i:roup 


l'imaginalion Av Fagi; , naturcllemnil 


r-i., .■.. ■ .. 


■ '-s^ ii:T veria, 
... . fi.clics <ie ce 


Ti ve Cl portée à l'eiiiliousiasme. Cepen- 
dant , retenu par Its diTcrs jugemenU 


,;«, ,-, 1 ■!,■ 


1 |i iljlir Nouvelles 


({u'il en tendait porter sur tes tnjpim, 
il n'osait se déclarer. 11 ritouni* ^ 


,jl,M:r.:iU.-n, .i 


..j;;lI i/ei condam- 


mi.u'ii ,-ruuo> 


o . J t..„ir« i« comé- 


AuLais, et Tut contraint de servir prir 


di^„^. \W^^, 


7J1, iii-ii: o.ivi'i.j;e 


dant i\\ ou sept mois dans uDt uulin 


(Jiii !iil irtiil..' j 




couvre les camisardj. L'année mi 


III.' .t>. in.>i'<1.'. 


pi.ili'iril. s spiclaclp^, 


Tante, se IroiivaiU n Grand GalaipM 


U'tiv ii:i II [Il 1 


'i!,iV: E.yai s„r la 


il eut occasion d'y voir une antnfili 


(\i:ii-.li.- :,!':/. 


!--:.■. r.ii-, 175a, 


inspirée , Sgéo devingt-tixri» aw.JB 
aeltrva de [iii tourner la IJtc. En 




in,î,il',iii,l<.-'i8 avril 


I7"i5i , .i'"'"i"i ,1 


^. .Sun Théiitre » é\é 


i'n^^thii Margarela Bollei fMMtà 


illl[iniiii^ ui i V 


lii>...,,J'ans.,,fio. 


l'Esprit, elle dit a Faj^u: l'iu'^ l'e[>« 


l'.^,Hli</ ni lui 


tjiitur, ily ajouta un 


qu'il portait, éiait réserva t'iiooufiu 


V-lo-i: de- l'^JUlLU 


r. A— c -B. 


d'cxtermiucr les ennemis du IftJjl 

-M 



-■_ ■ » 



se k£:aie jueaat. A jisîuf 
nooïKX: CCS imas : t. ILjl 

Û cammt ac p-Liifl poià^ iil 
r la paitmif . <l çw d'.tXiaL- 
riMS lia rooâiCL'Ys: àtt ytv\^ 
is ^mie LrMre ts ôemir miu» 

lOVPeia sjuûe «e ni£i|ni. tfi 
^ qa'cfir cuîl sarr fu'ii eîiifi 



très 

I ÙBiijfVf aocuBpL Oa^'ca 
poibt pàrk cuBjAt gii*iî rcuâ 
r de et qra ie passait pns 
r^ .- m Tmâ ce qiK mab ^- 

dil-ii. WTOS ie fTITMTTlT JOT 

de TE$frà^ Le» p}» ûbiws 



M oracdes. Amt aji-i: cmsiaiie 
l'imporui.: scr qi'O: i iaiMil 
rer ? mus :iob» }'.'Limi« i ce- 
noBS drm«iiâj:«its & Itae& ài- 
iirîçer: et tmeî q</aut«sJHe 
w% cukst MUfu <ie T Esprit» 
Uîmi SOT la ciK>se r& fne»> 
vUs cijifiit d'ioccAd. tio» 
îoBS œ q«*i'5 ciuMx! nmaBe 
tsioa de Lira. I^*i«aj<-BJBt 

. la xiiâl Bosf surprenati^rllep 
tOBS-DOBf q!ifj=je cblIm»- 
bUl-ii dr.f TKlnfT k «x oe 



> lus T^ariics L in'irruCÊtiàfz T'CJ . 
* me» rnMnc . yt 9am cammàrsiL 
s €1 ruais ttisiSie'A . mHfe mum w- 
» lujuft Bdiitf il TiAff, cannK «-mim 
s ixjiozi fie Tcuif tt* î'T. «: oir 
s iii*i rimyinH l'eics^i: rii qk os 

> Jm ôc iam*. Av?ït rir^inMng os 

» y.mit Q^ âuBBt aiif irapianii a 
ffaçoBcâiK naoBe i 







bien , c9 TEsprà dobf n^-rit- 
iprcs orla U iDor x« bp» ff- 
: ]>as : bod« ■? fassàvis ëunm 
MHreTÎe, knn-oxde k ptr- 
»«r k cao^ da Sacrrnr, cS 
nsaot a s«i ordru. i^isod 
jïioasaa cccbat. rt qve ff f 
rss stâïS fb:t:£& parce» btii- 



piank ne xiii» iiifna'taiT 
s likfroc'oiff çrsieoràiBaiR. « ri 
iix iBOlt ia {TiKm uefr a 
k carfllukiiiB: ôf j^nCf. CavaÎBr^ 
TuL cie iea;^ cài^ . rvaic ittnon m 
nsnDEut ÛB rib (r&i-::i'?i£9*;. Fa^ 
al» îff iaiiAÔrt ?a. BulauiK . « iw Q^ 
XBxiUU» os Kn'JïA. Lia |uaaE» ^etaiK 
Oioiiics». il *e reuâit i( Limnre» «; 
Tia. ni! Bi*ii c^hQ irver Queiçue» aw 
très fiitsfevenlaïauaiiieàs' j*>irfi.<iB 
ipiiee ce qs'ii Ofvuii àeiiiiià. <j 
«&«*-iiit§ craKoS ovewiB 
te dkaa, d f ue ja raoub hl jmixL 

isaA un âaek fl tkm.. iltu«!-ét eau» 
k irjiiikûaiK àa hrwiwxi^K. iu?f û'-s 

LumiB» f dal cî o^ ruem:. Lï» ini' 
pia-unl» îuDCïtutfr ût «^tv^ht des 
£sa!v-Gfaiéracx ii.rt'iil puiiosoiî caat 
Tnict-cuio azxBsefc niïsecirjrc^ ' df 
3 tr^ c a 2 ^5 nanpiief iiar dt t Faç^ 
Iii cn.l cnitf<tamTn*Ti! nie je» panuam 



k» anltjsuiû^'f- niéiMr oe œ 
K^accoflEHiei:! il l'.'orft atfUk li kim 
B«'vcIt^ . d Tua a tucKiw irijda io»- 
tkx a icur Bunur^^-FA&ix .' Ga»- 
por .. se a Harka es lO'Xi- M nnsacrs 
ao LaiTt2&. Ea i6C6 ii ÛA crée cm»-> 
jgBer-ffiTimaiine de sa Ti!k 



io FAG FAO 

[i.ni;»tniiire sinpilièrcmml cooskW- même. Liîli l'a ln>p [irônif, ttii avait 

i^'ri'ii ll<>Slaiiil<-. l'iqiii fr.iyail lèche- apparcmmenr (]« bonnurauunipaur 

nj?i aiii [iri'iriiiT^liMiiiiciir<delii ré- le faire. Wicqaffurl arail pcMomicl- 

iiililii((ir : in 1117(1, nommé gtrffier kraeiit à seplaiodrede FaB*l,rt il 1*1 

l<^ BMi^-liri^rniM, il hignab daus lrt>p difprécië. Bumet reud lioBunap 

e piisLi' la ;;r'iii'i rii.t f< rnieté de son à Tth-Dauc de »es cooDaÛilitres , à la 

.1r.11 iiT'' III |i'iLs il'iiiic ofcflsioi), mail Dctlrlé de ses conceplioDs, » \» lâ- 

itroiit lui- lie l'iii\a>ion de Li Uid- rclédeson jugement, isonUlriit de 

i"ûr ]i,ii I,^||M^ M V , m iG-j-i. l-e conduire le» esprils dans une graode 

"■ uiV i|. Il I ,,■,,„■ .iiince, jourde assemblée, à (on elo<|iiPiice"p»piil*irf, 

!' Il ... I . ' .1. |.,ii le massarrc ^ son caracicre religinix vlà npro- 

! : \ Il . . 1- de WitI, il Lié; oiaisil le laKL'd'mipotmDiiit, 

1' ' :i 1 ' I '.. . . ' liKiiiir ililcs mar- d'ai);ri'Lir, d'un rirts d'aiDour-pItc 

M ! I. 1 ; .:. PI (11(1 i>ensiiin- pri-. A l'en croire, Faprt m montrait 

I "K.'l; '.. 1' riuA.-ilicr Tcm- quel qui' rois f.iible daii* Ir dwiDrr; 

I - i I. .' : I lii-i '^ ilr la paix toiiicluis s.i (vriiiTe mïitislërîrQa fil 

i ^ II. . .< 1 1 ii< Ml ii>^ti. Il avait presque, d'un biiul à l'aulrv.lbsw A 

'. i 1..11' l'ii'L'tiU'iiic conÙDuë dans circunsumf« critiques et de cDiqouc- 

' I ' l'IIS qiijiiqiicnnalles degrand lures perillewes , et pru d'ItunuBd 

I ' ; ille fiil r'[;Âlement en onl eicrce, pendant seiw nom!!'» nj» 

.'■- ■ ■■'■:: i-;^:. F.ii ifjfi'ilecomle sécnlives, piusdniflHei.wq.i.ImMU 

l'i .' Il de France en les destinées de l'Enropt. Il «t*»!» 

I .< 1 11(11 pULir mettre libatairc, e( ne l.tisM point At for- 
I . > de s.! cour : il tune. — FiOEL ( François ). neïrt 

■ I . '. liiuvfnsdel-icor- du précèdent, qui avait «u piiur sno 

",'< 'Il I H rii-.a noblement cesscur dans la pUcf de grcfiîi-r ds 

: '\ Mildious 'lueTar- Ëlats-Géndrans snu frfere Uenn. J 

'' l'i'. I' ' 11 ~'i'lnii permis de sucréda liii-infiiieà son père auquelii 

II ' i' I.. Il 'iil!i ii'iidi de Ouil- avait dej.i aulcneurement ublcoud'^ 

III l'i '. villi Ll'Amslcrd.ira, tre adjoint, et il la résii;<>aau buntdt 

I :'■-■' il ■■ I I. Il (Il peu jdons de soixante-quatre ans df si nier, rt 

impiili'Llii com- 1744. lierait né aLa Haye «u i65>ji 

^1 1^ le trionipliede et v mourut en i-j^G. Il RVAÎt m k 

' I ■ . <':i|>i'iii-i;lrediins lioiihenrde iroiivi-mn excHleni bi» 

: < i<- lllaulrône graplie dans Unno-Zwier dcfimi 

.S. iiiiirdigeadsns mais celte bioRriiphie est devenue h 

iri ihilrs'c dr Guil- proie des flammes dan» le fatal in 

. iiuiire^IrsDiesu- Gcudie du château de Wulte^. M 

. Il iiVui pasla sa- Frise, en 1^77. H.ireii l'a cataderâi 

il'. [iindre le succès par ces parolfs do Tacite (l.int b Vv 

. : . r 1 1 . I [i* 1 5 [le'ecmbre d'iV|;t'icola : CuUu nwdicut , srrtituu 

1' > . ;. ! I rumvellc officielle faeilta , uaa <uit aUfro amietevn 

1 .1 Il lit fût parvenue comiiatus . adeù titplrrique, fuite 

' \'- ■:'■■ 1 I ficiliHerrmmenl m^ipios viros per ambiliiniem «tti 

-'l'ins diverscsque mare mos est, l'iso adtptetOfa 

-' ,1.1 11' ])riiti. Temple et illo. ijucererentfainam,f>aaciMW' 

. w.ii:. :.. ji-iLiiULl i'apprccierdc preirtreniurf^'e/. Ics Sulesdcfl 



iMdcSiaj 



F'. i~ ^^ "— ■" ■ ■• ".,■■.«»■■". ^ — 

Eicr- . i Ti' : fiiims :~--*t1i— - =.:: -t 
itf* it :.- -•t:..=' rs:»*ri::. t*- tr.r. l 

fii^'fr: .1 •'k:-;-ar t-jr^i.»! zri- 

c^i-r^^t «-- 'rît ■ " " ~ 

cifTVia f-" :•- .. r^itii u- J zr-mis- 

CI laîn-i -" ^H-i riSîir» ir -> u à«u 
rz. î*ît "lûnn — Ij.i£:L f :iir àiî 

rm TL-. r»-r'.îa- y*nme ^r^aïf^ tt^ 
E-'èt* - «^fîîiisrî'ri a :-i^ - i sir 
csf* pari irtrOBcie* s '«aeviuiia m 



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1 

FAG 


P<T,il lui 


repniiilH ; a 


S;re, Voire 


cooRrepatSm *aii irienaj«V ; «Kf Fui 


1. M.IJ.SK' 


.iill:c.-i vi.ii- ; 


'1'.^ torl< daoi 


fut (lefrn* à dnu reprÎMS, M mn 


Il '. ' . II. 


1 iiiï " Il il.i 


II,. m servit*, 


gtjiiTernrnipnl fut iriiUT(iu«ti|e pat 


lI. . ■ 




iv^ictiiuile, et 


la sagenie qu'il intt tlim sert mltni- 


tr .,, 




1 1.» disHpIine 


nisEr.-iiion. I* p.!» Pic V afail punt 
inquisiidir dt U foi. GUnI ntm 


liulll.-lii |[ 


L.L.|:.:| U].'.i f 


luuilerapptirl 


tic riuitK 


1 , il II (usa 


, au siése Uc 


J.lilf, U!l< 


■ .Vff tic m 


.iioD florins 


ànnf'NDdV.'IumFogeinàM 


qui l.ii fnl 


r.iio r.m- .. 


bfnir la dis- 


loudj si'8 places potir i<c (iIm m 
qn'âDieu.llttiunr»tflqMa»t-CaMa 


[■n. . ,I'.M 


J('pi-.>iiis,etil 






-l'IJ.iln que de 


1 593 , agi! de qii;itrr-vin^- trtiul 


11,'- 




nipend'hom- 


5rs piineip.itix uuveapt-s mut ti 
In PsaltoTiutn Dawùiù , n^ 


|,:, . 




■ ',r>. M— CW. 




1 .:...: 


.. i \I.'A 


;il,S(AsCE), 


varia metti g«ncre rxeub» , ' 






!- .Snn^rino, 




]''..!■ i ■■ l'i 


i 1 1 1 ■■ ll.ll 


LS 111) ('lliiLfnll 


christiaiin in quatuor lifaw.VB 


lie tf 'iiut, 


Il jii ui^aiii 


hP de Naples 


tincia , Pudune, iii'4«^, 1365. \m 


vers \-;,a 


i5o<., rÛm 


(I.ins Tordre 


noinLn 11» s pièwi ilc v* reçu*!) ■«•■ 


lie K. UciK 


lit.diiicrrpl 


inn du Monl- 


liiil tuiiti's sur des siijMc de piAV; 


Cnsiin , et 


s'vrPiLdihpIi 


'liie non seii- 




letiunt [■,! 


l'iîcmin.bir 


■ii\ ouvragM 


colaram , leu u/ftt J. pMht tiuici 


miii> ciK-ui 


■Pj>.i|- lies qi 


iJ.« ,ie,'o.,. 




II''{|<'S('\[| 




.,u,i,,.„d,d,l,.,. 


Home. i(i87;iV. Tr.,ité sw tar» 
son des iju^iT.mte hamt , M 


tr.|. ,-,l , 




'r ■'■■ (\em- 


rence, ,5a.; V. «W ««ncbrlM 


|.l :. /. 




.ii-.ii.:i.,c,dc 


gi'iis H/arûp, e<irminii «iMMn 




■■ ; - . , : Il s 


, il. I,. cha- 


Vérone, ifi^ç); VI. OOÎflwm (• 


!"■■ ■■- 


V, V, 'ri! 


1,1e nivors les 


renée, i5H5! VII. Smtiinmts rfw 


dlJ^Llll l.L. 


lin 1. .'.-., [Il- 


, il inoiiis que 


pécheur m prismce Hn irit Saôl- 


il' L.UI 0. 




i.im-il, habile 




dlllsK^ :. 


ii.,ims.h>p 


i éraii un mo- 


nnre, i5H3: VIII. Ptnutirr 4* U 


.|;-|<' lie Ini 


,.ol.-. vrrh, 


«. Son lerip* 


Sainte fiersf . en pniia ttentm 


Cllil |>.Ml^ 


'^é .iilrr l-s 


oliires, «ù il 


si^ihiques, IX, fi(o«a «H iMtt'êt 


t>lail lol't II 


is-itlu, ,1 !.- 


f.„..il.iiip„.l 


P. doin faui fk-co de fWKV 


ilsi-livniL 


s,.iis r l.iclK 


^ : les I,ii.|-<ies 


prime p^.mi mix ,W !>•«> P^ 


prrrqTKH 


l.iliiic lin cl; 


li.'iil ».issi r»- 






i„. ...11. ili, p 


,.ys,>,nla»m 


«omj i/rjwiw à Dieu itans Itft lïWM 


el<i .^livo. ; 


l).iinhjiili'.sil 




;iiinb. On a cM l'ul'* ««■ dutn K«nj 


Tris ;iv<i^ 


uni' 1' ti.-ii 


ik' f,.ciliié et 


dc*Hymn.».d,sEl.ge5, J^. \Vi 


sur nii.iq 


"'■ ■■"l''' I"'- 


Il lui propo- 


de sainL", d'» .Sei-nnius, lies UoiÉ 


«i\l. limita 


,1 i'.il y,u\n> 


-ii.ri an Moni- 


lies el d'.iini'i's ouvr.iecs Kairi^B 


CiSMIl >-ll 


ifiu,. I..icv 


iiilaBbédcee 


nwserits.el ,l,ml on tntinrMUfl 


IDUIMiU'It 


' tl <'iil b â 


iilieriorilé de 




h 


autres. La pi 


ciidcDce de sa 


Vdins de l'ordre de S. Benoit. iM 



TA G 

• GlUOÏiA I L'GUCCIO!»E\cllof 

bt'lins et scij;iicur de Pise au 
iiccmeiitdui 4 '• siècle. U|;iiccio- 
a Faj*giuolti clait issu d'uuc fa- 
lustre qui possédait dans les 
ns des (i fs iitiiné Jiats de Tem- 
se distiii(;ua dès la fin du i ?>'. 
par SCS t.ilents militaires. Eu 
es villes gibelines de la Roma- 
clioiNireut pour leur {;e'ncfral, 
ne guerre contre les Bolonais ; 
one remporta sur ceiix-'i de 
avanta«;cs. La ^ituation de ses 
milieu des Apennins te mettait 
tioM avec les Gibelins Toscans 
ien qu'avec ceux de la Roma- 
fut à plusieurs reprises nommé 

des Arctins, et il les com- 
t en 1 DOC) lorsque ceux-ci fu- 
attus par les F.orentins. Cet 
le flétrit pas sa re'piitation ; et 

les Pisaiis, après la mort de 
i^ll, se virent abandonnes par 
ëes allemandes et siciliennes , 
es à la ven{*eance des Guelfes 
ivaicnt provoqu(^s, ils api>e- 
U^uccione de la Fa{;{;iuola à 
•cours, et ils le nommèrent 
ir de lenr ville dans rautotnne 
1 5. IJguffcione manifesta dans 
CGtsion toutes les ressources 
génie militaire. Maigre IVpui- 
des finances des Pisans et le 
agement de leurs arme'es , il 
sura bientôt la supe'riorilé sur 
le Naples , les Florentins, la li- 
elfe et tous leurs ennemis* Il 
conquête de Lncques le i4 
5i49^t il remporta sur les 
lins , le 29 août 1 5 1 5 , la më- 
e victoire de Monlecalini , ou 
re et un neveu du roi de 
furent tueV. M lis il s*eu fal- 

beaucoup qu'Uguccione sût 

ien gouverner que se battre ; 

trans|M>rtc le de<|>otismc des 

dans une yiUc libre , et il se 



F A G f)3 

rendait odieux aux Pisans pir la du- 
reté' et la précipitation avec lesquelles 
il iiiU:<;eait des peines capitdes aux 
citoyens les plus considéré>. Quuique 
le peuple soupirât après la paix, Uguc- 
cionc ne voulait consentir a aucune 
négociation avec les Gurifes; aussi 
plus les Pi>ans remportaient de vic- 
toiies, plus ils s'afQg< aient de leurs 
propres succès. Rnûu le 5 avr il 1 5 16, 
ce s( igneur fut chassé de Pi>e et de 
Lucques, les citoyens de ces deux 
villes ayant profite du moment où il 
marchait avec sa cavalerie de l'une 
vers l'autre, pour se révolter en^ même 
temps. Uguccione se retira auprès de 
Can Grande de la Scal.i , seigneur de 
Vérone et chef des Gibelins en Lom- 
bardie, qui lui donna U commande- 
ment de ses armées. Il mourut au 
siège de Padoue en 1 3 1 9 , et son 
corps fut rapporté à Vérone, où il 
est enseveli. S. S— f- 

F A G G T ( Jacques ) , savant 
Suédois d*un mérite très distingué, et 
qui rendit à son ptys des services 
importants. Né dans la province d'U- 
pland,en «691)^^11 fit ses études à 
Upsal , ( t entra au département des 
mines. Il fut ensuite placé au bureau 
d'arpentage , et devint directeur de 
cet établissement. Quelques années au- 
paravant , il avait été nommé secrétaire 
de l'académie des sciences de Stock- 
holm. Il mourut en f;''7. Faggot 
commença sa carrière à I époque où 
la S«»ède sMFifrçait de reparer, jiar 
les arts utiles, ^«-s maîlieurs des guer- 
res de Charles XI I . et il fut un de ceux 
qui contribuèrent le plus à lui faire 
atteindre ce but. Envoyé à Calmar et 
à l'île d'OKIand pour diriger les tra- 
vaux des mines d'alun, il indiqui des 
procédés nouveaux pour tirer parti 
de celte richesse natut elle. Ce fut lui 
qui rectifia les ;ibus et les erreurs 
Dombreosti qui s'étaient introduite 



91 


FAG 




s les poids ei les mesures, Ure 

1 r.i Jv.'nii iii-[iil,i-e du bureau 

,. ,.!.■.■. li mI,i1„i 1.- i^riiildgede 


l 


■^ 'l''-* [trotince* 

■■■ /,!,. plnolique 
■■- ■!' ' '■' )'""■■ f"»™' 

IV .1. :l'. .r II ,^.l,!. lldaniiaune 




iitixti ii.irln.iilinc .i l.i ic[HrlitioQ 

les i.L-iiv.LiiDiis qii'd prescnia , 
,.ji.' ii'-ulti.ir. ai- l'.ii-[)emfl6e, û- 

iu>5. Apirs I:i Ki.oTe de 1741, 
IL l'i„l.ii,Jc,i>,i,l eloleUiéitrc, 


F.. 


,.;ii[ lui di.ir^r |iai Ik gouvcrne- 
)i .Vi-\,iriijini- l'i-i.ii lie celle pro- 


111 


., M ,r.„l:,,u,.v l.s ,.w,.n* d'y 






i'' 


■ .il.i.Ptqiiifireiil 

..1, ,:.■■..■■ U \ ,hl,i„Jc.l'lusieurs 


ait 


c. i.Uj.l- ..(■nriH'.niliv clloycn, 



<i.i lu m 
, n (il 


lliode de fabriquer 

Klioiliiirc uueaàmi- 


|.l.i 


.hi.^^i'ii'.c dans les 








'. > 'wisaiirces de 




IHlIoimL-dfSTNCS 


l'Jnl. 


i]..; tics sncncfs de 


,..U, 


l'-;ini;olr[,iil.iudes 


ll'S ||[< 


.i.Mf,. fil frapper, 


IIUIl 1 . 


m,.' mi'Jaillc à soa 


Ou ,.H 


1 vdii-siiii êlu|;c3ca- 


pr., II, 


,n>ic,mdcr,St.a- 




-in'dois. C — AU. 


LÎil.J 


>.ltiS-IJiPTlSTE), 


KpiC <t 


liiiili-sijiie, uaquilâ 






. ., ., 


n iMiii, juiir de la 



FAG 

EC Si connailre de bonne lieiire par 
des poe'iies faciles et enjoui'cs. Vaa 
reunion d« geD5 de Icuies les [rius 
célèbres ,de ce lemps-là , a'^UÎI for- 
mée dès ifi5i dans la maison d'Au- 
gusIiuColtelliDÎ, alors fort jeune (/*. 
CoLTGLU»! ), et avail pris en iÛ!K 
le nom d'Académie des Apalislet. Elle 
élail devenue très fluristaiite , cl 
comptai! parmi ses membn'S des hoUr 
mes icis que Filicaja , Mdglubca^| 
Aulon-Maiia Salvint , etc. F«^a(lO 
lui ses premiers CMais; FacadAnîfeS 
fut si charme'e, qu'elle se l'assodl' 
malgré son extrême jeunesse ; cl cuiH' 
me elle acquît sou plus grand êd.tl , 
et pour ainsi dire une seconde eiis> 
tence, lorsqu'aprcs b mort de Ci>IlH- 
Uni elle eut été transférée, en i6ç>{, 
de 53 maison, où elle sVtail loujuan 
assemblée, dans l'une des sali» da 
l'univcrsilc de Florence, FagiutJi a 
été mis p.ir qiiclijues écrivains parmi 
les académiciens de la première fon- 
daiion 1 1 ). Il commença des • Ion 
i composer des comédies, dans les- 
quelles il jouait lui-miine de la bm- 
nicrelaplusplflisante, elir^ouirlct 
sociclés les plus di>tingu^s de flo> 
rcncc par ses poésies , son humeur 
facétieuse et ses Imus mot», l.'inbc- 
vèque de Séleucic, Siinla croce, nom- 
me, en i6ç)o, nonce dn pape en 
Pologne . ayant pu juger, en paï^ant 
par Florence , lies talents rt de l'duu- 




* - • — I 

ri - >* r—x-î- ^j.i'.r-a'. - Lj- _- 3'. S- :-*■ t- .-». . .. ^. ^-^ •• ru 
5C-- im*ï f lc tf •■•ir « s Xi*.— LaT- Î 'i*î ^- ■ i: •- "'"-_■- > a 



Ç^C'i-^ A"!!iÂj^_ ?" aitu! -^la .jsn^ fc» r-am-^-mia*!!" .-l-* ...- *?:i 

ai *j 1 ■* fî itsri"* 4 Tïile ue ai i .^i*rî' . irr, ^... •-.*--;«_- i -* i-',- 

Bcrt: .:Vji' iV^r? .lot- j*- i«"in>- ir-ï k ^^-r .:ir -. .r ,- #• l - *^ 

le* reS'\j.'U sir r? ri'i pr^r -«"i ji- jtf^»ir'u k£=>^: « --r— .-t-, _r- 

cC «ce TAi^'POitfak sir i& âis-io onu. i 3> ni^ r i^-^Ai .«.r - ::^-^ ----^s 

r lÀQDs» f*.re oe suc-, i..: ir ^ ^r.iM^. 1 ii- ^..-^ ^ > r^is 

iri'j if anciSR. ôs yeniurs ui.- a ..- :im**T ccrn.'^-:--"! ^ ce 

de Doe-^r» . « «> uLôcrEauMfr ji- T>r-aÊ^ .: « ir?aa#r* n- ^a* 

q^U!iCcfr, d.oC K iiii^rs*iÉC«e»-CMie* ni'i ?u ■ '^'m'-r ^. :rf : ' lk 

icrsii:. i » x&nr:. |-it9unrs .pi» mi=^ îf- :#-*- .-.: - -t^ > s 

TC-.'zn.'f. ^ pKaooC «VR a luir n»!-'.. r*#- \.i :: _:i - r-»..-:--*i 

1^^ < rJrtf.'a. Jpg ai mspia "j^irva. ii nn-H: n.»* :/- -- -^.« --. .. _--r«> 

de Lcta< Çi"i. pivriic ?r a- ^ T«*.f r; i i-j... ^ - pj 

sufle 3is *•!: »'ft=afciniiiuiCi'r as « r^ sm, f kc :•••? > i.;.- i- . .- rj,^ 

puaA a ViTiiiT-* ^ fe '-3E «niE-r . a-*- .r-ir /^ <<;* r . ^: „— >- n.Mn^- 

^"c ae '■■:»iliif fnat -'rTStiwcr an iriir *• .#-. >fi xl * p ../ri/ r-ï-: 

f xa a rmi ii: i :K3ES<XfSA .^^t ku a-i-r* : i— ii- ■: ^ . a^ — :^.» 

- K te^ari ai «çjC . çu « r-f f-^ - r^ ->-■-. . t x^jumom. 



T» . :-;*ir js ïtirr «r ài a^RdL :i^-sr jfï . ii . i. i - j m'^*- .*- *. j^ 





r.'i 


F Ad 


PAG , 


Uiai! il .«1 


c cliafiriji de sorrivre o 


et que, A»m leur «lylc fjfiAira» À 


sa femme c 


à tous ^es enfaiils. Il ïil 


Liii'lcsqup , ellrj sont une latin OOM 


»„.., .ll.|U 


,[\,. .I..MS sa vieillesse 


tiiiuellc du vice; mais ta tiyle M 


n'[U' ùuuA 


ilr Mi. luis, qui aTait 


lesque et (Milieux [wiil u'Are PUM 
Slïlc comique, et ce ii'ol pudt^»! 


1„„„„.,|, |, 


1, île- -a fraudeur, mais 




i' al allai lies de si grands 


iljle seul que consiste la bonne «Ê* 




la monde Gaston . le 


médie. Fagiuoli a de plus Uisw an 




To.iaae passa, en 1757, 


volume de mclnngfs en ptxise ( Fb- 


<!.„! la m.ii 


UN de Lorraine. Fagiuoli 


rcuM, 1757), qui sont aïoiss iMi- 


or|,os 1 . :i 


uolis ses perles le çoil- 


mes que srs vers. G— 4 \ 


,;,,j..,-„i 


le n II re^i^naliou d'un 


FAGIUS ( Paul), urant lUgU 


,,p.. Ih.i- 


™i le 11 iiiillel ,,4,, 


cien protestant, naquit, en >S^9 
Savcrnc, vil^e du Palatinat.^ 


!.'r J ■■ 


cmi^l-lrois auS,anrèj 




' J 'II.. lli™i,ii.s- 


nom de f.iraille<!lait Biicher. que,n^ 


il . . • '. 


-lis riciihésde 


vant t.-i coiitiiine (te son ricde, il tia- 




j. .1. luurs avant sa 


diiisit par Fagius, du mol btifi/iau 




. 11. vapeurs noi- 


(bêlre). Aiirè» avoir f.iit ma prrmi&l 


!i- 


' v|.oroujiiaqiieï, 


liiudMioiisU direction de son ^| 


un ' 


,. i.iii.vimddnnsk 


qui tenait une petite ^1« k SàT«fl 
il se rendit à ]leid,dberÇ, •! de IH 

.Sir^sIiourcoiiil.-ipprid'Wljrmitai^' 
lébre WoirgauR Capiton. Il s'«t»1.I>l 


,i„ , .. 


■: -rs .nivrps. Sps 


in,.,„, - 1,» 


i.>.ji,i. iiv..iiiil pam ni 


',,«,.,„,. 


e liiri- : R,me Piacevoli 




k Isny, en Suu.ilie. se maria et ouml 


,.,■,„,„ , „ 


.>„'la. Flurrncp, a vol. 


langues anaennes. Cet ^labUuenA 


il. .< , 


1 lil iii-.itnl i.ne roiilre- 


- . '< 


11' : l'ifiii'ihijii , nvvrro 


cul si peu de succès , qu'il m HkÀ 


/ :; 


-, .1,;. .,,,1- !.. d.lc 


mina à revenir à Strasbourg «f^|3 


:r\ll. I.l.l.l 


1. 17 'q, ni nm-. Livres 


retraite de Capiton. Il sucntfn â| 


a ,11 ,Iot 


,.uIs!omesi.i-lî.Ellrï 






I.iicqiiis, 1755^11734, 


breii , eidcVeloppa vue cooMblM 


6vnl. i.i-a- 


; Cl l'un V .ijmila flniis Sa 


si par rai te de celte langur d^ iMM 
mièrcs leçous, qu'il acquit en Mtl 


mon, iW./. 


,;i3,uii,-. vol. Elle. 


»"' P"-1 


C (unirs dans le j-pnrc 


temps une assK grande r^putaUon. [ 
retourna à Isny , vers i5i^,|wr » 
ri-uiplirles fonctions de mimstir dv é 


»,rle.,|ar.. 


.,1 dnccc qui y riçne 


c, ,l,.i„.p» 


de loiiii'S !i's autres du 




; ^:i:- i.iili;rtf le .««M 


EvaKRile.Iaetraitcmcnt qu'on ItB«(a 


,1, ■ 


1 ■ lie -on ïivnnt et 


da en celle qualile nVtail poi mAm 


1, 


■ 1 1 liji.s, elles n'ont 


pour le faire subsister avec *a ba^M 


,1. .■.,; 


■ - i.i l.i vcnede celles 


traite , loraqu uu ma:;istrai, noiuw 


.l-l;-,,,.i 


h- 5.-11 'rulc.Oti en Tiful 
lesrs coinedit's, qu'il Gl 


du, ..oMit 


PierreBuffler.luioirritdcfairolesfiiiidl 




inrriirc.en 7 Vol.in-i3, 


pour IViabiiisrment d'une impiîia» 


,l,.,;â;„ 


■;"»(). r.i' epiispiir qui lel 


rie , s'il voulait en prendre la dhtt 




livre jiisiicc que, non- 


tion. Fagius acccplA avpc roxItiM 


.™k. m 


ii'v .1 rien trouvé qui 




pm>'r' ''M 


ni|u'')i.r ri tu pression , 


rabbin Elias I.eviia. et cmBHMH 


,.,,„, r,.,',l 1, 


ipg.iiJt comme utiles, 


imprimer des ouvrages cjid, tiM 



r , 






a e*-^--c 



"*'^"' "Tl V ^TTir"** 



I 5 1 1 . 7« :.- -* * •** •■• >- : :*:: a ;- 

Th. '"r«*T3rr. î— .i-t^fr:-! j: Li_i.l-r- 
fia R-^rr. ="2 ^Ct;* t'itt. "li;.-. I^?^ 

■ * - ^ 

L!« *>:■:« :• r-c.* »:-.;"TîTr- FuSius i 
cwa^s^. 'r:ir*.T^ itt^tk ift rrdit- 
Buir? et i* rT-:37-« -•*:•-« t-^r-uc 
quçÎTO* 2 -îf « if fi.*.':!-»-:- '.♦i m 

i?frj*L-*^rr. I "350. îl-£.^ !J- P^^iz" 

mM*m Pctrin ^-ya^cit . J-'- 
ii/i--» ÏUreraL* in ff i^v^g zcz».^ 
et ïfar .rh^Sf^r ck^xLimLciM ricixi.:. 
!*• Cntici ra-rrî. ÎV. P*i^£L:t\&: 



■*» .1 l-'V .■■■ * .. . » ". ' 

Z' irr^ -^ - ^u. 1 7- * :rutuCi:n ^îf*- - 
It- JE 1. _-. r: <• T»?:i T-ilr: Zt 
■ Ui^ I i TZS . -T-Ti. : : m: "L. ■.;. /Trf *r. 

•* .-iiCi.'T.- f^^r~L,T^ Lui'" =•. J gifL 



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r»' ^ -'*fTtii:«t'.i-a. 1 .:«j.--i'.: ri.':: -.^ 

raiPl il.i'j^J*!.'-»-. KtiX. \ fi., --r,.;-':- 

niirr r-j- s.r-.: ..- . :.. ;. z .," .,^- 
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ceryts an ^:--»rt • L.rifr t>?J _:• :. . 

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i5i>. in i" VI:!. f-r-w «^.'Cx- 

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D« 


FAG 


siij.l,po 


r son dehiii, laisse croire que 


JM-.F. 


Tian ii'tlail pas birn pourvue 


àtsch-a 


nic< Je l:i figure. II. Kanor, 


c.jnl.-tra 




(t'.ri.sl 


T-5o,in-ia. 111. i« miroir 


ttes princesses OTÏmlales, Paris, 


j 755,1 


n-.u. L«Klée3 de c« deux 


conlts s 


iitfoiniiiiiiK's, la marclieea 


esl cinlj 


rrasscc; aii-S'ii iiViirent - ils 


lias 11' 1 


ènic surets (jue le Hremicr. 


IV. //(S 


oire et tentures de mOord 


i'et . I. 


11;.M! (Paris) i',55m-ia; 


plaiiauli. 


rie dt mauvais ton , uns en 


elle plus 


piquante el qui eut peu de 


lucrès. 


W— s. 


FAGNANI (Jean-SUhc), noble 


Wibn.ii- 


nc,nirLaiiili.-l'auDéei5'i4, 


luiliv.i 


■> Inlk-.-kuirs <■! la poésie 




-|iic -iiiMv rcp.'iidaDiilrè- 


Si.t.t llT 


^-ti jii|>^ A\:\ si'IlJiilstions de 


SCS .1111 i- 


ijiii ruiig-igi'^iiciil à publier 


tjuflques 


unes iK n-i iiioduclious. Il 


ctail ngc 


le qM.itir-viiigls ans lorsqu'il 


fMiiscnJi 


ruriii à l.iisser imprimer un 


titsrtuij 


vT.if^rs , ^.Jasdoiiie celui qu'il 


rri;ardai 


roiiiiiii' le meilleur, et OD ne 


fa'cusrr 


pas de ii'èuc pressé de là ire 


,„.rbuix 


t'rsMmpûcniKlatiuiulitidé: 






(•lUW les ,iiliii> di; son diocèse. Ce 

cilt avec elo';c par Argeiati et Tira- 
Lusdii, Jciii- M<irc Fapuniii mourut 
;iiicommnjc:.TOciil de l'année 1609: 
ma oraison tuncbre fut prODoiicA: 
pir Poxwljoiirtli. Aquilino Goppiiii 
p.irli- de quflqilïH autres pocsiCi du 
même auteur, qui n'ont point cld 
imprimées. — RHpliafcl FAGniiri, pa- 
ient du preeédenl , niurl i-ti 1627. a 
JjiisK 17/f'ilDire riespbis illustres fa- 
milles iU Mitun, S vol. m -folio, 
iiidiiiKcrit roiiM-tic d.ins la biblio- 
thèque dis avocati de celle Tille. 
W-1. 



FAG 

FAGNANI [ PnosPER ), URonisii 

long - temps rcDommé , fut fiendjnl 

3uiDze ans à Rome le secrétaire d< 
ivcrses congrégations. Oo le COD- 
suJLnit comme un oracle; il ciilrepril, 
par l'ordre d'Alexandre V 1 1 , un lotij 
Commentaire latin sur tes VécrUû- 
les , publié à Rome, eo 166 1 , 5 tuI, 
in-folio, et réimprime à Venis* tn 
i(3g^. La première édiltOD, qu'il amll 
soignée lui-méuie, esl lu plua tsli- 
méc : la lablc de cet ouvrage pa«4 
[jour un cbcf-d'œuTrc. Fagna ' ' 
aveugle pendant vingt-bml ans, 
travailla qu'avec les secourt Sta 
Il conipiil daus son ouvrage o 
les anciens avaient dil At tatii _ 
ainsi que le Droit nouveau que Im 
Conslilulious des p3|)es avaieut ioin- 
duit. Il mourut en 1678, a l'igede 
quatre vugis ans, h — )• 

FAGNANO {Le comte Jci» 
de Cbiales de), marquis de Toscbi et 
deSl.Onorio,néaSii<igagliaeni690, 
et mort vers l'an 1 760 , csi un des 
géomèlies distingués que i'Iblie 1 
produiis. Nous n avons pu recueillir 
le moindre délail sur sa vie. Oo uit 
seulement que, vers l'an 1719. il 
donna , daus les journaux iialieus fl 
dans les actes de Leipzig , pliiiietin 
Mémoires sur des prubténies de géo- 
mcirie et d'analyse traiisccndonle. U 
a réuni ces pièces i plusieun autres, 
qui n'avaieut point encore vu le war, 
ri a publie' le tout sous ce liire ; Fg^ 
duzioni matemalicht, Pitc, 
a vol. in-4 . Le premier voliigMai 
lii m une Théorie g;èneraU, trltï 
taillée el peut-être trop loii|;ae, d 
Proportions géométriques j lé u 
offie d'abord un Traite des Di 
propriétés des Tritmg}es rectii 
el euiiuiie plusieurs piJM^^a rdJuivci 
au\ propriétés et k quelipiM otêO* 
de la ctfuibe appelée LemniscaU. Cl 
Kcond volume est inlÉresunt Pwta 




i^^^- .t ■ . • '" ■ * ' ;. • «^ ■ « 



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FA*Vj> •"-I" !-ii "•-'_» t i-^ur ' I If L.-^- ::-r ik- 1'-=^ 

le i: sui ' T«r -• ;• ^ -» ii.i là .j "n* -1 '.•••i t— 'i 

so :*r*.r -: i. ••laîJ" -' n'*i.'i^u.- •'-n»- - ii. Lr „ .■■ a^ -r_ :j^ 

les-* !<? : .•*•» 7r'"Zl.ifrï R» ». M . -aï- îisa:^ '»-- - - ' -* •■ 

BLitr.r. '.•». i:-"-^ .i U'.r" :*; ».»i !••!"• . - ij'i** iRi^rin" >• ;-... -^^ 1*- t ^^ 

Oj==. -a:'^ j*^ î"»^'*"^ BU i»-riic la •»-a ».■ «rr.?^-*- vr *.' _je ;.» j^x 

la T.-î s •> ■•* T^;/- j5 ji-i.'^Matî . -^ ^.î hàiuit . -.us- Sir, .» .rv; "^ r- 

In* *>■*.-£ •■-••.'» ir -' t. -ir--i»î .'UdrtBuifa :rjr::r'fur^. s .i _,, 

F'-LV-c •-t^'^-t. jî -«•îL-t''X S, ".i : i- . tr.rr.r i^ctn izu ■: r- i*-^"-^ 

pATt i-»"! ■ «î-^^ -;\ - 'L .;x •♦ •— ir--c P .'tr'iJU^ ■ ^j- t'i^- - ;■■ - ' 

un ^A •l'Tf.^ÏJ Li *i.:i* ; T.î'SJii*' ::- - 1: ^ .--^ ^ \^-- ^- '^^ 

»'li en-** '*—ir «'"-.: l:i! i*'!^.'. 1 ■.- Ir - ' - :. :- - .■- 1^ 

Sp ■••1^- Sr^ iliia* 1 f II-- "1" ■,:ii : ■ »-' ^•-. ^ : - r /-i 

Uf.1 ; i='» 'i.^" . I*-* flL ^ * ji. .'-.1 î: i. ^. - : - «n. 

dbf'e ** f* -laiK I" iir-ili-L- 11' '*i r:^ :•*.'■-.' - : - j, ^*'^z 

ikcTij*--.!': >• :i 1:. ■ • **•••'>- ! ; »t ■". :/-:..:. - . c jur^^^ 

pAà'Zt.. &•£• j ?•• r-Tn^Li f.ri-ij -q • a -. '-- .'.^. ■ * : -...^ i 

étk^iizz i-*<: •ir. r. * ^-ic^^it .a -^r-t— • ' -. - . ^^ 

firr*2^*'>■ 1 :L»t:;L- tj i *'.«i: •^l• j*î e .■'>'i: ..■--. ,^ i^-nu— 





<n r \ r. 


^**' J 


.^cr.il lui lp>.«dit :u Sire, Voire 


co»|;r(^;;aifon i!lfiil iciennittc ; dl* Il 


- .ALirsiv .liii^c ;i vi>ir M^s lorts liaos 


fut dèfwré à diiiK rtpriws, «4 iJ 






ili'li |i!iis M'iiiiiuliitsi-rx^clilude, el 


la sagrMf qu'il mil i$m m>u atlim- 


iiKiii>(.i>uil .ivre ii<:<icLir la diinpline 


niïir.iiion. !>■ pp* Pie V aviil pout 


iiiilii..ii-i' ltir,iii'iij>til>k'SDiisle rapport 


lui une CMlituc ]KlrIic»li^r«, et le fil 
inqiiisilcur du h foi. Etant narrrinii 
i itii grand Ige, lium F.iggi w ânuil d( 


ilr l'iultri:'! , il nliis.-!, au )i(%e de 


l.ilK'. iiiir .Iti'c (le ~io.<ioa floriiij, 


^.ilnifiif f.iio |<.„r „biHmr la dis- 


•koute» «es piflcrt pour ne plus Mi>f;ii 


p,.. ,i'.„. M :..,;.„j..pr,i„s.rtii 


c[n'4Dieii.llmoiinUfluMoiit4:j6sinr. 


.1 .1 , , -. TiMars qiifd* 


1 595 , âge de qnAlrc-finp;!- irriu jir* 


■ ■: 1 1! ■ . ' .iciippud'hom- 


SfS prilieip.uix uuTrnfiis suut : 1 




Jn Psaitetium Davidi, , régit r 


|, ■ . ,. . . ,1. r M,.i. M_[,H, 


prophetiB clttriiiimi , psmpJtrmin 


i ■'.< ■; ■ .■ 1 Mir,iiS(AsGE), 


varia metti emere txcuUa , Vf 


.li 1 ■ '■ ;i 1 lui. Sanf^rino , 


ni»e, in-4'., iS^S; If. />m»ù 


1':;l- ■; .'i, Li.ii ].r J,i:ii un ciiàtcaii 


chrittiana in tpiatuw Ubnt . 4fi| 


,[. en h^m .-.,. ..,y..i.,.f de N-plw 


U'HC'd, Piidtiiie,lii'4<>-, iS95>al 


icrs I'hii [5o(i, mira cUns Fordi* 


nombrtn»rs [lièrcs itewrecoirilM 


de S. HfiiOii. omcrfÇaEiim du Monl- 


■(ni luutfs sur Avf, suÏHS ik bMI 


(.i..iii.clsVrcmiJI,<.]r!,rononïe,.. 


III. SpecHlwn et exanftUu- cM» 


Ifiiiiril |i.(r de iiiiinhiPii^ oiivrsgrs , 


eolariim , sea viia B. pairit MMti 


in.ii. fUroK' |i,ir dr. r|ii,ili(('s [lertoii- 




l>illt'^ l'Miniirii nil n'<'<'iiiiii.iJrdi'b1t'S. 


sancthiimi. Florrure, iii-i-., iftifi; 


l;.'i 1, ,- ., ■,. ! il . ■■, 1.' 1 ;. Iir ,1 sa 


Uoinc, iti87; IV. Tr..ité sur torm 


■,..,:, de 


rei.ce, ,5»^; V. rtbi MnoArfll 


..;,.■ >,,;■■, ixrni- 


il „. /.'.. |...„ ■, ,i.,-,.|M,.,dc 


ri'iiV ji;firi>. c«rmnff dtaotll^ 


^ ...,„. „i,.|.,,.,l, [.|,,, .1- la cli.i- 


Verono. ,04o; VI, Off!^«m <o 


ii(i> 1,. |.l,„ ,-MM|-,,ii-v,ii.[e onvcrs les 


ho'ariim .varia mein grrtrte, Fto- 


jM'uiis, -ciric |iiim- lui - iiicmp , in- 


rrnre. iSNS; Vit. SmtimmU rfw 


Jjj|);i'iil |iniir ll■^ .mm-, 1' moins que 


pécheur en prèfence Au Iréi Sm^ 


le Un unlir nVn soidliil, Habile 




.\msUs^a:^m■^,V^,■J^^i■lm^>mmo. 


mm-, i5h3: Vltl. J'iMoËÎ^M 


ilricdi-iuiiiis l-.i v<Tlii<. >on n.'f.in.s 


A'niWe fierté , et pn,se n <^i)^ 


.....il p.i,.;...;..,ii,-,. Ir.. ■■.(lir,-s,«fiil 




r'.iil Inri js-idii . <t li' li.iï.id nn'jlli-l 


/*. (tom Paul ru-m de Pm-ie, i* 


il M'iJvr.Mi s.iiis 1- l.ichi?; It-,', lai^giiM 


prirni' p^imi -dix .Ir l*aii| proiptl 


Unrqm <l l.iliiir Ini clai.nt 3ns>i fa- 


MariiucugOi X- Diato^ttrf sur lu 


mi hit* ,|,„. i-,ll,. .1.. p.y.uiid avait 


noms donnés à Dieu itans les titnt 


!■('■ ''Inv. D.iii- Hiiiii s il aimposait en 


saints. ih> a en oiHre .te dutii K»ct 


TU, .11, r 1.1,1' r ,11 1,. ficdilÉ et 


An HyrtMx s , d, s Ktr^f» , ,)<•* \m 


f.u,- ,,.„'qu. .i,,,! q„-„„ |„i propo- 


do saiiiL., dm .SprFnnns.dcs Hum^ 


*.lr.ll..a,ir.,i[i„.dr.M,m^uMonl- 


lies et d'airirr» niiernpr» rrsiw n* 


Cs.ii, en.:,,,!. l!.l«,„i,iM.edcce 


iiustrits,el d.>l.l on WiiiVera la li<k 


iiioii,Jslcri; H cul In auiwriorilc de 


dnns la bililiotl.hiue pi6nër*\e dci *rf* 


irnsicurs autres. La présidence de sa 


vains de l'ordre (k S. Bcnotl. L>^ 



]■ A G 

FAGGlUOfiA ( UcuccioifE ) , clicf 
des Gibelins et seigneur de Pise au 
coniinencrmetitdui 4''* siècle. Uj^uccio- 
11C de la Fa^giuolj clait issu d^une fa- 
iniile illustre qui possédait dans les 
Apennins des fi fs innnéiiats de Tem- 
piro. il se distin|^na dès la fin du 1 5". 
«ièele par ses t.dents militaires. Eu 
1297 I^'S villes gibelines de la Roma- 
i;ne le clioisirent pour leur t:e'néral, 
dans une guerre contre les Bolonais ; 
Uguccione remporta sur ceiix-'i de 
farauds avaDla«;es. La situation de ses 
fiefs au milieu des Apennins le mettait 
en relation avec les Gibelins Toscans 
aussi bien qu*avec ceux de la Roroa- 
gne ; i! fut à plusieurs reprises nomme 
général des Arctins, et il les com- 
mandait eu 1 5oç) lorsque ceux-ci fu- 
rent battus par les Piorentins. Cet 
échec ne flétrit pas sa réputation ; et 
lorsque les Pisans, après la mort de 
Henri Vil, se virent abandonnes par 
les armées allemandes et siciliennes, 
et livrés à la venj»eancc*dr.s Guelfes 
qu'ils avaient provoqués, ils appe- 
lèrent U^nccione de la Façgiuola à 
leur secours, et ils le nommèrent 
seigneur de leur ville dans l'automne . 
de 1 5 1 5. Uguccione manifesta dans 
cette ocdsion toutes les ressources 
de sou génie militaire* Malgré l'épui- 
sement des finances des Pisans et le 
découragement de leurs armées , il 
leur assura bientôt la supériorité sur 
h roi de Naples , les Florentins, la li- 
gue guelfe et tous leurs ennemis. Il 
ut la conquête de Lucques le i4 
juin i3i4* ^t il remporta sur les 
Florentins , le ag août 1 5 1 5 , la mé- 
morable victoire de Monlecatini , où 
un frère et un neveu du roi de 
Ifaples furent tué?. M «is il s'en fal- 
lait de beaucoup qu'Uguocione sût 
aussi bien gouverner que se battre ; 
il avait transporté le des|>otisme des 
camps dans une villo libre , et il se 



F A G 95 

rendiiit odieux aux Pisans pir la du- 
reté et la précipitation avec lesquelles 
il infligeait des fieines capit.dcs aux. 
citoy<'us les plus considérés. Quoique 
le peuple soupirât après la paix, Uguc- 
cionc ne voulait consentir à aucune 
négociation avec les Gudfes; aussi 
plus les Pisans remportaient de vic- 
toiies, plus ils s'afflgi aient de leurs 
propres succès. Rnûn le 5 avril 1 5 i(i, 
ces<igneur fut chassé de Pise et de 
Lucques, les citoyens de ces deux 
villes avant profilé du moment où il 
marchait avec sa cavalerie de l'une 
vers l'autre, pour se révolter en même 
temps. Ugucciono se retira auprès de 
Can Grande de la Scala , seigneur de 
Vérone et chef des Gibelins en Lom- 
bardie, qui lui donna h commande- 
ment de ses armées. Il mourut au 
siège de P.idoue en i^iq , et son 
corps fut rapporté à Vérone, où il 
est enseveli. S. S — i- 

F A G G G T ( Jacques ) , savant 
Suédois d*un mérite très distingué, et 
qui rendit à son piys des services 
importants. Né dans la province d'CJ- 
pland, en t()9()^il fit ses études à 
Upsal , ( t entra au département des 
mines. Il fut ensuite placé au bureau 
d'arpentage , et devint directeur tic 
cet établissement. Que Ique<( années au- 
paravant , il avait été nommé secrétaire 
de l'académie dos sciences de Stock- 
holm. Il mourut en i';'"7. Faggol 
commença sa carrière à 1 époque où 
la S«»ède s\ fforçait de réparer , par 
les arts utiles, 4es maîlicurs des guer- 
res de Charlec XI I . et il fut un de ceux 
qui contribuèrent le plus à lui faire 
atteindre ce but. Envc»yé à Calmar et 
à l'île d'OFlland j>our diriger les tra- 
vaux des mines d'alun, il indiqui des 
procédés nouveaux pour tirer parti 
de cotte richesse naturelle. Ce fut lui 
qui rectifia les abus et les erreurs 
nombreuses qui s'étaient introduite 



HH^^^HH^I^I 


9 i F A G 


FAG 


dans les poids ti les roesures. \jtn 


M fit connaîlre de bonne heure par 
des poésies faciles el enjoué. Un* 


qu'il fin J.vrnu nifinbiT du bureau 


(l'iii|ii'iil.ii;c, il uluiiil If prifildoe (te 


réunion des gcus de Icllres les pla 


f.iiii' li'Mi lis iMiifs lies proviDcei 


celJ^res.dc ce temps-IÂ, BVuil fid 


(lu Kiy.'itiiih', <'L siiii zHc [latrioliiiue 


mce des ifîSi dans la nuison d'Ali 


truiiï,! ili's ros^oiuccs pour fournir 


fiusiin Cnltellini , alors fort jeune ( n 


aux tV.ii. .iu a' ti^y^il. Il donna une 


Cdltbllieii ), et arait pris en i638 
le nom d' Académie des ./;»al««». EOl 


oKiTiUiiii ii.iiliciiliiTi; à 1.1 iqurlition 


du ^..Isiiiiî k i.i[i[Hiit Ji; l'jgricuIlurB, 




ei les iibKL'iï.iii()ii= qu'il présenta , 


compiaii parmi ses membn-s des boin< 


couiuie loiiluLs Up raqwniage, C- 




rcnl 'ItciHcr l.i sii|ipri-ssioii des com- 


Antou-Muria âalviui, etc. Factaolir 


niiiics. Apris l.i kucito de 1741, 


I..l*rs premiers essais; l'^adAnk M 


(!u.iii,il-ii,i,,i,.k-iis,iii eiHelhedlre, 


fut M charmée, qu'elle se ï'uMà» 


F,il;-oI liiL tli.(ii;i' p;ir lo gauvcrnt- 


malgré son extrême jeunesse ; a ctœ- 


nidil .l'cN^iiiiiiiir l'cLil de cette pro- 


me clic acquit sou plus gruid édrt . 




et pour aiusi dire une >ccoud« Mii- 


■ ..■i.,., 1.:. U.Umuadespn.. 


tence. lorsqu'après la mort de Cotid- 


)!'.■: ii:M,clqiiifireiit 


linicllceutéIelr,insKiiéo, eu iOi>4, 


.■l-.lii.dansrad- 


de sa maisoD, où elle s'était toujours 


iiiii.i^i ^!i';>:.i r.i.Li.de. Plusieurs 


assemblée, dans l'une des saile» de 


aiili.i i>li]Us iiciiipmnt Cl! citoyen, 


l'univcrsilé de Florence, Fagiuoli a 




été mis par quelques écrivains parmi 


que |i.Li -iii. ili^nijcnipiil k la ptrie. 


les académiciens de U pivmiire foo- 


Il .1 .1.1 : .1. . ,N ,,U pour lela- 


daiion Cl). 11 commença des - ton 


M< " ui'^ publics, il 


à composer des comédien, dans Ics- 


|. ■ . . ■ i... le <k- fabriquer 




1. ' ...'.' ..I M.|„;,Time»4mi. 




(,i 1. : ... 1 . ' .L.^rusc dans les 


sociélés les plus distinguées de Flo- 


.]■■: ,...:.■ . .|mi.. Son Tr/Ùfé 


rencc par ses poésies, son humeur 


,/. ^ .■■. . rriiources de 


farctieuse et ses lions mots. L'xrc&e- 


l < ■.'■■ -MiIcmedMTues 


vèjue de Siflcucic, Santa eroce, num- 


i.lili.s. liant pliiMCLir. uiilclc mises 


mc, en i6()o, nouée du |M|>e eo 


à pmlii. I.Vwlciiiic des scienCfs de 


Pologne, avant pu juger, en pa»«Bi 


Su» klii'ljri , cir.iii l'anK"! «''■i»' 'm «J« 


par Florence , des Ulcuts el de Tama- 


nii rTibrf.>. !'J jilm .iclifi, fil &ap|jer, 






li^>riiicur, U(i pMii \(iii- Min elo|;eata- 




di.'itiiq>ii',p.n IN'n» Nic.iiider, âti>cL- 




liolm. in-.,.,.|,-,in'li,is. C— AU. 






1 Al.lLIJl.l ,.lEAy-liiPTl^TE), 




poi'ri 171-iiiiqiii u liiirli.-i|iu', uaquilà 
Vl..i<nM-. lie |i.Hiiii!. Iiiinuêits mais 


Im) lir-tugi pni'n »fi(* mcn-c.. •.. ~r7~^m 


[Miivr, ■,, le i'i juin HJGo, juur de la 


p«irr.u l»><>»r oo^ti itcMu» xiiB» Ml 


((■■ir' '(<■ M. Jr.iiiH.ipiislp, dunt ou lui 


.i.:iii.a u- i„„n. t! [i. Je nés bonnes 


f ludïi dans k ),olle[;e dei Jéiuilcs , « 


™™i,'.i'ïï'.;3' — — - «s 



FA G 

Lilitt? de Fagiuuli , désira l'emmener 
à Varsovie; tl lorsqu'il cul reconnu 
en lui des qualités «ioliiirs , et une ca- 
pacité' pour Ic^ aiïaires que Tubage 
quM faisait habituellement de sou 
esprit n'annonçait pas , il ne balança 
pointa le prendre pour secrétaire. Ils 
arrivèrent à Varsovie le 'a4 iuiu , et 
Fagiuoli ne manqua pas de rembar- 
quer , dans un sonnet, que le jour de 
son arrivée était le jour de sa nais- 
sance , de la fête de son patron et de 
celle du roi , Jean Sobieski. Lancé 
dans le gnnd monde et dans les 
grandes affaires , et doué d'un génie 
observateur, il prit dès ce moment 
un usage qu'il conserva tout le reste 
de sa vie et jusqu'à la veille de sa 
mort; c'était d'écrire , tous les jours, 
ses réflexions sur ce qu'il avait vu, 
et son jugement sur les choses dont il 
avait été témoin ou qu'il avait entendu 
raconter. 11 trouvait ensuite dans son 
recueil, sur toutes sortes de sujets, 
des traits de caractère, des peintures 
de mœurs , et des observations pi- 
quantes , dont il nourrissait ses comé- 
dies et ses autres compositions. Cela 
formait, à sa mort, plusieurs gros 
Tolumes, qui passèrent avec ia plu- 
part de SCS manuscrits dans la biblio- 
thèque particulière du marquis Gabriel 
Biccardi. Malgré les agréments dont 
Fagiuoli jouissait, et les espérances 
de fortune qu'il pouvait avoir , sa 
santé ne put s'accommoder de la ru- 
desse du climat. Le premier hiver qu'il 
passa k Varsovie le fît tant souffrir , 
qu'il ne voulut point s'exposer aux 
suites d'un second; il demanda son 
eongé , se sépara du l^at , qui le 
nî^retta, mab qui lui conserva ses 
bonnes grâces. Fagiuoli lui écrivit 
quatre ans après, dans un style moi- 
tié sérieux et moitié plaisant, à sa 
manière, pour le féliciter du chapeau 
de cardinal que venait enfin de lui 



F A G 95 

envoyer Innocent XII ; à la mort de 
ce pape, en 1700, il fut emmené à 
Rome par le cardinal de Médicis , qui 
se rendait au conelave , et il y resta 
jusqu'à la nomination de Clément XI, 
qiii ne fut faite qiK quatre mois après. 
De retour a Fiorenco, il se trouva 
porté, par le cr<*dit qu^il avait acquis 
auprès du cardinal , a une familiarité 
intime dans toute la famille du grand- 
duc. Il était de tous les voyages de la 
cour, de toutes les villégiature ^ de 
toutes les fêtes; il en était i'ame par 
l'enjoûment de sa conversation, par 
ses compositions ftciies , par cette 
veine iuépuisible qui produisait à tout 
propos des comédies, des scènes im* 
piuvisées,des foliesd'autant plus pro- 
pres à égayer une cour |)olie qu'elles 
ne blessaient jamais la décence. Ce- 
pendant il était [vauvre , marié, charge 
de £tmille ; et comme il ne savait 
point demander, personne nes'orcu- 
pait de sa fortune. Une place de juge 
dans la juridiction archiépisc(»pale de 
Florence , fut la première fonction 
qu'il eut à remplir. Le grand - duc 
Cosme III l'admit ensuite dans le 
conseil des deux cents ; c'était de ce 
conseil que l'on tirait les magistrats , 
-mais c'était ui| titre (gratuit et qui ne 
donnait que des espéraRros. Le grand- 
duc Gaston le nomma membie de la 
magistrature des huit (d ^li otto di 
halia) ou du tribunal criminel, qui 
était composé de huit juges. Quelques 
années après, il le pUça dans celle 
des neuf (^6* nwe ) , chargée de main- 
tenir et de défendre les juridiciionSy 
les intéré's, les droits de toute espèce, 
les terres et les revenus du domaine 
de Florence. Cette charge, qu'il rem- 
plissait avec beaucoup de zèlret d'in- 
tégrité, fut le seul moyen d'existence 
de sa famille. Il éleva et p.irvint à 
placer ses fils ; il n'eut pour ses ûiles 
d'autre ressource que des couvents; 



r»« 




FAI 




INJIS 


1 ml I 


cliap,r 


1 de survivre i 


5S ft 


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uus,. \ 


1,1 mu 


. onfanli. Il tÎI 

l"is, qui arait 

iic^dcsigTiioda 
l de Gaston , le 


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n-rlela 


roscii.c 


paiia,eni757. 


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orr.ine.F.Ei'.oH 


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11, -S Sf 


ppnes, leçoii- 
■l'-iniiaiion J'ua 


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i jiiillol 174a, 
loU aiis,aprùs 
i.,.. li jouit, iu*. 
'- U-. facilités de 
■ niiirs nvamsa 
IcMMpeurs nûi- 


ri'i r 


j 1. . . ir 




yiHicondciaqiicï, 


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rij'il'ilii 


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iiiipriioiidiiis le 


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«es ti^iivrw. Ses 


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liltc ; 


vaicMl pain en 
nima Piacevoli 


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liambaUiiUi. Fa^iiiali , parte 


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mlfi. 


lureiice, 2 vol. 




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iuolaja, ovvero 


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^l'n-il.-iir 


• '7'0 


, cil irois Livres 


cun 


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M,in-ia.Elleï 


repo 


iirccit.i 


.I1C1[II, 


,.:55ei,734, 


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. iri-H" 


cl i'ijt 


jajijotaaprtssa 


inor 


rtiV/. , 


■7^3- 


m 7'. vol. Elles 


sont 


prisq.i 




dans le genre 


Li.rl 


.qm.. 1 


* J,:.( 


ce qui y règne 


Je, 

(In ■ 
Ir 

-ir 1 




'V Umi 


, s les aulres du 
i.ilj^ro le wcrè» 
■ ■ ion vivant et 
t ifs, elles n'ont 
-cive de celles 
ul<-. 0]i en peut 
,„edies,qn'îlfil 


im\n 


nin ., 1 


nrrnrr 


en7vol.in-ia. 


de 1 


liai 


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censeur ^ui Icï 


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mva di 


aï..K i 


(tice qne , non- 




ri(rH i 




rien trouve qui 


piii.. 


r Cl , 


u,p!:\.. 


r l'impresMon , 




|.iM ks 


r<-s.„d 


e cournie utiles, 



PAG 
et que, dans leur slyle fjrâîrux et 
burlesque, ellei sont une satire con- 
ttiiuellc du vice; mais \« »ty\e' 
lesque et ÎKélicHS peut u'Cl» nM 
«lyic comique , et ce ii'est pts t{«Rl 
style seul que nmsîste U bonne V 
inédie. Fagîuoli a de plus bisse m 
volume de mélaii<;cs en proM (, Fl^ 
rence, 1757), qui sont otoiiia wl- 
me'l que ses vers. G— ^ 

FAG1US (PiuL), siTsui iheol». 
gieii prolestant, naquit, en i5o4.i 
Saveruc, village du PaUlinat. ^Sào 
Doui de famille ctaîl Bijcber, que, tui- 
vanl 1,1 eoulume de son KÎède, il tra- 
dnisit par Fagins , du mot latin foffii 
(hêlrc). Après avoir f^iil ses preinièm 
(iiudcs sous la direction de son {lérr, 
qui tenait nne petite école k Saveine, 
il se rendit à HeidrlLierc , ci «le U i 
Sirasbuiirj;, où d apprit l'iicbmi au a- 
lèbre WolfgauR Capiton. II s'ét«lilil 
à Isny, en ^otiabe. se maria et ourHl 
une école pour rcnscigncmeni èa 
laupics andcniics. Cet ^labGss 
eut si peu de succès , qu'il si 
mina k revenir à Strasboui^ * 
retraite de Capiton. H suraiit j 
}ialiile professeur dans 1« cbwit fl 
breii , etdc'veloppa nue «ODOtl 
si parfaite de celte langue dbci 
Diicrcs leçons, qu'il acquit en peVfll 
temps une assez grande iVpuIatMO. S 
retourna à Isny , vers 1 557, p»i»r j 
remplir les fonctions de ntinistrc du S. 
Evaiiglle.LeiraiiemcDt qu'on lui accsr 
da en cette qualité n'était [us suIEmbI 
poiir le faire BnbsisIeravcGsjramilk;(< 
il e'tait sur le point de demander la jt 
traite, lorsqu'un msi^istrat, uoisoi 
Pierre Buffier,luioirriidDidirele» fond) 
pour rétablissement d'une imnrim» 
rie , s'il voulait en prendre U dirfc- 
lion. Fagius accepta avec raciiDu*!^ 
sance, fit venir d'It.iHe II- oéebtt 
nibhiii Elias Leviia, cl commeo^ai 
imprimer des ouvrages qui 




FAG 

répntatioa, contribuaient 
n Alicinap;ne le goût des 
icntalcs. Fabius revint a 
, vers la fin de Tannée 
r les affaifes de sa commu- 
î'àli ensuite Marbourc, 
; et, à la sollicitation de 
cr, archevêque de Cautor- 
sa en Angleterre avec Mar- 
aa mois d'avril 1 549* T^^ 
itres , après s'être reposés 
ips de leurs fatigues, fu- 
în à Cambridge pour y pro- 
éologie. Fagius fat à peine 
( cette ville, qv/il tomba 

mourut le 12 novembre 
âge de quarante-cinq ans. 
fîit déterré huit ans après , 
bliquement par onire de la 
; : sa mémoire fut réhabi- 
e règne suivant. Fagius a 
usieurs ouvrages de gram- 

critiqne , et en a traduit 
lUtres de l'hébreu. Ou se 
de dlcr les principaux- 1. 
(15 et enarratio perpétua 
J, Pauli ad Romanos ^ 
:, i556, in-fol. II. Pirsko- 
senlentiœveterum sapien-- 
œorum quas apophteff- 
trum nominanX , Isny , 
^•.; très-rare. 111. Expo* 
alis in IF prinra capiia' 
ni accessit textds hebraîci 
raseos chaldàiccB coUatio, 
I , in-4''* 9 réimprimée d<'ius 
t saeri, IV. Precationes 

ex lihello hebràico ex* 

nomen : Liber Jidei, ibii!., 
ir\ V. ToMas hebraicus 
t translatas^ ibid., i54^, 
Ben Syrae sententi^ mO' 
\ snccincto commentario, 
a, in-4*« VU. Isa^o^e in 
hebraicam , (instance , 
4- Vill. Brèves annota- 
^argtanj seu paraphrasis 



FAG i)^ 

chaldaïca Onkeli in Pentateuchum , 
Isny y 1 546, in-fol. , rcimprimé dans 
le5 Critici sacri, IX. Opusculum he- 
braicum Thisbites inscriptum aÔ 
Elid Levild elaboratum^ latinitaU 
donatum , Isny , 1 54 1 , in-4''. ; nou- 
velle édition , Éâle , iSH'] , in^". X. 
Translationum prœcipuarum Fetc^ 
ris TesCamenti inter se variantium 
coUatio . réimprimé dans les Critici 
iacri. On peut consulter , pour plus 
de détails, la Sibliotheca Firor, il- 
tusL , de Buissard ; le petit Traité De 
eximiis Suevorum in orientulem lit- 
teraturain meritis, $, Fil ^ iusérd 
dans les Amœnitates de Schclhorn , 
tom. XI II, et surtout l'ouvrago inti- 
tule : De vitdj obitu, combustione et 
restitutione Martini Buceri et Pauli 
fagUj Strasbourg, i56i, iu-S**. 

W— s. 

FAGIDS ( Jeaic-Nicolas ). Fo). 
Fau. 

FAGNAN ( Mabie-Antoihette , 
DAiCE ) née à Paris , dans le 1 8^. siè- 
cle , semble avoir cultivé les. lettres 
plus par délassement que par le désir 
de la réputation. L'obscurité dont elle 
sTest constamment environnée , a 
rendu infructueuses toutes les recher^- 
cbes qu*oa a fsiites sur sa personne , 
et on ignore même Tépoque de sa 
mort , que quelques biographes pla- 
cent vers Tannée 1770. Les ouvrages 
connus de M™'. Faguan sont : l. Mi- 
net bleu et LouveilC'y cette feViie, 
écrite d'un style agréable, fut d'abord 
imprimée dans le Mercure de France, 
L'ablie' de la Porte riiiscr.i ensuite* 
dans la Bibliothèque des fées et des 
génies y 17W; o\\c a été réimprimée 
dans le Cabinet des fées, t. XXXV, 
et encore dans \csContes merveilleux. 

m 

1 8 1 4 f 4 ^'^^' ^ii~ 1 '-2* Le but di cr pe- 
tit conte est de prouver qu'avec «ri 
bon cœur on ne peut jamais être véri- 
tabicmcut laide. Le choix d'un pareil 



FAG 



9» 

siijrl, pour non tlebiU, lajsse croire qiK 
i\l"". Fasnari iiVlail pas bien pourvue 
(iescU.irmeidc la fi[;urp. Il, JTanor, 
cdiili'tridiiil (]ii &,-iiivage, Araslrrdaia 
( Paris \ T-5o,io-i'i. \U. Le miroir 
t!es princesies orientales , Paris , 
J755,iu-i'i. LfsiJéts de ces deux 
cunlr» «ODi comiiuiiJi'S, la maiclieeii 
csl cmbarrassct; aussi n'eurent -ils 
pas If iiiènie surcès que le premier. 
iV. Histoire El aventures demilord 
Pel, [.3 Haje [Pans) I755m-jai 
plaisauleric di.' mauvais ton , sans ta 
î'Lie plus piquante, et qui cul peu de 

FAGNANI [JEAN-M*nc), noble 
Milauiii',iiesurljfmderaunée)534, 
culliv.L les bcllt:.-lcllri'S etU poésie 
aviT rjuciqut siiui (■>. Owudant û ré- 
sista luu^-tiiii|)baiL& sol lie il a lions de 
SCS amii qui IVrigigciitiit à publier 
qui'lquc'-uucs do svi produclious. Il 
clailâgd di'qM.ilLr-iiiif;ls ans lorsqu'il 



dt SCS 



ijurbuiï;. 
Pu beUo 



KlllC: 



, el ou ne 

( décrit h 



bosrhi. Jwn - M; 



7 Argelali cl Tira- 
■c FjRuam mourut 

][ de l'auDee iGag: 

Sun oriLSoti Kinubre fut prououcéc 
ji.ir pLiï/uboin'lli. Aquilino G>ppiiii 
p;irli^ de quelque* aulr^s poésies du 
iiu'irie .niiicur. qui u'unt poinl clc 
jinpiimecs. — li.qiliatl FjkGNini, pa- 
ient du preiédtiit , luurl rti i6z^ , a 
bisse \'/fisloirE despliis iUuitresja- 
milles ile Milan, S vol. in-folio, 
„M,nncril roiis^rve d.ms la biblio- 
thèque dis avocats dt celte ville. 
W-i. 



FAG 

FAGNANl tPBosprfl). c 
long . iirops renommé , fui pmdaoi 
quioze bus à Rome le secrétaire d4 
diverses congrégations. On le cou- 
sult.iii comme uQ oracle j ileutrrprit, 
par l'ordre d'Alexandre VU, un loii| 
Commentaire latin sur les DéeréU- 
les , publié k Rome, en 166 ■ » S *oI, 
in-folio, et reîniprimé À Veniw ea 
1697. La premiiie êdilioD, qu^l aTaii 
soigpée lui-méuie, est U f\ui eiû 
inéc : lu table de cet ouvrage uaui 
jiour un chef-d'œuvre. Facnani fol 
aveugle pcndaul viogl-hitit ant , et ■ 
travailla qu'avec les secour* d'Mtra 
Il compiil dans son ouvrit GCOM 
les anciens avaient dit de melllHir, 
ainsi que le Droit nouveau que la 
Cousiiiutions des papes avaicni islro- 
duil. Il mourut en 1678, à l'âge de 
quatre lingts ans. Il — u- 

FAGINANO (Le comte JduS 
de Charles de), marquis de Toa^M 
deSl.Ouorio,i>éiSu>igagliaeni6(2 
ei uiorl vers l'an 1 760 , est un Sa 
géoiuèlies dJstineués que l'Italie t 
prodiii's. Nous n avons pu recueillie 
te moindre détail sur sa rie. Ou uil 
seulement que, vers l'an 1719, il 
douna , dans les journaux italiens 
dans les actes de Lcipiùc , plusiran 
Mc'iHoires sur des prublemes de ^ 
meirie et d'analyse traiif-»!»^ 
a réuni ces pièces k plusi 
qui n'avaieul poiui encore td |k1 
et a publié le tout sous ce litre :] 
da:ioni matematiche, Pise, i^ 
a vol. in-4 . Le premier volame-fl 
tii nt une Théorie générale, trtej 
t.iillée et peul-èii'i' iro|i loivoe ' 
Proportions gcomelri^iief ik H 
olTic d'abord un Traite des Di 
propriétés des Triangles rtciH 
et ensuite plusieurs pièces ni 
aut propriétés et k qoelquas ■ 
de U courbe appelée LemmscM 
jecoad volume est iutércMaal n 



FAG 

résultats eiirieux et i eiiiarquAb!es que 
1*011 Y trouve. Il paraît que ]i Lcm- 
DibC«ite cloit la courbe favorite de 
Fa{;iiaiio : il l'a retournée dans tous 
les sens, et eu a même Ciit graver la 
figure sur le frontispice de son '.ivre. 
— Fagnauornt un fils f Je<ii-Frtinçi;is 
d«* KiGifAifo de Toschi}, qui fut 
arrbiduicre de Sini|;aglia, «t qui ai- 
mait aussi beaucoup les matiieira- 
tiques; les iournaui de Leipzig, pr- 
ticuliërcment ceux dfs années i774v 
1773 et 1776, contiennent divers 
Mémoires de lui sur la gëomëirie et 
l'analyse. N— t. 

FaGMER. y. ViAixNE^. 
FAGON (Gui-Crencewt), naquit 
le II mai i<)58, d-ins le jrirdin des 
plantes de Paris , dont Gui de b Brosse, 
tO' oncle, et tit fondateur et intendaiiL 
Les premiers objets qui s'uffiirentà 
ses yeux furent des plantes, dit Fon- 
tenelle; les premiers mots qu'il bé- 
gaya furent d<*s noms de plantes; la 
langue de la b«>tai;ique fut sa langue 
maternelle. Apres la mort de son pi're, 
commissaire des guern'S , qui |ierdit 
la vie sous \c% murs de Jiarceloiie, en 
1649 • le jeune Fagon , place au col- 
lège lie 5te.-B «rbe , y fit dVxcellentes 
^ études. La médecine devint ensuite 
^ l'objet spécial de >es trava-.x. La plu- 
^ Jiart des ilièses qu*il soutint présentent 
^ un vif inteirét. D lUS l'une , il cxjminc 
i^i\ existe réel1ci.icnt une gciiératiiin 
' •piiitaneV des animaux et des végé- 
ta iitc ; dans l'autre , ii préconise la 
déte la<*tée comme le meilleur moyen 
tbcr<ip«'Utique du rhunialisiue et de la 
»oiitte ; mai» il se disttingiia surtout en 
Refendant . avec une rare sagacité , la 
ulalion du sang , qui n'était encore 
4r<lëe que comme une hypothèse 
Sne^nî^"'*** »^ dissertation : /tnàsétn- 
Wp^'^ iff^ulsum cor salit ( i6(>5) ? 
W^gg présidée par Nicola*» Honvarlet. \ 
e reçu dîocicur^ Fagon obtiut U 



FAG 99 

cbiire de bot.inique et celle de chimie 
au jirdin des pl.mtes. Ce |aidin, dont 
la suiinleml.uice était confiée au pre* 
micr médecin du mi , avait été singu- 
li«'rement né^li^é ptir Cou!»inotet Vau* 
lier. L'arehiâtreVallot.se montra aussi 
zélé que 5es prédécesseurs avaient ét^ 
insouciants. H fut puissamment se* 
coudé par F gon, qui ûl des excur- 
sions Dotaniques en Auvergne, en 
l^iigiicduc, en Provence, <ur les Ai- 
nes, les Pyrénées, les Cévenues et les 
bords de la mer, où il recueillit une 
abondante moisson. Le Catalogue pu- 
blié en i6()5 , sous le titre de Horîus 
ref^ius , est précédé d'un pt tit poème 
qui ne manque pas d élégance. Fagon 
devint, en 1680 , premier médedu 
de madjme la dauphine , puis de la 
reine, ei.lin de Louis XIV en 1G93. 
lievétu de cp.> dignités , il fut nommé 
en 169c), membre honoraire de l'aca- 
démie des sciiuce«« On voit à regret 
qu'd n'enrichit point les mémoires de 
cetic compagnie célèbre; (t la répu- 
blique littéraire ne pos ède pas de lui 
un seul ouvrage; car ce nom ne peut 
être donne à une mince brochure in- 
titulée : Les admirables qualités du 
Quinquina^ confirmées par plusieurs 
exfHÎriences , avec la manière da 
s'en servir dans toutes les fièvres f 
pour toute sorte d'dge y Paris, 1705, 
in-ivi , ni à diverses thèses sur I eflî- 
caeité de l'eau pané<' , sur l'uiilité du 
café pour les gens de httres, sur les 
inconvénii nts du tabac , etc. ; thèses 
que peuvent lérlamer h-s caudidats 
qui les on' délendues. Ou se trompe- 
r.jit cependant >i l'on jnge>it que la 
carrière )e Fagon fut stérile. Tous le» 
moments dont se> emplois lui permi- 
rent de disposer, il les consacr.i soit 
à l'exercice gratuit de sa profession , 
soit à des acti>s de justice et de hir nfii* 
sance , qui ne peuvent être asseï 
loués, paccefu'ils sout excessivement 



100 F A ti 

Tares. Fagon, li'ansporle k la cour, 
iHoiiDa , scaudalisa, par des vcrtuï 
qui sembleut proscrites de ce séjonr 
de curniptioij. 11 diminua considéra* 
Uemeiii Ie« revenus de sa charge; il 
abolit les tributs établis sur les nomi- 
iialicns aus ch.nires de jTrofesseuf dan» 
las diHctenlM iniiwsilcs , et siir Im 
iu te» dan CCS des cauii minérales du 
reyautnc; il restreignit autant que 
cela lui fut possible . cl rc[;rena de ne 
pouvoir anêanlir la vciialilé de» places. 
Il fit su]>priDicr la cbaiabrc rojalc des 
tinivcr^ilds proviniialcs , confirma , 
clendil luêiue les ilroils de la Eleullc 
de médecine de Paris, cl poutsninl 
avec une louable séveiitê le» m&K- 
castres, les enipiriqiKS , les cliarla- 
tans , qui, île nus jours, praliqueuC 
iinpmicinefit leur art Immïcide, el dis- 
iribucut sans crainte li 
Ua des plus bciuK lil 
pour Fjguii est, s.ius c 
-voir nou-sculemcNl csii 
mais rccberclic' et proiég^ 
kortc de passion , les savants et les it- 
tistcs. Ce fut par ses soius, et sitrsii 
recumniaudatiou , que I.oursXIV en- 
voya Plumier en Amérique, Fciiillée 
;m Pc'rDu , I^ippi en Egypte, Tourne- 
ioTt en Aile. Fdgcn douaa surtout à 
te dernier les léuiaignagcs les plus 
l'clalauls d'une haute cousidcralion : 
il l'nppcla d'Ais à Paris , et Ini pro- 
cura la cbiire de botanique au jardin 
(lu loi. l.c l'cli-brc naturaliste proven- 
l'.d tciiiui^n I JJt^iicmcnl sa reconnais- 
laiicci sou Mcii'Tie, en lui consacrant 
ious le nom de Fiitipiùa , un genredc 
(ilaiitcs rosacées i.iL- la i:iraillc des Bu- 
ucees. Je Jussicu et île Vcntenal), 
dont 11 plu)i,i[ ides espèces sontorigi- 



4 

'oui 



res de gloire 

]alredil,d'a- 



s du Le 



■s dclici 



e par 



asilimc viulcni, cl lourmcntë par 
pierre , diinl il fut opdrê en i ■lo'j , 
r i'biibik cbirurjiieu MareiduL 11 



paiî 

Sarrinlceppndaut, iraidrd'ui 
uiie régulière, d'une ioWiAi <»iÀ 
laote et scnipulcnse , jusqu'à l'J^e il 
près de ijualrc-vinglsaDs; il nsani 
le 1 1 mars 1719. Son elog* t* însér 
parmi <Ka\ des aeadéuntîesC , p» 
FoutenHIe, et beaucoup ptiu MiMl 
dans la JVvtice des hommes la phi 
célèbres de U Faculléitt Médecàu 
par J. A. Hazon. C, 

FAQLEtlIUS (Emc), né a 
Stù.'dc , dans la proviDoe de VejtDi 
nie, devint, en l'joi, proleuM 
des langues orientales iPtrum, e 
livonie. Lorsque ce pay>«at étém 
cupé par les Hosses, il ntoarna V 
Soede. On a de lui ; f. Disp, iti 
priora capîla ex coaun«rU.Ht ftaat 
^barbaaelis in prophetam Jéim* 
in lin^am lai. translata , 1Q9O. Il 
Disp. hUtoriam yflcorani elfiM 
dem Mahumedii sisteixt , 1679,111 
De Iriplici Judaorum &bms s^Kf* 
commenlandirati(me,eorumdtmfB 
scriptorwn um el atilitate îit sdkic 
christianorum , 1701. — ■ Dd nin 
Suédois, nomme Jouas FABLBtmn, Ai 
cvéque d'Abo, oii il mourut en 17^8 
laissant quelques DisserUlioiuIauia 
C— *r. 
FAHRENHEIT (GâBWtx Dim] 
habile pbysidcn et artiste ÏDgéiiim, 
naquit à Oanlrjg, vers la fin do ■*' 
siècle. Son père le dcsIÎDait â soîvrr !i 
commerce, niais son goût le portai J 
l'cludc des sciences, el le nicctoi 
quelques iostcuoicnts qu^ tfsiM 
avec d'ulilcs recliCcatîons lUTliu^M 
son pencfaanl pour la physimb I 
voyagea dans les dilTifrentrs paftia & 
l'Allemagne pour accroître 3» CM' 
naissances parlafre^eitlaiiondetw 

vsDls; s'clablil ensuite «d Hollagdta 
il acquit famitie des liliiiimiji fcl rfi 
distingues , cntranlres ée MiBi 
'sGravcsaude , et moiinii ro m4**l' 

uo âge peu avain^ii. II arajt « " ■*" 




FAH FAI lot 

tine macliÎDC pour le dessèchement dc« en état d'ébitllition , sur la confia- 
tcrrcins sujets aux inondations , et iion de Veau dans le vide , sur 
avait obtenu des e'tats de Hollande un les gravités spécifiques de différents 
privilc^e pour l'exécution. Ëo inou- corps y sur un nouveau baromètre ^ 
rant , il pria 'sGravesande de termi- -et sur nu Aréomètre de nouyelle tn- 
ner cette machine au profit de ses hé- vention ; on les trouTC aussi , en la* 
riticrs. 'dGravesande y fit des change- tin , dans les Acia eruditorum, de 
meuts qu'il jugeait propres k en ren- Leipzig. W -—4. - 

drc le }cu plus prompt ^ mais, k la FAIËL, ou FâYëL F. COUGY 
première expérience, elle se dcrangen { Raovi^ ou ilENAUD de }. « 

et fut abandottuëe. Fahrenheit o»t FAIGKËT ( Joachim ), né à ModI- 
principalemeiitcoBWi parles aréoii^ contour en Bretagne, au mois d'or- 
tres etlfslhenDomèlfesdesoninveB- bre i^o3, trésorier au bureau de 
tion. « L'arëonètte de Fahrenheit, Ghàloos, fut, sinon Fun des créa- 
dit M. Libes ( Diction, de physi" tcars en France de la science de Fc- 
que ), offre l'avantage d'opérer sor couomie politique , du moins l'un de 
des volumes égaux de différents ceux qui en propagèrent les principes, 
fluides, et oousé^emment de faire et en firent ressortir les avaiifagcs 
conniutre k rapportexact qui existe avec k plus de cèle et de constanon. 
entre leurs pesanteurs spécifiques. Les différcuts ouvrages qu'il a pniiliël. 
Les |)h jsicicns anglais, dit le même intéressants par le sii)et , mais rediçés 
auteur, préfèrent au themomctce avec trop peu de méthode et de setp, 
de Réaumur celui de Fahrenheit , n'eurent que peu de succès lors de 
qui est à mercure, et qui a pour li- leur publication , et sont depuis long* 
mites de l'échelle les degrés qui ré- temps onbUés. On y trouve cependant 
pondent l'un a la chaleur de l'eau des vues uUles, et qui auraient pu 
ixmillante, l'antre a la conf|élalion être mises en pratique. Faignet a 
déterminée par fe moriate d'ammo- fourni plosieors articles k l'ËncjcIopé* 
niaque. La distance qui sépare les die (entre antres l'art. DimoMhe^ vi 
deux limites est divisée en deux des «loroeaux de littérature aux Jour- 
cent douze parties égaies; d'où il naux du temps. Ge citoyen modeste 
résulte que le trente-deuxième de- et laborieux mourut vers #780, dans 
gré coïncide avec le xéro du ther- un Ige avancé. On a de lui : L VEci' 
momètre français , œ qui donne nome politique « projet pour erirf- 
œnt quatre-vingts degrés depuis le chir et perjfectiormer l'espèce ku- 
même terme jusqu'à celui de Teau maine, Paris, 17C3, in- 12. Qud- 
bouillante. Neuf degrés du theriho- ques catalogues en annoncent nne 
mètre de Fahrenheit en valeut Houvette édition, sous ce titre: L'^mi 

3aatrt du thermomètre de Réaumur des pauvres ou projet , etc. , Londres, 
iviséen quatre»'vingts parties, et 17^^, in- 11. II. Mémoires ^oUti^ 
cinq degrés du thermomètre cenK- qines sur Us finances , 1 765 , in- 1 a. 
grade. » On attribue k Fahrenheit 111. Entretien de nos troupes à la 
ne Dissertation sur les Utermomè- décharge de tEtat, 1769, in-ia. 
trvi, 1 7^4 ; et on trouve de lui , dans IV. La légitimité de l'usure réduHe 
kt Transactions philosophiques delà à Vinlérét légal , 1 7 70 , in- 1 a . 
année, cinq Mémoires sur le W— «• 

i dû chaiewr 4e divers liquidas F/VIL ( Noël du }. P^ojr. Vuràn^ 







FAI 


1 

FAI 


l-'\U.I.E(JEAn CnARLUMLA), 




jcSIOlf. <l<i 


i>,v.rs,.n i5ii7.fm 


de M pairie. Il m- deûi île eet eiiiptoî 


adnmdiii. 


j:^-m'lc,i.râ|ndF <6 


vil il ?env»i: d'ètrp êln lyndic, l> ^ut 


ans, pr )iio 


ss. .ns,mr 1» «.ll.é- 




['t' une crjiiile rëp'ita- 
.' .1 ;. I.oovam. U U 


Icdéiennina, fui rr*|Hiir de Iroacrr 


ti„», a II» 


rilusdc niOTois di- ïnivfVMin pidt 
po.w IViuric, d.i.« mirvillroôW 


nai-ime ,1 h eb.iirc rie tette «Woro, 


ai.cAV, 


\a' de M;..li-id, Ion de 


Iionnear. I.nnqnll riil tiil <wnt>riM 




cl, <|iirlijiip Irmpsiifirès, 


ful„|,pvlci 


ifudi . jioiir duniicr drs 


«on proirt A'éenrr Its Jintislct A-T»» 


oç.m.ri» 


Ji.lili.i.Juai. d'Autriche. 


loxM' , il oLtiut l'putrM lie inm hi 




liiiii t'I les lUEiuiérrs du 




s.van, „1,5 


ii\ |i'ii[n.i iFjemrnt »ii 


«ir de ruillM parla les duL-unniU l|H 


i,„„ |„„„ 


, ,i„'.l L,e vouirt plu* 


ponvaieut lui flrê utileit. |,fs itupf 


.■c„..V....r 


Il.K.omiMKiMdoncMn 


Irai), après avnir lu «ou ixivrii^, 


,,,.(-,,1, H,. 


t' il. MIS M's vuyages en 


d» idèreni que l'iinpi'rMtoti eu tcnil 




n hi^iti;, n à NB(>tri. Il 


faiii' aux Irais inèiiii' lie la iMt , « 






lui dounirenr d'autre» nurquM A 


i(i5i. Diiii 


Jiiju lui (it f.iiredc nia- 






t.}i]M, cl oiiionna qu'on 


upitonlat. U Faille ene*^ MSCM- 
frurc^ A faire placer d^iis nnv <la 




1 lombrau ime épUphe 


qui r,|,rima 


l SCS rrRiett de l'avoir 


salles de l'iiotd de TÏIIe la buXM ai 


prdc.Ona 


J.l.iFjillï: 1. rA«iM 


m^rbri! des li»ilti plus itlnslra T<n>- 




Dùlf, iIim5. n. Theo- 


luuuiiis; cl un lui laissa le ituàa £ew 




ciil'\i f^raviuitis partitun 


survtitler rcxécution. Il rm imMl 


c,„,„i. „ 


ShpJi. Anvers, t63a, 


serrelaire pci-pctuelilei'^tnMaâVlM 


ir-4 . . C- 


wiiL.'Iif,. ligue d'èlopc). 


Jeui.fl»ra..i.e>. i6«)i,«(ilrM^ 


•1" " ■ 


. V .,-^i-nc. à laïèiitc, 


celte plare avec (li>l>uciHmt t^mi 


tl ^i. 


,.i' ["iFiii.-rirmW- 


«00 ^rand Aç^q, jusqu'à n WHtvn 


j.j ■ 


: ^\,■rv^,^i^édaM■ 


\ée le l'i uuvi'iDfare 17*1. Il 'M 


IV.,: :V 


[ Jii nicleiiuede 
i :l .ur[(",l voir Ù VlA- 


1 . Ui Amales de U t>t7/e> «leM 




i' l'iiiK' celte deierinma- 


^iie (de 1371 à i6<n >, prenièfE 


tiuD H C'ik- 


di' 1.1 qiiHdratiire de ces 


pallie, lia;; V- P"*)<^. fo»,a 


co.rl,,,, o 


I Irnr rectilicariuu , et 


vol. in-rol. Le sl^le, (U Uegn/di*. « 


»«,„..« r 


lie d« diin elsnl don- 


est ïif el concis ; mais pea ccn«<l< 


mï, r.„ii,c 




Oli y trotiYe un çrand wmtw* A 


mciX- ■< Un 


ioii rriiiurqui'i qucTou- 


&I.H curieux. I.a Faille, inniftldai' 


y,,.,I,.|.. 


[■■,.ill<> ^1 lirerédé cel.ii de 


of r la («Diiuualiun At mt MW^t 


Gurlm.q. 


'■III [■f|;.irdc roiiimunê- 


r(.-|<aL.dit que Itou amour pM»l»jlj 


n..,,. < M,,., 


rjiiUiii Ui-la ihcoriedc 


rilfl ne lut prrmftiiini an 4/Êk 


la,r.,v,„U. 


W— f. 


tnliir.il crny^il prudencde "vi 


l'\ll.|,K 


(Germai- cl nuu pis 


aller plus lain. Dui u«>v , 1» dnS 




iih L*,, liisluripu, ne 


aiin iliKle de TouIi'UM , « 1mkuii« 
prolilc de» rfihrrrb.» d«- *<.n içarA 




.irv. III i(>i(i, nri[ tfs 

-.11 .il'.iiiiTersiléJfTDii- 


U.p'c,'c'„""'l 


cess«ur. Il.7>aite d« lit mMtiH 


ious., ellulcuiuuf i,omTU de U 


des Capilouls, louloute, t(ii^ 



FAI 

1675, 3*. éditioo augmentée, 1707 , 
ûi-4% La Faille entreprit cet ou- 
▼ra{«e, pour piévenir les atteintes que 
les commissaires chargés de la recher- 
che de^ Lux nobles , auraient pu por- 
ter aux privilèges du c;ipit'mlat. 111. 
Ltttre sur Pierre Goudelin^ im- 
primée k la télé des poésies de cet 
auteur y Toulouse , 16*78, in-ia: et 
dans le Recueil des poètes gascons , 
Amsterdam, 1700, in*8*. IV. Des 
Discours et des Pièces de vers dans 
le Recueil des Jeux Floraux. M. 
Barbier attribue k La Faille la Tra- 
duction du Traite de Nicole, de la 
Beauté des Ouvrages d^ esprit ^ et 
particulièrement de l'Epigratnme , 
imprimée avec le Recueil des plus 
beaux endroits de Martial, trad. 
par Pierre Costar , Toulouse , 1 68«j , 
9 vol. in- 1 *i. W — s. 

FAIFJ^E ( GLiMEUT DE LA ), na- 
turaliste , né a la Kuchdle , dans le 
a 8*. siècle, étudia d'abord le droit, 
cC se fit receToîr avocat au parlement 
de Toulouse. Il fut ensuite nommé 
coniroletir des guerres , et profita des 
loisirs que lui donnait eelte place , 
afin de se lirrer à son goût pour les 
Bciences naturelles et les expcnenees 
d'agriculture. Il était en correspon- 
dance avec Dezallier d'Argcn ville , 
Alléon Dulac et d'autres savants. La 
«ociélé d'agriculture de la Rochelle l'a- 
vait élu sou secrétaire (lerpétuel y et il 
ëtait membre de celles de Rennes, 
I>yon , Tours , Berne , et de Tacadcmie 
d'Augsboiirg. 11 avait composé plu- 
sieurs ouvrages dont la piiblicatioo 
lai aurait assuré nne place disttn- 
gaëe parmi 1rs naturalistes français; 
mus la modicité de sa fortune ne lui 
permit pas de (aire les frais des gra- 
vures dont ils devaient être ornés, et 
il ne put trouver aucun libraire qui 
VMiAt s'en charger, à une époque où 
U goAt de Tbistoirc naturelle était eu- 



FAI 



io5 



corc très peu répandu en France. Ou 
ignore Pépoque précise de la mort de 
ce sav.tnt modeste ; mais , d'après les 
probabilités, on croit pouvoir la placer 
vers 1770. On a de lui : L Conchy" 
liofrrapkie, ou Traité général des 
coquillages de mer , de terre et 
d'eau douce du pays dtÂuniSy in- 
4**. < fig. « manuscrit. On en a extrait 
la Dissersation sur la pholade ou 
Daily imprimée dans le tome 111 des 
Mémoires de l'académie de la Ro- 
chelle ; et uiie autre Dissertation sur 
les différentes espèces dliuitres des 
côtes de la Rochelle» imprimée par 
extrait dans le Mercure de France , 
septembre, 1751, et dans les Mé- 
langes d^ histoire naturelle d' A Iléon 
Dulac. II. Mémoire sur les pierres 
figurées du pays d' Alunis , avec la 
description d'un alphabet lapidiji* 
que y pour servir à l'histoire natu- 
relle de cette province , iu-4"« « fig. , 
manuscrît. On trouve un entrait de 
cet ouvrage dans le Mercure, octo- 
bre , 1754 9 et dans les Mélanges 
d'Alléon Dulac. IIl. Mémoire sur les 
pétrificatio¥U des environs de la Ro^ 
chetUy imprimé dans VOryctologie 
d'Argenville. IV. Mémoire sur les 
moyens de multiplier aisément les 
fumiers dans le pays d^Aunis , la 
Rochelle, 176^, in-i2; réimprimé 
dans le Journal Economique y de* 
rembre, même année ; Y. Essai sur 
l'histoire naturelle de la taupe, et 
sur les différents moyens qu'on peut 
employer pour la détnnrc , la Ro- 
chelle, 1708, iu-i'^, fi;;.; nouvelle 
édition y 1769, in 8'. : ouvrage es» 
estimé , traduit en allemand par I. P. 
Ë, avec des augmentations, Francfort, 
1778, in-8\, fi;;. W— «. 

FAlM(M-«, Diamaïite), née 
Medagliay pocte italienne du iS*". 
siècle, vit le jour au village de Sa- 
YaUo ; en la vallée de Sabbio dans le 



mm^^^^^^^^i^^ 


JO/, 


TAJ 


FAI 


ISrcsciati.clicï 


son oncle, qui eo(^t»it 


TÙitani let barils charitianu du l»c> 


cure, cl avec 


iquLi son père « sa 


nc_ ïuulùi b voir cl tenir dVUe «pid. 
qu'une de ses nouvelle» pruduclu)M 


iiK-rc' culfnl 


' i J" >6"- 




Dip^S'"'- El'f J f^it^ 


Iioéliques. Elle fui i^ffie ati\ aca- 


SCS piTniioiT'i 


aniifis, pendant les- 


itpinics des t/naninii d« S»\a, ij» 


qUL'll.'s r:U- <■<> 


iMi'-Liç.i ,i faii* repiar- 


Ordili de L'âduuc , dea ^gi.>ti de Uft- 


.,„,..- k-i;i .in 


ci II vivacité de sun 
,-..|mcxc,jj^llapro- 
dfi'iii (Litis la pclile 


tcredo, ul tics ^rcAdi dt l;»!»*,^ 


'■i^rtï ''!, 








vllk' ilr C,islj< 


Z.IIU, vint faùa prin- 


ses vêts : iw Ecçucil Wpriffifc* 


lire s.< lilli' an 


5orLir de IVoriincCfCt 




]'c[iim['iia cbez 


lui, où il luicnMignn 


et snrtuul upc savanieQÙMrWigD mk 


lui-niÉuic los 


éle.ne«ls de h bucuc 




lariiic , qucusiiil.- tl!c culliya sïcc 


eu tionl la ]M'cuve. Ce qui paraîn 


SUCCÈS Sans 


avoir d'aulres inaîires 


singulier , est qii'4tc J dwfcl.c s dé- 


([lie la leciiii'p 


des auteurs classiques 


lonrncr le» fcuimcs de )d ponir , twi- 


Vour .■.|ij>iriMl 


re l'art des vers , elle 


Uni qu'elles s'uccupeU |klu[<>t da It 




1"-" ■ ■' '1'""" «». 


géoiDctrie et des oialhifi|Ufiqiuu,aia- 


^^.■^ M>lnir-(.. .|i 


liM ii; 1 .idiniralion «le» 


qudles dté-fu^me t'était adubnwMWl 


ri.rjiiii- 


1 i.]M|iie bientôt après 


la direction du eoraïc J. - &. W- 


.■Ili'vn'iulif.i 


;:i-ni,oiiJi.i réputation 


di. Elle écrivait au.isi en btin ptts^ 


r.v ^il [iio..!. 


, illi' y fut accueillie 


eu français avec iiiic rare piirelc. Hit 


ciirjiriii iini'im 


v iilli' iMi' tous ceu^Lqui 




^Litii^ii m !<s n 


,...; a dès-lors die fit 


ques iDoderues, et mems 1<» iinliilji 


■l'I'l '■ ^ 


l.,ir,n|,r,leoi'cupaliou. 




.i:;i' iMi 1.1 (Lalurecgm- 


theologiques, pour ep pMtiiît (MB 




i>i 1 II ii-iMicise .i l'a- 




irumi-, 11'. \p' 


iiMJriii siiire que les 


instruits. Vert la fig dr M TÏBjiqj 


ICLitlios sciitm 




]ie lisait presque \A"» 4)U lu lîft^ 


(iiiand l'Ile fui 


malice, reli- de à'Salo, 


saints. Elle mourut à &a]o, U 1j 


où Labilail se 


n mari , ses chants ccfi- 


juin i77n- Ses amis, J.-IH. J-'ouuiu 


screiil d'ôrrc 


amourcui , malgré ce 


et Matiiias Buttuniu, Crrnt twr n 


que celte vill 


, située sur les bords 


murt des Elégies daps leiqv lie* >^ 


cnchauleurs i 


u lai. (le Garde, a de 


lui donncrciit de jusle* lBu«ng*s. 4u- 


romanliqup.lt 


""■.Faïni comiwMkdcs 


loinc BropnoU, pattii-icii brvwiaii 


Mirinfls. des 


lances , des madrigaux 


qui a écrit rt publié son Elofiv i. Btrwi 


s.iu-arrujiir. p 


"1 dcînucM, pour des 


en 1 735 , (J'apri^s u Vie iuipriiat* i 


n'ii'|'li-i.-<l' 


..>..n,,,m;.me|>ou,-des 


&la, le termine en api'liqiunt ^ ee 


^;ii.usi.]i^ii 


i.,.S.n;.isceBenrefa- 




dimailloijiig 


eiir,duullantdi'tjei]ui 




e^nnls ilalieiis 


faisaient lemsdclicrs, 


I.CS OEuvi'c.. de M"', ^^u|.l «ail 


finit par l'enoujcr à tel puiiit qu'elle 


clé iui'i'iiiiéc) avec sa Vie, pèu| 


jnia (l'y rtnu 


ccr, eu consignant sa 


scpb'roiilaïa. (i--d 


rcM,liiiiunJj„ 


iiij;iii'i>eausuDnrI.Le» 


FAIKFAX ( Edouâiid), mlrtS 


c.llki.rs di- , 


■. ir.'llb |u,cjiq"e5 viii- 


glais , fils de sir Tboiaa» FmiJ^H 


roi,; -ili.is iiiM 


n M Ivre a contribu- 


Uentou , dans le eumtij U'YiHVijfl 


liDU. Il oVùv 


itpisunetraDgerjui, 


à b Hu Ou iQ-. ïiixlv 14 mima 



7 \T 

• ^*•^ • - " 1 ■ - " i. — - v i ''■■■■••' î 

• m 

MÏrLl îr L : »**•,.- « . I.? .rt ! - ~- 

i-. u c^n^':?r_r i ;-. i -fr? :i- 

oa r^utvcr /est i7lv£ a :<z* 

t>r^:cà vers pc-t: t<is ce 5. - 

iTrc UL* <\-cL:dàe ei uie ià- 

. (.L'.ict as cri-i ^-it^-ïs ii&» 
et^, ni'r»'e k **• -ï*i *- •'^" 

i«s DitUit c.iii :;;,Vjf;Kc i,i- 

e Ai:~!«Làc; «t Qji-rt i'- 

D^iTZiCDC (ie te» r.jJ^^». La pe* 
? èdilivD di Gcdgfrc^ ^irtf cz. 
>. L» auirts o>aTr<;u de Fur- 
|ae Tom Cite. s«Lt ae» E^^sfua 
iii^uie<, doot CSC se^ a cle us- 
ée AI''. ijùoi<i's JbiS€'s L' 
t' , 1 737 ' : cof Hisiûire » Tcn, 
ioumrd . sumvHee Ze Pj 
; «H lirre iikts'.L^e : îm Di 
' . M i! p»^ iic ka 
q>reie euxl es ^..ujse d^-* m ia- 
' ; des Lettres a J&a^ DmicC . 
re catkobqne . '.'L.Urat cae» ie 
ean dTork. tcscïuit L i\^€^ 
t et rifiiiiËiLi .1; d;: p«pe . fticr- 
.* • etc. Bits de vjA ceia La rjt 
iné. Il BODirc iiu ses i-^iri^^ 
ièulûgie OB cspn: de pa«i cr ôe 
ératioB, et dac^ cevx de p-MS^e 




rspect poor la 
. a i'oocaâoii de 



i^-a.: 



_•- _ 



Cftl 



ns u« 



rr i; reo>niut>^it pocr «^b 

ans l'ait des vui; tl Dryd^n , t^ 



ûd ."j i.T:».sL.«f L- "'ic-iC. 1 '1 rue 
^^ 'Tp^ii* -;.->f "*-ï, r .•* .f ^r:«.»&* 

ic» /~j^; x£: ^suTnêCU fi» "■.•»-|iiîiei y 

r*2" ji?' is»r?^ -CTiiîS lit rtruif *e 

k;» aÉiat -ae ^•»-"- ^-^^^-^ *=« - Fi::' ..a. 
c^ i^ liaj*j! . ÎLjt « ixaiuiui iiiirJîmi . 

iMj« . SA BMAi» û ii&ric :'^: :. £ 
p«^ypcL«:axa hk <ôy ii>B ai ar^f 
^ >4,ii: >UB i Cafliirufg*- ^.ac à. 

la i>fi:f . «s ■iH'rf'^ii K'iâsaauuai 
de 'm^jK piiir je fi^*^::. zvav\a 

îe BesKV Îk^ r'x«rr î^ rr&nu: a ^• 

n; . «1 K cit."! ÂU0 .« 2LUî!4B TAiCr- 

M:V : ce :j: i^:.* oœ .■cr.-i*.ie s^k*^ 
OKÇ-.: |«w« «a cl: ia*t ai «ma e^- 
UcsM ; f-iï£=«tiL: ;k- frx nn ingg 
ta 1^ . k;afi {-ah.* ^« k.-ç^cvjuu ôe m 

TcseAfAK c: «>s «iJkrUiiAAi ce kc 

bus «cft (-■ ;é yjb:« t^ «K fA^u» »^^' I 
ccfe;re i* ca&M c ,. ci<.. teMt oh ^ ;■«*• 



io6 FAT 

lever à York , pour la R.irdc tic sa pfr- 
sanar , un L'or|'S qui- les h.ibilauLs de 
la province siipposiTCiil î-lrc Iç noyau 
d'une ^rmifc, joiipçnii qui fut vériGé 
par IVvriirmc'ril , le jiarli auquel te- 
nait Frfirfas le cliaigM Jp prunier 
nue pplitioii à Cliarks, pour le sup- 
plier d'écoiiler l.i voii de son parlo- 
iiH'iiI, eide ne pas ronlimier i lertr 
des troupes. Ci)nij>ic ie roi cherrhiiil 
à e'vilei'ctILi' ptlilinn, il Irsuirit avrc 
uiie lelle ]iri-nc'vcr,iiicc , qu'il/init par 
la lui piEMiiicr en pli'iiic camnigne, 
sur le patDme.iu dr la selle de &on 
chcTal , eu présence île crut mille per- 
HOiinEs, Peu de lemps aprcî, quand 
la guerre rivilc eelaia, le père de Fiir- 
fai recul du par'rincril uue eommis- 
sion dcgc'neial en chef dans le Hord , 
et lui une de général de c;ivalerie. Ils 
se disiirguèrent l'un ei l'juire dans 
cetle guerre , par leur bravoure , Inur 
intelligence ri liur aclivilé, notam- 
ment à la b.il.nllc de Marstdon-Moorc 
et à la pri>;r d'Voïk. Thomas Fairfas 
fut deus fuis lite.tsc 1res griivfinent, 
et courut sotivenl lisquc de la vie. 
Ses exploits lui v.'ilur''nt les applau- 
disseuenls de son parti, et m lO^S , 
lorsque le parletncnl jugea à ptonos 
de donner une nouvelle forme à I ar- 
mtfe , et d'oter le eommandement en 
chef au comlc d'EsseX , ectte assem- 
blée, qui savail que Fairfax élBJl nn 
presbylérieu Eelé , l'élot unanimemenl 
pour lui succéder. On lui adjoignit 
Crnmivell avec le litre de lienlcnant- 
général ; mais rchii-ei ii'aicepla Le f^a- 
(le inférieur que dans l'intention d'élre 
réellement l<- niaîtrc. Dès que Fair- 
ÙX, qui él.iit dans le nord de l'An- 
(■lelerre, cul connaissance des ordre» 
du parlement, il vub à Londres, fnt 
présenté à Idch.induedc^ commune*, 
le iff février, par qtialrc membre», 
et complimente par l'uraleur qui Ini 
remit sa cODimis;ion. Il eut le pouvoir 



FAI 

(Te nommer tous les ge'nérltn sons 
ses nrdies , et alla , .lu moi> d'aïrilj 
à Wiiid>or, oil il t'occupa d'orcanbl 
la nouvelle araiée qQe le pnciB^ 
venait de voter, s Mais, comme f^l 
» serve Bapîo-Tlioyras, ce fut Crt 

■ well qui , sous le nom Ac Fairt 
V agissait constamment ; car il i 

* pris snr lui un « grand ciii[n 

■ qu'il lui faisait faire toul CC quH 

* voulait. Il nvail eu Tadrcsse de lui 
f persuader qu'il n'avait en tue que 
R le biende ta religion el <le la patrie, 

■ el par-li il l'avait dispoïc à itet- 

* voir ses c»nsf ils, cl i avoir une en- 
n liére conSanee en lui. » Noniœ^ 
gouverneur de Hull , « envoya par 
le parlemeDl nu secours de Tannton 
dans le Suutersel' Sbire, que lc« rova- 
listes assiép;eaient vivement, Fairiu 
y recul conire-ordre, et fut char- 
gé de joindre Orunincll , pour vnThr 
sur les mouvements dii loi, qui ve. 
naît de quitter Oxford. Aprts di- 
vers mouvements, les deu% -irmér» 
se rcn contré ren I , el, le i^ juin, 
se livra la bataille de N.iM-bv dani 
le NoTlhampton - Sbire : elle 'fut dé- 
cisive. Le roi, oblig<f de fuir, M 
retira dans le pm de Galles, Fiiir&i , 
victorieux, mit le i6 te sii^e drnnl 
l-eiçester, qui se rendit le i8. !.< >o 
juillet il délit lord ftorin;:, qui avait 
été ob'igé d'abindonifer te si^ ât 
'faontoh pour venir i sa ryiiountltt 
le 3^1 il emporta d'assaut Bridgcwattri 
prit ensuite plusieurs atilrrt> plaM, 
et, If lo septembre, força BrùHlt 
te rendrfl. If soumit tout C« oui eU î 
l'ouesi de I.ondres, pub murrlia Aia 
le sud ; Cl ne pouvant, k cnu.w de 1j 
rigueur de lu saison , assiéger Aivt 
les formes Exiler, ville bi™ forti- 
fiée , il en forma le blocu.s qui dort 
jusqii'nii i3 avril if(40. Dans cet iif 
lervalle il prit plusieurs pl.ices , dd^ 
et dispersa difli^renti curjn île i« 




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Ftiice. «iX ---^ - :»'»ir :-r:\ Àr a îin- 

livrer. C^r«- i' . iir ruBf on ^am- 

104'X F..:f*i . çifi T'^.ae M—o^air 
de ce p'îirip. Ti\à3£ jfainii..t «^ 
St\à âe > x:jiî: lxc . ^riuaiSi: :h su^ 
Tâl. '—i L^y-ii il s.»s. *■- ï7»"«- rrr? 
Teiac*&!e. j>* »iru. •f*: m :• n'wiir 

/d: torzA. Lr SAJan»"^ * 'ir un- uttu** 

îi dit A «L d-« < ■■Miii i ■! I ::i T-TT- 
leBi«*fi{ : ■ Le Cf^.«-T4 'fS in n -rjoi' 
» «f kut^arar . rr t »i a^: ^ î;irt»f di i 
« a a d>* T-^. » Kmi M^ USA rvi» 
qui a i*j oe bk< »s*i'ca' oir Tii 

lefc I*.-* £r.^â« îji'ii»* iff* . ■■: t-' 
WaLtr- f"* - iV- Et*' • < i.rf-r»i*-.r 

À£«'«nb£« qui J«L 



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ii ' «ur ^i i: ::. -:: r-- :-.— . ?» 

i«— r ! tr • ■ ;• ^^ î- - .- - : • «1 
^ Z'^.j"* 1. : r-.*-:- -:• *: '^t r-t 
r»ï5."".r •• =n"_r - * .- it-i..- -rr- 
"ïïM r»* ni r-T* j * :iT»r i-ir: y 

r "tï- ^- ■T»*.r?Tll''S '- :~Z*'^ ' ""_. w 
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••I \^JS*iM* T» ir ' *iï» ilî 

'"- tiSài-^-ur- ce ^> i- 1 ijur •:- 

•.«1 - iu caiâift* îii*"::» r.*- -^ îr-ir- 
«IT -ni no— *m? r.yi-f»^*n ""r- 

■ • f^** "i«^;î»» !!»• -.v T^T.'-'C" -:. •» 
r *a •- ••i»-»' ' p-ir":- ■• - • <- 
'tir m'i u'^.»T #-;.-- .,. '*rr.— ■ 

• •m»!mir r- » . * «•'fn ;- ^^^-tj-- 

••Tf»i -j» ',-• -■*.»; ^ :-jr* rr~tr 'r*— 

* ■-! -■'••liTtî»* t ' . .■— '^- : ■ *^ ****- 
r »r»- ••:..: . : r/ -". Li- . • nirw 
-.1 in»*'^»» L ••■"■-"• ■ ir I .".uiip 
-..r M Tir»» T i- T. -•• •» tpr:»t<« 

n» -■!«•! !!*-•• r*" " : > - .-"M"» 

a**» ai'»^»^iii* î'^ ♦v-*v»i» 1^ 



loS FAI 

hif.!, lui firent dirL' de hisser tM 
tiitii^irs h nue disiancc de quinse 
■iiilk'ï a» moins de LoLcItes ; il eulra 
^.iLis celle ville en TriompbcaTec To- 
l'.ileiir et Icâ soixautc uiemlues des 
cuoiiDULics qui , l»IiiSïaut les privilty- 
CCS liu {urltuienl, ïC lai eut reliras dwis 
c<uii c,im|), cl il les reaùt en place. 
]1 fut l'cconiptiise' de ce senice fu- 
ies rem crc'uui; lits des deux clumbres , 
Cl par la cliar;;e de gDiivcriieur de U 
ïuur, Uiciilôi il appiii (jue le roi aT»il 
ctcetilcvc avec violeiicede Holdimby : 
indigne de celte mcâiiic qu'il iouorait , 
il alb trouver ce [irluce [U'ès «e Cam- 
Lridge, secunduiMl avccluidela ma- 
iiiére la plus respectueuse, et lui C( 
suivre tuu'^ les laouvemenls de l'ar- 
mce, aliu que le parlement ne s*eiii- 
pjtnl pus de sa pi rsonne , car il avait 
nçu l'ordre de le remettre ÙMUX que 
les deux cb^mlnc? lui designeraiCBl. 
Mais scn crcilit :^iir IcstrouiKS dimi- 
iiu.iilde joweiijourjil n'avait ni mic 
vuloutc a^sez Terme , ni im caracliAre 
assez décidé pour s'o|iposér à ce qu'il 
n'avait pas le pouvoii- d'erapèchec; et 
quoiqu'il ne soubailàl aucune des cho- 
ses que faisait Oomwell. ilconlhliua 
à les fjîre luulcs réus!>if. Ce fiil'saiis 
doute par suite de celle faiblesse iib- 
cutiCËvable qu'il coDcuuruI au mani- 



des insofiectioDs, <t piil CoIdieHei 
oiJ t'étairol t éfugiiia les r»le»du iwrti 
royaliste ( f'oj: Cjl)<eu ). A ta fin A 
t'aiiuee, il revint A Londres MHirl» 
nir eu respect U viUe cl le nannmwH 
et prit son quarticr-gcniral im oabil 
deWbitebaÛ. Sn danntimhàtm^ 
la marche des firocedum» tsUn \t 
' dil lui-taémcqu'il ^[iToufMtHM 




fcsie 



- du r 



1 1147- i (J^S , qui adhérait 
des communes portant que l'ou ne 
presealerait pliis ui adresses ni nies- 
itapes 'lu roi, et qui ajoutait qu'elle 
nlitirjit au parlement dans tout ee 
qui sciait désarmais néces&aii'e pour 
l'adffliniatralioti et la sùrelc du rojiau- 
>ae et du parlement, sans le roi et 
contre lui. b'.iir&s |>cidit son père 
à cette époque . lui succéda dans ses 
tiircs et emplois, et n'en resta pas 
moins te ducilc lusirumcat deram- 
Cremnill. Il deploja 



plus grjtidc 



ger. probublciueul il UpewusÎMdi 
sa iènime qui raontri, tonâaKOcti 
de ce prince iufortutu!, Moe îalrépiJl 
et une baixliessc que l'on ne poM tut 
admirer ( F^.Cuakuea 1 ^ Fudil 
Et jinéoie tous ses ciTocU |iour empt 
cher l'exccutiou de la IdUlcsvDieMi 
elcbercbaà persuader d sBBnâynw 
d'arracher le roi i ses raewmai 
o Cromwcllet Irclon , dît llvoiri io 
formée de ses inteulions , triFtillita 
à lui persuader que Ic&d^MiTM 
rejeléle mi, et l'engagirenti jiNcrl 
Ocl de le diriger dans acHc aecaïkl 
importule; uiais ils liri OKhéri 
qu'ils eussent signe Tordl* it fB 
culion. Harrisson (iit U |Mn«NlM 
signée pourjuindre ses priirM i<iv| 
de l'impruilenl geawal , ot letfilëlM 
jusqu'aumonient oiiairivab iMMtdl 
que le coup fatal était frapn^ iàw 
se leva , et soutint à FairtkX <|M<i 
événement êlaiiune rejisue aùaa 
leuse envoyée par le Ckl à IcNftiléirW 
supplications, l'en de yvtn ê^fnii 
supplice du monarque, FMfiis i 
nomme membre du conseil , mut 
refusa de signer la fomuW de s«aa 
par laquelle od approuvait |tiiC««f 
avait e'ié fait relativcroent Aunseti 
royauté. A la lin de »an , »a Ità àmi 
le titre de ^encrai des trau[ics a^ 
pour appaiser gleteriectciilitaiidc,. ■ ■ ' - 



lejan 



[taiidc , wtùa il lÙÊÊi 



FAt 

If àc poin'oir r^l. Il marcha 

les iiivdeurs qui, dcvcDos 
enXj cofmoençaient à se rendre 
aots, et se seraient bientôt fait 
•e ; il les mit en déroute com- 

Uurfecd, dans rOsfordshire. 
ivoir été reçu docteur en droit 
>rd y il courut apaiser des trou- 
uns le Hampshire, réunit l'ar- 
Guilford, Vcxhorta à l'obels- 

et revint à TjOndres où le con* 
la cité lui fit don d'un bassin et 
aignière en or. Lorsqu'ea jum 
es Ecossais se déctarârent pour 
s H , le conseil d'état d'Angle- 
*ésolut , pour prévenir une ii>- 
, d'enroyer une armée en 
f. Faiffaz consulté sur le plan^ 
l'approuver; mais ensuite les 
Is de sa femme et des ministres 
iériens lui firent répondre qu'il 
isait pas que le parlement d'An- 
"e cfit un ]ttste motif pour faire^ 
ir l'Ecosse par son armée, et il 
a SM commission, pour ne pas 
ger dans cette expédition , con- 

k ses principes reli(;ieuT. Le 
andement suprémede Parraéeftit 
àCromwdl, qiii vit avec plaisir 
lemeat d'un hommedont la pré- 
bien loin d'être encore nécessaire 
rojets ambitieux, formait au con- 
nu obstacle à leur entier accom- 
tnent. Pour dédommager eu 
ne sorte Fairfas , le parlement 
corda un revenu aunnel de cinq 
liv. sterling. Débarrassé de tout 
À public, Fairfax vécut tranquil- 
t dans sa terre de Nunappleton, 

FYorkshîre. Ses vœux, ses 
» demandaient constamment au 
e rétablissement de la famille 
! , et il était fermement déter- 
k saisir la première occasion de 
)ir y contribuer, ce qui le faisait 
Jer d'un œil jaloux pnr le Protec- 
Dcf que le général Monk Tiu- 



V AI I of) 

vi(a à se joindre k lui contre l'armée 
de Lambert, il n'hésita pas un mo- 
ment, et se montra, le 5 décembre 
i<)J9y à la télc d*nu corps dTliabitants 
de la province ; telle était l'influence 
de sou nom et de sa réputation , 
qu'une brigade irlandaise de doute 
cents liommes quitta aussitôt les dra- 

()eaux de Lambert pour se joindre k 
ui. Le résultat de cette affaire fut U 
dispersion de cette armée; ce qui faci- 
lita la marche de Monk en Angleterre* 
Fairfix se rendit ensuite maître 
d'York, et reparut sur la scène pu- 
blique. Le parlement, auquel on avait 
donné le nom de rump , ayant repris 
ses fondions , le nomma conseiller 
d'état; et, après la dissolution de 
cette assemblée, le comté d'York Pc- 
Int député au parlement réparateur. Il 
fut k la tète du comité chargé par la 
chambre des communes d'aller trouver 
Charles lia LaHaye,'pour le prier de 
se rendre au vœu de son parlement en 
venant reprendre au plutôt l'exercice 
de ses fonetcons royates. Quand il se 
présenta devant ce prince, tous les 
yeox se fixèrent sur lui , tant on était 
Curieox de voir l'homme qui avait .«i 
lone -temps commandé les troupes 
parlementaires. On rapporte que , 
dans une audience particulière , il ob« 
tint de Charles le pardon de sa con- 
duite passée; en effet, ses eflfbrts sin- 
dbns pour hâter la restauration méri- 
taient que ce monarque oubliât ceqn'il 
avait fait auparavant. Après la disso- 
lution du parlement réparateur, Fair- 
fax retourna dans sa terre où il passa 
le reste de ses jours dans la retraite. 
Tourmenté par la goutte et par la 
pierre, il supporta les douleurs de ces 
deux maladies cruelles avec un cou- 
rage et une patience exemplaires. Ces 
maux étaient le résultat des blessurrs 
qu'il avait reçues et des fatigues qu'il 
avait endurées à la guerre. Fixé sur 



lio l'Ai 

ton fa I lieu il par Iakoutie, ilreuera- 
bljii à un vif ii\ l'oiiMin ; son air mâle, 
qui iiDj>Oj.:it le ri ''pcci , eut même 
prudiiii iiiic Miiii'ilL'l<']Teur,iiladoi^ 
ceurel 1.1 nn>l(:-.(ip(ïlrfrnc delà figure 
n'eussenl tnii|n.'Lc IVIV i du preii>ic:r 
cuuji-d'œil. Il cuh^acriil presque lout 
suu tenip^ auï devoirs di' la réUgiun , 
ou â la Icdiirc di' b^u^ livres, daus la 
plupai l dfs l;'ii[;tiLS moderne». Il inou- 
rul le la (l'ui r i6ni , d'une fièvre 
qui i'enlev.i ni prii d.' jours. Il eut 
dcus CIU'-J, Mirif, l'a iner, avait épouse 
le duu de bucLiii);l>jni. doul eUe ne 
put fiviT le cœur iiiruiistanl; elle 
niuurureii i-o^: ^ly, Huckiboiuii}. 
Un gr^tid ùuiiibrcd<'l<.'LIres, de re- 
moiilrahces , Cl d'autres |)apiei;s lignes 
du nojD de Fairt'ax. be trouvent dans 
la Cullcctiun d<^ Bushivurih , et dans 
d'aulrrs recueils |ii)lilics quand îl 
i'tAil géucral. 11 Jcs.ivoue la plupart 
de CCS pièces djOi ses Mémoires pii- 
Iilics cil ittUi), en mi vol. in-8". par 
lin, m i'jiit'is.-un |i,iri-nl. Celouvrage 



ira 

,i>r refit 
honin» 



^■ f.il 






. d'il. 



l.lml.: 


; il iM V 


r.ii qti'il lie destinait 


K 


s Mpinuit. 


'S à vuirlrjourj il ue 


liliuuijiu.s 


w que pour l'usage de 


M fan 


lill.!. l-'..ii 


f.i:^ cla.l d'une belle 


taille: 


il ,-iv.iii r, 


.il sombre et mclan- 


COliljUl 


1^; il \w-. 


ivaii un peu. aussi 


clail il 


mauvais 


1.1 ..leur. Il parlait peu 


d..T1ï 1 


'■'.'"""'''' 


.; m,nis quand une 


IW 1, 


■;;■;'■ ■ 


il' r.iiie cliuiRer, 



L ii.i; i..:li->i)i'Nl doiii et 
Il l''iii.miliinliumbleet 
I i!i'sni;i-ic-.tiui'ii( ciaiià 
L'. ^uiiiiialhciu'fut de i'i- 



FAI 

tre hmi duper p^r l>i>mw«n, et d*» 
TU't eie l'iuiiiruiueni et l*a|;eiil de cet 
bypucrileambilieux.Si Taud^ce ei lei 
succès (|ui fii'«Htl>i gruideurdeoe der- 
nier n'eussent pas éclipsé les tsp'tMU 
de Fiiirfàx, un l'r&i regardé 
le plu.ï h.iljile des géne'ranK d> 
meut, elcnmmeundes plungrasi 
rosde h reTululioo, si songéi ' 
qui nVlaii propre qu'l Uguci 
plia empêché de briller C'ini 
d'el't. Oq a ile)i dii qit'il 
lettres. Il prévint, pendaai U enem, 
le pillage de plusieurs bibliolIièq-iC * 
York et i Oxford i il fit di.uk la b"' 
ibèquebudleïeiincdediUereiiUn 
cms. Il rONlribuj k la 
la PiAj'gloa'-, et de pi 
|>rsDds ouvrages , e 
Dndsnorih qui s'occupait ik PA 
des aoliquités di- l'Ani-lelerre (K^ 
DoD^wunTH]. Lui'd 6xlurda|l' 
F^irfai dans soi. C4lalo];u« d 
leurs royaux et iiubles, non C 
ment corame hi^Ionen , mais anm 
coiaine poète. Un conservait dr lui, m 
manuscrit, d<ns la Collrcliuu de Tlio- 
resby , des Traductions di-s Psjit* 
mes et d'autres parties de rEehlure, 
un poème sur la Solitude, des Mor- 
ceaux écrits par sa femme ci par sa 
mir' Marie, uorio un Traité sur U 
brièveté de la vie. Mait de to'il I 
les pruduclions de pMtttX, il n'en 
est pas sans doute de pl>i5 curirute 
que les vers qu'il Ht i l'iici'iiiioH dn 
clieval sur lequel élaîl monte Cbarict 
Il le jour desuo^ouronllc'mcnt,eIIr- 
'V3l qo'davaitélcvé, ei qu'il pràenu 
 ce prince. Combien l-ih.irles, naïu- 
rd'emeut gai , et peu dispos! j |;an(tf 
sim séneuT daus li"* oceutsiui» qui 
reii|;eaicuile plus. nedAt-il pu nra 
en recevant ce sin{:ulier hotunuige dn 
vipiin liérosdu répufaiiGaNisinc etdu 
covenant, si f.ivurisépar l.i vî T»>n>l 
On a auïsi de Fairtix, iuu la 1 




FAI 

k i di/Lr.é 'JLe ^rlc^ dr.-.r Si 

éLîicn dfi A -'--ri z-.'lf'*.^ t-l 
Le Juc d« tsckiLiLà :: . i? i- 

jU-rilç il lui -IjZi'^t k* J -_i 

:•- g^ : ils i-or t ncrît? . j- .^s- 
vThJoD <: Huaç ci! a--» 
)ini3Ase a H-i U^LLc-^ 7 i'-^ Lies 



Fax TaoïLàî. îcri.deU 
iinille q-*r Ir f f*-.it ;•?.! . :.*- 
s i*ai) 1G91 ; M m*T«. û.'tt et 

héritière de lord Ol-^^ , 
porté eu maiûge dr s b^rn 
s en Angletem eî ea V ra- 
s la partie sp>.Jfr* -Vo-ti*ni- 
ùlrc Irt rÎTiérf* ie F x , ma*: 
ppahanDOC. Fairi.x £t d'tx- 

études a Ozf.TJ. et sa de 
r-pLcs ac^^is a^sor? q .*1I a 
• s cu'ilaborate.rs du ypecta- 
XD délit, àvi phiir^c^^jes q-J 
les DOtes sur ott <xceLnit en»- 
ToDt pas pa dWinz^^ ce ^ 
lui. Il entra da&s <.b rcpoe:.! 
It rif ; mais , clik^rio de ce q'^e 
, restée Tnire, et sa çr^ùi- 
raient prrfiiè de son ineipé- 
our lui fair<f veD^reled*âl«iia 
uD et les bitns de la msâbffn 
, en YorL«hire . ■ e j'j'il r*^x- 
ime uu ou'rjiçe Lu a ce i»m* 

et , )aloux de sarrn Ur par 
le »fs proprictiéï en Amérique, 
1 r \ngletxTre. La douceur du 
ie la N irtiiiiie reD;;«^ea a s'v 
Après éîre retourne da&s sa 
lour y terminer qu>^uei af- 
! revint en Vir-iLie »n 1747, 
la dans le comte de Fréierv., 
I de> rnonts ApaUche«w II j 
le mai<4jn quM ^pp^la Grc^i- 
oifrt,extrça nobi«:ment fn;;^ 

encouragea la cuîtnre des ter- 

vint le père et Tami de tous 
ins, et tier^ fcmplcpi de gou- 



1' 1 !_*" , î 4*1 ^ î'"'tir'i _ ^'. L- * -^* *t» 

■:■- . :Vir e.iAi.. v^-nr i* t^t- je 

\\rzj.n^ cci-'t :t::;:'r :-.-.>• i» ia 

z ij.>XT ai3K xr«>Li«?.r» ^».'^ «iffitf 

r?;.«i:«m ^ n» &«^ « o*?- rfr;;*uL*f s«»- 

C2 : S 1 Ji . i^iJtt Mif te: ii»£bib» ^^v- 
&(iie d'*» ie:<ûi (Lx^ «« 5 . t-^'jm, 

Fc liaz ibufij*^ ei l'T-x. U.VÎ i'jMT 
e'f z&ij^i!:. Lt 'Jija. * :•. •■•• hr.uê 
A^'Xjtiiins . T.t-*-fî« ^ uc* a» "»^#- 



FAÎTHOE>E Gr::LLxi:n , 
ardîi* *i.zi« s. x<e « L.iiiî*:». t*-"» 
lir-ï/e* :0!'. . 'îl: ••/lt iB«u're j» 

q-j» .jî. i^>Lr A ô>>*-.^. dt «« u.Li« 

if*4o. L vx. \rjt pi; #^ »»^a^fc. et 
pk«v« q jf*-^^'^ L*z.:.i i*-fc .« Yl»xl 



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0>iuH t*.: . -1 : -". LiLi. i* r 1 Ji . >rTe, 

P'jn*. > r.*_î. de- i b. •. /y£{t^5«'iA«^0 

qir* reL/. ifr: ;_.*.:* «;s- f '-'i ♦-*'. aa 
m-'îL£ :iyS'jt?->»:. ^^ '-■ "j « -i •". yjçt , 
Fia:tivrx.» 'j -t« ». Ff^vc- «i . j-r-^ 
t «j^-r d.Lt .'«L:^ it Al^rvl^-. •! ;.» 
;:ji> d<rs >«M« 'il , q -1 rx «f'prit « 
ièizt lt yjtlml «u u«;Oj;4 . «^t p ri»c- 
ti'.uta ^vxi ls*erj: y^jn .« ;:r«t «rc. 
\>rs lOjo.ii i»-L->.ri a cfc A.^*rl*.rr-, 
K Buru et CiUTTU • Lcifadics, pm âe 



iiï FAK 

Teniplc-Eir, iiti m,i;;asiQ d'estamp»», 
i]i.'il ((iiilla en ilJHo. It i;rs¥flTl pour 
les liltriiires; un ciU- |)riiKipnltmpiil 
tic lui nnv sainte Cène, le Ouist en 
prière dans le Jardin des Otives , 
\i Fi/t^ellatîoitii'i^Vf Ditjwnbwk, 
et lis '^oces lie Can^ en Galilée. 
Cm quatre planchps furent gravées 
pour accunipapiiir 1j fie de Jésus- 
Christ, Je Triytor. On cile aussi de 
son bnrja nae s ni nie Famille, d*ap^^s 
Vdui'i , Cl le Christ au tombeau , 
iVaprés Van Dyrk. (>i remarque que 
!ei gravures qu'il a e\cciilêe5 snr les 
cuvrni;es des anircs niaïires soiit bien 
sUpérieiircsà celles qu'il afeiiM d'après 
ïfs pio[irci [!p-sins, oii il négligeait 
trop le mdrile ilc la corrcCtfoD. I.e 
genre oi'i il .'r'isi le pKis distin^^ est 
rtlni du porlraîi piMvé. On a conservé 
tin grand noininc lies -^ienK, qiii sont 
ir.-, estimes, On a aussi de lui un 
Tritilè sur Fart rie la gravure, '\m- 
iMliiirrn iiifi-'-ll mourUI cii lÔgc — 
Cnilr..., l,K,(„ul!aiiii.rF^illiorne, 

îf |i"rn.i .1 1,1 -i.jMhPr (ks poriraits en 
l,iilk-rl<-.riri; ^"11 incuiidnilp i'cnlrai- 
ra dans la mijiTc , ri il mourut à 
rà;;e d'environ Irriilp ans. X—*. 

F*KHU-Knn\UUH (Ali), fils 
ili- H'-Kii -mIiLiiiMi. tt prince de la 

dvin-lir. ,!.■-, |:...„.lrs (/'o>-. ADHAD- 

T.,i,u-iu,Ml',Mn-ri,n*irLAn),r<'ÇMt 

:!.:■: !liii).,J.in,rirac-Àd- 

!.. . -u(, IVèri-, Adliad- 

(.iil .:,: .1. '.l.'. . 1 '-m ilf ta part qoe' 
lui Lils^Ml v.n i'h-<-, il prit les armes 
contre iMoraid-eildinlnli , f<it battu 
en plu'.ienrs rencontres , et alla elicr- 
itict un .«vV <-\„7 le-i ]ninces Sama- 

>>1'1-- \1m.i [rs,„y frère MoMld 

.■.;.lm!.i,, ,„-.--.<!.■ l'Ile;., ((|85 de 
.1.-1,. , :.■.■,.;,.:,,,■ ^c■«l Isnnïl, pinî 
«jDrii. iu-i, le nom (le -iahcb Ibii At- 



faK 

bad , fit senlir aux nrinrîpawc Di!iï 
Alites la nécessité de jiLtctr *)ir l( 
troue un prince de U maison de Bon- 
ïah , cl il RI élire FaLbr • edJauUK 
Ce prince vivait a'ors ignora oi nut 
lieureui en Klioras.in : ajant apprii 
son élentioli , il viul 1 namadan avn 
1a rapidité d« l'éclaîr , el ptil puuei- 
sioii oc la couronne. Son prcnirr suit 
fui dt s'atlacher l'iiiaîl, en k coulïr 
inaol dans la dignité de vt^vr , et oi 
fut à U sagesse de ce mîiiistrc <in 
IVlaidiit sa .•pIcudeur.Taiit que FaUr 
eddaulah put profiter de ses con- 
.■■cils, les provinces jouirenl de la paix 
el le Ir&or pnlilic u! remplit tans qui 
ses sujets Tii^-suiil vexes. Ismail q 
ni[ rn 3«5 ( .jgS ). Lor^'B^ 
sa' fin approctier, il tint à F 
edJaiilati ce d'iscourt ; • FlU 
» tandis qiie les rênes de P««t tuA^ 
« entre mes mains, j'ai ftji totiÀ nf 
•> cifarts pour rtndre beurvui Ic jpri 
D [lie et l'armée; les pronnou M 
» Rorissatiles et cultivéei. SiTdofli 

■ changei riin après oia norf, W^ 
» règles que j'ai établie», etqucTVH 
» suiïiw la roule auej'ai uiçte, ■ 
B vous attribuera le incrile Je nw 

■ institutions; mais si vous Im dÂnù 
a sra, les sujets diront (|ncféui>r«it 
B teur du bien qui se faisait, b FaUi 
Ëddaulah sentit la sagesse de cecoa 
sèil , mais il le suivit p«u Ae teop>. I 
dissipa ses trésors, viola le* lois , rrti 
versa l'ordre public ,.el jctta le trcmW 
dans son rova'ine : bientôt il détniii 
les ffuils de l'admimsi ration dlsiBÀI 
Kofiii il mourut siihiIeniPnt d'une il 
dtgestîoD d^ns le cliâie.xi de TjbrtL 
en 587 ( 9ǻ7 de J -C. ). Il riil poa 
eu Madjdd-eddaulah. 




FAK 

est rimam Fakhr-cddjn-Razj. 
oni propre est MuhauiDied , fils 
ir ; il porte aussi le nom d*Ibn 
ithyb {fils du prédicateur ) . Cet 

sortait d*unc famille orif;inaîre 
labaristan , et il naquit à Rci, ville 
rse, en Ramadhaii , de l'an 543 
\ ( janvier , 1 1 49 ou 1 1 5o de 
. ). Voilà pourquoi il est souvent 
3 Âltbabaristany et Alrasy. Tant 
son père vcfcut, il n'eut point 
e maître que lui. A sa mort il 

Bel et se rendit à Semnan , où 
(sait un docteur célèbre , Kemal 
inany , pour acque'rir par sa frc'* 
atiou les perfections de Faîne. Au 
d'un certiin temps il revint à 
't se r^ncca parmi les disciples 
nljçd Alujyly, élève du £imeux 
ily. Ce docteur étant allé s*éta- 
I Méra«(ah , Fakhr - eddyn l'y 
, et étudia sous lui la théologie 
istiquc et la philosophie. Après 

fortifié dans les sciences , la 
gie , la philosophie , la dialec- 
. les mathématiques et même la 
*ine , il se rendit successivement 
liaiizm et en Transoiane, eut 
isputes très vives avec les doc- 
de ces contrées , puis il revint 
, et quitta de nouveau sa pirie 
iller à Gaznin. Le sulthau Gau* 
^hchab- eddyn , qui y régnait, le 
a d'honneurs » de richesses et 
ésents. Si nous devons même 
Mre d'Herbelot , il fonda un col- 
n sa Civeur a Herat , où Fakhr- 
i professa le^ principes de la 

chaCute qu'il pratiquait , et 
ropres principes ; car il s'était 

une doctrine particulière. Là , 
e dans tes auties lieux où il 
habité, Fakhr-Eddyn se fit de 
renx ennemi «: vt ayant confun- 

' ar 

ins une grande dispute , un doc- 

imeux de la ville, ce docteur 

tellement le peuple contrt 



FAK ii3 

Fakhr-cddyn , qu*il |irosentait comme 
un philosophe et un impie , que celui-ci 
fut obligé de sortir de la vilie. Toute- 
fois il y rentra quelque temps après, 
et y mourut le lundi l*^ de Cbaoual 
6o(3 de rhégire ( ag mars laio de 
Jésus-Cliridt }. Fakhr-cddyn -Bazv est 
compté au nombre des plus habiles 
docteurs que l'islamisme ait pniduits, 
mais non des plus orthodoxes. On 
l'accuse d'avoir mêlé à l'islamisme les 
sciences qui tiennent à la philosophie 
spéculative. Jbn Khilcan dit que ses 
ouvrages se répandirent dans les pro- 
vinces, que les hommes les recher- 
chèrent et abandonnèrent pour eux 
les livres des anciens. Toutefois , 
comme il éUiit très éloquent, sa répu- 
tation s'étendit au loin ; de toutes les 
parties de la PiTse, de la Mésopo* 
tamie , on se rendait à ses cours ; et 
Khondemir nous apprend que, lors- 
qu'il sortait , plus de six cents élèves 
l'accompagnaient , recherchant avec 
ardeur &c$ moindres discours. Iba 
Khilcan assure qu'il détacha un grand 
nombre de chites ( f^oy, l'article Ali ) 
de leur secte, et les rendit ortho- 
doxes ou sunnites. Malgré sa piété, il 
ne négligea point les intérêts de ce 
monde, et acquit de grandes riches- 
ses : elles lui vinrpnt de la généro- 
sité des princes , et surtout de celle 
de Tnach, roi du Kharizm; mais il 
en perdit une grande partie en s'occu- 

gaut d'alchimie. Lorsqu'il revint à 
éi, après son excursion en Tran- 
soxane, il y fit connaissance d'un mé- 
decin très riche qui avait deu;c filles , 
et viut à bout de marier ses deux fils 
à ces filles. Le médecin étant mort, 
les cnfiiits de Fakhr -eddyn se trou- 
vèrent possesseur;^ d'une grande for- 
tune. F4hr- eddyn a composé de 
nombn ux ouvrages sur la théologie 
scholastiquc , les principes fondamen- 
taux de la jurisprudence canonique^ 

8 



,,î FAK 

h pli'fiwtiflirc, les itiailiémaliquet , 
lirt Hf cumpuscr des lalisinans , la 
j'h^sio°iioinoiiie , eW: Ses prindpaux 
fiDvriipri loiit : !. Oisoul ~ editjrn 
{Princifics de la rc Wf;ion). Ce Irailé 
rp|phi"sPfon'pnsi''î': cinquante quM- 
irriiis T, l'i' l'-.ii- M';wTisi'i, lourhunl la 
i }>u,--[4. ■■ 'II, SiM.to^le. I,a pre- 



cl r.-ii 






sm.it; la Tqionfie établit <jue 
le cHiifc Alilta'siJr'îîassir, qui re- 
^n.'iil niors à Tla^hrUil , était H Sftll 
clicf ri pontife lé^ilime Ats Mlisitl- 
m.ins. 11. Mohsel elafhari Traité 
de mélaphriiijae et lie Aèoliima 
scbola^liriiie ) , coiUTnentf jwr pTii- 
sirurs auteurs ; 111. Commentaire 
surit Mcoran, en plusieurs Tolnmes; 
IV. Cumrneiilsirc sur Puuvra^ d'A- 
Tirciiiic , inliliile' ; Oïoun alkikmet 
( Sources de lu j/Iûlosopkie ) , etc. 
Oïl trouve l;i liste Hes iiuvrages de 
F.ikbr-ccidyn d.iiin 1rs ouvrages sui- 
Tsiiis : 1". Hîbl. arnb. hispan. de 
Casiri , tome I , p.igc 1 6 1 ; 2". TjJmi 
lies Irio^aphies , At Khoaàémir , 
luinc M, folio 163 du m.itiiisc. pi.TS, 
lit 1,1 Uibliuthiquc impériale; tt 3"' 
lUus la Biographie d'Ibu-KliilMu. 

FAKIIR -KDDTN BAZY, td est le 

nom que porte l'aiileurd'un ooTraRC 
lii.loriqiie très prrcieul , înlilulé: His- 
iL'ire clironoio^que des djmasties , 
<jnl se trouve piimi les manuscrits 
aralirs de h liibllalhèrnic impc'rijle. 
Cet onvraj^p se divine endeus parlrei : 
|j priiiii(-n- a pour ohjel les prÎDCtpes 



dont il 



FAK 

à U destruttioii du Uialyfjt de E^b- 
did, psr Holïgou, en 658 de nic- 
pirc { laStj de Jévit, . Chml }. \ 
chat^iic ^nast'te. Failli iMnldyn parif 
<l'ab(ii'(l oc cetlt ilynnslie cii ffiuétJ ; 
il trace ensuite le ulilcnii ia riçnejdl 
cliai]iie Lhaljfe en panirulî«r, pt^^ 
U fin de ctiaqu* i^ne , ildoDue^B 
loire des yétjn du prïltee iloi4J| 
vient da piirler, cl râiiporte le* WH 
1rs plus ini(frf9s»uli de leur v!« «(■ 
IcuimtitiMÏre. AU fiudeMff^ÎM 
il déclare qu'il s'est atlaeho i m a 
que lu inire Tt^riii! , «n retMmfaifl 
tout pTé\vç^ et i (inile porU^ÎBÉjfll 
fin, à écrire d'un style niiip1e,tt3 
fût à la portir de tout le mviide. JUSi 
BVon« trndiiit pour notre aisge oai 
grande partie de tctie hMtoireMlina 
sToiis reconnu que, quoiqu'elle ni 
abrégée, elle est ncaiiiatnu li' 
poriaule par les faits qui y » 

sipnrâ , et les rellexîoiis d( I 

elle mériterait de passer dtnf b 
langue. M. Silieslre de Sacv la 
a publié trois extraits dam m Chrtt- 
tomathie arabe, sarutr : 1. l'ffit- 
toire du khatjfat de HoToimSx' 
rachid, suivie de celle àe» Bin» 
cides ; 1 1. l'/Tijtoire du khalyfk 4 
JVostiufeni, dernier prince dtMHiil^ 
III. le chapitre iuiitaJé : des Ckvfe 
dûs souverains sar leurs sujets. Cl 
savant a remarque^ avec raisaa qv 
a ;.-,!. ^,j 1^ fiudij;*. 



nu IrêtÔK 
iy wittM 
dcfauM 
* dtnf BÏlq 



Fakhr-edd" 
ment du 8' 



. et > 






liN ilefsu 

L'i.'e de dtlîcreiit 



> LLjI^Ic 



fondé 

V-int n^i 



comnttt- 
pouvoir dire qnJ 
eiaiisouniini propre. CeildunciUri 
qu'on a confondu cet écriraînaTecli 
docteur du même nom dont rart»^ 
précède , et qui mourut un iié>^ 
avant notre bistorien. J— *. 

FAKHR-EDUYN, plusconnau»» 
le nom de Facardin, émyr. pwi» 
des Drilles, peuples qui Kabttcni tn 
environs du mont Liban , claii ra^ 
de fianit, de Séide, etc. lor 




fak 

IV songea à le dcpoiiiller 
clats rt à dotruire au si'in de 
nuces d'Asie une puissance qut 
it ombrage. 11 fit marcher con- 
les |>achas de Tripoli, de Da- 
le GiJZ) , d^Alep et du Giire. 
s Fakhr-eddyn les attfndit à la 
ringt-cinq raille lïommes, corn- 
I par ses deux fils. Ali, l'aliië 
ux, attaqua les Tuiks et leur 
t mille hommes; mais, acca- 
tiitc par le nombre, il fut forc^ 
.'ndre suus la promesse d'a?oir 
Miuve, et D*en fut pas moins 

A la nouvelle de la défaite et 
)rt de son fîls Ali, F.iklir-eddyn 
coui'agc ; il abandonna Séide 
t , et ga'^na les montagnes avec 
runiles et les Diuzes qui lui 
It. Mail bientôt, chasse' de poste 
e, de montagne en montagne , 
idit , à condition qu'il aurait la 
d'aller trouver le sullliân lui- 
avec ses ehaiiuis et ses tré- 
t qu'il ne serait p.is conduit en 
heconime un captif. Arrive' près 
i^tantinople , il se fit prëce'der 
l cassclles pleines d'or, pour 
T le sullblu à la bienveillance. 
( de $cs présents , Amurath dc- 
iiit trouver Faklir eddyn dans 
*. Celui-ci, feignant de ne le pas 
ntre, se seivil de tome son 
' pour s'insinuer dans les bon- 
.ces du maître qui , d'un mot , 
l dis|ioser de sa vie. Il y réussit 
)ur exciter la jalousie des grands 
pire et des favoris d'Amirrath : 
sèreni Fakhr-eddyn d'avoir re- 
I la religion mahométaue. A ce 
n , les dispositions du sulthân 
gèrent en |)erfidie et en cruau- 
té fit amener le malheureux 
les discours les plus touchants 
put émouvoir son juge, qui se 
:a de lui répondre que ce n'é- 
' aux chats à essayer de se mc- 



F A II 1 1 j 

surcr avec les lions, et le sulthân don- 
na le signal aux muets, qui étranglèrent 
lcvicu!L Fakhr-eddyn, â^é dé soixante- 
dix ans. Cette scène tragique, qui mit 
fin à sa puissanrc et à sa vie, se passai 
le i4 mars i()35. S— t. 

FAKHR-ENNTSA (Chobdéh), fille 
d'Ahmed, était originaire de la ville dé 
Dinaver eli Perse , et native de Bagh- 
dâd. Klle s'adonna à l'étude de la jnris^ 
prndcnce et de la théologie, acquiC 
une grande habileté dans ( es sciences , 
et les professa avec éclat à Baghdâd. 
Ses leçons étaient fréquentées par les 
hommes les plus disîingue's de son 
temps, et le désir de l'etilcndre fai- 
sait cesser la dilférence des rangs. Ce 
fut sans doute cette grande réputation 
et son savoir qui lut mcntèr.nt le nom 
sous lequel nous la citons , et qui si- 
gnifie la Gloire des Femmes, Elltf 
mourut à Baghdâd , âgée de plus dé 
quatre-vingt-dix ans , le 1 3 de mohar- 
rem 574 (i". juillet, 1 178 de Jésus* 
Christ ). Nous ne connaissons d'elfe 
aucun ouvrage, quoique plusieurs doo«' 
teurs se soient honorés d'avoir été aa 
nombre de ses disciples. J — ir. 

FA L BAI RE (Charles -Gzorgc 
Fenouillol de), auteur dramatique, 
né à Salins, le 16 j"il!rl i7'i7,fit 
ses études à Paris, au collège dr Toiiis- 
le-Grand, avec un succès qui déter- 
mina sa vocation pour les lettres. Son 
père le destinait à l'élat ecclésiastique^ 
et il en porta même Dubit pendant 
quelques années. Admis dans la société 
dcTrudaine, il obtint, par son crédit, 
un emploi dans les finances , qui , en 
lui assurant une existence honorable, 
lui permettait de .suivre son goât pour 
la littératuic. Son premier ouvragcf 
fut \* Honnête criminel^ ])iëre fondée 
sur un événement réel { /'. Fabre ), 
et qui obtint un grand succès. Il ne 
fut ni aussi bien inspiré, ni aussi 
heureux dans w% autres productions , 



PAL 

âoDt aucune u'esi restée au l\iéitn, 
excepté les Deux avares. Falbaire 
acquit, en 1778, la teiredeQuingey, 
en Franche-Cumfe, cl oblint ti (mt- 
mUsioii d'en prendre le nom. L fut 
nomme, en [~K.!,iDSpectcur-gAiérat 
des salines de l'esl, et s'occupa avec 
succès d'en accroilrc le revenu pour 
l'ciai. La rcvolulion ,en le prifanldc 
ces emplois, dclruisit sa fortune. Il 
se relira avec sa famille à Sainte-Me- 
iiehoiild , cl y mourut le a8 octobre 
1600, à Y:'if!f: de âoiiiinte et treize 
■us. Le; Œuvres de Falbaire ont 



dlc r 



volui 



-«--. 



Paris, i'387. 11 î a des clemplaire» 
siir papier lui , urnes du portrait de 
l'auteur et de jolies gravures. On y 
trouve t°.i'jyonnelecriminri, drame 
ta cinq actes et eu vers. Un passage 
de la Poétique de Marmoulel lui don- 
na l'idée de celle piccc. Il ignorait alors 
que le jeune Fabre, qui en est le per- 
sonnage pritidpal, vivait cufore; il 
ne l'appiit méine que plusieurs années 
après qnc son ouvrage fut achevé. Le 
duc de Chuiieul , ministre de la ma- 
rine, avaii déjà lait expédier au mal- 
bcufeuK Fabre son congé des galères; 
mais ce fut au zèle de Falbaire qu'il 
dût son entière réhaLilitatbn. Il y a 
dans ce drame des situations atta- 
chantes, des rôles bien traces; mais 
ie styleeu est faible, néglige, quoique 
semé de Le.iu\ vers. Cette pièce, 
comiioséc en 1767, fut jouée pour 
la première f;,is en 1778, sur le 
lhéd!ie de Vris.iillcs, à la deman- 
de de 1.1 riiue ; Jzi.iis elle n'a élé i-c- 



tions; cllc^i été traduite en allemand, 
en Iiollaiidais, (1 parKIisabelhCami- 
ner-Turra , en italien ; 1". le premier 

A^ai'ig(ileur(il,paslura!e lyrique en 3 



F AL 
actes. PItilidor avait composé la mu. 
sique de cette pièce, de&tinécautbéàire 
italien , et demandée ensuite à l'auleni 
par l'administration de l'Opéra. \a 
représentation en fut différée son; 
quelqces préreiles, et dans IIdict- 
valleparSt le ballet si eontiuqui porte 
le même litre. Le plagiat était mani- 
feste, et Falbaiie s'en pUi|;iitt aui^ 
ment dans une dissoriatiuo sur Im 
ballets-pantomimes, imprimée i il 
suite de la pièce; 3'. les Deux war<t, 
comédie en deux actes et en proUj 
mêlée d'ariettes. Queiqties ntu "* 
asset piquantes , et surtout W an 
de Grélry, ont fait le succn 4tH 
ouvrage , que Grimm (U|{e irop H' 
remeul dans sa Correspondent, 
Deux jivares ont été lraduil*aÉ 
lemand, Francfort, ■77'), 
dois, par Mandersirom , Stockhc 
1778, in- 8.: ^"AeFah 
Londres, en cinq actes et «n p 
Ce drame, joué à Paris , 
vicr 1771 , fut mal accueilli. Aa j 
quièmc acte, lorsqu'on viiilanM 
ta banqueroute du Fabriaaiti^ 
plaisant du pailerre s'ecrû: fjr éA 
pour vingt sous { pris 4e son bilUt) 
11 n'en fallut pas davantage pour fim 
tomber la pièce, que l'auteur rwi 
le lendemain ; mais elle ■ élé tnidlîB 
en allemand par le célébra WiriMdj 
en italien par Ëlisabeib Oi^M 
Turra, et représentée Artc un «H 
succès sur les théjtres de VicÉB 
et de Viceocc ; 5". V Ecole det moMt 
ou tes Suites du libertùtmgt, 1* 
en cinq actes cl en rers, ' 
1776, repris en 1790, 




FAL 

It en a]l(>inancl , Angsbourg , 
I, et en hollaiidai.s , Amsterdam , 
e année; 6'. les Jammàbos^ 
es Moines japonais , tragédie 
nq actes. Il y a de la clialciir 
répttre dédira tuire aux mânes 
cnrilV, et on trouve dans les 
des anecdotes curieuses; mais, 
déitfc sous le rapport dramali- 
cette pièce y dirigée contre les 
les, c:st très faible; ^". de IV/i- 
biiilé ; Description des salines 
Vanche - Comté. Ces deux mor- 
i avaient^ dc'jà paru dans l*En- 
pédie; 8'* des Poésies; on 
:ut rien imaginer de plus médio- 
Dn a encore du même auteur , 
*is aux gens de lettres y 1770, 
., réimprimé dans les Recueils 
mps. Ce sont des réflexions sur 
auvais procèdes de quelques li- 
» envers les auteurs; II. Mé" 
9 adressé au roi et à V assena 
nationale sur quelques abus, 
, 1 790 , in-S"*. L'auteur y entre 
de grands détails sur la régie des 
;s de Test de la France. W^s. 
kLGAND ( Hugues ) , historien 
i*. ^ccle. On croit qu'il était ué 
drmandic , et qu'il avait été aifie- 
Sicile y dans sa jeunesse , par ses 
its; il a écrit en latin l'IIistoirc 
vénements arrivés en Sicile de 
\ a I likj. Gît espace de vingt* 
ans comprend le règne de Gui 1- 
e 1"«, surnommé le Mauvais ^ 
e prtie de celui de Guillaume II, 
à-dire, l'une des époques où ce 
pays a été le plus agité par des 
»ics. Falcand avait été le témoin 
us les faits qu'il rapporte 9 et Pair 
lune foi qu'on remarque dans ses 
i lui a mérité la confiance de» 
ains postérieurs, 11 dédia son ou- 
s à Pierre, trésorier de F^ise 
atenne , par une épître qui n'est 
làlée ^ mais que l'oa croit n'avoir 



FAL 117 

été' composée qu'on 11891 P^ ^* 
temps après la mort de Guillaume II. 
Ce fut Gcrvais do Tournay, chanoine 
de Soissons, qui publia Je premier 
X Histoire de Falcand, sur un manus* 
crit de la bibliothèque de Mathieu 
Longuejoue, évcquc de cette ville ^ 
Paris, i55o, iu-4^; elle fut insérée 
ensuite, d'après un niapuscrit plus 
correct , dans les Rerum sicularum 
scriptoreSy Francfort, 157g, in-fi>.; 
elle a été râmpriméc depuis dans 
la BibUotheca sicula de Garusio , 
tom. i*^; dans les Scriptor, rerum 
italicarum de Muratori ^ tom. VII'., 
elenûii dans le Thesaur, anliquitaU 
SicilicB de Burmann , V*. part. Tho- 
mas Fazclli, dans son Histoire de 
Sicile , attribue l'ouvrage dont on 
vient de parler à nu certain Guiscard 
ou Guichard , fondé sur ce que son 
nom se trouve en tête d'une ancienne 
copie qu'il a eue entre les mains ; mais 
cette preuve ne parait pas suffisante 
pour dépouiller Falcand de la pos-* 
session où il a été confirmé par tous 
les critique» italiens, d'être regardé 
comme le TéritaUc auteur d'un ou« 
yrage si souvent nâmprimé sous son 
nom. W— s. 

FALCK (Jean- Pierre),, savant 
de Suède , qui étudia d^ns son pays 
avec un succès distingué la physique 
et l'histoire naturelle. I^ réputation 
de ses talents et de ses connaissances 
étant p.<rvenue en Bussie , il fut ap- 
pelé k Pétei'sbourg par Catherine II, 
potr faire avec Pallas, Gcorgi et plu- 
sieurs autres, des voyages dans l'inté- 
rieur de la Russie. Il partit , et se li- 
vra avec le plus grand lèle au tra« 
vailqui lui était édiu; mais une af- 
fection hypocondriaque qu'il avait euo 
depuis loug-4cmps interrompait sou- 
vent ses recherches ; et ne pouvant 
parvenir à s'en délivrer, il prit la 
lésolulion de mettre (in à ses jours» 



iiS FAI. 

Georci rfrurillil srs imniiscrils, cl 
hi piiljli.i Eli allrm^iid sou<t le lilrc 
de Mémoires du J. I'. FaLek pour 
servir à lu connaissance topogra- 
pkiqne de l'eiitiiire de RaSSÙ , Pé- 
Irrsbourf;. l'jH^-i^i 5 vui. in-4". 
hr premii'i- vijlmiic conlient U de*- 
cripiiud lOjia|;ia|ilji(|iii' pi-oiircmeut 
dite du (levfe Crjl,dii ji;iy*d»Kir- 
piscs , di- Il Bukliaric , etc. ; Ie *e- 
('□rid l'hiMoirr des tniiicraui et dm 
piaille*; le Irnisicinc l'Iùsloire des 
jniinaiixrr dfs ppiipics. C— *u. 

F4l,CKF.M[}i:RG(jEA«iw).re- 
li|;icui dumitiicaiii, ne au t^'. uÈcld 
dam un TiNa}:c de Puinmiiie, dont 
il piii le iiuni, fut dqiurd de mw 
nrdri.' au connile dr Cuiislauce , et 
>.'y lîl rctuiirquer p-ir le cotiragt avec 
Irqui'l il pi'il la déft'tiïr du pape Gre- 
i;<iirc Xl I , riipiiii- courre Dali ioa su- 
pe'rieur. Cli^irpp de l'eumen dei pro- 





deiiu 


iii's dcsœufreidejeau 


l'c^il.c 


cees an coiidli: par le 


rcli'bK' 


■er-or 


,il dechraqu'itD'yen 


;.ï.iiljii 
Iinl pu' 


1 '1 

li.;u,i 


li lui liereriqu», 81*011- 
iiit Sun opinion dans 


trois d 




aii'on a reuuli aux 


IFUVTfS 


deOi 


son, toineV,«li[ir>n 


d'Auvei 




.('.Il fut invite dans le 


jncriirlfillps 1 
V'iiiie de prrn 


Il les chevriliera de Lii- 

Ire leur défense contre 


Jdqelloi 
av.<it de 


l..r.' 1 


de Piilo^ne, ijni leur 
yuerresan» motif ap- 


PI un c 


F.Lk 


ntierg publia à oe nu- 


,il |i,i 


leqiiil il invitiil lOUS 
aciiiierir U vie éler- 


ndlecn 


•y':.rn\. 


u 1 our fMerniini-r le» 


IVouai 


(Ile, 


|.:..iiilrsde cet écrit 






. nbiinl que l'aii- 


1... 




■ .;-(>ii,(iqn'ûn ios- 


.le ,1, lie, 
l>]< Il 'le 


'■■ 1' 
VllVi 

>-p' 


iiujK.st'h.irgésderexa- 


mais lei 


l'ûlu 


jii lireul de Taius ef- 



PAI. 

fort* pour qu'un en dtfcUrâl l'ouieia 
)ieVcii(|iie. Ujli , qnt nvml à se plùn- 
dic de Falckfmbeig , fut inuiiis tu- 
diligent que Ici Pt^rcs du concile; (i le 
cita à nn ciiapitrc généra) compoti de 
les criïaiiirci, et le ritcondun liera une 
rtfdusion perpétuelle. Le p*p» VUf 
lia V «'opjuia] i l'eieculioii de ettu 
acnience, fit venir Fal^cnbenB ' 
Ruine, l'y reliul en prison ^uel^ci 
annêei pour s.ilitiraire In PoIoomi, 
et le relâclia ensuite À raiMB éttil- 
faibli^Mnient dr m Mute. Dkmau, 
liiilurien iM>lonais,i^uiirc <|IM Mai' 
Ion avjii demandé au pwc d* lu S- 
vrei' FalcLeinbrrfi pour M bîra hra> 
1er tif; lutit iHi n'n aiicnne 
croire cette an ecdi 
Traie, HC bit pas honiwiir 
ncrosit^ du monarque poli> 
même bislorieii ajoute (ine FatdeBt* 
berg, tnécunlent des uieialicra Ai 
Livunie , écrivit contre eus une h- 
lirc très «iuleute ; que des «oleutl 
lui enlevèrent «ou m.iiiuiicrit qu'il le 
propos^iit de communiquïr jtiiK Prn* 
du concile de liJie, et qu'^ipréi li 
aeSMun il se relira enSilrsie, otil 
mourut. Echard déniomrc fort " 
que Dliigoss est 1res suspect 



>oliHi«i*.^ 



sa naliiin , et que ses récîU B 
appurés d'aucune preuve newd. 
aucune esptced<^cun^lance. W^ 

FALCkEMBUBG, en l 
co&urgi'iu (GÉHin»), Bdlitk à M 
gue.Aprés avoir bil dnÉilkralMde 
bonnes éludes . il vuyagca ml^ucr, 
et fut disciple de (^ujas ji Dwiit)! I' 
alliait la pliiloiof;ie à la turiKprniIcM!» 
et acquit irne rute erudiliuii deu* In 
l,iiif;ues andeniies. Il nV» a pubM 
qu'un seul monuinenl, Mvixr 5e*M> 
tes et ses conjeeluris sur Ici IHa^- 
siaca dr Nonnus, qui parurr&i »U' 
ver-; eh» Plintin en i&lk), ia-Jt't 
cl qui futent rtimpriinto à Fn 




FAT. 

in S'. Ce àth-2i ne ^ rr<- 
I de U jïniifsse de facteur. 
t des espêracccs que U fu- 
strijpke amTée a Fâkken- 
I S^S, eapcdu de «e rêàii- 
le T1D en roase da côsé de 
, il toBiLa de cheval ci se 
s Dansa père , a piUie . en 
ij sailede svn SchedUsmm 
le. quelques poésies ^reofues 
avant compamoCe: d'antres 
ses de Méruns lûies . et ia 
pie dr Levdr po«Mdc de lu 

maoQicnts, leU que des 
' Catulle, àlers par P. B ir- 
n»d, AiUkol. ZÂl. tJB. Il . 
, et des obsefT.«t<>bs >ur le 
'Miatwsjuris d'Hinuccoptdr, 
I fonr par M. ie Lama de 
I fus, dans Je tome VIII du 
us noms jurù ciAlis €i 
j à La Hive, l'-So. in- 

KEKSTEl.N kJi^'-Uu» 
* rie de cet ecrÏTain feoood , 
lixe et manqaaut de critique , 
e dans un ouvrage pémii- 
land, îrlilulê JoêouoI dt et 
Frmncome; nous reprattoas 
ouvrage ne soit pas a ualiv 
)ii. Les auteurs q « bms 
1 cOBSuUrr içvorait le pavs 
quit en i68a ; on le crut 
e de la Silé>ie. Après Ixen 
tures 3 fut mîi, en i ^ 1 4. par 
dve dr Bavreulh â la (èic de 
ie noble d'iîrLnf;. Kn 1718 
itsa b religion Célholiqiif , et 
9nimr conscil.rr aulique tt 
bn an acrrice du priuce^é- 
ch«tc-tl« Ce souverain fjjaut 
eu I ^So, le margrave d'Aos- 
nomma »on ouuseiller aulî- 
re qui ne lui donnait puiiU 
?ion, et lai hiss«il le temp» 
1er ses nombreux ouvrasc> 
les et diplouutiqiits. Crpca- 



Fa[. î-.i 

d«c: il fcî tzr^j-: en i->> cynrx 
reteis:;t d^ marçrive 2 Eri^K . ^i» ù 
passa cacx? Cii\ ;- ». lie 3 fcrrn-r 



praapai^ ûivrac^s «• -a: : I. jéui- 
^itMUs ¥%it'd»'we%S'fS , avK i.£ r«- 



i.^-4M. . NucBLev:. i^jd: IL De- 
Itcir êc-po-g^vi^M^kLr^ .VuTÎMrret- 
ses^ 1*35. ia-La. Gp«i«/ a xicbcr 
c«dûAaaiAe»cciMdeeî:i::ae« i'*5; 
IIL ^isCfmi'ét^ et smr^gr^èéîû 
yordffs^ix iMMrii. 3 vjt. in*h>L. 
Schwâbnirà. 1-34-1743, sa 4^ v^ 
lua? rvnfcmant Les di pMiiWie» «t pvcts 
iasàâcabvcs partft a >'f«<atiL-«f- 
eni-IsS: IV. Cirmifae de 
3 voL in-4'.. Eritft, 
I - 3- . I -3Q ; V. Gyr'fah'f Enmr- 
itftw A^»lon^ erixies et ii'igic ■<;■€< . 
3 vol. ic-A ., Er-«rt. i*>jeCi*4o; 
VL CArvnicon 5u-.iA>ai:eini^ . Lia , 
174V, 10-4'. U&e »cQouîe 
lÎKleiBcnt ai^:9cniee KK 
SCS veux par Jeaa-G^ f*e M^err en 
1^36; VU. DtteriHUm de .Vnr«B- 
iér^, Effiut, 17S0. in - 4'. Fak- 
pnUu rcc tn'vnc^ io%s le 
de JoMMMS mk JndmeÙÊe : 
MIL AmxLniilâUs et mer'.'jrdÎH'- 
fin mmvkiv BrmAdaù'i^rz^.^ . 3 ^vi. 
ia-4 ., liavmiifa. 17 ji; 1>L i7û- 

loirv /n dêtckt, d-dtvani ro^ cnnK 

* 

</e Bm^re, 3 v-jj. ib-M., M .iiiKh , 
I 763l Cet ouvrace pokkuBe fat pn- 
UfteparG. W. B- rrevtr. Ej 177'* 
le baron d'Icks'jlt fît urr rcer li? 
préface avec uu nouve-tu î'rooiispioe 
|»->naoC litpoûtaù! et AucwMrsociCE- 
me liens u'isipre^^i^iC. T jus ces o&- 
vra^ koot eer:ts eo aiieca&i . qaoH 
qne les titres de que^oe»-olls c j.'aiaen* 
cent par des mut^ laCias. S— l. 

FALCO ; BmoÎT M , iitréra-^.r, 
né a Naples vers la fin du 1 3*. siéôt , 
îouissait, dit le Tvppi , o* U rej»nt^- 
tioa d'un bownc t^kkiuuU ?{mii- 



ia« F AL 

luel ri instruit. Il [oij^nait k I> fion- 
iiaissancp des IjLgiies auriennM csHe 
rie rtipbirii , |ii-u tiilliïct alors en It»- 
lic.iriiliti ouvrit un cours â Nijiles 
avrc quelque succès. On ifliiOrc les 
aulri-^ cir,:u[>il,iijces tl* la ini-deFal- 
co , fl on ne p'.nt même ùxer d'une 
IBanipre [irccise t'cpoque de m mon. 
Onatltliii: 1. De origine hebrai- 
carum , grrEcantm lalinarumijue 
litleranim . deqiie numeris untnibus 
liiwlL'S. j5io.iji 4 .; II. Ve iyl- 
labariim poelicanim quanûlale 
iioscendii , i^ir) ; III. Bimario , 
ISsjiics, i555, ni-4". Ces! un dic- 
liuanairBilc rîmes ; il en exisbit dé)ii 



FAI 

Saint-AmoiDc , où éUÎI l«chtr>Ura<le 

l'ordre, Irf grand ■ priciu- lyain *é 



obli)»! dcf'absrmer, 
Falcon poi 



;e d'éir 



iluS Cl 



,.Ul,, 



D de mots 

qui lie ioM m U9,igc que dans la 
PoLiille el laCaJ^ibiT. IV. la dicki.i- 
rntione dr molli luoghi iJiibbiosî d" ji- 
rioslo e d'alijiiunti del Petrarcha; 
escusntione fattn vi fitvor diDanis, 
jn-4".} V. la DeicnUione de i luO' 
gbi antk-hi di Napoli , e del suo 
dîstrelto, Napics, l^Sq, ia-S'., ou- 
vrage LSliiiie pour son eMCtitude, et 
qui a i>n de nombreuses cditioni. Si- 
gehert Havercamp en a fait une tra- 
duction latine sur l'édition italienne 
de N.iuIfs , i(i';i) , in-i"., qui pasie 






cdcsinnillen 



e IX du Thesmtr. 

«n(iV/mW'./(a/((e.leliiirm;inn.W— s. 
FAI, M) : M \y '\ r. GoBCttiLLOS. 

.lMi;..|[ir r:',:.i:i. i-ili' l'ui.li.'ii.'Sainl- 
AnhiiK^ I.M. iI'ii.k: lamiilo illustre du 
Daupliioe, n.iquilvers la fin du i5'. 
siècle, et entra fort jeune dans cet 
firdre , on son assiduité â ses devoirs 
lui coneiii.i dês-lors l'alTeclioD et iVi- 
lime de ses supérieurs. Il avait à |ieinc 
tcrinind ses ciudcs.qu'ils lui donnèrent 
des marques de leur conû.ince,en le 
«hflTijeaiJt de la paroisse de U tUIc de 



(erccr le* (oat 

it. On litidonu 
aussi la cummanderic de Btr-lr-Oab 
Dans tous ces eraplou, l'alcootoaq 
In taui de sagesse, de prudcnwW 
d'h.ibildé dans le maniement lia ^ 
f lires, que l'urdreoyaDibesuia caaiat 
de Rome d'un agent rtp^rinienlr,!» 
chapitre- peu cr.d crut ne pour^r 
mieux faire que Ae donner h F*len 
celte rommissioD délicate. Câait (Sè- 
ment VII (Jules de Mëdicû) qsi oo^ 
cupvt alors te tronc pontificat. F^ 
]iartit avec des pouvoirs itïs clendni, 
el des lettres de recommandation 
pour le p«pe , remplies de lou eloït 
et des lémoignsges tes plus bonon- 
blés. Il justifia ta confiatice cleMotlk 
dre , revint aprïs avoir a>m|dêtcrtA 
réussi dans ses n^octalioRS , «H|| 
comblé de louanges et <U IUT<|M 
d'estime. The'odore de Cfa.iumiHili 
abb^ de Satnt-Anloine , eianl morl m 
1537, ce fut encore F^leo que l'oi 
choisit pour gouverner penilaui b ?*- 
cance en qualité de viaiir«-^»é'*I| 
oonjoinicmcQl avec Jean iiomi(f^- 
fiuTEo) , commandeiu de Stt-Gnh- 
Eulin telle claiilld^ que se» eoufr^m 
avaient de sa capcité , intr les Ai^tf 
cl )es pre'rogativas de Tobbaye k 
trouvant menaces, ils nm>ui reooun 
à lui pour les défendre , ci uxëniit 
exprès pour cela une cbar^t ini»il« 

Sarmi cuisons Ictiire de jieUOetf, 
eiaquette ils l'investirent , orrc l'at- 
tribution de l«ut pouvoir BëeWpiR 
pour remplir .cette nourtSe UMm 
Quoique Falco r " ^ 
en âge, attaqué de la [ 
éprouvait de cruelles T 
supiwitait avec rés^nalioucin 
mais qui abrégèienl sa vie , el 1 _. , 
dircul amètcs et peaiblsatc» dttll 




PAL 

$.11 termina sa carrière morlclic 
>44i âp;ë de cinquante- un ans. 
é les afE'iires dont il fut presque 
uelleraent occupe, il avait trouve 
ips pour la composition de plu- 
ouvrages. 11 a Inisbé I. Une his 
e son ordre sousc» titre : yinto- 
historiœ compendium^ ex va- 
isque grayUsimii ecclesiasiicis 
mhus , nec non rentm gestâ- 
monumentis coUectum , nnà 
exlernis rcbiis quàmplurimis , 

memnratuque dit^nissimis , 
, i55j, Il y a de cet Oiivrage^ 
a latinité est pure (t e'Icgante, 
ic le style en ^oit simple , une 
lion en espar;nol p^r Fcrnand 
{, provinciil des carmes, Se- 
i6i5. Le traducteur y a ;qoutë 
apitre qui cnnlirnl l'hi^loii-e des 
anderies dcTurdre do Saint-An- 
en E<pa^ne. 1 1 . De iuid fide- 
%avi*^aiione ^ intcr varias père- 
'um do^maiutn , nec non cîau^ 
ilum opinionum varialiones , 
»i decem , qnibus ex ipso sacror 
Itteranimfunte , nnîi^rsœ hau- 
fr sententiœ , adjnnciis passïm 
tissirnis veterum Patnnn dîciis 
ionibus, Lyon, i556. HT. I)e 
iratione animi , qiietn metus 
I anffit et excruciat , Vienne , 
,in-8\; \S, De compendiosd 
la, qud quis ditari possil dia" 
fmmiUiaris :\.De fœdere cnm 
K^Hxm ineundo, Falco , n'étint 
content de ce livre , en sup- 

les exemplaires. On voit par 
Dnument.sdel'ahbaye de S'iiut- 
leque Falco avait composé d'an- 
HTragcs qui ne sont point par- 
jnsqu'à nous. L -—y. 

LGONBRIDCiE ( ALEXAifOBE), 
s, employé comme cliirurgirnà 
des bâtiments qui font le corn- 
avec l'Afrique, publia en 1 789, 
9 UD Précis de la Traite des 



FAL i?-i 

Nègres y sur la côie (t Afrique y où il 
mel au jour les cruaute's qui accom- 
pagnent cet odieux trafic. Il mourut 4 
Sierra - Leone en 179'i. Si femme, 
Anne-M:)rie Falco!!l)ridge , qui TavaiC 
suivi dans cette contrée, a écrit la rc- 
laiion de ses voyages, qu'elle publia 
en I "jv)^ 1 *yus c" titre : Deux Vojra^ 
gtf* a Sierra - Leone , dans les an- 
ne'es 1 7* ) i , 1 792 et l 'jcp , dans uns 
suite de Lettres; Lonifres , in-8 '. (en 
anglais ). G( tte relation , qui contient 
un précis historique de Sierra - Leone 
et de ses environs, des opérations et 
des progrès de la colonie qui y a été 
établie dans la vue d'abolir le com- 
merce des esclaves, ainsi que des dé- 
tails curieux sur les mœurs et cou- 
tumes des habitants, est écrite avec un 
ton de simpltcité néglizce qui n'est 
pas sans agrément , et la lecture en 
fut généralement goùiée. L'auteur en 
donna une i\ édition en 1794» d > 
vol. in-i2 , et une 5". en i79'>. 

X— s. 

FALCONCINT ( BehoÎt ), né en 
1 057 , à Vol terra , eu Toscane , fît ses 
premières éludes au collège de cette 
ville , fréquenta ensuite les cours de 
l'université de Pise « et y obtint une 
chaire de droit canon. Ses talents lut 
méritèrent la protection du grand duc 
Cosine III et du souvcrnin pontife. Il 
fut nommé en 1704 à l'évêché d'A- 
rcTzo , gouverna son diocèse avec sa- 
gesse pendant vingt années , et mou- 
rut , d.ins sa ville épiscopale , le ao 
mars 1714. On a de ce prélat Fila 
di Bajfaello Folaterrano ^ Borne, 
i7'ji^, in-4". ; elle est estimée. W— s. 

FAliCONER ( Guillaume), poèïe 
écossais , né dans l'indigence il Edim- 
bourg , vers l'année 1 735 , et resté de 
bonne heure orphelin , passa très peu 
de temps dans une petite école, où il 
ne montra qu'une capacité très-onK- 
noire; il s'engagea ensuite dans la ma- 



FAI. 
t lan^iili d.iris les emploi 



\fS 



|)liis ïukiltPi'Lics. (In ne sait pns bi 
lurqucls inuyrii!>il [iiit cultÎTerlcIa- 
k-ot uaturci iju'il aviil pour la po^»ie. 
Le liocldir Ciiri'ie n M|ipor(<! leule- 
tnrnt , ïur l> lé[nui^iia|;i' d'un chimr- 
):iF[i<I(' M.iritip, qiicCjrnpbrlIiautriir 
<Ie Leiiphanes ,Âhlûgae satin^iemir 
\c stvledu 'lociMir Jolinson ,ïe trou- 
vaut âitaclic en (jiiiililë de trriioHer » 
iiiiv;iissc-iiioupjli:oii<TS«rvailcoRiine 
«ImpU mail lut, l'avait prit Ji »oa srr- 
virf , et s'élail plu à l'inslruirp. Quoi 
'[u'ilcn soit, It.s pnniit'r» esMÎsdesa 
iniisn allirricnt peu d'.iticnlion. ffétint 
• nibarqiié àl'jgr drdivliuil anit,aTrc 
k lilredc conlrp-iiisîtrc, sur la Sri' 
lannia , ce bàlîmciit fit iinufrafje dans 
son pass;ige d'Aleiaiidrie à Venise ; 
' ics compagnons 



fur 



1 les <; 



; lui Iulirnit le sujet d'un 
poën'C CD li'Dii dianl< , iniilutc le 

.Viriifra^c, c! qu'il [iiMa à Loudrcs 

■ Mil i.i i!._i .'Il . Il (, Tiil fort ROÛle, 

l'uilcri't cl [loiir l'inslruclion qu'on y 
Il uuve, quoiqu'un y aperçoive uu em- 
)>iui trop fieqii'-iil df.i termes (eclinî- 

■ l^r^qr.^ t . l,,l„-.,rK.< ,ir l'auteur lui 

.. :/ I I ■:.: ^,l■s'l^.l!eild(ln- 

' . i- "i.i ■ || I .iMiMfnie édition en 

' -||, , . ■'■ -i—i'UKi-iKiiiicides ad- 

■ iMi ■ [PII iMnii pjspieneneralement 
. !■; i iv^; il fil donna une nouvelle 

■ , . I - 1 N ,. 1 1 y l'ii a eu lieaucoup d'au- 
ii "|| l'iii-i, iioliiiiiTncnt nneea iSoj. 
<iii klL'xteeât édairciparde nouvellei 
noies, avce nui: N''lice biographique 
Mir F.ilcùin>rparJaiiie,'SlanierClarke, 
cl avec de julies [;tavuret. FaEconer 
i^vint m Ecosse apiis la publicaliou 



FAL 

de son [>nëme ; et f*s*a qtiel<iii( temp 
su prGkbjtère de Gladsfiiiiîr, Iiablt 
fiar sou pjirrni, le ccltbrc kiahidfl 
Habcnion, Il publia, en I7tig(9 
Dkliomuùre dt marine t n uaw 
in'4 '. , bien fait , et compiwé mrsi 
bon plan , [>uiM|uM a mérita (|II*MI « 
donnii, en iHutj, uoc^Iiihimm 
Telle dans lu raénie (ùrnut, n 
sidcVablenent augmenta. Smoi 
g^ lui araienl prururé âc Tan 
Rienl el tint (iluaiioi 
avait (ijiousé unefrminri)iii|Mrt 
MD poût poui'la iiiieratnfc.ttqi 
lait donnée & Ini contre Ic pé 4 
parents. Il sVmtiarqtu , ta 
avec le titra de iresorW, k 1 
la fi'^Ie XÀurort, puar In lai 
arienlalei. On préiuine ([nlil ui^ 
un secDndnaitlrageoii il(ula>oin>M» 
l«iit que dans le premier ; r^r le bâ- 
timent ayant quitte' le cap de Iklll■l^ 
Espérance, on n'en recul plos m- 
cuiie nouvelle ceriaiuc : uu n ~ 
lot noir se présenta, en <77Si. 
coiU|tagiiie des Indes, oùîlM^I 
comiDe uiiedes riiiq pc . , , 

pérs au naufraRe de tÂurvré^ m 
les rocbcre de Macao. FUcoHr «Mi 
alors enTirnu liiiiie-sÎJL an». Oui 
aussi de lui un poi;me SUT b W^ 
lie Frédéric , prince de Gmllet , p- 
blie'eo i75i;uiieodcaa«lucHT«tl; 
le Démagogue , iMtt pviiliiiiie, ■■ 
piiineesausleDuiii suppoa ^j| Tto 
piiile Tbom, et ilirî^ ounflBMÉH 
el Cburcbill, et des cka«9Kl4 
docteur Andersen a duDiiê uue<^ 
des uuvraevs de poésie de Fak 
précédée d une iiutia* sur m «' 







CliarUi , qui fut depiiia n 
reine Marguerite de V^Wfc jj 
ses ciudi^s & Ituannr, ftlte,# 
locdctkuc à filou:[KlU{r, t\ 



F AL 

docteur en i654- l^^ox ^ns après , il 
viut s*cUblir à Jiyon, où il exerça la 
médecine avec succès jiistiuVn 1691 , 
Année de sa mort. 11 s*ctait fait rece- 
"voir docteur en droit en 1 64 1 ; il avait 
obtenu, eu 1 656, le titre de conseiller, 
mëderin ordinaire du roi , et avait été 
appelé en i6(i5, à Turin , pour la 
maladie de Christine de France, fille 
de Henri IV. Falconct cultivait la lit- 
térature, et Lucain était son auteur 
favori. Il fut très lié avec Ch. Spon et 
Oui Patin : ce dernier le qualifie ex- 
cellent médecin , et l'appelle son meil- 
leur ami. Ccst a Falconot que sont 
adres.*-écs les lettres de Gui Patin, 
imprimées dans le premier Recueil 
{Fojrez G. Patiw), ayant indifTc- 
rcmment les initiales F. D. M. ; 
F. C M. D. U. ; ou F. M. C D. R. 
On a d*Aiidré Falconct des Moyens 
préservatifs et Méthode assurée pour 
la parfaite ^nérison du Scorbut , 
i64'i, in-8*'., réimprimé en i684- 

A.B— T. 
FALœNFT (Nokl), fiîsdu pré- 
cédent, naquit à Lyon, en 1644* 
ilprès avoir fait ses humanités à Lyon 
il fut envoyé à Paris , où Gui Patin 
surveilla ses études avec une alTccfion 
vraiment extraordinaire. Gui Patin 
devient bon bommc toutes les fois 
que, dans ses lettres à André Fa!roni't, 
il lui parle de Nocl. Ce n'est pas , au 
reste, le pcre seul qu'il entretenait 
de son pupile; il en parle aussi dans 
^s lettres à Si)on. Il le produÎMt de 
lionne heure ciirz l'abbé de Marolles, 
cil se réunissaient Patru, Lamothe- 
liCvayer. I^ Milticre, etc. Falconct 
«outiut sa thèse de philosophie , le 8 
Aout 1660, k Paris; il y Gt aussi ses 
cours de médecine, toujours sous les 
yeux de (f . Patin , et fut reçu docteur 
k Montpellier en i665. H vint d'abord 
a'élablir à Jjyon, auprès de son pcrc ; 
nui» CQ 1G78; il fut ameue à Paris 



F AL laS 

par Louis de Lorraiue, comte d*Ar- 
ma{;nac, grand écuyi'r, qui lui jtro- 
cuia la place de médecin des écuries 
du roi. Falcouet obtint, depuis, le 
titre de médecin consultant au roi , et 
mourut à Paris le i4 mai >7^4* ^^ 
lit dans Ëloy que o Haller dit qu'il 
» fut le premier qui se servit du 
11 quinquina en France. » D'abord, il 
parait que, sept ans avant sa récep- 
tion au doctorat, le quinquina avait 
été employé à Paris; car, dans la lettre 
de Gui Patin à Falconct père , du 19 
novembre i656, on lit : a Le kinkina 
9 des jésuites de Rome n'a ç^iéii pér- 
il sonne ici , et il n'en est plus men- 
» tion nulle part. Barbarus eccejacetp 
» nec eril cum nomine, Pnlvis. » 
Mais il faut remarquer qu'Eloi cilo h. 
faux Haller, qui fait honneur de l'in- 
troduction du quinquina au père de 
^Jucl , et non à fiocl lut - même. 
Ou a de Noël Falcimct : I. Système 
des fièvres et des crises selon la doC' 
trine d' Uippocrate ,1723, in-ia; 
II. Métlwde de Lucque sur la ma' 
ladie de ilf'"^ ( Dugué), intendant ft 
de Ljon , réfutée, Lyou , i6'j5, 
in-4 • L'auteur y a joint plusieurs 
If ttres curieuses et des remarques sur 
J'or prétendu potable. Nice ron dit qu'il 
pré>i(la à la dixième édition du Cours 
de chimie de Lémery, Paris, l'ji'S^ 
in-8". A. li— T. 

FALCONET (Camille), fds du 
précédent, naquit à Lyon, le T'. mars 
1 67 1 , et ne fut baptisé que le ig mars, 
ce qui a induit en erreur des bio- 
graphes. Son père, étant venu s'établir 
à Paris, le laissa dans sa ville natale, 
sous la direction de sou grand-pcre.U 
\int ensuite à Paris faire ses études 
au collège du caiilinal IjCmoine, re« 
louriia frfiro sa philosophie à Lyon « 
puis alla à Montjiellier, où il eut Chi- 
rac pour professeur et Chicovneaii 
|U)ur compagnon d'études. 11 alla s^ 



fdirc recevoir docieiiràAvl^noD,el Tint 
s'pl.iblir h Ljoii. Sou csbiuel fut hien- 
iQt le rciiilci-vuus des savAnIS cl des 
étrangers , cl il cU rrgurdi: comme le 
bcrcenu de l'audciaie de cctie ville. 
M"". Guvon, rcveiianl eo 1687 de 
son exil, alla voir Falcouet. Un jour, 
à la loilcitc de celte ilame, une dis- 
])iiir sVjeva sur son nystcme, mire elle 
c[ Fuleonct. L^i coiivcnalioa s'anima 
de pin.'i en |)Iiis,ci M"". Guyon, toute 
ocGiipce du snjci de la eonvenatioD, 
lie s'aperjul pas qu'elle était dans un 
cerl:iin désordre. Sa fillc-dc-cllainbre, 
Toulaoi le réparer, lui présenta un 
moucboir; mais H""'. Guyon de s'c- 
f rler : ■ 11 est Lieu question d'un mou- 
" clioir. » Ku 1707, Falcouet vint à 
Paris auprès de sou père, mail ce ne 
fui que quelque temps après qu'il y lit 
veuir sa fuintnc, ses eniauts et sa bi- 
Miollièquc. H cul d'abord la survi- 
vance de médecin des écurie» du ruij 
il ce litre il joi^^iiit cusiiile cdiû de 
médecin de la iii.-iison de Bouillon : 
enfin, après U inoit de Touniefurl, 
il fut, en i7o<), uoijimé médecin de 
1.1 ciianccllcrir. Ce fnl celte même an- 
;iue qu'il se lil recevoir à la faculté de 
iiic'dccinc de Paris. Il éiaii l'ami de 
Mj]lebrancl]e,dc FonteiJclle,eIC.Ses 
connaissances liuérairrs le firent ad- 
mclii'c, eu 171'i, à l'académie des 
inscriptions cl btl!es-jeiires , et il a 
fourni plutieursdiiscrlatiuns curieuses 
dans les Mémoires de cette société. Il 
étdii posses>Fur d'iiiic belle bibliu- 
ilièquc <fue M''', de Bouillon arait 
liirn eniicliie, en lui léguant celle 
iiri'tll^ (émit du duc son père. Celle 
tjili|iiiili<'.|iic , coiiijxisce de cinquante 
iiiill" \<i1unii'S. él;iilaiifint à Hs amis 
qii'.i lui; cl plusieurs i'ois il lui est ar- 
rivé de r.icbetcr il'aiUrcs exemplaires 
délivres qiùl avait piétés, jugeaut 
que, puisqu'un ne les lui rendait pas, 
m les avait perdus ou qu'on en avait 




FAL 

CDCOre besoin. Il mourut le B févrie 
t'jti'i, à l'âge de quatrc-nnf^-Ofia 
ans. On a remarqué qœ Mn pôi 
était mort Ji Qu ans et sa ffm^ 
mère â quatre -viugt- dix- Deuf; mm 
la loof^rité de m tamille ck s'en pft 
étendue iusqit'A m poiUrit^; il mil ti 
quati-e eufanis : ils élnieul ion* dmcI 
long-lempi avant lui. Dès Vauao 
1 7 i'.i, Camille Palcotwt «viil 4um 
ù la bibliothèque du toi \em% Muxd 
SCS livres ^ut n'y éiaient pu : il ^ 
était sruleincDt réservé l^■ 
sa vie. Oïl porte À nme s 
de volume» dont il a ( 
micrebibliuibèqueduoi 
noD cxpoȎs dans la. V 
lûmes ont ceiieudiiui éld e«ai(i 
le précieux Catalogue d»ut k 
thique de feu M. Fatcûmt (tM^W 
Bjfliiois), et soni distingua pK-lM 
crochets qui les enlourcM.UiBttti^ 
lisscmenl qui précède ce caltlagMjfl 
trouve un Mémùire sur I» vU >tJl 
ouvrages lie MM. FitJcunei. On j i 
énuiuéré avec soîu les uuvraf^ qn 
Camille a produits daus Ici différent 
genres ; mab on doit remarquer : 1 
Dissertation hht. et criL sureetjui 
les anciens ont cru de faitnan [ diiu 
les Mèin. de l'acade'mie d*s intt. 
tom. IV); 11. Observaiùna w wt 
prcmieri traducteurs Ji-mnemit «M 
un essai de bibliol/iè^iu JrmàÊU 
( ibidem, tome VU); IIL D£mi\ 
tmlion sur les Assassttu ( iU4l|É 
tom. XVII); iV. Z)m«teimia 
Jacques de Bondis { vagr. I>Oifl 
( ibid., tume XX ); V. Pli^l 
Tlièses de Médecine; VI. UaiëM 
des jimouTi pastorales th D^hà 
et Chloé , Irad. par Anvoi («9W 
Autot); vu. Avec Laacclol.nM 
tion du Cj'mbatum mundi, et 1^ 
( uo;-. Desi-ebihs). U avait laissé^ 
de cinquanie mille caHes , anr k* 
quelles il avait porte ses cxlraind 



F AL 

notes. Rigolcy de Juvigny a employé 
o^Ucs qui e'uient relatives aux Biblio- 
thèques de Lacroix du Maine et 
Dus^erdier ( voyez Duverdier cl 
I^ACBOix DU Miihe). Camille Falco- 
uet avait traduit eu latin le Nouveau 
Sjrsi^me , on Nouvelle explication 
du mouvement des Planètes de Ph. 
V iJlemot , curé de la Guilloticrc. C^tte 
traduction anouyme a été imprimée en 
xcgard du texte , Lyon , 1 707 , in-ia. 

.A. B— T. 
FâLCON et (EtiexhieMalrici) , 
sculpteur, était d'une famille originaire 
d*£xilles , sur les frontières du Pié- 
mont , et alliée à celle des médecins 
cclëbres de ce nom. il naquit a Paris , 
en 1716, de parents peu fortunés; 
origiue dont il tirait autant de vanité 
que d'autres en mettent à appartenir 
k une famille illustre, comme il le té- 
moigna lut-méme à l'impératrice Ca- 
therine , lorsque celte piincesse lui 
donna un rang qui lui procurait le ti- 
tre de vache vjsokorodie ( qui signi- 
fie votre haute naissance ). « Ce titre y 
1» dit-il, me convient à merveille; car 
V je suis né dans un grenier.» Son édu- 
c>'ition rc|)ondità sa naissance : ap- 
prendre à lire et à écrire , fut b seule 
qu'il reçut de ses parents , et pour les- 
quels encore cette étude devint un sa- 
ci iûco. Placé de très bonne heure ap- 
prenlif chez uu mauvais sculpteur en 
ouïs y dont la principale occupation, 
dit-on , était la fabrication de tètes à 
perruques , il employait 1rs heures de 
ses délassements, et souvent celles du 
sommeil , à modeler en terre, et à 
dessiner d'après des estampes , à l'ac- 
quiaitiou de>quelles il sacrifiait une 
pai tie de l'argent nécessaire à ses pre- 
miers besoins. 11 avait atteint sa dix- 
septième année, lorsqu'ayant entendu 
parier de Lemoine, .sculpteur, au^si 
coiinn par son extrême bonté que par 
SCS talents , il parvint à vaincre sa ti- 



F V T. \-' 

miditc naturelle, tt se ùeîfnriir^ -% st 
présenter chez lui, avec qucl'^;;ef-un» 
de ses faibles es.^^ais , pour lui deniaii- 
der de Tappui L't des conseils. Le- 
muiue qui , a travers h faiblesse de 
ces productions, avait reconnu 1« 
germe du talent, l'accueillit f:«vorable- 
mcnl ; et non seulement l'admit dans 
son atelier, mais encore par suite 
l'aida de sa bourse, afin de le mettre 
en état de suivre ses études. Les pro- 
grès de Falconct furent si rapides, 
qu'au bbut de six ans , quoiqu'il fui 
obligé d'employer une grande partie 
de son temps à des travaux de compa- 
gnon pour suflire à sa subsistance , il 
composa et exécuta sa fit^ure du Milon 
de Ùrotone , qui lui mérita , en 174^9 
son agrément à l'Académie. Cette bdc 
figure, que mal à propos quelques 
critiques ont regardée conimcune imi- 
tation de celle du Pu jet , ne lut rcs- 
scmblecn rien, puisqu'ill'a représentée 
dans l'instant où Milon , renversé, est 
déchiré par le lion , tandis que celle 
du Pujet est debout : la figure de Fal- 
conet réunit à de belles formes un 
beau caractère ; elle, est regardée 
comme l'une des meilleures produc- 
tions du ciseau moderne : Falcone? , 
sévère pour lui-même dins ses criti- 
ques, trouvait la tcte d'un mauvais 
choix, défaut qu'il attribuait à rp 
qu'd avait pris la sienne pour mo- 
dèle : c'est cette mcme figure qu'il 
a exécutée en marbre en 1754 pour 
sa réception à l'Académie : cette com- 
pignie savante l'admit successivement 
professeur et adjoiiit au rerlcur. Quoi- 
que chargé de faniille, s'étaut ma- 
rié assez j*'unc , cet artiste , peu con- 
tent de l'édiicition qu'il avait re- 
çue, voulut sQTï donner m\o nouvelle. 
Convaincu qu*uu artiste habile, qui 
veut se fiirc une repu t;il ion durable, 
doit être iii>lniii, il riiiplov-^it une 
pjilic de sou temps à Tc-ludc du latin 



) )fi FA I, 

et lie rilAltcn. Aide (les cODSftU d'ut) 
ri-clc<iasLiqiie donl il .-ivaiI fait caih 
ii.iissancc, il s'appliqun aiiMÎ i cellft 
du gr<^c. CtpeDaaDi il ne nousM pal 
tri?5 loin CPlfe deniiiTf. l.ecdftiMli- 
i|ue,qiii s'ct.iit fjit son iD(lit1IU-Mr, 
I tdit un fort brxve hummc , un ]>eu 
riiliché dp jansénisme : l'ëlè»e ne ttrd« 
pas aussi aous ce rapport à profiler de 
Ms leçons. Mais iiyaiit faii coinMt»- 
saDGC avec tes pliilosnphrsdelaGrcrie, 
par la lecture de leurs uiivra)^, Imn- 
iû[ il abandonna Nicole et Skr pour 
PiatOD, et pour ixicnle auquel ilM fai- 
sait glnire de ressembler. Il ne wnservu 
tfii jnnsënisirie que ia inliriétë et les 
autres vertus morales qu'il amilg.tma 
ac.i manière .i«ec celles de ces der- 
lier». I.e fioùl de Ta Ira net pour le» 
lettres uiarchail de lionlaveeionpeo- 
cbaiit inné puur h .sculpture; il mil 
nii juurscs deiii ligures lic Pygma- 
liuitfltlv la Baigneuse, priidurtioiis 
f;iai'i.UM'S. qui enrpnl le pins grand 
^ucct■s. qui furent moulées el surmou- 
IcM d.iDs lonle l'Ëiirupe. Sa figure de 
W^mour menaçant ne lui valu) pas 
moins d'elogr». On trouve dans loules 
ces prodiicliims de la giâce, cl la mor- 
l)idi's-r dfs rliairs, talent dans li^tiel 
li-s aiicirnt uni ctrelle. Païuanl di; 
Ftiifc il il |>M>tiiic . de l'erotique méiac 






■.;. > -Ilo.liun Christ 


1. \»' 


A .k.ura la chapelle 


ic .-fn 


• •m-iatwn, el des Statues 
1 <!,. D^.i-id ■ Un SL-Am. 




n ili- -.irri ci-can, rejire'- 
, Mil refuse l'entrée 




■ Mil.i,.i l'empereur 
. ■■ i.inl du sang de 




1 l.i.ineiis. décore 




■ !■ . .Iiirs. Toiilcsces 




■■i.li.Ul LUUVRUUCntjOb- 



tinrent ^niis les suffrages. O fut 1 
de temps aprts IVi * ' 

nier ouvrage, tu i^fifi.tpseFali 
fut appelé en Ru^mc narl^lbèriM 

comme le sutiiitiie uontlcge'ntr ■ 

Bisrqué davaotagr , poitr nA'HM't 
sisiiie^iiesircdrpiein-r*.Citirtiri 
lit l'isiiuîsse Hu projei aviisl év i|uil 
ter 1.1 rApitule. C<nte cuamuNiliuii 
neuve et noble , représente k têpili 
laieur do la ftnsMc fraatJHsuM h I 
coiirirun ror lier escarpé. Uni 
ifmi s«ui Irs pieds de s 
indique \u obsiucles i|ae i 
csiraordiMire a 
éclairer et réforinrr tes 
Bilioit. l'uiir duimpr ■ 
(OUI le grandiose dont il Aait vaiaf 
lilile, unchoisiipoursa bMctmliln 
d'uu seul morceau , de treiite.M(< 
pieds de loT^surviiigt-deua daln 
leur, el viui;t-un de largnir,'MJi| 
trouva dans un marais k qor f qâailB 
les de Sl.-Peiersbonrç ; on y jlM 
encore une alonge de trritt (hS 
Pour la grâce cl l'.icrord Ae TvaaéM 
du munumcnl, l'arlt>te m dioAM, 
dans snti atelier, qnelquM frMoai 
sur la haitleur et l.i largeur ttUMmett 
On estime nue,lorsq^oc ce btocTetUn, 
il pesait prèsde trois nttltionsdtlivm. 
lie transport d'une pariille ia«iMI 
fait époque d.ins lesaimindtbat 
cbaniqne {fry.dr.vvmt). Isk 
d«U(q;itre et du cheval,. _ 
être GoulA d'un mfine jti ,îiyaMII 
qu<i à moitié, la malièrv c " 
s*etaniecba|ipeep*rl'éc 
fît scier la partie su|>erï*Drc V 
vait pas réussi, et tailler dam 
inféricuredesvideseuf}(tFiie d'ai 
et fit une seconde f'^ile <|ui asMlgMi 
les deux punies , de manij-re à at 
laisser aucune trace de T'ccideift Ci 
monutoent, fui I pour immurl.ili*cTHa 
auteur, te relinl duiixr aii^ k SL-?i- 
tersbourg , peudani Icsfjudi il m 



uideMM 

•il 




F AL 

t qu'une petite figure en marbre, 
olie , dit-on , rcpréiciitant l'hi- 
ct dont il fit honimaj^e à Tifnpé- 
:e. H occupa ses loisirs h la litté- 
e; ce fut h cette c'poque au'il 
>osa les différents écrits dont 
enrichi la théorie des beaux- 
: la plupart furent composés pour 
adre à divcr.^es critiques qui fu- 
fjïies de ses ouvrn;;es, et pour 
»atlrcle système outré d'un grand 
jre d'antiquaires et d'artistes, tels 
Winckelinau, Mengs, Ca^lus, 
jnrt , etc. , sur la perfection ex- 
7e de la peinture des anciens. Ca- 
ne II, qui aimait les savants et 
rtîfttrs, se plaisait dans l'entre- 
deFalconet; elle avait goûté son 
s d'esprit et ses diverses connais- 
;s; aussi, indépendamment de ce 
le le recevait tontc| les semaines 
sa retraire de f flermitage , elle 
:rivait souvent , et ne manquait 
is de s'entretenir avec lui dans les 
de la cour , oùelle fappelait son 
père ou son confesseur. L'iropé- 
cc avait tant de bonté et même 
*ntion ))Our Falconet, que, l'ayant 
dans l'ancien palais de Timpera- 
Elisabeth, et apprenant un jour 
se plaignait du bruit que £ii- 
it les ouvriers employés & la re- 
tniction d'une partie de ce même 
is , file vint le surprendre un ma- 
lour s'entendre avec lui â ce sujet, 
rouvant couvert d'une très grosse 
ngotte, et U tête affublée d'un bon- 
ic laine , elle le prit par la main 
conduisit dans cv costume au mi- 
des travaux; et là, débattit avec 
et conclut , article par article , 
espèce de traité qui fixait la limite 
les où les ouvriers pouvaient s'a- 
rr, et donna des ordres en con- 
cncc. Cette harmonie entre la sou- 
ine et TartiNte tut troublée lors de 
Bic de la statue. Depuis cette épo« 



F AL 127 

que Falconet ne vit plus celle prin- 
cesse ; à son départ même il ne fut 
point admis k lui rendre ses devoirs : 
il ne reçut non plus aucune espèce de 
récompense de ses glorieux travaux, 
qui lui furent payés strictement suivant 
la convention. On peut attribuer cette 
défaveur à la malveillance du ton* 
seiller - privé Eetsli , ministre des 
arts, avec lequel il se brouilla à cette 
époque. Cet homme , qui voulait tout 
diriger y tout conduire , qui préten- 
dait tout savoir, ne pouvait s'accor- 
der avec Falconet , lui - même un 
Êeu caustique , et très-peu endurant, 
l'aillcurs^ dans ces sortes de lutte, 
les hommes k talents n'ont jamais beau 
jeu avec les courtisans. Revenu à Paris 
en 1778, après avoir séjourué quel- 
ques mois en Hollande , et convaincu 
qu'un artiste, qui a acquis une grande 
réputation par ses travaux , doit sa- 
voir s'arrêter assez à temps pour ne 
pas risquer delà compromettre , il rc- 
holut de terminer sa carrière de sta- 
tuaire , et de s'amuser à compléter et 
h revoir ses différentes productions 
littéraires. Cependant, curieux depuis 
nombre d'années de parcourir l'Italie, 
qu'il n'avait jamais vue , il se disposait 
il partir p«jur ce voyage ; déjà le jour 
était fixé , la voiture arrêtée , lorsque, 
le 3 mars 1 785 , une violente attaque 
de paralysie vint mettre obstacle à ses 
projets. 11 survécut encore huit années 
à ce funeste accident qui , en éteignant 
ses facultés physiques, n'altéra eu rien 
ses facultés morales. Enfin il succomba 
à ses maux le 'x^ janvier 1 791 . Quoi* 
que d'un caractère assez. difUcile à vi- 
vre , et même dur en apparence , Fal- 
conet était bon, obligeant, et même très 
bienfaisant. Habitué aux privations , 
lorsqu'il était pauvre, il continua à 
vivre frugalement lorsqu'il fut d.ms 
ratsance. Mais s'il était très éco- 
nome pour ses joui^sancci personnel- 



n8 Fit. 

les , il ér^it(^^sliCllClpux avec Msamïi 
ddiisk besoin. Ou l'a vu faire te sarrj- 
ficc de six mille fniics à la fois pour 
Jcur reiidie service. Quand, pnr ha- 
sard, d.ins SCS inoineiits d'humeur, 
ou lorsqu'il avM l'e.sprLt occupe, il 
avait mal reçu quelqu'un , il cherchait 
ensuite à repérer ce manque d'égards 

S.ir quelques muis .igrédbles. M. Bri- 
,in., habile slalu.iire , cldiit vcou lui 
fdiie viiilc iiii jmir, piiuf l'inviter , 
Miivant l'ii.wge, à voir le morceau 
((il'il comptiil |>re>cnler à rAcadémie 
puursoti agrcnit'Lil , F.ilcouel, préoc- 
cupé d'autre diusi:, le irçut useimal. 
Cependant s'clanlrcudu le Icadcrnaîn 
à .son iaviiaiion , il lui dit en fem- 
brassant avec aiTuction : « Pourquoi 
H ne m'avft-vous pni dit que tous 
B aviez ce laicnl-là. >> 11 a fait 1res peu 
d'élèves ; cepenihni on CD compte 
deux qui lui roni honneur, Berner, 
qui devint son confrctcà l'Académie, 
cl M"'. Collot, qui cpuusa son (ils , 
ri devint pour lui un ange consola- 
teur pendant ses huit années d'ioGr- 
milcs. Ce fut â elle qu'il avait conlié 

pour le montimeiit de ce législateur 
delà [tussie. 11 va diiréren les éditions 
des œuvres de F.ilcGncl , qui contien- 
renl des pièces fort inléressantet rela- 
tives ani beanx-arls. Plusieurs de ces 
morccaui out clé imprimés à part, 
entre aulrcsla suite de dilTcreutES di.^- 
ciisiions qn'ilciit avec les savants et 
lei amateurs des arts , ses coutefnpo- 
r^iins. Kn pciicral son style n'est ni 
brillant, ni eorrei't, mais il est ner- 
veux et précis. Si parfois ses opiniODS 
sont systématiques , surtout lorsqu'il 
éprouve quelques cun Ira diction s , aon- 
Tciil aussi elles sont neuves et justes , 
n lorsqu'il a rai ion , ses arguments 
sont irre'sislihics. Cet artiste avait une 
telle idée dei moyens de son art, 
qu'il préteudait que, dans toulcs lei 



PAL 

circonstances, il poiifail proâinre tU' 
tant d'illusion que la peinture : « dam 
ce eus I lui l'époudii uu jour Dumos 
)e Bi^ain , peintre d« l'académie c 
soDami./aiVrufEU donc un vlairj^ 
lune, aeec la tculpturt." Il a pubfid 
en r^fjl, des fié^xioitt >l " * 
Sculpture, qui ont été tradoi: 
an|;lais et en allemand ^ des C._^ 
votions sur la statue it< ilnro'M 
nie, eu i-^i ; Li Truduclùm Jk 
des 34^, 35'., cl 56'. £iV. dt PHv. 
avec des notes, m t7^i; uneaccoDili 
édiliou dccem^meourragr, tui to1> 
k laquelle il a îoinl <Ic* n'flcuoas vt 
la peinture des anciens , tes otuen» 
tionssuf laiiatucde MarcAuiile, ii 
une révision du mfme ouvrage, Li 
Haye, ii^^S. C. G. F. Dmiiin a pn- 
hXiènu^xamen des Livret XXXll* 
etc. de ^it't^ P""" ^'- Falooiul, 
sans date ni 1^ d'impression. Lr R- 
cueil des œuvres de Fdleduct, da» 
lequel il y a beaucoup tic Corrtspvn' 
dauces, de Béponsrs à des )Witai|^ 
tes et àdescnliques; pluMMmlg| 
très, entre autres une d^ V4âl 
a parn en 6 vol. Lausanne, ^fl 
un vol. d'ŒinTes choiiteSt not, 
Didot , 1 78 j ; Œuvres di,-cr%ei, Pt- 
ris, l'jS^.Svol.; enfin, une dcr 
nière édition , Pari>, Dent 11 , 180B, 
5 vol., il ta tftc desqnris on troun 
une noiice sur la vie cl les ouvf^ 
de l'auteur , par l.évéqtie. Tournât 
éditions sont in-K°. Oo trouve eaain 
une autre tiultce sur Filrunet, pu 
M. Rubiu, imprimée A»ui lr Rend 
de la Société des Mufi S^^irt. [d 
ailides, bas- reliefs, draperies « 
sculpture, iniérés dans le f^TMndx- 
licle sculpture du dicliann.iiie t» 
beaux-arts de l'F.ncyckipcdi« u)é<h«4 
qu< , sont de Fakoncl. P-r*- 

FALCONIA tPflOBil cpousa k 
proeon.sid AdelCus,et vci'ul hju» TtS' 
percui- HuDoiius, vers l'ai 




F A L 

Tcre clir^tiennc. Elle se distingua par 
son talent puiir la poésie latine. Elle 
aTait compose' un poème sur les 
guerres civiles de Rome; mais il 
jxfM point parvenu jusqu'à nous. On 
lui attribuait aussi nu l'orme adressé 
il Houoiius, fils du grand Thëodose; 
mais P. Wesseling a démontre la 
fausseté de cette supposition dans sa 
lettre à H. Vcneman , pag. 4^ et 
fuiv. Il ne nous reste d'elle que le 
Genton de Virgile sur Phlstoire de 
l'Ancien et du Nouveau -T«'Stanient , 

Srodaction bizarre , qui suppose plus 
e {)aticnce et de mémoire (}ue de 
coût et de jugement; imprimée pour 
la première fois à Venise, in -fol., 
i47'-»» avec Ausone; Bresse et Paris, 
în-4«>., i4<)6 et 1.491); f'e>|«>g. «n- 
4*., i5i5; Lyon, in-8*., i5iG; 
l^Tagdcbourg , in-8 '. , 1 7 1 Q > édition 
soignée pir Jean - Henr. Kromaycr. 
Le G*nton se trouve aussi dans les 
recueils suivants : i", Prohœ Falco- 
nias , Lœlii et Julii Capiluporum / 
aliorumque rirgilio- Cenlones , in- 
8'*., Co!«>gnc, 1601 ; a". Corpus 
Poetarum latinorum, deMich. Mait- 
taire , in - fol. , Genève , 1713; 3". 
Mulierum ^œcarum fragmenta ^ 
publié par Wolf, iu-4'*«, Hambourg, 
1 754. Cest mal à propos qu'on a 
confondu Proba Falconia avec Fal- 
tonia, épouse d'Anidus Probus, et 
acrnxée d'avoir introduit les Goths 
dans Rome par trahison. A. D. R. 

F \LGONIERl (JuLiEififE) ,Oblale 
Scrvilc, morte en odeur de sainteté, 
naquit à Florence de parents rirhes, en 
1270. Elle avait pour oncle Alexis 
Falconieri , hommn très religieux , et 
Fan des sept fondateurs de l'ordre 
des servitos, ainsi nommé parce que 
ses membre:» font profession d'uu 
dévouement spécial au service de la 
Ssinte» Vierge. Alexis Falconieri éleva 
^' BÎ^ dans la piété ; et lui inspira 



y A Tj I 2Q 

une tendre dévotion. L'ordre des ser- 
vites admettant des femmes sou< le 
nom d'oblates, Julienne désira d'y 
entrer, et y piit l'habit en l'iBl- Les 
pratiques de l'institut qu'elle avait em- 
brassé ne sufEvint point à sa fer- 
veur, elle y voulut, sans doute après 
en avoir obtenu la permission de ses 
directeurs spiiituels , joindre des aus- 
térités extraordinaires, et qui sem- 
blent dépasser les f rces humaines. 
Elle s'abstenait absolument de toute 
nourriture , les mercredis et les ven- 
dredis, et le samedi el!e se contentait 
d'un peu de pain et d'un verre d'eau. 
Quoique ces mortifications soient ex- 
cessives , et qu'il puisse se faire qu'elles 
ne soient pas toujours selon la sa- 
gesse , il est , ce nous sembi'* , un 
peu léger de les traiter de ridi aies 
comme le font les auteurs d'un dic- 
tioiuiaire historique, surtout dans une 
femme dont l'Eglise , loin de désap-^ 
prouver la conduite, nous propose 
les vertus pour modèle. En i5o7 Ju- 
lienne Falconieii fut élue supérieure 
des Oblates. Elle composa pour elles 
une règle qui fut approuvée par Mar- 
tin V , et mourut à Florence eu 1 34i, 
âgée de soixante - onze ans. Be- 
noit XllI i^ ])édtina en 179.9, et 
Clément Xll acheva le procès de sa 
canonisation. Sa fètc a été fixée au 
19 juin. L— y. 

FALCONIERÎ (Octave), savant 
antiquaire, prélat de 1 eg-i^c roumine, 
d'une ancien ne famille nri«;iuaire de 
Florence, mort à Rome eu 1676, 
âgé seulement d'environ 5o ans, est 
auteur de plusieurs Di^serlati'^ns .sur 
les antiquités , insérées pa* Gixvms 
et Gronuvius dans W volume IV des 
antiquités nim inrs et 'lans ie vo- 
lume VI II des antiquités };ncque5. 
On lui doit \.\ première édition de la 
Roma antica ^ d* Faniimo Nardini, 
qui parut à Rome en i6'i0, in-4''* ^^ 

9 



ridd 



FAL 

1 un discours .siir la pyramide 

tslius ti ïiir les peiniures qui 

t la clinniltrc iiiléneare de ce 

nul; et une lillre à Carlo DjH 

1 inâcn|iri<iii liri'c des ruines 

ur miiiqui?, aballu ton de la 

jlii)ii du [>nrlit|uc lie [a rotonde, 

T. Il (il pr.iiliT i-n 1668, à 

>'i'\"., ses Inscripliones ath- 

ii\i-c de s;iv;inti's notes qui 

m, iKJiivi'jiu juiir surce sujet , 

,i>i4 |iiii roriiiii. 11 réimprima 

iiiriiii- l 'ilumi' une Di&ietîation 

■ 11 - ■ n II'' , i|inl avait di'jà 

|. ■. : .. |.,.TcJe.,lc(l). 

, ■ I ■ ■■ ViiHiiire, porlani 

!j'. I .'il' !■ : iiJ!;i'(lcDcucalioD, 

(Clic Disscria- 

•s clop'N (jiii rn fureul faits 

^(■clèliri',,iiitiquairea, n'ont 

Ajwitoki Zciio de consigner 

Hilis sur la Bibliothèque âe 

, un Ii.iit àe. crilique qui a 

I' :.' j.i 'i< l'c savant cl judi- 
■ ir iLtle médaille, 

■ I it lii-c au-dessous 

• ■ . I., k- iiùiudu pa- 

•- ■ . I ■■.II, <|t.c ces trois 

l1u..J...,lIu ri-stcde l'ius- 



L' II, paj;c aSa. En 



FAt 
contraire, sur la legfcretf des crhi 
qucs. L'éditeur de la 4'- ^lîon d< 
la Roma anlica de Nardini , Rome 
1771, 4 *ol. iu ■9"., a répondu 1 
celle censure par une note dans le 4' 
volume. On y «oit que Faloonteri ni 
donne ((ue comme une conjecture o 
qu'on Taccase d'aroir donné comni 
une ciplication positive; iju'il appui 
celle coniecture de raisons tî fiHia 

Sue le censeur eïlt peui-jtrr ité fld 
e s'y rendre s'il les avait lura, ad 
qu'il n'a m^me pas vu le dessin di^ 
ni^ddillc dont ileslquestioa, pois^ni 
celte me'daillc porte au bas du rercr 
le mot entier AnAMEan ; que le mol 
MiK, au contraire, c»t gravé sur k 
corps mèmt du navire ou de l'arche 
et que , par con!ié]aenl , le motii 
donne à la prétendue erreur de Fil- 
conieri est tout-à-faîl imaj^inaiM. Au 
reste , celle note reuvoie à un passait 
du G', volume des Observations do 
marquis MaRei , relatives à cette mé- 
daille cl k la Dissertation de FilcD- 
nicri. ^o^s avons suivi cette iodio- 
lion , et nous avons tu en rlfet djnl 
le passage de Maffei que ce uvaiil 
antiquaire ne doute point de UjiuteiH 
des conjeclures de Falcouieri; ew't 
voit comme lui , dans ctrllc niedaiW| 
le déluge de Dcucalion et fm 
sauves dans nnc barque 
loinbe apportant un ramnu, 
mot JVoé gravé n 
Temprein te, mais sur la btrqiU 
( /'ojez linïAST). !1 est d«i>e ■^ 
que la critique de Zeno est t 
lement légère , mais ci 
jiourvuc de fonderaeni 
donne quelque étendue a celte a 
tion, quoiqu'elle soîi pnretneel jc 
cessoire , parce que l'exact auteur A 
Ylfisloirf de la Littérature îiaJùn- 
ne, TiraboEcbi. a tilé, m ftibf 
liai, celle criliqur, tome VUI, ff 
i^(j de a freiniiire cdlûoi)j«'~ 



FAL 

sur cette double autoriCc, elle 
é dans le nouveau Diction- 
ki^toriiiue iuiien de Bassano y 

u'y aurait pas de raisoo pour 
cessât de se propa<;er , si Ton 
lisait enfin un devoir d'en aver- 
conieri e'tait en relation de cor- 
dance et d*aaiitië avec les sa* 
es plus célèbres de fon temps, 
etnsius lui a dédie le 3*. livre 

Elégies, Spaobeim son Traité 
édaillcs, et plusieurs autres sa- 
d'autres ouvrages. Il était mcm- 
i plusieurs académies savantes, 
ornait pas ses éludes aux scien- 
I rénidition; il cultivait aussi les 
lettres. Dans le i ''. volume des 
s d^ hommes illustres, publiées 
Bge Fabroni , on en a uiÉt que 
lieri écrivit , le i5 décembre 
, au prince Léopold de Toscane, 

nécessité d'admettre I^ Tdsse 

les auteurs qui font autorité 
ta langue, dans la nouvelle édi- 
[ui se préparait du Vocabulaire 
>usca. En lisrint les excellentf't 
s qu'il donne au prince, tant 
Q nom qu'au nom du cardinal 
iciuo , ce qui frappe le plus c'est 
etie époque il eut encore besoin 
donner. G — É. 

LEDRO ou FALIERI (Vital ., 
le Venbe, fut élu pr le peuple 
B4 > pour n^mplaciT Dominique 
, parce que celui ci avait Li^sé 
, par Robert Guiscard, la flv>tte 
commandait. Faledro demanda 
tint de fenipeieur {;reo le titre 
DCoséba>te, qu'il joignit â ceux 
c de Vf.iiise,dp Dalmatie et de 
ie. Ayant retrouvé, on 1 094 , le 

de St Marc TEvaugcliste, qui 
été apporté précédemment a Ve- 
mais qui y etiit c^aré, il le fit 
rerdans la Basilique de ^on nom ; 
. un set ret du lieu choisi pour le 
t, afin que cette relique ht f&t 



I ji 



FAL 

pas Tolée, et ce secret s*est perds 
depuis. Vital Faledro moamt en iog6, 
et il eut pour successear Vital Micbelî. 

S.S— f. 
FALEDRO : ORDEEjkFFO ), doge de 
Venise, succéda, en iio!i, à Vital 
Micbeli. Pendant son ri^ne, la ville 
de Zara , en Dalmatie , voulut seoooer 
le joug des Vénitiens pour se sou- 
mettre aux Hongrois; mais Faledro fit 
le siège de cette ville , et la reprit en 
1 1 1 5. Deux ans plus tard , comme il 
défendait la Dalmatie contre de nou« 
Vetles incursions des Hongrois, il fut 
tué d;ins une bataille. Dominique 
Micbeli iui snrv-4fd3. S. S— i. 

FALIËRI (MABiir), d<^e de 
Venise , fut donné pour successeur à 
André Dandolo , auteur des chro- 
niques de Venise , le 1 1 septembre 
1 554 , à fépoque même où b grande 
flotte des Vénitiens , commindée par 
picolas Pisani , av;iif été détruire par 
les Génob , dans le port de Sapienza. 
Faliéri était alors âgé de soixante- 
seize ans; il était fort riche, et il avait 
occupé des emplois importants, mais 
il avait une femme jeune et belle, dont 
il était exces:>ivemeiit j.ilonx. Un des 
chefs de la Quaranlie criminelle^ 
Michel Sténo , exritait surtout sa dé- 
fiance. Dans une mascar;ide de car- 
naval. Sténo et Falieri >'inNul!èrent 
mutuellement : le preini( r fut con« 
damné à un mois de prison par le 
tribunal dont il était président, mais 
cette peine était loin de sufUre au 
re>seiitiment ou S In jalousie du doG[e. 
11 étendit sa haine sur tout le tribunal, 
sur toute la nohlrsve. qui n*.ivait pas 
mieux ven^^é son injure. Dnus ^ua 
courroux , il rechercha l'appui des 
Plébéiens qui , depoui'lés qiiar;inte 
ans auparavant de la soMver lineic 
qu'ils avaient exercée dès l'origine de 
la république , ne pardonn-n'^nt point 
à la uobie»§e son usurpation, et 



i3a FAI, 

aux jeunes patriricus kur insolence. 
Six cents cmijiirci convinrent de £C 
iTiinir, le i5 ,ivril i355, sur la 
place de St. Maïc, lorsque le doge 
ferait sonner la clneiic d'alarme; et 
omme, à celte cloche, tous les no- 
bles devaient accourir pour se ran- 
ger auluiir de la Seigneurie , tous 
devaient cire Tiwssacic's à mesure 
qii'ih .irrivcT.iirnt sur la place. Mais 
le i.'um|>lol tut icvi'le au conseil des 
DiK, h leilli- (11' ^ijii exécution; plu- 
sieurs dis r(iii|i,dile;; furent mis â la 
torture, et le do^c iui-nième, ayant 
Clé convaincu deiic entre àam nu 
complût contre le gouvi-rnement dont 
il était le eber, fut condamné à niort. 
Il eut la tflc trancliéc le 17 avril i355, 
sur l'escalier du palais IJocal , au lieu 
même oii il av.iLt prête' serment de 
Cdclile à la ré|>ulilii|iie. Presque tons 
ses complices périrent ensuite par 
diffcrenls supplices, tandis qne son 
dcnonci.itiiir T'il .luoljli el largement 
iccompr ii-i'. ( )ii «,iit que tous les por- 

triilsa.s.l..- ..i.ii;csdai.sla salle 

du (;r,jii l-i i.in'=iii ■ ,i l.i place où devait 
clic celui Je !■■. 

voile noir , avec celte inscription : 
C'est ici ta pince de Marin Falieri , 
ilécnpiiè pour ses crimes. On mit sur 
l(in tombeau l'cpllaphe suivante : 



S.S— 1. 



FAUSCUS. roye: 



> , médecin 
i7M7.dausb pio- 

' itltie. Il manilcsta 
ij i.'dc ardent pour 
I juiifuiLdc faypo- 
> iiirjivcriïld li'Up- 
' ■■ d'être lionora- 



. L'in 



j [irtujit au sort de 



PAL 
Falk le plus alTcctuciix ititérjl; c 
pour lui procurer une didraction Mil 
et agréable, qu'il le chargea d'aller re 
cueillie les plaDtM elles zoopttvtesqw 
produit l'ile de GotUnd. Celle excuf' 
siou prouva les runnaissances Aeu 
dues de Falk , nub no remplit qu'îm 
par&itemenl l'espoir de sut) Mécbie 
qui desirait surtout le guérir de t; 
niél,incolie. Falk suivit Forskal 4 G» 
penbapie, et fut vivraient afflige di 
ne pouvoirétre désigne poiirl'ac^om' 
paRucr en Arabie. De retour ik Uput , 
Falk reçut , le 1^ juin 1 ^6a , le doc 
tordt des mains de son pruiecirar, 
qui inscca sa tbèse : Plmtla aistnt- 
meria , dans fcxcellenl recueil ûli' 
tuK : /imœniutes acadMniat, U 
riche possesseur d'un cabiDCt dW- 
toire naturelle , à Pétersbour|;, prà 
Linné de lui choisir uu directeur. Ce) 
emploi fut confié à FalV, <|ui Ineplâi 
après obtint la chaire , long-temps n- 
ciiute, de professeur au jardin 4 
pharmacie. Lorsque l'acailéaiie anft- 
riale des Sciences forma, en 17681 
une société de voyageurs destinés i 
enricliir le domaine de la céoeriphii 
cl de l'histoire naturelle , Falk rtfii 
un diplôme qui lui assignjùl tin if 
principaux rangs. Il fit des cdortsin- 
concevnbles pour remplir avecW 
n eu r cette mission impon^Die: effu» 
superflus ! Accable sous le poids dW 
mélancolie toujoiirs craisunle, fA 
se vit obligé d'intetrompre h^ 
scientifique. Les bains dcKishr^ 
il fit usage , scml>lère]it i 
quelque soulâgemeol h su ( 
Cette légère améliorât! on l. — 
qu'un moment, tes symptA^kl 
plus alarmants se muitreslinsLBt 
retour h Osan , au muis de novenkf 
1 775, Fjik oITr-iit l'tmag» rrpouuiD* 
d'un squelette. Tourmenie' U nuit p* 
des insomnies cruelles, il piria^i 
peine chaque jour une Ijouthée dclv 



Ida 



FAL 

cuit de mer trempe' dans «ne tasse de 
tlië. Si par fois il rompait le silence, 
cVtait uniqiiemont pour proférer des 
accents plaintifs sur l'horreur de ses 
maui. Enfin il refusa toute consola- 
tion , toute cs])ère de visite , excepte' 
celle de son ami Jean-Thcopliile Geor- 
gi , que Facadémic lui avait donne pour 
adjoint Ils restèrent ensemble le 3o 
mars i-j-^/i jusqu'à n^uit, et Falk 
ne laissa [)oint cntreroir le dessein 
qu'il méditait. Le leudemiiin matin 
Oeorgi trouva son infortuné compa- 
gnon de voyage privé de vie, et cou- 
yert de sang. Il avait près de lui un 
rasoir , avec lequel il s'était fait une 
légère blessure au cou , et le pistolet 
dont il s'était servi pour terminer sa 
pénible existence. La balle, après 
avoir traversé la tête de ce malheu- 
reux, s'était fichée dans le plafond de 
rapi>artement. Faik avait les petits 
défauts et les grandes qualités qui sont 
ordinairement l'apanage des hypocon- 
driaques; il était morose, capricieux, 
init.iblc, défiant, susceptible, amant 
de la solitude, sobre, bienfaisant et 
Tertueux. Ses papiers , quoique com- 
posés de notes éparses, contenaient 
une foule de recherches curieuses, de 
laits intéressants, d'observations uti- 
les. Chargé pir l'académie de recueillir 
ces manuscrits , de les mettre en or- 
dre, et de suppléer les lacunes, le 
professeur I^axmann s'acquitta digne- 
ment de cette tâche , et l'ouvrage pa- 
rut en allemand sous ce titre : J/^moi- 
res tnpographiques sur la Russie^ 
Péter>bourg , i ^85 , 3 vol. in-4"« fifi- 
Tkunberg a consacré à la mémoire de 
son savant compatriote un genre de 
plante» qui, sous le nom de Falkia , 
est ri lige par Jussiiu dans la famille 
des boiTjginccs, et n'offre encore 

În^unr seule espèce, indigène du cap 
e Uaui.r^-Espérance. C. 

FALKLAND ( Lucius Gaax , 



FAL 



i35 



vicomte de ), fils aînc de Henri ^ 
vicomte de Falkland, naquit vers l'an 
1610, à ce qu'on ciroit, à Burfbrd, 
dans le comté d'Oxford. II fut élevé 
d'abord à Dublin , puis à Cambridge. 
Etant très jeune encore , quelques 
légèretés le firent enfermer dans la 
prison de la FIcet; mais il fallait 
qu'elles n'eussent pas leur source dans 
aucune disposition naturelle, car il re- 
vint de ses voyages par foitement cor- 
rigé, et rapportant ce caractère qui 
l'a fait célébrer par ses contemporains 
comme l'honneur de son temps et de 
son pays. Devenu , avant vingt ans , 
héritier d'une fortune considiié'rable , 
que lui laissait un de ses grands-pères, 
il n'usa de son indépendance que pour 
se livrer à des occupations sohdes. 
Quelques circonstances le détour- 
nèrent d'embrasser l'état militaire, 
auquel le portait naturellement son 
goût ; il se livra à l'étude avec une 
telle ardeur , qu'ayant formé le pn^ 
d'apprendre le grec, il se résolut 
à ne point aller â Londres-, dont le 
se'jour lui plabait infiniment , qu'il 
ne fût venu à bout de son entre- 
prise. Outre les historiens grecs, il 
avait lu, avant Tige de a5 ans, tous 
les poètes grecs et latins. A une forte 
mémoire, à une facilité prodigieuse, 
il joignait beaucoup d'esprit natui*el et 
un goût passionné pour la littérature. 
Il s'éloignait souvent de Londres , et 
allait s'établir soir à Oxford, soit à 
une de ses terres située près de cette 
ville, pour y jouir de la société des 
savants qu'attirait autour de lui son 
caractère affable, doux et modeste. 
Heureux du genre d'occupation qui 
remplissait ses loisirs, il avait cou- 
tume de dire : a Je plains sincèrement 
» un gentilhomme ignorant, les jours 
9 de pluie. » A la mort de son père , 
arrivée en i633, il fut fait gentil- 
homme de la chambre du roi^ ct^ 







l^^BBl 


1-4 


FAL 


FAI. 


lors de l'e 


spr'ililioii contre les Ecos- 


■ Ctiarles I". en parlanr 'le Itii, | 


s,i\i, m 1 


(i'ii), iruiiiné dans la pro- 


■ bille «i bieu me» pen>ée.'> <jnc j« 


'"•■-'■ <I'i' 


.m !m :,^,,il lailf d<- lui don- 


■ lis recoDuais plus. > Ou n» pi 




[iiii.^nlL'iini.l deiroiipes.il 


diiranl HOii mini.slén!, le rcKittdVi 


i.'ii] (il 1 


..,. i„n„„ 1. c.n,p.goe en 


sc^eiTir d'es^DDs, ni h violer' 


(|.wliLMk. 


voluiil.iiH. En .G4o,ilfut 


secret des lettres; mais, dts - U 




irinltri' du iLulfin^nl. Lord 


fidèle au roi comme il l'antt été i 


r.Hklai-rl 


ai.|niil..il diiM-, les affdres 


bord au parti qu'il avait cm le jl 


1111 rs|irir 




juste , il partagea les diverses ctw» 


lli- ..r 1 


|..r,. .-.; oïdinairede 


de sa destiuée. >prts hbataJIled'EJ^ 




.■■ :. .1 (.lu- blli-spro- 


geLilt, que g^gna l'artnee royale, il 


.1.,. 1 . 


■ 1 ...nM..i.-ifai[vivre 


courut lis plus gi^ods daii|^rs [>Dur 




. 1, :■:< iiinlliiir.dVù 


saiiïct la vie à ceux des cnneiui» ijoi 


ll-i' 


■ i h -rendre pour 


avaient mis ba* les armes; paitoiil il 




' . . ;;j'- rcls que les 


s'c\posaitavecle plus graud courage, 


!'"■■ ' 


1 ■ ■ ■ 1 i'i .iu\ Forlemeiit 


mais son ame e'Uit abattue. Le S(>tC- 




..X ]. .- .!.^...,| j^aj., sans 


lacledcsraauxqinse [irêparaiculiii>ur 


ptul-è'ic 


lii idiiii, litre beaucoup, il 


son pays , et plus cncu» crini des 


se laissa 


fjclejncnl persuader <;ue 


injustices rt des crimes , suites incvi- 


rciix ijiii 


les dercMlaienl roalre les 


t»blcs de la violence des" partis, était 


iisurj).ljip 


IIS de la cunr, ue pouvaient 


trop fort pourcetle ame doDceel piue. 


avoir (jnc 


■ des inliniions pures; il fut 


Sa pairà, la vivacité' naturelle de son 




li.ii cns dans des rifsures 


esprit l'avaient abandonné. Irf soin de 


c.mu.nu- 


. ,,-.,..i., ,..,.11. ri,ir..iune 


sa personne , qu'il avait parlé iusi{n'i 
l'cxcës , avait fait place il U ^U 




. ., '. .■., . .iisinle. 


etiange négligence^ son humetir s'euil 




;^ II-, iiili- 




■In' /lM'itùiil''.li'ftrllrcraiu. 


aimes et des malheurs des braimn. 


le (](|'UII 


ne le si.) pusà: eu traîne vers 


Souvint, au milieu de ses amîs.aptll 


,11,,,,, 1, 


■d:.'siidi.bf,neni, qu'il afffc- 


un morne silence, iuterrompu seule- 


Jaililivi 


sl(iulcc(jiii\ leii.it.unesorlc 


ment pnr de profonds SDU|Hn, i 


d'Iiuuiiiii 


1 et di' indi'jsi-, Gprndanl, 


^'écriail douloureusement : ■ La p<it! 


a^al.l t'it 


■ niiniKie i.rfi('i..iie-dVtnl , 


• la pai\! » Quand tout espoir bl 


ajin'S .[u 


i'i| (■ lii'-ililiuii, il accepta, 


perdu à cet égard , la vie lu deviirt 


j.a J. 


!■ iiif- ■'• ^(i.nosile et de 


insupportable. Le matin de la I•r^ 




■ : ■,.|.,ec.mmençait 


mière bataille de Newbory, il de- 


a ,. 1 


Son carictère 


manda une chemise blancbe , diusi 


r'n.l.i' ' 


< .1, :. 1,M,„ r.ilile pour U 


que, s'il était tue' , •> il ae voulail pii 




s iiiiNiri-s le fii-aienl re- 


n qu'un trouvât son carns daB« di 


faMliM. 


iniii.i'iKilc; ULii^le-lnmirres 


■ liage sale, d Ses amis , le sollicitaiil 


dr !ui.| 


K„iU .,d, d'.i.«id avec les 


de ni- pas s'eiposcr à un danger au- 
quel ne l'amiebil poim foa devoir; 


SCi.dUll'U 


i-('e -SI. il ;iiiie, ne poiiïaitDl 


rclir av< 


'.: les iMULiiirsel K s choses 


puisqu'il nWit pas mililatrc, il rt- 


aimpiUli 


:% il ,ili,-.ii i,vi,ir;,f&ire. Sou 


pundii : ■ Qu'il était Iss des |enip> •< 


*■■'["■'' '^^ 


.m ii'op cli-ie et son ame 


n il vivait; qu'il pTévoyait de gnixii 
» malheurs, mais qu'a crojrail fn 


lioii dii-i 


II. Il iMuD stcrdldire, disait 


- 




.. ^M^ 



FAL 

« CD serait dehors avant la fÎD de la 
9 journée. » En eifet, s'étant mis au 

Sreniicr r^ing du régiment de lord 
lyron y il reçut, dans le bas> ventre, 
une balle de mousquet, dont il mourut 
sur-le-champ, le uo septembre i645, 
âge de trentenquatre ans. On ne trouva 
son corps que le lendemain matin. On 
raconte que peu de temps auparavant, 
lord Falkland étant a 0:iford avec, le 
roi, ils allèrent ensemble visiter la 
bibliothèque de Tuniversité. On leur 
.montra un Virgile imprimé avec grand 
soin et magnifîquement relié. Lord 
Falkland proposa en badinant , au roi, 
de tenter les soris virgiliens , mode 
de divination fort en usace dans le 
moyen âge , et qui consistait a appli- 
quer, comme présage à la chose que 
l'on désirait savoir , les premiers vers 
de Virgile , que Ton trouvait k Tou* 
▼çrture du livre. Le roi, suivant la 

Elaisauterie , ouvrit le Virgile, «t tom- 
a sur ce passage des imprécations de 
Dtdon : 

^t bello audacù populi »9xtUut <C mrmis, 
(^*it«Ml., lib. IV, ▼. 614.) 

Sî rV«t rarrêl da lor; , l« volonté 4rs ciewi , 
Qb« du inoini auaîUi d'un pcnvie aadacirax, 
£rrant Jaai lr< climau où «on drslia l'ciile , 
iMploraat des •cciiuri , aendiaot an aijrle, 
lUdcmandant soa fila airicb4 àr ««a braa, 
D* fta plua chen amia il plenre I« tré(«aa. 

Lord Falkland , qui le vit frappe de 
cette rencontre , voulut consulter , k 
son tour , VEriéide^ espérant trouver 
un iNKsage tout-à-fait inapplicable â 
la aestince du roi, et qui réduirait 
«iiisi ce hasard à sa juste valeur; mais 
le sort trompa son attente : il ouvrit le 
livre à ce passage où Evandre déplore 
la mort prématurre de son (ils : 

Mionk^e^ SPatUu^ dedêrmt promis/ a ftannti^t^, 
^/Eneid. , tib. XI, t. i5a. ) 

O l'allaa! «at-rr aintiquc ton coeur t^BK^raire 

père ? 



l55 




blnit du courage et Teaiai de la gloire. 

Les vers de Vinjilc oflîaiexit une allu- 



FAL 

sîon si frappante à la situation de 
Falkland lui mcme, que cela ne pul 
que conGrmer Charles dans le présage 
qu*il avait pu tirer du premier pas- 
sage. Peu d'hommes ont été aussi re- 
grettés que lord FaIkUnd , et peu mé- 
ritaient autant de l'être; ses mœura 
étaient pures comme son cœur ; son 
intégrité concevait à peine le soupçon 
de la mauvaise foi. On a dit de lui 
« qu'il possédait une étendue de con- 
V naissances auxquellçs parviennent 
» rarement les plus âgés, et un degrd 
» d'innocence que les plus jeunes ap- 
» portent rarement dans le monde. » 
Tontes les vertus douces et humaines 
remplissaient sou ame; son esprit était 
aimable, sa conversation charmante. 
Attentif à ne jamais blesser ni affliger, 
il conservait de la modération et de la 
bienveillance jusques dans les dis- 
putes de religion. Empressé à secou- 
rir le mérite dans l'infortune , il 
joignait la familiarité au bienfait, et 
il encouragea les lettres en ami , non 
en protecteur. Il a laissé quelques poé- 
sies et plusieurs discours sur les af- 
faires du temps, imprimés séparé- 
ment. On croit qu'il a beaucoup aide 
CbillingV7ortb dans son Histoire du 
Protestantisme. S — d. 

FALKiNËR (Thomas), mission- 
naire jésuite, était fils d'un habile 
chirurgien de Manchester en Angle- 
ten'e. Après avoir étudié sons son 
père la chirurgie , pour laquelle il 
montra constamment beaucoup de 
dispositions , il alla à Loudrcs poui 
se perfectionner par la pratique dans 
les nôpitaux. Comme il était logé dans 
une rue près de la Tamise, il fil con- 
naissance d'un capitaine qui navi- 
guait à la côte de Guinée. Celui • ci 
persuada au jeune chirurgien de l'ac- 
compagner en cette qualité. Falknei 
après ce premier voyage en fit ui] 
autre à Cadii ; où il s'embarqua pouj 





.*>4 


FAL 




^ 

FAL J 


iors de i'c 


ippMiiiuii 


con 


rp les Ecoi- 


« Charl» I«. en pailaitt .le lui, fÊ 


sjis, l'ii 


i]\,, iro 


npe 


Uns la pro- 


■ bille si Lien nm peiisw> qu« je J 




,llllll,,V, 


tfai 


edclmdon- 


» lis reconuai.» plus. ■ On ne put, 
durani soit ininiMêre, le rcsouan-i 


)iei iiLM.) 


>iii.>i»le[i 


m L 


clroiipes,il 


liVn (ir 


.l^ lrl'>ll> 


l.'i 


ampagae rn 


se servir d'espioos , ni à violer te 


q.iali u .Il 


viiliiiil.iii 


.lir 


iG^o.iHut 


secret des letlre* ; mai*, àH- lors 


IIULIlIlll' 1 


-■■„l„r ,1 


|],ii 


cmi'iit. r.ord 


fidèle au roi comme il ravait ilt d'a- 


l-'..lklaiid 
lui pipril 


a|i|.»iUI 


d\.ii 


les affaires 


bord au parti qu'il avait cru le pluf 
juste, il partagea les diverses chaticu 


■I.Mœ.r. 


p:i|-I.ij;C ï 


. ei 


Drdinaire de 


de sa destiuëe. ^près la bataille d'Eilk 


ctii^ '[lie 


l'c.i !.■ il 


s pi 


^ bvlles pro- 


gchill, que guigna l'anDcc royalejj 
courut k* plus grands dêiiger» pMJ 




fr(>|ni' 


lum 


Juafait vivre 






lIc] 


idllmr.d'uù 


sauver la vie » eeui des enutiui» m 


ih r''..ii 1 




m] 


^cendre pour 


avaicnl mis bas les armes; [urtOHFl 








iris que les 


s'exposait avec le plus grand couriM 
mais son ame elait abattue. I.C ipijQ 


|>i. 






c. Fortpmeiit 








p.ijs,saiiï 


tacle des maux qui se prèparsicul put 








illMUCUUp, il 


son pays , et plus encore crlni étt 


M' l.r-. 


U ,;rk 


,].,' 


r.iiadtr (]ue 
\i cûDlre les 


injustices et des crimes , suiies ioevi- 
tables de U violence dcs'jiaitis , cU't 


llMII'jKd. 


,-ilcl,. . 


nll , 


u> puuviieiit 


trop fort pourceliti ame douce CI puie- 




lie, iiiU' 




pures; il fut 


Âa pailc, la vivadlé naturelle de WD 


H'!'"'!ï 


1V™„ 


blli 


le son »rac- 
rc nufoiUnc 

Ijuse'cnsdte, 
muins, prn- 


esprit l'avaieul abandonne. I.e soin de 
sa personne, qu'il avait porte juwia'i 
l'excès , avait fait place à U plus 
êtiange n^lif;enee;son bnmenr s'êtiit 


!i„.' <i . 




,ili 


1 rliiii:iipraeiit 


nécessaire pour supporter U vue des 


puni [.h: 


lilMl-ii'l 


uni 


TIC IL-Ilc craiD- 


rrimes et des mallieurs des bommo. 


ic fiu'iiu 


,f leMij- 


iUsà 


ciilnluc vers 


Souvi-ul, au Dsilieudeses amùiafiilt 


*l.-l 


Ji^iiat 


Jt'^t 


.ir,Hu'ihfll.c- 


un morue silence, înlcrrompu seolt- 


lail iliv 


-limUfij 




menl psr de profonds toupin, 1 


à'huuwM 


M J,T 


lUsi 


. Cijididaul , 




a^ai.l è: 


tl<III>l<l(! 


MTJ 


l.uie-dVlar, 


• la paix! R Quand tout espoir ftit 


a|.r;-i ,[, 


,.■,, . h^ 


l'iiiu 


1, il ai:ccpta, 


perdu à cet égard , la vie lui deniil 


p.r ,lcs 


llMlfs <l 


Hti 


ho^o et de 




i.iMin'.i 


'III llll p. 


"T 


ccimraençail 


miére bataille de KewWry, il de- 


a 3r,..hl 


r |J l<iJ-[ 


I.JIK 
. Il 


&U1I car.iclcre 
..hie potir la 

j le- Uimières 
ord avec les 


manda ULic chemise bUnclie , disari 
que, s'il était tue , « il ne voulait fw 
D qu'un Irouviil son corps dans du 
> linge sale. i. Ses amis, le srtlUdtaal 

quel ne l'appelait point son devoir 






IMI' 


ne poiivaicm 


rai.' âv 


r. lis lui 


[lira 


et ks choses 


puisqu'il n'élait pas uililairr, il re- 


..,V|...|I 




ilVr 


r ^f&ire. Sou 


pondit : » Qu'il était las des tnni» « 


,^[>r,. .1 


" l'<l|l 


pfcii 


Il son ame 


» il vivait; qu'il prévovait de RHiuli 
» malhem-s, mais qu'il cro^'wt fà 


tioiJ diL 


k. <. iM^ 




dt-iire, disait 



FAL 

serait dehors avant la fin de la 
-née. » En effet, s'étant mis au 
ier rang du régiment de lord 
I , il reçut, dans le bas- ventre, 
aile de mousquet, dont il mourut 
•champ, le uo septembre i645, 
i trentenquatre ans. On ne trouva 
)rps que le lendemain matin. On 
te que peu de temps auparavant, 
Talkland étant à 0:ifoi'd avede 
Is allèrent ensemble visiter la 
thèque de Tuniversité. On leur 
-a un Virgile imprimé avec grand 
et magnifiquement relié. Lord 
ind proposa en badinant , au roi^ 
iter les sorts virgiliens, mode 
vination fort en usage dans le 
n ige , et qui consistait à appli- 
comme présage à la chose que 
ésirait savoir , les premiers vers 
rgile , que l'on trouvait k fou* 
'e du livre. Le roi , suivant la 
uterie , ouv rit le Virgile , et tom- 
r ce passage des imprécations de 
I : 

auémeU populi vxatm <c armis, 

(y£n«ùl., lib. IV, ▼. 614.) 

rarrét da lor: , la Tolonté été ciewi , 
mvtni aMsilli d'un pcimlc aad«cirsx, 
Jaa« Ira climaU où «oo atttùn TeiiU , 
ot de» accoura , aendiaot ai> atyle, 
ndant «on fila air icLé dr aca braa , 
hu chera aoiia il picore I« trépaa. 

Falkland , qui le vit frappé de 
rencontre , voulut consulter , k 
)ur , V Enéide y es|)érant trouver 
issage tout-ii-£iit inapplicable à 
stince du roi, et qui réduirait 
M hasard à sa juste valeur; mais 
t trompa son attente : il ouvrit le 
à CK passage ou Evandre déplore 
rt prématurce de son fils : 

•«, SPaiias^ dedêrmspnmis/mpanntLtîQ, 
( /Eruid. y tib. XI, t. i5a.) 

a! «at-cc ainaiquc ton coeur t^m^rair« 
e U |r«a«:aa« et le* vicu« «nad Un |iêre ? 

1 dà le prétwir ; et p^uv^U-je oublier 

■ ont de pouv>ir »iir an Jeune cnerrier 
m«rra Cavturi que pruraet U «irtoirc , 
ft du coaragc et reciai de la gloire. 

trs de Virgile oflîaiexit.une allu* 



i55 



FAL 

sion si frappante à la situation de 
Falkland lui même, que cela ne put 
que confirmer Charles dans le présage 
qu'il avait pu tirer du premier pas- 
sage. Peu d'hommes ont été aussi le* 
grettés que lord FaIkUnd , et peu mé* 
ritaient autant de l'être; ses mœurs 
étaient pures comme son cœur ; sou 
intenté concevait à peine le soupçon 
de la mauvaise foi. On a dit de lui 
tt qu'il possédait une étendue de cou- 
V naissances auxquelles parviennent 
» rarement les plus âgés, et un degré 
» d'innocence que les plus jeunes ap- 
» portent rarement dans le monde. » 
Toutes les vertus douces et humaines 
remplissaient sou ame; son esprit était 
aimable, sa conversation charmante» 
Attentif à ne jamais blesser ni affliger, 
il conservait de la modération et de la 
bienveillance jusques dans les dis- 
putes de religion. Empressé à secou- 
rir le mérite dans l'infortune , il 
joignait la familiarité au bienfait ^ et 
il encouragea les lettres en ami, non 
en protecteur. 11 a laissé quelques poé- 
sies et plusieurs discours sur les af- 
faires du temps, imprimés séparé- 
ment. On croit qu'il a beaucoup aidé 
Cbillingwortb ^aus son Histoire du 
Protestantisme. S — d. 

FALKNËR (Taoniàs), mission- 
naire jésuite, était fils d'un habile 
chirurgien de Manchester en Angle- 
terre. Après avoir étudié sous son 
père la chirurgie , pour laquelle i.l 
montra constamment beaucoup de 
dispositions , il alla à Londres pour 
se perfectionner par la pratique qans 
les nopitaux. Comme il était logé dans« 
une rue près de la Tamise, il fit con- 
naissance d'un capitaine qui navi- 
guait à la côte de Guinée. Celui • ci 
persuada au jeune chirurgien de l'ac- 
compagner en cette qualité. Falkner 
après ce premier voyage en fit uu 
autre à Cadix , où il s embarqua pour 



i56 


FAL 


Ell'T 


Ds-Avrcs. Il tomba malide dans 




villrfn tnl .[■(li.ll à «IIP telle 


r" 


■ . .,'l..,hn,u-. Us jé- 


a',,„ 


"■ -1 longue ma- 


i.id<. 




I,l;:f 


ir-'|'|ui''i.ilili' |""ir ieiini mis- 


Mdll 


,l'\.„ni.|ii, (l'.ivair potir co.i- 


fiori 


iiti liKiiiii» .111-.-; vr[sc<iueP»lL- 






ê';, 


',11 <-uii.M;(|iii ri' c ils ii'eparpiifrenl 




u.,ii pr-(„i ^,11. alMïhrmeol cl 


S,l < 


■ '"(iu;i.ijimit Iclle- 


MM 


■ ; ■! ^in'jls lui p^r- 
..■■.. J.Ji- l<iir wIl^SC, 


t; .1 


■ ■■-.,: i.i.l r.eirufrssiondans 


b' . 


uii'. Il i\'i(.i .-iiii miuislère 


ji..rL 


i U's lnaiciis qui habiteDl la 


v;..(i 


rti dJiip lie ii^ys cumprise ànui 


!.. ï 


c-nnaiiii: do llrtcuos-Ayres et 


plL.5 


lui,, nii i.,Hldi, RiodclâPUla, 


.Si m 


,.ihilHê à nnpiir lis m,iladies, 


j,i ,1 


\'('iili' J.ins li\S onoraliotis clii- 


n„. 


.:■■.:■ >..„„,La,ic. de 1. 






j 


I ' '. " .11 delà à' luute 


,>|,. 


1... 1. .,!...„,„, !„,> de qua- 




lu. d,„. Ir a,,,(:u, le KiM- 


i;,m 




Cl 11 


mi. J<s|in-s>mnrsrl,aicmpar 
'lï, limmiit cs|i,nRj,ul île faire 


1. : 


Iiar 


irr If iclive de U tôle com- 


jiriii 


ciilrc It ILoMl, 1,1 Tierra del 


l'iirs 


) . rlf. A ]'('{ oqiie dt la diisolu- 


Ilur: 


.'. il- 1 r . l-.ilki.er fii[ cn- 




1 ..■ l.cvinidans 


j..,l, 


1- ■! ■ .-■■ ...,;iil à .Sp.,lchlry, 


l'Il- 


Il W i.,l. ■.!(( , le jiril pour cha- 


PM,, 


1. I.r lui d.i.is n\ fl'.vie q,i'il 




I 111 :i(';.;lii, ; Vcicription de 


ï« i 


aini.fiic. il tics pajs voisins 


>iain 




3<To 


ac r.™i„,, ,„(, u»™i. 


.,|.^' 


. nïcr des crlis. Ce livre fut 


liad 


il tu alltuiatid et abrège, Go- 



FAL 

lia, 1775, un vol, in-â°. On eni 
aussi une Inductiuu fraupitc «lirtf 
gce son» ce litre : Deteriplion rfn 
(erres flfagellaniffues et des p^i 
adjaCenU , trad. de ratifiai» pal 
M. B*".. Gi-iifvcei Paris, 1788, 3 
vol. in- i(i. Le livre de Fallucr iÂ| 
des notions lifes precieuHS ntr m 
conlrêvs que l'aiileur a déoiA*,^ 
les iDwurs des ))euplci cpii 1m tf 
bileol, sur les priuiiictiotis de bu 
lure cjur I'od y trouve. On rccuu' 
naît cepeadant qu'il n'euit pas 4i«i 
Tcrse dant l'bistaire naliirclle, M 
qui reud ses descripiioiu bien moia 
utiles. L'ouvrage est icriniiië ftt m 
chapitre assez détaille sur la langM 
des Puelcbes , cl orné de deux caHM, 
dans lesquelles Falkner corrige «Ile 
de d'Anville, qui a fbil rpxtreinilé 
. sud de l'Amérique merûLouak inf 
élroile, et donne les noma de ^ 
sieurs peuplades entifercuent ■■«■ 
nues a l'époqup ou parut tetle-iMl 
criptiou. l.e.4 figures d'«iiiiiiina'^| 

dit;èues qui lui uni paru avtlirjl 
pitds el qli('lque^ pouccx, iDManfl 
glaise, d'auti'cs duut la Lnille Ici h 
Sembla cuGûre plus haute. U aivak 
que les Puckbci ou PalagouS sonl 
grands et bicu pruportiunnés ; unie 
il n'a priinl entendu parler de la raM 
pigiintc»q,ic dont on a fait tant àt 
bruit. Pion seulement il a vu du 
hommes de luiilrs Ih Iribus, tsabi 3 
acousnllcdes F.spnguols qui ariirat 
voy^igé ou avaient été prisuuiiitrtcixl 
les lodicits^ C'est uti auteur jut 
cicux, rt dont le livrt- nt d'intant 
plus inte're»sanl que uoux atoit* l<in 
peu de rca-'eigntnimls pusîtirtriori- 
Ijinaus siv lis peuples c' tct |«nl 
q','d a Tiutéi. Il fait des reBciiou 
Ifcs sensées 5ur l'iin porta net f^'il» 
que di.3 pusses ."ion s GS|i,i^uii(r* iUm 
celle partie du monde, 1 



andc, ï.t»uck»ta 



Y iL 



» i 






-<. 



ei.lr»rrt tarie- I. r* 5:-:'! -*- 

dit *oa bi ^;r•J•Le ii&ïf . 4"»iii J»-f- 
pn: Tii, 1-j c^r -^i^^iit^ •'«t-H^*. 
nne îr» * hijzirj^ a*- -■;«»- L-t r*:àï- 
cin* djb' *Hzi if^ pzt*' ifiipâf ••jic**» 

d«DS 5« Ejrjerf-s q •->•■'• -w? à-.** >» 
sk;:* i*r fl /iic^- ^".'- iv»; ■- * ^.a 
loiîz «^vtr prcE «. r ;*->f'.«j'5 •Ji- 
^#gf< .et î^-fcy*:-'* *«-t. o-n •►r s.- ii»*-» ■ 
il ff:c*-fTa •.!•* ■»-.»"• -i** i,«;i ;•>■• 
îiidjfRD^^. I. Qi.ïf- ! ei :--<. E — . 
¥\LLh Fe5'_'wï. . à-r-nr î : r ^-t- 

rasfe de ^a L! - S» --« •••..'. Li '■ - .a 

é:aï* de n e i va vr'tr c. : /» '^jf- 
iDcrt dr* ii£?-rç» et Cf^ e»:^*-!.: s* 

deux rîf-p ->- e--jT^i * :*.*• •-^•- «i:- 
pre* ij f* . ft^.iè^Eà* »* i .r •-^» 

fef:i. 9 *:•■ .? c/- i»- *« . «i • . 

d- ' _ - • 

de*î;^ . «T-ij r t j »2r-i. •-■.•• • ..- 
pifîff'.Te. A <:--.:« je ^ '. .-.ii.^ *.: 
ac^' i« . ^: -* c* f/e : r.*:rvs . 



'ti"".!?' » n îrifii ;r ^* •*. u*" JR». 

f ..** " . - T*:»'^ 7-"" •- II! >*?a^* 

1 -: i"." - ;::?'Uî *' .or 1:1 vm 
z^r il»- • ...' 'î i *" m T-**^»* ni^ 

"•::■:•:•• r-.i» • ^T :• . - ..".•* :inir«i^ 

À iL* 'I 'T. *n 11 ;..!:»• -t^ - 

•' iii .ii'iiri u'- I.' : "* • i ; «■nr-i>2« 



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irr<E^e <r <c 






ii ui»:;;i:^.:..r 






138 F AL F AL ■ 

et en vers, 178.1, iii-8".; elle n'enl hiitorlqae et critique des mafiirjj| 

i|iii' dis rcprcscrU.itions , cl peu de lais, usages et coulâmes civild 

succis; cqH'i:tlnul in pn Et une »e- '77a. 4 '«'''"-S'- Go»Urd en I/HÊ 

rondri-dilioii, i-iij.mii^LeTUii' rc<li(;d un volume vt ili-nri, Pdietd 

Ire ÎLilirii lui aci'nnU mcme l«> hon- rcdii-ej ou demi- vol uni* , et CM 

iieurs lie l.i pïrudie en jouanl le Ti- laitt ks deiiï dfftiicr». A. B-— r. 1 

bère, parodie de Tibère et Séré- FALl,OPE(GiBBiEL),ou[Jn»Pi» 

nu^.pai' M. r>.i<!i't. L.i iragëdie de tem^nt Fallopplo, .lutomùte et dii- 

Fallci [l'aji^itial- ulc reprise; die est Tur(;ieii cclètirc du t6'. «Ucle, uaquil 

uiiblicc aujoLirJ'iiiii : Grlaim et 1.3 àMudènecn iS^S.Quiriiiu'B ùtpr»- 

Ilarpc (cciiTcspomlinri;) s'accordent (f*sé arec besiicniip à'éêiM, cl iaij 

pour ne par, cri tairi^ l'éloge. Les d'une imaeDse r^CUlAtioil , Ict dAnIf 

auteurs (!ii firtii Aimanach des de savic uesoiil p«sex<JCt«DailCM) 

grands hommes diïCiir : a On a nu:i : ils util èli^ Irèï diTerMUflrt (ri 

■ aime ni. follet daus Tibère, et csnle»pirlrsdtvorsliiilfnpW.(^H 
I Tibcic liii-iiiOmi' y a Leaucnup ga- ijues - uni , teU que ToinromBt'fll 
ngiidi il fallait liieii du uleuf [>our Ghilini , le font niîlri: «n 1 jqo. il 
«rendre TibÎTc .limahle; ■ VHI. f|ui est uns erreur maiiift^iU, dAnm- 
Malhiea, un les deux fioiipers, co- tic par F-illope lui-même. ïfauba 
iiiedie en trois actes et en prose pt^leadcnlquirfuldiHripledr Ver>4k^ 
(mêlée d'.iiîclli's. niii--iqii<' de Dalay- tandis que Mirl;iie et IlïilIrT aile'!!»! 
r,ic), TjH', iii-8 . Ccl ouvrage, re- le txintriire. Quoi qu'il eu luil, Fiilh^ 
pi'csLtiIca Fuiitiiinrblcau le l'i sep- fil d'excellentes éluclt-x mcdi&ilrs. if'- 
K-nibre [7^! n'y eut puiui de suc- bord à Fewnre, où il eiil pour priori- 
ifs; ii\i du niénie n qu'il n'y avait pal puidc Auloiuc Musa Dr.iMfeU, 

■ p;is lin srui y\ù\ de passable dans puis à Padoiie. Il possède prndinl 
D l:c^ dnix iniipi'is. 1 Cciif piÈce re- quelque temps un canonieai à U ci- 
niisi^ ru ilciii .ii'^lo Tut rrprcsenlée !t ihc'drale de ModeDe; mais il reuOBfl 
l'aris sur le TliiOlri: iulii-ii le 8 mai bieutôl à ce lilrc , qui tie lui pemiri- 
1 7H4 , suus le lilic de : les deux tail pas de se livrer A son goùl pour t 
Tuteurs. Failli avait donné sur le dissection. Après avoir enseigne l'iU- 
luêiiie Tbrirrc le 'j6 amli 1786 les lomit' à l'iinivcrsiiè deFeir<>re, ptii 

Juuises A'oui'elles , 'ipti'a uoiuiqiic , djnt un pcUt nombre de mw* , *^4i 
dont Cli.uiiprin avait tnil la musi- rant troisaniiéesâ celle de PtM(M 
i[<ii', Il Mil II' TIk'.^iiv français, le choisi, en i53i , par le stfaatd»n 
in : i< i;" ; 1 i !(.i;rdie en cinq nise, pour occuper a PadoueladtfîH 
.1 ' > M iLLidti' : Alphie decliirurgie Pt dana(omie. On Inicon- 
'f .' ■ 'I ii\ rcslp'es nia- liacnoiilreladdmuntlration detptaII■ 
: 1 : . !' ^ Fausses nmi- les me'dîciualcs, ei l'm»pcclinti d» )•^ 
fi-:. Il ^"qiie le Dou- din de botanique , qu'il rnrichii i* 
II, .■ ■ . . . iriiv; Il pièce de plusieurs v<!gciau)i rapporté* de «s 
l-'.iM 1.■||^ .ictes. Ha tra- vnyjRcs en Italie, en Fr^oec et dJU 
\.iij1. jii.i:.,.i:ii 'I ..lijmj niofisàlaGfl- la Grtce. Il parcourait avec auuatii 
^elU de Fi-aiia , .1 fourni des articles ïélc ipie de Rluirc Celte triple lairvîM 
an Juuriial de Paris , des Poésies à lorsqu'il fui moissonué ftvanl l'Jlgr* 
\'Jlma<iach di-s Mutes : enfin il a quarante ans, te 9 nclubrc i3b3.1 
coo[>('i c au Dicliuniiaire universel , ii'a\ ait encore publié nu'iia itA% 




FaL 



r -1 



■.-1 



rcicîif uiii> cuTh L>r5. Ot î**i> iL'.rr-^^- 

servaùunes AnalC'micJt . iii-S . . Vr- 
nisr , 1 56i : P^u-jr . i S^jj : K.fv . 
B 56 j ; Golc^Le . 1 5' • i . Hfnzs>u-j: . 
l588. Jeao Sf.fneo. a qii vaï» à- 

Tuus celte d^ir.iêrr oiitivu . k «i:^:«li«« 

* 

systématique me cil I» oLs^^rrats.c^ â< 
rautiur. Ce Xwtk (ait ep^oïc cU» -es 
ùstes ana^•lnlqucf. En tUd. c'r< îe 
premier dans Itquel on tnjiiie ù'fîciaK 
logie et I aDgK^iigie e TKa^lf» io is?a< : 
des DOli' Ds pâiiaiiccieot )uj4e$ «^u'ies 
épiphj«es; une «ks^nptiuo :aiLiL4iu« 
de I urpaDe de ical tt cc-oc» ique de 
roui '. I/illuMre auteur Lil bieii cck- 
naître le limaçon. Us coraux demi- 
circulaire> . et le caïul tortoecx «va 
aqueduc qui porte eiicure .e dc*q de 
Fâllopr. 11 dei'rit avec un soin fOj^oV 
lors incocnu . !es os ethmi^iie et >pbe>- 
ncïde , les ^Ue'ùles dans k^qoclies 
coût eiichasscc» les dénis , ks ar.crcs. 
les Teiues et les nerfs qui sV rtndf nL 
11 a parpilleutnt le^ue son non au li- 
gament qui Vil de ïtyivuf antcrieure de 
Filëon à la svmphife du puLis. Il si- 
gnale , uulôt pour la première Ibis , 
et tantôt avec plus d'ordre cl de nou- 
Teaui <MÉf^i ^ muscles occipitaux, 
palatins , lanrii|:iens , phar^upens . 

Eyramidiux de fabdomcn . auncw- 
lirrs, oculaires, faciaux, le r<lt\eur 
de la paupière supérieure, le »w:i£c- 
ter de b Tcs&ie. Moins prolond dans la 
connaissance des Tais»<aux « iJ enri- 
chit pourtant cette brandie de Tanlbro- 
potomie. On était ayant lui dans une 
i|;DOfanceabsuine, ou Ton n avait que 
«les idées coufiises, inexactes , St>r les 
sinas de la mocUe épinière . sur !es ar- 
tfcns carotide , meuincee et eihmcida- 
Ic , sur les reines jusuLiires et rertê- 
bnles, sur Tongine de l'artère du pe- 
BÎi. Ija Bêrrologie b*fst pas moins rc- 
deraUe aux rcdàcrcLcs de FaUopc : il 



a >:r:«n"*:: 



3î 



la 



1- 



'Z^jtzx. tC r:«iiT»iri; k Ma-rr- !i:iui 
uiiL-t f-î-T-r.: àe irr.irae , ^ "rr-ui^i 
:■.•.;■.« er =îKifT«.. i: i'.û..irr*yi: s:;: 

nyrfrot . a Lx : jîMe<i> .c a r-- vu: - tcn 
Mffi :^£: . p*:«.squf la 2re:&*L'>f^.f « in 
eSiHiZ(eca'.k«i trè> Ui;\<j: T-ifCf ^?5 *r^ 



T^ti iS • :ia«r zl i !i: pisi* 



r **■* ciitz» 



apprKAiTà Cfci&t aT<v *. k slc f « ik<- 
q c /-i iTforcj: le îriiiî-c-rôf T^?- 
À. mit^ïï^ . a«^"^ «L•.^2nt> iBf«:> .jo^tf*- 



ioizu3e>. a î« Tente, 



t 



zLiceis : c<p«idaz.t n « diâdif dt 
ne pas frissonner a 1« î-clt* at cezzi 
phri^. Les l'^vnf ùi Yi^:/^'^ 
pùbiice; »pie« sa ekc: ptai &;rtr» 
u^^c». c^l: le p^-^riar: i^e r:iLru 
j-^iiil a»:* 'h.h* c'-ne nuijtre L:- 
iArf«L>Vf. li f^..&â c'iz^^Z'x^ i>:^je- 
BCLt ic* cpas-ciives q j . jifcT k-i-r r*- 
ikie c-a par 1^-r? def.-!?. !4rJ£.t ?-^t- 
carptiLlf^ et qiii-jq-j!^ aL&c^rvcu. 3L 
De Cijrvorii Ij^tv^^tc enatimt c-m- 
penâium . V<i.i«< . 1 1*7 î . ii - ;j'. ; 
P^«rM:, I >cS j . II. - r»-. : ripc»>i** iL- 
M<:i:ÂiI«B;e. Jil:.1 le c^cîm ^Kil* « la^- 
ti-e p.ktot q-^ rcL:xe *a dxtr<Lc On 
50D m.îîri ; llî. L^ctûmei dt^aiV' 
cuU$ si^.ilanliLi iMmani coryr,ij, 
y or, CotTu \\\ .Dt raru mtûi* 
cirur qus ctirurpa nwicupûtur. ntc 
non in hbrum Utfp*:cratis dt ruine- 
rslus capitis duiàCuùssima mtcrprc' 



li^^^^^^^^^^^B 






r Ar, 


FAr> 1 


(,i(,"0, 


Vnii^p. 


r.7i,m-l'.LaCAi- 


lemeitl pr le incrnire, tjni pnartÉB 
est le sei.l în&itl.bic, cl il atûgntll 


riirxi 


Jl' I-',,I 


.\n' a eiv trdduile ni 


it.d>L'n 


pr ,1. 


i.-!'hrieMafîci, Ve- 


premier rang au joint boU, qui m 




C5t , iit 


-4'.;V. liieU/rfBo; 


doitétro conudei c' iiue comme un ac' 


aller île ùkm 


6"j , a/fiT ds tumori- 


ccBsoire ulile. Ou m d'«illMin êtrait 


bttfpr 


Kernalt 


r.im.lUhiii-, i!,B3, 


gemeot surpris de voir Fallope gég^ 
ralement si lojat , vanter an niAi 


iL.-4\ 


llr.in.. .S 


i i'I .1 ()u:iii<i une èài- 


tiiifi i< 


i5ci.nipoi,-,(.i J, ailé des m- 




cère.i 


h:ilur( 


)>;, m-4'. Ces 


VIII, De ncdicath a^t lïM f 


écrits 


IliciK]!! 


llcfeipjrles copistes, 


ietn ; De metaUis et fossitibut 1 


proin 


hi<|,K.r. 


iiicurn'éi ait pas moins 


duo , nnnc primAin editi per À 


b.Lile 


clli.LlIt; 


pn i]iic SHTant analo- 


dream MarcoUnum. Ve»ii*<, iSI 


ini'^tr 


a„s^i 1) 


M^l.is,Tt-ildil;/fidD- 


in -4°. 5 IX. DcsimpUcibui medk 


centio 




nifthodicus , in xe- 


memis purgantibus tmctaitti , m 


■ canda 


wptrf, 


iiimiis , m nuAendo 


recens exaetissimd curd ah MnA 


feici' 


/n(HJ. I 


p (ki'iticr trait de ce 


]darcollnocoUecms,P»iom, iS 


IM.: 


r,.|n.ir 


imIiIp par sa laconique 


iD-4'.;VeDiie, i5fi6.io-4'-îX.M 


em-i-i<>,.i(|..i<i 


.(|i..iKljntuncrestiic- 




tiori; 


;.,■ FM. 


ni' (iii-inêinc avoue io- 


Disc , iS^o , in-4". (lien que Fallopf 


geiiiir 


lient nii' 


i/a pas elceonslam- 


pojscdit snr l'Misloire natunlle M II 




IPIIIfUK 


;iTis sa praliij IIP, Voici 






ni il s'p> 


prime, en paiIflDtdcs 


moins parfaites que sur l'aDalOinim 


jil.njps 


.le lé[f : 


Jili-ertatis , qiueso , 


la chirurgie , îl a cepeadaiil iéwwiai 


/■sa fL 


i in eau 


dmoniscÀllmh„- 


avec beaucoup de ilisccrnemcnl, h 


mh,m 


l . ignof 


KS causnm hanc. Du 


choix . la préparation et fenpU^ 


rcslc , 


l.-.ll.pc 


neiça avec une rare 


priuci pales substances iiniliiMÎW 


JpMw 


W- k. ,, 


us i,rami« op<ra.ions 


tpuscs; il a irie'ritc que IiOarôÏH 




!;,cil«, 


MksqwHa taille et le 


consacrât, sous le nom dc^olAgM^ 


lrl'|i,ii 


; il roc 


ifta le traitement des 


un genre de plantes , dmt U M«fa 


,,),,„. 


(l'arme, 


à fin , it démontra 


espèce jusqu'à présent cc«qw, «Um 


<1., lilr 


' ii'iijaifi 


liiivpnimpil5CSnipro- 


arbrisseau qui croit en d^Bj^ns ra- 


(lullrs 


nr roni 


(i-iMMi.lU'etpndaïec 


virons Je Canton, Tous lB%rib qm 


UDC ,^u 


icdrro 


iij>l,ii-ihicMir Icpro- 


viennent d'être énumcriis, H pk- 


ro<io 


iiiiiiiiil 


l'alincoticn , quoique 


sieurs autres doul une mcntitru tft 


1 


'"'-" "''■ 


s.dt fM^riiivcnlcur; 


ciale a semble superflue, oui twtf 
cueillis er public; avec ce tilrei <^ 


y,.. . 




■ 1- iii|il,itcr les iici, 


gerulina omrùa, tàmpractiea^ 


1 . ■ ■ 


1 


' 1 !■, pi quelques 


theoriea , in très totnos Jhtrmm 




!■■' '■ 


1 .lumit icparces du 


Venise, i584,5'ol.m.f«l,;aaW 


Cûlp, 


\:. ('('( 


>t-i.!,i, cdente Petro 


i6o(J,5vo!.in-fol.;Fr3ncfort. iftrt, 


A'ifielu ,-/i,'(i(/ 


,, Venise, 1566, iu- 


in-fol.; ibid. , r6o6, iu-fol. , etc. t>- 


/;'.;\ 


1. l>r m 


'rbo ^/illico traclatus 


fin , il convient de citer un reruol* 


*V/"i - 


',' !.-•- II. 


:..<-,dilw PetriAn- 


secrets attribué à Fallope. Ce blra», 


Ç:l: 




■ . . T >(li. 111-4"., 


sans doute apocryphe, a ^le plui *«>< 


il ■■: 




. ;., -8 .Ce traité 


vent réimprime qu'un bon oiivragr: 


'■ ' ' i 


.■ , 1' ,1. 


■: ^^^lili^ue.L'au- 


en italien, Venise, »563, îb-S"-! 




tliUjuLU 


liiuit crapiiinue le irai- 


i58a,,i(»3, etc., Uaduk uup^ 



FAL î 

re d« lois . et sons difcn ÛKS , CJsrt pzr u c«W*. L £i! »s t7i 



1 " 
• -1 - 




naaod ; Angshowgy i57f , m- Téihkjt dt Jii^r.er c ^s^st, at ii 

^faodbit, 1616, m-8\; HsK în i-A iîkc ne id t&ssTMtâfiS 

, i65i , ÎB-S^, etc. Oa troave ratu Ve^rs'ses. A c: mcMâei nv 

rtkcsbtogn{Ài<|BH sorFaîtop;; dette et nt'trt . i: l-î^m! la er^câe 

es Mémoim de Niorroa , toc:, sj^. de b ^«éf . fuBTsr éa fzxraly 

o , d:ins les Elo^ de Tmsbi- et le «oât d^ ck etsi*» nùà%^ôa dus 

et sortoat dins U Bihiiotkàfme fordre de 5L-B>!Zr:4: . 9w 

scnVoiiu oiociAMitf , par Se sa- vue si stm»^ RçvslLtjre « SiIk <, 

rinboscbL C 13 prefiéfi»a ^ix oatiacsue ks ~ 

LTOMA PROBA (Avioâ). ^és, h fk£>»«^ c£ U tkrAaçje 

Falcottia. diBS sa c pig.êiiCi — l Dbb CaBaût 

NCOURT { Sasco. ). tfknl». éLôtJthé 3e St^aM, ■J'wifflrrr de 

inglais dn 18'. siècle, £tf pe»- L ^ i im t LfgaBTgia figjj delaLpff" 

eeooçr^patioDdeprotesSactsdlif- çnads c&]as«Bai& pr la ceun de 

n â Salisbarr. Il ara-t da lakct eedae^a ia fVaaae. k ^raôçHS «oVa 

la prédicatioD et povr FeBsei- me mSl ses alèov^e es caoBSBsaiàe. D 

eDt; aais fdoigiiemcDt <pll ■>■ BeTit^aatreiBQi^'a-^«c?fiScrrBr à 

a poor le doçme calriniste de sa ir^^i'^rii ^pe de ànuoiler àa 

trobatioD indisposa ooiitie 1« fcs p e igBMÎ oa d; se ùsn dire «k «ai- 

ëresy et il en icput Uat de dé- frtesr. H Tobtiat da dac Ycaçm et 

Dents , qoTil fdt obligé de qsîicr de rcBperear . et ènm Façê Citf Smait 

MX. EuDt Te&n à Loodfcs , c«i il tcôl vmmàw^ A^ caoSktôear de Se- 

it encore plusieors oontroferses noass le 6 (^itiulÎMi 17%. D 

erça son Bunislète, Bats sans an- ses Uliss k 7 ndefeRde b 

étabiissement fixe, il j étiUit. ansée, et Itf'bÉxi le 6 sm lianait 

! i7.{o et 1743, 1^ premieTs pvlLSeoiDÎer.arc&rràvxK-cs pcr^- 

Dements de kctore ' dreaimlûi^ km de Géurée et znoti-z-Tvrk it S> 

rf ) qn*on ait connoc en Ande- Dio. D ztt ^srrziièÀn vz^rr* ?i.'*a 

; mais cette ressource , à bqnéfie 1 755 - apri* L san-rt 3» v.- -icj^?. Oj 

gnit Toiseigneaient de b Ixçne a de dws Fs:*^ : L lii J-sJLt c ii- 

e, ne pat îe sinrer de b misère lia ; def isctcmrti en rne^si e< e« 

issdUit sa Tmlicsse. Il est Liectét ^mrJemttr, vmmz*. } :' : :^ i H ^r- 

Cbnfe dlmit&timrs qiû forent plos tàa:; IL /ifr Héi>^i^ZK.\ . «tk £.• 

ms qne lui. et îl ne recutalrtde enres : cesl le r%:i: d? c;e \Jt dom 

ïfibrts qv des dettes , des repr>- Fieré arû: it-.^tt? i^ r^ ^f ^ sii 

et b déooaraqecifn!. Si b«Lfii'> dans anr&jiise q'ri2 «t^î! Ln? *r 5fK: 

ae pssa dans Je> mains de ses en \^/A{ lîl. «e 2'. T>:.£«e ^» ^ 

uders, et il Téc^t des secoors c* y^fHêe df Lorrmme : IV. fie ùt 

tjé jav{a*à sa mort, arrÎTée le S dow Talnif!. i7f?3 . ia -5 . ^^J^-- 

s 768, dans b 90'. ancé^ de son qaes - azt^ i-^i atsribatnt : Jl^moir^ 

X — «. podT t^T^:> tf thirU^e de \a hm^i ^ 

ANGE { Arorrn^ ;, braediCJn de fh'-'mme , lié^e . 17*^. ii/-^ . 

a con^:ré{;:atk#n de SL-Vaciuc^ et I>:-m F^szé , en uctre . a'jLrra F//- - 

: de Sênones. né i fbnon-Okitct toire umvenelU crjoKxz'M pvr '. 

> Vcidiu y était nef en de dMi asc«e, arningea st> or:;Trts f^rf:' - 




i\-i FAN 

iiips. cl piiMis ses ûiiïragos en i^€3> 

L T. 

FANlF.Rni.FAr.NlERDF.VlUX- 
îfES^di.tnTHiEaiiO. /'or. Viaixses. 

FA^MUS-yTllAbUN (Gircs). 
fi)I L'Iii miisiil lie Humi- avec M. Va- 
IrriusUless^ib, i',.ii itii nvanl J.-G. 
Sipii roiiMil.nt l'si f[i[iiuus par la pu- 
LlicaliiiiL ilc deux rcglcinenl» desti- 
né, à aritlor les jn-ogr 

cxcculiuu iijcuiuplcte cl 
lilc parvenu à u[i li.u 
piiis:ianre cl Uc riclir'-s 
iniiT, doiil Aiilu-Gelle 
ii-ite [Sfoct. all.,lib. Xf',cap.XI) 
»uloi'i<'e le |iréri'iir à faire sortir de 
Itomc les pliiloioplies cl les rhétori- 
riens. Le -sccunil , qui G.ie les dépenses 
de h lable, après jtvuir él^ adopte 



i du 1») 

degré it« 
9. \js pre- 



irie 



at, fui 



<lo Fannia, da con 
Il piopubee. C'esl la plu! 



ili'idit l'usage 
fixe les dc- 

I \>!\t jour , 



II l<-. i<> 



s de fdies t-I à 



célébra- 

tiim d«i «r.iiuh jeus. — Fanbies 
(C.iÎiik;, liK <!>> pii:ecdeNl, était ami 
li' .Sri]>iijii l't'iii-.iiri .et se conduisit 

Z 11 ■■ ■.' i.l .uw Cil. Do- 

,].-> \ . V lM.'r,--,ii,s (liv. H, 



I Lelk- (]u'un piclcndit 



piujieiirs ]iu 



FAN 

TajIM. Gc^roii regardait Vaonim 
comme le véritable nuleur de reiic 
baranguG. la meilleure qu'il eût com- 
poiée; mais il ne l'en pldce pa» moioi 
parmi les orateurs médiocre* <i"i fré- 
quentaient alors la trd>une. W — 4, . 

FANNIUS (Chus ). aer«a J| 
Fanniiiï Slwbon, Eut rïu qiKtifl 
l'an 1-19 iTaut J.-C, et pi'Avnr'^ 
bout de deux ans. Il avail servi ixé 
la guerre d'Afrique tous Scipion h 
jeune , et d.in* celle iTEipaçtie wiu 
Fabius -Maxim us Scrvilius. Il inoaa, 
l'une des fillei de I,éltus. rt «- plai- 
gnit amèrement de la pn^féreoce qnt 
sun beau-père donna à Cn. M. S«. 
Tola pour la place d'aupire ; mail il 
partit que Fanoins s'apaiu, et q«^ 
coutinua de rîrre en uunne inld»- 
pence avec son lieau-père. Ce qaî k 
fait conjecturer c'esl que CiceniD le» 
a choisis ton» les deux piiur les mtei- 
lociileurs de son dialogue île l'ainiiié, 
Fannius appartenait à la secte da 
Stoïciens, et il avait eu pour m*Ilrt 
PauBitiuj, l'un des plus grands [^ 
lusophes de ce temps-là. Son ^d- 
quencc avait quelque chose de i^ 
sévère que celle de son cousin ; nuis 
il est moins connu comme orateur 
que comme liistoriea. Il iivail aia- 
des jénnales dont Gccton W 

[yle, et que M. Brnlii* tiouvailii 
intéressantes qu'il en entreprit l'alii*- 
gé. Les Annales de Fannius ne «Ni 
point parvenues jusqu'à nous , et o« 
ignore m^mc le nombre de ïntk 
dont elles éLiienl furmèes. l'riMifnn 
cite le l«^ livre, et Ft. SoM'm 
H'. Daniel-Guill. Molkra puU 
Disfertation en latin sur Oiim 
nius l'aunabsle , Alldorlf, 

FANNIUS-QUADRATU.S , j 

latiu, obtint que son ponnit « 
ouvrages fussenlplaees <lan»la b' 

thcquc établie p.ir Auguste iT 



iiose des A 




FAN 

temple d'Apolioii. Horace le nomma à 
ce sujet bealus Fannius ( Satir. IV, 
Lib. V. ), expression qui a embarrassé 
qucliues traducteurs, et dont fioileau 
a évidemment emprunte le bienheu- 
reux Scudérj, Fannius ne se comeu- 
tait pas d*élre un détestable éciÎTain , 
il e'tait encore mëiUsant et chcrch'iit à 
égayer, aun dépens do ses confrères, 
les tables où il e'tait admis. H<irace lui 
reproche cette conduite ( Satir. X ) , 
mais en homme qui Xïtii guère tou- 
ché des injires d*un aussi méprisable 
ennemi. — Fannius- CEnoir faisait 
partie d'une conspiration contre Au- 
guste y qui fut découverte avant qu'elle 
ëclatit. Il s'enfuit, et parvint à échap- 
per quelque temps à toutes les recher- 
ches par les soins d'un de ses esclaves. 
M-<crobe rapporte les cinxiostances de 
sa fuite ( Lib. /. Cap. XL ); mais un 
passage de Dion (Lib HV\ nous ap- 
prend que Fannius , après s'être cache 
quelques mois, fut enfin découvert par 
la trahison d'un autre esclave , et mis à 
murt. Ce n'est donc pas , comme on le 
croit, à ce Fannius que s'applique 
répigrammc do Martial : 

Hoflicm eam rus''ret, se Faaniaa tpte prreait, 
Ilic, r«go, BMi foror est ne muriarc mori. 

W— S. 

FANNIUS :Caius), historien , était 
Tami de Piiue le jeune; il joignait à 
beaucoup d'esprit des manières agréa- 
bles , et le talent de parler en pu- 
blic avec autant de grâce nue de faci- 
lité : ces qualités avaient du lui pro- 
corerde nombreux clients. Cependant 
il lui restait encore des loisirs qu'il 
employa à i*um|Kiser un ouvrage iuti- 
tnlê : Exiius occisorum aut relega- 
tarum à JVerone. Il en avait déjà ter- 
miné trois livres, et il travaillait au 
quatrième, lorsqu'il mourut si subite- 
Bail , qu'il n'eut pas le temps de 
changer des dispositions faites depuis 
phuieiu:» années , et que des hommes , 



FAN 145 

dont il avait à *e pLindre. d -virrfr.t 
ses héritiers à h hvrur ie son anden 
testameot. Fannius a va t e:i qneïqiM 
pres^rntiment de sa mor.>én.n.donl 
il av.ii: riin^^ination i^mpie. lui etail 
apparu à in> un sonpe. et apré« avoir 
fcui!!cté les trois preuiers Livres de 
rouyra;;e de Facrîis, s'était retiré 
sans donner la moindre at:entiun an 
quatrième qui était commencé. Ce rcvi 
frappa Fanuius. e: il crut y voir la 
preuve que son ouvrage ne serait ja- 
mais achevé. Si l'amitié que Pline avail 
pour Fannius ne lui a pas lait exaf;é- 
rer le mérite de son ouvrage , on doit 
regretter qu'il soit perdn. Ausone 
Pûpma en a recueilli des fragmenta 
publiés â la suite du Salluyte , édit. 
d'Amsterdam, 1661. \V— ^. 

FANSHAVV (sir Hichard ; , né en 
iGo^ dans le comté d'f 1er iford, d'une 
famille noble , étudia à Gimhridge, e1 
termina son éducation p'irdes voyagea 
sur le continent. Envoyé par Char- 
les ^^â la cour d'£sp.igne , en qua- 
lité de résident, et rap|)elé au com- 
mencement des troubles, il s'attacha 
au parti de ce prince , qu'il servit ntî< 
lemcnt en difler nts euipluis, ainsi 
que son fiU Ch jrles 1 1 . Fdit prisonniei 
par les rebelles en i6ji , à la bit.iillc 
de Worccïter, il futd'jbord conduit 
à Londres et étroitement ciif«.rmé. 
Elargi ensuite sous caution . il n'ob- 
tint son eutièro lib' 1 té qu'au com- 
mcncemeiil de iG'io. Après la restau- 
ration , il fut fût maître «les requêtes, 
conscitler-privé pour l'Irlande, puis 
envovc extraordin.iirc , ensuite am- 
bassadeur eu Portugal , où il uégociii 
le mariajic de Charles 11 avec finfantc 
Catherine; eufin , en 1664, il fui 
nomme ambassadeur à la cour d*Ës- 
pagne, uù il moumt le 16 juin 
iGcK) , comme il se préparait à reioun 
ner m Angleterre , après avoir con- 
clu et sigué la paL( de lOOi entre 





■44 


FAN 


FAN 


rAi>{;l(^lerre ei l'Ksp 'gne. Sir Bichard 


qui sont supérieurs  ceux de Fil 
tclli , souI d'Aquita. Ou » àt lui ^ 


F.,i,>h™<rn 


estimer de son temps, 


B'm sfu'emcnt 


par son liribilelè dans 


la mort de Ste. Anne , d'après Ail 


1« aldim. „ 


il, ciieori- par son sa- 


die Sacebi; ce mfine uLlcan a A 


Toir PI Sun M 


lU pnetiqiif. On a de 


griivé par Frey. Il a gravé tucore plu 


lui plusieurs 




siciirs frise» et Bas fieliefs autiqi.wc 


Slaii, rmr'. 


rcs relie du J'flitor 


différeo les autres ]>iè<«s, d'à prêt de 


iido, LuiKlrc 


s. iG4e, iu-4^, cl 


maîtres ilalùns. Fanlelti ne f^mii 


"iu-S".; ri ( 


e 1,1 Liisiade, Lon- 


i;uére qu'à l'eau forlci son foÎM a 


ira. ,60. 


l-Ful. llatr.-idllilailSM 


belle , annonce du gcrftt , nuis il a 


i|iiclqiips iWv 


d'Horace, le qiialrifcmB 


ordinairement ass.iiocorrf>M. P— i 


Livre .i,.ri-«. 


idt: . df UT Comédies de 


FANTONKJeam), célêbr«Mé& 


i'I^p.sru'l \. 


ijiiiii de IMcndoza, pn- 


16^5, se rendit, par lea ordre* e 


il ■ 


'. |...e.i. surigiiiales 


sous 1rs anspii-cs de son sanvmio 




i|nr-, St.nnces. Scs 


dans les villes d'Allemagne, de Frnù 




1 ,; '[uoi-iiron y ir- 


el de Hollande , les plus tnnniKi (W 
leurs écoles ou leurs académiet. Jlti 


majq'up i1li^,iI 


nt, se ressciitenl de la 


precipiialion n de la négliBence qu'a 


partout uu soin partiwiîtr ètM 


dû apporter ilan^ les travanx de ce 


quenter la sociélc d lea teçob» dcs|l 


çe.-r. m, l,m 


me dont toute la vie 


mieis analomisles de son Icmp», ■# 
la plupart desquels il se lu j^Bdli& 




milieu des dangers ou 


'V- .Wr.u-.: 


a plupart furent d'ail- 






iiis son aveu et avant 


dura presque toute sa vie , rlnecoi 


T>M u,( p.. 


y meltre la dernière 


que lorsqu'il se trouTa en même lenifi 


main; il t'.mt 


cependant en eïcep- 


accablé parle poids d'une eïtrïm 


icr 5U1I Pas 


or /fV7o. C'est à l'oc- 


vieillesse et des niatadif-s. A son rricoi 


csion do CCI 


iiivi,i<;e que Deuham, 


en Piémont, il fut nomme ptoffwsi 


<jiii , In iiL'cu 


ier tu AuRlclcrre, a 


d'anaiomic a rnnivcriiié At Tun» 


rinuMC Ipn Iju 


s principes de traduc- 


place qu'il occupa aveclionneu' pf»' 


iimi,lm.lil,< 


L le coujpavant aux au- 


daot une lonjjnc suite d'aiinéei. 1 


lies Irjducicu 


s: 


mourut le 13 juin 1758, ici | 


'"KïE-- 


tir .Ji,i,th.,ulli(fllll..i 


quaire-vingl-lrnis ans. *iri ilrtnJ 




traiions étaient suivies ptf m^3 


■ Ils roiisrrv 


ni les cendres de l'ori- 


nombre d'audiienr» qui ttcBonS 


» eiiial, cl 11 


sa nainuie : fidèle au 


assiT admirer sa prdfimde intéSiA- 


" sens de Te 


vivflin, tu l'es encore 


la richesse el l'importance ,:« M 


';r'"s^-Bi 


in: " On a publié des 


nouve.iuit qu'il leur prif»rn(4ÎI eo»' 


i.cirrp^ Tii;" 


/(/fs CCI iifi pendant ses 


tinudlemenl, son éloqncnc* nalwtlli 


.-cf., ^„! '. , 


r. j.i-iie et eu Purlu- 
i Mt, Londres, 


el cette latinité c\quisr «t iUM 
qu'on remarqua d.ins tous MImM 




.■■■!.Ll-i. X— s. 


ges, dont les prinripans «ontlÂfl 




■ ,.M,.,Rra^eurila- 




i . .1 


■ . ' . MIS ifitjo, vint 


toriam niiatomicam . T»rî|i,^H 




' i) il i;c.iva trrnie- 






1 /.i'./-' de Raphaël. 


jnkœXl,i\,., i^ni.in-i-ji.h^H 




Ti ii\ d\; cette suite, Cl 


tomiacorpoTishunamadtma^^ 



FAN 

lici accomodaîa , pars /«• ib. , 
in-4'*- IV. Dissertationes ana- 
f septem renovatœ , ib. 1 7 4^ , 
V. Dissertationes duœ de 
ird et usu memngis ad Pac- 
m; Yl. Opuscula medica et 
logiea^ Genève 9 i^SS, îu-4^ 
oeil coBtient quelques disserta- 
[ue Fantoni avait de'jà publiëet 
oins de détail , quelques obser- 
i de son père, Tanaljse des eaux 
lies d*Âix en Savoie, d'ÂnGon, de 
n de Morienne , de Saint-Genis, 
li , etc. Vil. Commentarius de 
dam aquis medicatisy et his'^ 
dissertatio defébribus conti- 
Turin, 1747, in-B». VIIÏ. 
tatio continuala de antiqui» 
progressufebrUan mUianum, 
1747, in-8'.; réimprimée en 
in-o*. IX. Novum spécimen 
'otionum de ortufebris milia- 
Sice, 176*2, iu-8". Tous ces 
, tous ces opuscules sont très 
s , et on les consultera avec 
— Fantoni (Jean- Baptiste), 
lu précédent, médecin, biblio- 
re et conseiller de Victor Amé- 
, duc de Savoie et roi de Sar- 
;, fut premier professeur de 
îne théorique à runiversité de 
, où il briUa autant par les sa- 
I leçons qu'il donna , que pr la 
lie de la médecine qu'il fit avec 
ccès constant. Cétait un homme 
stimabie par les qualités de son 
et de son esprit; il avait des 
issanœt universelles, et il fut 
lent regretté lorsqu'on sut qu'il 
Bort aune fièvre maligne au 
de Cborges , ville du diocèse 
bmu , CD i6gti, âgé d'environ 
Dte ans. De tout ce qu'il a bit , 
nVrons que les Observationes 
mùcthmedicœ selectiores, édites 
Mîû iUustratœ f à Joharme 
mdfUo, Turin, 1699; in i^', 

ir. 



FAN 



liS 



Venise , 1713, in - 4**« J Genève , 
1758, in-4''., avec les opuscules de 
Fantoni fils. Ces observations, qui 
sont au nombre de trente-une dans la 
première édition et de trente sept dans 
les autres, sont intéressantes, ins- 
tructives, et dignes de la célébrité 
dont jouissait leur auteur.— -Fantoni 
(Pie ), mathématicien italien , mort k 
Bologne , le ^6 janvier i8o4 9 à Tâge 
de quatre-vingt-trois ans , était né en 
Toscane Tan 1711. Son savoir fit 
désirer aux étrangers de l'attirer ches 
eux. Quelque spécieuses que lus<- 
sent leurs propositions à cet effet , 
elles ne |>urent le gagner. Il aima 
mieux continuer de vivre sous le gou- 
vernement de Pierre Léopold, auquel 
cependant il finit par devenir suspect 
sous le rapportée ses opinions. Ad- 
mirateur de la révolution française , 
il s'attira des persécutions qui le dé- 
cidèrent, lors de l'établissement de 
la république cisalpine, h chercher 
un asyle dans son sein. Il se retira 
dans la ville où il a terminé ses 
jours , laissant plusieurs ouvrages im- 
prima, et d'autres en manuscrit,^ 
dont sa nièce Julie Paillot de Rome 
est restée dépositaire. G — n. 

FANTUCGI ( le comte Marc ), 
littérateur italien, mort le 10 janvier 
1806 , k Ravenne, où il était né d'une 
très noble famille en 174^1 alla dans 
sa jeunesse à Rome, auprès de son 
onde paternel , le cardinal Gaè'tan. 
Les dotue ans qu'il y pnsia furent 
employés très avantageusement pour 
son instruction; et quand il revint 
ensuite dans sa patrie, il fut jugé di- 
gne d'en occuper les plus importantes 
magistratures. Animé du désir de voir 
Ravenne reprendre son andeu lustre p 
il rechercha les causes de sa déca- 
dence, et les exposa dans un mé- 
moire adressé au pape Qément XIV* 
Ce mémoire fut imprimé k Rome en 

10 



,',C, F AH 

i^lii. Lorsque le cardinal Valcnlin- 
(i»n7.,içiie fut, eu 1778, BRceg^ a" 
grniid cDijsiil de Ravnine, Fauliicci 
pjoiiuiiça un cloquent discours qui 
(Ic^ini puurl'ii uncsourccdcdcsagrc- 
lupiits . parce qa'ut {let^uada au prd- 
ir.'ilpiir aTnil été Irop resery^ 
cliig<'s. lie d^oi'it que cHie 
.e ce laisM pas de donner à 
pour la carrière des magJs- 
iie reri-uidit cc[ieDdaiil point 
iir pour sa patrie. Il pro- 
1781 , pour l'aTaDlace de 
loyc[iJ, un projet ingénieux 
idre plus utile , et 
le canal navigable 



l.tqnt 



l\ 









i ilL:.k>i 



gc 11 



i.Ce projet éprou' 
la. On inil la main 

à Min cserLilioii; raais ctic fut con- 
ir.tiic'c : (es Irav.iux reitèrcut ÏDCom- 
pl([^. Alors Fanincci renon(A à la 
[.r.niiiie magi^lralurc qu'il remplis- 
iM , cl mèriie à loulcs les autres, sans 
ii'iiiiiii-rriiraiiindiiisàgerTir son pays, 
.[lU lui fui rrd..v,il.le,Bni784, d'une 
:ii.ii'l>iiii' li^ ilrauliquctrés utile pour le 
liiiiiijiip de RaiLBiie, Une epidduiie 
tl.iiJi viniie, l'n 17(30, ravager celte 
]>Tiniiirr, il piililia, a ce sujet, uu 
cxci-lli-rit oiiviMj^e, d.ins lequel il d^- 
iiiniilra rumliirn W ^lait urgent de des- 
f,ic\ii;[ les lujiai.- des vallées meridio- 
iiali's de ci'ilc ronlrte. Il avait com- 
piise troi'i sivouK mémoires, Svpra 
i ISnielizj comiinilativi , et nn plan 
inilil..ii('. que les iusl.iiice.« de Pie VI 
IJércnl l'auteur â publier en 1786. 



Ile 



r. pli 



rela- 

jiiliii j>,is qu'on les imprimât de 
iv.iiii. Ils n'uni paru qu'après sa 
, ri ^iius le litre vague Je Me- 
• ' ili vnrio argomeiUo dclcorUe 
UHci {.„.',-., Vini-se, 1804 ). 
j M'^ soiii.s , et lutlmc encore aus 
lits cju'il lii à cet effet , qu'on est 



FAN 

redevable de la ma^ilic 
maiuc des Papiri diplo 
colli ed iUuUraii dall' ai 
tano Marini, dont plusiei 
tieiinenl k RavFnae,Mai<( se: 
les plus importants MUt : 1 
numenii Havemtati , (i tc 
11. Pe gtnte Honestia, GéiÀ 
in-ful- Pic VI avait pour 
Fautiicci une pr(<di)eâit>li I 
culière ; ci il en âait digi 
vcftii' ,' qu'il portait jaujt 
t'ai, et par son iKvouei 
l'uiillté publique et pour I. 

'faN'TUZZI, noble cl 
tnillc de Bologtie, fut Ai> 
les trouble! qui y régnkrv 
1 4"- et le 1 S'. sÎKlea , et 1 
en pliistetn-s branches. El 
un prand nombre dliomt 
(;ués dans la carrière des I 
celle de» lettres. Jean 1 
suruomine îe vieux , cé\ 
consulte , professait en 1 
l'universiiéj il eut sduvco 
dis missions et des fondi 
qucs , et fut plus d'une 
ponr terminer lus dilTérc 
entre Bologne et d'autn-: 
mourut en iSgi , sans U 
très ouvi'ages que des Ce 
et des Commentaires sur d 
sa (irafession ; ils n'ont pt 
prime'.s. On voit dans soi 
comme dans celles do plus 
mrmlircs de la m^iur ta 
leur nom latin était EU/ 
d'où l'on Et d'ibord en i 
/nrituzEi'.ct enniiie, nsit» 
Fnntu^zi. — Jejn-Bapi 
Oriandi , dans ses Dut»cr« 
vains bolonais , ciie un 1 
pbilosopliie peripil<ftid,-nn 
à Bolocne en t536. j fu, 
leur eu philosophie et en j 
i3i5, l'annce inéinc ^ 



FAN 

ne , son père , qui dtait 
pur dans les deux mêmes 

- Gaspard, mort en 1 532 , 
urtout h la poésie latine , et 
? et inlinie ami du poète la- 
Lntoine -Flaminio , dont le 

- Antoine Flaminio, aussi 
I , fut plus célèbre que son 
;pard Fantiizzi entretenait 
imi et son maître une cor- 
ice latine , pour s'exercer 
ement en cette langue ; on 
le partie de cette corres- 
parmi les lettres de Flami- 
imces à Bologne, en 1744* 
àNTUzzi , surnommé le jeu- 
u en 1 608 docteur en philo- 
m médecine; il remplit dans 
c la chaire do logique, et en- 
de philosophie. 11 fut plu- 
du nombre des magistrats 

imaità Bologne les Anciens, 
ut en t64(>* On a de lui : 1. 
orbis structura et partium 
is et quietis pen'paletîcis 
constabilita ^eic. , Bologne, 
. Eversio dtmonslrationis 
loci sine locato pro vacuo 
io dando in fistuld vitredj 
in ed descendente , etc., 
i638. CVst une icfutatiou 
du l'ère Vairriano Magni, 
Ocularis demonstratio loci 
to corporis successive moti 
luminis nuUi corpori in- 
— • Paul-Emile, sénateur, 
1661 , ne se livia qu'à la 
aux belles- lettres. Il était 
le b célèbre académie de* 
e Bologne, dans laquelle il 
iugularité te nom de fAr- 
a. laisse en italien une Orai- 
*bre de François d'Esté , 
^odène, imptimce daus un 
4* plu^e et de vers sur ce 
jet, l^ilo^ne, i()5<), et un 
le Focsies Ij^riques ^ dédiées 



FAR 147 

à ce même prince, Bologne , 1647 » 
in-4°.— Paul- Emile le jeune , nereii 
du précédent, sénateur comme lui, 
et membre de la même académie , 
dont il fut président en 1705 , mou- 
rut à quarante-neuf ans à Venise , en 
]7!ii. On n'a de lui qu^un discours 
oratoire en italien sur VImmaculée 
Conception, prononcé dans l'Aca- 
démie, Bologne, 1706, in-4''M et 
deux |)ocmes latins récités aux funé- 
railles de deux nobles Bolonais , l'un 
de la famille Bentivoglio , et f autre de 
celle d'Aldrovande , imprimés séparé- 
ment , Bologne , 1708 et 1709 , 
in-fol. — Enûn, Jean Fantuzzi, le 
dernier de cette noble famille qui en 
ait illustré le nom , a consacré sa vie 
h un ouvrage qni a beaucoup contri- 
bué à la renommée littéraire de Bo- 
logne , sa patrie. Cet ouvrage , inti- 
tulé : Notizie degli scrittori Bolo^ 
gnesi , imprimé à Bologne en 9 vol. 
in-fuUo, est exécuté sur le plan que 
M^zzuchelli avait tracé pour les écri- 
vains de toute Tltalie , et dont il a 
laissé 6 volumes in-folio qui ne con- 
tiennent que les deux premières lettres 
de l'alphabet. Fantuzzi a eu la satis- 
faction et la gloire de terminer le sien. 
Le premier volume parut en 1 781 , le 
huitième, qui va jusqu'à la fin de la 
série alphabétique , en 1 790 , et le 
neuvième et dernier , qui comprend 
les additions et coriections , en 1 794* 
Les articles de chaque auteur contien- 
nent souvent des détails qu'on peut 
trouver superflus; mais ils sont vrais , 
puisés dans des sources authentiques , 
et rédigés avec une extrême bonne foi. 
La notice des ouvrages est exacte et 
aussi complète qu'il est possible. Cest 
un des livres de ce genre les plus re- 
marquables , et dont queiqii un qui 
étudie rhistoire littéraiie d'Italie peut 
le moins sv pa-sser. G— •£. 

FARABY. ^.Alfarabius. 

10.. 



i48 FAR 

FAltADJ,Ë's del)r<rk.ok,d«nùirae 
suIlhaD des MûiniDuks-Circassieiu ou 
fiordjites, succéda à son père te i5 
de cb^i^val Sdi de l'he'gîre ( ao juin 
t3gr^), n'étant ^gc que de dix BUS. Eu 
monlant sur le tronc , il reçiil les sur- 
noms de Nassir-edriin , deTeoseur de 
la reli);ton; Zéln-eddin,otaemenlAc 
la religion j Abou-Séadet, père de U 
félicite'. Aucun tiirc ne lui convenait 
moins que ce dcrnîtT , car l'empire 
ne jouit d'à I [Clin repos pendant son 
règne. L'anncc méuic oii îl fui inau- 
guré , B.ij.iicl et Tamerlan menacèrent 
la Svric; l'uii prit Malatliia ; l'autre se 
rriidii maître de B.igdad cl se dirigea 
vers Alep ; la division cchta parmi les 
émirs. Aiosi les sujets de Faradj Turent 
en proie aii\ maux qu'entraîne Dl les 
guerres ciiéricurcs el les guerres intes- 
tines. Parmi les c'mirs manilouks , il 
se forma deus partis; les uns se dé- 
clarèrent pourllinich, lieulenant-gé- 
nc'ral du royaume; les autres pour 
Yachbak , rt-.iir tiis puissant. On eu 
-\'iiit auï main«, cl après de rudes 
cambats , la victoire rusia k ce der- 
nier. Ilmirli se réfugia en Syrie, où 
un parti de rclellcs le recul, et ein- 
Jirdssa sac.iuse. Uans le même temps 
diverses séditions cclatèrcnl dans la 
}i4ute Egypte. Le sulthan css;iyait eu 
vain de comprimer les rebelles. Les 
émirs refusaient de marcher; il acbe- 
t.iit leurs services au poids de l'or. 
Faradj marcha à la rencontre des re- 
belles de Syrie, et les ballit.De non- 
veaux iroubks s'e'levèreul au dire, 
lorsqu'il y fut de retour. Les factions 
des émirs se livrèrent chaque jour 
quelque comhat, et les malheurs pu- 
blics vinrent à leur comble par l'arri- 
vée de Tamerlan en Syrie. Ce conque- 
lanl se rendit maître "d'Alep rt de Da- 
mas; lesTarlarcs entrèrent dans Alep 
à la suite d'un romlial , en rébi i", 
8o3del'litg. (uct. i/iOodcJ.C), ety 



kdM 



FAR 

firarttmliomblecarDagt. Letnâl 
furent massacrés, le * 
en préseDcedeleursmsrisoudclnn 
pères, et exposées toutes uuei dut 
les carrefours. Les mosquées et les nK 
étaient jonchées de catlavre« t leor 
nage dura irais jours entiers. Onân 
plusieurs tours avec les t^lcs des râ 
times ; ces tours avaient dix cmiM 
de hauteur et viogt dedrcnil. Oaa 
daut le sultban ayant riissembÛTa 
troupes , s'était avancé contre TmI 
lan. Dans un tiremier oombal, b nt 
toirc resta indécise , et le princetar 
tarecrutprndentde demander la |»u 
on la lui refusa. Ati nmiamt où w>ir 
mtci allaient en venir aux nuîM OM 
seconde fois , une fbrtc divÎM* et 
mamlouks quitta le snlthatt, M b 
reste des troupes se delianda. VuiS^. 
enlevé par quelques mamiouLt, nM 
la route de l'Egypte. Ce fn! apt«8 
événement, que Tamerhtn cntnM 
Damas par ruse et perfidie. iM 
avoir extorqué, àTaîde de ces BgjW 
des sommes considérables, 31iniH 
habitants aux plus cvaeU Uu^ÉI 
pour en arracher les sommes ^fiSf^ 
restaient. On prit les (emmcftellB 
enfants; on exerça duGnuutàïaiilM 
sur les hommes , puis an tattllM 
la ville. Après ces barbare» r. 
Tamerlan s'en retourna v 
quant k Faradj, il cuîi i 
Caire. Dés que l'on appnt b 
des Tariares, l'ambitMa d 
loiikssc développa avec pini 
la guerre civile se 
d'ardeur. Nous n'enlreroniM 

le détail de ces é 

tons la roéiae phvsiotKmie,. | 
del'hég. (i,io4deJ.-aî,r 
menacèrent sériel) wtneDi la n 
et la vie de Faradj; c'ét«ietati 
bak , dont il a été question |i 
et le cheikh MahmoudVi 
étaient parvenus àsefbraumfM 



FAR 

puissant en Syrie et menaçaient l'E- 
gypte. Farad) voulut les combattre, 
mais il fut vaincu. jLes rebelles ayant 
été ensuite battus par deux généraux 
du Sultban, il se soumirent. Un mois 
après cette affaire , il s'éleva une nou- 
velle sédition dans laquelle le sultban 
fut déposé , et remplacé par son frère 
Abdelazyz, !e 26 de rébi i^'. 808 
( Q, I septembre 1 4o5 ). Le nouveau 
prince ne régna pas long-temps , et le 
même Yacbbak replaça Faraaj sur le 
trône au bout de deux mois et demi. 
Les emplois furent distribués aux 
^irs qui l'avaient suivi , et Yacbbak 
devint lieutenant-général du royaume. 
Ces changements excitèrent de grands 
troubles en Syrie; Faradj se rendit 
dans celte province , visita Alep et 
Damas, sans pouvoir rétablir la paix. 
Un émyr rebelle ( Djakam ) se fit pro- 
damer snlthan k Alep , et étendit sa 
domination sur toute la Syrie; mais il 
périt en combattant Gara Ybug, prince 
cTAmid. Farad) revint de nouveau en 
Syrie, et entra à Damas. Au lieu d'user 
de la clémence exigée par les circons- 
tanoeSy il fit enfermer Yacbbak et 
cliéUi Mabmoudi, serviteurs peu 
fidèles. Mais ces deux officiers s'étant 
écliappés de leur prison , devinrent de 
très dangereux ennemis , et furent en 
pea de temps à la tète d'un parti puis* 
mbL Enfin après plusieurs guerres et 
lëditions dans lesquelles Faradj dé- 
ploya le plus rare courage et une grande 
énergie j après diverses vicissitudes 
dans sa fortune, ce prince fut aban- 
donné de ses troupes, déposé et as- 
■assînéà Damas le a5 de mobarrem 
81 5 (7 mai 1 4i a de J.-C). Son corps, 
«dépouillé de tout vêtement, resta plu- 
.Murt jours exposé aux insultes de la 
* pspulaoe. U eut pour successeur 
' ckéikb Mabmoudy. J-*-ii. 

FABADY. K Ibn-Alfabadt. 
.^ FABDËLLA (MiGS£L*AirGB),né 



FAR 149 

en i65o , à Trapani en Sicile , de pa- 
rents nobles , reçut une éducation con- 
forme à sa naissance. Après avoir ter* 
mine le cours de ses études avec au- 
tant de succès que de rapidité, il entra 
à l'âge de quinze ans , dans le tiers- 
ordre de St.- François. Il s'appliqua', 
quelque temps , à la théologie , mais 
son goût le portait vers les sciences 
naturelles , et ses supérieurs ne vou- 
lant point gêner son inclination , le 
chargèrent d'enseigner ce qu'on nom- 
mait alors la philosophie. Lorsqu'il 
eût reçu les ordres sacrés, on l'envoya 
à Messine, où il suivit les leçons du 
célèbre Borelli, avec tant d'applica- 
tion , qu'il se trouva bientôt en état d'en 
donner lui-même sur toutes les parties 
de la physique et des mathématiques. 
Il fut mandé à Rome, en 1676, pour 
y professer la géométrie, au collée de 
St. - Paul ad arenulam , et peu de 
temps après , on lui permit de faire ua 
voyage en France , chose qu'il avait 
toujours désirée ardemment. Pendant 
trois années qu'il demeura à Paris , il 
vécut dans la plus grande intimité avec 
Arnauld, Régis , Mallebraoche , Lamy, 
et acquit dans leurs entretiens une 
connaissance parfaite des principes de 
la philosophie de Descartes y aont il 
fut dcs-lors un des plus zélés partisans. 
De retour à Rome, il fut &it docteur 
en théologie et nommé à la chaire de 
cette science au cooventde SS.Cosme 
et Damien ; mais son goût le ramenait 
toujours à l'étude de la physique. C'é- 
tait le sujet de toutes ses conversations. 
Dans ses moments de loisir , il n'était 
occui>é qu'à imaginer de nouvelles ex< 
périences , et les hommes les plus ins- 
truits se disaient un plabir aassistei 
aux conférences qu'il tenait sur cetM 
science, deux fois chaque semaine. La 
réputation de Fardella s'étendit bien 
tôt dans toute l'Italie. Le duc de Mo- 
dèoe lui fit oflUir, et il aooepu b 



r de pliilosii[ilîic à riicadémie Je 
villi'. Il .'ir di'tnil de cette place 
lut di' qiii'ltjiic Irmps , pour se 
iG à Vcniw, où il se chargea de 
r.vi<m Jp nuilcipifi jcimcs cens, 
ri,,-.. I. |..|.. Il- releva de ses 
, . ■ I I .iii" I -im .'iitc , il succéda 

.>! .,1 .;. r.i.S.u,-. li leraiiUfa, 
;(ii>, riLiili-s iliii.ikliiii, premier 

■ "l'I .i-.Tlic.f.lnommé 

■III [11' niii' 1 ii-ulfc fi de celle de 

1 1 i' ]..i-iiil,i aliernalive- 

■'..i-.i's. V.n 1709, 

.- ■ I .■..:..ncrarchiduc 



'iio'i,' 


■'■]'"■ '^'■•\'° 


Jcxie si violente, 
c.lr<> morales CQ 


rcsliTcii 


r..-s,,iï,,bl 


■s.ir,i,.rèslecon- 


d,n,s r,- 

fiiii. .,.. 


''£ï,j 


(■inidiiàNaples 
leL.lj^ir.llylao- 


|0,M-'"t',. 


1' j> 


y 1er min» ses 
18. F,.rdella était 

; 'i.le',' Jais rha- 


!■■, ,".. 




i. Il rrv.iit altéré sa 


].lr. i , 






r„n.- 




N'ollc. Il ne s'était 


j.irii,u.<i 


:zB 


.Miiine,fln'aTaiI 


(Itiiijii.i 
rut a iti. 


i,nl. .luss 


il vctiil et mou- 
lu de 11 pauvreté. 


Oi, .-. d 

d k-. 

moi. Il- 


iIm'.'h'; 


v. ouvrages loués 
1 sqii'Lls panircnl ; 
i>us aujourd'hui , 
'i dont ils traitent 


î;rL:! 


ii.pL.d'', 

: 1. r/m 
in qiw no 


irncuses pjogrès ; 
fisfB phUosophiœ 
a qudiiam et ex- 
aturails scientiœ 


Vcuiic , 


n fnnd.imciita explir-anUir , 
iù(ji, Lcvdc, i(iç|i,Ams- 



FAR 
tenUm iG()5 , iii-is. Cet ouvrage it- 
vail avoir une luiie <fiii n'a (mmhi iti 
pubUée. II. Universai ummUi mm 
thematiev tkeoria ; tomiu ptiaim 
/fui diaUeticam miuhemMkicr , M 
organum aJ untversalîs i/KinUtliM 
nuturam ezperiendam con^arabm 
complecliiar, Venise, ifigi, Lryilc, 
i6<|i , Auislerdani, i6i)5, in li.Cc 
Toliime est le seul tgui ail paru. lit. 
jinimx humanx natura ttb Augia- 
tina détecta, Venise, i6^|8,in M.; 
IV. dis Lettres en ilaKen, tnmiiuors 
dans la Galleria dt Minerv», VenL'f, 
i6q6 et 1^^. Deus de ce» IjtliKi 
ont |)our but de ifpouMer la aiU(t<ifi 
de Mathieu Giorp , couire le Carté- 
siaiiisine; V. (les Opuscules ptuia- 
léressanls. Mongitore donne n liiK 
des ouvrages que FardelU avsîl "i 
manuscrit en ito8, mais aucun d*« ai 
livre depuis à I impression. 

FARDUI.FE,i6-.abWd«Sl 
nis, fil amené en Franc 
dernierroi des Lombards, dont Si 
le favori. Il découvrit à drarii 
un complut tramé roni 
par Pépin , son fils aîaé. C«te p 
d'allachcmcnt lui mérita U oool 
du roi, qui le pourvut it pin 
béiiéHccs , lui douna Tabbaye dc^ 
Denis, aprts la mort éf )H«| 
eu 79a; et le chargea Arec El 
comte de Paris , de visiter let pi 
ces du royaume, pour nit««MilV 
plaintes de ses sujets cl lc« lui n 
1er. Fardulfe employa n 
«es revenus au soula(!em«nt (l(K^ 
vrei, et l'autre k embellir fi^ 
so[i abbaye. La purtié il<! i, 
cl la sagesse de son ndmiiiistratioill 
méritèreut tes e1t>ge3 du saraM UeM 
et de Tbéodulfe, évéqnc d'OHAM 
Fardullè était lui- métiu> lièiinitrvri, 






i for 



et il composait d 

on n'a conserve de lai que iriù* piM 

publiées par Ducbcssc, mus tclt' 




FAR 

in ( Rerum francorum script. 
n. y tom. il , pag. 64^ et 646 ) , 

est aue inscription pour la fa- 
u palais que FarduÛe avait fait 
uire dans l'enclos de son abbaye 
' recevoir rempereur; la ti'. est 
e à la cousëcration d'une cba- 
^dt^ à St. Jean-Baptiste , et la 
ne épître k Charlemagne. Far- 
nourut le 11 décembre 806, et 
umë dans son abbaje. W— s. 
ÎË (Ste.) ou BURGUNDO- 
, vierge, d'une famille noble de 
mais originaire de Bourgogne, 
le d'AgneriCy un des principaux 
s de la cour de Thëodebert II, 
ustrasie. Elle eut pour frères 
ron , e'véque de Meaux , et St, 
ild , qui devint e'véque de Laon 
>. Elle eut aussi une sœur , Ste. 
ude. AgneVic fournit l'eroplace- 
t fit, vers G 1 5, construire tes bl- 
I du monastère de Faremoil- 
lont Ste. Fare fut la première 
e. Elle mourut le 5 avril (î'35 , 
e près de soixante ans , ayant 

au monde des exemples qui 
t âendu sa re'putation de sain- 
sque dans les contrées les plus 

«f» li' P E. 

iE(CBARLES- Auguste, mar- 
bla), naquit en 1644, à Val- 
[ en Vivarais ) , d'une ancienne 
rtre maison de Languedoc ( 1 ). 
meftre^e-camp d'un régiment 
terie qu'avait son père, lors- 
^rtit, en qualité de volontaire, 
I Hoiigrie, avec le renfort que 
XlV envoyait à l'empereur, 
fo guerre avec les Turks. Il se 
à leur défaite, au pissage du 
eo 1 (j64* a son retour , étant 
i sous<lieutenaut des gendarmes . 



FAR 



IDt 



y MTiîi de et nom un dat gtêndê da 
, Ai» le euaiurnrenieoi du unoême liè- 
• le règot d« Ucari lec , ptùl-fili ds 



de monseigneur le dauphin, il prit 
part aux combats de Senef, de MuU 
nausen , de Turkheim , etc. , depuis 
1673 jusqu'à la paix de Nimègue. 
Monsieur, frère de Louis XlV, le 
choisit en 1684 j P^^ur un de ses capi- 
taines des gardes-du-corps, et il rem- 
f)!it la même charge sous le R^ent. A 
a valeur et au mérite militiire , le 
marquis de la Fare joignait l'imagina* 
tion la plus enjouée, l'esprit le plus 
délicat et le caractère le plus aimable* 
Ses ouvrages le montrent tel que nous 
venons de le peindre. Gomme poète , 
il a associé son'nom h celui d'un ami 
dont il partage en quelque sorte la cé- 
lébrité (f^oj^. Chaulieu.\ Tous In 
biographes ont répété, d'après Vol- 
taire, que le talent de la Fare ne s'é- 
tait dérebppe qu'à l'âge de près de 
soixante ans , et que ses vers étaient 
incorrects , qu'ils manquaient surtout 
de précision. Ce jugement, quoique 
renau dans le Temple Hu- Goùt^ 
pourrait bien ne pas avoir été ap« 
prouvé par le dieu qui y préside. 
Ceux qui n'ont suivi que son inspira- 
lion pour prononcer sur les poésies 
légères de k Fare, y ont trouvé, et 
cous j trouvons encore Télégance 
quelque fois ; mais toujours la douceur, 
la facilité, Tabandon , qui sont de l'es- 
sence de ce genre, porté au degré de 
perfection dont il est susceptible-Saint-- 
Marc, dans l'édition qu'il a publiée 
en 1 757 , des Œuvres de ChauUeu, 
relève avec raison la critique trop peu 
judicieuse de Voltaire. Il est plus na* 
turel d'admettre que Chaulieu , recon* 
naissant dans le compagnon de sa jeu- 
nesse le germe d'un talent aimable , lui 
donna lÛée de se livrer k un génie 
de poésie dans lequel lui-même vit 
quelquefois ses succès balancés par ce 
compagnon, cet ami. D'ailleurs, est- 
ce à soixante ans qu'on exprime pour 
la première fois ses pensées avec cette 



FAR 

r de coloris, cette modeste 
e qui faisait diii' 3 la Fare, 
inr de sps propres yen ; 



s du E 



Presque loiiks les poésies 
auteur (etuu croit qu'il y en aeiibeaii- 
roup de perdues ) , purteiit ce cdtae- 
lêre de douce iusouciaoce et d'aimable 
giiîlé, qui iMppellpulà l'esprit ie molle 
alque faceiam d'Horarc. Il estD^ligé 
comme (îli a II lieu ; fu un mot, il a quel- 
ques-uns des défauts, de même qu'il 
a plu-icurs dts qualités poéliques de 
SOD modèle; mais la physionomie du 
talent, si l'on peut s'exprimer ainsi, 
est beaucoup moins marquée dans l'i- 
mitaliur. Les meilleurs vers delà Fare 
sont ii^dubilablcmentceiix qu'il a faits 
paur madame de Caylus. On pourrait 

qu'une de ses cpigramines : Autrefois 
la raillerie, cir., pour indiquer ses 
priucip»ux titres littéraires à la pos' 
(crilé. Les Mémoires qu'où a de lui 
sur les principaux événements du 
Rég'ie de Louis XI F { Rolerdam, 
1716, in-8 ., Amsterdam ( Paris ) , 

siuccrilé et une liberlè qui ont fait 
dire que e'élail quelquefois l'ouvrage 
d'un courtisan itiéconlent. Ils sont fai- 
bles de plan et de style ; mail on y 
trouve de la jusicîse et de la raison. 
Ccqu'oiidoii regrelter, c'est que This- 
torien n'ait pas cousacrd pliis de 
douze pages à la Fioude. Si la Fare 
fut sensible ans juuissaoces de l'esprit, 
il le fut encore ]>lus h celles de l'amour 
et de l'aniilié. II eut, dit-on, une pns- 
sion tendre, roiislante et délicate ^lour 
nudame de U SaUliéie, ChauUeu . 



FAR 

me lequel il avait symfwtliif aM^ 
lue de goûts el de sentiments . fut fo^ 
lui un véritable ami, et le pleura Hicfc- 
remrni lursqu'U le perdit, en I7il> 
i l'âge de toisante - huit ans. I^i tn- 
ductioiis de la Fare sont U partie fu- 
ble de son très mince bat-age poéit- 
que. Ou a encore de lui un opéra, 
PenShée , dont le duc d'Orléans avait 
fait en partie U mu-ique. l) lais» uu 
GU qui devint marérbal de France , rt 
un autre évêqnc de Laon. t^i^i. 
FABKDH. r. lai* Finenu. 
FAREL {Guillaume), neàCap 
en 1489, vint de bonne heure 'a P«- 
ris, régenta quelque temps a" eoll^ 
du cardinal Lemoioc , et se fil chauer 
de Meaux , où il semait les prinDpei 
de Luther. Apris les avoir prmà 
et eicite' des troubles par suu sUe fc- 
naiique dans le Dauptiiué, à Bile, i 
Berne , â Monibelliard , à Slrasboors, 
à Meurchâlel, a MelE, dans le b^ilh^ 
de Morat, dans l'abbaye de Qiant, 
il vint s'établir à Genève, et fut un dci 
principaux instruinenisdvh rilîftiMi 
lion de celle ville , oii il alùra Gml 
Il y acquit asseï d'auiorite pOW iflj 
verser les autels et briser les îuwbH 
eu plein jour , sans épargner dans ion 
ïële iconoclasie une StAlne de Otaflf 
magne, placée au frontispice de b prifr 
cipale église. On l'avait vn à MoM- 
belliard arracher au mitien d'une prO' 
cession une statue de'S. Anluine de 
mains du nrèlre qui U portait, fth 
jeter dans la rivière. Il apo*tru(^ 
dans les rues les prêtres qu'il tronnii 
portant le viatique aux maladvii. Il Û' 
suliait publiquement les predictleM 
CD chaire, et inierrompAil l«vnl(^ 
mons ; cepcDdani une dùpvle avl 
Cène le Glctiasserde Genève eu i53A 
Il se relira à Baie , pnis k Nt-ottUnt, 
se maria à l'ige de soi\aolisiiritl aM| 
eut même un Gis au houl île cinq anl 

et Htouiut en )5(J5. Os i'Mg|& 




FAR 

sme et de sabeJ obi ; mais 
stifie par les sy ae Lau- 

t de Berne. Ce un homme 
i?oir médiocre ei d'un hna- 
utré, que ses partisans avaient 
i ia peine il mode'rer. On a de 
ques ouvrages peu intéressants. 

T— D. 
ET ( Nicolas ), un de ces au- 
lëdiocres qui durent toute leur 
:é aux satires de Boileau. Cha- 
rappelle ces vers : 

Ul Mtrcfoi* ^Va ^t «ree Fartt 
oa«r de Mt Tcr* les nmn dTva cab«ret, 

looup de personnes 9 prenant à 
t ce trait épigrammatique , ont 
[ue Faret était un ivrogne. 11 ne 
i pas les plaisirs de la table ^ 

ne donnait dans aucun excès , 
tait même d'assez bonne com- 
. Il dit à ce sujet dans un de 
rrages , € que la commodité de 
nom, qui rimait trop bien avec 
tret y était en partie cause de la 
lation de buveur que les poètes 
emps, entr'autres St.-Âmand , 
ami y s'étaient avisé de lui faire, v 

né k Bourg-en- Bresse ( les uns 
en 1600 y les autres en i5g6)y 
i quelque temps à Paris sans 
ir trouver de l'emploi. Ayant fait 
ssance avec Boiirobert , qui était 
n crédit y il entra comme secré- 
Ims le comte d*Harroiirt, à la 
e dnqœl il eut le bonheur de 
iHwr. On raconte que le cardi- 
. Richelieu , sentant la nécessité 
iser la maison de Lorraine, dont 
ni el le pouvoir lui portaient 
«y suivit le conseil que Faret 
lonner par fioisrobert, et sema 
■KDt la division dans cette il- 
fiuaiUe, en comblant de biens 
inces c^ts au pi^udice de la 
ke aînée. Par ce moyen, le comte 
XNirt se vit prom[)tement élevé 
fcmiers emplois ^ et il ne fut 



FAR 



155 



point ingrat envers Tadroit secrétaire 
à qui il était redevable de cette rapide 
fortune. Fnret était liétvccVaug^Sy 
qui lui avait d'abord rendu le service 
de le produire dans le monde , et en« 
vers qui il se comporta, dans la suite, 
de la façon l.i p!u<i généreuse. Il fut 
également l'ami de Molière le tragique, 
de St.-Amand dont il a été parlé plus 
haut, et surtout de CoëlTeteau. Polis- 
son nous le représente sous les traits 
d'un gros homme de bonne mine, nui 
avait les cheveux châtains et le visage 
haut en couleur ; nous ne voyons pas 
trop ce que le portrait , ou plutôt le 
signalement d'un mauvais écrivsiin en 
prose et en vers peut avoir de cu- 
rieux aujourd'hui ; aussi rabrégeons« 
nous de moitié. S'il fallait en croire 
ce même Pélisson, Faret aurait eu 
« l'esprit bien ùkit , beaucoup de pu-« 
» rclé et de netteté dans le style, Ix-au- 

V coup de génie pour la langue et pour 

V l'éloquence.... » Beaucoup de génie ! 

Et ToUÀ l'wtemeiit comme oa <crit lliUloirt f 

Heureusement nous savons à quoi nous 
en tenir sur les jugements des contem- 
porains. Faret mourut à Paris , d'une 
nèvre maligne , dans le cours du mois 
de septembre 1646. Les bibliographes 
nous donnent cette liste de ses ouvra* 
ges : I. Histoire chronologique des 
OUomans, 1611; IL Histoire ro- 
maine étEutropius , traduite en fran- 
çais, i6ai j III. Des vertus néces- 
saires à un prince Dour bien gouver- 
ner ses sujeu, iO!i3; IV. Recueil 
de lettres nouvelles , i6;27 ( le même 
Recueil en 2 vol. avec des augmen- 
tations, i634);V. Pr^flce au-devant 
des œuvres de St.-Aniand, 1629; VI. 

V Honnête homme, ou l'^rf de pléira 
à la cour, i65o,in-4^; VIL Poe'- 
sies diverses insérées dans les re- 
cueils du temps. Faret fut membre de 
l'académie française ^ h la foudation 



^^H 




Hi^^^H 


i5,', FAR 


FAR 


rtc latjiicll.; ii cou 


itriLua beaucoup, ut 


pes, rasa tous les forU >i« anraicnl 


,lo.,t il rédige.». 


cmc les premiers sta- 


pu rarréter dans ses courte» , pilU Ol 




F. P-T. 


démanKla Sl.-Pol , éAwà sur Akbr- 


FAREVDY( 


/^oj-e::KiiALïLBEn 


ville, Gt tirer sur l'aim» du roi. Cu 


Ahmed ). 




boulet porta même assci pri^s du u- 
rosse de sa majesté. Il « comporta 


faR(;\m;a 


Li.r. AI.FERGAN. 


FAHGÉS, m 




dans Hesdin comme un lyrau vifiais 


<^<.^V^r.■^M,„s 


lA„iJs XIV. U mérita 


et cruel. Les mari» el les p^rps ctaicnl 


i,,e™nn.-.is..,nr, 


'|>i]|ili<jne|iar unirait 


obliges de lui cachi r leurs Tcmmes A 


rie gciieio.>i[e li 


"1' '■"<■ po""- oc piis 


leurs Glles. D'un mol. il (»roy;iil ■ U 


êlrc cilé ; ceiiii 


1 en 1709. Ou sait 


mort tous ceux qui lui purjiwûenl 


qu'jbr» une cri: 


leJle disette ajoutait à 


suspects, 11 désignait ses victimM en 


tous Ic-s lli?':inx (le 


iiH Id Fiance serobbit 


leur frappant sur l'épaule d'uu air aai- 


accablé.-. Le mil 


lislre de la guerre se 


cfll , et en leur disant : ■ Mon ami. 


yojxil dans l'u 


npossibiliié de faire 


■ il faut que nous moorioJiï, loi ou 


dans l'inlcricur 


les ri p provision nc- 


B moi. B Comme il était «uacbé au 


meiils rccrsyain 


" po'<r la campagne 
es, snns attendre du 


prince de Coodtf , il te fit compmdn 


proctainp. Fi.if; 


dans la pais des Pyrénées, el saflU 


gouvernement n 


i argcDi ni garaniie , 


de la ville emportant quatre nui^NH 


Mas m dcmjud' 


If nièine , se procura 
1 p.-ir «oi, seul crédit 


11 Tint étaler à Paris unlMeioMUl 


dui IVliMni;cr i' 


Louvois le Gl arrêter, SOÎI pour It rH 


t.. Il- lis . ail- r 


......Mires à l'armée. 




].■■., , 


. X. lient élrcachc- 


dans les nvres, comme i'ui nonce son 


ri ..■ . i 


Mriiicomptantîil 


procès , soit pour le punir 4'avoir £111 




,iK]lri„f^.Fn.7.o, 


tirer sur l'année du roi, et pourdiiii- 


i: ' 


• ■!'■ liiiirrapes pour 


ner oiie mortiHiation au prince <1< 




■ ■■ l.i (.jmp;icnecei)E 


Condé auquel il éuit atladié , eomot 


uni. ,".■ ..,,,. 


, i.,„i,i;,™„pc- 


on le disait alun dans le pnbbc II 


idlmii .ji r-i (. 


-. %v:t6tMmc, 


fol conduit à Abbevillc , mis ans tôt. 


rjii'il iiKiiiiii'l >,i\i 


■i iDrtLiue. C. G. 




FAi;i;i !■../■ 


, F.Minr.uE. 


des JUECS du nrésidial, qaiU: fit pCDdM 


F\l',C,l 1 s , 


l;Ai.r„,..BDiiî.Cel 


le -i-j mars i665. Son airdi portC qifl 
est condamne pour crime (le pcculaT, 


.lli-'.,i!.r t.,' .1 


.■;...nlMmplc soldat; 


1 ■■ ' " . ' ■ 


i. W, livres, où il 


larcins , faussetés , abtis et malversi' 




i'. 1" ileprcdalioiis , 


lions commises à la fourniture du ptia 


.!■■. .; 1 1. 


;.i:,si„, painpesaut 


à la garuison d'tiesdLu et aiiim tm< 


cr rulh.,n ii>n 


la leiid^it malailes. 


pes. T— 0. 


11 d-.ïiiil major 


diirecimcntdeBcilc- 


FABIA ( Autoikï de ) . faovoi 


Uun,. s.^liru 


M J,.ns Hesdiuavec 


aventurier portugais , n.iquit 1 li»- 


Ie^iul.l■lil.Llii^ 


iéi'e, son Licau-frère , 


bonne vers l'an i3o5. San!» fettsM 


niajor de Ij |.ij 


ef, en lit fermer les 


en Europe, U alla ann Inilo, tt 
i53o, cherebcr des resiojirw» pA 


]pOrl« Jiii iiiiiilr 


de Morciquienelait 


i;niiv('iii<ni ; l> 


M'iiilit à (Iojh Juan 


d'un gentilhomme de ses |i4r«i» ,çi 




!i.i !.- priï, refusa de 


était alors gouverneur da iMlll 


''„' '.,.■'■..' .',:. 


1 miit iiidcpeudant 
■ Il in.i;ueiiitionaTCC 


Arrivé dans letic TÎile , 3 f 4MH 
aussitôt des m^rrhandiie» cl A^M 


1, ,,,,li[,.,l M.' 


.nh.llicvadestruu- 


i^l, il équipa uu pelil bâdmJH 



FAR 

Ix-liuît Portugais, ses compa- 
de Yoya^, 6t Toile pour Lu- 
lUe de la dépendance ou rovau- 
Siam , où il espe'rail delMter ses 
indises avantageusement. Mais 
XNichure de la rivière de Lu- 
i fiit attaqué par on corsaire 
f (pli , après lui avoir tué qua* 
e ses Portugais et pris ses mar^ 
ses y coula à fond um bâiimenC. 

avec quatre de ses oompa- 
» pat à peine se sauver à la 
Ayant gagné le rivage , ils vi-' 
lu point du jour , une barque 
toyait la rivière. Les rameurs 
irent leurs crîs de détresse et 
t i leur secours. Une charitable 
ne qui se trouvait parmi eux , 
disait sur ces côte^ un com- 
de sel , amena les Portugais 
Ile, et, après les avoir bien 
pendant plusieurs jours, les 
manda à un capitaine qui les 
sa h Patine. Faria avait appris 
In qui hii avait enlevé avec sa 
B tovtcs ses espérances , et qui 

uns dans l'impossibilité de 
itter avec ceux qui lui avaient 
êàk k Malaca, ne pouvait être 
fiuneox corsaire Ca ja-Azem , et 
[ juré de le poursuivre par terre 
mer josqu*â ce qu'il en eût tiré 
geance la plos complète. A Pata ne 
TB le moyen d*éqinper encore 
re bâtiment, et, suivi parquel- 
jenncs gens que ses discours 
t enflammés , il commença 4 
irir les mers à la recherche de 
jeia. Devenu corsaire lui-mé- 
ie sknala par un grand nom- 
espions. Son nom était b ter- 
e tons ces pirates indiens, et an 
le quelques années , après beau- 
f aventures , de comoats et de 
rs, il rencontra enfin celui â 
avait juré nne haine étemdîe , 
et u propre main, et s'enn- 



chit de ies dépouille^. Nous ne r^p- 
porterons pas tons les exploits de Fa- 
ria ; nous nous contenterons de rap- 
peler deux de ses iaîts les plus re- 
njarquab!e>. Devenu riche , Faria na- 
viguait avec iuie p< tite escadre com- 
posée de plusieurs jonqî;es. Une tem- 
pête les ayant dispersées, une de ces 
jonques alla se briser contre la côte. 
Les naturels y s'empar;)nt des Portu- 
gais qu'elle contenait , les menèrent k 
la ville de Nonday. I^ mandarin qui 
y commandait condamna ces malr 
hmreux an supplice. Faria , qui avait 
abordé au même rivage , ayant appris 
cette triste noov^lle . écrit au man- 
darin pour rédamer ses compagnons. 
Grlni-d ne répondit que par des in- 
jures, et ordonna qo'oA les fustigeât 
cruellement. Faria, outré de cet af- 
front , se met à genoux , implore le 
secours du ciel ( c'était to*:)ours sa 
coutume avant de se battre , , fait U 
revue de ses soldats , qui pouvaient 
monter â trois cents , puis il s'avance 
jusqu'à la vue des murs de Nonday , 
et jeLi l'ancre. La descente s'étaut 
faite sans aucune opposition , on mar- 
cha vers b ville. Tout à coup des 
troupes , composant à peu près 1 5oo 
hommes, et commandées par le man- 
darin , vinrent s'opposer â leur p-ty 
sage ; mais le feu des jonques et cdiit 
des troupes de débarquement les dis- 
sipèrent bientôt ; le mandarin ftit tué 
d'un coup de mousquet. Les Portu- 
gais alors , tout en poursuivant les 
fuyards , entrèrent dans la ville. Faria 
ft'etant (ait conduire aux prisons , dé- 
livra ses camarades, et ayant accordé, 
pendant une demi- heure , le pillage à 
ses soldats , il fit mettre le feu â la 
ville qui fut bientôt réduite en cen- 
dres , n'étant bâtie que de sa pins. Fa ti- 
é de mener uue vie errante , com» 
!é de richesses , k la prière de deux 
riches Portugais , Faria alla s'établir 



^. 



i56 FAR 

â l.Mrnpo , m'i le Parlugal avait alors 
11.' nicDie cuhibscincnt qu'il a eu de- 
puis j Macau. Les graLulcs victoires 
de Faria, lis services qu'ilavail rendu 



n dcliv 









plus fsmetix pirates, le firent rece- 
Toir arrc les nonneiirs le.s plus ilis- 
tiiii;iie's. Il y vécut iii. iiioi.s au milieu 
de l'abondance el des plaisirs; mais 
bientôt son esprit luthulcnl lui fit 
chercher de nouvelles aventures.il se 
proposa d'irilever drs Ire'sors immen- 
ses r('nfciijies,di*ait-oii,dans 17 tom- 
Iicaui d'aulanl de rois de la Chine; 
ils devaient se trouver dans l'île de 
Cilempbny. Il s'embarqua de noii' 
ïc,m,rl, :iprès qnalie-viiigtS joilrs do 
rcliNriiis , il iriniilil.i devant cette 



il.'. 



s 1m. 



!'lii"in 






(■ de SI 



.lus, s 


i'ui]Miéiciit (l'une espèce de 


irmple 


et d'un erraile qui le gardait ; 


;is en e 


mpofièrent quelques richesses 


r,v,.r i 


r'|ier:iiKe ilVu prendre bien 




1,. I.niin,,,;;,. mh n'ayant 


l»i .),) 


l'h'r l'i j (■ ni pense; à le 


t iiK- l; 


mI'i . "l'.i-n .viTlLl ses trois 


' ' '" 


■.Mi.,,n., .. Des feui qu'ils 
■ : ■' ''uui' la nuilios- 




.. . : .II!- Jc5 pays voi- 




iiii _i 1 1 1 il. SQ trouvaient; 


cl'.- bi 


Il 'iiii.' io lendemain Faria, 




etour, voyant devant lui plus 


.1" 5o 


00 ennemis, s'embarqua à la 


Mip ^ 


ic ses l'iirlujais ; mais, pour 


r.>TI,l.l 


di- iiMll„.m , jl s'clcva une 




■ .MU|Hr i|.ii le jeta contre 


l.-r... 


<i..-in| |...|itin;>eV<.blemeDt 




,..ii. .!.. -e- tompsgnoDS. 


1 . 


1. i ■ . .. .iKiispresdeqiia- 




- h.ji.ictèreavailéttf 




, , 1. :. i-mieeldecruau- 


!"'■■ 


1 J,. |,].(., ^,. : ir^urail eu 


duLLiL' 


ii.l- .{ t..^ ..-,! leur avait 

liui: ûuUl. dirti;tiuu. Tous ces 



FAR 
laits sont lires des Mémoire B de Men- 
dcz Pinto, qui l'aircompagua daus ions 
ses voyages et fui témoin deia iBDTl, 
lui seul s'etaut sauvé de b lenpàs 
avec quelques Poilugais. B— *. 

FAltIA ( Tbomé de ), iMf â IJI- 
bonne . y mourut le 33 octobre iG-Ji. 
Il ^Uit earnic, et, aprè» amr ifaut 
par les dignités de son ordr«,jl fal 
nomme' coadjuteur de l'arcbev^ne J( 
Lisbonne, avec le titre d'cvèqoc i» 
Targa. Il est auteur d'une IrailuCÛa 
de la Lusiade eu vers laiiDS. Un V«t- 
lugais, homme de goût, dont non 
adoptons le jugement avec une enliài 
conhance , trouve que cette IrtdurtiM 
est d'une rare eiaciiiude , i{u'elle ai 
écrite avec cl^ance ei pnicié ; mm 
([ue bien souvent U fiircc et I* con- 
cision du Cumocns disparaitseot sorn 
ta plume un peu diSuse de F*ria. Ij 
Lusiade latine a paru pour i» pre- 
mière fois à Lisbonne, en i6-J3,m 
8". ; elle a été réimprima dsot U 
5'. volume du Corpus muSIriumfm 
tarian Lasitanorum. L'édÏMor, Id 
Dos Reis, a joint à celte 1 i1iiii«illfl| 

trouvera le catalogue de ses auimw 
vragrs, que nous nous di«pcnserca! 
d'indiquer ici , parce qu'ils sont M 
sans importance , ou cucore iiié£ll 
B— M. 
FARIA DE SOUSA (Mahou), 
eélèbre historieu et poiie cuttHu, 
naquit A Souto en Portugal , dans II 
province d'entre Miuko-y- Oontti 
d'une ancienne et illustre Emilie. Sa 
talents furent très précoce», el ««» 
que Fort iolirme dans son enb 
apprit parfiîlcmeni à deuû 
peindre. A l'ige de neuf » 
père t'envoya à l'université dt fil 



■xs et la phikisopbie. 
à peine atteint l'ige de qnitani 
qu'il entra eu qualité de gi 




FAR 

tbez dom G. Gouzales , ëvcque d'O- 
porto-, sous la direction duquel il se 
perfectionna dans les sciences. C'est 
dans cette ville que s*étant épris d'une 
jeune personne Tamour développa son 
talent poétique. Faria en fit les pre- 
miers essais dans un poëme où , sous 
le nom d'Albania , il célèbre la beauté 
de celle qu'il aime. Il se maiia en 
i6i8f et la mort lui ayant enlevé son 

Îrotecteur, il passa à Madrid avec sa 
tmilif • Il fit son premier début k la 
cour; mais son humeur indépendante, 
son ton brusque et son abord sé- 
▼tre n'étaient pas des moyens pro- 
pres a lui attirer les grâces et la fa- 
Tcur. Désirant revoir sa patrie, il 
letonma en Portugal , où les désagré- 
■KOls qu'il essuya l'obligèrent à fe- 
Teoir à Madrid en if)3i. Dans la 
méae année il suivit, en qu.ilité de 
■ecrâaire, le marquis de G^stel-Ro- 
drigo dans son ambassaric à Rome. 
Ses vastes connaissances lui méri- 
Iftreot la considération de tous les sa- 
TMits qui entouraient Urbain VIII et 
, cdie de ce pontife lui-même. Quel- 
ques différends s'étant élevés entre 
Jm elle marquis, il le quitta inopiné- 
BeDt, et revint en Espagne. Arrivé 
i Bineloiine il trouva que ce sci- 
|BCur, piqué de son brusque dé- 

E, avait obtenu un ordre pour le 
I arrêter; heureusement la pro- 
•sdioB de ses amis de Madrid lui fit 
llieBtét rendre sa liberté. De retour 
daos la capitale il se livra entièrement 
«K lettres, qui lui firent toujours nc- 
l^igCT sa fortune. Il obtint cependant 
me modique pension de Philippe IV 
dla crois de chevalier de Ghrisl. Fa- 
su âail^un homme un peu singu- 
Ikr. Non content de penser et d'écrire 
«B philosophe , il en avait adopté un 
trop scrupuleusement le cos- 
; et commit une certaine origina- 
tté est presque toujours inséparable 



FAR I "r- 

des grands talents, ni les prières de 
sa femme, ni les instances de ses 
amis ne purent jamais le faire con- 
sentir à se défaire d'une longue et 
épaisse barbe qu'il porta tant qu'il 
vécut, et qui ne rendait pas son ex- 
térieur bien prévenant. Cependant il 
était franc et sensible , et malgré son 
abord sévère, quand il se trouvait 
au milieu de ses amis, il dérogeait 
de ses principes , et se livrait à 
l'enjouement. Son application assi- 
due et sa vie sédentaire lui causèrent 
une rétention d'urine dont il mourut 
k Madrid en 1647 y H^ ^^ cinquante- 
neuf ans, dans un état peu difTcrcnt 
de l'indigence. Après la dissection de 
son cadavre on lui trouva dans la ves- 
sie cent cinquante pierres tant grosses 
que petites. Des deux filles qu'il laissa 
l'une se distingua par son talent dans 
la peinture, talent qu'elle uc devait 
qu'à son génie et à son application. 
Faria n'a écrit qu'en espagnol. Ses 
principaux ouvrages sont: I. Dis^ 
cursos morales y politieosy 2 part, 
in-ia, Madrid, 1 6*25 et i6a6 ; II. 
Comentarios sobre la Lusiada , 
Madrid, 1609, a vol. in -fol. Ces 
G)mmcntaires , auxquels Faria In- 
vailla pendant vingt-cinq ans, ser- 
virent de prétexte à ses ennemis pour 
l'accuser devant l'inquisition. Ils pré- 
tendirent que Faria avait expliqué 
dans ce poème les divinités du paga- 
nisme dans un sens qui faisait allu- 
sion aux vérités de la religion chré- 
tienne. Mais ce tribunal, ayant exa- 
miné l'ouvrage , reconnut et déclara 
l'innocence de l'auteur. Il fut moins 
heureux avec l'inquisition de Li>- 
boune, qui, par Tignoraiice des ré- 
viseurs , condamna l'ouvrage , it 
n'accorda à Faria que la liberté de 
se justifier. 11 le fit dans l'ouvrage 
suivant; 111. Defensa por las Ot- 
meniarios sobre la Lusiada, Mh- 



IW 


FAR 


.Ind, ifi.io 


in fol.; mais le livre 


rcsla loujuit 


s deftiidu ; IV. Epi- 


tome de la 


ffàtorias Forlapta- 


sax'JhiUmc 


dePan„f,a\), Madriil, 


i(w,(i , itlT 


1 ; lirmellcs , 1677 , 


,--.(■.. r,.iu. 


Hi-loire rjodoit jiis- 


q,i'..„..-nr, 


1 ['»i Mi'i.j'i, et est très 




\:i vtr.iiLle cl Imparlia- 


]ltr >k l'.iillci 


, ,u,iM que pour l-eru. 


ditiaii (1 1rs 


s.R.s K.|le,ion» qu'elle 


nnloii,.... D 


IIS IVaitiun de 17S1 , 
1 II meilleure, elle est 


ni-lul...)iijc 


conliiiiiw iii 


|ii'à 17:10. Outre cela 




cn-lj[iûn très cirCOnB- 


taiicitc (ÎC1 c 


ip(',liiiùns de dom Sé- 


La-rirn m AfiiTio, cl à la En àc 


d..i'iiirili.i|)i 


'.' un liouvc une siiik- 


cbiriiKjlijçlijl 


c dis hisioires Mcree, 


ei'L'k':i.<Mi'i|iJi' 


jii'uf.ine ei des prioci- 


JI,>„X t^VL^Iini 


uiis; V. Imperio de 


in6-Ai>ia.vc 


ihurn Evang,elica por 


/(Jî lieligim 


os de la Compaiua 


de JciUi jii 


qu'eu iG55 , d'abord 




ini'do , publicc et mise 


e,M,r.i;,.,- 


F,iii.i, Madrid, i643, 


i...', .;l,„l>i 


..ic, .77,3, io-fol. Lm 


oiivr.i-ci ■.III 


aiils sont posthumes; 


\l. EL Jsi 


Porlueiiesa, 5 vol. 


iii-lul., U>\n, 


nnr; le .". ce 1666, 


le'2'.eH i(i- 


,li-5'.cri.6i5.Dd.is 


tr ,-. vulm 


c Kiria suit l'histoire 


j\miii'(iil lîir 


os l'a conduite; la con- 


lli,,;,. d.ai. 


(■ -r. depuis le lEmp* 


,.n elle il.' 


iari'us liiiit (quelques 




l'i'lciideiit que dans ce 


■..=. voIlihic I 


i Miivi l'histoire de 


Uiim;; !.: 7. 


. c.rili..ol ce qui s'est 


|-.1>M' SIIII5 k 


irds Pliilippcs; Vlï. 


It Eiin'pii 


Purtit^ussa jusqu'en 


1 ■Y>' , l.islii 


itii:; le 1'^'. volume en 


ili^H, Iv^' 


eu i(»7r). Ce livre est 


IMi'i.;;.- ni 4 


p.iitics; le 1". coii- 


[inir (!i'(niis 


■ driiinc ju.qu'à Henri 


c.mL.dc l'ui 


ii^;il.H le 4 .eiubr.isse 




s<l<'>|Miiiccsdelani3i- 


.-mi a'Wiir 


r; Mil. El AJHca 


/'urii/gi/L.H, 


l.isLooDc, 2 parties. 



FAR I 

i68t ; IX. El America Pom 
guesa, qui o'a pas éti imprioM 
quoique Lenglet en sup|)ose une M 
lion de iC^4- l''A«ie nOitugaùeaH 
lient l'histoire de t'élablisMimcul H 
Portugais aux ludcs orientales dead 
le premier voyage entrepru piW V» 
co de Gama eu 1 4^7 iusqu'to iG^A 
Celle hisluirc curieuse ei inUri» 
saute a cl^ traduite en îtAlieu , tm m- 
glais cl en français. iDdependm 
ment de ces ouvrages Ftfia » c» 
core laisse sept volumes <le foééeL 
sous le litre de FuenU dt A^ 
nipe rima.1 varias ( La ft"^T^m 
d'.4ganipe, on Poésies ïivcFMa).!. 
quatre premiers voluraci Mit n 
Madrid eu 1644. i64&.Gc>p 
coDsisiGol en sis ceiiU Mti_ 
douze polîmes , vingt cgiopiet Bljl 
grande quautilé de chinsons tt'iB 
madrigaux , la plupart sur itct » 
jets encore neufs. Dans cra aamih 
tious l'auteur se dislingue en guAd 
par la beauté' des Images , féatt- 
gie et la pureté de son style. Il y m- 
rait cependant quelque di^bul à lii 
reprocher dans ses com[i<Hiliiins pstf' 
tiques. Dans son poème d'Albamcd 
prodigue trop les figures ; dans sa 
chausons il est souvent entortillé, <tl 



^M 



s de ! 

urel, et tout eu vivant ni m 
il tombe daus le gîçaotcuittll 



gr.-inds 



■ê. Si le mérite de 
obieuir I; 

ii la laveur Jes roIs 
tant qu'il vécut Ibi 
iion de lou) ks savaaiit d 
de ses amis. 

F.ilUA { Mttiotx 
écrivain portugais, naqiiitâ 
en i58i uu ti*.). Dins n _ 
ncsse il passa à Evora,,«à, 
direction d' 

cl chanoine de la cathédrale 
ville, il lit itti cours du f! 




FAR 

igie, et fut reçu docteur 
ux facultés. Son oncle le 
it digue, et par sa cou- 
ses lumières , de lui suc- 
es dignités, les lui re'signa 
t se retira dans uu cou- 
uille sur son sort, Faria 
lour cela ralentir son ar- 
étude ; il chercha au con- 
[uérir de nouvelles con- 
et s'appli-^ua particulière- 
de des saintes écritures, 
;ie mystique, de l'histoire, 
oc, ae la géographie et des 
9inaines et portugaises. Il 
ces dernières une griiidc 

et passa pour un des 
plus savants de sou temps 
lismaliquo. U employa une 
ie des riches revenus de 
s à l'acquisition de livres 
recicux , parmi lesquels 
uût les ouvrages du Père 
snade^ traduits en japonais, 
iciens manuscrits en pa- 
tres en feuilles de palmier. 

formé chez lui un })elit 
I Contes sortes d'antiquités , 
(urtout d'une suite cousi- 
(Dounaies romaines et por- 
ria mourut à Evora, le iG 
655. On a de lui deux ou- 
1 n'en forment qu'un , iin- 
même temps : 1. Noticias 
ûj a vol. II. Farios dis- 
Uicos , I vol. , Ijsbonnc , 

^^y 179I9 '^'' édition. 
aiier de ces ouvrages l'au- 
avoir proposé d- s moyens 
r le Portugal à l'étal le plus 
traite de l'origine des titres 
oiries des Camilles nobles 
lume ; des monnaies au- 
Nt portugaises , soit gothi- 
cs et romaines, et il en 
flipreîntes. Il parle ensuite 
ilci unircrsités d'Espagne, 



FAR iSq 

en rappelant les époques de leur éta- 
blissement; de |j propagatirm de la 
religion dans la Guiné.e ; de la navi- 
gation des Portugais aux Iniles-Orien- 
tales. H fmit son second volume par 
donner les vies de vinp;t cardinaux de 
sa nation. Les Discursos poliUcos , 
qui forment le troisième volume de 
sou ouvrage, et qu'il ne faut pas con- 
fondre avec ceux qu'écrivit presque 
dans le même temps un autre Faria 
( Foy. Faria de Sousa), roulent 
sur des matières peu intéressantes de. 
nos jours , et contiennent les vies de 
quelques Portugais illustres , comme 
celles de l'historien Gouto , du poète 
Camoëns , qui sont des plus exactes. 
A la partialité près, sentiment trop 
patriotique qu'on remarque toujours 
dans les auteurs portugais , l'ouvrage 
de Faria est curieux et intéressant. 
L'auteur y déploie beaucoup de dis- 
cernement , une grande érudition sur 
l'histoire et la philologie anciennes et 
modernes. Son style pur, élégant, rap- 
pelle le beau siècle de la littérature 
espagnole. B— s. 

FARINA (Foy. BonacMÉE). 

FARINACCl ( Prosper ), célèbre 
jurisconsulte, né à Liome, eu 1554» 
de parents pauvres, fut néanmoins 
envoyé â l'université de Padouc , où 
il acheva ses études avec beaucoup de 
distinction. Après avoir pris ses de- 
grés, il revint à Rome, et y exerça 
la profession d'jvocat. Il comptait teU 
icment sur sa facilité et sur l'ait dan- 
gereux de présenter les objets sous le 
point de vue le plus favorable, qu'il 
se chargeait indistincteiueiit de toutes 
les cause:» qu'on lui apportait. 11 acquit 
de cette manière, en assez peu de 
temps, une fortune consi<lci'able , 
qu'il employa, partie à se faire des 
protecteurs, et partie âsatisfiirc son 
goût pour les vices les plus houtcux. 
Lorsqu'il fut parvenu , dit Tirabosclii, 






F iR 
procureur fiscal, jamais 
>p mollira |>1us aclirSaos 
la reolici'chc des coupables, aï plu» 
sévère dans leur puuilion. Cepeuiunt, 
il eiii besoin pour liii-uiénie de cetle 
indulgence qu'il rcfiis:iil aux autres. 
Accuse d'un crime odieux, il ne dut 
qu'aux iustarires du cordioal SalTJati, 
h grâce qu'il oblinl de Clément VI II; 
c( un prétend cgue le poulifc dil à cette 
uccasion , faisant allusion au nom de 
Farinacd : Je conviens i]uc la iàrine 
est bonne, mais k'9acc]ui la contient 
est bien souillé, F.irin.icci rachetait ses 
défauts par des qualités brillaDies. Il 
joignait à un esprit \i(, une inëmoire 
eiuunanle, cl une ténacité' extraordi - 
ii.tiredans le travail. Les ouvrages de 
droit qu'il a publics, ont servi long- 
temps de régie dans les tribunaux 
d'Italie; mais à mesure que la juris- 
prudence italienne s'est dépouillée de 
l'antique barbarie, on a cessé d'en faire 
la même estime , H on ne les consulte 
plus aujourd'bui. Kcuazzi a osé, l'un 
des premicrs.alt.iquer les fondements 
d'une ré|iulalion que le temps sem- 
blait avoir consacrée. Farinacci, dii-il, 
n'avait qu'une érudition peu com- 
IDunc; il avait moins appris par IV- 
tudc que pnr la pratique, et ce n'est 
pas duns les sources, mais dans les 
traductions ou dans les recueils iodi- 
pestes des jurisconsultes du moyen 
£^e qvi'il avait étudié les principes du 
droit. Farinacci mourut à Rome en 
1618, le 5'J octobre , jour de sa nais- 
s.ince. La collection de ïes ouvrages 
a Clé publiée à Anvers, 1620, et à 
Fraucibri, iG-o, i(}']t'i , i3 vol.m- 
liil. File rml^rrae : Tractalus de 
hfresi ; De immuinlate ecclesi(B ; 
Deciiinne-i rotœ romnna;; Beperto- 
rmmdeamtriwlibuj; Reperloriumde 
idlimh vvlunlatibus ; Praxis et 
iliroria crimiiialii ; Heperioriumju- 
lUciiile; Ciiiiilia; FragmenM; De- 



F%n 

cUionei; Varite qUKittoites ; TrA 
tatus de testibus ; Decisionm p 
thumie. 

FARINATO (Pawl), pdiiu«,i 
à Vérone eu i.'J'^iS, desrcnilait d 
famille flurenli&e des F«ri(ul) ^ 
Ubcrti , qui avait joue' un parn 
dans la guerre des Guelfes M d 
belias. On dit qu'après avoir < 
sous GiolGno, il alla à Venise vi 
ouvrages du Tiiicn et dti GfoicHBi 
S'il £(ut en juger par son iiyle, il w 
rait permis de croire qu'il a ca Mn 
Romain lui-même pour nullrr dtdfll 
sin. Il mourut en 1606, ^ deq^â 
vingt-un ans; toujours gaî, il te **■■ 
du sa vieillesse, et dans «W uUmI 
placé à Saint-Gcorfc, prb ila «M 
de Félix Brosasorci , il annaiiee ip/l 
a fait cet ouvrage à soixaDte-ttix-Haf 
ans. Cette composition représente U 
ninlliplicaiion des pains dans le dé- 
sert, et offre une grande quantité dr 
portraits de ses amis et de ses pa- 
rents. Ce maître est du petit nomurr 
de ceux qui , en nv^ofanl en !);<', 
n'ont pas dégc'néré. On n'en peut ('Jt 
dire autant de l'Albjiie, qui muiùiA 
tris-vieus , et vil tous le* joun àk 
clincr M réputation pendant les dtr*- 
niéres années de sa vie. 11 est ulaei 
remarquer que Fariusto,quia«Mlfli 
quelquefois un peu seceiua peu MA, 
ne laissa rien à désirer plus tard , f«* 
la finesse des contours , l'etailitw^ 
la vérité, et même ^r l'^ludt di 
paysage. Ses dessins sont e.itimci. 0> 
reebercliail même, du lemp* de &)■ 
dolfî , SCS premii'res p>'iit«i'S ri ht 
modèles de cire qu'il Ciisail p«iiir stf 
figures. On luiatrribueniiy OmifkH 
assis, iuiité tris savamment du Tan ~ 
du belvédèiT. Ses âioatiuns <t 
teinte brunaée qui 
travaille pour M.i 
Padoue. un nb^Erve soncrotd 
coin de ses tableaux uo litnapm | 




PAR 

*is pour devise. Paul eut un 
nmé Horace, qui s'appliqua h 
ure. Il vécut peu de temps, et 

pas une grande réputation. 

A— D. 
[NELLI y célèbre chanteur ita* 
quît il Naplcs le 24 janvier 
ion véritable nom était Char- 
sehi : ses premières leçons de 
ïil les reçut de son père. Ce* 
trouvant dans Charles toutes 
otîckms requises pour former 
id musicien f se décida ( ainsi 
ont plasîeurs autres pères en 
I outrager la nature pour don^ 
30 fils uue /voix plus souple , 
ellcuse, et faire, par ce moyen, 
ne. Farinelli se forma alors à 
In fameux maître Porpora. A 
dix*sept ans il Gt sou premier 

Rome en qualité de première 
se dans le thcâfre d'^/i- 
).I1 y chantait un air de flûle , 
; l'artiste qui jouait cet instni- 
asaait pour être un prodige 
m art. Farinolli, cependant, 
looceur de sa voix et la ra pi- 
les sous, obtint sur lui h vic- 
orslous les théâtres de l'Italie 
spulèrent ; et mis d'abord au 
s Elisi , des Gizzielli et des 
i, il le^surpissa bientôt en ré- 
I et en mente (si). Eu 1 754 il 
Loudres où il fut rrçu avec un 

ont et dant Ict TÎUe* rfri éUU Aa 
■•dait Ha lég«t, cVtairnt tira hniatan 
«• ^ib«a . rrmpliti lirai lr< rOlei de 
!«peadaBt. tout \e rr;;n« «le l'ir VC, 
ftccédcst mm\ fiillicitaiiooi de sa nière, 
priacrtM Br4trbi . un prrmit que dcf 
iMral pi 'r •UT Wt théilrrê de la capi- 
[■C Mr crM dri l«i;«liuni. 
I A p^a priu cmnmv «'eiprîm" . à Fégaid 
li , la d«^li-«rHarn^j d^nt i<»n Itùtoire 
■fue : ■ Oa |rnuv;iii d.ina sa yoi\ toutes 
\éê véaai»* , la fwrce , !.• ijoucur ri la 
pt M Hiétbode rt lit a l.t fnii ::rjtfieuie , 
: if'ane ei^i.inaair npuUt*^ Il cUit .iH- 
' t'iat cr ^1 avait paru (Jf chanlfarf 
i il •Hbiii|;uail w>u* crui qui renten- 
n tavanla . lei ÎRiiurAnu , ara ami« et 
bû. » Le célèbre Père Martini, en par* 
ckialcar eitraordinaire i «e ifri à pt a 
' CBpmtigHi. 



FAR 



161 



enthousiasme général, mais où il trou- 
va un redoutable adversaire; c*était 
Caflarolli. Ces deux célèbres chan- 
teurs jouaient sur deux différents théâ- 
tres. Pour mieux ju^cr de leurs ta- 
lents, on les réunit dans une seule 
salle, en les faisant chanter dans une 
même pièce. Dans celte pièce CafEi- 
relti représentait un tyrau farouche, et 
Farinelli un héros malheureux courbé 
sous le poids de ses chaînes. Offii* 
relli d'abord obtint tous les suff>ages; 
mais quand le morceau de Fai inelli 
arriva , le premier fut tellement saisi 
de plaisir et d'admiration , qu'oubliant 
tout-à-fait Sun rôle, il courut à son 
prisonnier et l'embrassa tendrement* 
Les effets étonnants que produisait, 
ainsi que nous le verrons dans la suite, 
la voix de Farinelli sur tous les audi- 
teurs, rendent assez vraisemblables 
ceux qu'on raconte des musiciens de 
l'antiquité ; et on ne doit plus douter 
qucTimothéeetTcr|>an'ire n'aient pu, 
par le charme de leur musique, arra- 
cher des larmes aux cœurs les pins 
endurcis. Farinelli quitta enfin Lon- 
dres, comblé d'éloges et de pré- 
sents(i). Leroid'Esp'ignc, PhilippeV, 
se trouvait chargé d'iufirraités d' puis 
plusieurs années; on cnitqiie le talent 
de Farinelli pourrait f «ire quelque dis- 
traction à ses maux. II fut aj)pe]é a la 
cour de M-idrid; et sa voix produisit 
plus d'cfT-t sur le monarque infirme 
que n'avaient fdit jusqu'.i!(irs tous les 
remèdes de l'art. Devenu nc( essaire k 
la santé de Philippe , ou lui assigna 
aussitôt des appointements considéra- 
blés. Son unique tâche fut, pendant 
plusieurs années , de chanter tous les 
soirs quatre ariettes, constamment 
les mêmes, d'après les ordres et l'u- 
nifoimitédu goût du roi. Durant le 
rî^Kiie de Pluhpp»*. les ina'iières;iima« 

( 1) Ou .1 «évalué a -K* m liv. ttf ri. U lelaliU d« 
ce «iii'il y gagaaii anaaeUeiiiroi. 

1 1 



l62 



[TAU 



Iilcs elle talent drFanDiili lui avaient 
attire l'cstiinc et U tonsid^ratioii de 
toLilc 1.1 cour; mail il ii'cKrça uofyc' 
l'ilabk influence que sons le régne de 
tan siirresscur. Il h (lui en grande 
|V-irtic à l'i laveur dont it jouUuilau- 
[irùs de \a reine , lorsqu'elle nVliit 
encore que princesse des Asturies , 
t';ivcur qui aiigmcula toujours quand 
elle occupa le Irône. Non conteote de 
voir son prul^ge riche clbicDaccueilli, 
c!!cTOu!aiti'cleTer;rocia5ion De tarda 
guère à se présenter. I,c bon et sage 
l-\rdinaDd VI avait heVité des infir- 
mités de son père. Dans le cotumeii- 
cemenl de son icgnc, surtout , il fut 
tourmenté d'une ptofonde mâancolie 
dont rien ne pouvait le {^uerir. Seul , 
enfermé dans sii chambre, à peine îl 
>■ recevait la rciuc ; et pendant plus 
d'un mois, malgré les instdoues de 
rcHe-ci elles prières de ses courlisans, 
il s'était refuse à changer de linge et 
-.i seljLSScr raser. Ayant inuliletneut 
('puise' tons les moyens jiossibles , on 
rut recours au Lilenl de Farinellj. Fa- 
rinctli chanta; le charme futcomplei. 
l,c roi c'niu , louché par les sons mélo- 
dieux de sj voix , cuuseutii sans peine 
à mutée qu'il voulut exiger de lui. La 
reiuc alors se f.iismt apporter une 
cruiï deCiililrava, apiès en avoir ob- 
tenu la pLTIuiïïion du monarque , l'at- 
Im lia de sa propre miin a l'habit de 
l-'ariuelli. C'est de cette époque que 
date son iuliitiuce à la cour d'Esjia- 
gne , et ce fut depuis ce moment qu'il 
devint presque le icul canal par où 
ruulaicnt toutes les gràrcs. Il taulce- 
]>eiidant avouer qu'il ne les accorda 
ipi'jii mérite, qu'elles n'étaient pas 
puui'luiroljjot d'une spéculation pécu- 
niaire , et qu'il n'abusa jamais de 
«un pOÉivoir. Ayant ubserré Tiffet 
qu'dvail produit la musique sur l'esphl 
du mi, il lui persuail.i aisément d'éta^ 
blir uu Kpteladc italien dans le {lalais 



FAR 

de Buen-Heliro , où it appHn \n plu 
habiles artistes de ritalie. II en fui 
nommé directeur i mais tics fuDctieni 
ne se bornaient pas là. Outre la^nib 
prejioudérance qu'il continiiail i att 
cer sur le roi et U reine, FuincUt éoi 
souvent employé dans jet tfturc* pô 
ltiiqucs;il avait de iréq:uentc> tovlé- 
renées avec le nûnist» La Bumi* 
et était plus pariiculièrementcotuidén 
comme l'agent des miniUre.» de diK 
rentes cours de l'Europe qui étÛB 
iniércssées à ceque le roi CathoUqu 
n'effectuât pas le traité de Cinille nj 
la France lui proposait^ Foy. F^H 
HAND VI ). Dans cette occoutw.fl 
Tues de Farînelli étaient do plwîiMP 
tes; ce traite ne pouvant alors uan- 
nie !i l'£spagiH , uniqnemcU occupa 
à cicatriser les bfessiu^qwtuiavjml 
ciusées les guerres de la snccesiÏM. 
Tant de grandeur et de bouiwor if 
l'cnt ccpeudanl troublés par 9u4qnei 
nuages. La reine , la meiitciirc prMW- 
trice de Farînelli, tut aot fois Ii&i- 
blesse d'écouter tes ennemis. Il j'en 
aperçut , et n'ayant pu trouver le mo- 
ment de l'entretenir, FarincUi, pu 
l'entremise d'unedeses dames, seul 
introduire dans unechambrcquicoi» 
niuui<[uait à celle delà, rdne; U, m* 
compagne desa guitare, avecdesHot 
touchants il expliqua la doulrar ^"i 
ressentait de l'injusle courronx de f 
souveraine. Celle-ci, attendrie, tt 
larda pas à reconnaUre le i 
dont la voix avait apaisé l< 
colère. On l'écAuta, et lou maoc 
ay.-int été reeonnue , ce ne fui f 
pour céder à ses instances, 
reiua consentit à pardonner 1 SMN 
neinis.Farinelli,9ansëlrepi ' ' " 
un homme instiuit, avait c 
obtenu de la nature r« utl Ëd^I 
prit délient cl cette éloqut 
et sans apprit, qui lienuDl i 
veut heu de tciïasa et «U uIcbU Q 



FAR 

joute a cela un ciraclcre doux y bien- 

fiisauty UD ton noble et aisé dans les 

oanières , et Ton ne s'e'toauera plus 

|a'iiD simple chanteur soit parvenu à 

exercer une aussi grande iufluence 

tans ooe cour alors une des plus flo- 

issantes de TEurope. I^in d'écouter 

K)ur cela un vain or;;ucil , ce fut sa 

Modestie surtout qui de'sarnia ceux 

nà auraient ru être un obstacle à sa 

ortune. Sa aéfe'rence et son rcs[)ect 

kinr les grands lui captivèrent rainitic' 

le la plupart d'entre eux. A l'égard 

le ses ennemis , il ne cherchait â les 

bnuaUie que pour les ubligcr : les 

raits suivants développeront mieux l«i 

icUessede son caractère. Un ç^mwd 

ei|;Drur de la cour sollicitait depuis 

Miç-temps une arobiissade que \o rm 

l'avait jamais voulu lui donner. F«in* 

lellî u'ignor^it pas que ce grand , 

Inoique doue des talents ncVrssnires 

iour occuper cette place, avait cherche' 

lui traire dans plusieurs occasions. 

Talfiré cela, oubliant tout ressenti- 

rnly il sut M bien agir pi es du nio- 

rque rn favcnir de son ennemi, 

*il obtint enfin pour lui la ])lacc qui 

il Pobjet de ses désirs, o Mais ne 

avffc-vousps, dit le roi à Farinclli, 

tfil n'est point de vos .imi*t'.' qu'il 

irie mal de voun? — C'cht ain*^i, 

re, répondit Farinelli, que je dé- 

T me venger. n Une autre fois, trj- 

iDt une des salles du palais ptiur 

idre chrx le monarque , il enleu- 

gardc qui le maudissait n haute 

toutrn pLiguanlla fjibicssedu 

-M d'accorder sa f.ivcut à un 

ble musicien. F.irinelli prit h 

f des informations sur ce garde, 

prit qu'il servait depuis trente 

s avoir pu obtenir un avan- 

quelconqu*'. \i\i sortant de 

ment du roi, Fariuelli lui 

un diplôme de colunel de la 

. M. Le ffiiàe confus^ stu- 



FAR 

péfait , se jette dans les bras de 
bienfaiteur qui, pour tuute répons 
ses expressions d'excuses , de rec< 
naissance , lui dit : u Un garde n' 
» pas assez riche pour fournir ai 
» équipages d'un colonel ; nous a 
» rangerons cela demain , car dt 
» main je vous attends à dîner chr 
i> moi. » Quand on a de si noble 
sentiments , on aurait tort de regret- 
ter une illustre naissance. L'anecdote 
que nous allons rapporter donnera 
une idée de raflabi'ité et des manières 
de F.irinelli. Son tailleur vint un jour 
lui apporter de riches habits com- 
mandes pour nu jour de gala : Fari- 
nellilui demanda son mém<^ire. Le tail- 
leur hésita un peu, dit qu'il ne l'avait 
pas , mais que s'il daignait lui faire 
1 honneur de chanter quelque mor- 
ceau , il estimerait cette faveur au-delà 
de toute récompense. Fsrinelli , sans 
mot dire, le prit par la main , le con- 
duisit dans son cabinet de musique, 
déploya devant lui tous ses talents 
comme il aurait fait devant te roi lui- 
même. Le tailleur extasie , après bien 
des rcmercîinenls , allait se retirer; 
Farincllirarrclaiitrobl'geade recevoir 
une bourse qui contenait le double de 
ce que pouvaient coûter les habits (i)« 
La mort de la reine et du roi, arrivée 
dans l'intervalle dVin an , jeta Fari- 
nrlli dans l'accablement le plus pro- 
fond. Il quitta ['Rspagne, et <e retira 
en 1 76a à Roligne , où il fit bâtir une 
superbe mai«ion de campagne hors de 
la porte dite de Sarragosse. Li il me* 
nait une vie tranquille, et recevait tous 
les étrangers de marque qui désiraient 
le connaître. Loin du tumiilte des cours, 
ses principales occupations étaient sa 
harpe et la cnlturede .^on jardin. Il en- 
couragea le Père Martini à écrire son 



( 1) Crtte anecdotr a fonrnî • M. Gnnrfë le •■j«t 
ilNin iuli opéra en ■■ acU, iatttulë Ufiouff» •< t» 
J4<//<«r, jt«4 au yi4àUf d«* VariiUi «n (•«{. 



1 I.. 



i64 



FAR 



Histoire de la musique, et l'aida de 
sa farlune à fyrruur Ij plus belle col- 
Icclioii d'ouvrages surN musique qu'on 
eût cricoro vue ( foy. Martiwi), Après 
avoir rcp.iDdu des tiii^uratts sur tous 
les malhtiircux qui l'onvironnaieiit , 
Fjrindli mourut le i5 juillet 1783, à 



l'a go de 78 



laissa qii un 
forlune, el c'est 
dernier qu'on a a[)j)ris(eni7yi) 
fails de cet arlicle ( f. 



eUi 



Bit 

FABISSOL ( AcnAnAU, Gis du 
MarJockéf), rallia, plus connu sous 
le aoiu de Perîliol, qui n'est qu'une 
pioiioncintion corrompue de FariiSul , 
comme l'a jirouve M, du' lîossi, na- 
quilà Avignon, vers le milieu du iS*. 
siècle. Il quilla sa ville natale vers 
l'aouec 1 47 I , el se transporta à Fer- 
rare; il y lix.i , à ce qu'il par.nîl, son 
domicito.sans cependant abandoonrr 
tout-à-fiiit Avicoon , où demeurait sa 

' i5a«. 

m posa ses 



I'" 



., qu-ll l- 






•i;liifrt;l orcchol ola\ 
c\"sl-à-dirc , i'Klil Traité des che- 
mins du monde, cl qui a cle' publie 
d'abord cii ln.'brcu,âVcuisc, cniSS^, 
Cl ensuite en licbreu cl en laliii, par 
Tlyde , à OsFord en \%i . Il a étc de 
nouveau imprime tu beljreu seule- 
ment à OITombacb, en 1^30 , el à 
Oxford, eu 17117 , arec la tradurtion 
el les notes de Hydc , dans le lorae i". 
du rtcuii! intitule' : Sjnliif;ina dis- 
fenatioHum . quas nlint.... Th. Ilyde 



scpa. 



eduUt. IJ- 



jir.LW 



u Vlldi 
incre. I.'cJilion de 
r • lir, rare. Fsrissol 

Mil hiil principal 
il I M-!. (il en diverses 
te des tummunautcs 



FAlt 

de juifs, vivant sous leurs louelll 
des princes de leur nation, cl il in 
Llil cctie flssrrliun sur df» Tccils ft 
buleui ou t%»%Mi, ou enfin i( 
tournés de leur v^riuUe sens. C 
traite, qui pouviiit avoir <)U(lqiiD uii 
lite pour 1rs juifs k lVpM]ue «n ià fa 
Gonipoié, parce qu'il rendait ecanpt 
des découTcrlvs (àiies depuis nn dem 
siècle jiar les navigateur» porlugatt < 
espagnols , sérail aujoard'nui dépav 
vu de tout intérêt, sans Ici nvlca H 
vantes que Hyde a joinlM i sa t 
dnction. I^ lecture du teiM cM f 
agréable, à cause da graad non 
de mois étrangers qu'on y rené 
et parce que le style en ctt« 
veut obscur. Farissol est 
leur de divers ouvragea 
t°. un Commentaire inédit siifl«0 
talenque , inliinlé : Pircki sckosthof 
mm, ou les Fleurs des Lis: a", un 
Coinmentairc sur Job, iroprim^ dans 
la grande Bible rabinique de VcniH, 
i5[7, et dans celle d'Aïustcrdjin. 
1 734 ; 3°. un Commentaire inddit tnr 
t'hcclésiasie ; 4"- 0"c Ucfcnie de I) 
religion juive contre les cl>rrtici»r 
ayani pour tilre: Maghen AbrtAtu», 
oti le Bouclier d'Jbrahem. M, ilc' 
Rossi ajoute à ces ouvrages divettri 
lettres et disscrlalbns , ci un alwMÉ 
Vlsago^e de Porphyre tt des MJÉ 
des Caihégories et de l'fiilpjljBJ 
tion d'Aristotc. On ignore i'ifàfSi 
de la moi'l de ce rabîu. S. d. :» — t. 
FARJAT ( BesoIt ). RT.ivcur, w- 
quil à L7011 en lOj^i >l suivit à Ittnu 
Guillaume Chiltcau , son maEire , qu'il 
a surpassé , el se fixa dans cette nllr, 
où il épousa la fille du Uolognise. Sd 
principaui ouvrages sont : la Cam- 
mimion de S. Jèréme , d'aprtei^ 
chef-d'œuvre du DominîquMi '" 
me tableau que Fiey a gi 
Sainte Famille , d'dprta 
Coitonc; le Baptême de Jésut-C 




FAR 

aratie; fa Course d'Hip- 
Jftalanie, d'après Luca- 
fiage de Sie, Catherine 
Ion de iSL Antoine , d'a- 
1 Carrache : ce dernier 
a? ë aussi par G. Âudran 
lia. On a encore de Far- 
d'autres estampes d'après 
liro-Ferri , J.-B. Gauli , 
lires. P— E. 

(Hugues), théologien 

conformiste , était issu 
tonne famille , et naquit 
»rès de Sbrewsbury. Il 

études théologiques à 
I y sous le respectable 
dridge. Sa première si- 
celle de chapelain d'un 
!0r nommé Coward, con- 
ingularités de son carac* 

que par sou zèle reli- 
t lui qui fit construire à 
w un temple où se réunit 

congrégation composée 
les plus riches de la secte, 
aer fut nommé ministre, 
bizarreries était de fcr- 
Mmne heure dans Taprès- 
c de sa maison , et de ne 
k qui que ce fût jusqu'au 
atin. Son chapelain ayant 
ié l'heure fixée, fut obli* 
srcher un gîte ailleurs. H 
s un M. Snell , solliciteur 

mérite, et depuis ce mo- 
las d'autre domicile pen- 
3oaDS.Parmer fut nom* 
un des prédicateurs d'une 

de dissenters , à Lon- 
ractcre et son éloquence 
: une grande réputation , 
mcorepar b publication 
igeiu uest en 1761 que 
icherche sur la nature 

la tentation de Notre 
ns te désert , où il s'at- 
«tirer que cette tentatiou 



FAR 



i65 



n'eut lîcu que dans une vision qui 
présenta au Sauveur la vue des tra- 
vaux de son ministère futur. On re- 
marqua dans cet ouvrage une pro- 
fonde connaissance de la littérature 
saaée et profane, un jugement sain , 
beaucoup de clarté et de force de rai- 
sonnement. L'auteur y ajouta de nom- 
breux arguments dans une seconde 
édition qu'il en donna en 1765. Il 
publia en 17 71 une Dissertation sur 
les miracles , qui a pour objet de 
proiu'er qu'ils sont les argumenis 
d^une interposition divine et des 
preuves absolues de la mission et 
de la doctrine et un prophète. Il fut 
accusé d'avoir , dans la composition 
de cet ouvrage, profité , sans en 
faire l'aveu , d'un traité sur le même 
sujet, publié par Lemoine; mais 
cette imputation était très injuste ^ 
comme on en put juger par V Examen 
de ce traité, qu'il fit imprimer en 
177!). Farmer donna en 177$ ua 
EssM sur les démoniaques au NoU' 
veau - Testament , où il cherche à 
prouver que les maladies attribuées à 
des possessions du démon sont l'effet 
de causes naturelles, et non de Fac- 
tion de quelque malin esprit. Cet 
essai fut attaqué avec chaleur par un 
théologien anglican , le docteur Guil- 
laume Worthington , dans sa Recher" 
che impartiale au sujet des démonior 
ques de V Evangile ^ etc., 1777* 
Farmer y répondit en 1 7 78 , par $t% 
Lettres au docteur frorikington* 
L'ouvrage ayant été également atta* 
que avec habileté , mais avec beau- 
coup d'aigreur , par un non confor- 
miste , le docteur Fell » dans un traité 
intitulé les Démoniaquesy 1779, Far- 
mer , en y répoudant d'une manière 
indirecte dans le cours de son dernier 
ouvrage, The PrevaUnce^ etc., c'est- 
à-dire, V opinion de la croyance 
universelle de [adoration des ej* 



FAR 
chez les anciennes na- 
tùins paie ines,ëlablii: el démontrée, 
ir.iila ce iliéol(i(;icii avec uuc seTcrité 
(jiii p/iriil i'xcc»-ivc 'tu'ï jeux du pu- 
blic, Fi'h i'r-|iliqun va ])iiL))taiit , ea 
1 7^5 , XlddliUrie de la Grèce et de 
JU/nte, iliiti'iii'1,^1! de celle det tm- 
trts nniioiii piiitrnnei , dans une 
lettre ait revi'ienil //iigiits Former. 
ï'drmri', <]iii ii'.iiiii.^il \i3i U oontro- 

Tcr<r, ne rein il | il l'i pliimf. Il ré- 

Mgiij suctn-ivniifLil ses funrtions 
«ccle'-i.i'lKiiK's, .ijiii'.'. avoir tftéi|ua- 
ranfe 'ii>-> p.i-itïtir Ji' l<i Cungr^nliun 
de W llli.iiiialow. Il in;<iii'ut dans ce 
haoïeaii, Ir (i leviier 1787, et fu[ 
enseveli dan& le iiiciaf lombeau que 
son ami Sndi, H ii;ii[S Fermer Uiiis- 
sail aux qii;i'ili-s cimiicnles qui dtSlin- 
pupul ■^es tiiivi,i|;p>, , les ijiialites ailDii- 
h\ef, ijiii liiillciit il.ms le monde el font 
j*pclirii'l>i'> Il aociélp. Un ne luia M!- 
jiroclii' i|iriiiit i(-ici\c di'pl.icce dans 
J'avcn de scb u[iinioiis religieuse». 
Tous ,'(■•. uiivi„L;rs .iv.iii'nl pour but 
cjnirnim il'rl.ilUn que l'uMtTcr) est 
Homciin' l'ii Dieu seul, e( ils pas- 
i^w'. pour les iiinlIcLirs <[iii aient e'ié 
]m\.y\i-= A.ym k laêuJC but. 11 avait 
lai^'.i: lin ^mid iMjriiLii'c lic leUi^s , de 

coiiijxjsiliuu , qni fni'i ul livres auT 
Jl.iimiiu- .■[.rè. .SI niiirl. conformé- 
ru ut .1 'l's (ii-sii-s. Ils liiieijt long- 
fiin{v ir ;ii<|[f^i^; jiirii> il ne [lai' <î[ [xis 
(]ii'uii y <iil b JiiHiii;! piTilii, s'il laul 
fn jiifîrr par iiiiilijiu'S cxlrail*,' ids 
(|ii'iiii fi.ignii'iil ili' tlisiertatkrn sur 
l'Iiiit iri' de Hataam , qui ont cte 
y.ihW-i PU 1^1. 5, à <.■ siiiie de Mé- 
■( Iisp>iitsd.-Hu- 



FAR 

bliqiie àe son pays natal, H vint V*- 
chtvtT mi coiléf-c EniBiatiD«1 dr l'uai- 
versitè de Caïukiid}^. 11 le taisait rc 
marquer [lar la duuerur itc son U- 
l'.iclcre , »oii appliulioa à Tâoils d 



s 1j 



Jtlicli 



, [1.1. 



X— « 
iMt^ llKHAHnl.ri'lèbrecri- siiir H* 
)lr,i,- .uj i., iijcn 1715, eUil fils de l'A' 
d'.pii Ijuiii.invi lie l.cicciler; il coin '■— ■■ 
|iu(;ii^a S'iu l'diic^itiuii ilaus i'ècole pU' 



■néuic dana sa jcuii»i>w queiijiK- likal 
pour la poéoic. tl oblûtt ta i^6fl 
l'emploi d'iu&tiiutcar padicRlHr oui 
«nii (ollc;;e , eiiiplui auquel il Ml 
]iliis pi'xpre [)ar >an uvoir q«e fat 
soa esartitiidr. U drsurrait tu MM 
lempf la cure de Swavcsey , à Iwil 
lailii'S de Cimbridge. Ia «ocici* im 
auliquaireA de Londm le ttçtH. 
iiouiLrcdc Ml» iiK'rubrnea (^65.1 
1 7<i6 il Qi i>ai.>ttr(' If |>rOjD " * 
TuUtwn el les AniifjuUét A 
dsLeicester, recuri I be« arigiiuiTi 
(urThumas Stavt-ley.Crtouvr^ 
vait être public pa r suuscripciop, tf 
manuscrit de l'auleiu-.arrcdwi 
lions , ciG. . par Kicbard FariBrff;fl 
d'autres Dcciipatiiins, el |i1im 
SOI] aniijur poui- le rrpo» , 
|>ar l'aisance dont il JDuisxail , iW- 
pécliércnt de mettre UderniéTC mais 
à cet ouvraj^e, qu'il avait déjà com- 
mencé de livrer à fimpressioD : « 
ne fut qu'en 1781) qu'il y rtnoDça 
«Dlitremeot , el il reoiLiuurM aui 
souscripteurs l'argcnl qu'ils afaml 
de'poso. Les materi.iiis ont éU A 
remis à M. Jean Nichgls, 
faire usa|;e puur 
son Histoire du comb' de 1 
Parmir douua en 1766, in 
in'tl''-d'-Ki pag.sruk-iDPnl,! 
sur l'émduivn de Shaftaspemrw^ 
des iiieilleiirs oiurceaux d* C ""^ 
que possède la lille'raliite ai 
qui a décile nue longue M 1 




isnnces que ie fa 

acquises Mr II 

lure. Fcirmer pense que .Sbakn 

afiit &rl p«Q de ce ^u'go ) 



PAR 

îDt érudition ; qu'il ne con- 
liistoire et la mytbologîe des 
[ue par des tnidHCtîmia an- 
t lenrs tmrngts , et 3 re» 
Inw dans ses pièces des ex- 
et des béf oes de ces tra- 
II prouve que Shakespeare 
pas mieux le français et Pita- 
enfin son talent élait presque 
■t Fouvrage de la nature. 
est d'un homme profondé* 
se dans ^ancienne littérature 
■e de FAngleterre , d'un es- 
I df aagadtë , heureux dans 
triies comme dans ses con- 
n fut râmprimë l'année sui- 
jÔ^), et l'a été depuis en 
D 1793 y dans Fëdition de 
are y donnée par StevenSy 
liaiiiesy et en i8o3, dans 
Mdy en a 1 volumes , toutes 
K 11 loi procura , ainsi que 
ibement aux principes du 
9 des prolecteurs puissants 
In 1 760 le docteur Terrick, 
s Londres, choisit Farmer 
des prédicateurs de la cha- 
de il Whitehall ; il fiit nom- 
7$ principal du collège Em- 
Tannée suivante yice-dian- 
en 1778 principal biblio" 
le ToBiveraité , dont il con- 
«Qooap à améliorer Tétat, 
I eelni de la ville de Cam- 
1 obtint de l'université , en 
la place de chancelier de 
1 et Gofventry ; en 1 782, une 
dans r^isede Gantorbery, 
t obtenir le lord Nortb , et 
inget ensuite pour nn cano- 
r^lise de St-Paul. Il roou- 
ooUége le 8 septembre 1797. 
Stait d'un naturel extrême- 
oient , qui a nui beaucoup k 
Ks et à ceux de la liltÂra- 
I encourageait dans )es au- 
I qu'il aurait pu enrichir lui- 



FAR 167 

mime. Son extérieur était fort né- 
gligé , et ses manières peu polies ; il 
tut cependant étroitement lié avec le 
célèbre poète Gray, connu par la 
recherche de ses manières, et qui por- 
tait le soin de sa toilette jusqu'à la fa- 
tuité. Sa plus douce récréation était sa 
pipe; l'avantage de pouvoir se livrer 
plus en liberté à son goût pour le spec- 
tacle et pour la taverne , le décida 
à refuser l'épiscopat qui, dit -on, 
lui avait été offert deux Ibis par 
M. Pitt , dont il était un des plus ar- 
dents admirateurs. Il avait une sorte 
de passion pour les livres rares , sui* 
tout pour les livres gothiques, ce 
qui lui a valu une place dans la Bi« 
bliomanie de M. Dibdin. On disait de 
lui, qu'il aimait i^lement le porter 
vieux, les vieux habits et les vieux 
livres. Mais des ridicules personnels , 
quelques singularités de caractère , 
snite^è ce qu'il parait, d'un dérange- 
ment d'esprit que lui avait causé autre- 
fois un amour contrarié, ne peuvent lui 
ravir l'estime que méritaient son zèle 
actif pour le bien , sa libéralité , le 
charme de sa sodété , attesté par des 
hommes du plus grand mérite, parti- 
culièrement par le docteur Parr, qui 
professait cependant des principes po- 
litiques absolument opposésaux siens. 
On doit regretter qu'il ait écrit ou pu- ' 
biié si peu ; car on n'j guère de lui , 
après sou Essai sur Shakespeare ^ 
que quelques poésies et autres écrits 
de peu d'étendue, dont nous ne cite- 
rons que des directions pour étudier 
rhistoire d' Anf(Leterre ^ imprimées 
dans VEuropean mftgazine de 1 791 , 
et dans un Recueil public par M» 
Sward , sous le ûire de Biop^aphiana. 
0)1 lui a attribué , sans doute par er- 
reur , des Remarques faites à la 
hdte sur l'édition de Shakespeare 
publiée par Edmond Mahne^ 1791, 
in-tt\ X-s. ^ 



i68 FAR 

FAr.NABY ou FARNABIE ( Tno- 
Mits ) , l'cli'bi'i.' tn^jîiri' li'tuile anglais , 
fils d'il» cliarpciilicr ilu pys dt Cor- 
nouaillis , mais dont U Emilie était 
un'giatiiri' d'Italie, naquit à Loudres 
■vers i5-]^, et tut d'abord allaché 
comrae serviteur au colli');ede Mertun 
d'Oxford ; il iiliaiiduuna liieptôt Clsoo 
pays tt SA rclinioii, passa en Espagne, 
et fut reçu dans un colle;;c du jésuite*;; 
mais la 'li^ripliiie sevt'iT decetordi'C 
lie pur l'y filciiiL' loug-tcrap». Apics 
avoir ai'COuipa^Ti.; sir Fiaucis Drakc 



PAR 
) 64^ , et traDsféré de là à Fifhoim 
où il demeura ptusîeuri nnnon. I 
mourut le 13 juin iiJ47i ^ ^ 
■js BUS. On a de lui quelques « 
vraies de critique d de ftra) 
l.Indei riietorieus schoUi » 



cl sirJ 


Ih. Haivklns tUns leur dcr- 


lucre ua 
service 


vi};.iliuii en i5r|3, il prit du 
oinme vulooiairc dans les 


Pay*-lî,. 


. De nlour en Angleterre, il 



temps aous le nom di> Thomas Bain- 
raf , aiiKjjruMime de mjd propre 
nom. Il ^e fixa enliD à Marlock, dans 
lecomledcSommrrset, uù ruidif^cnce 
le réduisit à letiir une école de petits 
cnfaiiis; il vint ensuite à I.oudres, y 
vuvrit égalemeut imeccolc qui acquît 
ime telle vo(;ue , qu'on y çit à la fois 
plus de trois cents cléïcs. S'c'tant fait 
connaître d^ais le même temps pnr 
■Itsuiivrages de critique , il pntdes 
grades dans les uuiversilés d'Osford 
.■tdelimLiiduc; en iG36. les ma- 
ladies fréquentes qui régnaient dans 
I:i capitale, l'r-n gagèrent .ialler.s'e't.i- 
lilir a Sevenoaks dans le comte de 
KcDl. U aciieta des terres dans ce 
comté, ainsi que dans le eomte' de 



Iivier à rtnscigncment auquel il avait 
dû sa Furtuuc. Pendant la guerre ci- 
Tile, il se rendit suspect au parle- 

serment de proieslaiion, qu'il valait 
mieux avoir un roi que d'en avoir 
' cinq cents. Soupçonné ensuite d'avoir 
ftivoiisc le soulévemcjit qui eut lîeu 
aui environs de TuuLridge en faveur 
du roi, il fut rtufetme à Heurgalc en 



poëiiciu. U. Fluriiggiutit i y in mm 
matum grtceorum , eoruta^u*Ulm 
versu à variîs redditctnaii , i(»g 
III. Sj-sUma gritmmatiaun, i64> 
i\, Phrasxologia angjo-ialM& T 
TabuliB lingux gracie. Mits il h 
beaucoup plus conuu par Innotua 
conmieniaircs qu'il a aunnéi sur u 
gMnd nombre d'autrur$ cLisncpM 
Son Juvenal Sut publia pour U | 
mitre fois eu 1 6 1 :ï . avec PanmiA, 
ttèqiu le tragique en i6i}. Mai 
eu ifiiS, Lucaiaeu 1618, 
en 1634 , etc. Il a aussi cummentélt 
Meiamorpboscsd'Ofûie, el teiqa» 
tre premières comédies de TèrtM» 
Ce dernier traviiil a été gdbIjm' 
par Meric Casaubon, qui a ptihb 
l'ouvrage entier à l^'odrM en i6Si. 
Les Commentaires de Faruaby onlèi 



idés par Ikillel et par ittjlc, 
comme pouvant être utile» aux étu- 
diants; maisSaxins, d'après les mol- 
leurs pbiluliigiies moderne», l'iappcUt 
Critiais minorum gentium, )^— t. 

FARNESE, maisouillusired'lulie 
que le pap Paul III a élevée anaiit 
mîtieu du 16'. stècleà la sourcruMtt 
de Parme el de Plaisance. Sa cène*!*- 
gie est connue dès le milieu au iSV 
siècle ; elle possédait à crtta e 
le tbàieau de Fanx'lo, iUds b 
tuire d'Orviètc; elle a donoé^iM 
gcncraux à l'Eglise ei à la ré|>tir 
Uotcnlirip , avant de pi oduirc Itl 
dre Fariièse qui fut pape s< 
dePaulllI. 

FARNESE (PiEOBiJ,! 




FAR 

kitns au quatorzième siècle. 
B gentilhomine d'Orvieto , il 
vcq^t , dans les pierres de 1 fi- 
la répntatioD d'au bon capi- 
iorsque les Florentins Qrent 
de lui , an printemps de 1 5(35 , 
Domnunder Vannée qu'ils en- 
nt eontrc Pise. Farnèse livra 
e aux Pisans le 1 1 mai ; il les 
Ml y et fit prisonnier leur gc- 
atecb plus grande partie de 
mëe; mais le 19 juin suivant il 
eint delà peste qui désolait alors 
iscane, et il mourut la même 
Il (ai vivement r^retté par les 
ilins. S. S--*i. 

RNESE (PiEBRE- Louis ), fils 
ipe Paul III, premier duc de 
s et de PUisance où il régna de 
à i547* Pierre-Louis ér<iit ne' 
lawire Farnèse, avant que ce- 
cAt reçu la pourpre , en 1 495 , 
aîns d'Alexandre VI. Ce cardi- 
fint ëtë fait pape en 1 554 * ^ '^ 
de Oëment VII , s'occupa dès- 
rec passion du soin d'agrandir sa 
e. Pierre-Louis fut en i557 
légonfalonier de l'Eglise, séi- 
de Népî et duc de Castro. Il 
einq cii£ints de sa femme Hie'- 
m Orsini ; le pape s'effi>rça de 
RUToir Vous richement. Il ac- 
, dès le 18 décembre i554f le 
an de cardinal à l'aine, Alexan- 
qnoîqn'it fàik peine âgé de qua* 
ina; il fit épouser, eu 1 538, au 
1, Octave, Marguerite d'Autri- 
fiUe naturelle de Gharles-Quint, 
cave du duc de Florence , et en- 
go u ver n ante des Pays- Ras. En 
! temps il obtint pour Octave la 
le Hovare avec le titre de mar- 
; Fawiée suivante il lut donna 
b dndie de Camerino , sur Ic- 
1 avait acheté les droits d'Hercule 
M». Le troisième fiU , Horace , 
lyCB i547 y Diane, fille natu- 



l 



FAR 169 

relie de Henri II , roi de France , et 
fut en même temps nomme duc de 
Castro ; le quatrième , Ranuce, fut fait 
cardinal à i'â^c de quinze ans, et Vic- 
toire, soeur de ces princes, futmarice 
au duc d'Urbin. Mks c'était surtout 
Pierre-Louis que Paul 111 désirait pla- 
cer au rang des souverains ; il ne se 
laissait point rebuter par les vices 
odieux de cet homme farouche qui, 
par ses mœurs infâmes, son orgueil 
et sa cruauté , s'attirait la haine uni- 
verselle. Pierre-Louis, avec un mé- 
lange inouï de b plus honteuse dé- 
bauche et de la plus scandaleuse pro- 
fanation, avait enlevé Tévéque de 
Fa no , en i557, de son siège épisco- 
al , et lui avii'ii fait violence dans sea 
abits pontifiraux ; il lui avait ainsi 
communiqué d'affreuses maladies dont 
l'évcquc , Agé seulement de vingt-qua- 
tre ans, mais reuommé pour sa sain- 
teté , était mort au bout de quarante 
jours. Pierre -Louis fut chargé, en 
1640, de soumettre Pérouse, qui s'é- 
tait révoltée contre le pape; il dévasta 
son territoire, et se rendit maître do 
la ville , où il bâtit une forteresse , 
tandis qu'il fit périr par différents 
supplices les citoyens les plus consi* 
dérés. Pendant ce temps, Paul III 
s'efforçait de lui faire adjuger par 
Charles-Quint le duché de Milan, ois- 
puté entre l'empereur et la France , et 
que ni l'une ni l'autre de ces puissan- 
ces ne voulait céder k la puissance ri- 
vale. Paul m fit un voyage, en i543, 
auprès de l'empereur pour le sollici- 
ter; il lui offrit des sommes énormes 
pour prix de cette acquisition ; mais 
voyant enfin que Gharies ne voulait 
pas se dessaisir de cet état, même en 
faveur de son gendre et de sa fille , 
Paul III résolut d'ériger en duché 
las deux états de Parme et de Plai- 
sance, auc Jules II avait conquis 
sur le duché de Milan pendant les 



i7« FAR 

^iierr» <leh1i|;iic de Caralmî. Pour 
ddrerroiurr le sacré collège à con- 
scnlirà celte alicnatioD, il réunit à 
la cliamlirc ajiDstolii|uc Iss duchA 
do Camerjno et df Nepi , qirtl avait 
aiipar;ir,ilil donnft à ïoii fils ; il greva 
PiirniF rt PUiunce d'un Itibutanaucl 
de iipuf mille diicat'^; et, aprèt BVOir 
arliclé lexLiflVai^e dcpln^ipiirs det car- 
dinaux, il ciea, au uioit d'août 154^, 
ïon Gis, Pierrp-Loiiis F.imcse, duc 
di' Parme cl de Plaisance. En inéine 
lemi'S il envoya diux de ses prtiu- 
û\s avec iiD ciirps Dombreui detrou- 
'pM, pour coiiiLaitrr la ligue de Smal- 
caUc, afin de inéritiT ain;i la prodc- 
tion de rcrapenmr. Pierrr-Loins Far- 
iibe s'établit à PbiMticp où il fil bâiir 
une diadi'llc- Il cheuha de bonne 



heure à fjire pi 
blesse de ses .io< 


er sous le joug la rto- 
Tiaui états, que l'E- 


glise avait la iss 


jouir 'd'une grande 


iodepciidance. 
leurs armes 'i- 
et li's cniilMii;i 


1 ei.leva aux uoblcs 
ita leuiï privilèges , 
t i. vernir habiter la 


vilii', (iiiis ptii 


' lie eoufiscation de 


]L'U(s'L;rns:<ioi 


n.iiit un elTet reti'Oac- 


lif J ses lois il 


rrehercba daus leur 


conduite tout c 


qu'il y avait eu de 


ré[>reliriiEible a 


-aul l'épo'inc de son 


pouveriieiuenl , 
des amendes ou 


mur les eu punir par 

es cou TisMi ions. Les 


Chifsdp l.lNL^bl 


s^si- de Plaisance, les 


P,i!Lvi<iiii. L- 
Cu'ir^luiiK'ii. Il 
dHvar.ti™.- IcJEjii 


iJi , Angnissola et 
{iiiuvant supporter 
'l'hcox de ce tyran. 




ecloutVrdiuaud de 


<'.u..)^.;;i.e, ■.■[>"» 


..lourde Milan, c(ui 


d r, .[."l lu--,, 


"iiii^si. Trente-sept 


l-iiiij.iii ., ,1.1 . 


-.inui.srarhé<SSOuj 


1-., , :., 


iijii.iluisirent l'un 


''[■■■' '""■ ■■ 


^ ;,.iiidelledePlai- 


pii:''r.i„'i.u,', 


Mi< ..iidiic, ets'éloiit 


p,j'„-,J,.„n Al 


•.ip:iu\ p^ssapesdu 
,iu-wla entra dans la 


cii-iiuliiu du dj 


i-, et le poignarda, 



PAR 

nnsquf ccliii-«i. qui f^itrendoin 
potcut par »t9 lioiilctuM niladilKi 
pât faire un ntoovemtDt pour t*ii 
fendre, F^s eonjuréi ayant nardMS 
coups de canon averti Fcrdound di 
GuuMguede leurtuccèi, erini-cilM 
envoya ausniloi un rnifini, M via 
bieniâl aprts lui-mtoie praidruf»- 
session de Plaisance an iwib d> Ini- 
penur. S.S— I. 

FAKNESE ( OcTAVB ) , Uflow 
duc de Parme et de fUisancs, filia 
successeur de Pierre-Loab, élàlJ 
Pérousc, auprès de Paul lll,)oi«|^ 
apprit que son père avait Hé a»**m~ 
3 PLiisance, le lo sepinnbr* iSt 
ijiie Ferdinand de GanugM, lia 
nanl de l'empereur à î 
possession de Plaitance tu doi 
Cliai'les-Quinl, qu'il aviiit pifl 
reformer les abus do gparemi 
de ditoinuer les ini]iÔts, «td* p 
ner à tous les coupables; «£Bi|a>h 
forteresses de Saii-Oonnîno, VaMI 
Taro, et Casiel-Gudfo sTAaiatn* 
dues à lui. D'aulre pari, rf[iiiiiill| 
les Parmesans avaient proetâmâ pM 
duc Octave Famésc: celait «oenMi 
au milieu d'eux avec l'artB^t < 
mais se sentant trop fUble f 
quer Plaisance, il fut cqdUi 
pner une Irève avec GODta 
mc:ae temps qu'il oég 
H pour s'assurer l'appui de 11 F 
Cependant Octave FarnèM, 
de renipËreiit et p^iit-fitt du p 
voyait ^galeraeui de'ponilW n 
deux. Goozaguc bissîl à î 
préparatifs pour attaquer I 
Paulin, puur mieux défe 
ville , ri^solul de la réanir de ■ 
au domaine immédiat de TEf 
rapiiela sou petit -&U 
i549. et il fit occuper Pau 
CaoiillcOrsini,géDifraldcrB( 
donnant celle miuvelle k C 
lui iinuou{a qu'il lui rcndrut le 



FÂR 

ïrino, dont il TaTait précc- 

t investi , maïs auparavant il 

ïminer des négociations oom- 

soit avec l'empereur, soit 

ai de France. î^ pape était fort 

et Octjve conrait risque de 

Bonrir tout à coup saus avoir 

à son sort. 11 le pressa long- 

• se décider, puis niarclinnt 

lae il Fimproviste , il essaya 

rendre cette ville , afin d'être 

quelque chose. N'ayant pu y 

il entra en traité avec Ferdi- 

Gonsague pour recouvrer la 

le Tempereur; mais Paul IIl 

ant de douleur de ces démar- 

Sdpitées , qu'il en mourut le 

more 1 549. Octave , dépouillé 

SCS états, et privé de l'appui 

pand-përe, paraissait perdu 

Muroes; mais Paul ill, pen- 

pontificat de seize ans , ayant 

UDie-diz cardinaux , avait as- 

I frmille nn parti puissantdans 
collège. Le pape Jules Ili fut 

eoBSAcré, que pour témoigner 
naissance au parti Farnèse , 
idra Parme avec tout le duché 
By le a4 K^cr i S5o ; il le créa 
aîcr de l'Eglise, tandis qu'il 
ft son frère Horace dans la 
iapréfSetde Rome. Jules 111 

II être agréable à l'empereur 
ant un état à son gendre; m tis 
fraim de Charles-Quint haïs- 
'arnèse, et voulaient le ruiner. 

fiit obligé de recourir à la 
OD de la France, et le traité 
ptZy le ^7 mai i55i , avec 
.1 , attira sor lui l'indignation 
f cl de l'empereur ; ses ficfs 
Donfisaués , les cardinaux ses 
lient obligés de sortir de Uomc; 
oit il se défendit avec coum- 
» bout de deux ans, il obtint 
W€ honorable. Sur ces entre- 
ionce Farnèse, duc de Castro 



FAR 171 

et frère du duc de Pjnne, fut tué le 
18 juillet i555 rn défen'lant Hesdia 
contre les impériaux ; c'était lui qui 
avait rapproché la maison Farnèse de 
la France. Comme il mourait sans en- * 
fants , Octave recueillit sa succession , 
et chercha en même temps à se récon* 
ciiipr avec la maison d'Autriche. Son 
traité avec Philippe II fut conclu le 
i5 septembre i556. Les viilles de 
Plaisance et de Novare lui fun^nt ren- 
dues; le monarque espagnol s'en ré- 
serva cependant les forteresses , et il 
ne restitua celle de Plaisance que trente 
ans après. Quant à Novare , cette ville 
avait servi de dot à Marguerite d'Au- 
triche , et ne passa point à la maison 
Farnèse. La réconciliation de Farnèse 
avec Philippe II fut consolidée par les 
services que sa femme, M'irgucrite 
d'Autriche , et son fils Alexandre ren- 
dirent à la monarchie espagnole dans 
les Pays-BiS. Marguerite ne parait pas 
avoir désiré vivre avec son époux. 
Philippe II la nomma , en 1 SSq , gou- 
vernante des Pays-B is j et cette prin- 
cesse , par sa mdHération et sa dou- 
ceur , aurait probiblement conservé 
ces riches provinces aux Espagnols , 
si Philippe avait écoulé ses conseils 
plutôt que de suivre son propre génie 
soupçonneux et cruel. Il la rappela , 
en 1567, lorsqu'il envoya en Flandre 
IcducdAlbe. Marguerite, après avoir 
rendu une visite à son mari à Parme , 
se retira dans l'Abnizze , où elle mou- 
rut au mois de février 1 586. Sou fils 
Alexandre avait habité en Flandre 
avec elle; il y fut rappelé en 1577 
pour prendre le commandement que 
Philippe II avait oté au duc d'Allje; 
il y était toujours , et s'était de^à illus- 
tré par les exploits les plus glorieux , 
lorsque son père Octave Farnèse mou- 
rut le 18 septembre i5S6. Octave 
Farnèse avait joui pendant les trente 
dernières années de sa vie d'une pai< 



i-jî F A II 

iioiL inlfrroinpLie; il m avait proGlë 
pour I tparcr les ilésordres des aJuii- 
ni-lniiccs iiréeédenlcs , et soigner le 
boiiliciir des peuples qui lui claicol 
SDiioi.'- 11 Ct prusjiêrer tes deux du- 
chés itc Parme et ue Plaisance, cl si 
mémoire a eié long-lenips cliëre aux 
laliil.nnls de ce pays. S, S — l. 

FAllNÈSE ( Alexaudre), (jéne'rol 
de Pliilippcll, en Flandre, iroi.'îème 
duc di- PjTTiie cl Plaisance, ëi;iit le 
Gis atitc (l'OctdTe Faroèsc et de Mar- 
giLcrire d'Autriche, il accompagna sa 
mire cil Flandre, lorsqu'elle fut nom- 
mée gouvcriiaiilc des Pays-Bas, et il 

I épuiisa , le iS novembre i5ti5, 
Marre , iiièee du roi Jean de Portugal. 

II u'cliiit cepi'iidanl encore âgé que de 
dis ans. Il fil ensuite ses premières 
armes sous duu Juan d'Aiitricbe , et il 
se di'^liiigua à la bataille de Lepanle , 
le lU septembre iS^i. Dés-lois, il se 
cousacra uniquement à l'élude de Part 
mililaire , ci comme il joignait un cou- 
rage brillant el beaucoup de préseuce 
dVsprit à la vigueur du corps, à l'a- 
dresïc, ci h toutes hs qualités qui peu- 
Teut plaire aux soldais , il se iÎL bientôt 
lin nom parmi les milices espagnoles, 
A la fi(ideraniiee,577,Plut.ppen 
i'appel.i de l'Abrtizze , ou il était auprès 
de sa mi?i'e, pour ramener en Flandre, 
à don Juan d'Aulrichc , les Iroupes es- 
pagnoles que celui-ci avait e'të obligé 
de renvo;ter. Alexandre trouva lasanlé 
de don Juan presque détruite , et en 
cfiel, il mnurui le i". octobre de l'an- 
née suivante. i,es afTaîresdu roid'Es- 
p.igiic , dans les Pays-Bas , semblaienl 
ruinées, et les insurgés avaient par- 
tout le dessus. La victoire de Gem- 
bloiirs , remporice en iS^S, par 
Alexandre, sous les ordres de doa 
Juan, qui vivait encore, commença 

tablir la réputation des Espgnuls 



Alexandre F-iii 



•e fut 



r Phi- 



lippe Il , .-ipvb lamotldc don Juan, 



du goufernemeot des Poyt 
prince, après avoir piÎË î' 
plusieurs autres ville», eu 
cialion avec les insurges; i 
h,ibilcment des diueutJoiu v 
|ioneseilailcnii-ecux,«in 
en i58o, presque tous les O 
à se récoQtibcr avec Philips 
dis que les proiesUnta coiu 
Ire eus la fameuse union 
l.ts Provinces-Unies, m i 
faibles pour remisier 4U I 
Parme, appel(\rent ro i5d: 
veau défenseur , le dtie d'& 
deHcmillldeFraDCr^Ml 
nue armée de vingi-dnq nill 
força Farnèsc à lever le liéd 
bral ; mais il ne sut pa» (in 
la gupériorilé de ses Sam 
la m^ioe anne'e, Alcxandiv] 
Sl.-Ghilaiu eiTourn^y, Il € 
veaux succès l'année siiieM 
eut plus encore apris i583 
le duc d'Aniou eul alte'né lefV 
néraiix , par son cnirepitse tari 
Dnnkcrque, Bruges, Ypres, ( 
Anvers , ouvrirent leurs [*a 
prince de Parme , après «nUiit 
ges par lestjuels il enseigna II 
à l'Europe que les pins fbr 
doivent toujours finir par * 
devant un habile enncoà. 
milieu de ces iriompbn, ^ 
dre Faroése reçut fa noni 
mort de son père, simea 
le i6 septembre i58S. 
sussitét uu congé' au ro! 
pour veuir preTidre le gonf 
de ses étals; mais n'ayant i 
nir , il continua la guerre en 
et il ne revit jamais le |ia« 
était devenu souverain. D 
impossible que les ProvionV 
succombassent pas lorsque 
forces de la moiiarcliie i 
claienl dirigées ytar un géil 
bobilc que Faroèic , qui m) 



FAR 

Donr des peu pics ^ en même 
'il remplissait ses ennemis de 
mab les guerres civiles de 
e Grent le salut des Hollan- 
prince de Parme entra en 
1 iDQo, pour forcer Henri IV 
ti^e de Paris , et il atteignit 
UMit en refusant de livrer ba- 
son retour en Flandre , il y 
[année de Nassau , qui , for- 
son absence , avait enlevé 
places aux citholiques. Les 
rAlesandre Farnëse i^'ëtaient 
plus d*une fois , faute de paie, 
lUppe ne faisant jamais arri- 
suDsides au moment où ils 
romis. Cependant Fanièse tc- 
cliec en même temps les deux 
liles généraux de son siècle , 
le Nassau et Henri lV,etil for- 
i œ dernier à lever, en iSqi, 
de Rouen (i). A son retour 
ixpëdition il fut blessé au bras 
laudebec , et le u décembre 
moorut dans Ârras à l'âge de 
-sept ans , des suites de cette 
qu il avait trop négligée. Il 
IX fils , Ranucc qui lui succéda 
rd f qne le pape Grégoire XIV 
é carainal en iSgi. S. S— i. 
ÈSE (Ranuce T'.), qua- 
oc de Parme et de Plaisance, 
TAlexandrc Farncse , était en 

c 4» PanM ayant en T'imprudence H« 
■ftraMr dam le paji d« Ciut, aurait 
lr««at «bliaé de mettre b it lei annra, 
Baamvrc Bardie , ri rundnitr avrc 
dUace poMÎble , il nr »r fut lirti de ce 
i« €• faïaant paner 1» Seiiic à ion ar- 
e ém ni. ^ni, trom|i4 p«r ane nouvelle 
1 iaaaia rcnCjaer. Farnc*r , à ton ar- 
>l MVCA , Mail Uiité éi-happcr força- 
Mérr |« aMaarque fraorait , qui sV>p<»- 
ircaaai. Comac on lui reprwcliait dani 
l*faat« , il répondit : «Je la feraii en- 
M qac |*ai eni awir affaire a ua aéné' 
« à «■ carabin, w 1^ nu , piqué do ce 
lit: « Il est bien aiié au dnc de l'ame 
idcat , parra qa'il ue riMpic qne dé ne 
érm caâaa^tei dont il peut le passer , 
M Mai )c défrada ma couronoe , et il 
iiatarci que, rebuté d'une «i lonçue 
■ pr«dt|^e mon saoi «t bM«rd« tout 
»a UAa.f 



»7^» 



FAR 

Flandre auprès de son père, et il lui 
servait^dc lieutenant, lorsque ce grand 
général mourut en i Sqi ; mais quoi- 
qu'il eût montré do la bravoure dans 
les combats, il n'avait hérite d'aucune 
des qualités héroïques de son père ; il 
était sombre, sévère, avare et défiant* 
Il ne voulait inspirer à ses sujets que 
de la terreur ; mais cette terreur se 
changea bientôt en une haine achar- 
née. Ranuce Farnèse remarquant le 
mécontentement de la noblesse, Tac- 
ciisa d'avoir conjuré contre lui : les 
chefs des familles San Vitali , Simo- 
netta , Coreggio , Mazzi et Scoli , après 
avoir été soumis à un procès secret , 
eurent la tétc tranchée le 19 mai 
1612, et leurs biens furent confis- 
qués; un grand nombre de leurs clienS 
et de leurs domestiques furent pendus 
comme complices de la prétendue con- 

I'uralion. Cependant Ranucc s'aperçut 
)ient6t que personne en Italie ne 
croyait à la réalité du complot qu'il 
avait pimi. Pour convaincre Gosme II , 
grand duc de Toscane , il lui envoya 
une copie du procès qu'il avait fait ins- 
truire , mais celui-ci , pour toute ré- 
ponse fit compiler un prétendu pro- 
cès criminel contre le ministre de Far- 
ncse , duquel il résultait qne ce minis- 
tre, qui n'avait jamais été à Livourne , 
y avait commis un meurtre de sa pro- 
pre m.iiu ; lui donnant ainsi à enten- 
dre que les dépositions écrites de té- 
moins secrets prouvent la volonté du 
juge et non le crime de l'accusé. Le 
duc de Miintouc était lui-môme impli- 
qué dans ce procès, et il témoigna 
hautement son mécontentement de 
celte accusation injurieuse. Une guerre 
paraissait inévirable entre les deux 
états , mais Vincent de Gonzague , et 
son fils Françuis , moururent la même 
année, et le cardinal de Mmtouc, qui 
leur succéda , fut détourne de sa que- 
relle avec Farnèse par ses diflcrcnts 



1-;^ FAH 

.ivcc le Jm; ^c Savoie. Banure Farn^e 
.txM t'puTiJc, en iGoo, Marguerite 
Aklobraiidini. puite nièce du pape 
Clcniri>l Vlli. Une br oui ilerie cotre 
li's deux (fiiuus Ivs tint loii^-lempi sé- 
pares l'iiii de l'autre, et l'oQ croyait 
<jne ce m.iii.ige demeurerait stérile. A 
ccire c'poque, Rinncc vudait 3p|>eler 
il 1.1 succession son Lât,ir(l , Ontarc 
r.iriièse , mais Marguerite lui ayant 
ensuite doitiié plusieurs enfants , le 
duc de Panne ne srnlit plus pour sou 
!Ml:ini.|iipdrl,. l.aiueoudelajalou- 
^ 1 . I .1 ".'...I .:\ :;>i;(iri'jniourdela 

'■''■'■-' '"i- r"r!'-'-i''''F'"'1"''l 
miioulilùii'uni.i'dclasiiccessiou.il 
!>' fit enlermcr duus l'.dlrruse priaoti 
de U RiKjucIlc à Parme, où Octave 
peiil misera Ut m cul au bout de quel- 
ques niiiiccs. Ranucc mourut au coio- 
niL'uccuii-iil de nuirs \(yii, laissant 
cinq rntrfiits , Aleïnndre, qui se trou- 
va ut sourd el muet, fulécHrléduIrâne 
duc^l; l-::douard qui succéda k son 
|iéie ; Fraiiçuis - Maiic , qui fiil car- 
liiual, cl dtui. filles qui toutes deux 
liiretil di;cbesse> de Modènc, Ce fut 
pendaul le vépic de Hauuec I", , que 
le Fauieu!t llicàtrc de l'arme fut cona- 
Iniil par l'archilecrc Jean > Baptiste 
Alcotti , sur le modèle des théâtres 
nimatos. lUiiuce, malgré la férocité 
de aou car.'iclcre, avait du goût pour 
l' s lettres et les arts, et il accord;) sa 
junleCLimi su\ savants. S. S^t. 

FABNESh (Edodabd), cinquième 
rluc de Par me et de Plaisance , second 
lils do i;:>nucc 1<'., auquel il suc- 
.['da en iHaa, avait uu esprit sa- 
tirique el mordant, beaucoup d'élo- 
i|iiiiici.', m^is [dus de présomption 
. iiiinc ; il i:>u:„jl toiil Taire par lui- 



rntâciM 



■,.[iariaLi;utnei.wila 



Il des cau- 



FAR 
de Mantoue; mais impatient d 
gnaler par les armes , pour lefilHH 
il croyait être fait , il s'ait» en ifQ 
aux Français contre \et Eap^neb , i 
il fit , avec peu de auccia , «» Vi 
[eniaelsurCrénione, d« en(r«pii 
qui aiiirèreut Icj repreurillcx dr~' 
nemÎA dans Têiat de Panov, 4 
l'épuisé rentd'iiommes PliTiirgfai 
Eipatfnols, de leur dit, n'i 
plus ni énergie ni persérà-anee 
lui accordèrent la paix m t65' 
que Farn^e consentit h h dea 
Four ces entreprises g wmfti gl 
nèse avait emprunté a Robm <h 
des sommes d'ar^nt , qu'il an 
potliéquées sur ks ducli«> de I 
et honcigliuue. Sait îrr^ub... 
le paiement des imèrèls, lui mti 
nouvelle guerre avec le pam>t 
VIII ( Tq^. Babbemiti ). Edoi 
dins cette guerre, qui (ScIflU en 
signala de nouve.-iu m>D caf 
avenlureui et iucun&idéré, land 
les Barbetiui, neveur du pafw, 
nèrent des preuves de leur \èt 
mais le duc de l'arme ^pr^s m 
Trembler le pa])c dans Kome , m 
désarmer par di- trompetues nd 
lions, 1^5 ducs de Toscaoe, d 
dène et les Vénitiens , ptiiviil ( 
dant la défense d" Farnèse, el b 
curèrent en 1644 une paix ifà 
lablissail dans les liinilea (jv*^ 
avant la guerre. Une extrême 
hiice rendait Edouard KuDte^H 
propre au méiicr desariurs, qo'ïv 
malt avec tant de passiou. Il traasllj 
à ses entants celle con>tilutian 4m 
nue ensuite fatale i UaaixoB Vu 
Il mourut âgé de quarmtr ant, 
septembre 1646, laissant ^ua 
et deux filles, de MargiaertietfaI _ 
cis,fillcdeGa»melI.L'iiin^deMt 
ianLt, l:t;iuuce 11, lui sucL-eda. f 
FARNESE{RA«Bct II), ! 
duc de Parme et de fbiuiiGV: 



PAR 

BDir d*EdoiMrd FarniMi ré- 
i6<6 à 1694. Il notait poiut 
wmuÈt ion aieul on prënomp- 
iomme son père; mais, facile 
le, il se Iffissait çouTerner , 
Mkfia plus d'une fois à d'ia- 
CiTons. Uo maître de laiigtie 
», nomnné Godefroi, devint 
iner ministre, et reçut de liû 
le marquis. Cet Aventurier en- 
B duc dans une guerre avec la 
s Borne, en Caisant assassiner 
, le nouvel évéque de Castro, 
nèfe ne voulait pas rccon- 
Le pape Innocent X, iudignë 
iltenlat , fit raser Castro , et ne 
uTiaie colonne avec une iuscrip- 
m milieu des ruines de cette 
àe marquis Godefroi qui con- 
contre Rome une armée, fut 
lans le Bolonais. Ses ennemis 
■cnt de son abscuce pour le per- 
as l'esprit de son maîtrct Ra« 
son retour , lui fit trancher la 
confisqua tous ses biens. Il fut 
obligé, pour faire sa paix avec 
t, de lui céder les deux états de 
et de Koudgiione. Ranuce II 
CD 1660 Marguerite de Savoie; 
a mort de celle-ci, il épousa 
5 d'Esté , et enfin Marie, soeur 
dernière. L'aîné de ses fiis, 
rd , mourut avant lui , le 5 sep- 
1693 , suffoqué par sou exces- 
KNipoint. Le fils de celui - ci , 
dre, mourut aussi, mais sa 
aabeth, née le a5 octobre 1690, 
wile reine d'Espagne , et c'est 
i a transmis l'héritage des Far- 
fa maison de Bourbon. Ra- 
l moorut le 1 1 décembre 1694, 
t deux fils , François et Antoine, 
m deu régnèrent après lui. 

S. S— I. 
IHËSE ( François ), 7*. duc 
me et de Plaisance, ayant suc- 
Ba^iV U ioo pèrc; ieii dé« 



FAR 175 

eembre 16949 épousa Dorothée de 
r^eubourg, veuve u Edouard b^arnèse, 
son frère aîné ; mais il n'en eut point 
d'enfants , et sou emboii point exces- 
sif lui laissait peu d'espérance d'en 
avoir. Le duc de Parme s'efforça de 
maintenir sa neutralité {tendant la 
guerre pour la succession d'Espagne. 
Il se mit sous la pi^otection de l'Eglise 
dont il était feudataire; mais les Im- 
périaux , miksontcnls du pape Clé- 
ment Xf, ne voulurent pas recon* 
naître Parme et Plai&ance pour fiefs de 
l'Eglise, et violèrent plusieurs foû ce 
territoire. Le 16 septembre 1714, Phi- 
lippe V, rui d'Espagne, épousa Eiisa- 
beth Farnèse , fille d'Edouard et nièce 
de François , duc de Parme. Comme 
on pouvait déjà prévoir que ce dernier 
n'aurait pas d'enfants, les premières 
puis^nces de l'Europe , pour éviter 
que sa succession n'occasionnât une 
guerre, disposèrent d'avance, en 1 7^0^ 
de l'héritage de la maison Farnèse en 
faveur d'un fils de Philippe Y et d'E- 
lisabeth Farnèse, qui ne fût pas roi 
d'Espagne. Le même fils devait re- 
cueillir aussi rhéritage de la maison 
de Médicis , ëp;alement sur le point de 
s'éteindre. Cependant François Far- 
nèse, qui voyait ainsi régler sans le 
consulter sa succession de son vivant 
par la quadruple alliance, évitait les 
regards du peuple et les occasions de 
se montrer en public. Il était bègue, 
et il avait de lui-même une défiance 
méritée ; néanmoins on vantait sa pru- 
dence et sa justice. Il mourut le aÔ fif- 
vrier 1 7'i7 , âgé de quarante-neuf ans* 
Son frère don Antoine, qui était d'une 
année plu9 jeune que lui, lui succéda. 

S. S— I. 
FARNÈSE ( AxfToiifE ), 8'. duc de 
Parme et de Plaisance, fière et suc- 
cesseur de François, régna de 17^7 
à 1731. Il n'avait jamais pu obtenir 
de son frire un reyenu suusant pour 



,.36 FAR 

lioiivairscmai'irr; il lefit »Gii lors- 
(ju'il lui mil Mici'tdi'. Il opuuM , en té- 
irirr 1 -j-iH , HeiineKe (l'Esle, 5'. fille 
du (lue de MuilÈDc; mais Mio âge et 
son L'xlrêmr corpiileiici.' ne lui permi- 
iciil puiiU il'cn avoir d'eiifgnls. Le rè- 
gne d'Anloine fut une pcrioded'liumi- 
li^liuiiï el dv (IcpeDdaiicc. Les [luis- 
s.incrs clraiij;i^re.< dispasaUnt de ses 
étais, de Acs biens, de ^cs aitàires de 
l'.iniiiie; ou esigtail déjà qu'il reçût 
);ariiisDn daut- Parioc , et l'iii&til d'Es- 
jiagnedou Carlos devait venir Kinori- 

d'Aiiloine F-iniose, SLirïenue le ao 
j.inviei 1751 , délivra ce priDcedcccs 
liurniliatiuus. En mourant, il croynit 
s^i rentiiic grosse , et celle-ci continua 
jii-qu'.nii mais de .septembre de m fl.1l- 
1er qu'elle donnerait un biiriticr à la 
in.iison Famiisc; mais elle fut eoGu 
ubligéc de iTConiinître qu'elle s'était 
trumpée, et six mille EsfMgnols vin- 
rent nu nom de don Garloi prendre 
]]Ossc.«sioTi de Panne et de Plaisance. 

FAKNÈSK ( ELjsiBETn ), rciue 
<VK>p,iSne. royr. l-:i,,sAD 

FARNEWORTH [ Ei 
siasiiqoc anglais, ne à c. 
^i BonLesliall,d.ins le eu 
de Cai'i 



ranuan 



3 ), ccdé- 



. Ou II 



nié de Der- 
ingien lors- 



il des traduc- 

! ■ ■: . Mi^l. lises de quelques ouvra- 
. i. 1 ;■ il' : I. fie lia pape Sixte 

.: .,i, ,'.,|■^..!,^, if.lVi'i-iiil-; IL 
Jiiii.uu J^i ^li^rri. i cii-ilcs de Fran- 
<«. J,' D..ÏJU. ,757. 'J ïol.in-4".; 
111. Il Tradiiclifin des iJEuvres de 
Miir.liiuvdi . L'il.iirfiP par des noies, 
<K-. <ll < ti. liions, et quelques plans 

11 \ -iir r;trt de la guerre, 1761, 

■>V' i"-.".'775. 4»»l.i«-8-., 
..Ml ili . M.riectioiiSjïtlL'portrtilet 
t.. ^ieJcMaclliJïtl. i— 3. 



FAB 

FARON' ( S. ). ou BnRGDNDO 
FABO, évèqiie de Mcaus, (vnaM 
premières aune'» à la cmir da |i 
Tfaêoiiebert 1 1 , el cnsuîtcda tvt TfaiM 
ri , sou (lire et soii succ*S5«uri pd 
il s'attacha en 61S à ClMHre ll.C 
(ui Str. Fore, sa sœur, ^i le J«ia 
mina à se consacrer & Di«n, n t 
séparant, avec 1 
luel, de sa fenimc, et ttdui 
muodi'. 11 devint en (rà6 4*«^ 
Mcans, et assista «u coDcila 4 

lint à Sens eu 63a. S. F«raii u 

le 2% octobre 67a, â)^ de |>ib-d 
qiialre-vingis ans, l^i p . 

FARQUIUn (Geomb ). 
en 1G78 à Loudondeny, cq li 
où il parait que sa HudiUb Aw 
connue. Celle bmille élMl inqi 
brcuse pour être riclie ; cnsort 
ses parents ne pnrent lui àimn 
tre cliose qu'une bonne êàaa ' 
fut élevë h ruoiversi(i< àt I 
mais , iucanalile de songer k a' 
cer par la lente el n^ulil^re fi 
sîun des degrés de l'nnirersïlét t 
sit une autre rarrière plus 
à SCS goûts : il se lit comeilipn>. 
giire, son esprit, sou (aient  
Ini assurer des succcs de lAl 
genre dans une profesùou a II 
n'est point aliacliée en Aiidk 
cumme eu France, crtlee^p^M 
faveur que peut à peine «fis 
gr»nd talent; mais &a voix CtM 
mères trop duuces ne couvettdfH 
au genre dVITel que deiiwDdeIt' 
tre iingUi* , ef nn acnd«»l nsit 
goûta pour lamai.'.Joii 
de Drjden, VEmper 
tcpersonnageqii'ilrepréKViiuil,' 
mar, lue un gênerai eipognoli j 
b!ia d'cmouxscr son rpee; le a 
ecuéral i>ensa être iiié loul^lj 
fut du moiiif diinper«usenmi h 
et Farquhar telleineut frapprf 
malliEur, qu'il ne put ie rcsoi 



FAR 

)scr de nouveau. Mais cet cs- 
it achevé de développer son 
son talent pour la littérature 
ique. D'acteur, Fnrquhar de- 
lear, et s*ëtaut rendu à Lon- 
il y donna avec succès, eu 
ta première comédie, Love and 
5« ( V Amour et le Fin ). A 
es dans le même temps, le 
3rrci7, de qui Fai-quhar était 
mna par ses talents litle'rai- 
estimc pour son cnraclère , 
na nne commission de lieute- 
us son régiment, alors en Ir- 
Farqabar put alors se livrer 
istadc ï son talent , à son goût 
! pbîsir et surtout pour la so- 
II l'amënité de ses manières, la 
r de ses mœurs le faisaient ai- 
. rechercher. Plusieurs come'- 
onéesdans l'espace de quelques 
, nous attestent ses travaux, 
cneîl de ses lettres , la plupart 
fes a une maîtresse, que l'on 
rela œlcbreinistriss Oldfields , 
ait contribue à faire recevoir nu 
^ Tige de 16 ans, nous prou- 
«letrarail n'avait pas été sa seu- 
pation. L'amour , à ce qu'il pa- 
•natt nne grande place dans sa 
I moins si l'on en croit un por- 
Al a labsé de lui , 011 Ton voit 
me temps qu'il s*ctait arrangé 
vre commodément avec un hôte 
lier chez lui : a Je suis , dit- il , 
réservé à promettre, surtout 
e grand article de la constance, 
K1I parce que je n'ai jamais es- 
nes forces à cet égard , et que 
dis en second lieu qu'un homme 
mt pas plus répondre de sacons- 
* qw de sa santé.» On croit qu*il 
•int fous les traits d'un person- 
eprodoit dans deux de ses co- 
; , sir Harrj Wildair , gai , lé- 
isonciant. Ce serait donc ainsi 
■drûtsc le représenter; si Tua 

V. 



F AU 1-7 

v\ïvait lien de penser que, pour rendre 
le personnage ])lns h la mode et eu 
même temps plus comique , il a char- 
gé les traits d'extravagance, et di- 
minué le fond de sensilniilé et de bon- 
té qui f.iisail le charme du carac- 
tère de l'auteur. Ce mérite et ces agré- 
ments lui coûtèrent bien cher : une 
jeune femme qui s'était prise de pas- 
sion pour lui, voulant l'épouser, n'eu 
imagma pas de meilleur moyen que 
de se faire croire fort riche ; elle était 
aimable, belle, et Farquhar trouva 
qu'une grande fortune n'y gâtait rien. 
Il ré;.ousa ,et lorsqu'il s'aperçut qu'on 
l'avait trompé, trop heureux de ne 
l'ctrc que sur la fortune , ou trop bon 
et trop paresseux pour se fâcher , il 
n'en vécut pas moins très bien avec 
elle ; mais l'érononiic lui était incon- 
nue, la contrainte im|)0ssible. Jeté 
dans des embarras pénibles , il ne sut 
d'autre moyen pour y parer que de 
vendre sa commission, sur la pro- 
messe que bu fit uu homme de la cour 
de ses amis do le pourvoir plus avan- 
tagetisemeut. Celui-ci ayant manqué à 
sa parole, Farquhar succomba au cha- 
grin de sa position ,et mourut en avnl 
I -joT , n'ayant pas encore trente ans. 
Si aernièrc comédie, ihe Beaux's 
stratagem ( la Buse du netit-maître ) , 
ne fut jouée que peu de )ours avant sa 
mort, et il n'eut guère que le temps 
d'en apprendre le succès. Celte pièce 
est regardée comme son cherd'œuvre- 
]1 a laissé un nom dans le théâtre an- 
glais, par l'amusante vivacité de ses 
intrigues, assez naturellement condui- 
tes, quoique fondées presque toutes 
sur des suppositions invraisemblables 
et romanesques ; par la gatté de son 
dialogue , où Ton trouve moins d'es- 
prit que dans celui de Cougrève , mais 
pcut-cire un peu moins de recherche, 
qiioiqu*il y en ait cntorr beaucoup. 
U semble! ait que le ton d*hommc8 de 



178 FAR 

iiliiiiir cl de socicrc, comme Farqiiliar 
Vt Coii^i't'vr, ocGiipr' seiikment à se 
l.iiivrr allpr ,111^ juuissnncts de ta vie , 
(liil Ëlrc If iKitut-i'l tl la facililéj mais 
rc 1M■^1 [H)\irlLml point ce caracli^re 
qui se f^il iviuaniiKT ciiri les ecri- 
\a,i- \c\ |ilii- ,i.liiFuic= ans plaisirs 
oi'ifî ili' Il suiii'ii'. ].:> lecherfhe des 
iui>l'. rsl iw .iir.lrc nnc se fait l'es- 



'cllehi: 



FAR 

LspifUlmrsbniHst^ 






mnil >] 



re, et 



ia-innili'ini f>f ■m finit Je UreHrui^n 
qiiiiiiLl;iii\rlio-ciliu(vc*ritibleprii. 
Lf tuii (if* pcrïonii.i.^c™ de Farqubar 
<1 de Cûiigrtve p.ir-iît avoir élé «lui 
de \a soridtcl di\ temps ; on le relroure 
jusque dans les letircs de Farquhar h 
sa inaîlri'âsc : aiii'i, il a donc dans ses 
comédies imc vci*i(é rclaiive. Qoant à 
c< lie des caraclcrcs , Fart|uhar n'y a 
pas pcii.'e -■ il ii'iiii.iL;ine lus de les 
1 'T'-" -dVn^arlIeeo- 

,r:i ■ . .|H-iii[}UnccS une 

!.,■. ' . ■ ■ M.L-almtHgueet 



'1'" V 



pan Dut 

s mœurs quM 
l rarement de 
s coQvcrsiap , 
quand 011 u'a 
. uu de)i vices 
ris de son ac- 



e de huit, 
'C avantage 



hu ihcXttr, il a l.usiii quelques poé- 
sies, quelques essais el un discours 

fiir la Cnniedir dramatique, où il 

.".'il.' Il' ( r'. rn. ri rinilre l'assujclls- 

^. : . .: ■ .'' . :\ siiiiiieiit qu'une 

I >i.i|< . ■ .ri^' Il r .,ii\ tuteurs que 
l.i tunitJiu 1j l'iiij licencieuse, parce 



plu» de temps pour i'uccu|kc de loor 
voisiit(.Noiuiirert>yori*|«ïlc»pr(cq 
les de Farquliar , en tah de camdtUe 
beaucoup meilltiirs k tnivr» «m u 
excnipirs; mais ils pioineol A 
uti grand fi'iid»d'e*pritot d'un) 
Ses œuvrej unt et» im]uiiii< ' 
disiéuie Toi» en 177:1 à Loniln 
a Tol. in- 13. 

FAI\âETTl, finiille n»»...» 
naire de l.iiui , dont une lintncbëj 
tallil d'aburd A MatM d> 
puis à Fliircnce, rt flaire hrMiht 
VËuise. Tunfcs deux vnt fitWDi it 
hommes di «lingues. — Puiutn F41 
sBTTi, ne a Ma«», liK im dota 
poètes UtÎDS du \ù'. ii^^ tj 
l'insETTi , )uri.coDSul|r;»rfW SE 
itiii], à Massa, qui fomut fid 

fui cotisciller intime du doc, OjÊ 
ambassadeur auprès de la rràtddS 
de Vrnise, de cel!e de l.ucaiits^1 
f-ouvernrment de Milan rt dugi 
duc Ferdinand II. Oitcdcn 
b:'>s^adc lui fournit rocGMtt; 
li\fc k Florence , oii il fut r 
Ferdinand et parCosmc III , 
cessenr, des premiers «npk 
magislrstun-. Il y mouiiit II 
vricr 1689. Il n'a laissa _ 
ouvrants sur des queiiÛMu 
licrcs de jurispnideaoe. 
lin et iraprïtné«. — AnmuiFj 
son fds , né à Mjsm , le 3o 
iG55 , nprèï avuir it4 pi 
droit rivil à Pin, suivil à 
même artiêfe que >on pW] 
succéda dan» ses empluia. 1 
dont il jouissiiil eut attrsnie 1 
màliille fr)p{iée en wo iunwt, 
K trouve d\ns le mtuér dé I 
chelli ; elle Tcil au^i n^r le di«^ 
le CL-lt'btr MaRlidbeccbi fit de lu 
être son eiccuteur t('sl4m«diuir»i j 
Fanetii 11c put pat nmplir c 



ëcritil 



FAR 

elle Iionornble fonction; le tes- 
de M igliabrct hi était du mois 
'774 » *'* *^ mourut le l'i tc- 
e l'aonde Ibivante. Ce qu'on a 
se borne aussi à quelques ou- 
de sa profession. En lui finit la 
e masculine de M.issa ; celle de 
a jeté plus d*ëclat dans les 
et dans les arts. — • I/abbc Phi- 
Faesetti, qui était fort riche, 
lus noble emploi de sa fjrtune. ^ 
les dépenses dignes d'un souve- 
iJ fit mouler en plâtre, dans 
nudeur naturelle , les chefs- 
e de sculpture antique etmoder- 
se trouvaient à Rome, à Florcn- 
Naples , et dans d'autres villes 
• Plus heureux que Louis XIV, 
imitait en quelque sorte la ma- 
Qce, il obtint à Rome , sans ex- 
I, toutes les copies qu'il avait 
dëcs , et prit h sage précaution 
it oégli«;éc le monarque , de cou- 
les moules de toutes 1rs statues, 
■s ou autres monuments , pour 
r, en cas d'accident, f.iire tirer 
▼elles copies. Il r issembla un 
oonAre de broi.Kcs des meil- 
ultras y de modèles des plus fa- 
sculpteurs, et d*es((uisses des 
rands peintres, il îk construire 
ie et en pit rre ponce , des mo- 
le tous les arcs de triomphe et 
nples antiques de Rome, et fit 
, par dliabilrs mains, les pein- 
le Raphaël d;ius les logos du 
B , d'Anuibal Cirrarhe dans la 
Farnëse, et d'antre^ nioreciux 
ireroicrp rcput.ition. Il y joignit 
ubre infini de monuments prè- 
les arts du dessin , et il fit pla- 
Veiûie^ dans son palais, toute 
fiche et immense collection , 
I jouîssance des amis des arts , 
loat polur l'élude des jeunes 
yqnî pouvaient ainsi s'instruire 
Biitatioii de laiilique et de chefs- 



FAR 179 

d'œuvre des grands maîtres dans tous 
les geun's , sans voyagei- hors de leur 
parrie. Ce Muséum acquit une grande 
célébrité , surtout lorsque l'abbé Las- 
tesio, ou Dalle Laste, eut écrit à ce 
sujet une savante Lettre latine à l'aca- 
démie de Cortone, et l'eut l'air impri- 
mer à Venise en 1 •^04 , iu-4**. ( f^o^m 
Lastemo). La poésie contribua aussi 
à en étendre la renommée. — Le bailli 
Joseph-Thomas Farsetti, comman- 
deur de l'ordre de iMalthe, cousin de 
Philippe, et celui qui a donne au nom 
de Farsetti le plus d'illustration litté- 
raire , fit un appel à tous les poètes qui 
florissaient alors , et leur proposa de 
composer chacun sur un ou plusieurs 
des chefs-d'œuvre de l'art qui for- 
maient cette collection , une pièce de 
vers italiens ou latins. Il doima lui- 
même l'exemple , et ùi trois de ces 
pièces en latin et deux en italien. 
Cette espèce de concours produisit un 
bon nombre de morceaux d'uuegrande 
éiég.ince dans les deux langues, et 
quoiqu'ils ne fussent point imprimés 
en recueil , comme on eu avait d'abord 
eu le projet, l'Ualie entière retentit des 
éloges du Muséum et de son proprié- 
taire. Le bailli Farsetti, livré dans sa 
jeunesse au goût des lettres, s'appli- 
qua surtout à la poé^ie latine, et forma 
son style sur celui de Catulle et des 
autres poètes du bon siècle. Après 
avoir fait les caravanes prescrites par 
les statuts de l'onlre de Malte . où il 
était entré, il vova^ea pendint quel- 
ques années , et publia pour la prc« 
mièi'e fois ses vers latins à Paris, 
1755, in 8'. Il en envoya nn exem- 
plaire au P. Deshillons, jésuite, dont 
il estimait la personne, le tunii pur et 
l'excf llente latinité, lit fabuliste lui ré* 
pondit : a J'ai trouvé, en général, beau- 
» coup de délicatesse d.ms les pièces 
» qui composent ce recueil ; il y en a 
9 quelques-unos qui pourraient soute- 



l'j.. 



,So 



FAR 



i> njr ic i>3ra1l(:lc .ivcc les nwillem-cs 
» decdici (|iiiiiuusre'iIentdespoèles 
n \èffTi du sirclc (l'Augiisle, lartout 
V dv Caliillt^ et de i'rojierce. a P«netii 
dédia ce recueil à sou cousin Philippe, 
cl le fit riîinipriiitprà Venise, 1765, 
in-8 '. , en itièina icMips qu'il y fit pa- 

el en vers , detlie'' s à racade'mie de la 

Druscd , dont \\ cLiit niciiibre. Parmi 
le; niDrce,iLit de prose, on remarqite 
il.(iis ce voloiae un discouri acaddinî' 
(lUf cuitleiijnt 1,1 ret'ii^i lion desidêes 
de F1.-UI1 hillc Mir 1,1 iialure de PEglo- 
piic. I.rs [MKSii's il.ilierjnes c«nsis(eDt 
(Il diiiï hJi^i'diii ri eu Irais pelils 

jollf l'.iMc ,illi':<>Li.|iie -m IVrijjine de 
V,-„i-.,,m,:,il>v/., Tni^forma^oae 
,>'J.!n.,. I,N |>r,nrie.<ac> dniï îra- 
};cdies est lu Mort d'Hercule, tra- 
diiilc d's Track'niennes de Sopho- 
ilc, qu'il 3v;iii d'abord fait parditre 
„V„™,n„, V,M.„, ,,58, in-,a. 
],': ^ii]i-l lie lii seconde csl 1 aventure 
li.r.^i.j.ii 'In Ironljtdnnr (înill.iumc de 
(.il)i >l'.iii:;i idc l.i fcinuiede Rainioiid 
<lt Ci-tfi Hoi.s«illiui , qnc l'aLbé Mil- 
l,.la i-.iemiliv d.ins h vie de Cabcs- 
liiiric, ///)(. tiil. lies troubadours, 
fom". 1, tMiiÙT..-sr„ibU-lelltnient i 



T.- .! ^ |. ,1 ■>,. vt l.iln.s. lia 
I M .1.1 . ..'' l: ...utl im i-.>i,dc]a 

.\„rmoiJt'. m„.Li„è; il leur donne 

annule nn mr*sii;er , un deyin el le 
rWiir. Cesl I;. .l.dmme ious la f„rme 
iViirie «tuIju.- .|ui f.iil le piologiie. Ou 
est seiilfiniiit .nitli ijiie le liej delà 

sl>le de ci^ driiv |iiws csl Ires bon 
et Hxi pur. Il pai'iil une jccoudc c'di- 







FAR 

tion de ce valume i V<ni«f, 1^67, 
10-8°. Paitoni , BibL de' f rf*. . «itri 
bue aluni à Farsi^iit une li-*iiuui»ii de 
Philoctite de Saj'hlcle, uii(inmée i 
Venise [ con alcune rime), t ',ti-] . in 
8°. Il peu(d'«boi'd paiallre iiii(;uiiri 
nue l'aulcur. ay»ut douud celle umtr 
là même cl dans la infinie \il1e iiiu 
seconde édition de les Opirevat 
ri, n'y nil jn» Tail c»trer «en 1 
hclèle: ei »e» autre» wtàm 
an ; mais le litre at cdle • 
cdiiioD,que iiouf nef 
yeui , porle les ilioU<r~ 
qui n'Afiieiil poinl lar al 
inière, cl quoiqiiR k 
termine ce premier ^ 
probable que le Philoetitt cl )■ 
aies citées par Pailonî , en Sortu 
second. Fiiriielli traduisit atiMiM 
non rimes, sciolli , les cgli'C< 
Netnesien el de Calpurnius. Li 
calica di JVemesiano e dî ('aSpunit 
vol/iarizzata , Venise, 1 7(11 , i!>4*' 
]1 dédia ceiie iraduclinn à M".^^ 
Boccage, qu'il avait Ix^ucoup w 
pendant sou séioiir à Paris, ^ollllf 
prenons dans son éptire dedinjoK 
que Neraesien était tr.>d»it ilrfaa 
loug-icmps, et que ce fut A la pnrri 
de celle aimable tninçaiic qu'il } f^ 
gn!l plusieurs anut^ea jprni f^ 
ilius. I.a troisième eglo^uc i 
sien, iutilulcc Pane, panlll 
première fois l'an 
les Quattro egloghe r 
nise , I -60 , in-fl". Les p 
de Fartrtii ont e((f Tfioijtâm 
d'une fuis , entre autres 4 B 
Bodoni, i77ti,gr.in*8%t 
1785. in-8-. Ills 
Criittd nombre d'ouvrages, 
plus im|K>rtants (Jlaieul ididi 
toirc d'Italie. 11 en pubUaLWC 
rdisoniiéc,Mius le tïlreclc4'~ 
mutiuscritla , Venise, «TJ!, 
cl Lcl>i'cl ru doDOC ua csiraiti 



préo6daMpa 



FAR 

agazin , 4'« d 5'. parl.(Ulm_, 
et annccs suivantes , iii-8'. , en 
nd ). Joseph - Tiiomas Farsetli 
jssi recommandable par la dou- 
e ion caractère et la pureté de 
ceiirt, (rue par ses talents. Il 
ecoeilli dftis ses voyages en Ila- 
k re'tranger , une bibliothèque 
"eiise et parfaitement bien com- 
Elle était ouverte aux hommes 
IX, comme le Muséum de Phi- 
'étaitaux amateurs et aux dèvcs 
ts. 11 avait un frère nomme Da- 
et une sœur appelée Eugénie, 
ut la douleur ae perdre; il dé- 
leur mort, et surtout celle de 
ir, dans une E'égie touchante 
lit dans la dr rnière édition de 
fsies'Iatines. Il mourut lui-même 
Jse dans un âge assez avancé. 
tg fUe Tépoquc de sa mort vers 

G— É. 
IDLLI ( George - Ange ) , ca- 
le de la maison de Ste.-Marie- 
ig^à Florence, où il mounit en 
p ne s'est gnèr« acquis de la cé- 
' que par l'extrême fécondité de 
me. Dans Télogc que consacré- 
sa mémoire les PP. Mittarelli et 
loDÎ , dans les Annales camal- 
M(, OD se borne â dire qu'il 
Miblié , tant sous un nom eni- 
\ que sous le sien propre , un 
imi nombre d'ouvrages , près- 
•os écrite sans style et sans mé- 
, dont plusieurs étaient remplis 
iMi oiseuses, mais dans lesquels 
lant on pouvait en trouver bcau- 
fatîles. f«es plus remarquables 
Euvres du P. Farulli , sont : I. 
I cronologica del nohile ed an,- 
umastero degU Anf^ioii di Fi- 
, dM ordine Camaldolese , 
fimdazione sino al présente 
I, coH la série de' Beati, ao 
I -4"- » Lncques , i «joo ; H. An- 
r Memariê delt mntica c nobile 



PAS 



i8i 



città di S. Sepidcro, etc., vol. in- 4°., 
Fuligno, I7i5; \\l. Annali , ouvero 
notide sloriche delV aiUica , nohile e 
valorosa città di Arezzo in Tosca^ 
na , dal suo principio sino aW anno 
1717, Foliguo , in - 4*' » ÏV. Fila 
délia B, Elisabetta Salviati, llassano 
( Florence ) , 1 ']i5 , in-4". Cet ouvrage, 
ainsi que les précodeols , parut sous lef 
nom de l'abbé Pet. Farulli; les deux 
suivants furent publiés sous le nom de 
Fr. Masseti ; V. Notizie storiche délia 
città di Sienna in Toscana, Lucquos, 
1722, in-4"*« suivies d'un supplé- 
ment imprimé aussi à Lucques, en 
1 725; YI. Teatro storico del sacro 
eremo di Camaldoli^ e dei monaS' 
terj di S. Salvadore^ di S. Maria 
degli Angioli, di 5. Felice inpiazza 
e di S, Benedetto di Firenze, tutti 
delV ordine Camaldolese , con la 
notizia de* monasteri di monache di 
S. Pietro , etc. , del medesimo ordine 
di Francesco Masetti , Lucques , in- 
4". ; VII* Cronologia délia famiglia 
de' Canigiani di Firenze , Sienne » 
1 ']i'x , in-4"M sous le nom de Nicolas 
Gistruzzi, ainsi que le suivant ; V1I1. 
Cronologia degliuomini insif^ii délia 
famiglia de' Giup;ni di Firenze , 
Lucca , 1 7^5 , in - 4°. ; IX. Cronisto- 
ria deW Abbadia di S, Croce délia 
fonte deir Avellana neW Umbria , 
Siena, I7'à5, in-4". de i6pag. Foy. 
Gnelli, Biblioteca volante. G— n. 

FASCH ( Augustin-Hewri), né à 
Arnstadt, en Thuringeje 19 février 
1639, termina dans celte ville sou 
cours d'humanités , puis se rendit à 
l'université de léna , pour y étudier la 
médecine. 11 suivit de préférence les 
h'çons du célèbre Rolûnk, qui présida 
sa première thè<e : Ordo et methodus 
cofrno^cendi et curandi causum , 
i(i(>4* Reçu docteur en 1667, Fasch 
obtint en 1675 la chaire de botanique^ 
el bientôt après celles de chirurgie et 






i«j F A s 

iVanalomir. Sou lemps fat absorba per 
les li'Nvaiix do rvnnd^iieini'iJl , par 
iiLjc |<L.riii|uu U-H êttaànr, ei [l'ir 
riiiiplui (II' riiFilrciii de l'élcclcur de 
Sasi'. lie iiTiiuière qu'il ne signala par 
ainiiLi uns rage sa carrière profrsNO- 
r.ilc , qui |ii»LLl,int fjt dedii sfpt an- 
jiô s. [".(vlnniJiiriilleaajaimcr i(iç(o, 
jii' I i-h,iiii 3 II république li[|e'raire 
i|tiL II' l'.iibic souvenir des, disstrta- 
lioiis. (lu resic furL multipliées, ild- 
is. présidcDce. La plus 
sans contredit celle 
i|\ii' >-<iiiiijir Ir 5i décembre i6tti,ril- 
lii-lii' l'"i iMer ir Huliiiaii, qui a ^id plu- 
siciii •■ lui'- i'('im|'iioiee: De«uTS;(ti()iï. 
pjriiii li>.iLiLrc3, il suffira d'ca (lislin- 
piRT LUI piLiL ziiunl)i-c : I, De morbo 
liimiiniii mil et domino morbomm, 
i'i-.i;ll. Du vesicatoriis , iG^S; 
11!, il.: :i,i n'hâ,resp. Baker. 1677; 
]V. rK-,aAoreo, 1677 ; "^.Dtova- 
rir. •mdu-uim, rap. Bertucfi, 1681 ; 
VI. ^--.'^'rjî pcstiltiii , resp. Slevogt , 
iliHi ; Vil. i\-iy.'-i'7iiph}siologicèet 
j'uihfl'^î, r rr-nnditralœ, rtip. Ger- 
iiT, i(lti"i; \ III. /'e amore insano , 
T.-^IK r.ui khaui , it}3G;lX. Feniri- 
aih. M-itml nnlurie coi/ui, cura 
iirrii iii\Urlniiiia humant corporii 
»,ri;ana cl i-iscera, 1 G87 ; X. Defubre 
ainnii'i-id , i(n)o. Jean - Guillaume 
'\hv:\.i\iuh\iii\{:pT(\p-amma funèbre 
de Aii';iisiL'-HcrriFascb, le'na, 1O90, 
in-fol. Q. 

I'ASEL 1 Jean-Fbederic), né le 
a4 juin 1 72 1 , .1 Hei-ka , dans le duché 
de V^ riiiiar , cludia la médecine i Tu- 
nivcrsilL' de Icm , devint un des disci- 
ples lr> pliiidi.-iiiijiué.sdu savautChdr- 
le.s-l'n'.|i(ic K.ilrschmidl, qui présida 
s.i ili>-[ ii.iiiim inaugurale: De San- 
g/YjKi.i 111 vcmim jiortorum congesti 
f.fi nniii'ii. T75i. Fasel ne rml 
[Il jj'^ , n.ijpiiii' I,T [ilupari des jeunes 



>U««« MU 



ic vit daus soa dif lôtqc la lillcraturt 



FAS 

3aeledroil,ila v 
e joindre la |>raliq 
Piouimécn 1758 p 
dinaire, et en i^ 
dinairc dr médcGm 
iiornblemcnl ces lo 
mort, arrivée l« i6fl| 
ouvra|;es , 

sont m très pciit aOi 
thèses dcfendues s 
il en est u 

par Kon éicoduc ( f 
que \ut U mritba ' 
<|«'un peu trop a 
les sages réflestoiin donl 
ricliie; mais Fascl pr^te 

3u*clle a clé comnu«<)e jau 
crémic-Daniel Brebïi,- j 
arteriarum , cam a 
tibits , alijue âgnit u 
tfuam prognosliciSjU 
ttucautrcdisserlaliaii, bcn 
Tulu mineuse et moins inU 
raltarbe à la précédente, 1 
en quelque sorte le CMUp! 
arteriis non sançuiferis , 
C. Cappe , G aïtil 1 7O5. ■ 
encore citer quelques ih 
structure cl les nuages d| 
sur les nerfs exbalan^Jj 

grammes surl'uuraque.tf 
remèdes cordiaux , etc. 1 
en 1 7ti4 une édîlioD cstin 
liluUones medicirue l^^i 
mijer. Il avait r * " 
stii' In lafme mB|ïi 
par Cbt-eiien Hid^m 
medkinxforensii p. 
commodata, lén.i, i-i6 
trad. Cl] allemand jiar Citi 
froi I-augc, Lci|izig,* I 
Wnizlioiirf;, J7';o,iu 
FASOLO (Je*»), . 
seolus, né à Paduue dj 
cic, cludia avec succcx l« 



atU rt . «n fii-nnfijt- y 



FAS 

1 55a à donner des leçons d'clo- 
X" à runivcrsitc ; mais il ne fut 
né professeur en litre qu'm 
y après la loort de Robortel, 
re Dumanistc. Le jour de son 
lation il voulut , suivant Tusa^e, 
mcer un discours de renn-rci- 
. Après avoir adressé quelques 
limcDls à Fasscrnblce, la md- 
i lui manqua. 11 ûl de vains cf- 
pour se rappeler son discours , 
t obligd ae descendre de la 
e sans en avoir pu dire un seul 
Cet accident l'exposa aux rail- 

de SCS élèves , et ils s'en pér- 
it de sanglantes. G^pendant il 
5 découragea point , et quefque 
$ après il prononça une allocu- 
pdbliquc, dans laquelle il se jus- 
Ic sou défaut de mémoire p;ir 
nple des plus grands orateurs 
lis et modernes. Fasolo mourut 
loue au mois de décembre 1571 
UD Age peu avancé. Ou lui doit 
gmiire traduction latine des 
Molaires de Simplicius sur le 

de l'ame d'Aristote, Venise, 
, ÎD-fbl. Papadopoli {Hist, de 
\ de Padoue) cite encore de 
o trois IjCllres latines écrites , 
, avec autant de poliiesse que 
;aDce. W — s. 

kSSONI ( LiDERAT ) , savant rc- 
Xy mort à Rome eu 1 7G7 y fut 
leDt renfermé dans les devoirs 
D état qu'on ne le connaît que 
n charges qu'il remplit et les 
iges qu'il a publiés. C était dans 
« des clercs réguliers des écoK s 
IdII avait embrassé la vie reli- 
r.En 1754 il c'tait professeur de 
Dgie et de littérature grcrquc 
k collège de Sinigao|i;i, et en 
s temps dans le séiniuairc de 
ville. Il fut ensuite appelé à 
ï, où il remplit eu 1 735 et 1 7 jti 
aire de thculogic dans le uou- 



FAT i8j 

veau collège que les piaristcs venaient 
d\ obtenir. Kii t'j/>7 il commença à 
prendio à RoiUi.* même le titre de 
professeur émciite , et en 1758 il 
était membre de la congrégation des 
Conciles et associé de l'académie 
étrusque de Cortone. Ce que nous 
avons pu connaître de ses innom- 
brables productions consiste dans les 
Dissertations suivantes : I. De Leih- 
nitiano rationis principiOy iu-fol., 
Sinigaglia , 1 754 ; H* De grœcd sa- 
crarum Uiterarum editione à LXX 
interprelibus , in-4''., Urbin, 1754, 
réimprimé à Rome avec des correc- 
tions et des additions en 1758; IIL 
De miracidis , adversus Ben* Spino- 
sam; la 'i**. édition augmentée parut 
fi Rome, in-fol., eu 1755 ; lY. De 
voce Homousion , in - 4^* y Rome , 
1755. Il y fait voir que ce mot ne 
fut point rejeté ou proscrit par le 
concile d'Antiocbe ; V. De cidlu Je* 
sui- Christo à Ma^is adhibiio , ad^ 
versus Rich. Simonium et Sam. 
Basnagium , in-fol, , Rome , 1 75G ; 
VI. De puellarum monasteriis ca- 
none 38 Epaonensis concilii ce- 
lebratis, 1757, in -fui.; VIL De 
cognitione S, Joannis-Baplistœ in 
matris utero exsullantis , adi^ersàs 
Sam. Ba^nuf^iuin j llorne, 1737 , iii- 
4". ; VIII. De i^eritate alquc diyi' 
nitate historiœ Ma^orum^ quœ est 
apud Mnthœum , cap. u , v. 1 - 1 3 ^ 
adversus Collinsium, Rome, 17 58 y 
in-fol., de, G-^N. 

FATAII ( Anou-NAfn ). fils de Mo- 
bamiued , écrivain arabe (fEspagnc ou 
d'Afrique , s'adonna avec ardt ur à l'é- 
lude des belles-lettres et de riiistoiro 
littéraire, voyaj^ea beaucoup, cl fut tué 
h Maroc en r»-2() de Tliegire ( 1 1 33 de 
Jésus -Christ) . ou plutôt 555 ( i i4o- 
4i ), [wr l'ordre d'Ali l)en Yonsef, 
roi de cette ville. Tels sont les faibles 
rcuscigncmczits bicgr.iphir^ucs (yie 



j8i FAT 

l'un possède tijudiantoctaulrur^mais 
)i<iiis cûuiiaissoiis mieux se» ouvrages. 
E" voici la jioineiiclaliire : I. Calaïd 
eU'ijyan. {colliers d'or). Ccst uneliis- 
toirc lilliTaire (l'E»pa(;ne cciilc d'un 
Slyle rdevc , et qui se divise en (jualre 
parties. La pi'einiÈre est coris^icree aux 
(irinces espagnols-musulmans qui oui 
cultive la poésie; la 2'., auxTéiirs, 
aux grands, aux érrivaios , et aiix 
liomiuDS cloqui'Dls; la ^^, aux en- 
dliis, aux juriscoDsulles, aux oidé- 
in as cl aiixùeids;la4*., aux hommes 
dcIclIrcMlaiix poètes les plus dislîu- 
(;n[\'>. 1^ Uihl. inip. possciit' deux ma- 
lui'ciibdi.' CCI ouvrage, Casiria donne 
1,1 liilc des pi-rsonnages (|ui y occupent 
UHC pUce { Bibl. ar. hisp. T. II ). Fa- 
tah donne ordinairnntut de loties ex- 
Irails des poc.Mi'S de rccrivaindoul il 
parle ; et rummc ses extraits sont faits 
avec assez, de goût, son Otivrage ei[ 
Iles estime (les Arabes, et serâiit très 
uiilc pourujif histoire de la lille'ralure 
ar.ibc ' espagnole. 11. Mouthmih 
alarfnus , ( rtgard des âmes ) ; c'est 
iiiic autre histoire littéraire qui se di- 
vise en trois livres. I.c 1". traite du 
<;Vriv;iiris et (les liommes éloquents; 
Ji :>,'. dis OcUiis et des ouldina*; le 
j.des ln.mines de lettres. Ibu Kl.il- 
. ail 1 1 ll.yJj y Klialfa disent qu'il existe 
trois ('diliuiis de celle Iiistoirc : une 



|u-ellcs 



e cl u 



FAT 
en argent compianif un li 
mates ou seoleurs , Cl l'a" 
nippes et en meubles. Qiicli; 
disent cepot>d.inl que ce 
cuitiposait sinplcinenl de i 
de plumes d'autruchn. Eh 
suliujiis , vouUdI MlewMU 
de la tille de leur li^«M 
que le jour vh elle fiit H 
nuptial , la Rtsrrlie ^Itn 
sëc : Mahomet mudiÉn 
Falliiint^ lesuivail, ■3M 
l'ange (Gabriel, et k Hijp 
Mictel, lesqutli Aiatntw 
de soixante-dii: mille ange: 
irtbiiés en plusieiiri thtf 
taient les louanges i)e DJ 
trois fils de celle cponM 
Hassan et Molisco , toort 
et ne prit point d'autre I 
qu'elle l'ecut. C'est par l'u; 
que prétendait descendre 
méli , la dynastie célèbre 1 
en Afrique et même en Syi 
les princ-s sont connus « 
de Lhalyres Fatbëmitex , c 
origine. En général, pre: 
les dynasties qui se soûl ^1 
l'Islamisme, cl que nom 
alides ou éhétits , font m 
origine à l'un des fils de 
Celle femme celcbrc mot 
dine, six mois aprc» son 



lioniiciir au goût, a la 
('■^prildc Falab, i — n. 

l'WTIiniKII , mie unique du pro- 
pli'^fe !\1 .lioMiel, naquit h là Mckke 
■ivant ipic cet imposteur ne nianireslâl 
s,i prtieiiiluc iiiiisiondivine. L'an a de 
i'in't;. , <ij"i (le J.C, son père la maria 
à ,\li, ',i)iicoiiîin, qui fut depuis klia- 

seluii lis lins, fin de dix-buit seloD les 
Miiid's. ,S.-i [lui s'éleva à 4t)o direms ou 
piLUs d'irgcut, duutuii tiers fut livre 



géomètre, naquit k Bile 
vricr i()fi4- Il fut elevo 1 
et reçu bourgeois de cet 
16^8. Il demeura quriqi 
Paris f I à la Haye , pa»* 
Londres, « adopta I'AbrI 
patrie. Fatio donna de ht 
des preuves d'ungrâictttt 
versel : à dix-sept ani 
Cas.iini util- lettre qui rtll 
d'une ilic^oric no ut ta 
disiaua' du soleil à h 




FAT 

bèse pour expliquer les appa- 
• de l'anneau de Saturne. Il avait 
e TÎDgt-quatre ans quand la so- 
oyale de Londres lui ouvrit ses 

; et il aurait été' académicien 
is beaucoup plus jeune encore , 
religion ne s'y fût opposée , et 
bert, l'abbe Nicaisc et l'abbé 
d eussent pu obtenir de vaincre 
ide qui l'éloignait de l'académie, 
ftaitbou mathématicien ; il avait 
ie propre aux découvertes et à 
itioD. Il 8'occupa de la dilatation 
»runelle et de son resseï rement, 
lontra les fibres de l'uvée anté- 

et de la choroïde, dans une 
à Mariotte, du i5 avril 1684. 
.va une manière de travailler les 

des télescopes, nu moyen de 
er la vitesse d'un vaisseau , un 
I de percer les rubis et de les 
concourir au perfectionnement 
lontres; indiqua comment on 
lit profiter du mouvement des 
, occasionné par le sillage du 
va, pour moudre le blé, scier , 
les ancres y liis&er les vergues , 

imagina une chambre d'obser- 
: tellement suspend ne, qu'on pût 
Bent observer les astres dans un 
lu. Fatio a mesuré gcométiique- 
Ifs ffioiilagnes qui environnent 
'e, eu déterminant leur hauteur 
lius du niveau du lac. Il avait 
t DDC carte du l«ic Léman ; tous 
itériaux en étaient prêts , mais il 
ps exécutée. Fatio est le pn'n- 
autcor d'une qiirrrlle fameuse 
'histoire des mathématiques. Le 

différentiel venait de naître : 
itz et Newton , pr l'entremise 
■mboorg , avaient entretenu un 
erte rpistolaire dans lequel ils 
at communiqués leurs découver- 
peclives; la niortd'Oldembourg 
mis fin k la correspondance, 
ics cbnx illustres savants n'a- 



FAT i85 

vaionl pas cessé de s'estimer. Ils ne 
songeaient point à se disputer une dé- 
couverte qui devait \cs immortali- 
ser ; Léibnitz en recueillait paisible- 
ment tous les honneurs, tandis que 
Newton , préférant son repos à sa 
gloire , semblait oublier les droits que 
»a méthode (\csJluxions lui donnait. 
Quelques lettres écrites en Angleterre , 
dans lesquelles Léibnitz paraissaits'at* 
tribuer exclusivement l'invention d9 
son calcul , réveillèrent l'attention de» 
savants anglais. Léibnitz y proposait 
encore des problèmes difficiles, el 
nommait les savants dont il en atten- 
dait la solution. Fatio, dit-on , piqué do 
ne pas trouver son nom dans la liste , 
donna le signal , et vengea son amour- 
propre olTeusé, en élevant des doutes 
sur la propriété que Léibnitz avait au 
calcul diflérentiel : il déclara haute- 
ment que ce qu'il possédait de celte 
nouvelle science ne lui venait pas de 
Léibnitz, et qu'il reconnaissait New- 
ton pour en être le premier inventeur. 
Léibnitz , inculpé si gravement , s'en 
plaignit à la société royale de Lon- 
dres. Les journalistes de Leipzig pri- 
rent le parti de leur compatriutc, et 
attaquèrent Newton sans ménagement. 
Keil répliqua avec autant de mala- 
dresse que d'injustice. Les plaintes se 
renouvelèrent à la société royale; New- 
ton , toujours tranquille spectateur de 
ce qui se passait , descendit enfin dans 
l'arène; les partis se prononcèrent, 
et l'incartade de Fatio eut ainsi des 
conséquences qui fixèrent l'attentiou 
de rtiirope savante. Fatio jouissait 
de l'estime de tous les savants de sou 
temps. 11 avait prouvé par des travaux 
distingués qu'il n'en était pas indigne , 
et il continuait à se rendre utile aux 
sciences, quand tout à coup .«ou es- 
prit changea de direction , et montra 
le côté faible par lequel , trop souvent , 
l'homme que nous avons admiré, finit 



i33 F AU 

îluiiicli, 16/,/,. ii.-ia, fig, de SaJe 
li?r; 111. FloiMa eorona boni mi- 
tilis seu encomia P. Gafpitris 
Boni ord. Minim. proviitcialis, Mu- 
nich , I (iSi , in - 8". Ce volume ren- 
ferme rclo);e des qiiînxe Terliis pra- 
tiquées principalement pir le P. Bon. 
A h suite de chaque discours est 
un tmnnc sur te même sujet et une 
jiriêrc h J.-C. Le fi-onlrspice qij de'- 
c est grave pur n^dc- 



1er. 



FAUCni (CBAivt.E«). 



I Flo- 



1729 



nlla 9'ctabhr à I.01 



dres , où i\ a traraillfi Itmg-teiDps 
pour Roydcll. Ou fl de Ini une Bac- 
channle et un Couronnement de In 
f'ierge d'aptes Rubens î ce dernier 
siijc[ rsl Ir mfinc qui avait e'ié i;i'ave 
jinr Puntius ; une Jfaissance de la 
fierté et nue jidnratîon des ber- 
pârs d'api'tï P, de Cintone;uH Mar- 
tyre de S. oindre d'après Carlo 
Drilcc. Avant de passer rii Ao|;te- 
tcri'C , cet ariisrc avait {;ravc à Flo- 
rence pliisiritrs morceanx du re- 
cueil de la galerie du marquis de 
Gorini. P-E. 

FAUCHARD (Piebbe), chirur- 
^îen-dcniisie , ne en Jtretaj^ne à la 
fin du t-^'. siècle, mort à Paris le 
ni mai i^Gi. Il étudia son art sous 
Ale:tandrc Poleleret , chtrur{;ien-nia- 
Jor des armées navales, et s'établit à 
arquil une réputation 
er à Paris. Des taleuls 
s une branche de l'art 
iifiir almndonnée ans ignorant-s 
\ l'harlaran.', le placjrreni bientôt 
rrinier rari^ et le rendirent cé- 
; dans la capitale. L'habitude de 
ervalion que Faucliard avait 1 



rlé. sa )e,> 
rquci-i^r,!.-; 



, Ida 



it fait 



ïclait Iraniintje, pour 
ainsi dire, que par tradition oraltt et 
par l'e.tpcïieDce maDuelle, il entrc- 



FATÎ 
prit, surU lli(<oric des ma 
dcnls et des opération» qu 
viennent , uti auYrat;e », 
publié pour b prcnncre M 
MHis ce titre : Le C^nd^ 
tiste.aa Traité des DeaU 
enseigne Us moyrent 4« U 
nir propres ttsaintt, 4* I 
/ir, iten réparer la pane 
me'dier à leurs maladies, 
des gencives et aux acà 
peiii-ent survenir aux otlb 
voisines des dents, anç 
rhes en Ia)lk-d>juce, ijÊ 

apri^s U moil de l'anlnwV 
obliol , lorsqu'il parai , rv| 
dcsaiinlumiiles, des médi 
chirurgiens les plus insti m 
lient encore aujourd'hui 
leputalioii. Les imprrieci: 
y rencontre allesleitt le» ] 
l'art , et l'ouvrage néant) 
ronsnllé avec avantage pai 
qui voudront £ti« . comme 
de bons clnrui^iens-dentii 
cet auteur il n'csisiaït aucui 
ensci};nâl ta manière de I 
If r, plomber les dents ; sut 
fabriquer d'arlificicIIcSjiI'c: 
dentiers simples ou doubi 
placer des obluraleur« au 
en a imagine cinq dif&r 
employait it qui s'emplcm 
avec succès. Faucli<ard a ( 
exactitude les abeés qitî «i 
substance inte'iieurodM é 
en altérer la substance eo 
tieui regarder ce cliîrui^ 
le créateur de l'Ait <lu 
M. Sue II- jeune, dans sni 
Uevaux, dit que cet ttabi! 
ne Tut p^s inulile à Kauc 
la rédaction de sou «uvr 
asseriiuu , f&t - elle même 
ne diminuerait ea ticfl le 
t'auchard comme inTUMI 




FAU 

JCHER ( Deni!) 1 , Wnêdictin , 
à Arles en 1487. Il embrassa 
religieuse au monastère de Po- 
en Italie , et , ayant acquis par 
ents et sa conduite Tcstime de 
pêrieurs , fut envoyé pour e'ta- 
réibrme dans les mai.sons de 
situées en-deçà des monts. II 
t à l'abbaye de Lerins on 1 5(>2 , 
D âpe très avancé. On a de lui : 
logm de Laudibus insulœ Le- 
if. Elle a élc imprimée à la 
lu poëme de Grégoire Cortcse , 
tu et Laudibus sacrœ insulœ 
V, Paris , 1 597 , in -8 '. , et dans 
renique de cette abbaye, par 
.11. De coniemptu jnoriis ele- 
mpnmée k la suite du précé- 
III. La Préface du Traité de 
jier , De Laudibus eremi , et 
e riiistniction de 8. Faust, a^ 
eho$ , dans fédition de ces doux 
;es, Paris, 1678, in-8*. ; IV. 
lima Provinciœ, libri V. L'on- 
le celle histoire de Provence se 
il dans la bibliothèque du mar- 
'Asbais; mais la vanité en avait 
ârer plusieurs passages et ajouter 
es. Plusieurs personnes pensent 
I ouvrage n'est pas de Faucher, 
raison que Barrai n'en a fait 
s mention dans la vie de ce re- 
c. V. Quelques pièces de vers 
tëretsantes. Dom Jean-Augustin 
nîgo , bénédictin de la G)ngré- 
cm Ilont-Cassin , a inséré dos 
wvf en italien sur la vie de 
Faaebrr, dans la Nova Roc- 
étcpiiscoli scierUifici de Calo- 
Venise^ lySg, in-ia. 

W—s. 
UCHER ( Jean ) , médecin , né 
M en i:)5o, ne se livra pas cx- 
pvent â Texerrice de sa profcs- 
il caltiva en m^mi'lrmp^l;! scien- 
.'antiquilé et la belle littét->ture, 
uil dans Tune et dans fautre 



FAU i8<) 

des connaissances profondes. Il savait 
parfaitement non-seulement le grec et 
le latin , mais aussi Thébreu et l'arabe. 
Il traduisit de celte dernière langue 
en latin les Cantica Avicenni ^ et pu- 
blia cette version avec un commen- 
taire et des notes qui déposent de sa 
vaste érudition. Estimé des savants 
de son temps, il dut à son mérite la 
protection s|Kfciale et Tamilié du car- 
dinal d'Armagnac , qui fut, comme on 
sait , Tappni des gen»de lettres dignes 
de cette fiavrur. V. S— l. 

FAUCHE! ( CLAt7D£ ) , historien , 
naquit à Paris en 1 5^9. Il s'appliqua 
de bonne heure il l'étude de nos an- 
ciennes chroniques , et eu fit des ex- 
traits dont la publication lui paraissait 
devoir rép.marc un grand jour sur les 
premiers temps de la monarchie. On 
ignore la plupart des circonstances de 
la vie de Fauchct ; mais ou est certain 
qu'il habitait Marseille, puisqu'il y 
avait transporté une partie de ses li- 
vres et de ses manuscrits qui furent 
pillés dans une émeute , de sorte qu'il 
perdit en un instant le fruit des tra- 
vaux de son plus bel âgo. 11 s'attacha 
ensuite au cardinal de Tournon , qui 
l'emmena en Italie en i554 ' >^ '® ^^' 
pécha plusieurs fois au roi pour lui 
])orter des nouvelles du si^c de 
Sienne. Cette circonstance le fit con- 
naître à la cour ; il y trouva des pro- 
tecteurs, et il obtint enfin, par leur 
crédit , la place de premier président 
d«; la chambre des monnaies. 11 reprit 
alors des études pour lesquelles il avait 
toujours conservé un goût très vif; 
il rassembla sc^ notes éparses , rem- 
plit les lacunes qui s'y trouvaient en 
s'aida nt de sa mémoire et des livres 
qu'il avait renmvrés, et publia suc- 
cesbivemeut plusieurs petits ouTrages 
qui eurent assez de succès. Il avait 
p;rnud hoin (l'en décorer le frontispice 
du nom du roi ou de quelques grands 





i;i» 




FAU 


FAU J 


(,.i.;n 


iirs dor 


[ il esper.iit en rplonr 


ailleurs ; mais il mauqnc de geât «fd 


q.irfr. 


If lib.T, 


irp; unis ce moyen ne 


criiiijuc, et son siyic c*t gniHJM 


Jiii ri 


,.,jl |„ns 


pm.qii-il se Vil oblige. 


même pour le lemm où îT a «9 
On saii que Louis XIH fut ttUaM 






vindi'i.' >ia cliarec poiii' 


p.ii^' 


;.r, ilfl 


s ■ tl ei.iii alors V' "^^ 


rebniB par les Œuvre» de VàndÔÊ 




Ir-d.-i, ,1 


s. I.duiig r.ippoTle que 


que dcpni» ce Icmpï-li il ii'oun^ 


r.iut 


CI i-l;.il 


ali.-, celle anDéc^à, à 


plus de lirre qu'avec une cslrime lé' 


^.llnI 


- (llTIII 


in , jiniir pièsenttr à 


puj^iiaiice. Si cette anecdote prooTt 


I!rl,L 


IV un 


^<m,.l;.in; de la HOU- 


qn'un thoisiasait mal te» Icclute-t A 


l-ll 




- ■■ . / 'diijiiités gaa- 


ce prince, elle peut prouvw tia$H 


/,.. 


.' ' ' 


,.-..M,., h-oidriupiit, 
1 , !■ LÎi' , qu'il avait 


quelle estime jouisMJent W OEairf 
de Faurhcl , puisque les fiCtiffM 






1 ii-i,' ih iiipiTC dans 


du roi lui en cooseilUienl TAude^ 


Il lie I 


'S turW 


duucivrauWtiment. 


liste de ses ouvrages comnieicra M 


F^uc 


. 1 , de r 


elmir à l'ails, adressa 




à Hc 


wi IV u 


1 placrt qui commence 


ttàvemt'es en Gaule depuis f«m-4 


l'I 


lr»nt<'.l- 




monde^'^1^. jusqu'à C^wtt,Vim 








de 3 livres , contenant les choseiW 


■fj 


" îl' •JrJ' 


r.|T.rl'hn<^:o; 


M 


l".'"!,','.','. 


r"„v!r,m%'°!" 


venues jusqu'à Pan ■jSi , el de D 


UL 


,|„r,,„r 


■ '"' -i-f-'(0 


Fleur de la maison de Charltma- 


l.r l 


i lil Ij-a 


"■""!' tl"^ ^f"*^ plaisan- 


gne, contenant les faits Ae Ptfn 


"■'■"■ 




ii . iMiicliPlunepen- 


et ses siiccesieursias<]uà ran H(o, 
Paris, 1 Sg;) et i Go i , a ia\. in-S'.jfli^ 
clin de la maison de Charlemn^v, 


l1 ■ ■ 




":"r.'mT. Il nVn 


1" ' 




1 : 1 -, chiiii mon à 




1',!^- 


\n- 1 


(,■■ .lv l'année iGoi. 




l',U. 


tl tM 11 


liiviuiii'ii impariial et 


puis Van 84o jusqu'à tm. 


■ruiic 


lidi'liic 


-.nnpiili'usc : ips oii- 


Paris, .6oa.in-8°. Ce toIom 


ïr,lj^< 


s (1)11 m 


iiiciil lies fails impor- 


une suile néressaiie de^ dens { 


laijls 


PI ,]ll'0 


ciiiiïheraii vaiuemcnt 


dents. M. Recueil de t'oréfjbut\ 
lanpue et poésie frmKtùaa , i 








(■ 1 


"','„''!■...' 


!...". ""," ■„/i",'„!l.V','T- 


et romans ; plus , les iwms «t 
maires des Œumres de ivjf 
français vwtmts avant ftn' t 
Paris, Pâtisson, .58i . io-C-» 
lion rare et r.cliereliée d'un «If 
1res ciiiieux, Ouverdicr rbtt-i$ 
Lien des articles dans m AMiMl 






"', 'il ! ''■■■"'^"" 


françaisc.m. DeUviU»d»P 
et pourquoi les rois fvnt d 






.„,i'.'.ll';'i'."ib'f"d.'|. 


pour leur capilale , P»m, iSâ 
i607,in.4".iIV. OrM^da 
gmtés et magistrats Jt FtW 








ï 1'.'. . 






Paris, ifloo, iu-8-., rditioa n 








Y. Origine des chevaliers, an 



F AU 

t heranx , I\iri5 , 1600 , in-8*. 
<V'l o;'vr.*j;f se trouve urili- 
(li'nl rci'iii an (ireo-cipiit. VI. 
ê des liber h' i de l'tç^Hse ^al- 
' , P.iHî» , i()o8; iii-8 . b\iiirliet 
•util pose' cet ouvra-jc eu xîjgi ♦ 
rcpon iro wxw bulles fiiliiiiiic'es 
ingoiio XIlI HMilre Henri IV 
FnijÇiis ({'il Ta V. lient reconnu 
Ictir souverain légitime. Il est 
gérë,(ltt Lclonj:, mais pli in de 
. riiricii'CH. Les uuvrift s qnNm 
il*iniiiqiier ont t'tc rei;niN suus 
V d^ Œuvres de feu Claude 
het^ l*aris, lOio, -i vo5. in-4"» 
étiilion a ctc conlrrtliite à (jc- 
eti iGi I ; mais ou ne Irouvp 
i:i.s cvtte eontref«çoii le Becueil 
Tt^ine de la poésie francoise. 
» Œuvres de Tacite^ trad. en 
îs , Paris , 1 5.S'2 , in-T»!. ; 1 5M5, 
; i584, in 8'. L^s einq prc- 
iivres des Annales (>nt elc ira- 
par Lap'ancliP ( /^. Implancue). 
dît que Fancliet !*< -mpuite, par 
élite et t'inlellip;enee du te\«;, 
»us le.-« tradueteurs qni l'avaient 
Ir. VIII. Dialogue des Ora- 
(attrib'ic à T^cKe ou à Qnin- 
I, nouvellement f/115 en Iran- 
Paris, i585, i.i-8'. F mlut 
içait une suite à son Histoire 
poésie française ; mais ce pro- 
t resté sans éxecution. 11 avait 
lé en 1O84 , «tuivant I^acroix 
aine , un Traité du duel ou 
Mi sinf^ulier, qui n'a point ctc 

UGHET ^Claude), né dans le 
nais «fn 1744 « «mbrassa l'éLit 
iasîiquc , et fut d'abord prc- 
ir des enfants du marquis de 
nii, firère du ministre; il entra 
f d-iDS la cominuD uite des pré- 
eSaint-RcN!li , «1 Paris. Une aven- 
qui cul quelque éclat dans le 
ly lui attira ua interdit do l'ai- 



FAU igi 

cbevêqiie de Paris; mais cette dis- 
grâce ne nuisit point à sa fortune. 
Ayant eu rhonncur de prccber devant 
le roi, il obtint l'ahbaye de Mont- 
foi l, et devint |;rand vicaire de fiour- 
grs , sous M. de PhelipeauTi. Il pro- 
li^Miça l'oraiMm funibre <Ie ce prélat , 
mort à la fin de i';8(), et celle de 
M. ie duc d'Orléans, Lo(iis-Philij)pe , 
petit-lils du régint. i)n a de plus de 
lui , et à la même époque , un Dis^ 
coun sur les mœurs rurales, Li ré- 
volution vint laneei Fauciiet sur un 
plus ç;rand théâtre. 11 eu adopta les 
principes avec enthousiasme^ aident, 
doué de plus d'im.iginaiion que de ju- 
gement <'t de prudence, il se jeta dans 
le tourbillon. 11 prononça en 1789 
et les deux années suivantes, des dis- 
cours où l'on trouve quelquefois tfas- 
sez beaux moixx'aux , et des vérités 
assez fjrtes à coté d( s jdus graves 
erreurs. Son Discours sur la religion 
nationale est de ce genre : il y pro- 
fesse sur l'autorité de l'ég'ise, relati- 
vemcut au mariage , des principes 
assez, sains. Trois Discours sur la 
liberté, un autre sur l'accord, de la 
relie^ion et de la liberté^ une Or/ii- 
r ai son funèbre de l'abbé de VEpée^ 
un Eloge civique de Franklin , mon- 
iH'nt de plus <'n plus le progrè> des 
idées révolutionnaires dans la tête de 
l'auteur. Dans l'éloge de l'abbé de 
l'Epéc, prononcé à i)aint-Etieiif»c-dii- 
Mont le •>.:") février 1 790 , il détaille 
assez bien les procédés et Us .services 
du célèbre instituteur des sourds- 
muets; mais on pourrait trouver qu'il 
n'a pas toujours sép'in^ avec justesse 
ce qu'il y avait de iou.tble dans cet 
homme bienfaisant, de ce que l'église 
av.iit droit de reprendi e en lui. l'f- 
loots civique de J*'ranklin est encore 
plus répiehensible, et Faiichet , qui 
av<iit méiiié d'être membrelie U corn- 
muuc du Paris ; y oublie trop frë- 





'!)" 


FAU 


PAO 1 


sriL;neiir! dont il cspifrait en relour 


aineuKimaisUiaailaQifl 


qwh] 


iir liUTjlile; mais ce moyen ue 


critique , et son style M 




is-il ii.Ti , [mi'iqit'il se rit obligé, 


mente poni le temps où 
On sait que Louis Xlll fnt 


en f 


>iji), lie vtnilre sa cliargr puni' 


p ivn 


st> lii'tir.s ; il était alors t^ê <Ic 


rebute par les (Kuvitb (]« 




,u-A\\ ,iiis. Lelonp rapporle qiie 


que depuis ce i«mps-U il 


r.iii.i 


iri ('[.iiii .-ilii-, cette annee-là, à 


plus de livre qu'arec une « 


^ i 


-(iiTiiKiin , pour pr^sonlrr à 


pu!;iiaiiec. Si celle aneodo 


IImik 


. W iMif:!,mi.lairede h nm- 


qu'un choisûsail mal les l 


vil.' 


ctliliiiii cli> sfs Aiitiquilés gau- 
, k ii>i le reuevriï froidemnit , 


ce prince, elle peut prouve 


loii.t 




Ih'yl 


ilil [i.ir tnuqiierir, qu'il av.iit 
Licrr siiii liîisle en pierre dans 


de Faiirhet , nuisque le* bi 
du roi lui ce cooscilUicnl ! 


unrJ 




liste de ses ouvrages co 


F"..c] 


..|,i!r retour à Pario, adressa 


Mlicle : I. les JntiiftdU 


à Hn 


jri IV uLi placet qui commence 


et friincoises , contenM 
ai^tmUs en Gaula A 






J'. 


'rï-^^rSSî 


ri^S^'i^ 






rfeatVw.cwitwkwti 


Wr 


PX\\,'TAn:,7.'mU'T 


i-enues jusqu'à tm f. 


OL 


i,l„rli.^r.i. f.ab^u .u,iB*'(>) 


Fleur de la mmoR A 


Le r(j 


li ni biancûiip de celle plaisan- 




Irrip , 


ct arcuril.1 a Faiicliet une pen- 


et ses sucfxsieurs jat^ 


ïioii 1 


h- Ms co.ij «lis, avec le lilrc 


Parii,i5g9ti t6oi,ai 


iVhJsr. 


iiiirjpr.ijilic (Je France. II n'en 


cUn de ia inaïsoH dt'i 


juini 


na^ iu.ifi-H'mps, ciaul mort à 


contenant les faieW 


I'.1JIS 


>,T^ U fin do l'année iGoi. 


le - Chauve et ses niQ 


r.ud 


iclfslnn bistnrien impartial el 


puis Van 840 ;«»fi^ 


ir.nip 


lidrliuf M'nipuli'use : ses uu- 


Paris, i6o3, \n-»}t 


vr.[;r: 


, iniiliiiiupnt des faits impor- 


une suite nécessairt de 


UiiLs 


, cl ipi'oii clitrclicrait vainement 


dents. 11. flecM«7rftffl 
langue et poésie francôU 






,S'b.: 


.",..''"'■. i''y.;^■','t.'l,^'d^p.".'^il™ 


et romans ; plus , les nom 
maires des OEuvm Je i 


I'."'l'.'. ,' 


:■,:■■■.■■■.'.:■'■ '■■;rs;;;\r,::z: 


français vivants at-ant Vt 




Paris, Pâtisson, i58i , in 




. -./-i-JzrSE^ 


lion rare ci ncliercbw d'ni 




'.' '■■■ . \rr:^Ë'êB 


tfés ciniens. Duverdier ei 
bien des articles dans sa Bit 
française. IIL DelaviUe 
et pourquoi les rois l'on 




■' .1 ' .. ■ ::, Iriz^îH;'^ 


pour leur capitale, ?»n» 
1607, in-4".; IV. Origin. 




'.. J...,.!^ i.a. .îî]!ir °'a 


gnités et magistrats de 
Paris, ifioo . iu-S"., éditi 






V. Origine des thcytiien 



f ' I 



» >', t. 



'l • 



TAU 

( les principes Je la reli- 
j^ion don! il clail le ntinisire. Sous 
lirélPXle de cODiballre le finatismc cl 
1] .sLipi'i'sliiidi) , il iiiciie son lecteur 
a l'iniilITcroncc pour lu croyance , et 
pour louer Franklin sans reslriction , 
il dtnattirc l'enicigiiemeiil de l'eglisc, 
C,ei clo[;r- fiil prononce le ai juillet 
1790, Fanclicl (ÎRurail alors daDs les 
cliilis , et rédigeait un journal { la Bou- 
che lie Fer ) loiil-ji-fail dans le sens 
rcvoliilii)[iiiairc,liaïcstissaiil l'Ëvan- 
^ilc puni' le ployer aux idées Aé- 
ina;;o^iqiii'S. Sun /L'Ic incrîlail une ré- 
eompense. I.a consliliition civile i]u 
clorfié vint lui cii offrir une, el le 
département du Cilvados, où per- 
sonne ne le roniiaisiait, le choisit 
pour son cvéque. Il fut Sacré eu 
<Tlte qiialitL- le 1'", mai 1791. On 
dit qu'il se signala dans SOD dépar- 
tement par des cxtravapauces. Ap- 
pelé à l'assemblée l^islalive qui sui- 
vit la consliluanlR , il y vota pour 
qu'on ne fît aucun Irailcment aux 
prèlres insemiontès , allendu, disait- 
ii , /jii'o7t ne doit lias /myer : 



/>■. I.e 



Jor 
■supprioii 



iquu 



ilj'cdi-S.iinl. Cc]>tndanl il paraît qut 
liir'.qii'' F.jurlu! vil la clnile du Irôoe, 

,., ,,,r,I i... pnt fUi^ 'f méprendre sui 



ti . ' I ''' "" uiandcment 

(!'.! ■..'■■: I. Iiirs du procès 

!'■ !■ ; ;■ I I riL' pr^iuoncc. Il 

rriTnli..llil lurliiiicnl Ceux qiii voii- 
l.aeiit 1,1 nort du roi , et leur dit des 
viriles assi /, li.iidics , qu'il cnlre- 
nicla i.ourianl des plirascs alors eu 



FAU 

usage contre le tyran tl la Ijrramû 
Dans In dilTcreuts app«U Douùnwu 
qui terinîniircnt ce procès looiis- 
trucus, il vola toujour* pour le pwti 
le plus JavoraUr. Sur cette question : 
Louis est-il coupable ? il répondit ■ 
« Oui , j'en suis convaincu , cwë 
" me citoyen ; je le dcclan; COOH 
B légiïlntcur ; comine juge , \i 
i> ai pas la qualité, je M prvwSI 

sursis, vota pour la détentioii lu 
LannisKOient i la paix, et wni 
son opinion avec cvura|^ dani: fl 
Journal des Amis, qu'il rcdi^< ' 
alofs Depuis, Fsuchct s'«loîgi>j '■'■ 
plus eu plus du purii domiuani ; il ^' 1' 
taclia nux fédéralistes d succamlH avct 
eut. On l'accusa de coiapUnlé aval 
Charlotte Corday, qu^ n'arail U 
qu'introduire dins les tiïbones 
séances de la Couvcntiou ( F'.C 
DAY ). Envoyé à ta Concicr^etiè,' 
trouva un prêtre vertueux , dog| 
entretiens le £renl rentrer co 
roéme. Voîi-i ce qu'on lilàaoïi 
dans les Annales caikoUmtS t 
IV, ]ug. iGg : « Pour no^ 
B.peux vous dire iMsiliTemcKlf 
n abjuré non seulcmeut sel M) 
» sur la constitution civile, niHll 
9 ce qu'il a proche dans le |i 
n l'ifglisc Nolrc-Damc , tt ^ 
s bité dans son club dit U Bm 

■ fer sur la loi agraire , le Mn_ 

■ FranLlin,elc.,qu'd3faitaUii 
» de toutes ses erreurs: qn'ui 
a qiiait Son serment impie (t M 
> Uusion, après avoir toilMpl 

■ sioiJ de foi ; ce qui occaMWM 

V murmures entre tet genflanM 
B étaient présents, ({ut ne dil 
o tout haut que je serais an a 

■ jour guillotiné comme ha.^ 
y Faucbcl. après s'être confal 

V entendu lui-même SiMerrcn^ 
D siun. 1 { Entrait d'tùt, bW 



FAU 

hringcr, du in juillet 1 797, 
irnal ci-dessus.) Traduit au 
'évolutioiinaire avec vingt 
iQtés , Fauchct y fut cou- 
exécuté Ie5i octobre 1 793. 
ne sont pas dépouivus 
, mais on y remarque sou- 
but de goût f la prclcnliou , 
sme et TciLagcration. 

p c— T. 

)N (Jeik),ou FALCÔN, 
încoa, bourg du royaume 
i , étudia la médecine h ruut- 
Montpellier , y reçut le doç- 
int une chaire en 1 5o!2 , fut 
>ycoeD 15^9, et mourut eu 
luoon n'a produit aucun ou- 
tillai ; il s'est borné au rôle 
*Dlateur. I. Addiliones ad 
A Antonii Guainerii , Pavic, 
-4*. 9 liyon , 1 5'i5 , in - 4". ; 
itiasuprà Guidonem,Jjyon, 
-4"* Ce commentaire, publié 
lortdc l'auteur p.ir sa veuve, 
lOÎtiéeD latin, moitié en fran- 
plusieurs fuis été réimprimé 
I dernière langue; il forme un 
oui gros et plus obscur que 
de Gui de Ciiauliac , si Ton 
kstroc* bon juge eu prcillc 

C. 

ERES(MlRGrBftlT£ Rleeg- 

ime), naquit eu 1 771, et 
i dans un village auprès d'Aï- 
ns les Etals-Unis. Elle perdit 
le bonne heure , et son pcrc 
sVlablir à New-Yorck. Une 
il a»M>rlie sema de maux la 
irgaerite. Elle épousa un mé- 
celte ville, qui dissipa sa for- 
point qu'en 1 79G M"'*. Fau- 
guîssait dans un grenier avec 
ux. Ce dernier mourut en 
* la fièvre )aane , et sa veuve 
ra à Tëducation des jperson- 
xe : elle ne survécut que trois 
1 Burii et tcrmiiu ses jours 



FAU i(M 

en 1801. On trouve dVHc do nom- 
breuses Poésies dans le Muséum amé- 
ricain et dans le Magasin de New- 
i'orcA.Eu 1 7Ç)5 elle publia les œuvres 
de sa mère , précédées d'une Kioj;îa- 
phie de celle dame , écrite par sa lille , 
et accompagnées de plusieurs pièces 
de sa composition. Kn 1 795 clic don* 
na une tragédie de Bélisaire, qui eut 
quelque succès. Elle a laissé de nom* 
brcux manusciits dont on promettait 
la publication. Z. 

FAULCON et non FALCONl ( Ni- 
coljis ) , ué eu Poitou daus le lo". siè- 
cle y fut secrétaire de Jean Haylon , de 
la famille royale d'Arménie ( Fo^ez 
Hayton ) ; il écrivit sous sa dictée en 
i5o5 , une Histoire de l'Orient ea 
langue vulgaire, et la traduisit en la- 
tin dcu\ ans après. Celte traduction 
resta long-temps cachée dans la pous- 
sière des bibliothèques ; mais Jean 
Molthrr s'en étant procuré une copie , 
la publia à Hagucnau en 1 5'ig , in-4"; 
elle fut ensuite insérée dans le Recueil 
de Grynaîus ( Noi^i orhis ) , Jiâle , 
i53u-i555, 'in -fol. Rcineccius en 
donna une bonne édition , avec des 
notes, Hclmstadt, i585, in*4^., à la 
suite de l'ouvrage de Marc Polo, De 
regionibus orientalibus. Enfin Andr» 
Muller Gt réimprimer ce recueil avec 
des corrections dans le trxte et des 
additions importantes , Rcrliu, 1G71, 
in-4". L'ouvrage de Ilaylon est estimé 
pnr les faits curieux qu'il renferme ^ 
et surtout pour l'exactitude des détails 
géographiques; il a été traduit, d'a- 
près la version de Fanicon, on fla- 
mand, en itaiiru , en français et eu 
anglais. On indiquera ces différentes 
traductions à l'art. Hayton. Le tra- 
ducteur latin est mal nommé Falconi 
dans quelques nianu!;criis; La Croix 
du Maine, d.ms sa BibL française , 
le nomme Falcoin. Molther , Yossiu «, 
J^Iullcr ; etc. le nomment Falconi; mais 

>5 



i()4 FAtl 

Fjbririvis a trcs bien prouva qne son 
vcriliibletiom est celui qu'oo liiidonne 
au coin me n Clament de cet article. La 
famille Faulcon MibsJste encore à Poi- 
liers, et 3 produit desiraprinieurï dts- 
tin{;ucsdaii''lpiirarL W— s, 

FADI.rX)NNIER (Pimbï) , grand- 
liailli hdrédiiairi: de la Tiilccl len iloire 
de Duiik' rque , preudeut de la cham- 
bre decummerce, morl dans «lie 
ville , sa p.ilne, le 16 septembre 1 735, 
a lais.ié une Description historique 
Je Dmikerque, Broges, i75o, j 
vol. in- fol. Ctl ouvrage, divisé en dis 
livres, duniic l'Histoire de Dunker-, 
(]ue jusqu'en 1718. L'auleur attri- 
bue l;i fondation de la ville à Sl Bloi 
qui , étant vrnu en &^& prêclier la 
fui auK Di.<binles, bdlit une ^lise 
dans les dune» ; et c'est des iitims (la- 
niands /îune-ff'erc*«( église de* Du- 
nes ) , qu'il lire l'etymologie de Uun- 
keique. L'ouvrage est orné de petites 
cartes et de planchesqui représenlenl 
soit des ruoiiLiments, soit des hommes 
célèbres , tels que Michel Jjcopsea , 
Jacques Colaeri , le mareclial de 
lUulzau, Je.in Bart,etc; la plupart 
de ces CHrtes et planches soûl impri- 
mées sur la mcnie feuille quels telle. 



FAULHABER(Je*j<),i 

irieii allemand, né à Ulm ei 



i58o, 

d.<ns la niJme ville en >655, ensei- 
);nait les mathémaliquei avec distinc- 
tion dans sa pairie, on il avait [a 
charge d'tiigénienr, lorsque Descaries, 
alors simple officier volunlaire dans 
les Iruupes françaises en Allemagne 
cl px->s.rnl à Ulm, lui fit une visiie. 
Le pi'ufi'.'^seur jugea d'abord, à la mî* 
neet au<idiâeDurs de cejcnneoAicier 
f^aDpi^,qllec'élaitlm avantageux qui 
ne donlail de rien , surtout lorsqu'il le 
vil lui prumeltre pour le lendemain 
Ik solutiun d'une question qui parais- 



sait de la plus gramle iliflil| 
fut sa surprise dr voir en « 
demain sua probité résoli 
niirc la plus ék^nle \ C 
aventure élablil entre ciix 
sont d'amitié , dans lesqv 
Montucla, Départes ne j( 
rdie de disciple. A l'assurai» 
quelle Faulbaber ne cessail 
ser au^ géomèiies de son 
piobIJme.i, qu'il prétendait 
par tuule antre mctbodequr 
dont il se croyait seul in*( 
sérail tenté de croire que s 
ne Ggure pas à la surle d 
GaïAan et de Tarta^ia , p 
di s mathénialicîenr ausqut 
le perfecliounement de l'ji'i 
oubli ne vient que de ce qu 
qu'en allemand, i une qioq 
les savants n'écrivarent q 
Mais qiidud on voit son ^ 
algebns se terminer par un 
riisé de signes, de diilTru 
1res, dont le résultat esl l'i 
du nombre mystérieux 66 
pocalypsef on regrette qi 
réel ait été si mal employé { 
sing, De lUathesi $aerd n 
seu abuiu malhematum 
Wismar, ,-jo-} ,iu.i: it. 
Faulbaber a prrfeclionné 11 
lion de plusieurs insirumei 
thématiques, et a publii 
mand divers ouvrages qui 
la vogue dan' leur lemps; ; 
mètique a été souveul ré 
et l'un recherche encore ion 
cke gehàmde Mapa , od 
uitd- fFunder- Rechnung 
imii Magog, Ulm, 161S 
C'i'St un recueil de lécréatit 
maljqucs, cnrieiu comme 
des plus anciens ouvrages d 
L'auteur y annonce avec tto 
sieurs découvertes merveiU< 
il se réservait le secret. Ji 




FAU 

f$o!ii quelques uns de ces 
«u publia la solution ( en 
sou» ce titre [lonipeux : 
ynf^s oderEnldeckungy 
ti-erie du nouvel uft ca- 
le Gog et Magog de J. 
), AUi-sbourg, 1019, in- 
s au'.rcs ouvrages di'F;«ul- 
s riteronS M'ulcment les 
. Malhematici traciatus 

* germarUcè editi, con- 
or^ novas geometricas et 
fifoC singularium i/i5(rii- 
inçentiones , posterior , 
menti cujusdam belgœ de 
filaiuru , dimetiendi'i et 

s rehus aptum lalinè 

ih, Remmclinum , Franc- 
., fig. : la date uVsl iu- 

rr ie chronogramme Do- 
prosfiIClet ( 1610). Il 
; machine assez in^cuieuse 
\rT la perspective; H. /Vi- 
kmetîca^ etc. , Augsb(»urg, 
. '. y en aUcmnml : c'est un 

k son Arahmeiique, 11 y 
s procède.*» arithmétiques 
pnibléme avec la méthode 
dont il faisait ulage; 111. 
\e Ferhesserung , etc. , 
I, îo-4"« 9 AV^ 3 planches : 
ription d*un moulin à ma- 
nié par Ramelli , auquel 

fit divers pcrfectionne- 

• Deuxième continuation 
mMthématiquey etc., Ulm, 
^*.y fig* : c'e^t une dcscrip- 
mes machines as^ez iugé- 
Mie pbncfaette perftTtion- 
ompas de réduction h trois 
d'an moulin à bras ou à 
; V. Geheimt kunstkam- 
Cmbinet secret de cuiio- 

uuU toutes sortes de stra- 
r gumre , de secrets inouïs 
smmdiines admirables ) , 
)i ut^\ : il n'y douie que 



FAU 195 

le calalogue de ces sccrcls merveilleux , 
au nombre de cent, mais saus des^ 
cription ni û^urc ; W. uicademia 
algebrœ , etc. ( ou Continuation des 
inventions miraculeuses dans cette 
scienct ), Augsbourg, i63i , in-4*.': 
il y développe sa méthude qu'il avait 
de'jà aunonrce dès l'an 1604, dans 
son Àrithmetische-Cubiccossische» 
Lustgardtn {ou Parterre algébrique), 
Voyint, dit-il, qu'aucun mathémati- 
cien n'av.'iit pu résoudre ses problèmes 
ni répondre aux défis qu'il leur avait 
faits depuis quinze ans dans ses di- 
vers ouvrages d'algèbre, il fait voir 
que la méthode de iwirdap, ni aucune 
autre métho.le connue jusqu'alors, ne 
pouvait ddiiner cette vSolution ; VII. 
Inventions pour le tracé des redou" 
tes ( pasfeyon ) et fortifications , 
etc. , Francfort , 161 o\ iu-/|".; VIII. 
Description d'un nouveau compas 
de proportion , pour Vusage des for» 
tifications, Ulm*, 1617, in-4''. ; IX. 
V Ecole de l'ingénieur , Francfort , 
lOio ; Nuremberg , iGS^ , 1637, 
4 parties iii-4^ Christophe Er ha rd 
Faulhibeb, né à Ulm en 1 708, y fut 
fait professeur de mathématiques en 
i737,etdeihéolopieen 176?); il mou- 
rut le 16 juillet 1781. Outre un livre 
sur la ^aiutecène, en allemand, souvent 
réimprimé, on a de lui huit disser- 
tations sur divers sujets de physique 
et de mathématiques. L'une, en al- 
lemand , rapporic les diverses opi- 
nions des savants sur les pluies de 
sang, Ulm, §755, in•8^; les au- 
tre», en latin, tnitent de l'effet des 
lcnti!h s ( ou verres convexes ) , des 
miroirs ardents, de l'içct ititude de la 
variation de l'obliquité de l'écliptique, 
de l'impossibilité du mouvement per- 
pétuel dans dix machines différentes 
propuNces pour résoudre ce fameux 
problème, etc. — Âlben - Frédénc 
Favuuber^ médeciu en titre de la 

i3.* 



iSi FAT 

l'on possède luurliant cet Miteiir; mais 
vuu» couiiaîsiuus mieux ses ouTragcj. 
En voici la iiomendaliire : I. Calaid 
eli'qyan, {colliers J'ûrj.CcituDeïih- 
tolrc liltcraire d'Eip);nc ccrlle d'un 
slylc relève , tl qui se divise en qiialrc 
parues, La prciiiièteestrousïcréeaux 
frinces espagnols-musulmans qui nbt 
cullivc la pocsiej U a"., auxvédrs, 
aux [grands, aux frrivaiDS , et aux 
Immuies eloqueuls; la 3\, aux ca- 
dijjs, aii\ jurisconsultes, aux oulé- 
mas ei aux séids; la 4*' . aux Lommes 
de Iclircs elaux [loèlcs les plus disliii- 
gués. [^ Bilil- imp. possède df^ux raa- 
iiusci'ils de cet ouvra;<e, Caslri 3 donne 
la liste des personnages qui y oceuprnl 
une place ;£i6/. gr. hisp. T-II). Fa- 
lali donne ordinairmeiitdeloncf ex- 
iraiis des poc^lL■s de l'cctivain doul il 
parle ; et eurarae ses «xlrails sont faits 
avec assez de goût, son ourrage est 
ti iîs estime' des Arabes , et serait Itcs 
utile pour une histoire de la litlérature 
arabe - cspst^Dole. II. Mouthmih 
alanfmis , { regard des âmes ] ; c'est 
«ne autre Lisloirc litlêraire qui se di- 
rige en trois livres. Le i ". traite des 
enivains et des liorames éloquents; 
le 3'. lies Cadliis et des oul^mni; le 
J-. des ]i«ninirs de lettres. Ibti Kl.il- 
ou CI Hadjy Kliaira disent qu'il existe 
trois édilioDS de celte liisloire : une 
friande, une moyenne cl une petite; 
mais qu'elles sont Ires rares. Ces 011- 
Tr.i^^cs fiml honneur nu goût, à ta 
seirii''(-ii .1 l'i'.sprildc Fatah. J — n. 

rATIiniFIl.Clle unique du pro- 
plcte Mdjomtl, naquit à 15 MiHc 
avant <|uc eel iuiposleur ne manifeslilt 
sa prc'ieiiduc mission divine. L'an 1 de 
riieç;. , (hZ (le J, Cj son père la maria 
à Ali , '.'m cou^itl , qui fut depuis Uin- 



ICI. tu 

futâl 



Mcvil'e 






mJijii lis mis, eudcdix-huilseloulcs 
aiilics, Ra dot s'éleva j l'itjo dircms ou 
luUi- il'jr"fnt,doiiluu tiers fut livre 



FAT 

en argent comptant, unfl 
uates ou senteurs, ttfaU 
nippes et eu meubles. Qncftj 
disent crpetid^Dt que ce 
euinposait iiimpleuieut de l 
de plumes d'autruelici. Ik 
sulinaus , voulant rdcTC) 
de la tille de Ifur I^U|| 
que le jour 0& elle fut Ci , 
nuptial , Iti lUarcbe élût i 
tét : Mahomet mwcliait 1 
Falhiiiirli le suivait, rayant 
t'aniïc IGabricI , ct'i la ga 
Midicl , lesquels ^îral m 
de soixanle-dis mille mgei 
tribiiés en plusifai^ ch» 
talent les louanges <t*Oj 
trois fils de celle ^P*|j| 
Hassan el Mohsco , OuU 
et ne prit point dTaiiUflJ 
qu'elle vécut. Cest par Tû 
que pre'tendait desrend n 
méli , U dynastie céli-bre 
en Afrique cl même en Sy 
les nrincps sont connus si 
de Lhalyres Fatbémile* , ( 
origine. En gênerai, pre 
les dynasties qui se suiit <fi 
l'Islamisme, et que dou 
alides DU diérîls , font lei 
oi'igine à l'un des fils <Ie 
Celle femme célèbre moi 
ix mois après sod 



j^eomètre , naquit à Bâie 
vricr 1UG4. H fut clcvè i 
cl reçu bourgeois de crli 
ifî^S. Il demeura qnelqi 
Paris et i la Haye, pansi 
Londres, et adopta l'An^li 
pairie, Katio donnu de b( 
des preuves d'un ge'nie (éti 
Tcrsel 1 à dix-sept ans. 
Casïini une Icllre qui rcnfct 
d'une iht'Dric pour U recb 
dislBJiCi' du soleil à la h 



cUàlatetâ 



FAT 

lëse pour expliquer les appa- 
de Panneau de Saturne. Il a^ait 
s TÎDgt-quatre ans quand la so- 
>yale de Londres lui ouvrit ses 
; et il aurait été' académicien 
s beaucoup plus jeune encore , 
elîgioo ne s*y fût opposée, et 
bert, l'abbé Nicaisc et l'abbé 
I eussent pu obtenir de vaincre 
de qui Téloif^nait de l'académie* 
'lait bon mathématicien ; il avait 
le propre aux découvertes et à 
tîoD. Il s'occupa delà dilatation 
runelle et de son resserrement y 
loolra les fibres de l'uvée anté- 
el de la choroïde , dans une 
ï Mariotte, du i5 avril i684* 
va une manière de travailler les 

des télescopes y un moyen de 
cr la vitesse d'un vaisseau , un 

de percer les rubis et de les 
:on€Ourir au perfectionnement 
ontres; indiqua comment on 
ît profiter du mouvement des 

occasionné par le sillage du 
m, ponr moudre le blé, scier , 
es ancres , bisser les vergues , 
imagina une chambre d'obser- 
telkment suspendue, qu'on pût 
lent observer les astres dans un 
m. Fatio a mesuré gcométrique- 
let montagnes qui environnent 
e, en déterminant leur hauteur 
êus du niveau du lac. Il avait 
I DDC carte du lac Léman ; tous 
lérîanx en étaient prêts , mais il 
pas exéàitée. Fatio est le prin- 
lulnir d'une querelle fameuse 
histoire des mathématiques. Le 
différentiel venait de naîire : 
IX et Newton , par l'entremise 
nboarcy avaient entretenu un 
me tfputolaire dans lequel ils 
itcnnmnniqués leurs découver- 
pedives; la mort d'Oldem bourg 
■is fin à la correspondance, 
es dens ilhisircs savants n'a- 



FAT i85 

valent pas cessé de s'estimer. Ils ne 
songeaient point à se disputer une dé- 
couverte qui devait les immortali- 
ser ; Léibnitz en recueillait paisible- 
ment tous les honneurs, tandis que 
Newton , préférant son repos à sa 
gloire , semblait oublier les droits que 
sa méthode desjluxions lui donnait. 
Quelques lettres écrites en Angleterre, 
dans lesquelles Léibnitz paraissait s'at- 
tribuer exclusivement l'invention d^ 
son calcul , réveillèrent l'attention de» 
savants anglais. Léibnitz y proposait 
encore des problèmes difficiles, et 
nommait les savants dont il en atten-« 
dait la solution. Fatio, dit-on , piqué de 
ne pas trouver son nom dans la liste, 
donna le signal , et vengea son amour- 
propre olfeusé , en élevant des doutes 
sur la propriété que Léibnitz avait au 
calcul différentiel : il déclara haute- 
ment que ce qu'il possédait de cette 
nouvelle science ne lui venait pas de 
Léibnitz, et qu'il reconnaissait New- 
ton pour en être le premier inventeur. 
Léibnitz, inculpé si gravement, s'en 
plaignit à la société royale de Lon- 
dres. Les journfiistes de Leipzig pri- 
rent le parti de leur compatriote, et 
attaquèrent Newton sans ménagement. 
Keil répliqua avec autant de mala- 
dresse que d'injustice. Les plaintes se 
renouvelèrent à la société royale; New- 
ton , toujours tranquille spectateur de 
ce qui se passait , descendit enfin dans 
l'arène; les partis se prononcèrent, 
et l'incartade de Fatio eut ainsi des 
conséquences qui fixèrent l'attention 
de l'Europe savante. Fatio jouissait 
de l'estime de tous les savants de son 
temps, il avait prouvé par des travaux 
distingués qu'il n'en était pas indigne , 
et il continuait à se rendre utile aux 
sciences , quand tout à coup 5on es- 
prit changea de direction , et montra 
le côté faible par lequel, trop souvent , 
l'homme que nous avons aomiré, finit 



i88 FAO 

ïluiiicli, ir)^4.iii-ti,fie. deSaJc- 
Irr; 111. Florida corona boni mi- 
litis seu encomia P. Casparis 
Sorti ord. Minim. prov'màalh, Mu- 
likli, \^\S't, in -8". Ce volume ifd- 
firme l'cloge des quinte verliis pra- 
iir|iiees prlactpaleniciit pir le P. Bon. 
A la suite de chaque discours rsl 
un hvinne sur le même sujet et une 
prière à J.*(;. I.e frontispice qui dc'- 
curc le vuluine est grnve pnr Sade- 
!er. W— s. 

FAUCri (Charles), ne" a Kio- 
rmcG m 17^9, alla s'e'iablir à Lon- 
dres, oii il a travaillé long-remp» 
pour Boydtll. Ou a de lui une Bac- 
chanale et un Cauronnemenl de la 
Fierté il'aprés Rubens : ce dernier 
siijcl est le racmc qui afail é\é graïe' 
p,ir Poniius ; une Naissance de lit 
fierté et une Adoration des ber- 
fers d'après P. de Coi tone; uii Mar- 
tyre de S. j^ndré d'après C^rlo 
Diilci', Avant de passer eti Ko^e- 
trrie , cet artiste avait fravc à Flo- 

cueil de la galerie du marquis de 
Genni. P— e. 

FAUCHARD (Piehre), chirur- 
pcn-rtculisle , né en Bretagne à la 
fin du !•;'. siècle, mort à Paris le 
-.12 mai i';6i. Il étudia son art sous 
AlDxandre Polcleret, chini r;>ien -ma- 
jor des armérs navales, et s'établit à 
Nantes, où il arquil une réputation 
ipii ]r fil appeler à Paris. Des talents 
enjH'i il iirs dans une branche de l'ait 
de (;iKiii' ,'ili.in(tonuce aux ignorants 
et aux. chai lalan», te placèrent blculot 
an premier raup et le rroJirent cé- 
K'bte dans la capitale. L'habitude de 
l'ali^ervnlion ijuc Faucliardavailcon- 
Irariccrlès sa jcunesic , lui ayant fait 
jinnii'à lui la science du 






drr; 






tradili' 



FAU 
prit, sur la théurie des ma 
dénis et de» opérations qvi 
vii'uueiit, un ouvra^^e ejr 
publié pour la première ïav 
soui ce litre 1 La Cfururg 
tîste.aa Traité det Dmê^ 
emeîgne les moyent d ' '' 
nir propres et sain^, , 
lîr, d'en réparer la p 
médier àUurt maladieSt 
des gencives et aux acci 
peuvent survenir aux nul/ 
voiiines des dents , avec 
flies en taille-duiiee, a ïi 
Ce livre a éiércîmpriiiMlet 
après ta mort de ranl«iir, f 
obtint, lorsqu'il parvi,l'a| 
des auntumiMes, des méÂc 
chiiiirgiens les plus inslmi 
tient encore aujourd'hui 
réputation. Les imperfecl' 
y rencontre attestent les 1 
l'art , et l'ouvrage néann 
ronsullé avec avantage par 
qui voudront Jtre, comme 
de lions cbirui-giens-denlii 
cet auteur il n'exisiail ancui 
enseignât la manière de I 
1er, plombet les dents ; sur 
fabriquer d'artificielles, d'e; 
dentiers simples 011 doubi 
placer d?s oDluralciirs au 
en a imagiué cinq ditlër 
employait tt qui s'emploit 
avec 'uecès. Faucliard a t 
exactitude les a1>cè« qui al 
substance iiilérieui'c des d 
rn altérer la substance t». 
peut regarder ce chirurfii 
le créateur de fait dn 
Bf. Sue lu jeune, d.itis soi 
Uevaux , dit que cet halûl 
ne Tut p.is imitile h PaucI 
la rédaclion de son uuvt 
aisertiuu , TAt - elb mftue 
ne diminuerait en rien l<^ 
t'aucbard comme iimaW 




FAU 

ER( Denis \ Wnédictin, 
T\e$ en 1487* Il embrassa 
iaise au luoDastërc de Po- 
ulie , et , ayant acquis par 
et sa conduite rcslime de 
iirs , fut envoyé pour e'ta- 
)rme dans les maisons de 
léfs en-deçà des monts. 11 
abbaye de Lcrins on 1 5(i2, 
e très avance'. On a de lui : 

de Laudibus insulx Le* 
tilt a ëto imprimée à la 
>ëme de Grégoire Cor lèse , 
t LéUidibus sacrœ insulœ 
aris, 1597, in -B'., et dans 
^utf de cette abbaye, par 
De conlemptu moriis ele- 
iinée k la suite du precé- 
La Préface du Traité de 
, De Laudibus eremiy et 
nstruction de S. Faust, ad 
^dans Tédition de ces doux 
Paris, 1578, in-8'.; IV. 
\ Provinciœj libri V, L'ori- 
itc histoire de Provence se 
ins U bibliothèque du mar- 
ais; mais la vanité en avait 
C plusieurs passages et ajouter 
usieurs personnes pensent 
rrage n'est pas de Faucher, 
ion que Barrai n'en a fait 
otiou dans la vie de ce re- 
. Quelques pièces rie vers 
isantes. Dom Jean-Augustin 
, bénédictin de la (>)ngré- 
Mont-Cassin , a insère des 

en italien sur la vie de 
chfT, dans la Nova Rac- 
mscoli scientifici de Calo- 
ise, 1759, in-i3. 

W— s. 
1ER ( Jean ) , médecin , né 
I I i)3o , ne se livra pas ex- 
it à l'exercice de sa profes- 
liva en même temps la scien- 
quilé rt la belle litlé»'»iure, 
Ions Taue et dans l'autre 



FAU 189 

des connaissances profondes. II savait 
parfaitement non-seulement le grec et 
le latin , mais aussi l'hébreu et l'arabe. 
Il traduisit de cette dernière langue 
en latin les Cantica AvUenni ^ et pu- 
blia cette version avec un commen- 
taire et des notes qui déposent de sa 
vaste érudition. Estimé des savants 
de son temps, il dut à son mérite la 
])rotcction s[)éciale et l'aroilié du car- 
dinal d'Armagnac , qui fut, comme on 
sait» Tappui des gens de lettres dignes 
de cette faveur. V. S— l. 

FAUCHE! ( Claude ) , historien , 
naquit à Paris en 1 5^9. Il s'appliqua 
de bonne lieurc à l'élude de nos an- 
ciennes chroniques , et eu fit des ex- 
traits dont la publication lui paraissait 
devoir répandre un grand jour sur les 
premiers temps de la monarchie. On 
ignore la plupart des circonstauces de 
la vie de Fauchet ; mais ou est certain 
qu'il habitait Marseille, puisqu'il y 
avait transporté une partie de se% li- 
vres et de SCS manuscrits qui furent 
pillés dans une émeute , de sorte qu'il 
perdit en un instant le fruit des tra- 
vaux de son plus bel âge. II s'attacha 
ensuite au cardinal de Tournon , qui 
l'emmena en Italie en i554 • il '^ ^<^« 
pêeha plusieurs fois au roi pour lui 
])orter des nouvelles du siège de 
Sienne. Cette circonstance le fit con- 
naître à la cour ; il y trouva des pro- 
lecteurs, et il obtint enfin, par leur 
crédit , la place de premier président 
de la chambre des monnaies. Jl reprit 
alors des études pour lesquelles il avait 
toujours conservé un goût très \if; 
il rassembla ses notes éparses , rem- 
plit les lacunes qui s*y trouvaient en 
s'aida nt de sa mémoire et des livres 
qu'il avait reeouvrés, et publia suc- 
cessivement plusieurs petits ouTragcs 
qui eur(*nt assez de succès. Il avait 
ç;rand soin {\\\\ décorer le frontispice 
du nom du rui ou de quelques grands 



i^m^^^^^^BJH 


ifl» PAU 


FAO 


sciiinciirs cionl il espérait en retour 


aiReurs ; mais il maDque iJe ^1 el (I< 


)>.|. ■ ■■;' 1 rnlso vil obligé. 


critique, et son .style »l cruuier, 
même pour le temps où îT a ccril 
On sait qac Louis XIII fit tdtemen 


"■ ■ '■'■ ■■' '^l'"E': P"'"- 


|>i\' 1 -. -Il 1— . .'. riiii jlors âpc do 


rebuté par les CEuitcs do Faoebei 


st'iN .■ni-L-.ii-, l.ili>i)sr,ii)i)orleque 


que depuis ce icmps-là il ii'ouvpw! 


F.ufli.im.ir ;J,r, rflteannee-là.à 


plus de livre qu'avec une es.lr*rae ré 


.S.iiEit - (ir-rriKiiii . [liiiir présenter à 


pu^iiaiicc. Si celle annuJoie pnwri 


ll.iiii IV Miii;.l,iJre lie la nou- 


qu'un cboisitsait mal lea Iccturu du 


n !■ .-l.l' 1, .!. ■ - ./'ilimiiiés eau- 


ce prince, elle peut prouvw aiustdl 


1- . 1 .. ■■■. IV..id«u<:>.I, 




<l . 1 . . j '. . ; .. iir . qu'il sv.iil 


de Faucliet , puisque les prrfc-ptoir 


l".,î 1 ■.. j -..■! I.ii.ir ,11 rici-re dans 


du roi lui en conscillaîenl PifHKle.lj 


ijiir dc> iijrlu's du iiuuvcau Lâliment. 


liste de ses ouvrages compldlera e^l 


Fiiiirliit, (!o retour à I'ari«, adressa 


article : 1. Us ^ntiquilês gtuiloiiei 


à Henri IV un [ijacel qui commence 


et francoists . conteiumt Ui lAûies 
adfemies en Gaule de/mit /'on iti 


aill>.i ; 


J l..I„„s.,n,r.-,„,„o 


monde Z'i-^Q.justju'à Oot-i», Pari», 




i529,iti-^^;aS édition, «ti"nieiMiid 
de livres , contenant les cAoset td- 


''-■•" "■"" >•«"■'■••'. 


hu ,!'. .'!.'.,','/. "-'i'ù^\vZ'\^lt-'!" 


venues jiismi'à Fan ''Si *l U^ 


ni.' ,|.,^,...,..i. f-HlKin T.,,.6.l(.) 


Fleur de la maison de CharUm 


I.e lui ni l'aucoiip de colle plaisan- 


gne, contenant les faits ée PÉÊ 


l(i(r', Il .i.ri.ul.i ,1 Fjiiclirtunepeii- 


et ses succesieurs jùsija'à /'un «M 


M"ii li' ■■ , ' 1 : . l'i IIS. avi-c le lilrc 


Paris.iSgtiei lOoi.a vol.irKR-.;i)* 


.!■,■,... ! Tmuit. Il nVn 


clin de la maison de ChaHemngv, 


il. ., 1 . ■ ■ ,;.., rlrml morl à 


contenant les faicU de CbarU^ 


1':,,. >i^ 1. 1, .lr l\i„iicc iGoi. 


le • Chauve et ses tacceuetm^i 


l''.inln;l L\l ini liiMuii^'u impartial et 


puis Can 84o jiisau'à Fm.i 


.l'iine lid'lile Minpiilmse : se* ou- 


i'aris, i6oa. in-8°. Ce nhnà 


vr.ni;es loiilirnupul des fails impor- 


une suite uée^ssaiic du deia | 


laiil,*, Pl qu'on clu relierai! vuiiiemciit 


dents. 11. Becueil de torigiMi 
langue et poésie francoitts , 






et romans; plus, les nomi H; 


7j:-i\ti.,y\'T\TZ7!^rira"'.i.vîJl"'j'j 


maires des Œuvm de iVJf 




français vivants avant tan i 




■paii;,Paiiasoii, i58i,i».i-. 


„ !.';''.!'''V.iIi^^ 


tion rare et leclirrcbée d'tiB Oa 


■■ ," ;' ' i"';i',:,li 


1res curieui. Duverdier es #i 




t>iri] des articles daus sa BihUt/A 


" .'. V'-i i".I.'s"'','u 


françoise. III. DelavWedti 


,; ■ ■ ' ■ , ,■ ';, ■; '!,\-'2ï.'.\ 


et pourquoi les rois fcia 'd 


■■■■■''■■■■ ' ■■ ^'■•■"^. 


pour leur capitale , Parîi , t5j 


; ■..■ ' '. ■■ .■■ ' '■.: '.-m"i;-i" 




' ■ ■ ."..'i.'-','M,','°" 


gnilés et magistrau rfe W* 




Paris, ifioo. iu.8'., mUaa I 




V. Origine des chevatien, am 



F AU 

heraiix , Paris , 1600 , in-S". 
a;! o'vr.ij;*; se ti-oiivc ordi- 
i'nt rci'iti ail préci'deiit. Vl. 
/itfS HbtrU's de l'fç^Use ^al- 
, P..ris , i()i>8; iii-B . Fiiiich«'l 
jiiiposr cet ouvrage on 1.O91 , 
r>'|)on irc ,111 \ bulles fiiliiiiiioes 
iguiic XIII «roiiirc Hniri IV 
*VihÇiis q'ii rav.tinil reconnu 
.*nr sonvcTdin le^^itimc. Il csi 
;érë,iiit I^lon^, mais pl< in de 
riiriru^cs. L^^s uuvng s qu'on 
TtHiliquer ont ete rrijius sous 
• d* Œuvres de ffu Claude 
et^ Paris, 161 ■>, -i vol. in-4". 
tlition a clé contrefaite à (vc- 
u iGi I ; mais on ne Ironvç 
ris cvlle coiilref;«çon le Becueil 
'i^ine de la poéùe française, 
s OEu^fTcs de Tacite^ Irad. rn 
s, Paris, i5S'i , in-fnl.; i5S3, 

; 1 584 » "' ^ '• ï*'"^ <^"''I P'"*^' 
livres des Annales ont elc ira- 

ar I^p'anchc ( F. Laplancue). 

lit que Faucliet rcmpuite, par 

lilé et riiilelli^tore du texte, 

lis le> traducteurs qui l'avaient 

é, Vllî. Dialogue des Ora- 

attrib'ic' à T.^cKi; <iu à Q:iiii- 

, noui^tUtment mis en Iran- 

Paris. i585, iii-8". F «iclul 

^lil une suite à son Histoire 

9oê^ie française ; mais ce pro- 

reste' s^u^ éxecution. Il «ivnit 

é co i58i , Miivant l^croix 

line , un Traité tlu duel au 

i sinf^uUer, qui n'.i point ctc 

W— s. 

ICHET ^Claude), né dans le 

ats rn I7i4« tmbravsa l'état 

isfique , et fui d'abord prc- 

r des enfants du marquis de 

iil, frère du mniistre; îl entra 

d-«iis la commun lute des pré- 

SaîntRocli, â Pari.>. Une aven- 

[iii cul quelque éclat dans le 

I lui Attira un interdit do i'ar- 



PAU igx 

cbevêqiie de Paris; mais cotte dis- 
glace ne nuisit point à sa fortune. 
Ayai-t eu l'honneur de prêclierd«vant 
le roi, il obtint Tabbaye de Mont- 
foi t, etilevint grand vicaire de fiour- 
grs , sous M. de Phelipeaux. Il pro- 
liuiÇa l'oraison funibre de ce prélat , 
mort à la (in de i^8<>, et celle de 
M. le duc d'Orlcaus , Lotiis-Philij>pe , 
petit-fils du régent. On a de pin» de 
lui , et à la menkc époque , un Dis-- 
coun sur les mœurs rurales, L 1 lé- 
volulion vint laïuei Faucliet sur un 
plus grand théâtre. Il en adopta les 
principes avec enthousiasme; ardent^ 
donc de plus d'imagination que de ju- 
gement et de prudence, il se jeta dans 
le tourbillon. Il prononça en 1789 
et les deux années suivantes, des dis- 
cours où l'on trouve quelquefois d'as- 
sez beaux morceaux , et des vérités 
assez fjrtes à coté d(S plus graves 
erreurs. Son Discours sur la religion 
nationale est de ce genre : il y pro- 
fesse sur l'autorité de l'ég'ise, relati- 
vement au mariage , des principes 
assez sains. Trois Discours sur la 
liberté , un autre sur l'accord de la 
relis^ion et de ht liberté^ une Or/ii- 
raisan funèbre de Vabbé de l'EpéCy 
un Eloge civique de Franklin^ mon- 
trent de plus en pins le progrès des 
iiiéfrs rcvotulionnaires dans la tète de 
l'auteur. Dans l'éloge de l'abbé de 
l'Epce, prononcé à Niint-RtienriCHlu- 
Mont le m") février 1790, il détaille 
assez bien les procédés et les .services 
du célèbre institiileiir des sourds- 
muets; mais on pourrait trouver qu'il 
n'a pas toujours scpinî avec justesse 
ce qu'il y avait de louable dans cet 
homme bienfaisant, de ce que l'église 
av.iit droit de reprend>e en lui. \*E^ 
In^e civique de l'ranklin est encore 
plus répiehensible, et Fuichet, qui 
avait méiiié d'être mcmbrexie la com- 
mune de Paris ; y oublie trop fré- 



if)3 TAU 

(giipmm^nt les principes de la reli- 
gion doDi il ci^it le miniilre. Sous 
prelcsic de combaltrc le fsnaibme et 
la siipi'rslilidn , il mène son lecteur 
â l 'i II dilTc renée pour la croyance , et 
pour louer Franklin sans restriclion , 
Il denaKire l'HifeigncnieiH de réglise. 
r*l étopc fut prononce le ai jniliet 
1 -(ja. Faiirlict figurait alors dans les 
chilis , et ri'iligcait un journal ( la Bou- 
che lie Fer ) loiil-à-faii dans le sens 
rcvointionniiire , IrnTestiesant l'Evan- 
pic piiiir le plojt'i* ans id^s de- 
in3;;u(;iques. Sud zbic iDerilail une rc- 
rotoiicnse. La consliliition d?î]e du 
ricrgc vint lui eu oll'rir une, et le 
dcparlemcnt du Calvados, OÙ per- 
.soiiiie ne le runiiaissait, le clioisil 
jiijiir son cvtquc. Il fut sacre eu 



■ 'I"'i 



1791. 



tal.i dans son dépar- 
Iciiirnl p.ir des e\trav a fiances. Ap- 
pelé ;i l'aNserabicc législative tjui sui- 
vi! la coiislituaiile , il y vota pour 
ijii'on ne fil aucun traitement aux 
prêtres iiisermenlès , attendu, disait- 
ne doit fias payer tes eit- 



.1. 



. ].'■ 



Mippn 



li'rrn 


s'}U <\cm 


le ; c'était le Ven- 


diCd 

l,.r>q 


Saint. Cepc 
e i-,,uclict V 


dant il paraît fjuc 
la chute du trône. 


Icbii 


1 ne inil i.li 
.lu p,.Mi d.. 


se méprendre sur 

niiianl eon!re la re- 


tfi'^r 


,ilV.i.- 
(le. 11 ".e di 


marclieiin peu rc- 
lara contre le na- 


ri,ige 


des nri'ire!; 


lar un mandement 


publi 


. Son disco 


rs lors dit procès 


de I 


ouis XVI, est courageui pour 


le le 

comi 


nps ii'i il a 
Mit rurlcmc 


cie prononce, il 
ni ceux qui voii- 


l,.ir>ii 


b non du 


ui , el leur dit des 


li'ril(? 


. a,M,. I,,i, 


Iri s , qu'il cnlrc- 


1u.:;Ij 


lUlirUiil dt 


plitasci alors ca 



FAU 
«Mge eonire le {fran rt la ifrwaiû 
Dans 1(^1 diflci'ciils appct» ncnaiuai 
qui lenuîuèrcnl ce procès iMW; 
trueux, il vota louiours pour le f^ 
le plus favoriililr. Sur celle quesDW 
Louis eslÂl coupnble? il rêpor>fi(j 
a Oui , j'en suis convaincu , com> 
H me citoyen; je le decUre coanDt 
a législateur; coinme juge, je n'a 
n ai pas la qualité', je ne prvnoM 
n rien.i II admit l'.-ippd M pCHfl' 
sursis, vota pour la àéttt ~' 
bannis sèment à ta pais , 
son opinion ntec couran 
Journal des Amit , qii i( rridigMÎl 
alors Depuis, Fiucbct sVlo^na di 
plus eu plus du p -rli domiuanl ; ils*» 
tacliaaus rêd^ralistcs et stiocomlii avrt 
eux. 0» l'accu^ de Complidle' ar« 
Charlotte Corday, qu'il n'avait Eu 
qu'introduire dins les Inlnmes de 
séances de la Cauvcnlîou { F.i 
DAT ). Envoyé à U Conciergerie, 
trouva un prêire vertueux , âen| 
enlrctieus le firent rentrer ( 
même. Voirî ce qu'on lîtnfau ^^ 
dans les Annales cathoUmes^ 
IV, pag. 169 î B Pour tvaù^ 
H ,peux vous dite posîtivMnciit 4 
D abjui-i! non scukmenl ms4~ 
» sur la conslituiion civile, nd 
' ce qu'il a prêche' dans le li^.^^ 

■ régUsc Notre-Dame, c<qiA)| 
f bitedausson dubditb B«m 

> fer sur la loi .tgraire, b) |i 

■ Franklin, etc., qu'ila&itllJH 

■ de tontes ses erreur*: qinl, 
» quail son serment impitelfl 
» trusion, après aviur ftjtnil 

■ sion de foi; ce qui occaflOOM 
» murmures entre les gendanss 

■ étaient présents , qui tue d' 
« loiil liant que je serais au pn 

■ jour 'guillotiné comme Inî. L' 

■ FaucLel. après s'élrc omiAm 
V enicndu lui-même Sillnjrad 

> sion. ■) ( Elirait d'uiw Uur 



FAU 

hrîngcr, du 17 juillet 1 797, 
mal ci -dessus.) Traduit au 
'évolutiounaîre avec vingt 
mlës, Fauchet y fut con- 
cxécutë Ie5i octobre 1793. 
ne sont pas dcpouivus 
, mais on y remarque sou- 
but de goût , la prclcnliou ^ 
sme et î'eiLagëration. 

)» (jEirr),ou FALCÔN, 
încna, bourg du royaume 
ly e'tudia la médecine h ruiit- 
Montpellier , y reçut le doc- 
int une chaire en 1 5o!2 , fut 
3yeo en 1 5^9, et mourut en 
iiioon n'a produit aucun ou- 
gpnal ; il s'est borne au rôle 
îDtalcur. I. Addiliones ad 
« jinionii Guainerii , Pavic, 
-4*. j Lyon , 1 5'i5 , in - 1\\ ; 
^iùasuprà Gui</o7ier/i,Lyon, 
-4''* Ce commentaire, public 
lort de l'auteur p.ir sa veuve, 
loiticen latin, moitié en fran- 
plusieurs fuis été réimprime' 
( dernière langue; il forme un 
ussi gros et nlus obscur que 
de Gui de Cnauliac , si Ton 
ksiroc» bon juge eu pareille 

C. 

îERES(MARGUBftIT£ RlEEG- 

une), naquit eu 1771, et 
! dans un village auprès d'Aï- 
ns les Etats-Unis. Elle perdit 
le bonne heure , et son père 
sMuUir k New-Yorck. Une 
il assortie sema de maux la 
irgnerite. Elle épousa un me- 
cette ville, qui dissipa sa for- 
point qu'en 1 79G M"'*. Fau- 
gnissaic dans un grenier avec 
us. Ce dernier mourut en 
* la fièvre )aune , et sa veuve 
ra à fëducation desjperson- 
se : cHe ne survécut que trois 
1 nari, et tennina ses jours 



FAU nf» 

en 1801. On trouve d'elle de nom- 
breuses Poésies dans le Muséum amé- 
ricain et dans le Magasin de New- 
Yorck. En 1 793 elle publia les œuvres 
de sa mère , précédéfs d'une Bioi;ra- 
phie de cette dame , écrite par sa tille , 
et accompagnées de plusieurs pièces 
de sa composition. En 1 795 elle don- 
na une tragédie de Bélisaire, qui eut 
quelque succès. Elle a laissé de nom* 
breux manuscrits dont on promettait 
la publication. Z. 

FAULCON et non FALCONl ( Ni- 
coljis ) , né eu Poitou dans le 1 5''. siè- 
cle , fut secrétaire de Jean Haylon , do 
la famille royale d'Arménie ( Fojez 
Hayton ) ; il écrivit sous sa dictée en 
i5o5 , une Histoire de l'Orient en 
langue vulgaire, et la traduisit en la- 
tin deux ans après. Cette traduction 
resta long-trmps cachée dans la pous- 
sière des bibliothèques ; mais Jeaa 
Molthor s'en étant procuré une copie , 
la publia à Hagucnau en 1 5*29 , iu-4°; 
elle fut ensuite insérée dans le Recueil 
de Grynaeus ( Not^i orhis ), Jiâle, 
i53u-i555, "in -fol. Rcineccius en 
donna une bonne édition , avec des 
notes, Helmstadt, i585, in-4^9 à la 
suite de l'ouvrage de Marc Polo, De 
regionibus orientalibus. Enfin Audr» 
Muller fit réimprimer ce recueil avec 
des corrections dans le trxte et des 
additions importantes , Berlin, 1671, 
in-4". L'ouvrage de Ilayton est estimé 
par les faits curieux qu'il renferme ^ 
et surtout pour l'exactitude des détails 
géographiques; il a été traduit, d'a- 
près la version de Fanlcon , on fla- 
mand, en italien , en français et eu 
anglais. On indiquera ces différentes 
traductions à l'art. Hayton. Le tra- 
ducteur latin est mal nommé Falconi 
dans quelques manuscrits ; La Croix 
du Maine, dans sa BibL française ^ 
le nomme Falcoin. Molther , Vossiu <, 
J^Iullcr ; etc. le nomment Falconi; mais 

>5 



194 FAU 

Fiibi'icîiiB a trfs bien prouva me son 
vérildliltiionipst celuiqu'uD loidoDoe 
au commencrment decet article. La 
famille Faulcun subsiste rncote » Pui- 
li^rs, et 3 jiroduil desimprimFursdis- 
linRiiM dans leur art W — s. 

FAULCONNIER (PiEBBE) , grand- 
liaitli héréditaire de la villecl territoire 
de Duiikcrque, présidait de h cham- 
bre de cumjneiTe , uori dant cette 
ville, s» p.ttne, le ï6 septembre 1735, 
a laissé utie Description Itislarirpie 
àe liuiikcrqae , Bri)^, i^So, t 
vol. iii-fol. Cil ouvrage, diriseen dix 
livres, duiine i'Hislinre de Duiiker-_ 
que jusqu'en ]7i8. L'auleur attri- 
bue la fund.iiion de U ville à St. Eloi 
qui , étant vrnu en G^G prêcher la 
foi ai)\ Uiribinies, bjlit une église 
dans ]es dunes ; et c'est des uums tla- 
niJiids Dune-Kercke{ église des Du- 
nes ) , qu'il tire l'cljtuolt^ie de Uun- 
kctqiie. L'ouvrage est o rué de petites 
cartes et de planches qui représentent 
soit des muiminenls , soit des homincs 
célèbres, tels que Michel J.icopsen, 
Jacques Culacil , le maréchal de 
I{aiilz.)u, jejn 6art,ctCi la plupart 
de ces cries et planches sont impri- 
luées sur la mcoïc leuillc qitc le telle. 
A. B— T. 

FAULHABER ( Jeiw}, malhéraa- 
tirii'ii iillcmaiid , né à Ulm en 1 58o , 
dans ta classe des ouvriers , et mort 
ddos la niémc ville en i655, ensei- 
pail les mathématiques avec distinc- 
tion dans sa pairie, où A avait la 
charge d'ingénieur, lorsque DescartPS, 
alors simple oflicier voluiilaire dans 
1(9 tri)ij|H'3 françaises en Allemagne 
cl pi-Miil a Uliu, lui fit une visite. 
Le jjiuft--i'iii jugea d'abord, à U mi- 
ne il .ni\ JiMours de ce jeune officier 
fl■.lnlMi^,qllec'é[aitunavantageuIqui 
iic iluiitait de lien , surtout lorsqu'il le 
vit lui |>rum<'tli'F pour le lendemain 
1,1 kululiiju d'uoc queslioD qui paraïs- 



sait de la pks grande dtfficu 
fut s* surprise d"- voir en e 
dem.iin sua prubijmc résolt 
nière la plus élégante { C 
aventure établit entre eux 
sons d'amitié , dans lesqi 
Montucla, Descartes ne ji 
rdie de disciple, A l'assoraui 
quelle Faulbaber ne cessait 
ser >iu\ };éométrcs de «on- 
pt-oblémes, qu\l préteodliÉ 
par tuuie autre méttiodeH 
dont il se croyait »eul ïo^ 
sérail tenté de croire que 1 
ne (iifflie pas à la suite d 
Ordan et de Tartaglia , p 
dis matliénialicieiir auMiM 
le perfeclioiiDemeiit de ra'i 
oubli ne vient que de ce qu 
qu'en allemand, i une t!poq 
les savants n'écrivaient q 
Mais quand on voit son . 
algebrm se terminer par un 
rusé de signes, de chilTre! 
ires, dont le résultat est l'i 
du nombre mystérieux 66 
pocalypse, on regietle qi 
réel ait été si mal employai 
sing. De Wathesi sacrd'à 
s eu abusu malhemaùaiÀ 
Wismar, .707,in.4\d« 
Faulbaber a perfection irfl 
tion de plusieurs insirumei 
théraatiqnes , et a pub)i( 
mand divers ouvrages qui 
la vogue dans leur temps; : 
mclique a été souvent ré 
et l'on recherche encore son 
che geheimde Magia, on 
und- ffunder- Rcc/trumg 
imit Mngog , Ulm, 161^ 
C'i'Sl un 1 ecuril de lécréalic 
matiques, cnrieux comme 
des plus anciens ouvragesd 
L'auteur y annonce avec eiii 
sieurs découvertes mervetUi 
il se icservaitle ucrcuji 




FAU 

«olii quelques uns de ces 
eu pi'blia la solution ( en 
iûub ce titre pompeux : 
rnf^is oder Enldeckung y 
verte du nouvel att ca- 
'« Gog et Magog de /. 
I, Au^sLiourg, ibiQ, in- 
i autres ouvrages de Fiul- 
s citcit)uS seulement les 
, Maihematici tractatus 

germatUcè editi, con^ 
9r, novas geomeiricas et 
ttoî singularium itistru' 
inveniianes , posterior , 
fnenti cujusdum hélgœ de 
itaium , dimetiendi< et 

i rdnis aptnm lalinè 

}h, Remmvlinum , Franc- 
y lig. : la date uVst in- 
MT le chronogramme Do- 
i prosnlClet ( 1610}. Il 

machme assez ingénieuse 
rr la perspective; II. Mi- 
bMfîca^ etc. , Augsbourg, 
'. j en attemaiid : c'est un 
à 800 Aruhnmlique. Il y 
I procédé!» arithmétiques 
inibléiQe avec la mc'tbode 
lont il faisait ulage; 111. 
\e Ferbesserung , etc. , 
, îo-4"* 9 A^^ ^ planches : 
rîplion d'un moulin h ma- 
nte par Bamelli , auquel 
fit divers pcrfectionne- 

Deuxième continuation 
fuOhématiquej etc., Ulm, 
**•, fig« : c'e^t une descrip- 
truts machines asi»ez ingé- 
iDe pbnchette perfrction- 
MBpas de réduction h trois 
dTon moulin à bras ou à 
; V. Geheimt kunstkam- 
CmUnel secret de curio- 
uwl toutes sortes de stra- 
• ffÊÊtre y de secrets inouïs 
maMnes admirables ) , 
I9 iit^^ ; il n'y donne que 



FAU 195 

le catalogue de ces secrets merveilleux ^ 
au nombre de cent, mais xaus des-> 
cription ni ûgure ; \]. jicademia 
algebrœ , etc. ( ou Continuation des 
inventions miraculeuses dans cette 
science ), Augsbourg, i63i , in-4*.': 
il y développe sa méthode qu'il avait 
de'jà annoncée dès l'an 1604, dans 
son Ârithmetische-Cubiccossische- 
Lustgarden (ou Parterre algébrique). 
Voynnt, dit-il, qu'aucun malliémati- 
cien n'av.-iit pu résoudre ses problèmes 
ni répondre aux déGs qu'il lair avait 
faits depuis quinze ans dans ses di- 
vers ouvrages d'algèbre, il fait voir 
que la méthode de Cardap, ni aucune 
autre méthode connue jusqu'alors, ne 
pouvait donner cette solution ; VII. 
Inventions pour le tracé des redou* 
tes ( pasleyrn ) et fortifications , 
etc. , Francfort , 1610', iu-4".; VIII. 
Description d'un nouveau compas 
de proportion , pour Vusage des for' 
tificationSy UIm\ 161 7, in-4". ; IX. 
V Ecole de tingénieur , Francfort , 
i6io ; Nuremberg , i03î , "637, 
4 parties in-4'*. Christophe Erhard 
Faulhaber, né 4 Ulm en 1 708, y fut 
fait professeur de mathématiques en 
i737,etdelhcolofi:ieen 1765; il mou- 
rut le 16 juillet 1781. Outre un livre 
sur la ««aiutecène, en allemand, souvent 
réimprimé, on a de lui huit disser- 
tations sur divers sujets de physique 
et de mathématiques. I/ime, en al- 
lemand , rapporie les diverses opi- 
nions des savant*) sur les pluies de 
sang, Ulm, 1755, in-8^; les au- 
tres», en latin, tr.iitent de l'efTetdes 
lentiib s ( ou verres convexes ) , des 
miroirs ardents, de fiçrei tituHe «le la 
variation de l'obliquité de l'écliptique, 
de l'impossibilité du mouveuiml per- 
pétuel dans dix machines différentes 
proposées pour résoudra ca: fameux 
pntbicme, etc. — Albert - Frédéric 
Faituub»; médcdu en titre de la 

i3.. 





nfi F AU 


FAU 


Tille d'Ulrn, sa patrie, V moanil le 


i Socrale, rt son «dvenaiff k Aristo 


2(1 juin 1"^, ^Içe il.' li*Btc-deux 


phane. le lord Townsend pwviul i 
accomiooder leur différend. On • con 


.-,„-.. Il , ti',.l:,[T .!., hiiii ™ allemand 


h .V'», ■.■/(.- wu'l!>.Hh- de traiter U 


serve de cet imprimeur quefiue* lel 


j'.'lil: J'tr.ii'c , |iLL- .L-F. Closjius, 


tr« où prrre 1111 luti d« pédaiiiiim 
cl une cxcessiTi^ vanité cjni l'a .«auven 


1 lui, >-/>.), 11. s . — E!ie-M.ithieu 


FAULii*ii).ii, l'uTi' liii précèdent, n<r 


nposc au ridicule; mais a iébu 


à Dliiicii i7'r*.y rmEiil profeiseur 




<|[' imit1iein»tLi]ucs PII 1767, de piiy- 


de procédés qui n'est pu coDimuoe 


.; ^ ,■ , ■■ '■ ^vu, T704. "n'a 




aoûl 1775. Oq iroiive diDS I« Mé 


1 i :,. ■ . ., '^ .ii.iioitspeuini- 


moires de Richard CamheHoAd { -i 


j , 1 ■ , — .ilinanaohs , et 




.[ i-l'i .1 ■ ■ i' - il.iiLs le Journal 


sur Georpe Faulkner. X—». 


(/„-,.,' ■vf:.'-/.;.'..'»f..>,l.vviler,dcpLiis 


FAULKON , Foy. CoitsTAncr. 


1---. ;-,-., V- .l./.r,-,- <Hr/«ia- 


FAtT|.TRlER(JoACMi»i)wiquil 


<■,:;,(' .n.l.', ■■.!■ \V..vrnni.i[i,paE. 


Auierre, pnieaG, d'une fcmîBfn 


■■,..-. ..,- .,1 ■1!.!!MIU1 ■. CM. P. 


cicnuc.Nff aïec des talents quH^ 


i'\l l'.K^Ii; , i.(oiu-,E), impri- 


perfcctiouné^ par tic bonnei AaM 




et doue des qualilés les (dus r«fl| 


pivijiiii .]iii .iLi lAiTi'i! «.1 prorcîsion 


mandabics. il embrassa tVlat ftàioà 


cLi IHaiïLle avfi: quctijuc rcpulalloD. 


liqne, et d'abord se lirra hX» pro&i 


Apros :ivoii' iail son appreuliisage i 


sion d'avocat. Sa probité et ton bibi 
lelé dans la conduite des altiirei lu 


Lmdrn sniis In rpIMirc Bowyer, il 


,„„,,.rs ,^... ,V,.,t,l„. imptimfur- 
1' ■. Il ■ :-.. . niisctlitoiiDflître 


valurent une britlanle clicntclk L'i 


procc»poarleeoinledu Tuile loi pro 


l< 1 . . , .l'ii.'.iiiuii^ iililes. Il 


cura l'avaoïage d'être rcmanjue p»i 


T ' . ' ' '. 1 . il:' c>iiili;iuce du 


LonisXlVice prince, qui Mconwi» 


,'. - ■ .[ ' i\ Uc avrc Iccomle 


sait en méfite , crut que VAAÀ M 




trier pouvail êire utile à mu MM 


I- ^pl.llUûlMOÙiUo 


et le donna à Louvms qni reai]M 


. Ti^ Icllrcs, ainsi 


dansdi(rércnlesn<^altitQt;illtf 


.; .. ■ -.■(■[■= ,111 duclciir 


mina beureusement, el ^JWaqiA, 


h ' ''■:■■ '.. ■■''iiSt'LS 


grande rémilationde Mcwe, de 
dence cld'ialcgrité. L'îiiMMl 


i.',;,VLa>.-ur.-i.[,Jiliuns dw beaui- 


Hainaiitlui ayant été conlU»,^ 
iiislra cette provioee avec usln 


tspiib qu'il u-LL\.i\l il sa lable. Ayanl 


en le m.illicur lie se casser la j.imbc 


lelc, qu'd sut se concilier ^gU 


cil fiiv.iiil , sriiiit son propre areu, la 




fiiiiir .l'.in (iiiii ii|,j(i\, le potle 


des adiniuistrés. Il étoil (WurN 
commande de l'allbaye d Atddt 


l..„.,|:,in-,:,i;,i,.,p,.r,onne.l'iiL. 


h .!.. .;i , -.,,,|.. u»m .\i' l'fler Pa- 


près Cacn, ordre de luifmooWV 


,.:,:.■;■:, .'.ii-.-ir.iiiRi,iiedesOrrt- 


deeclledeSaint.LonpdeTrnTOi 


rw,. .,!..■'..■ ,1 II. il, un rn 1 7Cvi. Faiil- 


compe.uessansdoa,e5e«atf.« 


1. .1' 1 ' < <ii' 1 ■•■■■ an satirique, 


de ses services. Son âge roman 


111.1 ■■■Il 'i. 1 1 .: ,1 liii-iiicmeappiéta 


iavanccr, et raliguédaaff.iin«. 


.'i i.H' .1 :iï ili^'uiiij tu le compaïaal 


deuil en 16S», ayechjwrvi 




, 



FAU 

tendance du Hainaut. 
9 se trouvant libre de 
upation , il résolut de 
loisir à la cylture des 
ait toujours beaucoup 
it commence à former 
lie; il mit ses soins à 
ilacomple'ter, et par- 
iD monument digne de 
ir les sciences et la lit- 
i le catalogue de celte 
iiothèque dresse par 
land 9 qui Ta £iit précè- 
de de l'abbc Fauttrier. 
D ). Le roi avait donne à 
er un loccment à l'Àr- 
sa pabibïcment le reste 
é de ses livres , et en- 
mis. Le prince lui con« 
ne y l'admettait souvent 
son entretien , et vou- 
uefois prendre ses con- 
mune reconmiandable 
I mars 1709, âgé de 
eretté de tous les gens 
de lui une Lettre en rd- 
bé de Rancè , qui , en 
s d'un de ses religieux, 
re, y avait insère des 
iDtageuses à cet e'tat. 
L— T. 
( M^^*. ) , née au com- 
lu i8*. siècle, dans le 
;non y fut forcée par ses 
inrasser la vie religieuse 
it où elle avait été élevée, 
ame ardente et que les 
taient point capables de 
essaya de Lire parvenir 
tix supérieurs ecclésiasti- 
K>ut ae dix ans elle ob- 
qui annuUait ses vœux, 
(fusa de la recevoir , et 
I à venir k Paris, où elle 
tixe une ressource de la 
i se sentait pour écrire. 
s après sii arrivée dans 



FAU 197 

cette ville, elle conçut une passion 
violente pour un seigiuur anglais; et, 
séduite par ses promesses , le suivit à 
Londres. Trahie par son amant , elle 
se trouva réduite à subsister du pro- 
duit de ses ouvrages , dont quelques- 
uns eurent un instant de succès. Oa 
ignore l'époque de sa mort , mais on 
sait qu'elle vivait encore à Londres en 
1777, et qu'elle s'y faisait appeler 
M"**. Fauque de Vaucluse. Lady Cra- 
vcn ( aujourd'hui margrave d'Ans-'^ 
pacb ) la chargea d'enseigner le fran- 
çais à ses filles. Le célèbre sir Wih- 
îiam Jones reçut aussi d'elle des le- 
çons de cette langue, et lui rendit en 
retour quelques bons offices pour la 
composition de plusieurs de ses ou- 
vrages. On a de M^*''. Fauque : L Le 
triomphe de V Amitié ^ Londres ( Pa- 
ris), 1751 , in- m. Le style de cet ou- 
vrage ne manque pas de naturel, et on 
y trouve, dit madame Briquet, des 
peusées qui naissent du sujet. IL 
A bassaï y histoire orientale y Paris , 
1 755 , in-i a , trad. en anglais , Lon- 
dres , 1 769 , 2 vol. Ce roman , dit le 
même auteur, est semé de reflexions 
justes, fines et ingénieuses, lil. Con* 
tes du sérail , traduits du turc , La 
Haye, 1 755 , iu- 1 ^ *, il' ^^^^ ^^^^ i(^ 
férieurs à ceux de M'°*. d'Aulnoy , de 
M^^*. de Lubert , et de la plupart des 
dames qui se sont exercées dans le 
même genre; IV. Les Préjugés trop 
braisés et trop suivis, Londres (Paris), 
1 7 55, in-i 2 , réimprimé sous ce titre : 
Danger des préjugés et Mémoires de 
iP^'.i'Oran, Paris, l'jj^^ïn-i'i, 
V. La dernière Guerre des Bétes , 
fable pour servir à VHistoire du 
1 8". siècle , Londres ( Bruxelles ) , 
1758, in-8^., traduit en anglais la 
même année. VL Frédéric le Grand 
au temple de Vimmortaiiiéy Londres , 
1758, in-H**., trad. en anglais. VIL 
Les ZelindienSf in- 12^ VUL ies. 





iqS F au 


^ 

FAU 


Vizirs . ou le Uh^rinihe encluMi, 


que le roRMiTi' tiiiiibn .lur inî; on l 


rOiile-riniUifu anglais 1, a ïOl.i 


vitltuilrtivinitim-'KUimniPvHasBj 




fut px» >»M -■.i.ij.n-.c ni'(.n Ui.tn .i|j 


aliiiLiip a sir VVill>at» Jones. Il se 


n'avait rrçu Aiimn nul. "^on iwrr.lua 


pouiriil ([lin vv rum.iii . qiw M*''. 


me>erl>iMHiiliii»rriiit fVii mui lornM 


}-'au<|iic iirc-rnr.in cummc élsnl soa 


mai!r<-.Oiil''-nvuïiito«.>ik»B-iirTr' 
étudipr cher h-, ji-suiir*. Il v fi. i. ■ 


pnmi<Tf.-.s..ia^ii^ l,.laii[;ueaiiRl..ise, 


lic fiîr ([iii 1.1 ri,i(iiicr;.m d'^fiawai. 


p^rlii' lit- ti'% hiiKiwil^ï, n KM- 


IX. U BAh' .-/ssembii-e anglaise, 


dan» la iniimn pal.n-ellf . D»t« (j t. , 


on lus 4inuii:nienU de la bonne 


le, ilalh lesaitictrr^U Flt<-I>'-. 1 


compagnie, entremêles ^hisloii-es 


cuit à peu prrt diiiii fiif nfi l'iti 


intrresiai-les et d'anecdoUs authen- 


songe à prendre un èlM , for*q>>e m 


tiques, im'uii supjmse avoir été ra- 


père niouriil. ue l.iw.nt po.nl .uii 


contée' rar Jiflei ■ides perumnes de 


t6r1unccon^M(f^ai)le, Lamtn-d<i)' 'UH 


qunlitérfiir. .jj liii cercle bnllanl au 


Faiire crut [avonïtr sts iiicliiulioii 


Jicaii monde, i;,.!, en aDp;l.iis. X. 


el 'n méni'' Umps poiir»<»ir i Wu k*I 


J}iido-iir.i i<io't..ix et amusons, m 


eu le rai^.>nl enlrerdao» l'aUuveili 


aot/f il l'i "Il fifiiiç .1", Londres, i -j^n, 


Sl.-Vin<%nt d.- S^ulis; il j |utt'n>i 


in-ri; IVlp-iitiicu et l.i lurrccUou.du 


bit de chanoine ni^ulitr. Il (h {>f» 


slvlf ,!.■ 1,1 |.,.ilii';iriKlaisp dpwsdj.i- 


fes^ion le l". mars if»,5. <WW *b 


Jo;...- ,. 'M„.,/.^;<m,„r.iroi,DC 


biyr , comme be^iirviip d'»'!!»* , |m 


s.,> . . ■>-. .'■,,111 Joncs seMit 


suite des C"rri-i a dvilt» et jkiï l'iirtro- 


<-li ■■ 1 i.. n .riii,|ue.(|ii'ou 


duclion de U comniende , et 'î' IWbW 


i:< i;. ■■Il- i ■ .iVi,F!:ivui.il.Ieà 


dans uji grand ■«'lâi^facm'at. |,c jtuAi 


]\I". i^M.,... .M.. -J ,'..r. dil 


Faure, eslrlrneuiiil pieut , ne lardi 


q"'""'"'i ■ ■■■■' '■■-i"i'<'t 


point à s'en .ipercevoir. S) piâ^ •> 


«iMl..!,-,,. , :. : .l.-'l'"S 


s-1 legularitecODlrâstaieiiI avee 1* <wt- 


BPsoiiviM^.,-. ii!. I|.|l,-i'.ii uitL-i'imii- 


diiit-' de pnsqite tous les rtligieu» * 


giij.i'iuh (|,ip 1,. iMhiic. \M J UiMPi n 


retir ui^^ison, cl serablaieiii le» conJui- 


Au^lfiii II !.. rqHilaliou .I'hiic fi-mme 


ner. Il d'csI pas douleoï q-i'il li'wt 


aii»i diiiubln iincsniritLid'e. 


été renvoyé, si le» rfli^icns n'avAinil 


V\-s a X-». 


p;]S craiuidr déplaire à'irorabbc.uu 


F.\rK. f-. PllmAl:.■lSAI^T-J..ll[lT. 


lurticuliir de U intre du Jrune H'')' 


FaUK1C;Chahi,is . .-iliLi; de S:c.- 




r.eii'-vi;w. u |,iiii.iir oipc'i'ii'urneu»- 




r 1 .1. . .1 . Il' >.-iii..i>di: lai^uii- 


d^ns ses bons disseins jur nu ri* 


'"" ■ ' ' >;,!!'? it.'^p' 


pcilible ecclésiastique du diootttiJ' 




Bi-3U¥aiî, DQmme M./fanjion.qu'oi 


],.v "r.,;, 1 irn Limillc noble, 

Oii^ni.iirc li'Aii.i uni'. D'iint bumeur 


avait ;ippel£||aus broaÎMiii pimr tnir 
soin des norices ; circAmtance qm 


'U-uvi-. d'un o.|irii.li,.il<', d'un i-œuf 


senle fcil voir combien «Ue Bi»i-'* 


firn-ilik' l'i gciii.'i'>n\, ii- Jciiul Fiiiie 


eiaii dénuée de bons snjeii , puinjs'j» 


nhmtn .IK .mui rnfance des iiiclina- 


n'y avait p:>s trouvé un téligifUI f» 
put DU voulût se chaîner ifiin «Id|«> 
dont le premier devoir e«t de iaïas 


tioi» vdliipii is 1 1 .m peucliaiii ua:u- 


relvtislj |,iclt.q.ûlr laisaitsf plaire 


an uiili-i- 1 1 .iii\ . iTiihuiiiM dcl'eelÉ- 


le b n e^mple. Ce !H. RuisiOO W 
luémc fut l'o^l de bejuconj. lie pw- 


sc. Il u'.l^.^l gmic qui: liuil nia luis- 




J 



FAU 

An mois d'octobre suivant , 
Faure se rendit à Paris pour 
I philosophie et sa théologie 
iTcrsitëi 11 se logea au col- 
aos, alors dirige par M. Boni- 

Bourdoise). Le jeune cha- 
uliermena dans cette maison 
ûus édifiante et la plus péni- 
rtageant son temps entre les 
de piété et l'étude. Apres a voir 

ré de bachelier en théolo- 
sollicita de faire son cours 
s pour prendre le bonnet de 
mais y toit humilité, soit que 
> plus importants le rappe- 
ans son abbaye, où il sou- 
demment que la régularité se 
il s'y refusa. Il s'y était fait 
s changements et bien con- 
nx vœux du P. Faure. Le 
rmple , les sages conseils de 
00 n'avaient pas été sans fruit. 
ni fait nue forte impression 
religieux de Tabbaye de St.- 

les PP. Baudouin et Bran- 
raient sincèrement reprb l'es- 
leor état , et souhaitaient 
onne réforme s'établit dans 
ion. Le prieur et tous ceux 
losaient à ce pieux dessein , 
ar on coup de la Providence, 
lorts dans le courant d'une 
e P. Baudouin fut e1u prieur , 

Faure contribua beaucoup 
dion. Lui-même fut nommé 
ar et maître des novices. Tous 
"ent la main à l'oeuvre. Bien- 
ison changea de face, et de- 
i ratière qu'aupravaut elle 
u On travaillait alors , par or- 
lOuis XIII, à la réforme des 
( ordres religieux ; plusieurs 
tions s'étaient déjà réformées. 
lal de la Rochefoucauld avait 
(é par le roi de ce qui con- 
% maisons de cbanoines rc- 
et dit Fan 1622I1 il ayait ob* 



FAU 199 

tenu de Rome un bref qui Fautorisait 
à introduire la réforme dans les mai- 
sons qui en avaient besoin. Il con- 
naissait le zèle du P. Faure , et se ser- 
vait de lui avec succès. De^à , h l'exem- 
ple de St.-Vincent, plusieurs mai- 
sons de chanoines réguliers s'étaient 
réformées. On tirait de cette abbaye 
des religieux, pour porter Tesprit 
de régularité dans celles où il s'é- 
tait affaibli. Le cardinal nomma le 
P. Faure visiteur et supérieur des 
mabons réformées. Le projet de cette 
éminence était de prendre quarante 
maisons de celles qui étaient les moins 
éloignées de Paris, et de les réunir 
sous chapitre général, avec la déno- 
mination de congrégation parisienne; 
mab le roi l'ayant nommé à l'abbaye 
de Ste.^Geneviève avec l'intention que 
la réforme y fut introduite, le plan 
du cardinal s'agrandit. Il résolut de 
faire de cette abbaye le chef-lieu de 
la congr^ation , en lui agrégeant des 
mabons de toutes les provinces da 
royaume , et de lui donner le nom de 
congrégation de France. Cependant 
douze religieux de St. Vincent rt quel* 
ques autres tirés des maisons réfor- 
mées , avaient été introduits dans l'ab- 
baye de Ste.-Geneviève et en avaient 
pris possession le 27 avril 1624. Le 
zèle du P. Faure ne se relâchait en 
rien : en sa qualité de visiteur et de 
vicaire-cénéral , il parcourait les mai- 
sons, nisait des règlements, insti- 
tuait des séminaires y veillait soigneu- 
sement h l'observation de la règle, et 
chaque année la congn^ation se gros- 
sissait de nouvelles maisons qui de- 
mandaient à s'y réunir. D'un autre 
côté, on sollicitait à Rome U bulle 
d'érection de la congr^tion; elle 
fut expédiée le 3 février i634« P<r 
les dbpositions de cette bulle , l'ab- 
baye ae Ste.-Geneviève devait avoir 
un abbé régulier après la démbsion 



""a 



[.II. , ■ 1 ■ . ,\ -,(.■ rpiniirenl 


. , ; r i ]■ ; ■ Hli .M>c-coad- 


i l'.i.i .1. ■- L .... 1 \i'i.isupcrieiir- 


p-uvi:i\ dr 1.1 r-,:„-u'^;iliun. Trois ans 


:,l»v-, filip rii^inh' hii fui cODtimice 


.hiisuii'i'(nii>l,l,.i|,ilic.[;encral;nuis 


^.■Muif . |Mi- U< ilii]^n<itions de la 


(ulli-, hi; jHpni,\.,i[ n,is tire eiii trois 


|..i. <h' MKi>'. .juj'iiti':, iiislaiicos que 


(i.M.t !.- ..I.ui'.ix .murquo le P. 


1 :. IV, ^ . !„.-,e;,iautsc 


■ 1. 1 ■ .... iMiiup Iritmiat. 


.N ■.■ . . lM-;,„ilai-i.Pio3B- 


<■■'■■ ■■ --^-piTcsenér-1 


.■■nis-iv.T ,.ii P. r.imc des pouvoirs si 


<'!('iidiis, ((lie 11' l>. Ilouljrl lui-iDênie 


i,«[,<„iv.Lilii,„fiircqiicdcsoncon. 


sril. I,f ItleiiTi,,! du I>. iJDulail étant 


iToiilo, le 1'. t'.nirc (ui de nouveau 


(lu , imiJi' In IiuÎMi inc fuis, à l'una- 


niniili'. 'Vi'-I MU r nirniiciicemciH de CC 



■ In' 



TAU 

l'alibé élu t'è- foi , tl dont qnHque* UDS nçurtnri 
, fi il curfait plme du inarlyiT. Les ouTri^rs* 
iijH-riorile' gé- P. Faure »ouI : 1, »M CoiislllViioia _ 
1 iri.it. T,e 17 « ouTr3çc.idrai»bleeilou!rt'in[^d« 
;:■'<' . le i-liapi- l'ciphi S.K Dieu, n tlii sua linlari» ; 
.1 Ste.-r>t-nc- II. le Direattire rf« IVoficts , plfc- 
.ui supt'rieur- gicurs Fois rwmprime, d que le F" 
Adaui Schiimbrrli, )Csai)esHaBid| 
a iraddil en latin et p>hbè k M« 
iious le titre d« PaUftra nii§ 
111. dilTmus ymite* ibjuiu 
dont un (/« la persèvénutet , « 
Ire iiiiiiulc : Idèn des choses oiâH 
piront à conserver teiprit M pi ,. 
datts la congélation; IV. JiMwrf 
ckristianus, Parit, itjôti, lifrecsB' 
posé pour les têmituirM de b MB- 
fjregalion; V.des ExhortatioiaHAu 
Disieriatiùits sut divers sujets ; V). 
de» Lettres incditei ?n grand iT«mtm, 
où il est Iraitê des matières la pht 
imporlarues du salut et de la fif^ 
fecUon religieuse. Il y a une fie A 
P.Fàure, 1 ïol.iD-4°.*Piiti», itiç)!). 
Il paraît que le P. LaUemaiit , |irinr 
cl chancelier de Ste.-GcnrriiiTc , ra 
avait ramasse' les matàiaax et l'mit 
commencée. Le P. CLulonnel, iiiut 

S rieur de Sic- Geneviève, y > b 
emiérc main et l'a publiée. ' 
trouve l'histoire des cliauoiRri t 
lier^, dont le I'. F auie a été le |i 
cipal siipcrieur. ï""^ 

FAUOECFntKïois^ ^^<wl 
miens , ct.iit né le 8 novembre ijf 
à Stc.-Quiticre, près d'Aiigoul&i 
annonça dès son CiilanCG ttn g * 
vif pour la retraite, et k peÏDca 
tenninc «es éludes, qu'il wlbd' 
admission dans l'ordre des Cord 
T.cs épreuves du nuvicïat ue le ^ 
tèreni point, cl il prononça t< 
hc le bien de son à l'âge de dîx-scpl ans. LeieuneH 
<Tiile. 1,'ajinêc mê- était doué d'un esprit vil et »ffill 
Mi.vhn'tik la pro- il parlait avec facilité et nar3it%iîl(| 
iiLiiid.!!;. qui rc- Icmcnipropreà reussirdanslcist 
r |i.ijj frèclicr lai cesoivdamks AlIdÙ«4.ScïïUp^~ 



l'iii--. Quelque filt 

..' rliira Sa tn.tladic, 

[l'-liiiilions; il dres- 

.imporlants. il 
ifi.î4> %<! de 



FAU 

os de l'envoyer à Paris, 
de (heologic. Il soutiut 
r le doctorat, de ma- 
rmer ^ropiuion qu'on 
nërite. Le cardiual de 
it entendre un homme 
li parlait d'une manière 
i il fut satisfait de la sa- 
éponses , et se déclara 
. Après la mort du car- 
e Anne d'Autriche se 
fortune de Faure , et le 
us-prccepteur de Louis 
ives de rvconuaissance 
lent qu'il donna à cette 
iant les troubles de la 
valurent l'évêché de 
m il fut transfère' à celui 
654; Faure se montra 
ilenir et d'accroître ré- 
juridiction. Il eut à ce 
)ute très vive avec le 
Florent de Roje , qui 
roir se passer de l'ap- 
i'évéque pour adminis- 
ments , puisqu'il était 
chapitre. L'affaire y dc- 
lusienrs mémoires , fut 
scil d'état, qui ne la ju- 
rfinitivcment. L'évêque 
«ta à plusieurs assem- 
çjè , et fut presque tou- 
l'en présenter les dclibé- 
irobation du roi. 11 con- 
ir de la cour jusqu'à sa 
riva à Paris , le 1 1 mai 
: â^é de soixante-quinze 
( fut transporté à Amiens 
is la cathédrale. Les ou- 
aure a publiés sont fort 
le sa réputation , et lui 
I de son vivant , dos épi- 
z piquantes. On a de lui : 
i statuts synodaux pour 
'Amiens; une Censure 
irovinciales ; une Or- 
n$r€ le Nouveau Testa- 



FAU 201 

ment âe Mans , réfutée par Lcnoir, 
théologal de Séez; un Panégyrique 
de Louis XI f^^ Paris, i68o, in-4**. 
et des Oraisons funèbres de la reine 
Anne d'Autriche, sa bienfaitrice , 
d'Henriette Marie, reine d'Angleterre , 
et de Gaspard IV de Goligny. 

W— s. 
FAURE DE FONDAMENTB 
(François de), conseiller au parle- 
ment de Toulouse , né à Nîmes , de 
parents protestants, avant le milieu 
du I n«. siècle, fit son délassement de 
la culture des lettres. Son goût et ses 
lumières lui acquirent l'estime des 
beaux-esprits de son temps. Pelisson , 
qui lui était d'ailleurs uni des nœuds 
du sang et de l'amitié, lui dédia son 
Histoire de l'Académie françôise. 
Il fut un des premiers membres que 
les fondateurs de celle de Nîmes s'ad- 
joignirent, avant même que cette so- 
ciété eût une existence légale. Il reçut , 
avec un de ses collègues , la mission 
d'aller solliciter les lettres patentes qui 
devaient consolider cet établissement. 
Ses rapports avec Pelisson , et d'au- 
tres hommes de lettres non moins 
considérés, facilitèrent le succès de 
ses soins. 11 fiit moins heureux lors- 
qu'on le chargea ensuite de négocier 
l'association oc la nouvelle académie 
avec l'académie française : il réussit à 
intéresser à ce projet , Pelisson , Char- 
pentier, le duc de Saint- Aignan et 
l'abbé Fléchier ; mais' leur zèle fut 
impuissant contre les obstacles que 
susdtèrent alors un grand nombre de 
leurs confrères. Il était réservé à Flé- 
chier d'en triompher quelques années 
plus tard , lorsque , devenu évcque de 
Nîmes , et protecteur de l'académie de 
cette ville , il voulut se montrer digne 
de ce dernier titre. Faure n'a public 
aucun ouvrage , mais on sait qu'il m 
avait composé un sur la iScience des 
Médailles î qti'il s'occupait d'une Tra* 



aoi F ATT 

diict'wn àe Qui/itUieit . et qu'il avait 
aus.M iL'iidiili VEpilre tCjdriitenéte , 
sur te Ivxe et la mauvaise humeur 
des Femmes. On ignore l'époque pré- 
cise de sn inorl ; mais on Toil, par Ifs 
rpf;iâircâ Ae l'aciidrinie dp Emîmes, que 
snn clogr Cm prononré i]an« le »ein de 
celte rniap;i(;aie, par M. Giiiran, le 
gaoï'il i68(i. V.S-L. 

FACIS'I'. /'/y. FUST. 

FAUST (Je*b), né wts le eom- 
itnl du 16'. «écle, était Gis 



paysan de Wcii 



neiil ii> Kimdliag. Il lut cievc pai 
de SCS onrks , qui le fit eluditr en 
tliéulo^ie. nblgré 5011 pmcliaiit à la 
di'li.iiirlie , Fdust (ermiiia son cours et 
Ge fit recevoir docteur. Mai» bieiilAt il 
5c dcgcinra de Mtie seicnce, cultiva 
la meilL'ciiie, l'aslrologic, et se livra 
siirioiil à la mairie. De ce moiiieul , 
rcs liistuiiciis ne sont plus qiip d'in- 
sipl[!c■^ r(iin.iiiriers,qiiiiiebil(nl mille 
ali^iudilcs Mir sun cumpte. Ils le font 

pi il luFiriial, nommé Mcpha-^topliilc, 
avec liinn'l il Ct un p;iClc de vingl- 

?& célestes, loiiies 
e monde subluiiai- 
re , s'enlourant partout dn prestij;es , 

jimaiil di'ï tours diRne 






ic la Un 



;c Hé- 



lène . femme de lUcnélas , faisaiil ap- 
ji.trajlre Alexandre -le- Grand devant 
t'.liarlrs- Quint, et, pour terotiner 

roiivinablemcni la seine . ayaril le 
rtil tijulti par le diable , â l 'expira lion 
ilr son pacte. Bien plus inf:iiltihle eo- 
C II '■ que l'illnstre Ma;liiiu Laeusberf;, 
|-.riisi dfbiiaii luiis les ans en AUc- 
tn.i<:igr dr.s Almanaclis qui, dictés par 
V" 1/1 hiitli , ne pouvaient manquer 
il'.iTuir lin erand snccfej.Te's sont les 
l.jiis inirviill'iix que lapporte Gior- 
t:i'-l!ii.)i>1plii' Widniai. , qui publia .'i 
V'ijiicfoU, iIiS;, iu-8'., l'hisKuieilc 



FAO 

J. Fansl et de Chhsto[J 
son valet. Cette histi 
roman, rcimpiim^à Bmî 
e1 à Francfort, 1 Sg 1 ; rrpnr 
bourg, iSqS-iIIoo, in-^" 
avec des comme Dtairei hi 
physiques et moraux , el s 

mutilations, disent les pi 
dei éilitions corriKéea. Ces 
ta ires sont le corable de l'ig 
de la béli^. L'histoire de 
traduite en an^.iit, en ^ 
1503, inS-'.; 1687,4» 
iu-4".; et eu franÇMfJl 
Paliua Cay et , Part», iWl 
i6o4;PaiU,if)75;Colopl 
les], 1713, in-ia , «te- 
consacré un article à Jean 
fin du dernier volume de 
loirv des Folies humaii 
trouve les Conj'uralïone: 
auxquelles il ne manque qi 
res mystérieuses qui doiv 
jointes , pour que le lect 
opérer les mêmes prodiges 
girien de Weimar. Les A 
aascî amis du merveilleux 
vent mis sur la scène la ( 
durteur Faust aux euféra. I 
bre sont le célèbre Gorlli 
et J. F. Scbiil. Tritbeiiii 
ancien d< tous, J.Manlius 
Wier, Del Itio, ct même ^ 
ri Gcssner, out parlé plui 
longuement de Fausl ri de i 
tements; bien plus, Piern 
Arpe a donné le catalo^e 
vragfs magiques. Malgré 
giijge de ces écrivatiu, 
d'autres, cl peut-être avi 
regardeiit ce persounagc t 
tièrcment imaginaire, son 
comme un romau fait à pli 
qucsuns, entre aulrei C< 
lie m 
légende de Faust «si tu 




FAU 

s mobes contre Jean Fust, 
renteurs de l'imprimerie, 
taient ces ccfnobites , d'une 
qui leur enlevait les utiles 
le copistes de manuscrits, 
uteurs ont rëfuté cette opi- 
onàét, Zeltner avait com- 
le sujet : Scheâiasma de 
rttstigiatcre ex Joanne 
tptUHisdam ficto. On peut 
lolter sur Faust, Struvius , 
ïnirod, in noL rei lia. y et 
ibL aniiq.y ainsi que J. 
inunn , qui a publie' Dis- 
îtoriea de Fausto prœsti- 
^ittemberg, 1683,1693, 

D.L. 
(Jfan- Frédéric), liisto- 
Aschaflenbourg eu Fran- 
> le 16'. siècle , n'est connu 
mvrage suivant : LimbuT' 
if she fragmenium Chro- 
et dominorum Limbur- 
d Loheram è manuscrip' 
hmSj Heideiberg, 1619, 
le Chronique est peu esti- 
A autre écrivain du même 
A même famille , et qu'Ade- 
Glf du précédent , a publié 
dy la Chronique de la viUe 
hri-surle-Meiny 1660, 
'était adonné à l'étude de la 
raïque, et mit en vers Za- 
ieduTalmud , qui est rela- 
lariages. Son ouvrage ano- 
t sous ce titre : Tractatus 
tibus judœorum matrimo- 
^aimndicusj latinis dona- 
, Bâie, 1699, in.4^ — 
I Faust, d'Ascbaffeubonrg, 
ndic à Francfort, publia en 
s la même ville , ses Con- 
mrario , in - fol. C'était le 
gt ans de travaux et de re- 

W— s. 
TNA ( Signora ). V, Hasse. 
r 1 If E ( An ZHA - Galeri A- 



FAU 



ao5 



Faustina), naquit l'an i4o, d'An- 
nius Yerus , qui avait été trois fois 
consul, et qui faisait remonter son 
origine à Numa. Au lieu de conserver 
pur ce beau titre de gloire qu'elle re- 
levait encore par son mariage avec 
Antonin-le-Pieux , Faustine suivit la 
pente naturelle qu'elle avait pour le 
plaisir, et le plaisir la conduisit au 
vice. Assise sur le trône des Césars , 
Faustine le souilla par ses débau- 
ches , autant que son époux Tillustra 
par ses vertus. Antonin gémissait de 
ses débordements , mais le caractère 
de douceur et de modération de ce 
prince lui faisait fermer les yeux sur 
la conduite de l'impératrice. Cet excès 
d'indulgence, qui aurait ramené à sou 
devoir un cœur moins corrompu , ne 
fut pour Faustine qu'une espèce d'en- 
couragement au libertinage. Sure de 
l'impunité, elle s'y livra sans retenue. 
Elle vécut constamment au milieu dés 
dérèglements les plus honteux, et tel 
était l'aveuglement du prince , qui to- 
léra ses débauches pendant sa vie , 
Su'il ta fit placer après sa mort au rang 
es déesses. Il lui fit élever des autels 
et des temples, et voulut que ses sta- 
tues fussent portées dans la procession 
des jeux du Grque, ««vcc celles des 
divinités de l'empire. Un grand nom- 
bre de médailles nous ont conservé les 
traits de cette princesse. Antonin ne 
manqua pas de lui donner encore, sur 
celles qu il fit frapper après sa mort , 
le titre de Diva, Elles font mention de 
la dédicace du temple qui fut consUruit 
en son honneur, et dont on voit en« 
eore aujourd'hui à Rome de belles rui- 
nes , à l'église de St.-Laurent in Mi^ 
randa. Une des plus précieuses de 
ces médailles est celle qui rappelle 
l'institution des filles Faustiniennes ^ 
et qui a pour Ic^ende : Puellœ FauS" 
Hnianœ. Faustine avait épousé Anto« 
niu avant qu'il eut été adopté pa( 



ao 1 I- A U 

AJiirn, et clic niuuTiit à Tij-e d« 

ii';[ .■,.!,. \ i.ii ■. I.lk-nvjiteudcux 
(Il ; I . ■■ ■.' .!i |i iiiirs. LPsmO' 

Il il.-. L'l.u :i.' in'ium.M Marcus Ga- 
Icrius .inluninus , duiit nous poisé- 
duns une belle nipj.nillc grecque au re- 
vers de !o lélc de sa incre. Les ins- 
criptions 110MS Uniment \n nom du se- 
ca\iA{AiirtVuis Fulvius /intoninus), 
CI wlui ù! Aurélia Faiiilla, sa sœur , 
cjui moiiml sus^i de liuiine heure. Le 
.■..1,1 u |.„i .,-N li.i 'uiMxiWfvAFaits- 
t: - . .. , ■ ■!.■ M,-irr-Aiircle. 

— I \iiiiid Fausliua), 

Mii['i--i -I ]!\'-i' [ar \a dîsïolulioD 
dt^i'buiaiii.-.C.umniiitlcsODfilj, pas- 
sait pour êlie le fiuil de ses amours 
adultère.'; suiiveitt elle choisissait ses 
amants d.iiii !.1 c1as.se du puiipic la 
plus obscure. Si Me^saliiic ii avait pas 
Tc'cu avant file , ce serai iFiiusli ne qui 
aurait cuiisrrvil le honteux privili^ge 
de prcler isuu nom aux femmes im- 
piidîijutï. Ou engagea souvent Marc- 
Aurclc à la rêjiiiiliir : « Il faudra donc 
luiiciidresa ilul," liis.iit ce prince trop 
iuilulgenl, et celle dot clail l'empire. 
Nous ne rcirarcions puiul ici toute 
l'iuf,.mie de sa eiiuJuite , les nom- 

i,a-.^-< e. 



gtiidie 



n.-h elle se livrait 
I la raiHerieclàla 



wa- ,i1 t'ui iustiGc 
r> qui la fletrîs- 
ii d.fiisce d'avoir 
de Lueius Verus, 



ui elle avait eu 
iiijil.ii'fiuceK criminelles, cl qui 
s 'u e[,ul vante. On Ini reprocbe aussi 
d'avuir exiile A\iili!iâCassiusà la iii- 



FAD 

Tolte. ( Ftfy- Avidius Cunci ); œM 
puisque les auteurs auden» n'étalilts- 
seul pas ce fait comme eonxtml.nuui 
sommes bien moins cd étal de l'écLiir 
cir aujourd'hui. Nous savons au ru» 
traire , par une lettre de M»rC'Aufcle, 
qu'elle avait eng^igé ce prûce k punii 
sévËrement les complices de CastniSi 
Fausiine accompagna ren)|)er«*ir a 
Asie, vers l'an 174, et niounit w 
bilemeut en Cappadoce, d.iiis un til 
lagc nommé llalala , situé .lupres in 
mont Taurii». Marc - Aiircle pleiin 
celte princesse comme s'il avaii pcnli 
)a femme la plus venueuse; d f"r«L 
daus le lieu uù elle mouiiit , titic vilti 
à laquelle il doTiua le uaui de Fauiti 
nopoUs , cl reuâil â sa lémnir V 
mêmes honneurs qu'Antonio ai 
rendus à la sienne. Ou peut TOÏr il.i 
Dion et Capi'oliu, jusqu'où fut pui:;. 
àcctcgard la faiblesse de Marc-AuTi ■ 
Sur sis médailles , elle tut appelef li 
sou vivant Mator Castrorum ( Mi: 
des Armées ). Cesl la premitr* fffl 
qu'on y voit paraitrcceIttrc.donIpJ' 
sieurs impériitrices se décorèrent f pri 
elle. Mais rîcn n'est plus âran)^^ 
d'y trouver la légende Pudicilia. m» 
i;rc tous les honneurs qui Inî fum 
decerités parMarc-Aurcle, od Mm 
nnll encore jusqu'ici aucune mâtf 
en or de Fnustioe , frappée apris 1 
mort. Les autres erpendaut nom ftt 
voir qu'elle fut mise 4U ranj; A 
Dieux, et Capitulin uousa|'prrDdf> 
Marc-Aurcle lui dédia un Doiivelett 
blissement des filles paustinienHl 
Faustine eut plusieurs fiiCinti i 
Marc-Aurcle, f ibia AurcU». Sah:-" 
el Fadilla. dont les in»Ciiptiuu* < 
bliées par Grulcr et Muraiori." 
ont conservé les noi&s ; Luette. 
épousa Lucius Vérii!, associé il' 
piie par Marc- Aurèle; deux Ci- , 
meaiiK , Commode qui suocéda ) 
père, el qui hcrita de tous Ici ti - 



FAU 

re, et Antoninus qui mourut 
e ; enfiu elle fut mcrc Sjin- 
rus y déclaré Ges.ir à l'âge de 
, et qui mourut peu de temps 
1 nous reste de ce dernier 
[uelqucs médailles et raédail- 
es et romains , sur lesquels il 
titre de Ce'sar, et qui sont de 
rande rareté.-— Les médailles 
mis font connaître le nom d*u- 
} Faustire ( jinnia Fous- 
épouse de l'empereur Elaga- 
m ne semblait choisir une 
que pour la répudier. Le 
de ses divorces égala xelui 
triages que son caprice lui 
mtracter. Annia Fauslina des- 
de Marc - Aurèle : mariée k 
ius Bassus , elle résista long- 
ux sollicitations d'Eiagabale , 
le parti de faire assassiner le 
c Bassus, pour épouser sa 
aussi célèbre par sa beauté 
sa naissance et ses belles qua- 
es hbtoriens qui parlent de 
inccsse, sans nous faire con- 
» nom , ne sont pas d'accord 
*oqae ou elle devint épouse 
laie. Dion veut qu'elle ait été 
tière femme, Hérodien au con- 
1 désigne comme la dernière. 
îrains modernes sont d'après 
meures partagés d'opinion; 
ibbé Belley, qui a rendu k 
e et à la numismatique tant 
icei importants , a enfin éclair- 
« manière victorieuse, par 
un des médailles, ce point 
ooologie, en établissant que 
1 Panla avait été la première 
d*Etagabale, Aquilia Scvcra 
ode, que celle-ci avait été 
\t pour faire place à Faus* 
eoTOjée i son tour pour voir 
venir reprendre le titre d'é- 
inprès de ce sybarite insensé. 
SUlkt de Pauia , d'Aquilia et 



FAU 



205 



d*Annia Fauslina, frappées en Egypte, 
avec les dates de chaque année du 
règne d'Ëlagabalc, sont les monu- 
ments dont r.ibbé Belley s'est servi 
dans sa dissertation ( i ). Les médailles 
d' Annia Faustina sont fort rai-es ; c'est 
par cette raison que les faussaires se 
sont plu à les reproduire souvent: 
plusieurs coins modernes, qui avaient 
été placés avec confiance dans ceitains 
cabinets , en ont été exclus à mesure 
que les connaissances numismatiqucs 
se sont agrandies. T— n. 

FAUSTINUS ( PÉRïSAULE) , de 

est auteur de deux poëmes latins, in- 
titulés l'un : De konesto appetitu , 
l'autre : De iriumpho stxdUtiœ^ impri- 
mes sans date à Rimini , chez Jérôme 
Soncino. Ce livre est d'ime extrême 
rareté. L'exemplaire qu'eu possède la 
bibliothèaue Mazarine , n". 21 '250, 
porte sur le titre qu'il est d'une seconde 
édition {iterùm excusa ) ; il est in-8\ 
caractères italiques très menus, feuil- 
lets non chiffrés , mais signatures de- 
puis A jusqu'à H inclusivement. Le 
premier poëine s'étend jusqu'au fcuil- 
1). iiij recto. II semblerait, d'après 
Maittaire , tome P'. de son Index an- 
noL tjrpogr.y pag. SgS, que lesRus- 
coni de Venise auraient imprimé après 
coup leur nom et la date ae 1 5-24 ^^^^ 
quelques exemplaires; mais rien de 
cela ne parait sur l'exemplaire de la 
bibl. Mazarine. Soncino a dédié le pre- 
mier poëme à Gorus Gerius, évêqre 
de Fano , et vice-légat de Boloziie. Le 
sujet de ce poëme est la modération 
dans les désirs: l'autre, partagé en 
trois livres , peint les folies du premier 

■ ■ ■■'■ ■' »^i— — »— ■»— 

il) La nrriaière médaille dr Julia Panla «tae clu 
Fabbé Bellrj dans «a disicrUtiun , p<>rte |j date 
dr Tas iroikdu rc{tor d Klagab^lc. Nuatrn poiid- 
dons une qui rit inédite, arpc la date de Tan 
demi re V* pourrait faire remboter d^ qnel- 
qoes muis iVio<|ue da aariaKe de cette prinv 
ce«»c , telle qu'elle ett djiAr par Tal.bé Hclli-y. 
Voyci Méntuiit Je l' Atadimir Ati in*cripii»tu 
el tfUuUttrêS y Ui»ltirt , pag. <jm, Um. 4a. 



ati3 F An 

nicrs conlifnnciit le réàt an ^véne- 
iiinils qui se sont p^uès en Arménie 
depuis l'an 54o însque vers l'an 3go 
de notre ère , .icms le régae des rois 
Khasnni Il^DiArD H, Amhak II, 
Uab. Varailad, Arschak IIl, Vap- 
harschak II cl Kbosrou III. Cet écri- 
vain est iiTs prolixe. Son stjle dur 
et lnrb.':r« fiit connatlre facileinenl 






ihn 






turelle. Il contient 
trî'S RriiiJc ([ii.inlitd de faits qu'on 
np nom 1' (Il riouïer ailleurs. S, M— M. 
F M;V1UU ou FLIl-VIUS(PiEm>E), 
poi'iL' l.iiiii , naquit^ Noaillccn Poitou, 
iI.TUs h i<J . .sirric. 11 ne vit dans la 
ciilluii' (k's Idlrcs qu'une occupation 
A;:rcali!i' , cl iip chercha point à se 
f.iiii" lie "On Inlcnt un moyen d'acquc- 
lii iIoIj l'ori'irtc et de In rc'putatiDU. Il 
lilaJt iiii d'une .iTuîlie trts étroite avec 
Muiot et Joarhiin du Bellay. Scévole 
dp Sle.-M.iitlie r,ip|iorte que ces trois 
puî'tes ay.iiit c'taLli cnlrc eux un con- 
onurs, le priï eu fut adjuge' à Fau- 
vcnu , ]i:ir Macrin. Il avait compose 
des pijc'.ies d^ns le roÙI antique, dont 
ou VMiiliiiI 1.1 pureté de style et la' fi- 
nesse des peHsces,cl des tragédies 
dont LSifiièiiic lui nvait Tourni le sujet; 
miii qnc SCS amis trouvaient supc- 
riiaircs j son modi-lc. On n'a conservé 
fies (luvtflgcs de Fauvcau quequelqiies 
pt'titi's f<ipces recueillies d'abord par 
liiil.itid lictnuland, son contemporain , 
clin<cri'CSPnsuiledanslelouieI",des 
Pdici.s poètarunt Gallorum , de 
Gi iii'i'. Fauvciiu mourut à Poitiers en 
l'util, 11011, (ommconl'a ré | «té d'après 
Sic. - Mai llje, du saisissement que lut 
i-iusa la vue des désordres comniii 
pHr les r.-ilvinisles, mais d'une maladie 
(irdiiiaire du dérègle- 



nt des n 



W- 



FAliVFL U'OUDE.\UVILLE. K 

1-AL\ Éli; r DU TOC ^Ahtow»), 



Pin 

Mcrc'laire des f 
fréfcdeLouiaXIVtapa _ 
ioire des secrétaints d'm 
tenant l'origine , les progr 
blissement de leurs chara 
i668.in-i".;elle«i 
née 1 547, où Henri I 
roinistralion du n 
BFcrélaires , qui . , 

Oausse, de TAnbepisne S 
mats on sait que ce ne lut 1 
téguc de Cliarles IX que 
laires d'état comtacncîrci 

Jour le roi. Il y a àta 
ans («1 ouvrage, etdïsp) 
qu'au ne trouve p«t aitleiir 
toire de. Ilenti , due de l 
ris, tiiôti, CutoGue. 16G 
Fauvelci a retouché le siyl 
vrage , cl eu a signe l'épi 
toire ; mais il en cxi^M: , 
crits portant dei iniliaW^ 
le nom du vcritable auM 
u'esi pas encore parTcait| 

FA VART( Cbahi.es -S 
tcur diamalique , néà Par 
vcmbrc l '^ I o , c'iait fils d'i 
en renom, qui se glurifui 
venté les échaudés , et qu 
momcols de loisir , s'amu: 
sonner les mceurs du leii 
fit une partie de ses élude 
de Lonis-le-Grand , et coi 
bonne heure à Ciire dri 
coup d'essai , ÎDiitutë i D 
la difficulté de r^tir 
était loin d'anoonccr nu U 
de surmonter celte diiSa 
icussil un peu mieux dans 
de la France délivrée pai 
d'Orléans, ouvrage qui 
prix à l'académie des ja 
Favart, toulcfiiis, ' 
sucrts qu'; 

à l'opéra-comiquC Â-M^ 
il donna plus de snfl 




FAV 

(tes remplies dVsprit , cle 
et de f;atté. On dLsfiugiic 
lien proiiuctioiis , la Cher- 
sprii , Âcajuu , la Fêle 
u, Annette et Lubia (il 
ïUe pièce si connue et si 
en socielc , avec M"'". Fa- 
lOordf tde Santprre ), Vjés- 
e Filiale , Ninelle à la 
siien et Bastienncy Isa- 
ertrude^la Fée Urf^èle^ 
ttmeursj l'Amitié à Vé- 
Belle Arsène , les Rêve-- 

sellées des Grecs , eic 

t de Soliman II, ou les 
ânes , qni fut long - trmps 
[kdiens , et qni est mainte- 
ertoirc du théâtre Français, 
f ctitt en état de s'élever au- 
;enre de TOpéra -Comique. 
; que cet ouvrage ne se res- 
u du coût qu'on avait alors 
goD des boudoirs; mais ce 
t, bien moins sensible dans 
SuUanes , que dans les au- 
représentcrs â la même 
î trouve racheté par une 
eiltgence de la 5cène, par 
ou piquantes traitées avec 
riDUt par rcnjouement qui 
( tout le diilogue, étincc- 
lits iDgéiiicnx. Ou en |)eiit 
de sa comédie de l'Anglais 
\x (eu un acte et en vers 
>fnposée, ou plutôt impro- 
easion de la pai\ de i "^b^. 
«t U fécondité était prodi- 
iilut aussi s'élever au genre 
pén ; il refit, pour l'Acadé- 
f de masique , une de ses 
pièces, intitulée Cj'tkère 
mais raalt^ré tout le talent 
h qui il s*était associé, cette 
Tua genre un peu libre , 
p succès qu'il eu attendait. 
de rOpéra-Comique , d(mt 
i le plu» ferme soutien , 



FAV 209 

ayant porté ombrage aux Italiens , fut 
supprimé en 1745, et l'auteur de la 
Chercheuse d'Esprit, se trouva trop 
heureux d'obtenir la direction de la 
troupe ariibiilinlc qni suivait en Flan- 
dre le m.iréchal de Saxe. « J'étai» 
obligé, dit-il, d.uis une de ses lettres , 
» de suivre l'arDiéc, et d'établir mon 
o spectacie au quartier - général. Le 
o comte de Sixe , qui cuntiaissail la 
» caractère de notre nation , savait 
» qu*un couplet de chanson , une plai- 
v sauterie, faisaient plus d'elfet sur 
rt l'amc ardente du Français, que les 
» pins belles hanugues. Il m'avait ins- 
9 titiic chansonnier de l'armée ; et j'é- 
« tais chargé d'en célébrer les événc- 
» uients les plus intéressants. » Il fau- 
drait trop d'espace pour rappeler ici 
les im)>romptus de tous genres que 
Favart eut occasion de fiire p'ndant 
cette campagne, tantôt pour annoncer 
aux olïici* rs de l'armée qu'ils allaient 
attaquer l'ennemi ; tantôt pour féli- 
citer ces braves des lauriers dont 
ils venaient de se couvrir. « A Ton- 
9 grès , la veille de la bataille de Ro- 
» coMX, dit l'auteur des Anecdotes 
» Dramatiques , le maréchal de Saxe 
» donna ordre à M. Favart , direrteur 
» de sa comédie , de faire un couplet 
» de ch'inson pour annoncer cet évé- 
» nem^Mit comme une bagatelle dont 
9 le succès n'était ])ns même douteux* 
» Ce couphl fut fait ttmt de suite , 
» entre les «l- ux pièces, et chanté par 
» une actrice tori aimable, sur l'air: 
» de tous les Capucins du Monde t 

I>rni4Îa iioiii Hftnn^ro'ii rrlt'eht^ 
Ouuii|ue Ir ilirrrieiir «Vn iicke. 
VoM* ««iir romhlerait no« «l^tirc] 
On doit rtàr.r tout a U |>loire4 
Nous n<* tougi-nni qu'a Viif plaîiîrt, 
Vuti« , oc «ougrx qu'a Im « ictoin. 

» Ensuite ou annoi>ç.i , pour le surfen- 
» di main , le Prix de Cythère et les 
» Amours grivois , qu'on reprcsen'a 
» eflfectivemoDt comme un prélude des 
» réjouissaucci publiques , ce qui lit 

14 



110 FAV 

i> dire au carap que le marAKnl avirt 
V |jrc[iarii le Iriomphe avant la tÎc- 
• luirir. > Ce fut à cetto fpoque que 
l'iiluitff vainqueur deFomeno)! tlile 
Socoux, eprU (l'amour pour raad.iine 
Favart , essaya loua les iDOyens de 
vaincre les scrupules de celte cliar- 
niantf: acirice, ei alla même , dit li 
chronique,iu5qu'ïquclqu»abusd'au- 
lorilé. Madame Favari Gl d'aboid, à 
ce qu'il par:iîl , une résistance hé- 
roïque. En venu d'une letlre-de-ca- 
clict, on la sêparA de son mari, qui 
jirit la riiile, et ou la renferma dans 
un couvent de province, oùelleicjta 
plus d'une année : 



Celle iDli*rcssaule ca|)tive obtînt la li- 
Lei le de &e itudre à Paris ; le» j)erse'- 
culigns dîiigecs contre l'Iionuète Fa- 
\3n resgèreut aussitôt; el, loin de s'en 

que jilusd'iiHiuietudca. De retour dans 
la capiialu, où il se fixa, ilse vouaeti- 
tiércmoDt à b culture de l'art drama- 
tique, l.'abbc de Voiseiiun , avec le- 
qocl il se lia (cl qui devint cliez lui 
VAmi de la Maison ) , s'associa à 
qudqiies-un» des ses travaux. On ne 
pcui nier que cet abbé n'ait réellement 
eu pai'l à V Anûlié à l'épreuve, et an 
Jarttinivr supposé f il lit de lëpers 
changements , il ajouta quelques vers 
de sa taçon, à la jolie pièce des Mois- 
sunneun, ainsi ijii'A la Fée Urgèle; 
mail ce fui à tort qu'on voulut dans le 
uioudc lui faire honneur des meilleurs 
ouvrages de son ami. o Favarl, dit 
V Laharpe, avait lieaucoup plus d'ei- 
B prit que l'alibé de Vgisenon; mais A 
H se laisxaii bonnement prol^er par 
» celui qui, d^ins le fond, lui devait 
y sa petilc re^nitalion. ■ Ce ne fut qu'il 
la luiifjuc que l'on s'aperçut, en com- 
parant les ouvrages imprimés de l'uu 
el d« i'auLie, que veuxdeFavart claîcal 



FAT 

tous dp !■ oifflc VMii 
guât. c'etl-ÀHdin £ial«s, 
turcls, tandis qiw let pnx 
Voioenon D'éuieoigum n 
de jeux de mots, de Uiipon 
espiil. En 17(19,1* Oomëd 
offrit à Favart inr pensîo 
de 800 ix. , en loi impvi 
galion de donner aa noiut 
ces par an , cl de rraoi 
vailler pour tes sulr» 
Blessé d'une pcopositioa q 
blail plus i l'offre d'un m 
uu témui^age de reconsi 
la lefusa noblement fnâtui 
V neur m'est plus dicr qu 
» je ne sais pas yendr* ■■ 
Les comédiens, un {xâl 
accordèrent alors , Mi^fl 
celle faible renie, dont^ 
reste de sa vie. 11 nioiirul 
i^9J, des suites d'un cii 
inunaire. De tons les iule 1 
travaillé pour l'Opc'ra • Coi 
vart est, sans contredit, 
peint avec le plus de véritl 
tiiurni les amours de villaE 
le plus constamment unil 
des idées, rélét;ance, la fli 
style à la conuaissaaM de 
n'était pas moins estimai 
qualités sociales qne par : 
et l'extrême bonté avec 11 
laissait injustement dép«i 
partie de sa gloire litlérain 
i'élof^e de sa modestie. U 
en làoç) le Théâtre cfcoi 
%-nrl . 5 vol. in-8*. , et l'oj 
d'y donner la liste chran 
to us ses ou T rages dj 
ces de lliéilre oat ( 
en tj volumes îi^*, 
pice impiimé pouechaqi 
«o 1771, par le di& 
forma les tomes IX cl 
leclion.—SonGIs, 
JuïepU-Juslin ÏMUxA 



4. 



FAV 

'. février i So6 , acteur du 
îen , a donne' aussi quelques 
DiaUe boueux, ope'ra co- 
ud acte (i ']8i ) ; le Démé- 
d^ Arlequin , tomëdic eu 
lëe de vaudcTilles (i^SS); 
e réunie^ 1*791 ,in-8'.;/tf5 
}Ue$^ fjSo; le Mariage 
178^^ les trois premières 
lODt imprimées. Il a aussi 
peiques poésies fîigiuves. 
y M. A. P. C Favart , son 
y et M. H. F. Duroolard , 
on onvrai^e en 5 volumes 
titillé : Mémoires et Cor- 
%ce littéraire , dramati* 
tecdotique, de C. S, Fa- 
f trouve des détails qui ont 
It ; mais les éditeurs n'ont 
pai été assez difficiles dans 
es poésies posthumes qu'ils 
entrer. MiVf. Barre, Radet 
aines ont fait représenter le 
793 , une petite comédie in- 
^avari aux Champs-Eljr^ 
i apothéose. F. P — t. 
iT (Mabie-Justihe-Be- 
mowcEaAY ) , épouse de 
iiiuon Favart, duut il vient 
lé, était une actrice célèbre 
loes de son esprit et par 
variété de ses talents. Elle 
Ivignon le i5 juin I7'i7, 
ée à Lunéville. Sou père et 
laient attaches à la mui>ique 
Pologne Stanislas. On dit 
inoe, protecteur éclairé des 
a bonté dt contribuer lui- 
'ëducation de la jeuue Du- 
qui avait annonce de bonne 
plus heureuses dispositions. 
personne vint à Parts avec 
n 1744* et débuta l'année 
rOpëra-G>aiique , dont Fa- 
din-cteur. (Elle se faisait 
un M'K Chantillx* ^^ «He 
litce de preraièfe danseuM 



FAV au 

du feu roi de Pologne); ses succès 
fiirent très brillants. On ne savait ce 
qu'il fallait le plus admirer en elle, de 
sou talent pour la déclamatiou, ou de 
la beauté de son chant , ou des grâces 
piquantes de sa danse. Jaloux de la 
vogue prodigieuse qu'elle procurait à 
l'Opéra-Comique, les grands théâr 
très obtinrent la suppression de ce 
spectacle, et M^^'. Chantilly se vit 
réduite a ne plus jouer que la panto- 
mime ; mais telles étaient tes res- 
sources de son talent qu'au lieu de 
perdre tous ses avantages dans ua 
genre extrêmement ingrat et borné , 
cette actrice y augmenta sa réputa- 
tion. Ce fut environ à cette époque 
qu'elle devint l'épouse de Favart. 
Peu de temps après, celui-ci ayant pris 
la direction d'une troupe de comé*- 
diens dont le maréchal de Saxe se 
faisait accompagner k l'armée de 
Flandre, M"'. Favart ne tarda pas 
h. rejoindre son mari , dont elle était 
tendrement aimée et qu'elle payait 
de retour. Ce voyage eut des suites 
fâcheuses pour les deux époux. Oa 
peut voir à Tarticle précédent avec 
quel courage la fitmine d'un direc- 
teur de comédie résista pendant près 
d'un an aux poursuites amoureuses 
et aux persécutions d'un illustre ma- 
réchal de France.... Enfin M"»*. Fa- 
vart débuta aux Italiens (le 5 août 
1 749 ) ; elle fut reçue hu mois de jan- 
vier 1 76'! , et, peu de mois après, elle 
obtint une part entière. C'était sur- 
tout daus le rôle de Roxelane (de 
Soliman 11, ou les trois Sultanes), 
que le talejit souple et brillant de cette 
actrice charmait ou plutôt enivrait 
le public. Ce fiU M"". Favart qui , la 
première, osa sacrifier i'érl;tt de U 
|»arurc à l'exacte observation du cos- 
tume. Avant l'Ile les soubrettes et les 
paysannes paraissaient sur la scène 
avec de grands paniers , In tête char* 

i4«* 



^^1 




w^m 


212 


PAV 


FAV 1 


cpe .le (11; 


imints et r.idIM jusqu'au 


rU! vrai pourtant qu'dle^ 


.■nmIr.O.j 


lififiîftflUBB elle parut avec 


à elle sruie cet ii>lii fli» 


.111 L.Uit 1 


Ir; Ijjrie rayée, Liiie cheve- 


r a seulemeiK inviUIri n 


!,„■■■ iiLu. 


. ime cran d'or, les hn> 


"L'abbcdeVoistnouwitnil 


rii, A lies 


salmis, en ira mot csaclc- 




intnt letle 


qu'iuie simple villageoise. 


ouvrages fail» ctiti* eus ir 


Celle nw 


l'iatitc. approuvée par les 


Sfvait pas trop dans te pu 


uns , ru[ ^ 


^ivi'inent oriliquee par les 


devait demeurer à tiiaaa 


jinliR4;m- 


m l'iibWde Vdseuoii ay-int 


ratt pounaut pas diffi«l& 


dit qw « 




la répartition. Selon RnB 


.1 s.o. 


ilicrs aux comédiens » , la 


renées, la con«ptio«. la 


l,„l,I„.il,i , 


luiiiice à ce prétendu bou 


le 5i;le et l« fooj» diTl 


luulailicv 


a l'utile réToliilioii que l'ac- 


valent être da mari ; W 


tri ce av.iii 




gatlë, les traits naïb nAé 


leiiis pariiciilirrs à W. Favarr , était 


tient de la fORinr, d Tù 


il'iitiiler er 


L iieifcctioB Kjcceiit de lotu 




!cs clrniis 


irs cl leurs diverses iM- 


qu'à la rtu)iercW des jriis 


iiiiTLsaV. 


trnpicrle feanïais. On ra- 


ati clinquant dn be!.es|iril. 


CÛlllC '|iic 


A'ciaiil un jour présentée 


reau et DiimoUrd ont don 


an'; liûiiii 


LTcs de Paris avec phi- 


dcville intitulé : Mad«m< 


sieurs i-olics de Perse, dont l'en'lree 


i»ofi,iii-8-. 1 


clail alur^ 


i ititcidîle, elle coiiirefilsi 


FAVAKT DfHERBIO! 


hicri II- ba) 


ragoLiiii d'une dame élran- 


Ias-Remi), général de div 


ctrL- nitc 1 


fs commis ta prirent pour 


le corps du génie, »c h 


«llv,eli'n 


cette coJisiHéraiion la lais- 


[735, cl mon à Paris le S 
Admis dans le corpjdiigéni 


strcul e;il 


rc, „„ p.y,r. M-. F.- 


va ri nioiii 


■lit le 30 avn! 177Ï (Sjçce 


il était employé au Port 




K'-cinq nn5]d<;ssuiles d'une 


17(11 , lorsque les Anglais 


iniMiflo 


ii"uc cl douloiirenrie qu'elle 


flotlecûnsidérablertdeiis 


:iv.iil ■.nppirirà avec «ne force d'jmc 


ments de transporl cltflr|<< 


ftl mil' SI' 


nlnilé ctlraordlnaires. On 


pes et de rannilioDs assailli 


.a]-jimHMi 


11c (|ticUines instaiils avant 


Isle. Plusieurs iagi<iiieurs 


l'Iinirc r.l 


,ilc elle avait compose' elle- 


rctiis j-rades reçureut 


mètui; son 


epit.iplie, et qu'elle l'aratt 


sayer d'y passer; la comi 




uMque. Cette femme fi ri- 


était tellement inlereeplÀ 


Vi'iii.iit rf 


-rfltee n'était jras seiile- 


tentative ue rénsoit. FavRf f 


nient niic 


,ii:iii;c du premier ordre, 


cette perspicacité qui |n < 
cnlière, imagine -de s'aid 


.lln-i-:ivi 


1 fi cette qualité celles d'une 




I...1'. .;>:it clde saine phi- 


l'ite décrois, de gagner le 


1.: ■ 


. .,,i'..-,.i],rcctaitincpni- 


une cbaloupe de pfe^fieura 
un de ses cam.irades il abs 






i,,,. 


i ■ .. , .;iuic volimio des 


côte de la mer Saur.T-e. H 




! i,ie qui fuit qtis 


grande part à rcsécutign 




Ms 1,1 retîsidcnt 




II. ' 


. . . ■ i', .w»rA'JnneUe 


sugrémcnt qu'il éprouva A, 


il /.'■■■■ " . ' 


\ 1' .■■,■,■.■,■( ti Laiiienne, 


ab,iiidon<ier MchmieBlitud 


di; la i'iHi du i'Aiwur, île. Il u'tst 


3^<rci, jrrètireot Cfpcnol 


k 




^^-^ 



FAV 

temps que la place clle- 
se trouva a pre!>qtic toutes 
; blessé gncvenicut à la 
ne prenant aucun aliment 
I ordres de son coiuinau* 
irent lui faire garder qu'un 
emate. Dans cette dcfmse 
*urs étaient de service tous 
et n'avaient de lepos que 
lils rnue.ËitOii, après doux 
s service glorieux et peni- 
i sortit par ]a brèche, ainsi 
la garuibon et du canon. Le 
mené sur le continent avec 
irs de la guerre. A ia pais 
ya en Amérique, et il a 
iant plusieurs années à la 
p. De retour en Europe il 
de U construction du fort 
lU-Neuf; il connaissait les 
ruts de ce poste, qui ne 
re que d'une médiocre uti- 
Dous , et très avantageux 
*mis s'ils en étaient les 
Cependant forcé d*obéir à 
« supérieurs , il développa 
fcution les vrais princi|)es 
le fortifier. Eu 178*2 on 
a U petite expédition de 
i fut cbargé de tracer et de 
iter une |)arallèle appuyée 
au lac et de l'autre au 
ndant qu'on faisait cet ou- 
I construisait des batteries 
! et de ricochet. Ce déve- 
t d'unvrage fit une telle 
IX assiégés qu'on fut heu- 
^dispensé de leur faire du 
1 portes nous furent ou- 
is coup féiir. Dans la révo- 
/est toujours montré vrai , 
patriote. Ou ne peut l'ae- 
eun excès , ni lui reprocher 
liblessc. Au mois de juin 
se trouvait commander la 
Neuf - Brisac et le camp 
m ic glacis. U y eut une iu- 



FAV 1x3 

snrrcctlon affl eii^e ; !o général Favart 
rétablit Tordre, sauva ia vie de plu- 
sieurs personnes eu exposant la 
sienne. Nous ne parlerons poiat de 
SCS diiFérents travaux dans les places , 
ni de la maiiièro dont il a mis en 
état (le défense toutes et lies de l'Al- 
sace ^ nous nous bornerons à dire 
qu'il possédait toutes les connais- 
sances relatives h son art, et qu'il 
mettait dans rcxéculion autant de 

Î)rumptitude que (rintelligenec. Il a 
aissc des Mémoires sur la défense 
des rotes et sur les reconnaissances 
militaires. Un de ses vœux était de 
voir réaliser dans le corps l'usjige des 
plans nivelés par des cotes, mé- 
thode si utile pour mettre sous le« 
yeux d'un ingénieur le rapport des 
ditîérentes hauteurs de tous les points 
d'un terrain, au lieu de ces profils 
qu'il appelait de longs rouleaux de 
papier, vraie pâture des ignorants. Il 
avait du goût et des connaissances eu 
littérature , dans tons les arts dépen- 
dants du dessin et en histoire natu- 
relle. C'est par erreur que le Diction- 
naire universel historique lui attribue 
un Dictionnaire d*hisloire naturelle 
qui contient les testacées , Paris , 
'77^> 5 vol. petit in-8". Cet ouvrage 
est de son frère ( Cliristophe - Elisa- 
beth Favart d'Herbigny), chanoiiia 
de Reims , mort le 4 septembre 1 "^çp, 
âgé dfi «oixante-six ans. J-»d. 

FAVKLET (Jean -François ), 
célèbre professeur en médcetno à l'uni- 
versité de Louvaiu , naquit au fort de 
Perle, près d'Anvers, en iG^/f. A 
r^ge de sept ans il perdit son pcre et 
sa mère, qui ne lui laissèrent pour 
toute fortune que de vieux titres de 
noblesse. Heureusement un ecclé:>ias- 
tique, son parent, le recueillit , et prit 
soin lui-même de sa première éduca- 
tion. Il l'envoya ensuite au collège et 
à l'université y où le jeune Favelet^us- 



Mii FAV 

lijia t.nut dp soinii par d'fclaUnts MIC- 
rK A l.i lin di' sou cours de méde- 
cine rmiivprsiié de LouTaiu lui con- 
fc'r.i If !iircd(-^^e^0}reR,disliiiclioii 
piilidilii'n' à celte imÎTerMlë, et qui 
ne i'y obifii.irt qu'aprfcs qu'un ctu- 
diiini .itaii lijomphe [lendaul trois 
mois de iQiis >es adrer-'aires , dans 
àei disiiuit! publiques cl «oleuDclles. 
!.<■ priiilrpr allacbé à cette diafge 
cl.iil di' [iie.îider, petidint trois mois 
di' Miiti', ;i rijiiies les tbèses publiques 
lU'If Ji'liir's di^viint l'uuiversite'. Après 
IV iiioniphi- , FriTclel pyant achève 
.M^ criiili-s ihcoriqiies, se livra tout 
ciiiIm' .1 rtllrs de la pratique de l'art 
di' ^iii'i ii' ; cl rc ne fut qu'après avoir 
ficquiuEi: jiiiidaDl plus Av quatre 
iih'i ks hùpilniix , qu'il soutint sa 
thèse de licencié. Son lèle pour l'é- 
tui\v M'inhlnit .s'aecroîtrc à mesure 
tjiiM .iit^ijiinr.iil ses cotioaissatices. Sa 
rriiniiitiH'c lui lalul la conûancc pu- 
MiijN', <! lui ill obtenir successive- 
mctil il. III) l'iitiivci-silé la chaire de 
Ijui.Jtiuin'' . r-il't d'aufliomie et de chi- 
riiri;!!', .1 cidiii l'une des dens pre- 
lEiliiis ili.crcs de médeijiue. Fjvelet 
ciiJii iiiii.Miltc j>nr loui ce qu'il y avaii 
di' aiN-i.i.'r.il,lc dans le Iji'abaiit. Il 
l'f.iit le iiK'di'Cin de l'aria iducb esse 
Eiii.rLi ill , sixncin.inledes Pays-Bas. 
I.V.>.l,'nji.: des sci-nces de Paris le 
coni|)iaii p.iimi ses associés. Faveict 
piofi'Si.iit.ivFi: Ijcaucoupd'dloquenre, 
s opérations anatomiqn 



Ml 



iDde ba' 



bilel 



edic 



In lUihbli' p^r -ics vertus que par ses 
t.ilr,,!^. N.iIimlJrmenl bienfaisant, il 
ulj!i;;"»it ,,\ix une grâce <l une délica- 
fL'^.sI' liiuiis particulières 1rs pertoiines 
qui I rrl,iriiai('nl ses services ou sa 
L(iiii>r. t'iiM'Ict était rempli de cha- 
auïquels il 



jimais démenti. Il n 
le 3o juin l'jiî, ! __ 
une réputation illtabittïî 
conservée plutôt piir tradil 
des iiuvragM impni-tinls. ' 
n'a gut^rc <!crit que sur, de 
de controverse, oui amàj 
<lé»uc=esd'ii.lârfl.l.AM 
iogiœ ftrinaitationit fl 
his, insiTuclus aliquot À 
sionibus in Uhrum ke dtg, 
per eililam per dariss. 
Hecquelium , I.ouTaîn , 
1:1; 11. P/ovarum , tpiti 
eind à paucis tomil rtpi 
hypotheseon Lyâba Lof 
Chapelle. i^Sy, in-i^ ( 
k U {ta de ce traité plosi 
polémiques de FaTclet, ai 
Villers, son collègue. Ce »i 
liqiiËS vÎTts ei piquantes 
professeurs de Lnuvain. 

FAVENTINUS [P±v 
religieux dominicain, ue'i 
dans le i6'. siècle, fut i 
ses supérieurs en Ann<5nie 
dit d'importants services à 
Ses talents lui me'rilèrcnl 
favorable du rot de PetU 
l'agrément de ce prince, î 
nouvelles missions cbrAi 
construire des églises et I 
de tous les objets nén« 
crdte, qu'il racheta des M 
Sa vie exemplaire et les Al 
rcrent un grand nnmlire 
sions. Après un séjoar d 
dans l'Arménie, il revînt k 
16'jo, et fut nommé l'un 
rieurs des missions d< sou 
l'Orient On ù;uore la date 
de Favenliiius. Ce rtligieu 
deux ouvrages spécialrinei 
aux noiivrani couvert». 



u urt a 



doDuail les SI 
a zèle qui 



ue s est 




FAV 

( cristiana ove catechîs^ 
'iracoli per mezzo délia 

eucarisda et del Ro^ 
Madona operatL 11 avait 
Journal de son vojrage 
tfnly et il eu présenta des 
ape et au supérieur de sou 
I cet ouYrage n'a point e'te' 

W— s. 
BAU ( Jacques ) , conseil- 
>ur des aides, naquit eu 
gnac , de parents nobles , 
i^ligèrent rien pour son 
U fit ses premières éludes 
us la surveillance d'Etienne 
fami de sa famille. Après 
lehevë ht% humanités , on 
livre les cours de l'univer- 
iers. Favereau avait mon* 
enCance un goût très vif 
sie, et il y consacrait tous 
Dts qu'il pouvait déro- 
levoirs. En ]Gi3 on dé- 
» statue de Mercure dans 
ms da palais du Luxem- 
oet événement^ qu'où re- 
: & peine aujourd'hui, ex- 
« de Favereau et de plu- 
ies camarades. Ils compo- 
ce sujet un grand nombre 
les grecques , btines et 
que Farere^u réunit en un 
u il dédia à Pasquier. Après 
ses grades il vint exercer 
I profession d'avocat, et 

fort peu de temps la ré- 
'uu homme également in- 
rant. U fut pourvu on 1617 
•ge de conseiller à la cour 
continua de partager son 
« l'élude des lettres et ^es 
t mourut au mois de mai 
é seulement de quarante- 
avereau était lié avec l'abbé 
s y et il lui donna l'idée des 
du temple des Muses. Il 
prarer des estampes pour 



FAV 



2l5 



cet ouvrage par les pîus habiles maî- 
tres de son t<'mps, vl voulait les ac- 
compagner de sonnets au nombre de 
cent , pour appeler ce livre l'ouvrage 
de cent sonnets^ faisant allusion au 
mot sansoneis. Je ne sais pourquoi , 
contiuuf! naïvement Marolles, car il 
montrait de l'esprit dans tout ce qu'il 
faisait. On a de lui : I. Mercurius 
redivivus swe varii lusus de mercu- 
ni loculos manu prœferentis simU'^ 
lacrOy Poitiers, 161 3, in-^". C'est 
le recueil dont on a parlé plus haut ; 
IL La France consolée ^ épitha" 
lame pour les noces de Louis XIII ^ 
Paris, lÔaS, in-8 .; III. Icon Lu- 
dos^ici XIII y i655, ad eundem 
proirepticon , i634, in - 4'*m «* 
dans le recueil intitulé : Pahnœ re- 
^iœ Ludovico re^i christianissimo 
erectœ; \\. le Gouvernement pré' 
sent, ou Ehge de son éminence ( le 
cardinal de Richelieu), in-8^ de 
66 pages. Cette satire, que l'on 
nomme aussi la Miliade^ parce 
qu'elle est composée de mille vers , 
fut imprimée pour la première fois 
vers l'année i633. U y en a une se- 
conde édition , dont le frontispice an- 
nonce des changements et des correc- 
tions , Paris, 1643, in-8^ Enfin 
elle a été insérée dans le Tableau 
de la vie et du f^out^emement des 
cardinaux de Richelieu et de MtU' 
zarin, Cologne, 1694, in-ia. Gui 
Patin affirme que Favereau est l'au- 
teur de cette pièce; mais malgré 'son 
assertion quelques perso unes la croient 
de d'Ëstelan, fils du maréchal de St- 
Luc. W— s. 

FAVIER (Nicolas ) , né à Troyes, 
dans le i6^ siècle, succéda à son 
père dans la place de conseiller au 
parlement de Paris , et obtint dans la 
suite la direction des monnaies du 
royaume. On ne peut indiquer l'épo- 
que de sa mort , et c'est sculemout 



216 FAV 

jiar ronjpcliirc (ju'oii la plaoe Ytn 
I Ijçio. l',if,iir f si .luteiir lies ouvniges 
EiiLV.iTil; : 1. l'ipure fl rxpositiiM des 
pourtraii.li et iliclons contenus es 
TnfdnilUs lie la compiratimi des 
rcbtViiS /If Fronce , opprimée et 
fiteiiilc jiiir le ini le ■l!^ iioûl lâ^», 
P.in.s , I ■>■! iij-S . Cl' vukimc mi 



il,' 



■ f.-3| 



l'ord. 



appet p;ii- 

■ (II' ' li^ilis iX, youc p^rpe- 
auu\iiiiLdcl,iS[.-|{aiihi;liiiiJ. 

|,„ur lrV;.'llik-c.-'-slu,>l»:r(mî 
■c'Ir-S ; I-; ri'ii^-rl : PielM ex- 



FAV 
France , â'iprft Ir» Intct 

GODgrèi dv ^ill)^ç•■^. nurn^raflj 

procureur du nn il'Iû|<a(:iK, MH 
publid un écrit dan^ irqud il pt^ 
âail |ir'>u\«r <|iif la ]''raiM« t^^ïM 
sti-dnià (1« ce <{iii lui amil M jinn| 
FdTKr liii rqiMitlit avec iMnacdiM 
forer, ri obliui co qa'îl dnaiiSH 
Les «0t«« di^ la cufirt-reiMw i]« Qm 
Iray, in)|)iniuisvfi 1681 .îo*ii,«M 
plujiirtir* aoln!* |>iMB é 



FflïH 



. Il » 



l ju^h 






la mort .h' Ci-imnl ilc Colif-aj- . 
,jui fui ami' ai de Frnnce . eldeses 
i-omidk et . I 'lyi , ii.-,B". Celle pièi-e, 
i^iii • si ei'i :lp I II vfvs , conltcnl l'apg- 
I.i;:i<m1ii uiHirlrr lie CaliiiRi. m. He- 
ctnil i"'u< ihisl-irc de Charles IX, 

]■ !.V«t,dit w 

Ç.I I i> ■. ■ , , l,'..l ii[i|..-m<.^yrinuc 

VûliiiM..' .Ivs I iniMlr UdIcl'orfM H de 
Soihili. On laii.n.iiMiia ([i.i' Faïier , 

zHf CEtuirc les 



3Vaite (^e la Hélait . convmi a 1 
hiitble,«| 



BibtUltIl^|1H■ iiiiiWiiiile, W — >,■ 

FAVIEP "'■■' >■'"• " 

Touloujic V 



FAVlEK.Mltbrrp 
iloujic vm \f. rat»: 
■ 8 . sibcle, MimfilB 



('" 



.Ir.i 



■ l. Tro 






1"'' ■■ ' ivvilleeu,5»9, 

j>i'|ii .1 .Il I \--i- \ iir i|i(plqiics pcB- 

i-li; cUii rfoiii'iiii si déclare, — Fi- 
viL[i i Caiiili'). puclt français, iju'on 
rniji lie il iii('iiLf f.miillc que le pri?- 

i'-!i' '. ■ ' >■■'. "1 il'iui pocme in- 

à-:...- \ ■, ..I..n..'l(il4,ii,-I2. 

'■' »i ""<■ '''"'t; ■ ■' '■' louriHRedc Gas- 

lon, fièif de Louis Xlll; il y a, dH-on, 
de rinvciiiioii d.niis ci-t ouvrage, et 
quelques iiiorceaii<[ érrili agréable- 
iiicni. — Faviem (Mcolas), assista, 



(n qn.. 
fi.iif,. 



I'"" 



rdur 



à la pl< 



ul/jci de fati' j» ItmilïS de la 



l'âge de Tiuei aus , dans l'anfiU* 
«ecrclairc - {•éiicral dm <!u(i de Li» 
giicdnc; Biais les AétMtrAm île « 
jeiiiiGue, l'ayunt hienlûl i-u<idu« i 
la perle de M forlunr, l'alilif^imii 
Tendre une chargr aurai huBorable^ 
liicralïv*. Force' alors dr se livrrr'i 
l'ciiidc, il s'appli(pit burtoot à Ttif- 
toire et à la polîiiqiie, cl (omiK i 
eiail doue d'une luémoirc proili;:»»»^ 
il ai-quil eu peu de leuipt inic |af* 
faite connaissance des mil^, 
liances. de la {;eucal(it;ie , dn4i 
des prétentions de tonha les -I 
su n\ SOI I verai ues. Nom leri M 
M, de b Cbcintdie, ambasi 
emir de Turin , il porta plasiMÉ 
connaissances sous les atmifitam 
h.ibilc dipluraaiu, cl il ntt«ila« 
a être initie' dans Ions lc« âte 
l'aniieDUC politique europAatuM 
h G)êlanlie étant loorl, Pn 
distin|;uc par M. d'Argeoiott,! 
quel il r^i{^ a»ec un nn 
divers raéinoires de la plus kn 
portaucc. Ce ministre lui rem" 
tour de très grands senio 

le confiance d^ni ton Ml 
, illiiidcYuilalouleulierrM 
>f sUmc politique de la f noue m 



FAV 

uissaijces de FEnropc, 
reti^ardcr comnu* ses cu- 
ls, l/iina^ination de Fa- 
tuent frappéi' d'un<^ telle 
un ; il einbrnssa avec pas- 
dii coin le d'Argeuson , et 
^itôt, d'après ses inst rue- 
noire intitule : Réflexions 
aité de 175G ( eutre la 
utriclic ). Cet ouvrage est 
Heurs qui aient paru sur 
de ce temps-là, et il doit 
dnsnitc par tou5 les hom- 
attira de nombreux eu- 
eur, et lorsque (fArffeu- 
ministèrc , Favier ne put 
D emploi, ou du moins il 
puployë ostensihlemi nt. 
ficrentes misMons s<Hrc- 
;iie et en Hussi(> sou^ ie 
M. de Ch'»i;rul. Le comte 
barge alors par Louis XV 
e 4'orrespoudaï»ce -jecrèlc 
Assadcurs de France au- 
rentes cours, lui fît coni- 
1rs oiémoires, d^ns les- 
loppa de profondes cou- 
inais de tels services ren- 
raiu contre le sysléfue et 
ns ostensibles du miris- 
:nt F'ivior à de (1 es grands 
*i^ un jour par le mi- 
rait Nurpris quelque > pic- 
rre»poiMlau< e , le roi si- 
i ufi ordre d'irrestri lion; 
ce eut à jMîinc* <*<h]c aux 
ennemis de FiviiT, qu*il 
s'eiifuir et de mettre ses 
iret^, FîTvier se rendit en 
en Hollande , où il vëcut 
é(ë des hommes les plus 
r leur esprit et |)ar leur 
laye, il vit beaucoup le 
i oe Prusse , et il |>araît 
11 ouvertures importantes 
imt et snr ses missions 
f. Quelque éloigne qu'il 



FAV 217 

fût alors du foyer dos grandes in- 
trigues, il el.iit loin de les avon* perdues 
de vu<*. On prétend même que, se- 
conde par quelques cours c'trangères, 
il contribua beaucoup à éloigner du 
ministère le duc dctJioiscul , qu'il re- 
gaid:iit comme la principale cause do 
sa disgrâce. M.iis Ù ne put obtenii do 
rentrer en France, et il fut même en* 
core poursuivi dans Tétranger par la 
hiine des puissances contre lesquelles 
il avait écrit. On Tenveloppa dans une 
conspiration fabuleuse avec le baron 
de Bon , Segur et Dumonriez ; il fut 
enlevé' à Hambourg et conduit à Paris 
comme perturbateur de la paix de 
TEurope. Sa correspondance avec lo 
prince Henri de Piuisc fut considérife 
comme coupble , et on l'enferma à la 
Ha«ti'le,oii il resta plusieurs années. 
(j<'|)endant le comte de Broglie voyant 
dans les fers un défenseur aussi zélé 
de»* verilitbles intérêts de la France, 

écrivit au rui en 1770 : « Tant 

9 dVsprit et tant de pauvreté, tint 
» de laVnts et tant de haines ctran* 
» gères, prouvent l'ctat de noire ca- 
» binrt ; ils rappellent ce que fut jadis 
9 votre majesté, et où ses allies Font 
» conduite.... » Le comte de Broglie 
ajoutriii à une défense aussi courageuse, 
cet aveu encore plus reuiarqnablc de 
la paît d'un homme de cour : « Si , 
9 dans le dernier ouvrage que j'ai 
» adressé à V. M. , il se trouve qnel- 
9 qiies observations utiles, elles ap- 
» parlicnnent à un homme actudle- 
» ment destitué, proscrit et empri« 
V sonné. » Favier ne tarda pas à ob- 
tenir sa liberté; mais il ne put rentrer 
dans les emplois dont son goût ex- 
trême pour la dépense lui faisait un im- 
périeux besoin. Dès-lors il Técut libre 
et indépendant , n'ayant pour subsis- 
ter d'autres ressources que ses talents. 
Connu de tous les hommes en place, 
il composait des mémoires sur les af« 



3iS FAV 

fjÎL-c^dn temps, ctdisnpaitlcfrnitde 
.«on tr.ivjjl aussilôl qti'Ù l'aynil reçu. 
T.'Hrjrcnt épuisé ,il rerenait à l'étude ; 
cice l'ulaimi qu'il JWSM la plus grande 
])arlie'de sa vip , dans aim perpéluellc 
alirriiative ùi- misère, d'alunw, de 
privDlioiis, d'iiiiide! et de dUsipatioD. 
A l'.iTêiiemcuidp Loniï XVI , le comle 
ài: VergeHiies, qui avuit ipprécie' son 
tacritc, lui lii dunner 4otOOO fraDU 
puur payer ses dettes , et une pension 
de deut mille rcua, .Gonime l'use avait 



. acspassLOOï, 
c plu» réglée , i 



dfesJor 



le conservaol île 
celui des pliiiiirs 
delà table. lUvai'téri dittinguédaiii 
s,i ieuaesse par une belle figure , une 
lailleavsnraf;cuîeeloneforceiîccorps 
<'X(ra ordinaire Dans ses dernières ia- 
ncts, il devint fort gros et il man- 
geait prudigieu^nnent. Senta ni les dan- 
[^ers d'une pareille méthode et menacé 
a chaque itislant de mourir d'apo- 
pk'xie , il disait en se levant , surpris 
et charme d'avoir cucorc un jour à 
vivre : n Voilà une gratifiCaliOD es- 
D iraordiiiairc. » Outre ses cuunais- 
Mnecs politiques , Favier avait iidc 
immense litiéraiure et un talent dis- 
liugué pour la poésie. Il lit , eulre au- 
tres, des vers très piquants conire 
Diderot et ses opinians philusoplii- 
ques. B II était né plaisant et railleur, 
u dit M. Senac de Mcilban, et aueim 
« danger ne pouvait retenir l'inlem- 
" pi'iance de sa langue, n Le baron 
de *'* lui dit un jour dans une ei- 
plosiond'ambilion.' «Quand dans mon 
» métier an n'cït pas ministre d'état à 
» quaiante ans, il &ul se brûler la 
» cervelle. » I,e lendemain dans un 
grand dincr le mcmc personnage ayant 
été amené dans la conversation à dire 
qu'il avait quarante ans moins un 
mois , Favier lui cria d'un bout de h 
l.ible à l'autre : n Monsieur le baron , 
V amorctzl u Un autre jour il se trou- 



FAV 

Til l'audience diMaleiherl 
de la direction de ,U Hti 
livre de ['Esprit vmail A 
et l'on sait que MnleAlH 
ceail alors les ujMuioutpU 
d'nelvétius. » Il est UiMJ 
« gisirat , d'éclairer le idl 
viiT !»■ j-rlonrcatil Tersafl 
lui dit : * Ce n'«t pss-vR 
■ de chatidcUfl. > Aprta va 
Clianli'Ionp, M. de Cboin 
rencûiilK' dans la galerie de 
lui dit très baui et ana si 

• Favier, vous avesfoili: 
" — Cela est vrai, M. Iran 
V aussitôt, ihaîs Tun> «lin 

* place. B Favier est ani 
:iavrili784.M. d«UÀ 

vrage intitulé f ol&£fdH 
Cabinets de l'Europi^Ê 
règnes de Louis X r^ 
Xr/, in-8"., 1785, ij 
vol., 1803, 5'. âilioRî^ 
coup de noies cl obscrTAtl 
diteur. On y trouve entre 
Conjectures riUsonnées su 
lion aclatUe de la Fran 
système politique AetEit 
ouvrage dirigé par le coa 
glie , nxéculé par Favier 
Louif Xf dans les demii 
son règne ( 16 avril 177: 
vail a terminé la laiiirusf ' 
dance secrète de Louis X 
seul monument qui en rei 
Pièces aulbeniiqnea iiupri 
la même collection. La f 
éerils de Favier ont été pi 
nom d'auteur : I. le Spee 
téraire sur quehfuns oun 
veaux, Paris, 17/(6. in 
Essai historique et poi» 
te gouvernement présent < 
lanile , LoiidreH ( Paiis ) 
vol. in-iai III. le FoiU 
ou .Apologie poi4r U j)fa 



FAV 

iVe, Amsterdam, 1 748, îu-8\ ; 
émoires secrets de milord Bo- 
oke, traduits de l'anglais avec 
ftes historiques y Lomlrcs ( Pa- 
1754, 3 vul. in-8'.; S, Doutes 
tstiotès iur le traité de rer- 
-, entre le roi de France et 
ratrice - reine de Hongrie , 
cs( Paris), 17 78,10-8"., roim- 
en 1791 avec le nom de l'aii- 
VI. Lettres sur la Hollande , 
yo , 1 780 , 'X vol. in- 1 u. Enfin 
icoiiru avec Fre'ron , J.- J. Rous- 
r^bM Arnaiitl , M. Suard et au- 
k la rédaction du Journal étran- 

M— D j. 
ïriERDUBODLAY(HEi*p.i), 
*aris en 1670 , apics avoir ter- 
mes ëîudcs, entra dans l'ordre 
Benoît de la Gongré{;ation de 
. Sun talent pour la chaire l'ayant 
^noaîCn; d'nne manière assez 
igeusc y ses supérieurs le firent 
r à Paris , où il prcdia plusieurs 
ins des circonstances remarqua* 
/impossibilité où il e'iait, à rai- 
t SCS études, de suivre esacte- 
la règle de son ordre, lui fit 
ider fa séculansafion ; il l'ob- 
Bl fnt pourvu pi esque en même 
dn prieuré de Sainte-Croix de 
19. Labbé Favier mourut à Paris, 
août fjSS, à l'âge de quatre- 
trob ans. On a de lui : 1. Lettre 
Mé m un académicien , sur le 
mr$ de Fontenelle , relatif à 
wmmenee entre les anciens et 
oâemes , Paris , lÔgc); 1", e'di- 
Bouen , 1 705 , in- 1 2 ; IL Orai- 
taèbre du duc de Beriy^ Paris , 
, 10-4*.; de Louis XI F^ pro- 
^ à b cathédrale de Metz; Metz , 
, in-4^ ; et dans le liecueil des 
wmsfunehres de ce prince , Pa- 
7 10, a Tof. in- 1 !2. 111. Epitres 
rs à Racine fils y au sujet de 
Kmidela Grâce, ^aiisji'jlo, 



FAV 2ifi 

in-8'*. ; ÏV. Trois Lettres au sujet 
des choses surprenantes arrivées à 
Su-Médard , en la personne de Vah- 
bé Heschenmdy ijSi , in-4"'; V. 
l'Histoire universelle de Justin, tra- 
duite en français^ Paris, 1755, a 
vol. in- ta. Le succès de cette traduc- 
tion s'est long-temps soutenu; cepen- 
d'iut Tabbc Paul , qui en a donné une 
plus récente , dit que celle de Favier 
est incorrecte , traînante et peu fi- 
dèle en bien des endroits. W — s. 

FAVIIjA, roi des Astiiries et de 
Léon , fils de don Pelage , monta sur 
le trône en 737. Loin d'imiter les ver- 
tus de son père et d'avancer ses con- 
quêtes sur les Maures , il ne dut 
la tranquillité de ses états , peu af- 
fermis encore , qu'à la division qui ré- 
gnait parmi ces derniers. 11 ne fut 
qu'un fantôme de roi , ne s'occupant 
que de plaisirs, dans lesquels il me- 
nait la vie la plus désordonnée. Fa-» 
vila aimait passionnément l'exercice 
de la chasse. Il y trouva la mort. Un 
jour, s'éunt écarté de sa suite , il fut 
attaqué et dévoré par un ours. Les 
E!>pagools regardèrent cet événement 
comme une punition du ciel due aux 
excès qui l'avaient rendu méprisable à 
ses propres sujets. Il ne régna que 
deux ans. N'ayant pas laissé d'en&nts, 
don Alfonso , son beau-frère , dit b 
Catholique ^ lui succéda en 739. 

B — s. 

FA VIN. Foy. FAVYN. 

FAVOLÏ ( Hugues ) , né a Middcl- 
bourg, en 1 5^5, d'un père pisan, d'une 
mère zélandaise, après avoir fini ses 
basses classes dans sa ville natale, fut 
envoyé continuer ses études à Padoue , 
et s'y appliqua à la philosophie et à 
la médecine. En :545, il voyagea à 
Rome et â Venise , et rencontra dans 
la dernière de ces villes Tanibassa- 
deur que Charles - Quint envoyait au- 
près de la Porte-Otbomane. Gclui-d y 



aun F A V 

eniiinnaît, comme son «ecnlaire de 
ltj;,itji>ii , M.iiliifii l.aiii'in. de Bruges, 
av.' ii'ii coiir!i~iiplv t\v F'Tuli. Ijïuria 
gIiIik: ik' l'.imUiSNdeur rjilmuMon 
(If ['.A ii!i ^111 voyage àe Coustaiilmu- 
]>li'. l'.iMili. en iCD relournant , vihiu 
<[ii. l(jiii-s îles de Ifl Grèce, rt revint 
riuiu' .'iiiv.'ijit à Venise, tl'oH il w 
KndiL d^ns les Pays-Bw. La ïillo 
d'AuMTï le iiotuma son màircin pen- 
iiunuairc vers i563 , et il y niumui 
CD 1 5K3 , 3);c de soiianU' - deux »ns 
iDûiijs dciis jours. L'épiiapbe en (rois 
tlJâlli]iii'S lalin; qu'il s'était iailc daDS 
an dcmiiTc mabdie, fui gravée sur sa 
loiiiLc , dans le ciraelière de h calhe'- 
i1r:i1r. A côle' de la médeciiie, FâToli 
nikiv.'iit ;ivcc alTtelifia les Muscs la- 
tiiK^. Sun principal uavrage est tioe 
1Ji'r[i;>liori en nn laliiis de suu 
vu_VML;i-iiC(iiisiantinDplc,soiit le litre 
de llodiieporici Byzanûai, libri III; 
il l'a dwliL- au rardinal de Granvclli: , 
Loiiv;ii(i, i5()ï,in-B°.;IafacUiredes 
virs ji'fst gL'iK'i-.ilcinent pas mauvaise. 
Q'Dc rd.'iUiu sp truKve leimprime'e, 
avc-0(|Litlij'i(s rciranchen:ifnis,dausle 



ldc< 



^aReseï 



:s latin 






r a public a Bâle , 
1 [iKu , in-^". Od a encore de Favolî : 
Eiwliiriilionorbislerrantm,cannine 
itlusiraliwt , Anvers, 1585,111-4°., 



Dcl.ur 






modo deus locuUtssU curn prophetis. 

ra— ON. 

F IVORINUS [ ViBtinis ou Gui- 

tii>i>, iliis ioiiimsousleiioiude),iihi- 
Juld^iii'it lixiroRraiihcdu ifi'.sicde, 
e'tJil ni' .Iaii.><iiii cbàteaudelaparotMC 
tic F.ivcr.i , prcs Je CimcriiiD, ville 
c.ijiilak'dp l'Ombric, ei c'est par allu- 
ïiou n\i iiuiu de sa pallie, igu'il prit 
ediii de Favorinus , pour se distin- 
guer des Guiirino de Vérone. Quaol 
au sunutin di.- Camers , qu'il mettait 
lui-iuèine en lèfe de ses ouvrages , cl 
que l'un a j'<ri:i poui Eon nom, il pa- 



ÏAT 

ntl utie simple abréviation 
rinerijô, ou plutûtquc ffti 
CameliUftl non Camcri. 
signifu- en latin im hunini> 
nuTÎnc. Ce snvaui fui dmi 
Laxcaris et d'Ange Politie. 
fnrl jeune dansla cooct ' 
Silveslre, de t'ordn i 
obliiit 1^ il 
bibliothi^uu des A 
et tul nommé «D iSi^ti 
Noeera , iju'il occupa jui 
arrivée en i557, 11 xn 
précrplrur* d« J«u de i 
devint papedepoù, sous 
l,cou X, et la gloire d'av 
bui* à une pareille «dao 
pas le litre le inoiM hosur 
voriuus.^oiipnceipAlous 
Iule : Magnum acptwiA 
Tiain qiiod tjuidem farta 
rinus Camers nuceriiua 
ex multis variifque aueta 
dinmn alpIiabetictillegiLl 
édition qui parut à BoBM 
cbcz Zacharie Ctilicrp, i 
tcchcrcliée des curieux, 
toit la moins complète. Ct 
1 558 . est corrigée de quel 
et enrichie de deux Inda: 
leure de toutes a été publié 
eu 171a, in-fol. , avec de 1 
augmeatalioDs , raclk-s ii GÙ 
tai où éuii parvenue dba-Ii 
eologie grecque. Ce livre j 
sans doute à uoc époq< 
n'avait pour se diriger dau 
lie des éludes lilléraitvs <f 
trois compilations fui:! inp 
anciens,» perdu quelle cl 
importance depuis qnfl k i 
perfeclioauée ; nwû il esii 
riter le méprit qu'en « fi 
contre l'opiuiMi oc CaiU' 
rarius. Favorîuus a 
Ange Pulitten, son 
Anlinori, UtJMÎn 




FAV 

î rÂncicD , k TÀlition du The- 
eormscopiœ et horti Adtmidis 
dernier donna à Yeuise en 
On lui doit aussi une traduc- 
tine des sentences ou Apoph- 
!S de Stobee, imprimée ])Our la 
re fois à Rome , 1 5 1 9, in-8''., 
\ réimprimée, selon Fabricius, 
icnlièrement a Cracovic, avec 
fcdions de Wenceslas Sobcs- 
is. Il est probable que cette 
km fut faite sur un manuscrit; 
D prineeps de Stobcc nVtint 
:érieiire de plus d'un an à la 
p Fayorinus. N— r. 

^RIS (Thomas Mahi , marquis 
é à Blob en 174^ 9 ^^^^^ su 
dans les mousquetaires, et fit 
f corps la cimpagne de 1 76 1 ; 
nsnile capitaine et aidfvniajor 
5 riment de Hdsunce, puis 
ifit des suisses de la garde de 
mr, frère du roi ; il se démit 
• charge en 1775, pour se rcn- 
k^ienoe où il fit reconnaître sa 
comme fille unique et légitime 
uce d'Anhalt-Scliaueubourg. Il 
luhit une légion en Hollande , 
; riosurrection contre le slat- 
', en 1787. Avecnne tête ar- 
t lertîle en projets, Favras ne 
d'en proposer d;)ns toutes les 
fanées et sur tous les objets. Il 
l présenténn grand nombre sur 
nces; et, au moment de la ré- 
D , il en présenta sur la politi- 
i le rendirent suspect au parti 
îonnaire. On sait que dans l'état 
ition oii se trouvaient alors les 
, il suffisait aux meneurs de 
!r nne TÎctimc pour qu'il lui de - 
ipossible d'échapper à la fureur 
ire. Pavras fut accusé , dans le 
e décembre 1789, « d'avoir 
é contre la révolution; d'avoir 
a introduire la nuit dans Paris 
jens armés , afin de se défaire 



FAV 221 

* des trois principaux chefs de lad- 
» niinistration ; d'attaquer la garde du 
9 roi ; d'enlever le sceau de l'état, et 
» même d'entraîner le roi et «a famille 
» à Pe'ronne. » Arrêté par ordre du 
comité des recherches de rassemblée 
nationale , il fut traduit au Chàtelct où 
il se défendit avec beaucoup de calme 
et de présenee desprit, repoussant 
avec force les accusations portées con- 
l'^eluipar les sieurs Morel, Turcatti 
et Marquié. Ces témoins déclarèrent 
avoir reçu de lui la communication de 
son plan , qui devait être exécuté par 
12,000 Suisses et ia,ooo Allemauds 
qu'un devait réunir à Moutargis pour 
de là marcher sur Paris , enlever le 
roi, et assassiner MM. Baiîly, La- 
fayette et Necker. Il nia la plupart de 
ces faits, et déclara que les autres 
n'avaient de rapport qu'à la levée 
d'une troupe destinée à favoriser la 
révolution qui se préparait dans le 
Brab.int. Les mêmes témoins ayant 
dit qu'd devait se servir des chevaux 
des écuries du Roi pour monter un 
corps de cavalerie, il déclara « que se 
trouvant à Versailles le 5 octobre/ 
il s'était rendu à l'œil de l>œuf, et 
que voyant l'abattement dans lequel 
tout le monde était sur la nouvelle 
qu'il arrivait des femmes de Paris 
^ec du canon , il avait proposé à 
M. de St-Priest de lui donner des 
chevaux des éairies du Roi , afin de 
les distribuer aux zélés serviteurs de 
sa majesté, et aller avec eux enlever 
les canons de ces femmes ; que M. de 
St.-Priest , étant entre dans l'apparle- 
ment du Roi, le fit attendre long- 
temps , et vint enfin lui dire que tout 
cela était inutile , que M. de La 
Fayette arrivait de Paris au secours 
du château avec six mille hommes. » 
L'exactitude de ce récit fut constatée 
|).ir M. de S?.-Prie.sl. L? npporteur 
ayjnt rofusc à Favras de lui faire con* 



23/, FAV 

rr!iL;i<^i'f , coqsjct^ sfccîalniicDI à 
cniiviriir les inlilèles cl il roinlMUrc 
les [laiiTcllE.s erreurs, Pavrr embra jéa 
Ij^mrc, cl lui jironiit di'le mirejmi- 
qii'ii la mnrt, ne tiù (IcoMOdunt (jile 
le lemps de rpvuir auparaviiiil sa pa- 
Irii" « ses pardits. II viiit iloiic recp- 
voir la Ijéncdictioa paterndlo , ft se 
Tendit enMiitc avec Si. Ii^iiacc ft Mi 
ciinj prctnitTs comiia^ons , h iVglise 
de Montm^iitri', où îl» firtut leurs 
nreniier.s vœux le i5 aoâi i554! do 
t'a. ils allèrent à Borne, où le pape 
P.itil m rclliil le P. FAtre pour cn- 
i>ri(;iicr la ilu'ologte au coIlc;;c 3t! la 
SiTiîi'ii'f. Après aToirtSfrcé la même 
fuiifii,,,, h P.,nne, il ftit, en i54i, cp- 
vr.M' .1 l.i <lii'k' de Ratislionne, Gt avec 
Ir {MIS ^l'.inJ suceis divenes ntisnoss 
en Alli-iii.iBMp, fonda' des collèges de 
si>ii orJrr .'i Oil(çne( 1 544 ), * Coïm- 
Iii<- (1 r. V^iladoliJ (i54(i). cl reçut 
à S.iliruniiqup les le'raoignage» les plus 
II.^Iii iit.-i de l'cslimc des profesirurs de 
r<i\U- celi'Lrc université , dont plu- 
siruLs l'jvairn! eounu à Pari». Phi- 
lippe II viiLiIail le retenir dans son 
TKiMiimc; le roi de Portugal désirait 
au r<iiilr,iirc l'eiivover IraTailIcr à re'n- 
iiir les A!)vssins a i't^tîe romaine, et 
so.lintnjt P.iiil ni de le nommer pa- 
(ri.iri'îii' d'Etliiupie ; mais ce pape 
.^^,.lt d'.Milics vnes sur lui, et le fil 
vfiEii' puiir assister au concile de 
Tii'iilr, coniinc SOd premirr ibeolo- 
pirri. Le I'. Faire le rcfidit donc à 
Biiiiic , mais escéde de laligurs et de 
IraViitiv , il y expira entre les Lras de 
Si, ]'^Mc.v, \c I". août i546. Ou 
tniiic ilf lui quelqtics tffflrei impri- 
Mkt^ jiMLTni celles du P. Cjnisius. Ou- 
tre le >;r('c et le latin , qu'il possédait 
dniri tiJ!.' r.ii'c perfpctioD , le P. Favrc 
pail.ili l'iiiilicn, l'allemand , le porlU' 
i;.ii- H IV.ip,ii;iiol, et 11 prêchait dans 
C1S liivrr'p- lariRUCS avec autant de fa- 
cilite iju'cii fi-.inç.iif. Dans tous les pnjs 



FAV • 

rjii^l pirccmnit, son zUn 
lilc'ctSondé-inttfmsemM 
la [ilus l>aul« idée de ftii 
suite», et tttnIribiiheiilM 
rapide pmpgativn de M 
*'<ipi>1i[juaii Mirloul i t<nnl 
\-mir tej cExIùîasiiqiietsI 

comme les plus daugnci 
de Té-^Ttit. Ses aiislAitéi 
|Mtraîlrc incroyatilcs : el.ii 
Ste, Barbp, il p.issa iiiic U 
ctiliers wns prendre ftucu 
tiirr , rt aurait penai ce 
qu'Ali ImitièiDe ioiir. si Si 
s't fi^t opposé. St. Fraoçc 
(|ui le regardnit conne ui 
conte avec CMnpl«is»nM , 
Inlrodaction à U fTâ 4é 
svi ) , qu'il eut la consolât 
sacrer un autel sur b plae 
le P. F^re af.iil n^u ta 
I.e P. irOntremun rapput 
faisait furre miracles, ri t 
cours des dévots y cuil si 
qu'en i6ig on y oomftti 
et vingt dires des villa);ei i 
s'y étaient trausporlà en 
suivis de leurs pitoîs^ietii 
table de bronn-, roulenaui 
sa vie. y fui placée en M>'Jo 
qiiisde V.l-Homay. Nieola 
a écrit la vie du P. Favre , 
partie de VHhtoria Societ 
Morne, i6i5, tu fiil., <-l II 
primée ;ï parti l.yim. i6t 
oruéd'un beau pMir.iil de ■ 
ligieux . an-dcssous duqad 
dïux rcis ! 



Cette Vie a élrf traduite eu 
le P, Téreiiee Alciat. iàniii 
nORMd'fîmr/io T»f.itt>, Kai 
inli. A'or«.in»«ife« Tab 
penonrtaget tipiaits A 




FAV 

ts (par le P. d^Oiilreroan), 
1, inB^. C. M. P. 
[ âhtoine) , l'un des plus 
•consultes du commence- 
'• siècle , naquit , le 4 oc- 
> à Bourg-en-Bresse, pro- 
ait alors sous la dornina- 
:s de Savoie. Issu d'une 
nille de robe ( i ) , et des- 
i la même carrière , il fit 
le droit à Turin , après 
îxcellentes e'tudes à Paris 
ége des Jésuites. Le grec 
i étaient devenus si fami- 
pport d'Anastase Germo- 
ui est arrivé plusieurs fuis 
I sortir de sa leçon , de la 
f l'écrire en latin , et de la 
rrec en même temps. Il 
alors à Tètude quatorze 
oéme jusqu'à scixe heures 
es cette c'poque il conçut le 
ands ouvrages qui ontéta- 
otation; il les menait de 
r ainsi dire, rt ne les pu- 
parties détachées , se flat- 
opéreraient une espèce de 
ciaus la jurisprudence^et 
mêlant une fois bien connu, 
isconsultes pourraient con- 
ichever ceux de ses livres 
lit pu terminer. Doué d'un 
B et dégage de préjuges , 
I j bien avant Descartes et 
maxime de ne jamais ju- 
Ht magistri. 11 n*avaitque 
ans lorsqu'il pubii.i les 
îers livres Conjecturarum 
s (Lyon, i58o, in-4'\ ), 
tels y sous le titre modeste 
tnres , il développe une 
ice approfondie de l'esprit 
UDaincs, puisée, non dans 
Ds dos jurÎM^onsultes , mais 
omparaison des lois entre 



FAV aaS 

elles. Malj^rc quelques idées para- 
doxales , cet es^ai fit une grande sen* 
sation , et annonça ce que l'on pour- 
rait attendre de l'auteur. On assure 
queCujas disait à cette occasion : a Ce 
» jeune homme a du sans; aux ongles; 
» s'il vit â;;c d'homme, il fera bien du 
» bruit. » Le duc de S.iroie ( Charles- 
Em«inuel T'. ), informe du mérite 
de ce jeune avocat, le nomma en 1 5Bt 
juge-maje de Bresse , quoiqu'il fût 
loiu d'avoir l'âge de trente ans exigé 
pour cette charge; et trois ans après le 
rappela pour être sénateur au sénat de 
Savoie, dont il devint ensuite premier 
président en iGio. Les nombreux 
devoirs de ces différents emplois, 
dont il s'acquitta toujours avec la plus 
scrupuleuse exactitude, et les diverses 
commissions dont il fut chargé par sa 
compagnie, ou dont l'honora la con- 
fiance de son souverain, ne lui lais- 
saient plus que bien peu de tempa 
pour ses études chéries; mai< il le 
mettait tout à profil. D.ms un voyage 
qu'il fit à Aix en Provence, par oom- 
misMon du sénat, en iSqi, il y com- 
posa en six semaines son traite De 
variis nummariorum dehitorum so* 
lutionihus ; et c'e^t k Rome qu'il 
écrivit une grande partie de sa Ju^ 
risprudentia papinianea , ouvrage 
cipital, qui avait pour but de réduire 
dans un ordre méthodique et régulier 
toute la science du droit romain, qui of« 
fre tant de confusion dans les cinquan* 
te livres des Pandectes. 11 adopta le 
plan et la distribution des ImUtules 
de Justinien ; mais il oc put eo ache- 
ver que le premier livre. Cet ouvragji 
lui teuait fort au cœur, et c'est sui- 
vant ce plan qu'il enseigna le droit à 
l'aîué de ses fiis auquel il donnait lui- 
même une leçon tous les matins , se 
flattant que ce fils pourrait après lut 
terminer cet important travail ; mais 
une main p!uf heureuse reprit i'ou- 



riiff! pilles rundcinents, et OC fui Eullesilé3icu(mor(le i^n 
hiKiiit {jKi ('iil la i;'.uirc de donner les pnt vivcmenlsadélciitedar 
L'i/i'i iliiiis leur ordre naturel, [lutationei foreuses , St 



L<. u.i.h.', aVrudition ctl'dlude 


i(jio,in-fo).([elroiMi'mc 


-< t' ii.hi' at' l';.utiquitcaTaieiUa[)- 


livre ne parut qu'eu ititS 


(' il.in^ la jiiri3prud«iicc ud per- 
.,tihui..iilrcVI; AlcialelCuiaslV 


fait exprès le voyage d'M 


voir Fjvic et lui dddi» M 


li SIM hmliiili-oiluil dans les uui- 


Noucoiiicmd*critiqiMr3 


in.->; Tavri- rc'iuliU de l'appliquer 


menfuiour» qai l'«iHrii 


iiii.uiiLLij.. Il fil voir, dans ses 


Favre i^iolui d'efTaecr M 


iln-.iili-s De BtToribus prngma- 


par un commentaire d'un gi 


■ii:n •■t îiittTpretunt jitris, qu'il 


iuraeut ueuf, danïlequd. 


cIieivliei'iL' ii'Ui des lois romaines 


aucun iiilerptélc , on che 


ri'>|ii'it Miî'tnc de la jurîïprn- 


sens et le motif det luit di 


V dt ce |ii:ii|i!c, cl non dam les 


luème de la Ii^^sUtian ran 


iDu^ dts cuiiiinenlAtciu-sqiii, pour 


lODt SCS Itationalia in P 



qiiiifiuicTit dldes et tcpclecs, dont il pnblia la prantin 

111' «iiiii <:.'[i('iiLlaia jamais que des u|ii- tOo^, Saint- Gcmii^Gcst' 

iiiun^.l'il Diivrjjie, doul la première auxqueUilnoEïuadeinv^ 

li.iL-lie |i.iiiiiiLi i. '198 (1.500,10-4°.), de sa vie, mais qu'il a« [1 

t\nla iif vives irL-laranlian» ,qiioiipic que jusqu'au li(re/>e;>nc» 

les |i,iv;iilo\e'.ylii!.scnr,généi'alemeiil bis { liv. XIX, til, 5). Unf 

pjilaiil, Miiiiiis trequeiils que dans les la 4'- p'i^'ie, eonlenant In 

livr.s (l's t'ii'ijciliins. M.iis Fane pipnoribus et hypoûieeis 

• ■A\ .:>..:. . : <'i ']iozid'en voirlo qu'après &a mort, eu itiaj 

]■:.'.■■ K's Irilxinaiix , réunit les fragmcnUdes û 

y.,..- < . .iN,ii;;ers.llTUii- duLiv. XXVllI (»>ir lesU 

l<:i ; : ' I .. <i' l-'i:..-iiirauiori!c'des trêves parmi ses papiers, 

ihi I I : < I ' : . Il en dcdijntà tion de Lyon, i665, lom, 

i'. i.i|. 1 W le piciLiicr Cet excellent ouvrage, s*i 

liui . ' I . . //r',i, on ïoitqu'd mine , pourrait en elTet dv 

l'iii^i , ' il. I I ''r- ]wi- une loi ci- rc'coniir à loiit autre coroB 

lue:.! (li'i;Ui!i:>c.ju;mciitalenrsd.iMS prcud l'un apris l'aittre cl 

les pliiiduii'iii.s; ni.ii> l'abus devait du- du di};esie ; après \v%,b\ 

lei' rui-ure (|iii'lqiie temps, et cetiedê- clinqiiv toi , de chaqu» 1 

fi lise ne lui pm^iie que par le roi de ni^nie, l'un y (rouTC 3^|)4r 

S.ii'iliMi;ii<* en \'y<j-, et par le roi de tio rlubitaïuii et rallo t 

Viii>M' in i^.'irt. I.e livre De cr- ce qui a fait donner à l'oun 

riTil'iK jiy,:-iiuii:r(iriim fut attaque de /Iiid'orwtfiK. Ce livre fut 

[ i! I I 'i . Pierre Gilken. plus d'applaiidisicment e 

iM , . I : i 'N., tt surtout, lis préredciits; mais on y 

.,( - : M-, pr Rioliov injine difSisiun, le style < 

Il Im : : Ej-ercilationes manquant m ge'néral de | 

/'</ , ' . •:i,rem chiUiulos d'énergie : IcB grandes alTa 

., .. ' j .. :. . r.tirpretum Fa- éVM comme aceable tic lui 

/,/,' , .', I I liicl'orl i(ja4. pm.ii* de s'altacher à le po 

v.\-i '.!.,".' .^:iLi<k't:L<;r, jnriscoti- important de ses ourngai, 



FAY 

•luiiltp le plus souvent , est son 
c FabriatutSj dans lequel, en 
it Tordre des matières du code 
iwn, il rap])orte, avec les motifs 
oës , toutes les décisions du sé- 
Savoie, qui avaient ele' rendues 
B temps, et, pour ainsi dire, 
es yeux , quelquefois contre son 
n; car il était force de souscrire 
s de b majorité, invUd pterum- 
OH modo scientid , sed etiam 
teniidj comme il le dit lui-même. 
de Fabrien^ divise en neuf li- 
formait nnc des sources du droit 
dans lesc'tats de Savoie, et était 
ut cité comme une autorité d'un 

poids dans tons les pays qui 
eDt le droit romain. La première 
a parut en 1606, Genève, 
a (1 \ iu-fol; il a souvent été rcim- 
'. I/ëdition de Leipzig, 1706, 
. est augm<nfée de notes relatives 
5aj;es particuliers suivis en Âlle- 
e. Ce Del ouvrage fut composé à 
à où Favre avait été envoyé en 
, sur b demande du duc de Ne- 
I , jionr être présid nt du cou- 
e Genevois. Il s'y li \ de la plus 
e amitié avec saint François de 

«nqurl il dédia, li même an- 
le XI 1'". livre de ses Conjec- 
. Ces àv\\\ illustres pcrsunna- 
aussi xélés pour le progrès des 
fS études que pour le niaintieu 

foi catholique, y érigèrent, 
ki6, une académie à Tinstar de 
i|iii le formaient à cette é|>oquc 
presque toutes les villi's d'Italie. 
dTAoneci, établie dans la maison 
érident Favrc et sous la protec- 

•ril dr Groiv* n'ajant paa vualii ner- 
• cil' «illff . PirBpr'MÎ.ia An tiirr Irr. 
'' irimitate tt Jide c»thotic.i'\ , où il 
émt |»rinrt riironruri par iei hérrli- 
■ pr«w«rr (iiiiUe d- Tuavranr lut impri- 
t^m» |Mr4Iar«!oa , ipii rrimprima auMi la 
M ^î |»>«dail «ne ^»t\é\é liaut Ira eirm- 
b O" ^«at )■(" par>la Je 1^ libarté dooC 
■V iaaiaMAl aÎArt «Um c«lit république. 
iMt.) 



FAV 2^7 

tion du duc de Nemours, reçut le 
nom d'aCt'idcmie Florimontane , et 
eut pour symbole un oranger avec 
cette devise : Flores fructiisque pe- 
rennes, La lliéi)logie, la philosophie ^ 
les matliématiques, les beaux -arts ^ 
tout était du ressort de cette institu* 
tion qui, pour la forme, se rappro* 
chait assez de nos atliénées modernes^ 
et dont Cb. Aug. de Sales rapporte 
tout au long les stituts au commence* 
ment du 7^ liv. de son Histoire du 
B, François de Sales ( Lyon , iG54 9 
in-4". , pag. 567-570 ). On lui avait 
nommé des censeurs , des collatéraux 
ou assesseurs , un trésorier, un huis- 
sier à gages , mais on ne voit pas quels 
fonds on avait assignés pour les dé-* 
penses indispensables. L'bistoiré no 
dit pas combien de temps dura cette 
institution ; on peut croire que le lèlo 
des académiciens serefioidit insensî« 
blement , et il paraît qu'ils ce<s4'rcntd« 
se réunir lorsque le président Favre re- 
tourna à Cliaml)éi i en 1618(1). Nous 
avons cru devoir parler avec quelque 
détail de la première académie qui ait 
été instituée eu-deça des Al|)es, et qui 
a échappé aux rcclierrhcs de Gimma^ 
de Kraus , de Mastai Ferretti , et des 
autres bibliographes qui se sont occu- 
pés de rhi<toirc des sociétés littérai- 
res. Les nombreuses commissions 
dont Favre était chargé ))ar la con- 
fiance de son prince, le dérournaient 
fréquemment de son assiduité au 
sénat; il av.iit séjourné neuf mois à 
Paris et à Fontainebleau pour le 
service de la duchesse de Nemours 
( dont les .itriires l'avaient dé)à appelé 
une fois «i Modène, à Home, à Turin, 



(0 Oa Toit par la Irt're de Favrr a Scliifer- 
ilecki-r . du 1(4 m. ra i(i>'0<. rapjwrli^r pur Guirha» 
non ^tint. Af Hr^-tie . f^. part., p iiiî>, qur ce 
aa>ai]t Sil^aien avait été rcf-n mrinbri! Je raca-li* 
mir flitrimnn'aue, att\ ti:4acea «le lac|iicUc il avait 
aouvrnt aaaialé, et que celte arniKniir é.aitalnra 
autai ttitriaaaotc qu'aucoac «Le ccllea que l'ou «<»utp- 
Uàl «■ iUlic. 

i5.. 



a' 


■t 


FAV 




Oi 


. iroiivc 1 


■eloecdiipri 


Midpiit Favre, 


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■ J c. 1) 


,r....li, d'il, 


slcTom. 111 


,',. 


s /'».F/iO 


<i(o/ •IllISll 


-,. pag. ibS- 




i.,. ■]-.,ts.,; 




Mcrè un lo..c 


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licU' il.iii' 


.-e^ /'ici .^ej pù« cele- 


hr 


;;;/z; 




npics des tnc- 
Liillr.r.M.P. 




F WRI-, 


(UO- r«r 


.VjuorLAs. 




l'WYN { l>miÉ), 


avocat, nt! â 


r 

V' 

.1. 




'". '.!|'-j 


siKle, *-flp- 
.■ ïi.-lv à l'etade 
:i,,.ichic fiaii- 








N.Onrrprothc 








.'cire monlré 


1' 






Lu-t;ligé de ci- 



de Cm-' ijuVmmii' jxat.'idiiietired'aprts 
lui. On isiiorf !r ' " ' 






il 5, in-8 


■. : il y élallit 


ii<ti[im di') 
csq.,it'ïii 


i cb.ii^cj an.-i- 
ilîin.t clirz les 


1 (](!.■ ti-s 


rk.rs,s n'ont 
jdiliMtions que 


l! . ,V„,„f; 


cuiciils arrives 




ilii rnjniiine; 
>mr^tdeche- 




•h-s ordres mi- 


. ^. . rr 


j'riiices île la 


, ! !r:ir ^i^n 


.cnliigie, Pjris, 
fig. : Lenglet 
l';imcur deiié- 


mas isnci 


; le P. Mèues- 


'il ,1 (uri m 


nllr^iilcIesoT- 



mhcr 



FAW 1 

Colomesiann, Vflistùint es ITapUa 
.111 Ik'ii dt \'UisU>ire de Nuoarr^j^Ê 
Favvn. W— «.'5 

FAWCET (nn Williah), M 
n^tnt et écriv.iiri aiij:lait dn nH 
Kiëck , lie » Shi[idpnl)«ll , prr* d'Ht" 
lifas, dan» le comtd dTfnri. mon- 
tra db son enfonce pour IVral militaire 
une vocation dwideeipte tts parrnu 
s'efforcèrent viiinrmeiit de coiilr-in*r. 
Heureuficmenl il «v.iji d^à Ciil de 
boiiiifs dludr^ lur>qiûl obtint une 
commission dVnsfigiie dans le' régi- 
ment du gfn^riil Ogtntiorpc , '|"i 
^lail alorii rn Gcorcie: il picfna u- 
p-udant d'jillcr faire la giicric en 
Fbndre comme simple ToIor>lAirr> 
Ayani epouȐ uLie perMnne ridie ri 
d'une bonne famille , il céda aux wi- 
tances de ses ninis en re!siçnnn1 m» 
coiumission (|ii'il venait d'obicna; 
nui» il ne tarda pas à rcRrrllir m 
genre An vie (jui paraissait hr* If 
seul qui lui conriul , rt achfta m» 
nouvelle coinratision cTcnweiK tt^ 
le troisième n^inent drt g>ra<S.I|H 
les licure<i de luisir (jue Int UiJ 

Rêveries du ronilc de Saïc; fM 
traduciion fui ir'ipniiii>> ra <1W 
in-4". Il induisit de l'allemiM^H 
flaff/emml! ;iour in cnvaifrit ^i* 
sienne, x-jS-jt/ef lie'ffemenss f^f 
Vinfamerie frusiiennt, et Ij rofl(- 
que prussienne. i75i(. Il fut en« 
au grndc iVadjudant daii% 1<ï t^ri.-. 
devint aidc-dc-ramp du pnicf.l i".^t 
en AltcRMgne pendant h ■i^inje M 
sept aas, rt ensuite du nanjuit A 
Granb? , dont i( Tut de pti» T 
le secrétaire. Il eut une tBt 

Icmigifi 
teti A nt- colonel Asas l'inné S 
deuce et son habitrlé le t 
sir pour diriger rn parlM ki A 
nililair ' 




ir , dans te II était colonel du 5*. i^mil 



FAW 

dragons des gardes et gouverneur du 
collège de Clielsca lorsqu'il mourut à 
Westminster le 19 mars )8o4* 

X — s. 
FAWKES ( François ) , poète an- 
elaîs^ né vers 1721 , d;)ns le cooite 
dTork , entra dans les ordres , et oc- 
cupa successivement la cure de brom- 
faaidaussa province, celle de Croy- 
doo au comte' de Surrey et les vica- 
riats d*Orpington et de Stc.-Marie- 
Gray, au comte' de Kcnt,quMcclKin- 
gea en 1774 P<>*ir le vicariat de 
Bayes; il mourut le iG août 1 777. On 
a de lui un recueil de Poésies, in 8 '. , 
1761 ; le Calendrier poétique y 1 7^5; 
le Magasin poétique , 1 764 , en so- 
d^avec M. Woty, etc. Il a aussi 
rédîgcf en langage moderne les des- 
criptions de Mai et de V Hiver , de 
Gawin Douglas y et ce fut le preniivr 
essai qu'il donna au public de son ti* 
knt pour la poe'^ie ; mais il sVst en- 
core fait plus de réputation p.ir ses 
traductions en vers , et il paraît que 
depuis Pope peu d'écrivains Tout 
égM en ce genre. On cite de lui dos 
tndoctions ^Anacréon , Saphn , 
JV&Ni, Moschus et Musée ^ i7^3o, 
iB-ia;la traduction des Idylles de 
Tkeocriiey in-8"., 17O7; celle des 
firmgmmUs de Ménandre^ iiisniT 
son recueil de poésies , et n lie 
Argonauliqnes dk Apollonius de 
JIAodIef , qull n*a pas aclievéo, mais 
qoî l'a M depuis sa mort par M. IMecn , 
et pabliëc in-8". en 17S0. On .1 iin- 
.prÎM sons son nom une oompila- 
lioa inlitulëe: Bible de famille , 
mime des notes ^ en 60 cdûers hcl)- 
jl— itdiires, dont le premier parut 
le a5 jailltl 1 7*>i , in-4\ S — n. 

FAY ( DU ). P"or. DUFAY. 

FAYDlTy ou Faidit (Gaivcelm, 

,eB Aiv«elme), trcub.idnur , ne à 

jObnche dans le Limousin , eut une 

JencsM déréglée ; il épousa en Pro- 



vence une fille dr mauvaises mœurs, 
mais qui étiil beik', spirituelle, et 
cliaTitait agre'abirmout ses rliansons. 
Apres avoir couru le monde eu bis- 
triou et en jongleur , qucltpus-uiics 
de SCS productions lui méiitÙTnt la 
prutcctiou de lîicliard , comte de Poi< 
tou, qui, en i iSç), suiccda au tkouc 
d'Angleterre; des- lors il fut mis au 
nombre des troubadours, et obtint 
sucressivement les bonnes grâces de 
p'usirurs dames de haut parage; mais 
la plupart ne lui doiincreut que de 
IVspoir, dans l'intenfioiî dctre l'ob- 
jet de ses hommigcs et le sujet de 
ses chansons, f/uue dMles, la vi- 
comtesse d'Aubussou , poussa le mé- 
pris et la raillerie jusqu'à donner un 
rendez-vous à Hugur.> de J^usignau^ 
son amant, dans la propre maison 
de Faydit , qui était absent. Il se 
vengea de cette insulte p.ir une pièce 
de vers satirique , qui , aiu^i que 
d'autres productions de ce poète , 
donni! une fort mauvaisr opinion des 
mœurs de ces temps. Faydit s'em- 
ban(ua pour la croisade'à la suite 
de laquelle Richard-Cœur-de-Lion , 
son bienfaiteur, éprouva de grands 
lualiirurs ; mais si le poète ne se (it 
pas remarquer pendant son séjour ti 
l.i Torre-Saiule , ou doit lui rendre 
la ju.*>lice de dire que ses meilleurs 
\('.t:f, furent les stances qu'il composa 
sur la mort de ce monarque eu 1 ii^g. 
G? troubadour vécut auNsi à la cour 
du marquis de Mou ferrai et à celle 
do P»aymond d'Agoult , V\u\ des plus 
ricliC'i seigneurs de la Provence , tt 
tous deux protecteurs d(s muses; 
on doit m^me croire, d'api è») le té- 
muijijnage de Nostradamns et deCre.s- 
cimiioni, qui entrent dans de grands 
d'jt lils sur ses aventures , qu'il mou- 
v\X eu i^'.îo à Ir. cour de ce dirnier: 
cV: l donc mal à propos qu'ofi a plaré 
ddiis le recueil dcj iH.ûl'.ii ('c Favdit 





a3i FAT 


F*T 


imc piére sur li 


n'irt <le IMlrii, 


f nn corps lAvanT , mm <|iri poumif 


f.'miiip dv Cli.nlcs 


irAiijoii, flrrtTiir 


Li'-n lui itupivn un Muliiniiil mcore 


f,i,.^lm.l.M«,i..r 


c rrDiilMdoiir plus 


moiuf. fljifpur. CdUtl »r> i6;i et 


lie rinirii iili' {<ii'c 


d,-v,.r.;l(pl,l. 


c'csl lie celle Piimiuf a<ie d-in-ut kt 
(!i-iif> lis jJlm liatilr-i de F'rtlil. qnî 


p.rl SM„>(lr..rl,.,i 


nii'.oiii!»ijljiiiir 


!ir. n,.,.r.,r, ,1.. , 


ui.ks d.uiw .UI- 


fui y«oi duHir flifiri pr ua irjiir.ufiil 


lUIcllOll .llilC^Sil > 


ucic-siveiiiwil »r» 


trop IiiiuiilMtil , r*T il y a nuijoui-ï huc 


\cem. 


P— t. 


exniiP ou Un prficxte m\ plu- S""'"" 


l-\YD!Ti:riEnB 


. VA.rr.T.«M.r*- 


dc* »ui|i-.f ? iks lupu'in»*. On a d« lui ; 


"'■■''■\"' .^^ 


17'. s1;tIc, mort 


11. I'Em.j.iuI.i Sonnon^iUSt Pofr- 


vu r-Ki). 1. 1 !ii7.,<i 


itii ilcsimc-^nrit, 


Carpe. i(i8> C^l oiivrap-Jt eterrim- 


ril|lL:'.lli(Mll> M'S .. 


i..«n^,ni.-il.rI<iJe 


prime a LiCRi' mi ififV}. wii* tr tiUrt 


iuMU:l!.l' .h ,V 


i"!!!' Irs cruiiitii 


suiviuil : Conforinilé'def EplÏMn Ji 


JLWH-, Ir. .;i..M 


■.s !>->-' <t l« 


Fmnce avec erïlfi S A sir H Je '*.» ■ 




l.n.imi-rcnl Mlle 
ilil.', qui Bliil 1011- 


rie . du a', et dit T.". tiècle . da-a Itw 
difl'iremiaveeh.imeiXW Mémoim 


juiirsr,.|i[;in.i!i'i^, 


Uriis qui sirrvit ro- 


contre les Jlfrmi»ret pour Uff^ 


ti.SC (mir.i Due, 


-l.incn. Il fui LC- 

■siliiiiiie.delii- 


nihtohe EccléiiattitpM à* * 
Tillemi.nl, pnrDrtyliddtowit 


Ihn<-m-,'l<'mi-.nl 


iiisnip.ct Ips R'^ns 


dil de Itiom). lUIc, iSoS,»: 


à. I.'.lrrs ,|,.i ,>r s 


iiii'iriil |i.isde''c» 


de -iS pages, crit)<iue vm^ «t« 


iniliÙTsl'.i.'cuini 


(>iiriiit'<lccvnisiiic 


ddc'cjir , A 1.1 m*nil:iy itfnik 
a éic anppriiD^ : IV, £«UM 


€l ao mniiv..K s^ 


'. Ils lui a<jr.'.i,nt 


pn.l-<.|n. mr.lui, 


!■ dV'lrriiov.ilcur. 


rnrn/f iitr /a doctrine eisurtldat 


l'.n.lil ;iv,.ii .Iclr, 


,= ;, l>.,i. p.r «n 


evclènastique drs deux prem 


1 - ' ;■' ■' ■ 


s IVsl.spdi.Sm>l- 

'.■■■\, des 


iiedes, Mtii-.lridil , iti()!>.iii. 

a.iMi dan* )r >.Bfunà tomr dn I^ 
talions mêlées àr Bcin»rd. Att 
dam, .7,40, ».«;.; V..rfft*l 




..[[iipiiiiieàl.ii'gc. 






i' [uni ,iii[.im de 


ftyi/xV d'.Iri>i"te, ou F*uuur\ 


\Ji;<inii' ilm-. un 


anUf iinpi'iinc à 


des Scholasliijurs sur lei mat 




;. n 'i.- :^ [ilt(f- 


qu'il iiViiii p:tru qu'un volump.mi 
d€><.Ju el ïiei.uii sur-le-rhuno-M 
celui qui a donne li.n cnntrcFaw| 






<J,i.,i.,,ni,,. -,1. 


h roii^M'calion de 


IM, .■,.l..,..i-'. 


V m l.ii-air pu lie. 


c' riiii lui ^luMil l'i 


ii.riu. [.ardonné 


rail iuuiile de Ip dtfrndrc ; VI. /»«/= 


dairq <;-\- in.r 


!)■ lui primil pns 


/ï^'/cff» Ludoviei de: Boucherai, G<ii' 


J.>,.rpii'l'i riii.lr 


jii-.<-'iM[<itii pijur 


liiirum CiincAUrii , i&jt, io-4*-i 


ltc^iMtri--Klcl. ,■ 


,>i;rli.,..',.cc.sioa 




cl.'s^.i. Ti.dc: /"Jr 


(|ri-r;(.' liumana. 


eilas nrhis i.lari^simo vira tfosff fll 


|i;r/.i [i/.idti' iiro 


-.V.,r.m,qm ne 






ma-iii.i la colère 


emliim alttinenU , 1697, «-CB 



FAY 

Tombeau de M. de Sanleulj 
uni chtinoine relier de St,- 
3t0i, dans f abbaye de St- 
riez-Paris, et l'Eloge de ce 
l poète . Paris , veuve Robert 
in y it>98 , in-4''. L*abbc Faydit 
se en commençant ce livre de 
r à la poésie; il s'appuie de i'.iu- 
de Sidoine Apollinaire^ ^li a 
ss fers api es y avoir rrnoncc' 
nent L'abbe Faydit aurait bien 
*èm plus scrupuleux que Si- 
Apollinaire , ou de justifier Tin- 
*n de sa parole p^r un meilleur 
;e ; IX. la Télémacomanie , 
, io-i!! , re'imprimëe en 1 7 1 3 , 
aye dans le même format. Faydit 
irelude' à cette satire dégoûtanfe 
îM*oeuvrc de Fc'nélon , par des 
Dincs plus grossières encore 
les Sermons de Bossuet , dont 
faisait pas plus de cas que de 
aque. Dans une de ces imperti- 
i rimees , qui s'est consorvc'e par 
l , il cshortait l'aigle de jMeaux 
ire pour laisser parier à s,i place 
(cde Balaam. Cette fine pUi^an* 
lounera un <fchnntil!on siiiB^^ant 
t goût ; X. Fie de Si, Âmable , 
et curé de Riom, traduit du la- 
Tarclii- prêtre Juste , 1 -joti , in- 
I. Remarques sur Fir^ile^sur 
fw, et sur le strie poétique de 
turC" Sainte , 1 7o>- 1710, in- 
\ CuiuoE }. C'est le meilleur, ou 
le moins mauvais de ses livres. 
: Df manquait ni de feu ni de con- 
Bces , ni d'une certaine imagina- 
lais il a tourne' ces avanta^rcs me- 
son déshonneur, p.ir le mauvais 
i qu'il en a fait, f^ réputation 
jne d'envie, qu'il a laissée .iprès 
loinre l'inutilité' des qualités de 
ly les pins brillantes d'ailleurs , 
elles ne sont ps rc levées par 
cmenl sain et par un caractère 
Ue« On lui a attribue' aussi : U$ 



F A Y 27)5 

Moines empruntés , mais il y a lonj;- 
temps quf cet ouvr^ige est restitue par 
tous les bibliographes à son véritable 
auteur, Pierrr- Joseph de H.iitze. gen- 
tilhomme provençal. On a cité un 
Faj'ditiana^ Paris, 1705, in- 1*2; nous 
n'avons pu le découvrir. N— n. 

FAYE(BAiiTBELEMT), sicur d'Es- 
pcisses,d'une ancien ne famille de Lyon, 
s*arquit une grande réputation par son 
savoir et sa capacité. François T'. le 
nomma en 1 54 1 conseiller au parle* 
ment de Paris ; il remplit cette place 
avec honneur , fut pourvu de celle de 
président ii la cour des enquêtes, et 
mourut dans un âge avancé. On a de ce 
savant magistrat un ouvrage intitulé : 
Energumenicus et alexiacus , Paris , 
1571 , in-8'. : Cujasluia dédié les 
deux premiers livres de ses Obser- 
cations. W ^s. 

FAYE (Jacques), sieur d'Espeis- 
ses , fils du précédent , naquit à Pa- 
ris en 1 54'^ , fut nommé en 1 5G'j 
conseiller au parlement, et en iS^o 
maître des requêtes de l'hôtel du duc 
d'Anjou. Ce prince ayant été élu roi de 
Pologne, Faye le suivit k Varsovie, et 
contribua p^r son adresse à lui conci- 
lier l'esprit des principaux habitants. 
Le duc d*Anjou se trouvant appelé au 
tronc de France par la mort de Char- 
les IX, Faye fut charizé d'apporter à 
la reine-mère les lettres de régence; il 
retourna ensuite en Pologne pour apai- 
ser les troubles que la fuite du roi 
avait fait naître, et engager les Polo- 
nais à continuer de le reconnaître 
pour leur souverain : il s'ac((uitta de 
celte commission importante avec au* 
tant de zèle que de sagesse , et pro- 
nonça même à la diète do Stendzic 
une harangue très éloquente; mais 
ce fut inutilement : Etienne BaUori, 
yayvode de Transylvanie, fut e1u à 
la place de Henri III. De retour 
en Frauce, Faye fui cdtojc à Fa> 



"i FAY 

III' l't .i Venise pour triitcr quel- 
iir- poiiils sur iMquek ces piiis- 
.ir lis ii'.tvaleni pu encore s'accorder. 
I T'ii ' iiiiiile nomnie mailrc des rp- 
iii-ii'^ .111 coiiW, d'état, et qiiclijiic 
■iii[is,ipri'saToral-gélieral a» prie- 
iiiii. LeFi circonMances rlAieiildjUi- 
i!<'~; r^inibiliundesGniiUfllet pri^ 
i]iinii': des protestants rempi usaient 
■ ruy.iume de troubles, et par.ily- 
li'ii! I.irnnrche de la justice. Fayc, 
;.ili'iiii'nl inaccessible à In craime et 
1.1 srdiiriion , resta ûdUe ù son dc- 
I il. Après ta fameuir journée des 
',1'Ticaties , il suivit le roi à Tours, 
! iiil roruiiipi^nsé de son dél'Ouenienl 
11' la l'hargc de pr<<si(kii[ il niurlier 
ont 011 assure que Henri III voulut 
li l'spcdier les lettres de sa propre 
lain. Apri's la mort mallicureuse de 
■: prince, t'ayc caiiscrva la ï il le de 
iiiiis ù Henri IV , et vint le joindre 
)i]( Ipi mnrs de Piris , où il (il voir 
.t I- M)ii cuurage , qu'il n'était pas moins 
M'|iic i) servir l'état de sonépe'eipie 
I' M iiliiine. Tendant lésine, il fut 
iii iiit d'une lÎL'ïrc maligne, et ir.ins- 
'M'ii' à Seiilis 011 il mourut le aa sep- 
'II. lue 1,^90 dans sa 4^'. année. Son 
itj's Tiil inliiiniédansia nerdulaca- 
iidiile où on Iis.-iil sod épilaplie. 
..Sf[iiirr, Diivair et I^iscl onl p.irle' 
r il.iirques paye dans les termes les 
lu' huiiorablês. r Celait, dit Loy- 
^rl . lin homme de grand sens ei 
d'une profonde doctrine, joints à 
1111C merveilleuse éloquence; il t\é- 
^ti^:' nii les formalités de jnslice , en 
<]ii.ii il se liorapail; mais il avait 
il\iillciirs tant de belles qualités , 
que re defjul était supporlalJe à son 
l'^Jid. u Tes mémoires du tem]i« le 
■pi'csrntcnt comnie un homme d'un 
■\ml vif et ayant la repartie prompte. 
'.iiHi'doIc suivante en peut servir de 
iruve : lorsqii'Henri III eut nommé 
'.iji' président h mortier, i! présenta 



FAT 

Servîn pour le renipbci 
charf;e a'arocat-gertéral. L 
Serviu c'tflii trop l^:r pou 
BusM importani :■ Sire, r^ 
B les bagcs ODI perdu vo 

■ faut que les fous le rét 
On a de Faye : I. Avertis 
la réception et la publ 
Concile de Trinle,iS8i. 
dans laquelle on lait vcùr g> 
décisions de tx eondlc Mj 
.1I1X droits du roi et inS 
l'égliie gallicane, a ct^iaM 
Mémoires de Dutileia 
Tom.l., i6a4;daiisl«|| 
canoniipte de Boiicltel d| 
loire de la réception <fil'' 
Trente, p;ir l'abbé HifCt 
11. La Harattffte latint 
nonç4 à ^tendzic , ei <tes 
primées dans le Recueil • 
pièces servant à f/astai 

iG35,in8°. Ce recueil, d 
Faye, son fiU , fiit Tédiieui 
une Lettre tréî curiiiise d 
Gilloi, contenant dc.i parlù 
la vie de Jacques raye 
rciiDprïinéc avec les Op 
I.nisel , Paris , t653,in-i 
(QiaTlcs)d'Espe;sses, G] 
dent, né à pans vers i5^ 
siiccessivtmeut conseiller 
ment, "ambassadeur m 1 
coiif ciller d'étal urdiuiire, 
5 m.iiC38.0na(lel>» 
res de pUaieurs choiet a 
France depuis le comme. 
1607 , mt finit M. de : 
qu'en iting, Paris, 16! 

■ L'auteur , dît Legendre 
le style ni les talents tiéces 
rc'ussir dans la continuai ivi 
toireaujsieslimécqiie celle 
Ce volume ne rcD ferme qM 
livre, et lu suite qui e "" 
poiiii pini; 11. JV 
Qiarli'S Faye , 8 vol, i 



FAY 

'it5 de la bibliutlicqiic impë- 
- Paye (Cliailes}, oncle du 
lit , abbc de St.- Fuscicn , con- 
lerc au paricineiil de Paris , 
c et archidi erre de Nolrc- 
csl l'auteur d'iiu ouvrage in- 

Discours des raisons et 
pour lesquels MM. du clergé 
îàré nulles et injustes les 

monitariales de Grégoire 
tmire les ecclésiastiques de- 
en la fidélité du roi , Tours, 
»•. ^itiou ; 1 595 , in 8**. De 
il attribue cncorr : Béponse h 
e de Genebrard , intiiuic : Ex- 
lieations des ecclésiastiques 
assisté au service divin avec 
te FalûiSy après le massacre 
iinal de Guise, Lrs auteurs 
?îW. Historique de France 
I découvrir si li Réponse de 
^ imprimée, et on voit qu'ils 
lent Tabbe' de 8t. F'usciru nvrc 

Faye son neveu, puisqu'ils 
i mort de l'un et de Fa u ire à 
i658. W— s. 

B. f'o^eZ LlFAYE. 

Bf-. Vojr, CoucY (Kaoul ou 
oe). 

ETTE { Gilbert Motier de 
î Tcrs la fin du i4®. siècle, 
ncicnnc £imi!le d'Auvrri;ne, 
ré près du duc de Bourbon, 
séndchal du Bourbonnais. 
t ffi Italie sous le duc de Ne- 
qui le charj;ea de la défense 
gne contre les Ve'niticns. La 
vail |H)înt de debors , la mu- 
ait bible , La Fayette et Lau- 
inrr nt jusqu'à l'c xtre'mite' , et 
Ht an duc de Nemour» le temps 
Wcr le secours et de faire l ver 
vn\ Vénitiens, dix-nruf jours 
;u*il eut c'ic' ronimtnce. La 
ïuîfic If duc de Bourbon au 
Soubisc , et repi il Com pifgoe 
• Ge prince le i boi^it ^.our son 



FAY 'y.'y, 

lîeuîrnant-{:;cnc'r.il m I^nnpuedoret c\\ 
Guiennc. Charles dauphin , (drpnis 
Charles VU), «luquel il s'allnclr», le 
fil b liili de Rouen , lui ronfla la dc'- 
feiise de C.ien et de Falaise , contre 
les Anj;lais, et le nomma ensuite son 
lieutenant elcapitainc-ge'ne'ralen îiVon- 
nais et Maronnais; il défendit Lyon 
contre le duc de B<)urç;of;ne, depuis le 
I<^^ mars jusqu'au \". juillet i4i8. 
Nomme maréchal de France le 20 mai 
14*28, p^r le dauphin, régent du 
royaume , il batlit, en 1 4^7. , à Bauge, 
les Anglais , commande'» p w le duc de 
Clarenee; un déserteur prétendu, de- 
tacbe' par La Fayette , passa au camp 
du duc de Clarenee, l;ii eisage'ra la 
faiblesse et le petit nombre des Fran- 
çais ; le çre'ncVal ennemi crut leur dë- 
faite infaillible , il donna dans une em- 
buscade ; attaque' en queue et eu flanc , 
il péril de In main de La Fayette; les 
roïnt( s de Sommerset , d'Huntington 
et du Perche , demeurèrent pinson- 
niers. Les Français perdirent 1 100 
hommes, et les Anglais 5ooo. Le dau- 
phin, devenu roi sous le nom de 
Charles VIT, confirma La Fayette dans 
sa dignité' de maréchal de France. Il 
marchait au secours d'Ivry lorsqu'il 
fut pris au combat de Vcrneuil le 1 7 
août \l\'ï^. Il conduisit , en 1 4^0 y 
ôoo hommes d'armes au secours d'Or- 
léans , accompagna Charles VU à 
son sacre à Reims, le 17 juillet de la 
même année , et fut employé' dans plu- 
sieurs négociations importantes. Il 
était ministre plénipotentiaire au traite 
de paix d'Arras , le ai septembre 
1455, et il accompagna, en i449> 
le comte de Dunois aux conférences 
qui se tinrent, avec le duc de Som- 
nierset , pour la reddition du vieux 
palais de Rouen. On y convint que les 
Anglais sortiraient du vieux palais et 
du château de Rouen, de Honfleur, 
d'Arqucs, de Caudebcc,dc Tancar- 





^^^^^^^^^^^^H 


^^^^^^^^^^H 




^^^^^^^^^1 


I^^^^^H 


alfi 


FAT 


FAT 


Tiii<- . 


tic T.il1. banne rt An MoDlivil- 


ji.iiIoir. 0* viïiie» in^ittAlî 


]u;.. 


Ijp roi cuira dans R-miu ic lO 


Itrii. Iliiittrreptaleurroini 


)|<1VI 1 


jibrc 1449. UKaîcni-pirrigra 


çhiM dan* ttinv Ipltnsjj 


à.,ns 


l.i siiilp, a*ee Ih gmfdiiix lie 


Rinm qii'i! Mvaii btru M[ 


<;N..rl 


>-i VU, la uloire .l":(*..i. .h..»*e 


1mi[ di>linite:iii>r,« KkJmI 


Ir. <-, 


ii>''m.s<]rlaFraucc.lluioivulte 


rpf)oi.iir .1 « !<« «'[«rrr» 


■J~i II' 


vriH l'ffii- U.l,.f,. 


F<)pt[c H\M\ dctcrmMjl 


F' 


^EITt-: (LosiiE MoTiEn de 


lournrràUmnf.rt h fi 




<h- Il niêrnefuinill<M|iic !•' ].re> 


recuii' ili'ittKn . sort* viHpl 
dc<li<riUi«,futUu.ii>a|tl 


ri.M.' .1 


II. nilra d^ Fâgr <1. ilix-si'))I 


aIl^ .1 


,v.s 1,1 ii),ii>uti <l('1a KJui' \iM)e 


XIV. Celle pinpi'>8e , (kMIi 


.l'Aui 


>iHR',cn<{<Mlil^d<-»[Ui. d'hon- 


Irc le» buu» vtivx* ilf ïot 


„,.„r. 


S.i bc'iKie, M uiodc^tK'. %» dis- 


dim* d'Iiuntj. ur . vouIm l 


rrùlli 


m cl .~A duuccur, atiii'irriil l'ai- 


ru fjvcur , mai 1) piïWCf 


t 'IlIlC 


"1 dr I.ouiri Xm. Elle ftlt »C11- 


fn-atctiKceiludnhi^ 


SiLlc 


^111 eiianchenwnW dii rwur do 


Uiit de la cou- où rm Oj 


ce n 


iiiiiair]i(|., qui «fnoil rbcrcher 


prier. EUp «toit r^dAiH 


ri 111* 




mit , moiiIrMil t Lj Frann 


IPT le 


s<'l><p.;i>.quelmrauMiinin|i^ 


uuiqut d'une G!le qui, H-ti 


lir'LlK 


r.iiiliii,ii, soutic piig duquel il 


pai^iuns , ei «u Tui'im Avs 




1 l'IIS. IliilK'lir'ii.diiUtrlledétPS- 


les plus brillanlpï , !Cm 


l..il 1. 




même en reiiuiifiint aux 


l:i m. 


tiir (lins SCS iiitr'rêis. Lp» cnlre- 


qui vrnaiciit h vhirrber , f 


lil'IlS 


ti rquiTits dp madrinoiiellf de La 


eiiirWr Ahii% sa <-bilte 


F..V,. 


ii.iviL' le nii, alariiiaimllp ii>i- 


qu'elle oimail. Elle muunit 


1114111 


■ r,iii CM tLail sojvenl l'objvl. Un 


dans le e<.uv,nl dp Chaill 


I1I>L1II 


ne liiiisrrB.il, pagné pir Rirbe- 


avait fondé. SI- . de Getd 


l.n.. 


lUit ccjiilîdcnl de cccmmerpp. 


uti runian Vulurique iuiituli 


('( hii 


1 n. rciiilnil cora()[r. HcLirensr- 


La Fayette, Pam, t8i 




yuar lui que la faïorÎLe av.iil 




'■"■v 


1 di' Ijuniii- lipurc le projtt de se 


FAYETTE ( M*Ms- 


].irc 


r.''i;;ii'U.c. Louis XIII y im-tlait 


PlPCQE Dli LA \ ERUNE , 


Mute 


soric d'obsUclc!> ; Ips jniri[;ues 


DE LA J , niiquii en idSa.t! 


(lu c 


i-irdiual aillèrent à In voc.iliun ; 


la Vergue, marfcliBl-dr-eai 


nirm 


M'", de La Fayptie, craiRiwnt 


v.rnrur du HiinWe-Grt 


pClil- 


rlic que le tpiidic iolt^rêl qu'elle 


Ma.ie Pena, d'une aofio 


l"'"' 


.U,.uroi„e«cbarBPâlei.flmuur, 


dp t'rûvPD<-p. ^on ftrc pril 




iil.iii! romtiie un cuciceineni qui 


soin de «on cducsUun qui fi 




i.iiL sa M.c..<.se. alla ne renfermer, 


fulide el brillante. M<'n..gr 


m i' 


r.7 , riiet les rdigieiisei. de la 


Bapiii M' ch.>igèrent dr lui 


"\i-ii 


>fii>Nilela me Su- Anluioc , OÙ 


l<-lai>n:ei.x'ilei)Cinti-n)<r 


iWr 1 


il iiriilc-idn el prit le nnrn de 


a^th'. truis moi» de lrfui»i 


jd'ur 


.In^èUque. Le Piirdioal miniflrc 


duuiia II' n^nublc kb* d'u 


11,' i: 


'-^" 1 |> is Kianil'clmsc à CtHe re- 


qiierhacun dViii ^xpliquail 
mciit.nipif aifiinniliwi 




. I.niii-, ra«iirc contre sa pro- 


,M 1 


■.i!i>>sr, par le nmivel Clal de sa 


dait bien. Hitu^* la elusl 


|l-[R 


(Ublc aicic, la vit touvcol au 


dauï la bn^e qu'il lui^ 



FAY 

DS SCS madrigaux latins il 
on noiu de la Vergue en 
avema^ qui est aussi le 
déesse des voleurs, on Ot 
elle épigraminc latine d'as* 
h: 

k« •■!. mIU tibi dicta Corino« , 
latarCialhi* aulli too; 
>raar«mjMlr« tcrioia vttum , 
\ Mftmlu Ltu^êma libi. 

ta Vergne, introduite de 
'eài'hôlel de Rambouillet , 
I justesse et la MiIiJiië de 

se préserver de la conta- 
lUTais (*oût dont cet holel 
Qtrc. En iG55, agee de 

ans, elle e'pousa le comte 
tte ; elle en eut deux fils , 
niyit la carrière dc's armes, 
elle de Tcglise. Elle se plut 
lire elle quelques hommes 
dans les lettres , du nombre 
tait fja Fontu'ne, dont le 
lit être d'aroir des femmes 
Dur amies et pour bienfai- 
rais y baimi de la maison de 
Jle pour avoir blâme son 
rec I^auzun , fut reçu dans 
*• de la Fayette. Pendant le 
I j fil , elle composa ses 

Zàide et de la Princesse 
f qu'elle le pria de faire pa- 
s son nom. Il ne voulut 
«s qu'on ignorât qu'elle en 
!ur; il a écrit ces propres 
i La Princesse de Clèves 
I " '. de la Fayette : Zaïde 
cTelle. Il est vrai que j'y ai 
|iie part, mjis seulement 

di^poMtion du iximan. v 
êque d'Avrmches, joignit 
puq;c à celui de Séf;rais , eu 
quM avait vu !Vl"'^ de l.t 
Mnposer Zaide^ et qu'elle 
h communiqué tout entier 
boe. Ce fut pour mettre eu 
ûde^ qu'il fit son Traité de 
tes romans. Ma lame de la 



F A Y a?S7 

Fjvctle lui disait à ce sujet : « Ntuis 
«" avons marié nos eufants ensemble. » 
Rien de plus conuu qu'* la liaison in- 
time do M'"", de la F lyette et du duc 
de La Rochofoucantd, l'auteur des 
Maximes; elle d-tra viugl-cinq ans, 
et la mort seule y mit fin. lisse voyaient 
tous les jours et à toute heure; cr^ 
comme disait M""^. de Séviguc , « ils 
» étaient né(*es lires l'un à l'autre. » 
Aussi le duc eut-il , comme Ségrais , 
part à l.i composition de la Pria* 
cesse de Clèves. M "*". de la Fayette' 
disait : « M. de la Rochefoucauld m'îi 
» donné de l'esprit, mais j'ai réfor- 
» me son cœur. » M "*. de la Fayette 
fut inconsolable de la mort de son 
ami. M"*', de Sévigné écrivait à s«t 
fille : « Le temps qui est si bon aux 
» autres , augmente et augmentera 

» sa tristesse Tout se consolera , 

1» hormis elle. » Elle survécut île dix 
ans à M. de la Rochefoucauld; scj( 
deruiëres années furent en prâe aux 
infirmités , et consacrées aux prati- 
ques de la plus austère dévoiiou ; 
elle y était diiigéo par l'abbé Du- 
guet , de Port - Royal. Elle mourut 
en i6«)5, dins sa 60". année. ÎjC trait 
le plus marqué de sou cjirictère était 
la franchise. M. de La Rochefoucauld 
lui avait dit qu'elle était vraie \ ca 
mot, nouveau alors dans cette accep- 
tion, parut la peindre parfaitement, 
et dès-lors chacun le lui appliqua. Ou 
l'accusa d'un |)eu le sécheresse : Ihissy- 
Rabutin, qui n'épargnait personne , 
essaya de dénigrer son eara'ière et sa 
conduite ; mais M "•. de Sévigné ren- 
dit de l'un et de l'autre le témoignage 
le plus honorable et le moins suspect, 
puisqu'el c l'adressait à cette fille ado- 
rée pour qui elle ne )>ouv.iit avoir de 
secret : a C'est une femme aimable , 

» lui écrivait-elle Plus on 1 1 cou- 

» naît , plus on s'y attache. » M™', do 
Li Fayette avait l'esprit caiiiîcmuivat 



i'.8 FÂÏ 

yiiU: Serrais lui aïait dit i « Voire 

.1 jinf. « Cl fil 
lie i-'ll['U{iiiiiua. Elle n'avait pus ddiis 
] 1 1 uMvi'i's.-iLiun les saîllieg étiacrlaales 
Il caii->tii|ii('S de M^'-Cornuel, iiila 
T:vaciie s |ii rituel le de H"", de Cou- 
l,iii(-i's, ni l'abandon plein de grâce 
de M"". Ae ,Sévign<f; mais ïm dîs- 
ciiiiis vi liiTit d'une précÎMOn disante 

ciuvnMn^e. Elle diwill « Une |.d- 

II liii.ici iiiiiiilc) reiraufthwd'uii ou- 
1' \<.-\^i: \Mû nu louiii, un mol vingt 
n ^ini<. "CVitclleaussi qui comparait 
1rs Mils li.iJiiFicun à CCS laquais in- 
Ih'i'IIi's i|iii rliangcnt en soUiics les 
■ u[Li|iliini'iits lifial ou les charge. U'A- 
Itiiilii!! t , L.1 Harpe et Marnioutel ont 
fati les plus [jrauds clogra de ses ro- 
iiKiii«. l.csdeuK premiers prodiguent 
Ldr ïiilmit'.itiuM à celle silualioD de 
Z.ii k- <-t ,!.■ Giujsalve qui, forcés de 
s.M|.iin-i..im' quelques mois, et ne 
^»l Il.m]I |>.i-- IlI Idngiie 1 na de I autre, 
l'i|i|ir('iiiii'ril , cliacun du leur cote, 
il ,1 iiLi t'irk' .-ibseuce, el se parlent 






iir. 'I I..I Princesse de Clèves , dit 
1.3 lIa'pL<, est nue production en- 
core plut aimable et |Ju$ toiichaiile 
que Ziiide; et jamais l'amour , 
ciJiJilialtu p.HrlcdPvuir, n'a Aepeini 
iivL'i: i^liis de délicatesse. » ISi-'Ion 
iirMiDMii'l 1 l,a Prinoetse de Clèves 
esl l'.p que l'esprit d'une fnoiDe|>oi[- 
\,:il |iiii<lnu'<; de plus adroit et di' 
[iliis cIcli.Mi. » Ou doit à ]icn près 
> riR'iiu'.s rlu;;es a la Comtesse de 
\;uIl-, .'U 1,1 Princesse de Mont- 
viiiiT, ii'jii ins d'une moindre cttn- 
1'' iMii' les di'ii^ aiitveA cl beaucoup 
oins MiiiiMK. Konteuelle a declatti 
l'il .iv.at In |ii<i<|u'à quatre fois la 
rinrcsse du Clèves. Il parut decet 
ivr;i^C une eritique eu forme de lel- 
es p'ir Vidnicoiirl, ell'ftbbe de Cliar- 
's y l'c'punilil par ud ^lit eu [arme 



FAZ 

de conTerjationi. Oo a i 
M"", de la F..yrtle , rffl 
ffenrietle d'jingleUrrtj 
d»n, 17-10. in.8'.: c'c^ 
hinoiiquc. Elle a lûuëiH 
moires de la cour de ^ 
les aunées 168S et iG8g 
renrertiicnt des dclaiU iii 
Elle avait , dit-on , compoM 
antres ouïrag"^ de ce gee 
cic perdus, parce que l'ai 
Fayette , son fils , les pi 
trop de furililê, et n'avatl 
de les redomnoder. Cepend 
strvnil dans la bibliDllié(|iH 
Lu VaméfC im roman man 
tuld Caraccio. Sf* aiu*{! 
rcciKillies avec celles l" 
Tenciu et de Fontùoes,! 
5 Tol. iii-8^ 

PAZ hllY ( MonAnnotB* 
BiH AL ) , l'un des prcmii 
mans qui se livrèrent à l'a 
L'an x5-] de l'heg. (77a 
uu BMrouorneiudicn ayant] 
klialifi: Manaour ( fojf. î 
des tables cal eu IcM selon le! 
ei alireijces de celles <|ironi 
mécs figoHrda nom du roi 
l'taienide'diéi's, ce prince I 
duire en aralie par Faxâry. 
portante traduction reçut 1 
grand Send-hinâ , et fut 1 
fanerai jusqu'au temps d« 
L'époque de la naiuanct <t 
de 'Siaàij ne nous e»t p«^ 

FAZELLl (TaoMAsJ 
naquit  SaCea duiis U îmA 
AprÈs avoir fiiil ses prrnii 
n l'alermo, il entia d.nis 
St. - DumiiiîqnL' , et «*«p|i 
Leaucoup d'ardeitr i ' 



1res. H frÀjueula e 
de Kome et de Padoue, 
cette dciuicre ville lo b 




FAZ 

cndnnt son séjour à Rome , il 
le d'Hxnitic avec Paul Jove , et 

sa solHcitAtiun que Fazclii eu- 
i'écrire Phistoire de Sicile. De 
à Païenne, il fut chargé de 
er la philosophie , et il s*en ac- 
ycc distincliou. Oblige de p^r* 
»us ses momeuts entre ses de- 
i prufrsseui et les exercices de 
ioo, il se réduisit à ne faire 
•eul repas vers la fin du jour 

donner que quelques heiu'es 
neil , afin de pouvoir sati.tliiire 
ou toujours croissante pour Te- 
izelli se délassait de l'aridilc des 
hes historiques par la lecture 
tes et des orateurs niioiens, ou 
omiH)sition de quelques pièces 

qu il ne confiait qu'à ses plus 

amis. 11 piédia un carême 
concours immense d'auditeurs 
locès qui accrut encore sa re'- 
I. Il avait obtenu plusieurs di- 
Uns son ordre, et on voulut 
e supérifur-ge'néral en i558; 
BOpplia ses confrères de faire 
leur choix sur un sujet plus 
k cette place qu*un homme qui 
issë sa vie à étudier. F.izelli 

à Palermc le B avrd 1570, 
nhume dans le cloître de sou 
. IjC seul ouvras;e qu'il ait laisse 
livant: De rébus siculis île- 
fuTTy Palerme, i558, iu-fol. ; 
itio , in-ful. W<chel l'a iu>érc 
s Rerum sicularuin scripto- 
179, et burmaun dans son 
mts aniiquitaUiiny t. X; en- 
ilelb en a fait réimprimer la 
e décide avec un supplément 
[«marques critiques , Calane , 
B*8 '• V Histoire de Sicile par 
I ëté traduite en italien par Ke- 
Veoise, 1574* in'4^. : cette 
M rare ; Martin f j.ifariua en 
\ aoe nouvelle, corrigée des 
impression qu'on trouve dans 



FAZ aSo 

h première. Païenne, i6'a8, in-fol. 
Celle histoire est très estimée poifr 
l'exactitude des laits, la saine critique 
qui y règne v{ réiégancc du siyle. Jac- 
ques Bosio est 1'; seul qui n'ait pas 
rendu justice à l'ouvrage de Fazelli ; 
mais Bosio écrivait l'histoire des che- 
valiers de Malte , et Fazelli les avait 
traités avec peu de ménagement. Mon- 
{iilore cite encore de cet écrivain des 
Sermons en manuscrit. — Fazelli 
(Jérôme), frère du précédent, né à 
Paleimc en i5o2, entra à son exem- 
ple dans l'ordre de St.-Dominique, et 
>e fit la réputation d'un savant théo- 
logien et d un bon prédicateur. Il fut 
consulteur de l'inquisition , commis à 
l'examen des Uvres et deux fuis prieur 
de son couvent. Il mourut à Palerme 
en i585. On de lui : 1. Prediche 
quaresimalij Palerme, i575,in-4"., 
réimprimés avec une seconde partie , 
Venise, iSçji, in-4"« il a laissé en 
maimscrit des Commentaires latins 
sur les psaumes , sur l'évangile de 
8. Marc et sur les actes des apôtres ; 
des Sermons; uu Traite des induU 
f^enceSy et un autre /^^ refçno C/tristi, 
que quelques biographes aUribuent 
par erreur à sou lièie. W— s. 

FAZIO ( BiRTHLL£Mi ), élégant 
historien latin du iV. siècle, naquit, 
ou ignore en quelle année, à la Spe- 
zia , petite ville de la république de 
Gènes. 11 eut pour maître dans les lan« 
giies grecque et latine le célèbre Gua- 
rino de Vérone, pour lequel il con- 
serva toute sa vie le respect et la ten- 
dresse d'un iîls. Le P. Niceron dit, 
mais sans en dcuiner aucune preuve, 
que Fazio fui envoyé par les Génois à 
Alphonse d*Âragou , roi de Naples , 
pour lâcher de conclure avec lui une 
trêve, et qu'il revint à (lènes sans 
avoir pu réussir dans sa négociation ; 
ce qui est certain , c'est que ce roi , de 
quelque manière qu il eut clé instruit 



^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^M 


H^I^^^^^^^^^^^^^^^^^^B 


i\o t-AZ 


F.iZ 


de son mr'rilo, l'appela Bupm de lui, 
Fl l'y fixa p >r ^^» liti«rkttl<ù. Il lui con- 


aues Cunili ou tiurli. G« 
acF:>ao, domeclui-ei pai* 


fia le >oiu d'eVrirc aou histoire. Faiîo 


timc Aatti pluaiturs d« s» 1 


fui lie à f^^pli's avec la plupart des 


qui œrrigea et tefroina U I 


aavaiii-qui jflorifsiieiit;illerut sur- 


latine d'Arricn que Fan» a* 


loul iiiliiiiiiticnl avec Antuiiic 6m:C3- 


imparLiili^ , a écrit , en naita 
niéraeiraduKtion.queleroi 


dulli. plus cuimu sous 1* nom du Pa- 


normitu. Faiio njaatea des querelles 


peu de temps avantde mon 


Irêî ïivrs »v«: Uurent Valla, le Pa- 


tait procurée aGn de poiive 


iioriciila piil t,» défeuse avec beaucoup 


y fajfe mettre b deniiire r 


de cli.ilciir, et ils allMpièrenl tous 


clan donc mon quelque la 


dcui M ruafiaeul Valla, qu'ilfui force 


le roi AlpboDSe , leqMet mo 


dtqiiiiUT^.ipIcs.FaÛoypssateresic 


me on sait , eo )Din i^SS, 


de sa vit'. I.'iiuncc de la mort est iii- 


mène II l'opimou da Suiu 


ccrtiiinc. Cnar A'EngMio, auleurnn- 


place la mon de Pano ek 


piilîMiii , r.tjipurte dans sa Napali 


14.Î7. ScsouTwe», qdl 


sacra une ajitjcniie épilaphc qui fixe 


impnmés qu'aprë» u ma 


celte iijorl à 1447; mais ou a des lei- 


I. /)« ^Uo ivMto CbiJi 


iresdc Faïjodt i45i,i45ï,einiême 


Lyon, i558.iB8-.IU'* 


.i5j;oncnauned'^DeasSyl»iu». 


ouvragedc la guerre de Cli 


riirorc i';irdiual , eu date du mois de 


cdaiacu 1377 entre le» G 


innrs i4^>7i dans laquelle il lui fail 


Veuitieus,MiWulle»i)r*l 


faire des roriiplîmiiils. SiiiuuODle 


fils d'A,udronic el de Man 


( muoire di Naples , Lîv. F. ) le 


pire d'Orlenl furent l'ofcas 




humaruF vilir feiieitau ; 


année ; Pau! Jove ipjctleia mon bcau- 


boni fruitione Ubvr . ad ^ 


cnup plu» lum. Elle juivii, dii-il, de 


Ara°onuin ac SicUiiK re 


peudeiouri, celle Je Lan reut Valla, 


tum, Anvers, Planlia, iS 


3UI1 «nuciiii , ce qui douoa lieu à celle 


réimprime à BanMi, pa 


(.■|ii^].iiiJinF: 


de Marqiiard Frehcr, ■ 




Saudvi FeTTorimtis Jt 


"■■' '""' "■'"" I"" "'"' '"" *"'■ 


UcK et yipidùe epilam»,! 


J. MMliieu Toscanoadl! aussi dans 


autre» fipusenles , 1611 ,i 


U.!n .y^i Clr>i>> '>a>eu ihiallli >d unkflt. 


riiio son maure, lo Paii. 




ami.etJ'.oUmoU qui 


Or l.„ure.il Valla ne niciurul q.» le 


une {jrande répiilaltou d 


i".Hiri'it i^lià. slToii en croit son 


111. Ds nbus getiii Mb 


rVir.,.!,.: Ni.cron »n eo.ic' ;1 q-ron 


primo KtapoUlanontm 


]"'■■ ■'■ O'i' l't'' F.iïio moumi en 


mentariorum Ubri drcen 


. , ■ ■:■ r'|.ii;.phe r>pp<.r- 


<|ue cet ouvratte, enlreim! 
du roi lui-iRémc, fui cor 


!■■ :;■■■■ il fa.1i iuLiiiiHT 


jM( ' ', 1 \MI.. MŒCCXI.VIIqui 


i4'ia ctacbev>!tn i45r. 


a [ni .y. nncnl y i^ltc mis par nue 
Ir^insposLiiuLi de leltre.t. Mais Paul 


iStio, in-4".UMva.,tJ. 


Jmv,. dir posiiivem-nt que Laurent 


Biuti , Vmiiiien, q<ii m fa 


Vallj mourut an i437.D"ailIcurs Jae- 


K pctuit d'y £û»t>aia| 



FAZ 

de cbaogemeDts ,. comme 
iprimeur Antoine Grjphc; 
i une seconde édition en 
une troisième en i566. 
flIoponOy ignorant Texis- 
leux premières , eu donna 
epC premiers livres seulc- 
anUae , 1 565 , inV^**. Oiio 
Inriooc fit réimprimer ces 
k la fin de sa tr.tduntion 
THistoire de Guicbardiny 
it Tourrage de Pontano : 
umdo I rege Neapolitano 
fUioLib.n.me, i5(36, 

rûktts gfsUs étb Àlpkon- 
I été traduit en ita.ieii par 
auro, et imprimé à Venise 
IV. Ad Carolum niai' 
'fum clarùfimum de ori' 
imter Gallos et Britan- 
10 ps Hispanos, comme 
oéron ) , imprimé par Ci- 
is ses additions à la BibîiO' 
Chacooo. V. De viris asvi 
ibus liber; cet ouvia{;e, le 
rtaiit de F^zio , était resté 
qo^rn i '].\5 , où le savant 
is If fit imprimer à Florence, 
iti de seize lettres du même 

préeédéde sa Vie. Les no- 
ooBne surchacun des hom- 
rci de son temps sont très 
, mais paraissent ne conte- 
ne d'exact et être écrites avec 
le impartialité. On m peut 
celle de Ijaiirent Valla , son 
1 B*y parle que de ses tra- 
t>'S Ottvrages , et des récom- 
Al avait reçues du roi Al- 
taos y néier aucune critique 
idre expression d'envie, de 
de malignité. VI. Arriani 
ientis navi Xem>phtnUis ap- 
§ rebmi gesUi Alexandri 
^ Mmcêdonum libri odo, 
mœo Fédo interprète , etc. ; 
inductioD qur Fazîo ne put 



FEA î4/,i 

terminer avant de mourir. II Tavait 
entrcpiisc à la dero.indc du roi Al- 
phonse, qui se la Ht remettre , mais 
qui mourut lui-même peu de temps 
après. Ce prince en av.iil confié le 
manuscrit à un chevalier espagnol 
nommé Arnaido Fcr.o'eda : Jacques 
Ciiruli la reçut de lui , et y fit leâ 
corrections et les suppléments néces- 
saires pour qu'elle fût on état d*étre 
donnée au public. Ccst lui qui nous 
apprend tous ces détails dans Mne 
lettre adressée à ce chevalier Feno- 
leda : l'ouvrage ne fnt imprimé qu'en 
i5o8, à Pise, in-fol. ; il en prut une 
seconde édition à Bâle, i539, io-8^; 
et nne troisième, Lyon , 1 55 2, in- 1 a. 

G— i. 
FAZZELLO. Fox. Fazelli. 
FEATLY ou FAÏRCLOLGII ( Da- 
riel), théologien anglais, né en 1 58'i 
à Charlton, dans le comté d*Oxfordy 
se distingua pr une profonde con- 
nabsance des pères de TÉglisc et des 
conciles, et par une grande hahilctd 
dans la controverse scholasliq le. Etant 
passé en France comme chapiain de 
sir Thomas Ëdmondes , ambassadeur 
du roi Jacques, il y soutint, pndanC 
un séjour de trois ans qu'il y (it, plu* 
sieurs disputes contre les plus savant» 
théologiens catholiques. De retour en 
Angleterre, il devint chaplaiu de l'ar- 
chevcque Abbot , qui le nomma rec- 
teur de Lambelh. En 1617, à l'oc- 
casion de sa thèse de théologie, il 
embarrassa tellement le profe>seur Pri* 
deaux pr ses arguments, qu'il s'en- 
suivit une querelle, que raniorilé de 
l'archevêque put seule apiser. Après 
avoir occupé difFérentes cures, il se 
maria en yiVxS , et alla vivre à Ken- 
nington, près de Lambeth. Il publia 
l'année suivante un livre intitulé : 
AncUla pietatis , ou la Sentante 
dans ses dévouons priitérs^ dont il 
y eut huit éditions avant l'aimée 1 671». 

iG 



a ',3 F E 4 

]| y .ijmila cnsiiitf [nPralitpiede dévo- 
tion, exiraordînain. H l'ut oblige de 
bh-c une ««pcre iTaoïeiide haiitir.iLle 
aiiK genoux dd'arclHTJqiiedeCanror- 
béry. Lnud, pour avoir, daiiï l'un de 
cti deux on^T^ges, révoqué eu duaie 
l'histoire de S. George, le palniii 
de l'ADgleK'rrc Quinqu'il eut patse* 5a 
vie à défendre la rcHgîon angticane, 
il elail .soupçonné d'être reètlemeut 
catholique l'omain , ou du Dioini d'a- 
voir, comme on dbailalon , un pape 
dtiHS levenire. \\'éfO([iie de\a guerre 
civile , Its suldata du paricnicot firt-nt 
des recherches pour se saisir de sa 
personne, et n'ayant pu le dccouTrir, 
l'en cai>4ulcreii[ en detraisani ses pni- 

friéle's. Nitmincen i643 meinlircde 
assemblée dis théologiens de Wr&t- 
miasler, il maaifésta des priucipes 
de calvinisme qu'on n'aiiecidail pus de 
lui, cl porla tcmoigoage contre l'ar- 
chevcijue Laiid ; mats son opj>osiiton 
au covenant ray;iiil fkjt regarder com- 
me un espion dans le parlement, il 
fut mis eu prisoD. TransCérê quelque 
temps api'èb, par i^arii pour ses in- 
firmilci, au collé|;e de Chelsea, dont 
il étail alors prcvDljil y mourut enarril 
i643- ''<^ tliéulugien, qui fut la ter- 
reur des écoles el k qui ses aul^igo- 
niâtes dunnaieul Ici tJtrci de aculii- 
limiis et acerrimus, est a peine con- 
çu ajjourd'hiii. l)c quarante Irnil^s 
qu'il a c'crils, la pliip.irl sont enlic- 
remenl uiibliéa. Ou peut voir dans le 
Cigfiert caalio An ruîJai'quet, nublîd 
en jd'iQ, les délaîts d'une dispute 
schol a. clique qii il &ouliat avec oc nio- 
Jiarque theulogicn. Sa vie a été écrite 
par J. l'eaily, «nu neveu. X— s, 

FEVli ( CuAHLES ), prJtru, né à 
Mjneillc eu i tiuS , entra i rOralnirc, 
cl piufi;»-:» les humanités dans dilTé- 
rcnis L'ulleges de celle congrég.iiion. 
Il l'umpoïa {)our ses élèves plusieurs 
pctilas p:cc<;s eu langue preveDfale, 



FED 

aniquellei il aliachait J 
prix pour en piblîer'i 
pour en refuser àt» c 
nyine en fil impri 
li irc- de tou jardin d. 
ifeneates , Marseille » 
Ce volume, que lei anuHl 
à l'ouvrage de CIfliidc BfM; 
le même titre ( vojr. C'andc 
supplément ] , coulicnl; l'i 
nu'it. Us coiuftiétet «t 
vojage du CantAVat; ti 
la RfittmbiiuKa; VÂtSt 
mendianii de MarteQle , 
cèi du earnat^l. Le nqt 
condc, qui est uue intrï 



remarque aiMsi qne l'éiBm 
lume y a glissé Aei o1hc4ii 
so tiouTcnt pas dans les : 
On attribue encore àFéont 
intitulée Brus^itt, fondé 
sur les lours que ce boi 
permis de jouer su maré^ 

FEBROMUS. ror. I 
FEBLRE ou FEVK 




divers ouvrages doM I 
cijiprès. La BihL » ' 
rum nous apprend que eé4i 
qu'a pris le Ptre JiLsltiini 
mistiounairc , sans doute 
sa fjinilW le port;iil; miii 
hlîaihcqupneiiousindiqne 
de sa naissanre ni eell« <| 
Ou sait louiefiMS que ce m 
résida lflD[;-t«mfH en Ories 
le.t seuls reaseigae HB et^ 
ayons pu recueillir >urj| 
Voici si-s ouvrage! ! fjl! 
objeciiones nmhamutieé^ 
tâtorum adversnscaihoUtt 
que snlutioites , Bume. \& 
Orl ouvrage a érf ira'duil e 
en arnujuica , et c 




FEB 

imprimcfes a la propagande, la 
rniicre en 1G80, et la seconde en 
61. II. Specchio f overo descrit- 
ne délia Turchia, Rome, 1674» 
13. L'auteur traduisit lui-même 
D oaTragc en français, et sa tra- 
ction , augmentée dv quelques cha- 
res , a paru sous le titre d'Etat 
fsent de la Turquie , où il est 
)i»é des vies , mœurs et coutumes 
s Ottomans et autres peuples de 
ir ampire , Paris , 1 675 , in- 1 u. Il 
isie aussi une traduction espagnole 
une allemande de cctouvrd{;e. III. 
^éâtre de la Turquie, où sont re- 
esaUées les choses les plus r^mar- 
mUes qui s jr passent aujourd hui, 

lis, i6S^f in-4'* : o» a f^i< u" 

Bveau titre sous l.i date de 1 688. 

traduction itilicnne , faite proba- 

menl par l'auteur , a paru à Venise 

1684 9 in- 4*** t '^'"s 1^ ^i^c<^ ^c 
pairo deUa Turchia. jMichel Fc- 

re ( c^cst ainsi qu'est signée Tepitre 

Kcatoîre) dit dans sa préface : a Je 

'écris rien qur je n'aye vcu et ob- 

«rré moy-mesme le plus exacte- 

«Bi qu'il m'a été' jiossibk* par Tcs- 

we de dix-huit ans , ou soeu |iar 

s personnes trrs dignes de foi. . . . 

BC dis rien de mes voyages en 

«nés provinces de l'empire olto- 

n , à ^Toir dans la Syrie , Me- 

Mamie, Cildée, Assyrie, Cur- 

iB , Arabie déscrtt* , Palestine , 

«, Caramaiiie, Sitioir, Phr}'- 

^tiuîc , Natolie , Rumanie , 

res , Archi|)el , etc. , ne m'é- 

Ms proposé de faire ioi la des- 

un des terres de. la Turquie , 

culement de montrer disiinc- 

l Tétat dans k-ipiel elles se 

il à présent , rt 1rs quattufc 

I qui les habitent , etr. » L'au- 

• ici, mais avec plus d*étrn- 

luenies maiiërrs que d.ms 

ieta Turquie, et il s'alla- 



FEB 24: 

cbe surtout à montrer les vires de cv 
empire, les cauM>s dt* sa prochaiui 
décadence, et les moyens de le dé- 
truire. Cet ouvrage rst généralement 
exact et fort f.stimé. Beaucoup d'é- 
crivains postéiieurs Tort copié, ou se 
sont trompés eu s'en éloignant. La 
Bibl, script, capuc.^ attribue encore au 
P. Justinien . un Catechismus si9€ 
doctrina Christiana , en arabe. 

J — îf. 
FEBURE ' Jeaïî ou Jacques le ), 
(m Le Fehvre, ne à Gluson , \ ilLige du 
Hainaut, entra chez !< s jésuites, etaprès 
les exercices ordinaires, fut charge 
d'tnsf'igDer la philosophie à Douai. On 
lui donna ensuite la (\irection et la 
présidence du séminaire archi-epis- 
copal de Cambiai, établi â Bcuvrai, 
près de Valenctrnnes. Il rem))lit avec 
Eële les devoirs de cette place, donnant 
aux jeunrs clercs dont l'éducation lui 
était confiée l'exemple de la piété, du 
travail et des vertus ecclésiastiques, 
et ne négligeant rien pour en faire dt 
dignes nnnisues dos autels et d'excel- 
lents pasteurs. Etant tombe malade , 
il se fit porter à Vaienciennes , où il 
mourut en t ^55. Il est auteur des ou- 
vrages suivants: I. Bayle en petit ^ 
ou Anatomie de ses ouvrages, DiHiai, 
l '^ J7 , in l 'ji : il y anatomise en rfTet 
les écrits de re dangoreux sceptique, 
relève ses sopbismes et ses contradic- 
tions, met à nu le poison (pi'il dis- 
tille, le montre faisant un indigne 
abus d«* Tcsiirit et de rérudition pour 
tout détruire sans rien édifier, détour- 
nant de pro|)os délibéré le srns des 
Siintrs- Ecrit i:r'*s et les dcnatunnt, 
fnyant la route qui conduit à l'atliéis- 
me , et ne rougissant pas , cynique ira* 
pudcnt, d'étaler aux yeux du public 
un vil raniJ!» d'ex pi estions site» et 
d'obsce'nilps d('g'«ruant< s. On a fait 
une nouvelle é<lilion de ce livre avcc 
une suite et ce nouveau titre : Exa» 

16.. 



3U FEB 

men critique dfs outTagfs d« Bayîé, 
P.iriî, 1747- H. ta seule religion 
vérita ble démontrée conire Usa thees, 
hsdéisles,c[c.,9uis, i-ii,\a-8:: 
CEI ouvrape csi eslîm^. Les preuves 
rajiporlées en fjvfardc la religiou et 
les ai'f^mcntj contre ses enneui<t y 
sanl exposes avec mélhode et salide- 
menl clahlis. I.— t. 

FEBYBE(JAc«iPEtFiiBi,oui.E\ 
dit d'Etaples, p^rcc qu'il etaild'Eia- 
pir's au diocèse d'Amiens, naqnil en- 
vii'uii r^n 1435 suivaDt l'opinion 
commune, ou vers 1^55 d'après on 
calcul plus vraisemblable , et qui s'ac- 
corde mieux avrc les divers éïêoe- 
inenls de sa vie. H fil les éludes 1 Pa- 
ris , c( se borna au simple grade de 
muitrc-cs-srls , ou tout au plus à ce- 
lui de bafhclicr. Le goûl des voyat^rs 
le [iril ;iprès qu'il eut enseJj^ne quelque 
temps les bclles-letlres. Il parcouru! 
une partie de l'Eurupc ; l'on prêlcod 
mcuic que le désir d'eiendre ses con- 
naissances le conduisit eu Asie et en 
Arriquc. De retour à Pjhs en 1 405 , 
il professa la philosoiihie au collège 
du cardioal Leniaioe , jusque vers l'an 
i5d-, que Briçon net, pour lors êïc- 
que ik- Lodèïc, se l'atucba, le pro- 
duisit à h cour, et l'cnimena avec lui 
loi-i|ii'il fui transfère en i5i8 au 
Ml .f •\'- !Mraux. C'est h celle époque 
que U' IMvic publia SCS dissertations 
uii il .^Liiiii-nuit contre l'opinion com- 
ititinc que Ste.-Anne n'avait eu qu'un 
seul ro.ii i , M que Marie, sœur de La- 
z-ire. Miiie-Mafideleine et la péche- 
resse du <linp. Vil de St.-Luc, sont 
trois personucs dislincles , portant 
toutes trois le tuème nom. I.es pères 
i;r(Ts les avaient distin(;uées ; les pères 
hiH's les avaient confondues. I.a fa- 
culté de lli(-uli)j;ie décida en faveur de 
r<.'s Ji'iiiii'is, Il est éloniiaDt conibieu 
itltc (iispiile, .llijourd'Lui très illdif- 
i'cieiHe, tufaiila atorii d'cciiispoie'mi- 



HTauiw. I>M 
poil, pi Kl II Ji 
eut dAM lMa| 



FEff 

<!taii du Dumbre <Ie ta-V 
qui, peu res {«durai {MU 
scholailiquc , ciicrclK)tM 
leguitldcl.i crïtiqne, d«h 
des lancnes HTauH 
eDriulder«lipoti,|i 
renouvellemeut dnn li _ 
siMtiques. Ce» bit «net ft 
fondic ivre eux. & peioB I 
otage élait-it apdilé, apie 1 
et son cummrMiairc Hir le , 
Teslament lui en saacilic 
cond bcflucoun nloc à dd 
docteurs de Pan» twt^B 
meut irrita de VBfttrêM 
qu'il mil è la létedc bdidl 
oti il rec«raro*i>de à M jJ 
la lecture de l'Ecrilar^fil 
gue vulgaire. On déle'raS 
sitions à la faculté; mab 1< 
truil de eclte aftiire, dans 
ne vit qu'une Iracasserie di 
ficda, en prit connaissance 
vre , s'élanl justifie «i pn 
prélats el des docteurs gue 
avait donnés pour inge» , -1 
hocneur de celle secomte al 
ennemis eurent |ilus de si 
une troisième ; ils prufitèr<i 
ble que des prédicaloora il 
des moines turbulenli cgs 
i5'i5 dans le diocète^H 
il élaii graud-vicsiro, pOM 
crétcr d'ajouraemcni pinl 
( iKiy. BfnçaifKET ). Km 
Strasliourg. François |ffl 
Madrid en sa faveur *UM 

précepteur du prince Chtri 
fils. Le Febrre acquit dans 
de nouveau» litres À IVitii 
confiance du roi, ijui l'oui 
auT! premières dignités del 
h modestie de ce savant l 
eut mis des ubstarles. En 
rcîuc de Navarre l'a 




FEB 

ssa s€$ dernières ann<^es , jiis- 
nioit anivëe en 1 55G. Nous 
lefoôs ici ni ne réfuterons les 
esabsurdk^que untd'auteurs, 
le lOOMO de Thomas Hubert , 
itées sur les derniers instants 
le, et qui n'ont eu un certain 
{•e parce que les reformateurs 
y trouver une preuve de son 
it pour leurs opinions , quoi- 
ite son hérésie ait consisté a 
lus de bon sens et moins de 
I que la plupart des catboli- 

son sicde. Sa prétendue bâ- 
nVst pas mieux fondée en rai- 
lais quand ùu homme a joué 
id rô!f , qu'il a influé dans une 
ion , que ne débite- t-oa pas 
compte, suivant Fadcction des 
partis? Ce que personne ne 
se, c'est une vie exemplaire, 
idiiiie régulière, beaucoup de 
m caractère plein de canoeur. 
ces qualités respirent dans ses 
ïs , qui supposent d'ailleurs 
lude éruditien , des connais- 
étendues, l'étude des langues 
s et du talent pour la critique, 
iocipaux sont : L Psalterium 
dex gallicum , romanum , 
wm, veius^ oondliatum^ in- 
hcx Henri-Etienne, iSog et 
avec de petites notes; II. Corn- 
ressurS.Paul^ avec une nou- 
'adudion latine, Paris, i5i2 
(•Cet ouvrage, dans lequel on 
core le peu de progrès qu'avait 
uîtique, fut ci u5uro par Eras- 

b partie grammaticale, et pr 
ur la thé<iiogique , ce qui ne 
ha lia» d*^lre e^iiuié et recher- 
I. Commentaires sur les Ei^an- 
Mcaux , I S*i5 : sa doetrine y 
tris orthodoxe sur les points 
é% alors par les novateurs, 
e le syndic fktia lui ail repru- 
< erreurs à cet égard ^ IV. Corn- 



FEB ^45 

meniaires mrles Epiires canoniques j 
Meaux , 1 6u5 : tous ces commentaire s 
sur le Nouveau- Testament furent 
mis à V index par les inquisiteurs ro- 
mains, sous CIcmeut Vlîl. 11 ^'y éloi- 
gne de r^ncicnne barbarie, mais il 
n'alleint pas toujours la pureté des 
bons écrivciins modernes; V. Tra- 
duction française du Nouveau-TeS' 
(âment, Paris, Goii nés, i5i5, 3 vol. 
in-S"., demi-gothique y Sons nom d'au- 
teur , extrêmement rares , surtout le 
dernier volume. Elle est faite sur la 
Fulgate , parce qu'il la destinait à 
l'usage des fidèles. On la retrouve dans 
sa version entière de la BiblCy Anvers, 
i528, i53o, i5549 i54i , in-fol.; 
ibid., i5'i9 et i53a , 4 vol. in-4"* ; 
1 5^8, 4 vol. in-8 '. L'édition de 1 554, 
revue par les docteurs de Louvain , 
est la plus correcte et la plus rare, 
parce qu'elle fut supprimée ansïi bien 
que celle de 1 54 1 • Ce qu'il y a de 
singulier, c'est que tandis que les cor- 
delicrs de Mcaux faisaient la guerre 
à le Febvre à cause de ses traductions, 
ceux d'Anvers donnaient leur appro- 
bation, en i5u8, pour les faire im- 
primer et déliiter. H est vrai qu'ils 
n'avaient pas dans leur édition VEpi' 
ire exhortatoire , qui avait principa- 
lement mécontenté les docteurs de Pa- 
ris. VI Exhortations en français sur 
les évangiles et les épiires des di" 
manches , Mcaux , 1 5-.t5 , condam- 
nées par le parlement; MI. Traduc- 
lion latine des livres de la foi or* 
thodoxe de S. Jean de Damas : c'est 
la première version imprimée de cet 
exex'llent ouvrage; VIII. DeMarid 
Magdalenâ, i5iO, i5i8, suivi eu 
i5ig d'un autre intitulé : De tribt^ 
et unicd Magdalend. Cet ouvrage e^t 
bien fait ; l'auteur y suit l'ordre géo- 
mérrique ; il y n-tracte pluvîeurs cho- 
ses du précédent, par exemple, ce 
qu'il avait dit que ces trois femmes 



ayi F E B 

]i>irlaicnl toutes \e nom île Made- 
ir/ie. W. Riihmiinachit! Indus, qai 
eL pugiiii imincrorwn 'ippellaUir, 
l'Hris, H. Eslinine, i5i4, in-^". , 
opiisciilt de i:ii]q [l'iRcS. imprime à la 
suite tic l'JrUhmclica di) Jordan Ife- 
7111'riiiiui. Le Fihvie y duDDe uoe 
iJi,-.-Ln|iUuii luii iiiiicusc dt eel an- 
eiiii j™ |nili.i^inii|iir, mais avec si 
]itu dp iIcMil i|ii'uii Le peut bicu le 
('<;nii.iilrp qu'i;[i y joi);n:iLit 1.1 notice 
liraiirjup j>lii!> cli (idiic que BoisMerc 
a il„iiiipe du mùmc jeu ( roy. Bois- 
M,':nE). T-D. 

fEUVRE ( GiLDEHT tE 1, poète 
fraxç.iis, tie d.jns l.i ^'|||na^dic, an 
fQcnun'tirïiunil du 16'. Mccle, a com- 
pose di^s roudeaiix , b^ilUdes , ou 
chaiils rojMii» en l'iioiitieur de U 
'Virr;;e. Lacroix du Maiue dit que ces 
inérps ont cle" imprimées dans lei re- 
cuciisdii temps. I,c Fi-bvre prenait U 
qiijlilc de priiipe du Piiy de Rouen , 
parce qu'il nvaït icniportê plusieurs 
pris à l'.ir,idL',nie de ce nom, fondée 
dans le i4"- siîclc p,ir quelques per- 
san nés pieuses , (-1 eunljiuieceo i5:!0 
p.ir k piip'' .Iule* 11, qui accorda des 



■i] li'.U.idc'iiiie de 
■Uiii Ji' la Vierge, 

Il eu etail le pro- 
ii'jt , Ijîliliollie'cairc 
i.ionçnit en 1786 
iMilc'inic, mais clic 




■ !':.. 



ijBcci 



Gauks. ou il ej( Irailé des anciens 
phitofiiphe! ^uitUiii apfieUi Druides; 
avec la dc'cription des bois, forets, 
vnr^ers et autidi lieux de plaisir si- 
tués 1" es di-lavUie de Preux, Paris, 
"' n'est 



jiasci 



- t'EBVsEC Kicolu le), 



FEO 

prêtre, rnr^dans tiPicarilw. 

pke de la CUatlvlé. Amici»*. t' 

FEBVRE. l'oy 

FECHT ( JuN ] ihéulutpm IntKJ 
Tien . ne m i636 à Sullilxwirs:, dani 
le Bri^gaii , éUit fils d'iui minisUr de 
i'ev*[>giie, hoinioe iiiïtniil n i|<ii m 
négligra rïeu pour Hiu cdinMtivit. iJ 
vriuit de lermiiier «e» preuiiciri r«i- 
des, loui II dircctiou de vin pêf, 
lorstpie U guerre ddaU dam le llr»- 
gau , cl r«tlc dreoniUncc dclenuia* 
se« p;irents n IViivojrcr i BUr , m A 
pouvait couUiiurr plus uaRquillemal 
SCS cours i il demeura neuf unea 
dans cette ville , fut ensuite pUre m 
collège de Buedelun , puit i cHni de 
DiiDrlai-h , »iiit (imdier l'iiebim i 
Strasbourg , visiia les plus oéitbns 
uuiverstlésderAllenMgiie. et fui n^ 
licencie en lliêo1o|>ie a Gieitea ta 
i66â. Fcelit êiaii déjà â o-ilc ^a 
pasteur et président des lyuodn dl 
comlè de Ilorliliet^, Le DiAr<^iiii dt 
Bade-Dûurlaeh le uaaxnm m itiGH 
l'un de ses chapelains et prulêsiciii 
d'hébreu et de métaphysique. L'tanM 
suivante il fut charpé dViucigiMT b 
tbôologie , et il s'en arqnilta , («ndiot 
Tinpl années , arec aoc grande ilî>- 
linctioii. La ville di- DourUch ansl 
^te brûlée par les Fcjnfiu fa i^, 
Fccht fut appelé à Roslocl,, w» 
lui coufia b cbaiic do theolag 
recuDDaissauce pour le* n 
cette ville l'cmpfi'ba d'io 
offres plus considci-ables qoi b 
renl faites pour l'attirer d 

mois de mai 171(1. 

nuDça son oraiïun fiiuèblCil 

pièce fut inljiiir 

avec la liste des nooibreoi < 

g» public! par co Mvaai | 




FEC 

se contentera d'en indiquer 
iucipaux : 1. Disquisitio de 
' ecelesidj in qud faciès ec- 
t/ualis hodie est et historia 
ium sœculonAm œtatem, etc., 
fî», 1G70, in-4". Celte cdi- 
|)lus complète que la prr- 
I. Noctes chrisiianœy Dour- 
'7; Leipzig;, 170(1, in-8**.; 
torim eccîesia'^ticœ sœcuU 
Ckristo sexti decimi supple- 
, celeberrimor, ex illo œvo 
«mm epistoUs ad Marbachios 
r , dh^isum in octo libros , 
n apparalu ad tolum opus 
'io et tabulis chronologico- 
s y Doorlach, 1684» in-4''* 
il des lettres écrites à Jean , 
et Philippe Mdrbach , par 
tbon , Chytrée , Cbemiiitz , 
etc., est fort estimé en Aile* 
et très utile pour éclaircir 
; de rëtablissemeut de la ré- 
[V. De origine et supersti- 
issanun in honorem sanc- 
elehratarum , iractatio his- 
teolapca , Rostoc-k, 1707, 
V. Philocalia sacra id est 
m docUinarum theologica" 
*iblicarum , ftolemicarum , 
m 9 pmtristicarum farra^o , 
'joSf ÎM"-» VI. f/istoria 
l Emmendingensis in 1er Pon- 
et Lutheranos anno ifi^o, 
,Boilock, 1709, in-8'.Ol'e 
st préférable a celle qui av.iit 
Di la Blême ville c\\ i(k)4* 
■Cice de la religion des Grecs 
es, Rostock, 1717. in-B'. 
inaBd ). W-«-s. 

ŒNHAM (Jkaiv de), ainsi 
do lien de sa naissance Ma 
Feckeulum , dans le comté 
-cesser } , naquit dans les 
onie premières années du 
Betiri VIII , de pauvres p^y . 
n Tériubk nom éuit Low- 



FEC 147 

mtffi. Son ç;oul pour IVfudr cngigci Io 
cure de sa ))aroi5sc .i le fairo entrer 
dans le monastère (fEvesbam , cou- 
vent d(* hcMcfdicttns, d'où il fut rn- 
vové à Oxfoid dans Ir rollc^c dr cet 
ordre , nommé collège de (ilucpster. 
Il prit les ordres , et fut suc<*e.s.sive- 
nient cb.ipcl;nn de l'évéqtie de Wor- 
ccster,et de Bonner, évéquede Lon- 
dres , cé!èbre par les persécutions 
qu'il fit souffrir aux reformés sous 
le règne de ta reine M.'' rie. I^nner 
avait été persécuté d'al)ord, et son eba* 
pelain avait au moins parta{«é %i*% 
malbeurs; car lorsqu'en i549t sons 
Edouard VI, Tévèquc fut (lé|)OuilM 
de .son cvét'bé , Feckenbam fut mis il 
la Tour, d'où rependant on le fit sor- 
tir quelque temps pour dél)attre pu- 
bliquement avec les réformés diflTé* 
rents points de controverse; on Ty 
remit ensuite , et il y demeura )usqu à 
l'avènement delà reine I^Iarie, moment 
de triomphe pour les catholiques 
( 1 555) : Feckenbam rentra non seule- 
ment dans ses fonctions près de l'é- 
vêqiie , rétabli alor^i dans son évé* 
rbé, mais il fut nommé cbapelain de 
la reine, qui l'envoya il rinforttinée 
Jeanne Grey, quatre jours avant sa 
moft, pour essayer de la convertir 
au catholicisme. Il fut ensuite promu 
à plu»ieurs bcuénccs, et enfin à l'ab- 
baye de Westminster, qu'il nossérla 
ju^u'à s^ suppression, sous le rc;;no 
d'K'i'^alietb. Feckenbam n'avait point 
été aigri par la persécution ; il ne fut 
pas corrompu par la prospérité, f^oin 
de parta(*er les cruautéi d«! l'évéqua 
Bonner, il employa constamment son 
crédit a protéger 1rs protestants per- 
sécutés, et enr/ijinit mérae qnfiqu» 
t^nips la t\\%frk^.f d«î U reine M<irir, 
priur avoir soliirité prés d'elle svee, 
ti'ip d? cbalnir r^nr^i^siTrient d^ 11 
so^ir Kli-ia^if-lh, CVII^î-ri ti*- fonbif 
poml^el, à sou ayèaunrnt au lr«/r*«, 



iS,S F E C 

lui uiTilt, dir-oii , l'ArrliPvéch^ de 

(;.liilurlicry , ^ cuijdilioii qu'il M iou- 
inL'Iir^iil .ii]x luis nijuvi'lli's inlroduiles 

tljiiï i".-',-.' ,l'A:.gl.(crie. Ffcken- 
li.iiii n fLi>;i . il \l -'ijp|K'M dans la 
(liii[iI>L-i [!'"' I .<N~. iii'i il sirgcail eu 

(j ,.'i,'. r.i .',.. Mii-i.-. ;, itiulcï )Mm(>- 
.■.,, ■..!■■., ,1 l.h.M-mtiildoia 

i-.h., , , |,„,,,'.,,„ ihic soitil.en 
lîljj, qup jiour y reiilrcr bictilol 
après. Toujuuis enveloppé, nwtgr« 
en uiodiTulimi , dans les pcrs^tioiis 
(pif Jf iiuuïiaiix iffurls des caiholi- 
qiii'f nu de nauTiaiis .soupçons de 
Iciiis eiuicoiis alliraienr sur les hom- 
iin'» les plus di-[in^iit's dr leur parli , il 
p,- , '. 1,-1 .1. ^1 vit' dans des al- 
1 r ■ '.■.[(iuiielibwlé 

!■:■ ■ ' ■ nuNLC incomplète. 

d.His l'ilt d'tiv, iiiirn que daos les 
derniers Icmps de sa vie, sans se 
cuii luinicr en tout aiii toi; iinuTellcs , 
il ti'il cunsenli à reconiiiiilrt la supié- 
m.ilie lie la ic-iiic en matière de rili- 
gion. C'eiLiil tin tionime instruit, liu- 
niïiii , que la cliulcui des partis &l 
taieiiient S'irlir do bonirs de U ino- 
der.iliuu; rcmaïquablc pir m bicQ- 
iài-aure, tant publique que particu- 
lière, dont il a Uissc des preuves 
par un aqueduc qu'il fit cODstniire 
a Hulbiiin , uù il résida quelque 
lenips ^ous le i èpic dtilisjbelh , dans 
l'un do iiilei'vJle.H de ses euiprison- 
neineiit;. Les iVrivains ciilioliques et 
prulesUnls eu ont p.irlê avec une égale 
estime. Il fut le d. ruier abbd de West- 
minster cl le dernier abbé mitre qui 
lic'gei dans la cliambre des pairs. On 
ne connaît de lui que le re'dl de sa 
Conférence avec Jeanne Gr^, Lon- 
dres, i5i^,iu8'.,eli6a6,in-4°., 
quelques sermons cl oraisons . et 
quelques cenis contre diverses me- 
flftu de la l'cforiujtiaii, ^-^s. 



'M 



FED 

FCDEt.E (CiS'AKimt ) Bttpû 
VeDi.>e, rn 1 46^, d'une UniUe u 
originairr de Milxn . qui fui c 
de c«t|e ville eu lujmr im|n que \t* 
Viscûiili B|l'>4u^lt> elle êUlt aliadiêr. 
Diu xlonmot jeunesse, (.uumUji 
inoutM^t M lientru^e» dJ'posiiÙMU, 
que lun <phr U Gl inslnûrv dj&s les 
ktiri's greequis ri blioc» , dans la 

Ehilcisuphie, l'eluquence , l'biM«ire, 
llicologic : U poésie et b oiuûque 
lui servaient de dctM<lelncIl^ A pont 
sortie de renfmce, die éuit(iè}àrob- 
jel de l'admiration des MvanU; ^ ' 
sieurs se rendirent aupr^ il'dlt |i 
jouir de son cnireiien. EUc avait ■ 
un grand nombre d'entre tn ■ 
correspondance suivie. PulitïeB,^ 
qui die avait écrit , ^étofuse «Uat u 
réponse (LJT. 111, épit. 17). qu'une 
femme, ou plutôt une jeut»- fille, an 
vierge, puisse écrire aussi bien- U b 
compare ans toutes et i tout ce qne 
l'auliquiléa produit de feiiimes iDw- 
tres par les talents et \t Mvuir. L'A 
jet de son admiration , dit*il,ani|r 
jusqu'alors Pic de U Mirandolr,^ 
était à la Toii le pins beau des I 
mes et le plus sav 
meuce â donner à Giïsatidra la H- 
conde place, el peut-^rc l'elève-I-il 
jusqu'au jurlage de la pretuine, cfc 
Cassandra fut aussi eo reblHia I 
plusieurs souverains, «vee le | 
l.éun X, le roi de France l 
le roi d'Aragon Ferdinand H é 
ques antres princes. IsabrHe à» 
tille, femme de Ferdinand, < 
l'attirer à sa cour : le poliU li ' 
gurejlo lui adressa une ode p 
gager à faire ce vojage(i). I 
elle-mfmc y paraissait dispt 
la republique de Venise, )aloi 
couservcr im de ses plus beaux M 




FED 

$, ne lui pfrmit pas d'acccpirr 
Très de la reine. L'éloqueuce était 
ent qu'elle avait le plus cultive, 
m ne conlribud plus à sa réput.i- 
que les discours latins qu'elle 
)nç« publiquement en diverses 
iom. Klle en récita un à Padoue 
487, lorsqu'un chanoine , son 
Jt , reçut le laurier de docteur ; 
'était un laurier et non un bonnet 
était anciennement le signe du 
)rat dans les univorsite's d'Italie, 
usage subsiste encore de donner 
fgré du doctorat, sur les thè>es , 
u de Laurea. Deux .uitns dis- 
t,rnnsur la naissance du Clirijtt, 
r à la louiinge des bel es cttres 
Uuerarum laudibiis) , furentpi-o- 
w par elle, à Venise, en pic- 
' du doge, du sénat, et d*utic 
on noinbreuse de savauts ras- 
»!é8 exprès pour l'entendre. Re- 
héic par plusieurs p^r^onnes, 
>cre Paccorda en mari.isr i\ Je.in- 
e Mapelli , médecin de Vier nce , 
Il dé:»ignépar la république pour 
exercer son art à lU'titno, d.tns 
le Candie. Gassandra l'y suivit. 
T retour . quelques années après, 
iRDt assaillis par une horrible 
été; ils perdirent presque tout ce 
( pofséaaient, et furent pendant 
[nés heures en dnn^^er de la vie. 
uidra perdit son mari en \:yi\ : 
y cl sans enCants , elle chcriha sa 
)laUon dans l'étude et dans Us 
rioes de piété. Tomasini et Nice- 
lisenl qu'elle était parvenue à l'il'^c 
Btrevingt-dix ans lorsqu'elle tut 
■ée su|)crieure des hospitalières 
iiit-Dominique , â Venise; qu'elle 
ena cette maison pendant douze 
cl quVIle mourut â|;éc de cent 
ans , Ters 1 50^. Mjis une note, 
dn iiécrologc nieiue du couvent 
■al-Dominique , porte qu'elle y 
iferrée le uG mors 1 558 ; clic ne 



FED i4î> 

vécut donc que quatre-vingt-treize ans 
si elle était née en 1 4^5 ; ou , si elle 
alla véritablement jusqu*à cent deux 
ans, elle était nce vers \!^T^{\, Phi- 
lippe Tonia.Nini a recueilli et publié 
les lettres et les discours de Gassan- 
dra, et a mis en tête une \ iede cette 
femme célèbre, Padoue, i6jO, iu-S". 
Ge voluiue contient tout ce qui nous 
reste de ses ouviages. Personne n*a 
écrit qu'elle eut cultivé la poéMe ita- 
lienne -y mais Tirabosclii ne trouve 
pas vraiMmbl'iLle que s'étant applî* 
quée à tous !es genres d'études , ce 
fut le seul qu'plle lûl nép'igé. G — É. 
FKDELISSIMI (Jean-Baptiste), 
médeci.i de Pistoie , vivant à la fia 
d I I G . ( t au comuiencement du i "j'. 
siècle, Ciiltiva les muses sans né^ti^^er 
l( dieu d*Epidauie. On a de lui : 
1. // ^iardino morale ^ en vers lyri- 
ques toscan^, Florence, iSq^; IÏ- 
Pa^ioralt carmen , Florence, 1 399 : 
c'est une eou'^ratulatiun de ]a ville de 
Pistoie envers son nouveau pasteur ; 
III. Carmina de laudibus cardinalis 
Nie. Forti^tierrœ y i.^qH; IV. Pa- 
neîn ricum in Ilenrici iV ti MaricB 
Medices nuptias^ i()oo; V. Délia 
vit a è morte di S. Catarina, petit 
pcine épique en vers scioUi, 161 4 : 
N I. Centurie d*osser\*azioni thaU' 
majisiche , Bologne , 1 <> 1 9 ; Vil. Lc" 
xicon herbarum^ Pistoie, 1 656; V 1 II. 
Prepurazione dafarsi al tempo deU 
la primavera per sclùfare le febre 
pesùlenziale malipie^ Pistoie, i656; 
IX. Opuscula defebri: ils se trou- 
vent dans les Opusc, celeberr, me- 
die, , Pistoie , 1 6^7. Fedelissiroi a lais- 
sé en manuscrit plusieurs autres com- 
positions poétiques. Il avait entrepris 
aussi riÛMtoire de sa patrie ; mais la 
mort l'empéi'hade la terminer.-— Fe- 
DEMSsiui (Kainero), son frère, ni^si 
médecin , a publié : Enchiridion 
phannaccuticum medisamentorunk 





^^^^^^^^^^^^^^H 


I^^^BI^^^^^I 


îm FED 


FKD 


omnium rjii/v in antidolario FUfrert- 


ipii lui donoèreni des droits J> b rr- 


lino cnittiiienlur , Bologuc , 1617, 


eonnais»»c.p..Wi,ae:lepluidifii« 
d'atteniion est ''.dioliiion d'ia om^ 


.M-l*. Z. 


FÉDOIUWANOWlTCH,dfni«r 


qui renwntjiit & iiiir haute aubnûK, 
La tiaits^ncr donnait unesup^miM 


5,omcr.ii.a<-H.s.sira. r.m-ieonc.lv- 


iMsUi- .!,■ Riiriik; il claii tils a'ivau 


iiiGonlealablc pour lonlm les cturgoj 


W 1 M -■ ;.!Mi.l'\M..s[,„i,.Zatl.arin. 


l'eplitcdc noblcwe d« tuffisaituibM 


Il 1 ■■-.'. 1 . ■! .1 -iii-ie troneeo 


pu pour qiu dt^ux bomam k craS' 


1 . ■, , ■ . ...■,i ,. Ir.'jiclille ac 
!■ 1 1 (■■■! 1 1... ^^',à.■ual Son 


SFnlèg^ux.elrrlmdoatlcnifvOU 
l'aïeul avnil eu qiielqiw tm^t pliU 


li.ii-ii.r JlniiilliPiiLnicjof. s'empara 


cininenl , ne ngMiLiit ramim vsft 


li'i ivii 1' if|;ii.iMnissotinom. Eu 


rieui' n celui qui nr po«nf..n alUguH 




le uiènc .ivanl.ii-e. Us dij<(iain ijd 


Ji'iiiii.,niii,iMinroii[iouriraplorev 


en rûidiaiini étaient ju-iffr* par h 


!i . l'iiifi i (lu CM!-, cieriilM le rcu- 


sf'nat. sur des rrRÎ^lr'» f\»oi\ nom- 


<ii',' li.ui.ililo i-ii ^rcorcLiDl n i'i^lise 




1 II •■1' i|iL(](|iii> nDuiTlIi' preroE'live. 11 


nie' Aiigr<0-En i(Mi , Krîor (i'M- 


;■: !■■■.. 1 .,■ Ml II .u'-iTiiriropolitain 




... 1 1 .; ...II. il.. iMlmrche; le 
.... ■ ..! . .■! li' l'iit ilepiiiï eo 


paliiirclH- prononça un otMMm^M 


■, ...^u.!,! .|M.' 1, lliiwf cul SOU pa- 


applaudir à b lén'lii'ioii du *«« 


lil^nLc p,,iliciilia-, cl devint iudc- 


raiti. Cc|)endarii Fédor , po>u- ne pi 


IK'tiilaiitc du p.'itiMrrlic de CoDsIan- 


enlever aux nulil<'6 (ont leurf an» 


i!'i(i|ilc. PifiTC \'. d.ins la suite, en 


liges , les fit inscti» ftcluii Inv tM 
dans drs cegiitreit [larliculirf^ , « 


.";" ;nin II.' '1 ili.^iiilii de iwtri.irrhe. 


■ 1 ! '■ ■ iii-'ic 1.1 inênie in- 


l'ou inséra en mîme Icmiu Ici omi 


■ 1, ikrl,ir,i !ecl„.f. 


de cciii qui n'«ai<nt (»» atmwr» 
dans les anciens livres. Oc a atUiU 


■ 1 . . ; .' iiir> s.iiilé 1res fai- 


■■ 1 .■■ 1 .-iS. el Boris Go- 


à Fcdor le projet d'une inMiiiH.oD q»« 


. ;. ■ 1 . .II.- Ai: l'avoir cin- 


devait semr à l'iusiruciioii iiuMi-}"*! 


■. Il : -..., Mtrrpssnir. fxl 


mais qui eût été ea tntWr ttiiipt ni 


l-EiM. ,nliil,.ii^.,i,a!f;.ilperir,[|ilrl. 


iriliuual d'iM[iii»ii)uu. TIuMrun liût» 


TiMemps..,p,M,,v.-„.t,Dmi.,iouDè- 


riens supposent que te |iwi«jljl 


iaruiiis, Irére de Fcdor. et dernier 


sorti lie ia léle d'tiii mniai &àî|M 


r; jrloii de la rjce de Rurik ( F. Gu- 


ce qui est certain , dcA qu'AjlB 


u.noi^). G— tu. 


point ettfriild, Fcdor auwrutn^H 
âge de vioBt-Einq UH. Il **^H 


rÉnOR II AI.EXIEWITCH , 


r,,,r de Russie, iiHil-Jils de Michel 


marié deux fuis . nuis n« ImmiI^I 


Kun...iow, (joi commença uue nou- 


d'ciiranls. il fut remplace pSTMcH 


velle dynsitir, lils d'Ali-iis Miclidc- 


frères Iwui et Pi<-ri«. ^^"^i^l 


lowilclj , et f.ére de Pierre-Ie-Grand. 


FKDBICl(a-A»).«m»»«B 


A la mon de son père , en 1670, 
Alc\ii ii'.ivait ijnc diï-neuf ans; sa 


nilien quitta sa iiatrircn iSSS^| 


aller aui Ind.'s. Il aborda a WÊ 


' m. r[,it r^jble et l'cmpécliait de 


de Syrie, se îaigiiit à Ah-fi â ■■■vH 


'i' 1<.:<>|>)M.|' les ij^ialile's qu'il avait re- 




' 1 - <l" b juhire. H signnU cepen- 


Bir jusqu'à Bagdad qu'J apndlt M 
byloae, et après avoir lou>iWiQ| 


■inA iuu ilgiio (isr plusieurs traiu 



FED 

rcourul pendant divliuit 
rs de rinde jusqu'à Ma- 
poiissa pas ses courses au- 
e ville. 11 iil un lonç; séjour 
et y reluuiiia même plu- 
Oii voir par la reLtioa de 
il était cummci çaiit. Après 
ivé tour à tuur la i)onue 
'aise fortune, il songea à 
atric pour y jouir du fruit 
aux. 11 retourna par mer 
Bassora , et de Ba^diid à 
e désert. H s'embarqua à 
jr la Terre-Sainte , passa 
mrs à Jérusalem , alla à 
ite à Tripoli, et debirqua 
( 5 novembre ]58i. Ayant 
, dit-il , la satisfaction d*ètre 
ent de rotuur dans s.i ])a- 
soluc de dcciire, le plus 
t qu*il lui serait possible , 
il avait observe de curieux 
9yages , de donner des dé- 
clifs sur tous les objets de 
qui se trouvent aux Indes, 
Ire des avis pour ceux qui 
; faire le même voyage. 11 
coDscquencc , en italien , 
utvant : Foyage à l'Inde 
et au-delà , dans lequel 
mues des remarques sur 
et les mœurs de ces pays^ 
'prîtes les épices , les dra- 
peries et pierreries qui en 
etc. , Venise , un vol. in- 1 u, 
Ue relation se trouve auvsi 
Wk 111 du Recueil de Ba- 
lle est traduite en anglais 
m. Il de liackluyt , et dans 
:k Miseellanies, iowA.Yc' 
onue un itiocrairc suivi de 
e, que juAqu'à son arrivée à 
Malabar et vers la fin de ses 
I pile eu géucral des pays 
is , et dit accidrnti llement 
lié à tel ou tel lieu, en rap- 
uel^uelbU la date de sua 



aî)C 



FEH 

se'Jour. On ne peut qu'approuver ce! le 
manière de narrer; car les .-iflaires de 
son nogoro l'ayant conduit ))lusiours 
fois dans les mêmes lieux , il fût , vn 
suivant une marche opposée à celle ' 
qu'il a tenue, tombé dans des ré{)é« 
litions fastidieuses. Ce n*est pas au 
reste la seule preuve de bon sens que 
l'on trouve dans >on livre. Tout en 
entretenant le lecteur de ses aven- 
tures personnelles , il n'en dit néan- 
moins que ce qui est nécessaire pour 
soutenir l'iiitérêt de la narration. Il 
ne raconte pas de fables , écrit avco 
beaucoup de candeur , et présente des 
renseignements très curieux sur tous 
les sujets qu'il annonce dans le titre 
de sou ouvrage. 11 eût mérité , dans 
le temps où il parut, les honneurs de 
la traduction eu notre langue; aujour* 
d'hui encore sa lecture fournira des 
documents prcHrieux aux personnes 
qui s'occupent de recherches relatives 
au commerce et à la géographie de 
rindc. E— s. 

FEH LIN G ( HERfa-CBMSTOPHE ), 
peintre , naquit en i655 à Sangerhan- 
sen , et eut |>our maître Samuel i5ul« 
scliild , son parent , qu'il accompagna 
en Italie. Fehiing , de retour h Dresde, 
fut nommé successivement peintre de 
l.i cour, dircctcar de l'académie, et 
inspecteur de la galerie de tableaux. 
Il peignit plusieurs plafonds au palais 
du grand jardin de Dresde, ainsi qu'à 
ceu\ du Zwingcr et du prince Lubo* 
mirsky, et mourut à Dresde eni^^iS, 
À l'fi^e de soixante-douze ans. D— t« 
FEHR ( Jean Michel ) , né le 
mai i6io, à Kitzingen en Franconie, 
commença ses études à Scbweinfurt y 
puis se rendit à Leipzig pour y ap- 
prendre la médecine. Kn iG34 ^ il 
voulut suivre les leçons de Sennert , 
qui demeurait à Wittemberg; mats les 
malheurs de la guerre ne lui permi« 
lent pas de jouir kmg-temps de cet 



3J1 F EH 

«vantipe. 11 fui roème oWi^éit se faire 
j>reci|iti iir de Irois seignfurâ saioui. 
Au bdul (le douuD» , ilobiinl la place 
<lf directeur du laboratoire de cliimie 
de Di'csde , f t fui char[;è par le pre- 
mier niédf cin delà cour de viailer ceux 
do se» iii.i!.idcs auxquels il ne pouvait 
dniDici- -.es soins. Ces fonctions le ren- 
(lirtiiL plus haliUe encore dans la pra- 
liqiie, et lui pracurtrert quelque ai- 
sauce. En itiSg, il suivit les leçons 
de G^spai' HulTmann à AltoilT, pois 
v.)yagcd en lla'ie, visita Venise, Pa- 
iloiiE, cl fui riçu doctcnr dans celle 
dcroicrc ville par le ccièlirf Veslinge, 
in ili^i. De retour en Allemagne, il 
^c fixa à Scliweinfiirl , fut reçu, sous 
le nom d'^rgomuilA , membre de l'a- 
rademie des curiens de ta nature , 
durit il devint pretidcui en i(j65. 
Viiij;! ans après, I^pold 1". Icuom- 
iii.i suii medcrJu impérial, et lui fit 
]>ii M'UI d'une ciuînc d'or; mais il ne 
jiuiii jiiis louR-ttinps de cette dignité' 
iii'ii\i>ll.', el niournl le i5 novembre 
1 ' iHH, des j-iiiii'i d'une apoplexie. Felir 

■ iiriiliii Ifï Mémoires des Curieux 
th' /(i.Tii((ircd'ungr.iud nombre d'ob- 
M'iA iliun!. intéressantes; mais il n'a 
piiblie M'pjrcraeul que deux petits ou- 
\L,io;e.i. Ce sûr.l ; I, Anchora sacra, 
!'. ( scorsonera elaborata , BrcsI.-iii , 
j fit; i ; leua , ^mS, iii-8\; 11. Siéra 
i'icra, vel de absynthio anaUcta, 
J.iia, lUlj;; Leipzig, 1068, in-B"., 
li^. — l'~i.KH(Ji'iiti-Lauienl),Glsdu pré- 
ludent, né à Schweiufurl , cultiva, 
r-.uiine Sun père, la méileciue el la 
plivM'jue, et inséra sfb observations 

■ \w^ les Mémoirei de l'Académie 
':<;• Ctiticur de la Nature , dont il 
itiil laembrc. Il mourut le *j'i sep- 
tiNvt.ie 170». D.L. 

FiaiBMAN(njniEL). graveur de 
iilcdni'les, ne j Stockholm en 1710, 
tiil i.oiir iri;iitie le raraciix flfdliu- 
i, .", fjjî était alors graveur du roi 



iceoMi 



FEI 

de Suède. Febrnuui âcetM 
liogcr dans un vojiage c 
et en Russie , el , die reWar 1 
il fit employé par le goir 
suédois à la moiuaîc oc S 
Lorsqn'Hcdlinger se retira 
du roi la permissioit àt r 
place à son élève, qui b n 
autant de di>tinGtion que 1 
grnnd nombre tl» 



e jetons, de Meanx el^ 
ni sont la plupart fWH 
onn.ii$sFurs. Pkin de nm 
il fît use 
arlii», ( 
mcduKili 



four Hedtiiigrf, il fit u 
liouneur de cet ariioe, ( 
senla sous l'emblëmcdu k>Ii 
sa lumière s la lune; la 
pour inscription : It 
tmùcum. En i^Gj, : 

par nue attaque d'^p" ^ 

tat d<^ travailler; il eut «^ 
satisfaction de se vuir ret 
son fds, dont il avait été 
Outre cet élève , il en »■ 
plusieurs ■lu^^'es , rnire I 
sont distin);ue's surtout C 
man et G. T.junlierjjer. D. 
man mourut en 1 7U0. L 
de Ions ces artistes ODt 1 
Suède unei suite de méi 
considérable, conserranl 
des p ri net palet révolulïoul 
les plus reraarquAbles de 
gnr, dr^ nciions édalNntci 
trcpriies patriotiques. Joe 
berg , liistoriographc de S 
icurde plusieurs uuvra|;r« I 
a publié récemraeQl le ci 
toutes ces médailles, el d< 
outéléachetéesen pluïîeur 
èire placées dans le calii 
avec les médailles nalional 
FF.UOO /'ty.FETiw. 
FEIMÎS. rot.FFTi.ms 
FEITAMA ( StMAKi) 
Amsterdam en i(>y^. Ami 
diltou si digue il'eurie ^A 



"êren medioeritas , et qui , avec 
ire et des mœurs , procure la 
»norable iudëpeiidance. Ses pa- 
le destinèrent d'abord au nii- 
sacrd, et dirigèrent en ce sens 
lucation ; mais sa complexion 
; fit abandonner ce projet. II 
istioa de lui ouvrir la carrière 
inerce; cependant , au bout de 
rs années d'apprentissage, le 
feharaa reconnut encore que ce 
le vie convenait peu k sa pas- 
«ri'étttde, au besoin qu'il cprou- 
un loisir lettre. 11 adopta en 
[■ence cette nouvelle manière 
, et nVn suivit désormais point 
'• Il eut le bonbeiir de rencon- 
iBS Laurent Ten Kiate, le mcil- 
les grammairiens hollandais , 
licobs Bruin , bon poète mora- 
sldans Charles Sebillc , critique 
uXf d'excellents guides. Le théâ- 
illMidaîs recueillit les premiers 
de ses travaux. Ses productions 
ile% enoegenre, sont une tragé- 
Fabridus et un drame allégo- 
ÎDtitulé : le Triomphe de la 
£ide la peinture. Son Fabri- 
biee que se ressentant un peu 
jenoessede l'auteur, n'en don- 
as moins des espérances ; il l'a 
hé dans une édition subsequen* 
Ton regrette quelquefois le pro- 
jet. Sa traduction du Romulus 
Midart de Laraott<! parut à la 
époque, et ces premiers essais 
aocucillis avec distinction sur 
le hollandaise, eu 17'iort 17^4* 
aa s'est peut-être tn)p défie iU- 
It SCO génie inveutif , et il s'est 
vivement réduit au rôle de Ira- 
ir. Aiusi, outre le Romulus, il 
ore traduit de Lamotte les Ma- 
?ef ; des Gurneille , Darius , Par- 
\e, SîiUcan et Fespasien; de 
ire, BruUu; de Crébillon , Pjrr- 
' de BruejS| Gabinie; de Du- 



YTA 






che', Jonathan; dcdcGaux, Mar'ms. 
Toutes ces pièces ont été successive- 
ment applaudies sur le théâtre d'Ams- 
terdam, cLcepié Jonatlian et les Ma* 
chahe'es , que son respect pour la 
Bible empêcha le traducteur d'y pré- 
senter. Fcitama forma deux entreprises 
de traduction bien autrement considé- 
rables , et il y fut couronné d'un plein 
succès. Il a traduit en vers hollandais 
le Tëlémaque de Fcnélon et la Heii" 
riaàe de Voltaire. Ijl première édi- 
tion du Tëlémaque est t\c 1753. Il 
mit trente ans^à retoucher son ou- 
vrage, et cette retouche n'a paru que 
posthume. I^ succès du Tëlémaque 
l'engagea à essayer la Henriade; mais 
la crainte de n'y pas réussir également, 
et q uelques autres circonstances , firent 
lentement marcher et même momcn- 
tntiéinent abandonner cette entreprise* 
Charles Sebille soutenait a sou ami 
que la Henriade était intraduisible ; 

3u*il ne parviendrait jamais à rendre 
ans la langue hollandaise la force et 
la concision du style de Voltaire. Fci* 
tima opposait h ces assertions d'heu- 
reuses tentatives sur des morceaux 
épars. Sebille cessa de le dissuader. 
Feitauia se remit à l'œuvre. En 1 758, 
il était parvenu à la moitié de sa tâ- 
che. Elle se trouva finie en 1 743 ; 
mais le poète mit encore dix ans à 
la polir, à la perfectionner; elle ne 
parut qu'en 1753 , et ne valut pas à 
son auteur une moindre approbalioh 
ni de moindres doges qii'il n'en avait 
recueillis de 5on Télemaque, Il ne 
nous p3i ait guère possible en effet de 
mieux faire. Feiiaïua a incontestable- 
ment remporte la palme sur Govert 
Klinkhamrr, dont la traduction de la 
Henriade en vers hollandais avait pa- 
ru eu 1 n4tt. Ou peut se douter quel- 
quefois aaus le Tëlémaque de Fcitama 
qu'il rend en vers de la prose : la Hen- 
riade sent le poète d'un bout à fautre. 



aH FEI 

Tuiil ce qu'a publié Feitaoïa, il l'a 
public sous la devise : Studio fovetur 
ingemiun , e[ non p.is soas son nom, 
^iii u'ci^iiccpendjDlun mysièrcpour 
pcrsonoc. Oitc devise était une sorte 
deju^lice qu'il se rendait^ luî-nijine; 
ell< caidcicrisail le genre de son talent 
puctiqiic, fruit du travail pluiôl que 
de l'inspiration. Les initiales de rcs 
trois mutsIaliniAiitnt d'ailleurs rellrs 
de son jiom , Sihrand Ftitantajûtu- 
zoon, ou Gis de Jean. FeitaoïB vivait 
liés relire', mais' il embellissait sa re- 
traite jiii' la société de quelques amis 
choisis et par la uullui'e des beaux- 
arts. Il avait forme une Iris belle col- 
lection de <lesslns, et il dessinait fort 
bien liii-tnêuie. Il était singtilîérement 
accessible pour de feaoes pofetes , qui 
se pl.iisaieiit à le consulter. On a prôné 
sou talent pour U lecture. Il lisait les 
\ers avec une singulière c ai phase , 
que les aeleurs île ses piëccs, en le 
prcnaiil pour modèle, transportaient 
lur la scène dans leur déclaroalioD. 
Mé dans b comuiiiuion des anabaptis- 
tes , Feitama en avait les mœurs sim- 
ples CI pures ; il était fort attaché k 
la religion, mab il la voulait sijinalée 
par la tolcrance et la charité. Doué 
d'un tempérament peu robuste, la t.i- 
me eut promplemcnt chex lui u^é le 
fourreau. Trois ou quatre années de 
dégiadaiiun progressive de ses bciiliés 
physiques et inleileeluellcs !e condni- 
tireritdoucementau tombeau en f]^^, 
i l'âge de soi ta nie- trois ans ci demi. 
Il bissa par son testament des ^afft 
de SOI! souvenie afièclionné à un a-.sex 
gr^tid nombre de ses amis. L'un 
d'eux , le poète François vau iSieen- 
wyL, publia, en 1763, la ?'. édilion 
do soit 7>7emafue, ainsi que sesceii- 
vres poslhiinies, |>arnii lei-quelles on 
diaiiiipue unp trad'iclion de tÂhcire. 
Du vivant de Feitama 
tLéàlie avait paru en 



,,35,.™ 

™tm-4-., 



format affeeté alon m 
poMes holUndftis. — J 
neveu de Sibrand , w 
lande parmi les pofctl 
iraihcieurs, cotoiBe f» 
de lui les tragédies de 3 
Thémistocîe, fj^i;h 

FtITH (EvEii*Bi>; 
le 16''. siixie à Elboiir 
de la Gueldrc hollatidji 
slnslruire le Gi sortir 
et , quand ïl r retourn 
publics ne lui perrntre 
filer. Il vint en' Pranci 
des leçons de grec , et 
de Casaiibon , de Dup 
dent de Thon. Son in 
nieiise, et l'on ne pei 
n'eUi rendu aux ktirf 
plus grands services s 
été plus longue; mai* i 

naire.ËianlJi la Rorli 
menait suivi d'un vaiei 
l'invite k entrer dans 
y eutM , et depuis oi 
plus. Toutes les perqui 
gisirats restèrent sans 
laissa plusieurs ouvra) 
1res , UntiifuiUttes Ai 
huit livres, et Anlit/u 
ricœ, en quatre livH 
traité a été publié put 
fois à Lcyde en 16- 
man, recteur du gymit 
et petit neveu de Feith, 
réimprimé dsns le (i 
trésor des Antiquités { 
en a une autre édition 
(i7ifiî,etuncdeStra! 
due aus soins de Sio 
joint ses remarques M 
pd :c'eslla meilleure d( 
de Lonfucrue, qui n'a' 
gioation fort poétique , 
£re Feilb qu'Hointiffiq 



FEI 

fro% sur Homcre que 
rux qn'H^nuTL' même, 
csl Anliquiiatcs Ho- 
Feitliius, iiiiprimeVs à 

I extrait tout ce qui a 
usagrs et coutumes. Le 
Homeri Gnomolnpa 
im, imprime a Cam- 
: ces diux livres on a 
il y a il*utile daus Ho- 

avair à essuyer ses 
iimir del»out. » \U)\c 
que les Antiquités ai- 

II fiaient eu manusciit 
ithèqiie de Cu|)er, et 
irilé se trouve confir- 
ioi;;iiage de CiU|xt lui- 
ns la 5 . (le ses lettres 
ion s'exprime eu ees 
outre ccta divers m>i- 
\ savants, et entre au- 
lUs, qui utms a donnd 
itales Uomehcœ qui 
lees; car ses Amiqui' 
œ, s«^ PiiraVpumena 

Respubiica Athénien- 

entre mes mains. » 

s à qui ces manuscrits 

aujourd'hui. Prob.ibic- 

ront jamais publies. Des 

I ia mauiëre de Meur- 

maintcAaut d'i>n Lieu 

H — s. 

àU-EFF£NDl,Muph. 

Vâù, sur les eon- 

8^; il descendait d'une 

Sous le ^uitau Maho- 

lait undfrris de Suli- 

suite ro(;^if df*s (^Jieza- 

ptiur dvs fils du prince. 

kon éiëvi*, le porta à 

miiphti. 11 ne pssait 

homme instruit, mais 

il délie . astucieux et in- 

isceiidant sur son mai- 

buia constanunent , les 

I Tua et l'autre; ce 



FEI 255 

roupbti, avare, injuste et perfide, ne 
se .servait de Sd puissance que pour 
tromper , per.^ccuter et s'enrichir. 
ChtiLie.N- Meljémet , gouverneur d* 
Jérusalem, faillit ]ie'rir victime in- 
nocente lie la hniuc du cruel Feizal- 
lah. Cbeikies-Mehcmel, un des plus 
braves , des plus religieux et des . 
plus estimes pachas de !'< mpire otho- 
inan, se trouvait en opposition â Jé- 
rusalem avec un fils ilu mupbti , qui 
y était mollah. Ce fils, digne en tout 
de son père , était le tyran le plus 
biz-trre et le ))lus redouté. Il avait 
ordonné à tous les habitants , même 
musulmans, de tuer tous les chiriit 
et toutes les mouches , parce qu'il 
prétendait que ces animaux et ces in* 
sectes l'incommodaient dans Texer- 
eicc de ses fonctions. Tous les habi* 
tiuts effrayés de la nuissancc du mol- 
lah, fils de Frizallah , n'étaient occu- 
pés qu'à tuer les mouehes et les 
chiens, que la loi de Mahomet pro- 
tège. Le scandale devint si universel 
que le vertueux Gheikies-Méhémet 
lit parvenir les pKûntes du peuple 
aux pieds du troue. Le muphti ni- 
iicux,qtii avait pour ses enfants U 
faiblesse du gr.md - prêtre Héli de 
l'Histoire - Sainte, noircit tellement 
Chcrkics dans Tesprit du sultan que 
Mustapha 11 en^oya un capidji lut 
demander sa tête. Ce dernier avertit 
heureusemeot le grand vézyr, qui 
parvint à sauver l'innocent et ver- 
tueux pacha. La dernière victime de 
Fi wiliah fut Daltaban , dont la mort 
fil éclater la révolte de 1702. Mus- 
tapha, craignant pour lui-même, se 
vit obligé de livrer ^ la fureur de 
la multitude son perfiJe conseiller , 
Todieux Feizill.«h. U fut déclaré infi- 
dèle, parce que le eoran et les lois 
de Pempire défendent de mettre à 
mort un muphti. liépoudié de son 
caractère sacré » Feixaikii devint le 



1Î6 FEK 

\imet (le to'ilrs loi torriirM; In re- 
bclk's purti^ieot l>i fm^^ir jusga'd bi 
eiiPoiicci' di'S dont d.iDS le» genoui 
[iciiir lui f.iire déclarer où élaÎPRt les 
imniFnsi's Iresors. t)o peut r^rctler 
dp liouverle coMfgc (Jms une aine 
corrunipue;inai> il iiVn est pu moins 
vi-.ii qiiK tel ivdii'ui lOMphli Miiffiit 
tons les luiirmculs avic une coas- 
tjiice éioiiiirini''; son rurps fut enfia 
jclc dans le fleuve lUdrilu , le Ta- 
ntcux Htbte qui passe à Andriao- 
ple, le theàire de celle scéoe d'bor- 
reurs. S— T. 

FKKHR-EDDn. Foj: Farm- 

FKLDMANN (Behkabo), ne à 
Coin , sur Id Sprëe , le 1 1 novembre 
1704 , eliidia. ia inédecinc à Berlin , 
sous les savauts professeurs NeumaDU, 
Poli, Eller, Ludoir. En 17^6, il se 
lecidil à l'unirersite' de Halle , ei après 
nu court «ejour , il revint à Berlin. En 
1^51, il parlil pour la IlultaDde , lia 
une connaiisance pailiculière, » Ams- 
tcrdam , avrc l'Iialilc cliirurgien Vil- 
haara , cl le c^lèlire naturaliste Seba , 
suivit les iulcrcssantcs leçons de l'il- 
lustre Boerba3VC,['t de soi) difiie col- 
li-};uc Gaul) , à l'uuivcrsiié de L^^yde, 
OÙ il recul le doctorat en 1 ^Sti. 63 dis- 
nerlatiun inaugurale , De compara- 
tiune planlaram el ajtimalium , aii- 
nonçail une sorti' de predileclioii pour 
riijituirc n.-ilurelle , qui fut tau|oiirs 
F., ,fV,.t l'fi^rri|>i(ir„i cliérie dv FelJ- 

M ■■. M.' — l'rii=se, ilfulclu 

II] ' ■ 'I -iii.iieurde Ru- 

I ■ I : . l'lkTO[Lfiance,il 

.,..,;Vmploidemc- 
i! .1 Lii.lïralcGraud- 

I j.l.ii. il. i--".,l,isi>riélcdesscru- 
1.,1,-nr. dH,, i,;.l,ue, d.IJerlin.rdd- 
niit d.iris sou sein , avec le litre de 
membre honorairi', et le perdit au 
luuis de janvier 1 777. Fclimana n'a 



F EL 

publie <iiw des Meituirei imérd 
dans divei» r«cuetls. On dittoipieifa 
obicrvatioii« sut les lombrio liMn^ 
dam les reins; sur lesrA*t*âf l«4| 
glutitioD du verre; sur r<itiltH! i%M 
Ion dans les crapliaus varioleiMaii 
pwriques; nir l'tBJaâté du ""ph» 
â fraudes dosea. (L 

FELEKl, poto penu, dnth 
vrais noms koni -ibiut-îVizmm-Mt 
h*mmed, naquît à Cliaauki, itU 

6'- siècle lie l'b^. On dit ^né ■ 
pour matirc le po^e Aboiitob KtaC 
JFvi. Votd U circousLiiK« ifuï k 
fit donnée le siuuom sotu leqnrl il ta 
geiiéralemeat connu. Un «t 
ou plutôt un astrologue de C 
avait uue ûlle tTime rare bcaiM 
U\i , épris pour elle i'aiM 1 
arien le, se livra àl'asteoWçpr, jj 
s'introduire auprès d'eik mus II 
lexie d'étudier cette scâciiee; 
fit de tels progrès dans U cvana 
des astres et acquit une telle b 
dans l'an de tirer de leur poiilii 
pedivc de> au|;urcs pour kl > 
liunuines, qu'un lui doKM i* 
nom de Féléki ( eéicttt ], Hb 
mot Fclek { le ciel }. in ma 
prait d'apris set poàM g| 
amante rr)eta liKif;-teaip* «MU 
souvent il se pl.iint de MkJa 
de tes refus. G-ite rq;uenr Ir (1 
dans une profonde méIaiiciilK,4J 
sulol d'awndutuirr ic moodfjji 
eutatsesdeMgrssc poaraeBHM 
ptir ce serment , et nortil tmM 
i;elraite. Il renonça iu£u>e*r«>U 
et aux mtt)idn]4liques.|NMir«l 
tou' enlii'r h U |ioi^, HêOf 
graude réputation tUus e>tl« <■ 
digne de ses rar» laleolt. Oak 
cerna les titres de C^e«u-e^CI 
( sul'il dei poètes :, et MêtA-d 
dhelà ( roi des excellent» V U'' 
posé ea diflGreais ouvngci p ' 



î mille vers. Le prince Mirzn • 
i-Bej faisait graud cas de Fe- 
e pbçait après Anvéri , disant 
r avait point de poésie qui eût 
force que la sienne. Plusieurs 
s le préfèrent â Khacanj, son 
son contemporain. Fcléki vé- 
loineur k la cour de Manou- 
-Chab, et jouit des bonnes 
le ce prince. Il mourut en 577 
. ( i ifti de J.-C. ) , et fut en- 
L^hamaki. J — kt. 

GENHAUER ( Paul), vision- 
lenund, naquit vers la fin du 
de, k PuUchwitz en Bohême, 
père était ministre protestant. 
la la théologie à Witlenbcrg , 

les fonctions de diacre à Te- 
t cbAteau de cette ville , mais 
onlut pas , à cause des ddsor- 
I temps y suivant ses propres 
ions, accepter l'euiploi de pre'- 
r auquel on Tappclait. De'jà sa 
il remplie de rêveries thcolo- 
œ qui neot-étre le fit renvoyer 
iversite, ou bien voyant qu'il 
mit pas obtenir de Tavance- 
I refusa ce qu'on lui proposait. 
ima donc eu lk>liême , et il pu- 
i premiers ouvr.igos en 1 0*2 o , 
en. Ce sont réellement les 
lions d'un cerveau malade. Il 
t k démontrer , d-ins celui qui 
■lé: Chronolof^ie ou Influence 
wées du monde ^ que le monde 
l55 ans plus vieux qu'on ne le 
MNBmiinément , qu'en consé- 
y Jésus-Christ est ne l'an ^'i'M> 
réation , et il trouve de grands 
PS dans ce nombre , parce que 
ble irplrnaire y est contenu ; 
■onde ne pouvant pas subNi^ter 
16,000 ans, il n'avait plus, en 

à compter que sur une durée 
) ms , et le nombre de ces jours 
^ Itre diminué k cause des élus, 
■ent dernier était très proche. 



FEL 257 

Dieu lui en avait icveîo Tcpoquc , dont 
il se léscrvait exclusivement ha con- 
naissance. Fcigenhaucr injurie toute 
l'église luthérienne , déclame contre 
les connaissances humaines , et se 
vante de ce que l'esprit de Dieu l'a mis 
à même de connaître le passé, le pré- 
sent et l'avenir. Il croit à un esprit as- 
tral, soumis aux régénérés, qui a 
donné aux prophètes et aux apôtres 
le pouvoir d'opérer des prodiges, et 
de chasser le diable. Les protestants 
étaient |)ersécutcs en Bohême lorsque 
Felgenhauer publia ces rêveries , il fut 
obligé de quitter sa patrie. Il étudia 
ensuite la médecine , ce qui doit pa- 
raître singulier, puisqu'il avait pro- 
noncé anathême contre toutes les scien- 
ces , comme étant des inventions dia- 
boliques. Il était à Amsterdam eu 
16:25, et y fit imprimer un grand 
nombre d'écrits, tous remplis des 
idées les plus extravagantes en reli- 
gion. Ils ne lai:>sèrent pas que de pro- 
duire de fâcheux effets en Allemagne, 
où la guerre de trente ans , et les mal- 
heurs qu'elle entraînait h sa suite , 
bouleversaient les idées de plusieurs 
habitants ; jamais on n'avait autant vu 
d'enthousiastes et do visionnaires. Des 
théologiens raisouiiablos prirent I.4 
plume pour réfuter les erreurs de Fel- 
genhauer , il leur répondit par de^ 
écrits dans lesquels il ne gard.i aucune 
des mesures ordonnées par la bien- 
séance. Plusieurs de c«s érrits , aussi 
remarquables par les inepties que par 
les absurdités qu'ils contenaient , 
étaient imprimés par le libr tire Jans- 
son , qui les faisait col()ortrr en Alle- 
magne. Les mini^^lres de Lubeck et de 
quelques aulies villes, scandalisés des 
choses monstrueuses qu'ils ofTraiçnt 
aux lecteurs , et des troub-es auxquels 
ils donnaient lieu , eherrhèrent à ar- 
rêter le mal. Ils s'etfucèrent d'empê- 
cher l'introduction de ces livres , et 

'7 



a3S 



FEL 

-ni leurs confrères d'Ani'lFriUm 
hiT 'IVn arrêter la publicalion. 
Vn cci-lrai;i!.Mquc fil [Mrailre uu écrit 
par liqiirl il nu-ltait le pcu|>le rn 
^,il'(1l' ru[ilrr les nouveaux prophè- 
tes qui se douiiaicol les nomi d'il- 
luiiiiiii-s , dediK'teuni, de tliéosopbes; 
Fel^tnliaiirr lui fil uue réponse vigtiu- 
reusc qui fut remise par Iruis de (es 
scclatcurs, iloul uu était docteur, vl 
Ifs dcij^ atilres liecirciés en médecine: 
elle lie fut pas itnprimëe. Il quitta 
Aoisrindiiin , mais enflamme d'un lèle 
nrJi'iil pdiir la prupagatioD deiddoc- 
nirii'. il cuiitiuua à écrire; cependant 
h ci.iiiiTc d't-lrc poursuivi le fit eQ' 
&uik' [l'iiiriranquillede i655 à i64g, 
à Bederke^a , près de Brème, où il 
s'était relire. Malgré le silence qu'il 
{!ar(liiit, il itiiaii des assemblées se- 
crt;trs, prAli<|uail tes cerémotiics de 
l'église luilicricnne, d'une manière 
coiilr.nire à relie qui est prescrite et 
usitée, delirMil ses rêveries, de sorte 
que les iu^ç;islrals de Brème re:ipul- 
ïtri'ntdc leur territoire. Depuis i65o 
il reeiiiniticTiça k publier un grand 
nnnibrc d'ouvrages dans lesquels on 
peut dire qu'il parvint à se surpasser. 
Il poussa à nu tel point l'insolence 
ronli'c [uns ceiii qui ne partageaient 
]>;is i^es fulics , qu'd ne lui lut plus 
)vi>MLIe de i[Ouver de gûreid nulle 
pari. I.os ctiaiineincnts qu'il voulait 
iiirri>iliiiie iLiii ht, rites de l'église , le 
fi„.<,l mnin- en prison ,n .65-) , à 
Siililirjïi.n. dsiis le comte de Uoya, 
On l<' transféra ensuite dans une atiire 
Ki.iiM>n rie delenlion : un psta^a vai- 
neiiient de l<ii f^irc sentir l'ab^urdilc 
de set iipiniuiit; pour toute réponse 
il riiiiil :injL docteurs qui s'efforçiient 
de Ir pcrMi:nli-r , sa profession de foi , 
qiie Tiiii imprima l'aunée suivante. Il 
cT-ul app. in minent que sa captivité 

ilvLriML a kafeiMStt à s«t cufaols , 



FEL 



I 




rinq lettre d'adieu , i^ 
il prend congé d'eux, el j 
ouvrage dans lequel il pi4l 
DilédesamissiouparMcl 
et raconte une révcUtioB^ 
gnctir l'a lavorûé. Opes 
relâche; car CD itiSg il ^1 
bourg. U publia encvn 
écrits en i Gèo ; depuis oen 
on u'cDieudit plui putcr i 
biographes n'ont pu,ii 
clierclies , découvrir n 

prenant pour i 
lani de bruit, 
de quarante ■! 
IjCs priiidpaux si 
ou Efficaci^ des a 
sans désignation du )in 
1630, in-4=.; n.J^ 
ris[Miroirdes Temps^ii 
indépendamment des a 
adressées à lout te monde 
aux jr eux ce qui a été et 
tous les états. Ecrit par l 
Dieu et par tiaspiraliof 
Esprit, i6ao,in-4".; |ll 
ticus contra invectàvat t 
Rostii^ i&ia, io-4*. CiMj 
dont il a été question pH 
^urora sapieniiœ, îM 
V. Miroir de la sagtsu g 
rite, présenté à tous Us h 
Funiven, chrétiens, juif 
payens, etc. (en allemand 
dam, i63a,in-i:i; VI..^ 
pientite, i65o, in- n, ré 
Francfort cl Leipiig, i^5^ 
\ II. ftefutalioparaiaf^imi 
n(ariorjim,AiusterdaDi, 16 
VllI. Poslillon,oanoan. 
drier et Prognosdcan ai 
propheticmn , présenlt à 
vers et à taau* te* mam 
in.f..(e..aUemaniJ):ULJ 
tnogrrtphia et àimewfi tht 
iu-i'j. L'auuucpril 




FEL 

me nounllc manièn» de diviser la 
rrro par le looveii d'iiii Irianglr ; le 
^4r.tcli.s avait e'tc' au sumuiet du globe , 
ViiO r à la btse , et le déluge s'était 
Hendii sur toute !a largeur. Il e5t iiiu- 
île de pousser plus loin le catalogue 
le toutes ces sottises. Il est vraisera- 
kUble que les rêveries de Fel|;enliauer 
iViirent de vogue en Allemagne que 
rccqu*il les as>aisoDnait de déclama- 
us vinileutes contre le clergé luthé- 
Presque tous ses écrits sont , 
e ceux des visionnaires , remplis 
choses ininielligibles , et ne traitent 
de questions au-dessus de la portée 
Pcspri' humain. E — s. 

FËLIBIEN (ANDnÉ), ccuyer, 
des Ayaux et de Javercj, naquit 
I GbaitieSy en mai 1619. Il fit ses 
ières éludes dans sa ville natale, 
fiut k quatorze ans h Paris , pour y 
^lÎTcr les lettres. En 1647 , il fut 
mé secrétaire d'ambassade du 
de Fontenay-Mareuil , à Ro- 
I^l^ vue des monuments de l'an- 
il^ développa sou goût pour les 
I il visita les plus habiles [)eintrcs , 
lia particulièrement avec le Pous- 
De retour en France , il s'établit à 
f et s'y maria. Ses amis le pré- 
t au surintendant Fouquct , 
la disgrâce de ce ministre , 
le fit venir à la cuur. 11 fut 
IBaÎTement historiographe du roi , 
Çt bâtiments , des aits et manuCic- 
I, garde des anti'pics du palais 
1 y secrétaire de i'acndéinie d'ar- 
:laR érigée en 1671. Après Col- 
LauTuis le nonnua contrôleur- 
il des ponts • vt • chaussées , par 
'^sioa, pour (Vlleticr, dev(nu 
rc des finances. Il lut aussi ad- 
Weur de l'hôpital dtsCjuiiize- 
, et mounit le 1 1 juin iGo^. 
été Tundes huit qui formèrent 
ùedes iriKriptions, établie par 
en 1(565. Fclibieu était uatu- 



2i 




FEL 

rellomcnt grave et sérinix , mais d'u 
caracttTc obligeant. Il a\ait pris pou 
di'visc : Benefdcere et dicere vera 
Avec un esprit juste, un cœur droit, ii 
préféra toute sa vie, au^ faveurs de la 
fortune, les jouissances de la vertu. Ni- 
ccron a donné (t. II de ses Mémoires), 
la liste des ouvrages de Félibien ; les 
principaux sont : I. Paraphrases des 
lamentations de Jérémie^ du canti* 
que des Trois Enfants , et du Mise* 
rere y réunies en i(>46, in- la; II. 
Relation de la disgrâce du comte* 
duc Olivnrèst tr.iiliiitedc!*it.i!iio, de 
Camille Guido, Paris , i65o, in-8".; 
Amsterdam, 16G0, iu-ia;lll. le 
Château de l'âme ^ traduit de l'espa- 
gnol de Sle.- Thérèse, 1670, in-i^; 
IV. /a f^ie du pape Pie /', traduite 
de Agatio di Somma, P.iris, iHtà^ 
in- 1 VI ; V. la fie du P, Louis de Grc 
nade, de l'ordre des Prêcheurs , Pa- 
ris , 1 008 , in- 1 •* ; V I . Description de 
V abbaye de la Trappe , Pat is , 1671, 
1678 , 8a , 8ç) , in - l 'Ji , tt traduite 
en anglais; VII. Description som» 
maire du château de f'crsailles , 
Paris, 1674? Amster.lim, i6o5(lisez 
1 7o5 ) , in- 1 'i ; Vl» I. Description de 
la grotte de fersailles , P.«ris, iG7'2, 
in-4°'î IX. Description de la ch r pelle 
du château de Versailles , Paris , 
1711, in- 1 1, Plusieurs bd)'.i(tt:raphes 
out attribue , par eireur , ws trois ou- 
vrages à son lîls; X. Description des 
tid)leaux , statues et bustf.s des Mai' 
sons rovrt/«;.v. Pari*, 1G77. in -4".; 
XI. Origine de la Peinture , suivie 
d'autres pièces , i GOo , in - 4 '. ; XII. 
Principes de l'architecture^ de la 
sculpture^ de la peinture ^ et des au» 
très arts qui en dépemttsnt , avec un 
Dietiotinaire des termes propn s. Pa- 
1 is , iG7G-<)o , in-4^. li;^. ; XM. To/i- 
Jr renées dv l'académie de i'tinture^ 
P«ri>, i^'ÔQ I in- 4*'. : \M:Miidim, 
1700^ itt- li I XI\^ Entretiens sur 






aCû F E L 

hs fies et sur les ouvraget desplut 
exccUenlS peintres anciens et mo- 
rfen.«, P^iis, i6fi6,in-4".[ i685, 
iri-4'-< 3 vol.; Amaierdjm, 1706, 
iu- la, 5 v4-; TcrfrûBx, i-jaS, iu- 
1 j , (i ïol. C'cil te pliu connu « le 
plus Mliinê des onvrjges dr Felibicn j 
il n i.'tc irjdiii[ en ai^is. L'nJilioa 
de 1 70I} ruutienl eo outre les Confé- 
rences de Vacadémie de peinture , 
Y Idée du peintre parfait , et dîvrrf 
Traités des dessins, estampes, de Ut 
connaissance des tableaux et du 
(•oiil des nations. On y a joiiil les 
/'ici des architectes, el h Descrip- 
tion des maisons de Pline, qui «ont 
de la coni|)i)Ki[ioii de son flU Jeiti- 
l-'rançois. La Description des Inva- 
lides, |>ar ce deniier, est surajouta 
à IVdiiioji de 1735; XV. plusieurj 
Jfeseriplioiis de fêtes, tableaux, etc.; 
XVI. \e Snrif^e de PhHamaihe,\&i^. 
C'c-I un dialogue end-c la Peiotiire el 
Il [\ir'-ie, qui se ditpiilent la j^loîrc 
(k MAncx les aclions dr Louis XIV. 
Cx' fui encore Feliliien qui composa 
luulci les inscriptions plaeees dans l.i 
.■uui- il- niôlel-dc-Ville de Paris, dc- 
j.iiis ii;il<>iusqii'cu tOS'i. D.I.. 

I' 1:1,1 BIEN CJiCQDM), frire 
ii"Aii.lrc, naquil à Charlrea en 1656. 
ï)c-iiiii' |),ir ses rareuls à \'éut eccle- 
i]^iqi<|iu', il se livra  l'élude de U 
ilie.iKi-ii' . Cul nomoié en 16G8, cure 
i\r V<'ii''Lul . eliïiioiue de Chartres en 
ii^S.|. a de Vendôme en 1695. 11 
.u..:.n,lll,^ll^ celle ville le 'iSnovem- 
l,i< \-<<\ Ooadc lui plusieurs ou- 
1 r.iniv dr- dfTorioM , cnlre autres : I. 
'i'i'i'U- (lu incrément de Baptême, 
fl il,-' i'lr!n;alions ipi'ilnoui faitcon- 
Imrtri ; ! l. Cérémonies du Baptême, 

l'al.'iliiinif ahréjjè pour les Ciifiints ; 
1\. l'iiirurtii.iii morales Sur les 
r,;.(inai'iiem<-uis de Dieu , Cliarlrrs, 
ïi'"l~>,m-tj; V. Sj iitbvte des ^/'à- 



FBb ' 

trgs, expUipié parTE^ 
Blois. iTh/I, itftis 1 
sur rhistoire Ja ta < 
jaune ffoUtadais, «4 
libien avait cotrcprb* 
taire sur V Ancien- TtË. 
fiirc Miitc à ojut de J« 
»ur 0*ce parut i l~ 
in - 4-. I.'ann^ m 
inhae Itou et fomiM , 
historicus. O livre fi 






ipid 



comeil.ni 
que tard seule _ 
de Cli^rtres, laiû qnfrj 
d'un priVilràc da itn. \ 
en mJaiiM'nt de* In ~ , 
viairc,du Misw), imtaiA 
çfi de Si. Enhreak ei dftï 
de Natisnep.les fies 4» Si 
et de Pierre de Bhtiiit 
tiens sur les menaces, H 
punitions, contenues do/^ 
sainte, ctane Ckronota^ 
qu'.il'an loodcl'èrvvd^ 
_ FEI.lBlEN(JEAi..f«A 
aiuc' d'Audfc', héiiladcsoi 
les ans, et lui succnli dint 
Il Fut aussi coDseiUer du 
taire de racadénûe d'arcki 
Insorier de celle des.im 
qu'il quitta en t^i( 
Irac>i« séries qu'on lui 
mourul à Paris, I« ^5 f 
de soixante -quinze ai_ 
1. Recueil fiisloripu d 
oiarages des ptas o 
tecles, Paris, 16^7, i 
très superildet, plutli 
primé, et joint aux f 
très de snn Pète ; II. J 
cr^tions de deux m 
pagne de Pline ( iu I 
maison de TiuuDe}, t 
marques et unt Dùn 
ehant V .4rchilectun «I 
tlù'pis, l'iiij, 11*99, ; 



F EL 

, in-8\; traduit en italien 
}ssati ) avec l'ouvrage pré- 
«isc, 1755, in-8"., fig. ; 
ption de la nouvelle Eglise 
des^ avec un plan de Tan- 
e la nouYcUc , Paris , 1709., 
la ; IV. la même Descrip- 
. , fîg. , avec celle du dôme ; 
e au roi, pour demander 
\is sur la liste des acadë- 
et de conserver son rang 
demie, 1 nni^iu- 1 u: un arrêt 
, du 18 juillet de cette au- 
t déebarge' des accusations 
Dtre lui , néanmoins , il ne 
daus ce corps. On conser- 
les archives de Tacnde'mie 
»tions, deux manuscrits de 
jne Description historique 
n Louvre y et une autre de 
monuments anciens de la 
*ans. D. L. 

[EN (dom Michel) , Gis 
laquit i Chartres , le 1 4 sep- 
66* Il fit ses études à Pa- 
ra h l'âge de seize ans dans 
ation de St.-Maur. Sa santé 
luneot chancelante. Il mou- 
ermain-des-Prés , le ^5 sep- 
ig. Critique habile , histo- 
^wqoe et fidèle, il se dis- 
la justesse de son esprit , 
itVé de ses idées, par un 
sûr. On a de lui : I. Lettre 
sur la mort de M"*'- d'Har- 
besse de Montmartre, Pa- 
, in-4**- ; II« ^i^ d^Anne- 
Brigueul , fille du mare'^ 
tnUères , abbesse de Mou- 
», 1711 ,in-8".; III. ffis- 
fbbaje royale de St.-Denis 
e , contenant la Vie des ab- 
hommes illustres qu'elle a 
es privilèges , la description 
, avec les titres authen ti- 
ns , figures , etc. , Pai is , 
• lV.Laré[utatioD que dom 



FEL ?/)i 

FcliLicn sVlail acquise par Touvrage 
précédent , le fil choisir par le prévôt 
des marchands, I>ij;non, pour écrire 
\ Histoire de la Fille de Paris, 11 eu 
publia le Projet eu 1715, in 4 '•; "«ais 
la 11)01 1 le surprit avant qu*il eût pu 
terminer cette grande entreprise. Elle 
le i'iit par dom Lobineau, qui publia 
en 1755 \ Histoire de la Ville de 
Paris , en 5 vol. in-fol. , dont les trois 
deriiirrs contiennent les prcuves.(^o;^. 
Lobineau.) Dom Félibien a laisse en 
manuscrit une Vie de St. Anselme , 
avec des réflexions. Son éloge, par 
dom Lobineau , se trouve à la tête de 
V Histoire de Paris ; on peut aussi 
consulter sur cet auteur les Mémoires 
do Niceron, tora. XXV 111. D. L. 

FKLICE (CosTANzo), en latin 
Constantius Felicius Durantinus , 
naquit au commencement du i6\ siè- 
cle à Castel Durante, petite ville de 
la marche d'Ancone. J. Cochlée, édi- 
teur d'un de ses ouvrages, assure que 
Felice fil ses humanités au collège de 
Pérouse dans l'espace de deux ans , 
et qu*il en avait à peine dix-buit lors- 
qu'il publia ses premières produc- 
tions. On sait que Felice s'appliqua 
ensuite à Tétudc du droit et de fa mé- 
decine ; mais les autres particularités 
qui le concernent sont inconnues , et 
on n'a pu découvrir la date de sa 
mort. Baillet lui a donné une place 
dans sa liste des enfants célèbres. On 
a de Felice : L De conjuratione Ca- 
tilinœ liber unus ; de exilio Cice^ 
ronis liber unus; de reditu Cicero- 
nis liber unus y Rome, i5i8, in* 
4". Ce volume est dédie à Léon X. 
J. Cochlée fit réimprimer les deux 
livres De exilio et reditu Cicero- 
nis y Leipzig , 1 55(5 , in-4". , avec une 
préface , dahs laquelle il donne de 
grandes louanges à l'auteur. G. M. 
Konig cite une édition de Vflis^ 
toire de la conjuration de Catilina j 



^^^^^^^^^^^^^B 


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FEI 




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'.■'ùuvr' 


R.ii;iui d 


t que «8 à\m- 


une diciion toujuuis ël^nte cl jmM 








ciiiï ai*e net- 


Sun premier uuira^e fut auc dMi3 


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c fl .nvcc 


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pureté «t d'or- 


Litiuu De uiiii eerutnettite eum «» 


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UrhfaeuUaUhui natuniibtu Jmit. 


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L'.iiiiMic suivante ( 1 ■jH >» •' l«»d«Ml 


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en biio VEiiai det effet* tUrmirw 


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-4".; m. irai- 


Ut çvrp$ humain, par ArliullutM . tl 


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n..le, gran 


raci'oinps|;na de «araoUx mir». Vi- 


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vol^armcnte , 


iuMre Hjlier el le eelcbni Wolfinf; toJ 


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Irlùs,,.- 


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facilita; dalla 


demaudferrnl.UalniunxloccUvni, 


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laliivM litigua 


depuis combien ite teu)|>» il nerfMI II 


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Cr^tuHZ 


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mediro, R>tai- 


mcdtciuc Sa ropututiuti allail «n cni* 


îi! 


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1 n . r 


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m . qu'âpolio- 






%l -aAw 




j.iiblic sona ce 


condllioii ft do loni Ige à m» (*dH 


\\\ 


1- : Truc 


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mrigno ani- 


Le pi'iuee de Sj)u-Se>én «'«ail jfl 


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locant. Milan, 


memeiil M avec I<h, tt VmntÊpm 


, 


Hi, in- 


. F.liw y ajouia un 


cuninte l'Iiuonne le iniaia smamidm 


11 


ilr pu lin 


1.1- ilel 


e virlù c pro- 




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e,à ,1.1 1, 




W— !. 


i;ieii!>e« poiiâietit un canictcn de & 




l'Ei.icr: 


Ftin rt N 


t IIàuthelemi 


béralité qui prcsageail le jwni qu'«i 
failde cufie Fclice a pi-is deï>>iis. KyM 
à cœi.r de faiie connuîlrci Vll*Iir jdci- 


DE 


. D,iq.iH 


[;..i.ir>c 


a4.i"Ù. .,M, 


à' 


„K IJIKI'I 


iinciiia 


r.uipnl mjhJi- 


1.1 


,.. Il ii[< 




cliiiins sous les 


iif urs savanics prwlucliuui de l'etn* 


]'■ 


iit<"^ <i<ii 




1 .d.ii-s ie rol- 


gcr, il traduisit, lou|oun a?et 


!.■ 


iU.»...m. 


\,'|,VM. 


iiaii>,iliercn- 


:iote.s judicieuses, les LeUresdeM 


Hi 


,1 !!..>" 




iini lis leçons 


pertuis sur le progrès da làem 


ih 


!■ « /;n- 


i,( , rVi-u 


!rl , pioli'ssdir 


1,< Mèlhoda d« Dcsatrttt , h Tj 


tl< 


[|1||IUMI|.I 


<■ <l di- 


ii.iiliL-mdtiqurs, 


GiiUtee par Visiani; fKuMtat' 
poiJO«tfudocieurMe«d;Ujr«i 


q' 


cuiiiniji 


1 > (.'.LlIC 


II]) n rcpatidié 




ll.ili.' lus 


KUIIVI,! 


X {irintripes de 


de faire des expèricKetS Mr 1 


ce 


ii'ii'iiips. 




tues de Irarail 


sch'fubrueki W Discourt ptvUt^Ê» 


T' 


■iorirrii.i 


i,,nSfie 


i.ivpc flics, en 
s, le jeune de 


de. Il releva un ann gr.tnd m^ 


11 


icc lieiui 


■MP- j lU 


i.eei, ,743,il 


de méprises et d'iTfeurs dam «4 


V 


ii.li-.iii..',i 


e,,,„ks 


l"P. Bpscuvicli , 






q ur.i' 




vp.i^^^ilpnrsze'lés 
«Ion el de celle 


sreréuire d'élal du rai d« Nn|H 
offrit àdeFé'ice un évè.b^, ^i^H 
fusa : sa conscience lui en tawàtlM 


<1< 


l.l'lllUll/. 


\ Vii.t;!-! 


rulsiiiis.ilpro- 


1" 


l'biinlol. 


C ^1 lli'lll 


-, a il fui ap- 

ii' chaiic houo- 


toi. L'amour devait iout-rimivIeM 
celle lètr ardente. A Và^e di drMM 
ans, Fëlice l'euil allacbtf à aneMH 




n ,i, ,,hv 


i!i.u.;'û 


s l'iiniï.Tïild de 


^, 


l;.l„r.',!,l 


1" 


-idenl de cette 
d.<il une liien- 
Il -^i- (li^Ull[;uaiI 


LTièT^lmallKurTmei Pf4|MM9 
la coûteuse Paniutli. ^ob mari, iH 


lit 






iss.iNces vasies, 


vav dur et jaloux, l'avait Unit JB 


frml d'ub Lr 


v.d'mf 


ligdbic , et par 


retirer dans un couvent. Elle y vH 



FEL 

I ans ; mais au bout de ce temps, 
ëe de sa réclusion , elle abusa 
rasceodant qu'elle avait pris sur 
toe , et le décida à l'enlever. Des 
res immédiats donnés dans toute 
irope , entourèrent les fugitifs de 
c oangers; ils faillirent être ar- 
s à Lyon, k Genève, à Lausanne 
lant plusieurs villes de l'Italie où 
'étaient hasardés de retourner. Ëu- 
, la comtes.se se vit arrêter à Gènes, 
I cUe fut transférée à Rome, et 
damnée par son père h une nou- 
e réclusion. De Félice, reconnu k 
ne , y (ut réduit à feindre une sou- 
sion absolue à la pénitencerie. Son 
île connu adoucit ses jugis : le car- 
J grand- pénitencier le combla de 
tél. Toute la procédure se réduisit 
B simple procès-verbal ; mais la 
: de Naples ne cessait de le luc- 
!r» ObKgé de fuir encore, il se re- 
cn Toscane et de la à Monte-Âl- 
lO, où S. François Bit , dit-on , 
mtiaé. N'ayant pu s'habituer aux 
élites des religieux qui habitaimt 
f montagne, il leur échappa au 
cr* des neiges et drs frimas des 
nniiu, descendit à Rimini ; et ne 
ronrant pas as^ex en sûreté, pous- 
nqii'i Pésaro, où le marquis Par- 
i", rommahdant du furl , lui fit 
aocueit. Ses recomroind.itions l'ai- 
Nit à gagner Venise , puis Padouc, 
■6a , an travers des Alpes , Berne, 
il a'arrêta. Cest à Berne qu'arhe- 
nitde se dissiper le> illusions d'une 
lion aveugle, >ur laquelle on trouve 
Iqoet détails moins authentiques 
% las Mémoires de Gorani^ t. i'*'. , 
• 3i6 et suiv., sous le titre de : 
•wfrwf d^un homme célèbre. De 
iee drplora toute sa vie ces funestes 
ftn. et il s'est appliqué à les faire 
lier p-ir un meilleur exemple. Deux 
iBrs d'un mérite rare, Haller et 
barimi se plur : à bien mériter 



FEL 263 

de lui parleurs conseils et leur protec- 
tion. Il se remit au travail , et donna 
De Newloniand aitractione , unicd 
cohœrentUe naturalis causd , adver- 
sus Clar, Jlamber^erum , Berne , 
I ^57, in-4". Daniel B^rnoulli y voyait 
le meilleur commentaire de la phy- 
sique de Newton. Ayant encore obtenu 
quelques gratifications du gouverne- 
ment de Berne et du sénat acadé- 
mique, Fclice entreprit de faire cou- 
nailrc à la fois dans doux journaux, 
à ritalic la littérature étrangère, et à 
l'Europe savante celle de l'Italie et 
de la Suiàse. Nous avons neuf an- 
nées de VEstratto délia letteratura 
Europea , dont il ét;«it principal col- 
laborateur avec Tscharner (i)j et 
4 vol. de YExcerptum totius ItaUœ 
necnon HeWeliœ litleratitrœ ^ qui pa- 
rut également de i'758 à 1762, en 
seize cahiers in-8 . *• une s;iine criti- 
tique , non moins qu'une cniditioti va- 
rice, distinguent ces deux journaux. 
Vers la même époque, de Fclice em- 
brassa la religion protestante. 11 s'é- 
tait marié, et les besoins d'une fa- 
mille naissante le firent aviser à de 
nouvelles ressources. Il forma dans c^ 
luit un établissement d'imprimerie à 
Yverdun, et c'est là qu'il a montré 
tout ce qu'un homme intelligent et 
laborieux est capable de faire pour 
se procurer une existence honorable. 
A la direction de la société typogra- 
phique, dont il tenait seul la corres* 
pondance , il joignait un pensionnat 
nombreux , dont il instruisait lui* 
même les élèves dans différentes bran- 
ches de connaissances. Sa plume no 
cessait d'enfanter de nouveaux ouvra- 
ges. Après un Discours sur la ma- 
nière de former V esprit et le camr 
des enfants , Yverdun , i ^65, in-H**., 

(0 Ce jonroal , ilont il pinitiait qaatre nmaë- 
roa par an , Rrr • , in-V^. , mmmrnca. à \n%% «t 
finit eo i^« par le N". 36. Une autre ««cÂété d« 
eeoi <U IcUtm 1« reprit à Miiaa en i-6S. 



3fV, 


FEL 


il publia se 


Principes du droit de 




>l.:, aer-i, a'aprtï Biir- 




>■ ' in ;>■. : 113)-, Bkri.a- 


V.. 1 11 


MMiiicimdbré^d 


< il , 1 


. -, ^iHis le lilre di; 


/..../.^ ,., 


li„.i ,u Liiuilureet des 


s:,-!!. . |-(H 


Il \.-M\:.d,:, Leçons de 


'Lii::I'II'c, I 


■;u.^.^„l.m-lu.bJ.aHl. 


•■■','■ .1. l'ill 


lilc-menls de la police 


il'im .'l.'l. 


:»i. ■■ viil.iu-ia; Ta- 


bh-<i,i ,'hit. 


sophifjue de la religion 


ilir.-li,-ii>i.- 


i-;7u. ', voi. in-13. On 


lui ..Uni. II.' 


/ i<- J. V h'immeset des 


/: .....;;' . il:. 


•■'■. ■■ ,.'. rilalie, depuis 


/. . .:■ 


. ■.-. lU-nccs etdes 


/■ - 


1 1 M' -iirjerrdegnis 


rli IlILK;., 


,.,i- ^\wrJui]], 17(17, 


j-GH, :!i(i 


, in- 1 u; ilc:s Remarques 


.-, 1.1 suilc J 


1 livre iiililiilc: Z>ejt fcw 


,;.t7<-( r,-?f 


ih'cnienl à la propriété 


./. . .',■ /)>, 


.l.i'.!. lM..h.MnarM.S. 


1) i ^ 


. ■ Lnr,..vmO,.7B8. 




. 1 1 ..ncr. une fois 


\.-i,< -I--. . 


■; !...:.ii <i. .779, i7Ba 


<l i^H'. , 


■ t'ahleau raisonne de 


Vhhioire 1 


Uèi-«ire dit 18". Jlée/c, 


YMJ-illili, 


>.in(l in-H'., donlil pa- 




niLinrro jiar mois , lire 


|ii-i(ici|i.llr'|i 


■ii\ Au Journal Encyclo- 


/l,-sliijlllF, (1 


Jmirnal de Physique cl 


du ,¥.m,r 


e de France. Ce journal 


<■■! ,-i<-clin 


1, si l'on en croii fiillcr. 


-.h.-- ..1 i,i. 


uluciilrrpnsp fut celle de 


}■/■■.■■<:■,-,'../■ 


Me . 011 Diclionnaire uni- 
oijjic' f/t'î connaisiunces 


r '"'<■.!■? 


■,. ^.il.in i'. , Yvcrdim , 


1 --..— 1- 


, '■^..■.,k.s-w(.W7i/, 


'::'"' '" 


•.■...\^»y■.■\.Ai.■ Planches, 


i ' - ■' — 1 - 


'. I..( li.i-filr- œt ouvwge 


r'i.li 17 -.-') 


l'fé.iic de Paris, mais 


•,:: \ . ■]..■ 


j fin [Kiiivoir refondre, 




'iiriihir. Ti<uslcsarti>'Jei 


M...- K !■■ 


■r louiez l^'sacJdiliotis pla- 


II. Il 1 


■■:i.! iisMM.I'uler, 


;■. ., . J 1,:- 


L.ln, .-ikTinix, Joc- 


M.I--M-JMI 


^ tk' l,i ijcuUe Je mtdc- 



4 

nndS 



FEL 

ctDe de Pans ; Ir ii,iluraH*leEiir 1 
Iraad; Btmrgcoit , docteur <n ■ 
nue à Yvcrdim ; Cbtvjniws , fret- 
fesseur de ihéolncic ï L^umuik; Dc- 
leiizi? , bul^uÎMc ; TMltarotr , ImîIIi 
d'AiiboDnf; Andriv, baron dr Cat- 
pcr , du coroi^ de ISi-ufcbAid ; r«Mro- 
iiuiDF [.dlixidf ; Ciuudiii, canlôUcrw 
gr.iitd conieil dt P.iriï ; Mtti jnttd(GcBi 
gc ) de I.4u»aniic ; Dtipuit, pnA| 
scur à téoolf miliLiire de GreMU| 
Jeaiiiieiet , bon disnpt« de D. JU 
Duulli; T.Aiiffîr d« NcuMiliil;^! 
daine, docieur en lli^logie ^jS 
tcur de iV^lite ânglaïne 4 U UêM 
Portai , docteur <-t iitvteattmr ciifl 
decine à Paris; l.teutaud, de I'mhI 
loie des scieiir«s de Piui* ; Perrtkf 
l'un des plus habiles cbimr^icat i 
la Suisse; V^llrt, 3i)cieu li«<itciMDt^ 
Hcueral de police à GrcDoble ; J» P 
Bsrk'tli , prcrsseur de pbjtiqw J 
Pivie; le P. F«ry. mitÔBie, p»- 
fcsseur de msthcoiatiiiuel à ftriiB»,A 
Fiilia Alberi HiIIrr et «m filt itii 
C'est à l'iJIusIre Haller tin'vtt HH 
l'ouvrage, comme un monuotnl A 
respect et de recoonaîssaice. i 
■l'a commcuec à y contriburr a 
puis le 5'. volume. U travaîtlail^ 
ravsnt à celle de Pâni[ 
trouve que les éditeurs de a. 
dounajcnl trop de liberté poar et 
et interpoler sou traraif^ n 
ce i(ui avait Irait à b religigii 
pil avec eux. C'est da ruw 
prefkid avuir appris d« U 1 
méiar de ce grand homme la «n 
suédois Bjonis^lil, ioidg III d 
f'oyagei. Ou a peine k t 
qu'im sciil homme, dan* ni 
ville de la Suisse, 

si peu de lïmtis nue 

culossnic, à bi|i)ellc il r 
ta fois lunt d'aittrt^s oceapilMB9>al 
■ le scrrct Je ceux qui save ~ 
V fluycr tojtcs les betin*, 



FEL 

trcsidcnt Bouliicr. » De 
encore de son Encjr- 
lais avec des développe- 
•rcux, un Dictionnaire 
turellc et civile {\),eu\3 
et un Dictionnaire ç^èo- 
historique et politique de 

vol. in.8"., Ncufihâul, 
anne, 1776, dont la tra- 
oande par Fiid. Konij» , 
urgdorf ( Berne, 1 78'i , 
. in-8**. ) , est plus csdcle 
|>lëte. On préteud qu*uu 
que Fciice consentit a fai- 
î Constantinople de sun 
te , lui valut une pension 
le Russie. Par ce cli.'jnj;e- 
oirc du projet d cnvoycT 
rsbourg aux Dardanelles 
jssc, projet atlrihuc d'a- 
re 1''., aurait clc traus- 
Mlratrice Catherine II. Il 

de ce changement dans 
î la traduction française 
s des gouvernements du 
Williams , Amsterdam , 

III; mais nous aimons à 
doute cette anecdote pour 
. caractère de Fciice, q u'en- 
:te vc'aale condescendan- 
ni J'oDt connu, se plai- 
réseoter comme un hom- 
droit , pro fondement mo- 
eux , bon pcre , tondre 
lyen paisible, egaicmcnt 
os toutes SCS relations so- 
laissë neuf enf.ints , dont 
Dcorc : deux de ses fils 
icrés aux fonctions du mi- 
[;eliquc. I/un , pasteur de 
uicede Nanci, est mort de- 
utreext encore aujoiinrhui 
'église reformée de I jlle. 



Inaiantlr , ou ta T.r initiât ion uni- 
M»t €ivit€ et pal tujita , comvotê. 
■ de gtnr Je irWei^ et mit en 
itfU€ pmr d0 l'vlue y Yvcrdou .• 
t • 



Lui-même est nmii à lagc de soixante- 
six ans, le 7 février 1789. Il a laisse 
quelques manuscrits iutcre>sanls,dans 
le nombre desquels on distingue des 
Leçons de Métaphr^^ique f debarras- 
sceb de toutes les c»b.si:i.res subtilités 
dont on » coulimie d'environner cette 
science. Il envis.ij^eai» la me! jpliysi- 
que comme la source des idées, et 
les matliénialiques omme le moyeu 
de les mettre eu œuvre. La science du 
calcul , coud)inée avec les principes 
des idées univers* lies, disposait selon 
lui l'entendement humain â tout ce 
qu'il importe de connaître et de pra- 
tiquer. On regrette que sa correspon- 
dance fort étendue avec Hallrr se soit 
trouvée de paît et d'autre illisible- 
nient écrite. M — on. 

FELICIANO(Fklix), surnomme 
^Antiquaire , était né à Vérone, dans 
le 15"^. siècle. Muratori dit qu'il était 
de Beggio , mais les raisons dont il 
appuie son sentiment ne paraissent 
pas suffisantes à Tiraboscht. Il passct 
la plus grande partie de sa vie à voya- 
ger pour recueillir des inscriptions, 
de^ médailles et d'autres objets de cu- 
riosité ; mais il n'en tira presque au- 
cun avantage pour sa fortune ni même 
pour sa réputation , puisqu'il ne put 
jamais parvenir à recouvrer les frais 
qu'il avait faits pour former son cabi- 
net, et que ses confrères, tels que 
Ferrarini , Marcanuova , le Bologni , 
s'emparèrent du fruit de ses recher- 
ches , et lui en dérobèrent l'honneur. 
Les voyages entrepris par Feliciano 
ne furent pas la seule cause de sa 
ruine; il donna dans les rêveries de 
l'alchimie, et dépensa en cherchant 
les moyens de faire de For , avec ce 
qui lui restait , les sommes que lui 
avaient prêtées des amis trop con- 
fiants. 11 essaya de se tirer d'afTiire eu 
se livrant à l'exercice de l'imprimerie ; 
il s'associa pour cet effet avec luua- 



ififi FETs 
(iiii Ziirtti, riilspiiblièrantraMinblA 
mit' i'iliùoii île l'uiivrage d« P^tranjuc , 
lie f^li uumîrii famosi , Vèronp , 
i4-U, tu -fol. Cette bL-llettran-edi- 
ti'iii A èlé Aért'Af. fxietcmpul par Ue> 
litiri', N°.(>ini delà BÎMiographie 
j'n5(ri/t7ûf,Ff!iriaDu l'orna d'une pré- 
J",ii: ; r.jïio/iijini-fttdjct d'iinepièci de 
' '"■■■• '"scdiouvr.igeqnel -"'■"■■ 



l'iei 



X pres^ 



s des a! 



Il fixer Udaiff de U mort 

<Ic l'i'lii i^ino , niait elle «Maut^rieiirc à 
I lU'i . l'iiisque Sabadiilu, doul les 
NiwcUe n^iiiireiil la même aon^ , en 






e qui n 



i.pW.-Vmi.ave. 
» ( Novella 111. ) Fi-licuno , cel liora- 
» me dcme d'un **prit ïif el orne, 
H r'iii{ili de coiHiaisttiDcei ride belles 

■ qualilc's, dunt h conversation était 
>' a|;ré,ib[c, enjouée et tdsirueùve , et 
i> qui fut siirnotiinie ij4iUiquiùre , 
» p.irceqii'il emplcyn une partie de sa 

■ vie à rcchercber les antiquités de 
i> Borne, -le H.iveiinr cldetoule l'Ila- 
« Ijr. B iVI.ifiei [m 



i',6:^. 



iiililiile: 

Fclicis Fvliciani, FeronensU, Epi- 
grammalo'i ex vetustissimis per ip- 
ium fideliler lapidibut imeripUi- 
ruin , ad splendis. Andrenm Man- 
teptam , pataviim pictorem incom- 
farabilem. Il en a pablie' l'épître à 
i^Iirid'pii,! , ei quelques fragments 
(u:is s-i f'erona îl!ustrata,patl. Il , 
pnR. 1 Kt). Uu autre mamiscrit, connu 
des .iiii,Ji<>urs sous le tilre de Trivi- 
p(i/!i), p.iiTcqu'il e'iait conserré k 
'l'ii'viic , rcnlfrnie deux Lettres de 
Ftltii.uiu , dans lesquelles il rend 
< iimptc de ses excursions savantes au 
I.m: de Gird;i,et fait part des îns- 
cnpttou.i découverte» danscevoy.ige , 
] .'ir lui ou 1rs aniii qd l'avaient ac~ 
<'''mp;if;Me, Aposlolo Zeno possédait 
iin rnjiiusiTil autuj^raplie de Feliciano, 
».uitc:i3ij[ diJSv^/iiic/ie rime qu'il avait 



TEL 
rfMieit1ic»;clMifio,M»ffril 
^'autres volumes de Itirru 
riaiio e»l l'autenr. 

FEt.lCIANO (JcAtr-Bt 
lillcr.iteut , né k Venise, Ti 
mencroientdu t^'.siide , 
sa pnlne ihic dcvle d'âM|i 
la i^puuiion «'éteodil bieol 
rita'je. Il avait id^plrf l 
d'tnseiBuemenl dlsowale 
set élèves i parler en pub 
points les plus iioportauts 
nistrnliiui ou dr U piitfitqK 
de Bologne lui fil offrir ui 
l'uiiiversiti! de cette ville 
appoiiileinenlt considérab 
la reliiii par atlaibemen 
pays. Maagct , Eloy , e<t d 
graphes, ont avancé qur 
étiit médecin. On a mén 
avait en sr igné la médecîut 
site de Paris avec di^tiurli 
uo posscdsii il fond la laiig 
et il a ir:iiliiil de cène laugi 
un grand nombre d'ouvrfl 
lesquels on citera les suivai 
U M^inetœ, liber sextus de 
hile, i^i^iH. Gatcnide 
lis et Plitlonis decrttis; 
rnid matricit liber i Pâft 
matione Ub.\ ces difflireu 
tiniis furent i'iiprimA» ttf; 
B Jle, p.ir Cratander, et FruI 
sére'et dans son édiliiin latin 
rres de Gatien; III. Eiairi 
rum inslipi, peripaUtieoi 
ment, in lib. Aristateïit i 
ex gr. in lat. versi , Veni 
io-fol., Paris, 1543, Bib 
ni^. Le traducteur plaM^ 
disserti lion dans la^uMM 
prinripcs de la doctrio^V 
prouve que , non senlenr 
poitii opposée n crilc de l'i 
tienne, mais qu'elle peut a 
servir à en démontra' I4 ' 
Forphyrius el Dexipf 




FEL 

Ariitotelis^ Veiiise, i54^, 
, V. Alexander aphrodlansis 
irem lihrum Aristol^lis pri^ 
jnaijrticorum , V ci i i se , 1 5 4 8, 
; VI. Porphirii de ahslineniid 
I animalium, Vriiise, j5f7, 
J ioques (Il Hiiocr a rinployc la 
.iou (Je Fdiciaiio, dans la belle 

de ce Traite de Porphyre, 

^ y ' 7^7 , în • 4 • > ^* ï<^ savant 

prouve qu'elle est très supd- 
â toutes les antres versions du 
traite; VII. De Xenophane , 
e et Gorgid liber, inserd dans 
n d'Aristote , publiée à Venise 

JuDtes , (Il I f) 52 ; V 1 1 1 . Ex- 
io veterum SS, Patrum ffrœ- 
, seu catena in acta apoatolo- 
episiolas calholicas ah OEcn- 
, Bâlr, i55i, in-8o., Venise, 

in -8'. On attribue à Fcli- 
dans plusieurs Dictionnaires , 
adioii des dix ivres du Trai- 

Animaux d'Aristote ; mais 
' dit qu'il en a seulement tra- 

dixième livre , et eu cela il 

|ilus instruit que ses sucres- 
Hiici a fait mention deFeliciano 
un Traité De claris interpre- 
et dit que l'aliondance de son 
m affaiblit souvent la clarté. 
:.icuiio ( Bernardin ). leetenr 
«cretaireric ducale de Venise, 
•n cptle ville en i^^»;, a pn- 
» ivciuril des discours qu'il 
ironoDcés tfu public, dans les 
mm d'éclat ipro munere le- 
tuscepio ; De virttilis prœstan" 
e optimo imperatnre : De stu- 
muuûialiSj depoctarum lau- 

Venise, i564,in-4''. 

W— s. 
JCITÉ ( Stc. ) , daroe romaine 
ig des illustres sous Je règne 
uîu; quelques-uns disent de 
inièle. Elte était mère de sept 
aiit pcidu son mari, cJIe rivait 



F F L 2r.7 

d.ins une lionorablc vidnîte', prafi- 
quaiil les bonnes œuvres, rt doM.ant 
(i ses enfants l'exemple de la pieté et 
de l'assiduité à la prière. Les pontifes 
païens, irrités de vc.ir leurs temples 
de ]ihis en p'us abandonnés à mesure 
que révanj;i!c se propac;eait, excitè- 
rent une sédition cl se p'aip;nirenf au 
prince, de Fé!i< ité , disant que l'im- 
piété de cette femme envers les dieux 
attirait leur colère. Fé icité fut arrê- 
tée, et l'empereur ordonna qu'elle et 
ses enfants seraient obligés de sa- 
crifier aux dieux. Pub'.ins , préfet de 
Rome, apnl nçu cet ordre, crut 
devoir d'abord employer la persua- 
sion. Il manda Félirité , et lui fit en- 
visigcr ce qu'ille risquait en déso* 
bcissant à Tempereur. N'ayant pu la 
vaincre par cette considération , il lui 
mit sons les veux l'intérêt de ses en« 
f ints , et les dangers que son obsti- 
nation et son exemple leur feraient 
courir. H la trouva inébranlable. Le 
lendemain , il la fit comparaître avec 
ses enfints devaift son tribunal , et 
les interrogea publiquement. Cette 
mère courageuse , après avoir répondu 
qu'elle était chrétienne, engagea ses 
fils à demeurer fermes dans la foi. Le 
rréft't lui fit donner un soufflet, et 
(ni dit : « Vous êtes bien bardic de 
» leor donner de pareils conseils dc- 
» vant moi. » Alors il fit appeler les 
enfants. Tous confessèrent courageu- 
sement Jésus-Cbrîst. I^ préfet les fit 
sonfiletter , ordonna qu'ils fussent re- 
conduits en prison , et envoya à l'em- 
p'reur Antonin le procès-verbal do 
leur interrogatoire. L'empereur don- 
na ordre de les faire périr s'ils per- 
sistaient dans leur désobéissance. Pn« 
blius, n'ayant ])u les fléchir, K s ren- 
voya à divers juges pour Texécution 
du jugement. Tous périrent de diffé- 
rents supplices. L'dîné fut fouetté jus- 
qu'à la mort avec des courroies ar- 



inci'H de jilDniL p\ de jmmuIcs de firf ; 
•\mi\ ii'.ili'Ch lurent BMommMà coups 
(if bâliin ; lin quatrième ftit précipite; 
ceux (pii rraUirut el h uiËrc eurent 
la tfte trauchéc. L'E^c bonore ces 
i.iinfs niirivrs le a5 novembre , el en 
tjît mention dans le Canon âe U 
inessE. La cunforinité de w. récil htcc 
ce mie l'Kcriliire rapporte dfsAlAC- 
rliabéi'H , cl avec ce que tes plus an- 
riensM.iïIyri>!o;;csrapporleul deSie, 
Njiupliorusc, a lait croire iijoetquos- 
ujif ijiic ce ii'elaii que la même his- 
l'iii c imIimMiic; mais S. Grëf;oiie , qui 
.nuiisirir il lVl[>ge de Ste. Fclicilé et 
de srfi (j!s , sa [roisièm^ lioinétîc sur 
le;. F.vanpilus presque tonte entière , 
ivait vu les SLies de letu' martyre. 
Ceux de Stc. Svnipliorosc el de ses 
$c[)t {ils nul ete publiés par Dom Ruî- 
jiihit. — h'n.iciTÊ, Huire taiule du 
ij'i'mc i].-)ii , c-rlave cbreticnne , souf- 
Il 11 avrr Ste. Prrpelnc à Tuburbe eu 
Miiitiiaiiji-. I.'utii' et l'aiilfe furent ar- 
ii'tirSiiïic |ilusiciirs cbrêliciis diu'ant 
l-i j'crsrciihoii (if Sévère en ao6. l'é- 
lii'Hc ci.iii iti.iricp el grosse de huit 
i-"iji. UipiiiMiE les martyrs devaient 
iJti'c fspo.ses aii\ liêlrs Jans l'ainphi- 
llic.ilrc [Hiiir des jeui publics, et que 
[<■ idiii- [iii .spid^le approchait, Fcli- 
nle ct.iit U'iiiie. Les lois romaines dé' 
J'i-nddieiit de faire mourir les femmes 
e-Ticeitili's , cl rite craignait de n'être 



iiit a|i;>e!cV 



l,l,iiU 



...|.iJviie.Tousseioi- 
'I l'.ni lui fit la i^râce 
; ; i.Jiiic, Llle et l'er- 
- J.iLs uulilel, lu< 
uw \acbe furieuse. 
i'«fii plusieurs bles- 
iil t'i;orgees dans l'om- 
osnladiateurï.enprc- 



BÏtme FM.iciTéfdoU leil 
fait niciiliuu 4U s mm , M 
me du martyre en HTnijiM 
tieurs autres cbréliciit. <3 
Fi^LlX (AT*TOiftm{OJ 
neiir de la Jttâte pour M 

l'Ère cbi'eiienoe i Omuna 

fioiir malverMiiOB. Il ^bR 
aRrNDcbi PalU» , &«on' i 
renr Claude , et qui iuiiî 
gland cr^il. ArriTé d.tiis s 
nctncnt, il y a Tait «u Ihi 
du vieil Agiippa, de cHu 
fait mourir S. Jacqne» t 
Lriisille éLiii d'iinr rare 
juive de reli|;iuii. Elle 4x1 
ëltf |iromi«c i tu> fils diu| 

de û petite proviDCC ^H 
iioui l'epouier, nmt oS 
iigiuu juive. Felis^^poS 
de Drusille , ràoltit du 
pour l'obtenir en moriiph 
l'entremise d'iio juif nwnui 
savant dans la magie, qn 
de faire a Drusille de n 
promesses si die voulwl ei 
son mari. Simon ne misa 
dans celte odieuw atgm 
Drusille épousa Félix. JéM 
ce gouvetueur d'avoir fil 
grand-prêtre Juuatius , «ji 
dîil en partie sa pbcc , jpvn 
traire aiLi reiDoiitrancea q 
sait sur sei cruautéi H^ 
de pouvoir, quiet ' " """^ 
dit ni-auuiuiiu au: 
tes délivrer des biiffi 
t^ieat te pays. Ctst d 
r^mpanil S. Paul il Cftu 




l' K L 

lé tircy par le tribun Lysias , 
lins des juifs qui voulaieut le 
s vinrent l'accuser d'avoir ex- 
s troubles. L*apôtrc mit tant 
on et de sagesse dans sa de- 
que Félix demeura convaincu 
ait innocent. Cependant il ne 
;ba pas , espc'raut , disent les 

qu'il en tirerait de l'argent; 
rusille et lui l'envoyaient sou- 
icrcher pour Tcntendre. Il leur 
l d'utiles leçons avec une li- 
raîment apostolique , leur par- 
de la justice , de la charité et 
jgement à venir. » Ces gran- 
tiléa effrayèrent Félix , et il 
ia l'apôtre , disant que quand 
ait le temps , il l'enverrait 
er. Deux ans s'étant passés , 
eut pour successeur Porcins 
y et laissa S. Paul en prison 
laire aux Juifs. Ceux-ci dcpu- 
à Rome pour accuser Félix; 

crédit de son frère Pallas près 
m , qui avait succédé à Claude , 
happer k une juste punition. 

L — Y. 
ilXI*'. (St.), élu pape le '^8 
2{} décembre afx), succéda à 
nb. On le croit Uomain de 
lOe; mais l'histoire ne nous ap- 
lîen de son éducation , ni des 

de sa vie jusqu'à son pontifi- 
glise, alors tranquille à l'exté- 
vit sa paix fntérienre troublée 
lârésic de Paul de Samosatc, 

d'Antiorhe , qui attaquait le 
e de la Trinité et de l'Incarna- 
élix le combattit avec courage. 
itâ ce sujet à Maxime, évêque 
mdrie ; il refusa sa communion 
, et approuva le concile d'An- 

oit cet hérésiarque avait été 
en aCp. Félix vit persécuter les 
n par l'empereur Au rélien dans 
*t d.ins les Cau!es. 11 les soutint 
es ses forcvs, L'> nniuu au 



v\:î. 



?.r<) 



martyre, et fut prêta se dévouer Im- 
mèmi?. Cctit ce qui lui a f.iil donner l\ 
qu.ilitc glorieuse de mirtyr, par le 
concile d'Kpbcse, quoiqu'il paraisse 
avoir iini sa vie par une mort naturelle 
on en prison , plutôt que dans les su|>- 
plices, le a 2 décembre '27^. 11 avait 
gouverné l'église pendant cinq ans : il 
eut pour successeur St. Eutycbien*«— 
FÉLIX, II^ du nom, pour ceux qui 
ne le regardent pas comme antipape , 
était archidiacre, et fut nommé, par 
1.) faction des Ariens pendant l'exil <!c 
Libère, en 555 ( P^oj\ Libère.). Félix 
garda la foi de Nicée , mais il commu- 
niquait avec les Ariens. Lorsque les 
dames romaines vinrent supplier l'em- 
pereur Constance de rappeler Libère, 
on proposa au peuple de se soumettte 
à l'obtiissance réunie des deux |K>n- 
tifes. Cette proposition fut rejetée. Fé- 
lix fut chassé de la vi!le lorsque Li- 
bcre y rentra presque eu triomphe, le 
'2 août 558. Le parti de Félix fit quel- 
ques tentatives ^lour le faire rentrer, 
mais elles furent inutiles. Félix se re- 
tira dans une petite terre qu'il posse« 
dait sur le cbemiu de Porto, où il 
vécut encore prà de huit ans , gardant 
la dignité épiscopale sans fonctions. Il 
mourut le '2si novembre 5G5. Quel- 
ques martyrologes le nomment saint et 
martyr, fiellarmiu et Baronius ont pns 
sa défense; mais , ni St. Optât ^ ni St. 
Airgustin, ne le mettent au nombre 
des év4^ques de Kome. Fleuiy en pense 
de même. Le P. Pagi le présente comme 
douteux. L'^/rt de vérifier les datts 
est de la même O])inion ; Lenglet-Du- 
fresnoy est du nombre de ceux qui 
adoptent la légitimité de Féli\ , et qui, 
par conséquent , comptent quatre Fé- 
lix légitimes au lieu de trois. 

D— s. 
FKLIX II ou 111 ( St. ), élu p^pc 
le '2 mirs /|H5, sucreiseiir do àainl 
Siinplicc , était Ruuaiu de n::sàincc 



■ 


^ 






■ 






1 




^^I^^Bil 






FEL 


FEL 




«•t'.lef 


iTTiille licnalariale. Admis âam 


fre moii le siece de Con! 
Eupbrime, qui lui soi-x»i 




le clrrs 


cd' Roriip,ilp-ratl qu'un m(f- 

i„ni( lui cundiw Ions l« vœux 






djiix l«s dypiiipief le non 






li'> -iiMi.ipes giour £lre eWé ;iii 


inaixcatnmed ue voulut p 




tL-('."f 11 


...xlilual. Il s'occupa avrc au - 


ceux d'Arjioe et de Fla»it 




,.„,(. ]' 


/Mt qiiL'Soo prtddceMrnr, du 
Minriit de la foi urlhurlo»; 


pap regardait cammo Ué 
n'obiint iHiinl la commi 




■ ■■(..I.IU 




(I.MIS ]' 


■s è'-U^vs d'Orienl. l<'Û\«jiip 


Home. Felu iravailU an» 




li'Alria 


iidiu' , Jpan Talaia, était vf'nii 


la punie de la fin daiiS Véf 




i.' ICllI 


^iir .1 Hume, auprt» df Sim- 


que, troublée long-tempi 




J.lKV, . 




nisiue. l,<» prétn-a et In 






e son sif-pe p.ir rnupercur Zé- 
|i,j sVt.iii Uisié réduire par 


sVlnieiit fait reb^ipliKr pcn 






■écution pour avoir b poi 
daieni d'eti« reçu» à péa 
concile de Rome ordant 






l'vùipic de CoDSIantinupir. On 




ailil 11 


nuinie à la place de Tataia 




l'i,rrc 


Miitiae, homme dikrte pour 


éïéque» ol les prftres perf 




»,■, lier 


(l.icsct d'autres criini'S. Félix 


di^és, cl dcmeoferaim 




a>^<l.ib 


l.niiitonWledMevéqiicsd'Itt- 






li.,uu 




siJnilier» resteraient pcnda 




d,.|HK- 


l'.iiir fùre cxcculer ce décrPt 


espace detemp» au ran^; de 




p.i-..\,v 


,.-<.,K.,.ap.cnToya trais leg^U 


Le pape laissa «us évAjuc 




.-■ c..,. 


T.Mitinople ( V>lal, Mi^èue et 


le soin d'exécuter ce dea 




rVli^); 


iriais Ac;)« trouva le moyfu 


faculté de le modifier suit 




lit U: ■ 


«diiiieuii de les iuliuiidcr, et 


constances. Félix mounil » 




1. ,U|.. 


lin ol.lige de faire le procès à 


de feVrirr, ^qi, après nt 




S,.s !>-„ 


lis , i]ui eri cllel furent depoïc's 


de neuf ans, arec une iV| 




rit.rqil' 


icijp.ii. Acace , auteur de leur 


vertu qui l'a fait mettiv ai 




Clll.t<-.. 


lui déclaré licrélique el fauteur 


sainli. lleut pour sneccs* 




de n.ê 


lè^ie. Celui-ci ne tint aucim 


Use I''. du nom. — Fiui 




cumpk- 


d(-9 censures lancées contre 


élu pspe le a4 io'l'el 5^8, 




ll.i.Cl 


iTialiriiil.i tous ceux qu'on en- 


Jean I". Il éiait Samnitedt 




vûv ,1 1" 


un les cxecutiT, les fit pe'rir 


fut nommé p.ir la bvenr i 




(']>* \»i> 


,11(1 ou eu exil, ensorte que 


rie , roi des Goths , an tnil 




Vé-U-i 


1rs Imiinrp comme martyrs, le 


irij^ues ipii .-igilfrent le ée 




8 IVv, il 


■(. Atace lit aussi rayer le nom 


me. L'histoire ne nou* an 




<1.- Im-Ii 


t il- soti dypiique, et chassa 


desacliuosdeFéiiïin.llj 




il<.'k 


. -.ii'i;(s tuiih les évêques qui re- 


Lctlrn» sous son nomi tna 




l'ii-i'ii II 


{ tk' .-vt' ranger de son parti. Il 


premières sont évidtnimt 




mmniii 




secs ; diins celle qui est tvr 




et Ku) [wur .Micccsseiir Flavilas , qui , 


on vuil seulrineut qiiF Fri 




nar uni 




vait le reg!em<-nt qui dc'fei 




f |[];iiii 


iteiiir dins i.a place. Il i<cri- 


douiier des ev£>|ui-%, h m 




vil AU 


papu pour lui demander sa 


o'euïsenl s.rvi d'abord dan 




cummui 


ulun ; il écrivit eu mtïrne 


Ce pape monrui »•■ b<>tn d 




te 111 lis ; 


1 Pierre Munge qu'il était de 


de poutifical ; il eut imur 




h ^it-ni 


ic; iHiùs celle inirij;iic fut 


Bonilmell,eii55». 




tlevuilw 


' , et d ne posséda que qua- 

4 


FELIX. Fùy. MmtttÊ 



FEL 

Voyez Savoie (Ame 

). 

.) de Noie y ainsi nom- 

de Noie , en Campanic, 
MiDCC.Son pcre Hermias 
ns les armées de rem- 
ue frère suivit la même 
lui , quoiqu'ëtant Taîiic , 
efraite et la vie austère 
. Il fut ordonné prêtre, 
èce ayant rallume' le feu 
ion , vers Tan 25o , Fe- 
p^ernait l'église de Koie 
ite de Tévéque S. Maxi- 
, condamné au fouet et 
orrible cachot. Un ange 
dans sa prison ; il rooi- 
;s I le tira de ce lieu de 
conduisit vers S. Maxi- 
: sur le point de périr 
par la faim et par la mi- 
Tçoit une grappe de rai- 
onces; il la détache , en 
us dans la bouche du 
irant, le rappelle à la 
K>rte sur ses épaules , et 
1 troupeau. La persécu- 
paisée , Félix reprit le 
nstructions. Les païens, 
succès j s'attroupèrent 
rchèreut à sa poursuite. 
Itèrent et ne le rccon- 
U se glissa par le trou 
muraille , qu'une arai- 
issitôt recouvrir de sa 
rompa ses persécuteurs. 
* S. Paulin de Noie qui 
étaiU dans le quinzième 
M, et son récit, au rap- 
mont, est confirmé par 
niiments. Après la mort 
ne , la voix du peuple 
ur \v siège de Noie; mais 
ire tomber le choix sur 
i était plus ancien que 
etrdoce. Ami de la pau- 
ligua de chercher à rc- 



271 



FEL 

couvrcr son patrimoine que la persé- 
cution lui avait injustement enlevé, 
refusant les offres des riches^ content 
de cuhivcr un petit champ qui lui 
fournis>ait encore de quoi faire des 
aumônes. Il mourut au i4 janvier , 
dans un ige fort avancé. Cinq églises 
ont été bâties près du lieu où repo- 
sent encore ses cendres. On vouhit 
par dévotion y être enterré. S. Au- 
gustin, dans son Uvre du Soin des 
Morts y ne craint pas de dire que 
cette confiance en la protection de §• 
Félix peut être aussi utile aux dé- 
funts , que les suffrages et les bonnes 
œuvres des fidèles vivants.— L'Eglise 
honore plusieurs autres saints du noin 
de Félix : S. Félix , évéque de Thi- 
bare , dans la province proconsulaire 
d'Afrique , qui, ayant refusé de livrer 
les diviues écritures , fut emprisonné 
par ordre du magistrat de la ville , 
nommé Magnilicn , puis embarqué 
pour l'Italie. Il aborda au ]K)rt d'Agri- 
gente en Sicile, alb ensuite à Venouse, 
dans la Pouille : c'est là qu'il souf&it 
le martyre, à l'âge de cinquante-six 
ans, l'an 3o5 de J. - C II déclara 
que Dieu lui avait fait la grâce de con* 
server sa virginité. — S. Félix dé 
Canialice , capuciu , né à Cautalice p 
près de Cilta- Ducale, dans l'état ec- 
clésiastique. Ce saint religieux était 
célèbre par l'esprit de recueillement 
et de méditation, qu'il possédait au 
plus haut degré. Après avoir gardé les 
troupeaux dans son enfance, il se fit 
recevoir frère capucin. 11 remplit à 
Rome, pendant quarante ans, b place 
de frère quêteur, causant de t'élon- 
nemenl h tous par ses jeAnes , tes 
austérités, sa charité infatigable; il 
mourut le 18 mai i58? , à soixante- 
quatorze ans. iienoit XIII fil |Niblicr 
en 17:24 la bulle de sa canonisation, 
que Clément XI avait prononcée ca 
1 713.— S.FÉLix^évêqiH^c Nantes, 



lyi I Et, 

ISSU (Villic dts ['liM illditrei &uiil!«s 
il'Aiinilitinc. rii[ fait évéqud «H 54o, 
,1 r.iiji' ili.' ii'C'iiU'-aqit ans. Il rHidit 
Miii |i.iiiin)<iiiic it le disliibim .iux 
(-t;int's a jui indigeoU. Il fil cons- 
ti iMi i; :i M.nili's utie RU^iiiquc callr^ 
lii.'ili.', Jotit l'uriiinat nom 3 conserve 
!,i ili'Lilj>tjim,el dout la dcdicaceTul 
f.iiii- [VI Kiipliront , archevêque de 
Tours, i.rs ^uuvGraim du comte de 
Vannes , C.tjno et Giiereclio 11 , lui 
doimi'reiit successitremeitt des ntar- 
'|iios ili' icspecl cl do défcrencc. Grc- 
i^iiirr (ic Tours, qui crojfait 'Avoir à 
M.' |il.iiiidrc iJc Kélii, rend cepradant 
iri-liti' ,i son cmiueolc sairitctc. Fdlix 
dL- N.i.ifcs m-nirul en 584.— S. Félix 
de ralois apparicnail, dil-Dn , à l'îl- 
tusirc famille de ce uom. Il naquit en 
r l'i-]. 11 quitta ses biens, qui étaient 
considdi'xliles , et se retira dans une 
furet du diocéscdeMeaux. S. Jean de 
Mailla alla le trouver dans la solitude, 
se mil tous sa conduite , et ils foo- 
dtreut ensemble l'ordre de la Bé- 
dcm[iliDn des caplîEs. Félix , pend-inl 
trs voy.igcs de 6. Jean de Matba à 
liatiie et en fiarbnric, gouTcrna les 
iji.iisoiisijuecft (jidreBvaitenFrancc; 
il |iii jimiuia un eublissemcDt dans 
l.i 1 iliu dn l'aris , 3 l'endroit où était 
1111e cli.-ipiHc drdiéc à S. Matliurin, 
dViii si's idigieux prirent le nom de 
.'Sliitliiiriiis. Il mourut dans lasoliludc 
de l^ifrui, le 4 uovembrc 1313, 
d.itis sa HG". année. — S. F»îlii , 
éM'ijiii' i\r Diiiiwich, dans le comté 
ili' ,Siili;jlk, convcriil cl baptisa Si- 
HiIfiiI, uii di's Ksi- Angles. Il prêcha 
h lin <l.us THsI-Aiii^lie , et convertit 
jni-^ïliic tous les idolJlrcs de retie 
'MiiiriT, .StCdiidc pnr le pieux Sigc- 
liril.illundjdts églises , des monas- 
In es et lii's ttuics , et mourut en 
fi.'lO, i4pK'-> dix-iept ans d'épiscopat. 
G— T. 

rr.l.lX, cvèiiLie JT'igcl, tu CiU- 



lil< 



PEL 

logne, avait ét^ imlue 
évoque deXolide; celi 
écrit pour savoir d>> Ii 

Félix répondit que J.-C, 
I lire humai uc , u'cslquc ' 
nuncii|iMif. Il prapsEc»! 

dan» lesprarineei "'" 

Adrien admis un 
les évoques d'Espagne. 
server de cet) 
avait T'tcndii tea conqi 
E'pagnc, etl'clixd'Uri 
dan» son oléinsancr; c« 
fil donc BSicmbler i Itari 
791 , un coucile OÙ t« tm 
évÈqiiei des provinces tfAH 
d'Embrun, de VieiuM, de 
d'Auch et de Bordeaux, l 
Félix y fut condamnée; il 
lui-même aux actes du coti 
avait fail adopter ses erre 

F and; ils furent condamii 
autre, la même anuée ~i) 
concile de Frioul , icuii par 
palriarcbcd'Aquilée. L'aniit 
Félix fut cité au ctnieile <]t 
magne avait convotiui! i M 
il y fut entendu, 
vuyé A Komc vers U p 
vaol lequel il abjunM 
étant de rclonr dans m 
voir que sod nbjui 
sioclre; ion erreur titj 
d.imnéc au condte de S* 
794. I.e cât&re AMb^ 
réfuter l'opin" 
dairgcl, «s 
consbuire nun 

qu'il éiaii I i II ei'ïtvur «avant i 
il ét^riviià Fc'lix plusieurs k 
plies dr rli.ii'iié cl furie» At 
ment. Kclis, au jeu 4*j 
fit unouvragrwiilei 
rcsic, et doBi 
ocstorianisme. 
dans un COocile t«nu | 



FEL 

nais il restait toujours 
rrcur. Il fut doDC lic 
nnë à Rome . deux ans 
1 concile tenu par le 
, et enfin déposé la 
99, à cause de ses fré- 
s, pr l'assemblée des 
seigneurs qui eut lieu 
e, et dans laquelle il 
iscnt. 11 fut relégué k 
a le reste de ses jours, 
son exil une lettre à 
;el ; il j parle de son 
lorle son ancien trou- 
er fidèle h la doctrine 
cndant le Père Madri- 
d'CJdinc, auquel nous 
nne édition des œuvres 
VAquilée, soutient que 
I perscvcré dans Ter- 
mort. G —T. 
jr nommé Pratensis, 
de «^ naissance en 
Gis d*un rabbin qui 
s les langues orien- 
mort de son pcrc il 
IMtalicy et avant aç- 
Lssancc des vérités de 
Gtbapliseï^ et peu de 
Dtra dans Tordre des 
Augustin. On ne pfsut 
le sa profession ; mais 
prouve par de bonnes 
eut Heu avant Tan- 
traduisit les psaumes 
in , et en oflfiit la dédi- 
i il avait formé le pro- 
ies autres livres de 
Dent, et il eu demanda 
iu souverain pontife, 
orda, après s'être fait 
e de sa version des 
vvil le texte des doux 
ions hébraïques de la 
par le célèbre Boni- 
orrigra lui-même les 
un svio extrême. Hum- 



F II L 2-5 

fifd HoJy , Wolf et Culomics parlent 
de Félix d'une manière très avanta- 
geuse. Ce savant religieux mourut en 
iSS*^ dans un âge très avancé. Fa- 
bricius, qui s'est trompé en avan- 
çant sa mort de dix-buit ans, a com- 
mis une autre erreur en prolongeant 
sa vie jusqu'à cent ans. On a de Fé- 
lix : 1. Psalierium ex kebrœo ad 
verhumferè tralatum adjeciis no- 
tationibus , Venise, Bomberg , 1 5 1 5, 
in -4°.; Hagucnan, i5aa, et Baie, 
i5i4) in-4"* Cette version a été in- 
sérée dans le psalierium sexluplex , 
Lyon, i5?îo, in-8^ On assure que 
Félix avait fait cette traduction dans 
l'espace de quinze jours; II. Biblia 
sacra htbrœa, cum ulrdque ma- 
sord et targum, item cum Corn- 
mentariis rahhinorum ; curd et stU' 
dio Felicis Praiensis , cum pr^pfa^ 
tione latind Leoni X nuncupatd ^ 
Venise, Bomberg, i5i8, 4 ^^rc. 
in - fol. ( rojrez Daniel Bomberg. ) 
Phil. Elssius cite les versions de Job 
et des autres livres dç la Bib!e par 
Félix ; miiis elles n'ont point été pu- 
bliées. Gaiidolfo a inséré une notice 
sur ce reli;;ieux dans sa Dissertatio 
de ducentis Au^nstinianis, W— s. 

FELIX DE TASSY ( Charles- 
FnAifçois ), né à Paris dans le 17'. 
siècle, premier chirurgien du roi Louis 
XIV , et Tun des plus savants et des 
plus habiles de sou art, était (ils de 
François Félix deTassy , homme d'un 
grand talrnt , et aussi premier chirur- 
gien du même prince. 11 fut Télèvt 
de son père, qui, le destinant à le 
rempljcer auprès du monarque, ne 
négligea aucun des moyens qui pou- 
vaient le rendre digne d'occuper «m 
emploi aussi important. Exerçant sa 
profession dans les hôpitaux ri\i|q, 
puis dans ceux des armées , il fut , 
fort jeune encore, compté parmi 
les plus habiles chirurgiens de sou 



i^ 



2^4 FEL 

tcmi<s ; ses confrères le nomniRrrot 
chef du collège lio St^^Jdme, qui de- 
vint en&ULle l'académie de chirurgie. 
Félix succéda à son pè redans Ischarge 
di; premier chirurgien du roi en 1 6761 
Louis XIV, quelques anuêes après, 
fut atleiiii d'un mal fort dangereux , 
et qui parla pendant assez long-lemps 
le uoui [le maladie du roi, i rabon 
de la sensation que fil dans toute la 
France l'accideol <lu monarque. La 
chirurgie, à cette époque, u'élail point 
arrivée au de{;re de splendeur oii elle 
parvint un siècle plus tard; plusieurs 
de ses braiirbes , fort importantes , 
n'étaient cultivées qu'impar lai renient 
et livrées à un emitirisioe grossier, l-es 
chirurgiens les ptus célèbres , appelés 
en consullaliou auprès du rot, igno- 
raient les procédés qu'il fallait cm- 
]ilayer pour sa guértson : l'alarme élait 
gc'ueralr. Félix rassura le monarque 
sur sa vie, et promit de le délivrer de 
l'bamble incommodilé qui menaçait 
ses jours. Ce grjnd chirurgien n'avait 
jamait fait ropéralioa qu'il méditait : 
il ne Pavait [amais vu faire; mais il 
avait l<i ce que seize cents ans aupa- 
ravant Celse avait écrit, cl après lui 
Paul d'Egine , sur la maladie dont le 
roi était attaqué. D'après Cfs lumiè- 
res, Félix se Ir^ça un plan d'upeVa- 
tion; et avant d'y procwer, il s'eierça 
pendant deux mois dans des travauiï 
analoniiques, Enfin , le -J t novembre 
1(187 , il opora son auguste malade , 
avec autant d'iiabilelé que de succès. 
Celle réussite mît 1« comble â la répu- 
tation de Félix. On peut dire qu'il est 
le premier qui ait upe're la (iMulc à 
l'anus parmi les modernes; car il n'est 
pas bien certain que l'anglais Jean Ar- 
dcrii, qui vivait au i4'. siècle et qui 
fail mention des procédés indiques pr 
CeUc , les ail mis en pratique. Depuis 
rbciireuse lenlalivc de Félis , tous les 
cbirur)jiea$ gucrisscul la fistule par 



FEI. 
l'op^radon : et de nos [t 
mes les moins renomni 
art, la pratiquent avec I 
contemporains racontent qii 
péralion qu'avail subie le rt 
courtisans voulurent être >'■ 
tn^me mal dont le moiur 
d'être délivré i ce fut une 
chacun demanda d'tirv 0|: 
sieurs même le furent tam 
uniquement parce qu'il éia 
Ion d'avoir la maladie du 
chéri du souverain, aintft 
sans, recherché de tontÈ 
cause de st$ lalen», de H 
ses inaun et de l'oblJBj 
caractère , fut mwiwwj 
sonAue, le 95 mai 'TbIh 
FELL (Jeah ), f iM 
mille du comte de Berkfl 
16^5 à Longworih, danj 
Il fut élevé à UxJbrd, prit 
jwur Charles I'', avec les 
dianis de l'unÏTersiie, et 
grade d'enseigne, Ilentraei 
les ordres , ei, tout le tem|>i 
torat, il vécut isolément, ex 
ministère envers les royali 
restaurai ion, il fiil douudÏ 
ordinaire du roi, prdwnda 
chcster, chanoiue deOirâ 
dont il augmenta ou achcn 
menu commences par le car 
sey, vice-chancclier de tu 
et il s'attacha i rétablir la 1 
relâchée par suite des àéu 
temps; il fui enfin éréque 
où il mourut le 10 juillet i 
siimé par Faclivité ilc mt 
de ses projet» de birur.iiiai 
employé presque tous les 1 
ses DéiicficpA en amélioratiti 
fil du public. Ainsi lé* é 
de sa place et directeur 
lai de .Sjint-OswAld , k \ 
furent lotalemeni eatoèoi 
l'hdpiul, i iKhcter | 




FEL 

éié aliénés et à les aug- 
rebâtit ou re'para les bâti- 
irteoant à rëvêché; mais 
indpalemeDt du collège de 
xh, dont U augmenta les 
ndant sa vie, et auquel il 
oonnl un fonds destiné à 
d'au peins dix écoliers, 
os, au i". novembre, on 
Dettes de ces places 'qui se 
acantes , et 1 on prononce 
ision un discours en mé- 
mdatcur. Ces actes de bien* 
blîque étaient accompagnés 
nombre de charités parti- 
n sorte que par sa facilité 
ir l'argent à ceux qui en 
tÂUf il se trouva quelquefois 
Dué du nécessaire. U a pu- 
e du docteur Henri Hani' 
andres, iC6i, in-8"., en 
'., Alcinoi in plalonicam 
am introductio , Oxford , 
B". III. Une édition de St. 
m société avec J. Pearson), 
bl. ; IV. Une traduction la- 
înùquiiés de l'umtfersité 
,de Wood, i6';4i '^ vol. 
I Fauteur accusa de n'être pas 
; quelques autres Traduc* 
qnes Sermons, etc. ; il a eu 
de part à l'édition du Nou- 
'éunentgreCy Oxford, 1675, 
père (Samuel FcU ) expira, 
r diagrin à la nouvelle de la 
3iarlei l". X— s. 

( Jkâit ) , théologien an- 
le tecie de dissentcrs, était 
Mitre d'école , et naquit en 
Mkcnnouth, dans le comté 
erland. Après avoir reçu 
DSinictMn , on lui fit ap- 
in mdier \ mais étant venu 
i Londres, le maître qui 
lui trouva trop d*csprit et 
Inmicres pour n'ctrc qu'un 
tisan, et, aidé des secours 



F E L 275 

de quelques autres i^crsonncs , le fit 
admettre dans un séminaire destiné 
à former des ministres pour la secte 
des disscnters indépendants. Fell ré- 
pondit aux espérances qu'avait fait 
concevoir son ardeur pour s'instruire , 
et fit d'excellentes études classiques 
et théologiques. Il devint bientôt ins- 
tituteur dans un séminaire dirigé par 
un de ses amis à Morwich, et se K* 
vra ensuite avec succès à la prédica- 
tion et aux fonctions pastorales. De- 
venu instituteur dans le séminaire 
où il avait fait ses études , et qui ve- 
nait d'être transféré à Homerton aux 
environs de Londres, il y fat à peine 
installé qu'une querelle assez vive 
s'éleva entre lui et les étudiants. Après 
deux années de tracasseries il perdit 
sa place, et se serait trouvé sans 
moyens de subsistance si quelques- 
uns des administrateurs n'étaient ve- 
nus à son secours. Ils l'engagèrent k 
Srononcer de mois en mois une suite 
e douze leçons sur les preuves da. 
christianisme , qui furent enr4>ura- 
gées par une contribution pécuniaire 
assez considérable. Mais le sentiment 
du traitement qu'il avait récemment 
éprouvé avait tellement altéré sa santé 
qu'il ne put achever cette entreprise. 
11 venait de prononcer sa quatrième 
leçon lorsqu'il fut atteint d'une mala- 
die qui le conduisit au tombeau le 
6 septembre 1 797. U cm|)orta les re- 
grets des hommes sages de toutes les 
sectes , qui estimaient également son 
caractère et ses talents. On a de lui les 
ouvrages suivants: I. Essai sur 
t amour de la patrie, in -8**.; IL 
le véritable Protestantisme , ou les 
Droits inaliénables de la conscience 
défendus^ etc., en trois lettres à 
M. Pickard, 1773, in-8\, qui furent 
suivies d'une quatrième lettre en 
1774 ; IIL Recherches sur la jus- 
tice et l'utiUié des lois pénales pour 

18.. 



2-G FEL 

J,>iger/acoi(ci>nc*.leriTeiM:Iiiir. 
Le, 1774. in -8'.; IV. E>sai de 
grammaire anglaise, »vtx une Dis- 
ïiTt.ilion sur la nilurv » l'iiiagr paf- 
tIciiiÏR' du condilimiiid daus U Un- 
pne anglais, i78(,iQ-i3; V. <iad- 
qaes pamphlets de OmtrfMne. ( f- 
iiiignej Faruek ; , et (fjtilrcs ccnti 
de p«ii d'crentliK. On a aayiûtoé, ta 
1 'C^ , Ifs (luatre Icfons qall avait 
[iiutioacees sur le* preuves da cbriv 
li.inrjme, ea T m a|oalani huit autre* 
p.ir le docteur Hrnri Hunier pour en 
ibrmT un cours compIeL X — s. 

FELl.E ( Gciu-AUNE 1 , doiniui- 
rjLii, naquit à Dieppe fil 1 65g. Après 
.ivoir acberri ses études dans son or- 
ilre, par gDLil, saoa doute avec leçon- 
'•■ntcment , et peut-être par la dispo- 
siiion de ses supérieurs , il entreprit 
<Ies Toy,i|;cs lointains dans dilTereittes 
parties du monde. H visiu l'Afrique 
•:\ l'Asie, pïroourui l'Europe pies- 
qu'ciiliêrcracnt, ei ne Cnil de voyager, 
>lil i lii.^ioricti de son ordre, qu'en 
riss.niit de viTre. Il teriaina sa car- 
rjJre t;n 1710, probablement à Bome, 
piiis<]ii<' <''>.'st de là qu'on a mande sa 
iiittri. Ou ne sait de lui que ce qu'en 
.i|i[trcnncnt les liire» de ses li»rci , où 
il a coiui^ne diflerenles particularilcs 
qui le concernent. De ses ourrapes, 
riiici ceux qu'on connaît : I. Resolu- 
lissima ac profandissima omnium 
di^cHium arpumentorum, quip uit- 
qiiàm à Chriiti nativilate, potue- 
nint i^ferte heretici , conJri beal-e 
'irffinis callum , 1 687 , in- 4°* » *ûns 
iiniii d'iulciii' ni de lien d'imprestion. 
It.iiif crtouvrage, quiestaccomp.ignc' 
(l'une virtion allemande en rrgard 
'Iti texte biin, l'auteur se qualifie 
•l'aumiîiiirr du roi de Pologne ( Jc.io 
■S'iliirtVj ]. II. Brevissimnm ftdei 
'••■'•p'ij^'iariilum , Venise, i684» în- 
-i '. ; III. Ft-ljesuiticum. Cctitrescm- 
I'" 1 i]i aniioiyci^r une saliic; cepend.iut 



e LiM 



F El. 



Ijclia 



"P^"' 



9>.'il e.t fli&ilr de 
qu'il a Irailr <Iaiit Med 
thtnlot^nrum - V. Li 
tiftoii a dtir *mir 
f}<yi. AU ikf-kça 
^ttrMt deG«iltaHM' 
MMisdoiiiid oa Ik qn'ili 
troi»m*; qu'il est «d 
vrai^, rt tio ttiMk 
Ce traite, eoatfuai A 
en dedic il GmbchI Xli 
roi à'Eapigar. Datub 
Frilr atUqitc 68 pf« 
linot, condàBMC» f 
dans U'i'. partie a3| 
danuicei par le ml* 
troinème il eiabh 1 1 1 
près à (-arantir les in 
sions du moliuoaâsiDe 
FELLER(JoAaai 
feiseiir s^ixon , ne ■ 
novembre iGïS, U 
enfonce d'bcuteiun i 
1.1 poésie , et il n'afri 
lorsqu'il publia , 
J.-C. un poomc 
naiïseitrs trnuvêneBl 
euimirager l'atUeitr i 
ricrc dans taqurilc i 
s'illustrer un \ " 

cepleur Chr, 1 
de suivre quelque* ■) 
de l'universii^ de ~ 
maudj aux praféiiàj 
«aient alors romemi 
à beaucougi d'«&prii 
varicies et udo da 
qui l'duraitnl fini 
Thomatius lui 
faihiiottii-qiie , caniM 
cieux, et le pria. oc I 
cAlioD de ses enCmU 
qu'il trouT.îl dti *iD]il 
mérite. Fclirr hf, 
en lO^o 




FEL 

scurs demandèrent eux- 
[^rc'galioii à l'acadeiriic, 
;i <rfX[)Jiqiit*r les poêles 
67G , il fut noinnié con- 
la biLiiolhècjue , en dis- 
res dans nn meilleur 
iblia le Catalogue des 
3ans sc> moments de 
nuait de composer des 
tressait aux princes les 
par leur amour pour 
aux amis que lui avaient 
is et SCS qualités person- 
'ailla plusieurs années à 
des Jfcta eruditorum, 
imc de ses critiques lui 
eiix dc'bats avec Grono- 
n^ et Charlotte Patin 
:;eling ). G* furent là 
nés qui troublèrent sa 
n accident abrégea le 
uit qu'il était agite par 
éoibles , il se leva , et 
*bé inconsidp'réraeut de 
tombj dans la cour, et 
lites de cette chute le 5 
lannund a publié la Vie 
alîn. Le recueil de ses 
es |)oésics serait très in- 
on doit regretter qu'au- 
«patriotes ne se soit en- 
*ii faire jouir le publie. 
àe Feller : 1. Oratio de 
cadem. Lipsiensis Pau- 
lex suhjmctus est cata^ 
nanuscriptorum mem^ 
, aîterchartaceorum in 
th. extantium , Leipzig , 
Le catulugue a été réim- 

I ctl tB*né par Ardre de natièrea 
ivant rtrraagrBBrnt uur Ira ma- 
lien dana la bibliuUi«i)ue. Le 
t§/tÈ «H |ùècra qu'il indique a'e- 
ia m'Mm , y en ay jsl preaquc tou- 
M l« véaie volume . auivant Tu- 
L'suvr^KP rat terniBë par dea 
Ua , CwIWcUmi aaaci ciiric«M 
■le* différenlra dcveri iéouina , 
l*a • la in de ditrra maBa»i:riu 
«!■•. J. C («oUacb«d a daané 
Utû* ■etdémifnt ift ranêri' 



primé sc'|»arcmcnl , en 1 GS6, in-i 2 de 
4«So pa:;es , avec des aiiiiitions et des 
iorri'CtiuDS ; mais il ue contient pa^ 
encore 1 1 liste exacte des manuscrits 
de la bibliothèque Fuuline , tt ou a re- 
proché à Feller de n'avoir point décrit 
ceux dont il a donné les titres (i). 
Christ. Goltl. Jocl)( r , a pcblié une 
nouvelle édition du Discours de Feller 
à la suite de celui qu'il avait prononcé 
sur le même sujet, Leipzig ^ I744« 
in -4". ; II. yindicia ads^trsùs J. IL 
E^gelin^ium , Leipzig , 1 685 , iu-4'*. 
Cest une réplique à l'ouvrage dans le- 
quel Ë^geling avait répondu à la ciiti- 
quc 'les Ar>'5tc7 l'a Cereris etBacchi, 
{f^i^y. Kcgeling); Ilï. Ç^'gni quasi' 
moilo genili , h, e. clari aliquot cj- 
gtuei ab oblivioiie vindicati , d)id. ^ 
i()8(3, iu-4'* C'est la BiograpLie des 
Hommes célèbres de Zwirkau; IV. 
Epislola ad Adam, Reclienbergium 
de intolerahili fastu crilicorum que- 
rumdam, spcciatim Jac. GronovU^ 
ibid. , 1G87 , in -4". Il attaque dans cet 
ouvrage plusieur.^ écrivains hollandais, 
mais il s'attache surtout a Grouovius y 
qui venait de puldier une dissertation 
sur la mort de Juda , où se trouvent 
quelques opinions non conformes au 
texte des livres saints. Feller s'était 
caché sous le nom de Dcrmasius y de 
sorte que Grouovius , ne pouvant dé- 
couvrir son agresseur , (il retomber sa 
colère sur tous les rédacteurs des Acta 
eruditorum;\, Defratribus caien- 
/itfn'ii, Francfort, 169^2 , iu-4^ Celte 
dissertation est accompagnée des notes 
de Ludolf, qui en fut l'éditeur; VI. 
Supplementum ad BappoUi corn- 
mentor ium in I/oratiumy dans Té- 
dition d'Horace, Lcipzig,i678yin-8'. ; 
VIL Flores philo$opkici in Firp-- 
lio collecti ; MIL Aotœ in Loti-' 
chii de origine domus Saxonicœ cl 

h»i mcntitUlii BibliothcCK Paullttim êcéicibmt 



378 FEIi 

Palatina ( foj: I.oticuits ) ; IX. 
àes Pièces de vers indiquées dans la 
hiblioteca, volanîe de Goctli. 

W— s. 
FEI.I.ER (JoiCBW-FBiDÉBic), 
fiU du préc^drni, naquit â Leipcig, 
\c 'i6 décembre 1673. Après avoir 
[iris SCS degrcs en philosophie, il vi- 
•lita un« partie de I Allemagne el de la 
Suisse. Le «éiiat le relinl à Znickau 
]>oiir mettre en ordre la biblioilièqtic 
de Daumius , dont la ville vcoait de 
l!iire l'aequisition. I.a mort malbcu- 
reuiie de son père l'obligea de retour- 
nera Leipzig ponr r^ler ses alTairrs; 
tnais aussitôt qu'elles furent termi- 
iic'es, il revint a Zwickau , où il de- 
meura jusqu'à ce qu'il eût rempli la 
corn mi lésion dam il anit été chargé. 



11 étudia I 



raider 



e le di 
1 années , et reprit le 
■ voyages. Le célirbre 
;ta à Wolfenbulcl, pour 
cnbler tes piice» qu'il 
_ er dans son histoire de 
la maison de BniDsnick. Ludolf, Fun 
des amis de son père , l'appela â 
J-V.iDcfort. Ce savant travaillait à son 
Thédtriidu monde, et on assure que 
cet ouvrage serait meilleur , s'il eût 
jirofiié davantage des conseils et des 
secours du jeuuc Fetler. De Francfort 
il se rendit à Nuremberg , où il sé- 
journa quelque temps, et passa en 
France avec des lelircs de Ldbnilz 
pour l'Hôpital , Godefroy , Longne- 
riie, elc. Il reiourDailà Leipzig, lors- 
(]ue l'envoyé du duc de Zell le retint 
à Ralisbonue pour surveiller l'éduca- 
tion de son fils. En 1 706, le doc de 
M'eiinar le prit pour secrélaire , et le 
chargea de dresser l'élal des pièces 
conservées dans les archives de Wit- 
lemberg. Fcller avait une sanic déli- 
cate qur l'eicés du travail acheva de 
ruiner. Il languit plusiturs années, 
et mourut le i5 fmier 1736, â 



PEL 
cinquante-trois am.OnS 
numenta varia inediù 
linguis cemteripta, mm 
mestribunprodcDtia, léi 
\i cahiers formant s i 
Recueil , divisé en douai 
tient de» choiM trb 4 
Itisioire gêaéalogtqut i 
de Brunîwiek, de/mît 
jusqu'à Albtn etJeani 
in-8*. , en allemand : d| 
timée; lU. Olisim htm» 
misceUanea ex ort el > 
nit:iï, ibib, 1718,104 
deoic parties : la jmâ 
des extraits des lettre* i 
la seconde les mots rfl^ 
jugeuienis, les opintsf 
avait rerucillis de M bot 
mands le regardent em 
leur des j4na. Oti di>it a 
l'e'dition de YUistoin 
saxons (en allemand } , 
I^uremberg, fji'5, in 
vers des Doticcs snr ce s 
^cta eruditomm, suf 
el dans le» Miteoirefl 
tom. \1X. — Jeati-Di 
né â Chemniiz , rrfu aà 
cullé de philosophie i 
1759 , et nommé en in 
l'egbse de Lnckau en ) 
a publié quelques nvl 
tions philologiques : L 
exercilationes declaoA 
tandi romorup llngu» 
tidomandittiue fuîsu 
Luebbrn , i749< ia-fol 
vrai usage lU la sagi 
raison dam l'étude 
swantes, Wittembav 
4°. , en alleniaDd ; lO 
gelesene Siunmlung, • 
dire, Collection pour li 
ma rui«, LntbbeD , i^^^ 

F£LLEB(Fiuu<c4a 



FEL 

lies le i8 août 1735. 
aire du gouvernement 
lutrichiens , ensuite 
a ville et prévôté d'Âr- 
^compense de ses ser- 
es de noblesse , dans 
tte faveur n'était pas 
e. Le jeune Feller re- 
ducationsous les yeux 
lernel k Luxembourg, 
1 collée des jésuites à 
ipplication et ses pro* 
ns l'étude des lettres 
dès-lors, un écrivain 
ingué. Admis au novi- 
luites de Tournai , à 
fans y il se livra à la 

ardeur qui faillit lui 
•pendant les remèdes 
vit et le régime auquel 
se soumettre , furent 
», qu'il ne se ressen- 
dyeux, et que jamais 
lunettes. Chargé d'en- 
lanités k Liège, il y 
sa réputation ; le re- 
btines qu'il publia en 
tre de Musœ leodien- 
tient les ouvrages de 

plusieurs pièces qui 
18 d'honneur au maître 
• Après avoir donné, 
rs années , des leçons 
Luxembourg, Feller 

ÏA\T la même mission 
ongrie. Il employait 
es vacances à visiter 
ift de ce royaume ; il 
le toujours à pied, ses 
in j pour y noter tou- 
iDs qui se présentaient 
; moral et physique 
la minéralogie, l'fais- 
rtc. Les chiteaux des 
lus illustres par leur 
leur mérite lui étaient 
)res3ement.Âprè& un 



FEL 279 

séjour de cinq ans en Hongrie, Feller 
revint dans sa patrie; et, en 1771, 
il prononça ses derniers vœux. Se% 
supérieurs, qui le destinaient à la 
chaire , l'envoyèrent à Liège où il se 
trouvait à l'époque de l'extinction de 
son ordre. Il se livra pour lors à la 
composition de ses ouvrages : ses tra- ^ 
vaux furent interrompus en 1 794 ; il 
quitta ses foyers à l'approche des ar- 
mées françaises, pour se retirer , en 
Westphalie , au collège des ex-jésuites 
de Paderbom où il passa deux ans; 
il se rendit ensuite à l'invitation du 
prince de Hohenlohe qui résidait à 
Bartenstein, et se fixa enfin, en 1 797, 
chez le prince-évèque de Freysingen , 
à Ratisbonne où il mourut le aS mai 
1802. Pendant la révolution braban- 
çonne ( 1 787-1 790) , Feller avait ét^ 
l'un des principaux coriphées du parti 
patriote ; mais tout annonce au moins 
qu'il était de bonne foi, et jamais sa, 
plume n'a passé pour être véuale. il 
avait de nombreux amis , et plaisait 
dans k monde par une amabilité sou- 
tenue, une bonhomie oliannante et 
une érudition qui ne fatiguait personne» 
Il était maigre, d'une taille moyen- . 
ne, et d'une complexion délicate; sa 
physionomie avait une grande mobi* 
litc, et la vivacité de son œil déce- 
lait bientôt celle de son esprit. Nous 
ne parlerons pas des écrits polémiques 
de Feller; ils sont en grand nombre , 
mais ils ne peuvent guère, par la na« 
ture des choses, survivre aux ciroons« 
tances f\a\ les ont bit naître. Les pro- 
ductions les plus connues de ce saTant 
jésuite sont : L Discours sur dlvert 
sujets de religion et de vtbrale^ 
Luxembourg, 1777, a vol. in-ia^ 
1 1 • Dictionnaire géographique fLiége^ 
1788,179a, a vol. in-8^; c'est le 
dictionnaire de Yosgicn revu avec soin; 

Elusieurs articles , entr^autres ceux do 
i Hongrie y sont entièremenl ttbn^ 



2!!o FEL 

dut. in. Caléchisnu philoia/ihi/itu 
r.M ftiaicîl il observations propret à 
il'-feiiilie ta retigion chrétienne cou- 
ti'e ses ennemis. Cet ouTrnge, qtû 
<:si iiiiii-ùiie «.'('lui dana lfqu<?l l'HUli'ar 
;i faii preuve de plus deuknl, parut 
d'jlwrd 9DUS le luim. de Plexier de 
Eeual , aiiaj^ramme de Xavier de 
FelicT, uuvul.in-8"., Licgç, 1775, 
cl Paris, 1-^7; ilï'eDfll (Icpiitsdcux 
iKJuvelli':^ uiliiiuDS, A Liè^e.i'n trois 
voluiHcs iii- 1 '1 , l'un* en 1 787, l'jiHre 
rn itdiS. IV. Examen impartial 
des Epotjuei delà nature de M. de 



ont «u le malbeur d'éU 
iaïueniMiic ou de |i 



plu 






ni|>n 



t'tiîi''iiuliesii Maëslriclit, 1793, lu-S". 
V. Dictionnaire historique , 17)31, 
G vol. Lu-S".! nouv, édit. augiii.,rlcu 
prnndc partie relbod., Li^e, 1789- 

' 7i)''t I ^ ™'' 10-8°. Cêl ouvrage , 
Hii'iiii prétendit ii'èire qu'une coulrc' 
l.içdii lie celui de dam Chaudun , fil 
iV.iboiii ciicr au pUgial; dauslc fait, 
icIcB et d'articles lia- 



po 






du 



ctaicut e^irails, mut pour mot, de 
l'aucieii ; beaucoup d'autres ne sont 
(|iie rcioucliës. Ncanmoius l'equiic 
nous fait un devoir d'ajouter que plu- 
sieurs bons articles , surtout dans 
h dcruicre cdiiion , apparlicnnent es- 
ulusivciiit'ut àFcUer; «iquelqnes-uits 
de«tis-ci. [lîlstjueles art ides FrancA 
(âinion \ Galifel, Gassner, tic, oui 
ne cuj.ic's par le dernier edileiir de 
rfiiivra;;? do D. Chaud OD. Un repro- 
rlii' i|N'on fait, avec justice , à Fdlcr , 
t'est tic X' laoutrur trop souvent hom- 
me (Il p.irii dans la distribuiioa de 
^e.s cloqcs et de ses critiques. Son 
ïi'li- y<nir la religion lui fait quclque- 
llvl^ iiriii.sforaier eu génies supérieurs 
des |icisu[inagC5 qui n'ont guère eu 
d'aiiti I' mei'iie que celui de porter la 
robe i\'- JL^uile, lapdis qu'il voudrait 
iDClaniorpljûsi'r en pyginres des écri- 
y.iiiis d'un talent difti 



encore le mitoe ûàtn 
sopliic qii'il Kgu 
E«i-cusc , qui lui 1 
niaiu dans ses ObservaÛ 
s_yslcme de Newton , le 1 
de la terre et la pllu-aUt 
des . avec uiw iJùKrtati 
irembUnunls de terre, 
mies , les orages, Ui in 
iu-ia,LiéKe:,i77tîP*ril,^ 
1 788. O livre , qiK ft " 
pro tirer que lo moiirtlll 
u'tst pas dernuDlr^,'^ 
des inondes n'est pM « 
ferait iu|;cr plus hvt 
ùle religieux de l'aiim 
cou naissances physique 
tiques. Le Journal biit 
téraire publié ii Lia 
Liège, par l'ahbé de Fdi_ 
â 1794, a eu hjiia'ff 
dans les Pays-Bas et en 
On yirouT? dea disscriAti 
saules sur divers point* d 
de physique, d'hiatoiro,. 
pliie et de lillêratuntv*| 
toujours la partialité s'Wj 
coUcclioD dfiices feuilni^ 
tenue assez rare , m cOU 
vol. in-i3.0nncpput refij 
de f cl 1er des conuaiisuci 
durs Cl très v.iricn ; t^ 
coud , il uc K donnait f 
de soigner Ron style, qt 
pourvu ni de eluleur ni 
mais qui manque par foû 
tiou et de dmê ; en gùieri 
tirerait plus à'nfriiattA. < 
une JVotioa sur la wm <I 
get de af. l'a»>i Atts 



mguc, 



s qui 




FEL 

fut admis dans la société 
», et professa plusieurs au- 
hétoriquc au collège de la 
: Lyoo. Fellon assistait rc- 
nt aux séances de la société 

et lorsqu'elle fut trausfor- 
le académie, il en fut nommé 
premiers membres. 11 était 
irossette, commentateur de 
et Louis de Pugct, l'un 
babiles physiciens de son 
itimé du public et de ses 
, il parvint à un agc avancé, 
I à Lyon le 'i5 mars 175c). 
il : L Faba arabica , car- 
3U, 1696, ïti'ii; 11. dMu' 
rmen, ibid., i6c|(), in- 12. 
e à la suite de ce petit 
De lettre de Puget, conte- 
plication des passages 011 
'est attaché a décrire les 
i de Tai'maut. Ces dcu\ poc- 
: la lecture est très agréa- 
Ité insérés avec la lettre de 
ns le premier volume des 

didascalica^ publiés pav 
Mivct; m. Oraison f une- 
iuc de Bour^o^ney pro- 
Marseille, J 7 1 1 , in - 4"* f 
, dauphin de France, et 
•Adélaïde de Savoie , son 
7 1 a, in- 4 ". ; de Louis XI f'\ 
•4"*, et réimprimée d.ms le 
s Oraisons funèbres de ce 
716, 'À vol. in-i'i; 1V.7'<|- 
des pseaumes et des cari" 
f l'Eglise f Lyon, 1731 , 
^t par errcui qu'on a at- 

Pcre Fellon VAbrév^é du 
f r amour de Dieu, par 
DIS de Salles. Cet ouvrage 
bbé Tricalel. W— s. 
9N (HKrvnO, littérateur an- 
re de l'université d'Oifurd , 
Dt principal du collège d'Kd- 
II, publia, vers 1710, une 
DU sur la lecture des classi- 



1 



F h L 'lii I 

qocs, et sur les moyens de se former 
un style correct. Ce petit ouvrage , 
u'il composa pour l'instruction d'un 
e ses élèves , le lord Ross , depuis 
duc de Kutland , et qui est écrit avec 
une élégante simplicité, fut reçu fa- 
vorablement, et a été réimprime plu- 
sieurs fois^ notamment eu 1 7:25 et ea 
1767, in- lu. Il aurait pu aisément 
faire un gros livre sur ce sujet : « Mais, 
» dit- il , dans sa préface , peut-être 
» ai-je , le premier d'entre les modcr- 
» nés , eu l'idée de composer un écrit 
» de ce genre sans la pum|)e des cita- 
» tions. r> On n'y en trouve en cÛct 
pas une seule. 11 a aussi publié des 
sermons. Il mourut le 9 mars 1740. 
*— Feltow ( Jt'an ) , Irlandais, qui s'est 
fait uu nom par l'assassinat de George 
Villiers, duc de Buckingham (P^oy, 
BucKiNGnAM ) , était, en 1 628, lieute- 
nant dans l'armée qui devait s*embar- 
quer à Portsmoulh , sous le comman- 
dement do ce favori , pour aller secou- 
rir les pn^testants de La Rochelle. 11 
était courageux, mais d'un caractère 
enthousiaste et mélancolique. Regai*- 
dant le duc de Buckingham comme le 
seul obstacle qui s'upposait au bon- 
heur de sa patrie, il résolut de se dé- 
vouer pour elle, en l'immolant, et 
s'étant introduit dans la chambre du 
duc au moment de sou lever , il le 
frappa au cœur avec no couteau, le 
i5 août iGiB. Il fut arrêté sur-le- 
champ, et ne cherchant point à se sous- 
traire à la peine due à son attentat , 
il la subit avec le courage du fana- 
tisme. X — ^s. 

FELVINTZKl ( Alex atore), sa- 
vant Hongrois du 17^ siècle, qui, 
après avoir fait ses éludes à I^yde 
et à Groningue , professa dans sou 
pays la philosophie, la théologie , le 
grec et I hébreu, et obtint ensuite une 
place de ministre protestant. Il a fait 
une nomcuclaturc alphabétique de 



aSa F EN 

toutes les lip'résips raodernn , loui le 
tilrp de Uereiinlogia , DebmwD , 
i6H3, iM-K\ — Un autre HonRroU , 
nommé George FELvrnTïM, qui vï- 
Tail epalemciil dans le 17'. siècle, 
s'est ffit connaître pnr un grand nom- 
bre de poéaies écrites dans la laogiie 
dp son pays, et parmi lesquelles dou» 
remarqueroDs une Iragi come'die im- 
primée eu 1693. C— *w. 
^ FENAROLI ( CiMiLL* SoLiB 
d'Asti), femme poêle ilDlienne, na- 
quit à Brescia , de parents nobles , 
vers le commencement du 18". siè- 
cle. Son ediiration fut cstrémement 
uégligee; à peine lui appril-on â lire 
ei à écrire. Douée de beaucoup d'es- 
pril et d'une imagiDation vive, elle 
prit une fausse roule et ne Int que 
des romans; elle s'enthousiasma telle- 
mcnl pour rette lecture , qu'elle l'in- 
terrompnit a regri'l aux heures de« 
re|)as et du sommeil. Elle joignît bien- 
lot aux romanciers les poètes. Ceux 
du 1 6°. siècle , qu'un heureux instinct 
lui Ht préférer , ..llumèrent en elle les 
premières e'tiorplles du feu poétique, 
cl la garantirent de ce qui restait en- 
core du mauvaûi guûl introduit par 
les poètes du i -j'. Mais ee feu n'eut , 
nour ainsi dire, son explosion que 
lorsque la jeuneCamilla.c'tant mariée, 
pul paraître et briller dans le monde. 
Ses poésies amoureuses n'eurent point 
son mari pour objet, et cependant il 
ii'enl pas lieu d'eu être jaloux; elle se lit 
un modèle ide','il de perfeclioD : elle se 
pasi^iunna pour lui tlans ses vers, sans 
cesiPT d'être fi 'èle épouse , tendre 
mère , et principalement occupée des 
soius de sou ménaffi et de l'éducation 
dr ses eulants. Elle les clcTsit très 
]iicuscfflenl; une de ses Glle* eut dès 
le plus jeune âge le désir d'entrer en 
religion. Les prises de voile, en Italie, 
sont toujours célclirées par quelques 
pièces de vers ; et ks rccueds de poé- 



FEÎÏ 
lies toitt pleins de cm sonneti 
moiuKû , aont le nombre ^Ic 



■i 



i natsnM 
e..Lon^ 



diiDs celui que M"*. Pcnarvli fil pon 
sa fille , ce sujet si comman dcrial, 
par la circonstance, me, « pe«- 
être tout'à-Eail nouTcau. On rw Ifoii- 
verait pas en effet un autre f lefl^ 
d'une mère poète , chautsnt Ir ~~^ 
d'faabil d'une fille dont b i 
avait pensé lui conter la vi 
B tu ouvris, lui dit-elle, les yenxàs 
» rayons du jour , si tors yras ba- 
il guissaots etmes joues Octmffiifvn 

■ couverts de la sombreborr^uT d'un 
V mort procliaine, et si )« vis lulovr 
B de moi les angoisse» et la lerrMT, 
B aujourd'hui. 6 raa fi'le, qurdinia 
» séjour, agréable à Dieu, ta r«niit 

■ sous de plus heureux auipim , 

■ qu'au mépris du ùA amour d'ul 

■ monde aveugle, to t'enchaînai loi- 
B même de liens d'or et de naodt it- 

■ crés, mon tendre amnnr, iààli 
B par une foi vive , coiiiempfe t* 
1 dur et humble clai que tu embru- 
B SCS avec tant de joie et de t&H 
B et l'œil humide des F^us dou 
B mes , je bénis , je me nppd 
D un sentiment de bonheur e 

■ péril où je fus exposée poni 
En avançant en âge . elle prit cl 

Saur de plus ferles études. Elli 
es poètes aux phdosopliM Hm 
aux métaphysiciens. " ' 
notre langue , qu'r 
mais qu'elle écrivait p; 
lisait, méditait, analysait le» ■ 
ou vrages des philasopbpt frai 
ami lui prita le livre dIfahÂi 
la prévint que c'était me 
demandait beaucoupd'ath 
cependant d ne pouvait Ir hs a 
que pour trois jour». Les a 
domestiques prrn.iicnt b plus'p 
partie de ses journées ; U io6itil4l 



s. SachaMtrtiM 

'elle iMrlâi ■■ 
it parfatienooi.f 



FEN 

sait le charme en réclamait une 
lartie ; elle prit sur $e$ nuits le 
de œtte lecture, et la fit avec 
'applieatioD et de pénétration 
£ , qu'en rendant le livre au jour 
é j cUe en fit à son ami l'aua- 

plus exacte et en porta le juge- 
e plus détaillé^ le mieux moti?é 
>lus juste. La ville de Brescia 
lait 9 dans le même temps, une 
mise , la signora Giulia Baitelli , 
fiait pas moins étonnante dans 
le genre d'études tout aussi peu 
un chez les dames. Elle savait à 
les langues grecque et latine 
! avait apprises des Tenfance , 
e notre M""*. Dacier. Elle con- 
toule sa vie l'usage de lire cha- 
ur quelques morceaux dans ces 
langues, de les traduire sur-le- 
», ou de les répéter de mémoire ; 
me file était très pieuse , c'était 
fS en grec qu'elle récitait des 
Sy des psaumes, qu'elle lisait la 
et quelquefois des Homélies de 
lile ou de S. Ghrysostome. Elle 
(lisait pas moins des vers d'a- 
oomme M"^ Fenaroli; elle eu- 
it et écrivait le français aussi 
[lUle , mab elle le parlait mieux, 
eux phénomènes littéraires bril- 

à la fois dan^ les mêmes socié- 
té pour plus de singularité, loin 
Bvier et de se ha'ir , elles étaient 
• Lear conversation n'était queU 
isqu^agrÀble; quand leurs amis 
lans voulaient qu'elle devînt sa- 
, douées d*iine égale mémoire, 
esprit vif et d'une élocution ia- 
l'ooe des deux ne tarissait pas 
le citations des anciens auteurs, 
lits puisés dans les sources les 
pores de la littérature et de la 
! grecque et latine , que l'autre 
Kcations des systèmes de philo- 
e moderne , de comparaisons en- 
; I ce de 4ùciU5ions lumineuses 



FEN 



285 



sur les vérités qu'elle reconnaissait 
dans leurs ouvra{;es et sur ce qu'elle 
regardait comme des erreurs. Toutes 
deux évitaient é(;;ilement dans ces en- 
tretiens , si difTéreiits de ce qu'est 
communément la conversation des 
femmes, le pédantisme et l'aigreur. 
Giulia Baitelli ne paraissait à la ville 
que de temps en temps : elle vivait 
habituellement à la campagne; Ca- 
milla Fenaroli passa toute sa vie à 
Brescia , et sa maison y était le ren- 
dez-vous de ce qu'il y avait de plus 
dbtingué dans la ville , dans les pro- 
vinces voisines et parmi les voyageurs 
italiens ou étrangers. La première était 
plus âgée; elles moururent à peu de 
temps l'une de l'autre : Giulia en 1 768 
et Camilla en 1769. Leurs poésies 
sont répandues dans plusieurs re- 
cueils , et surtout dans celui deg^ 
jiutori Bresciani viventi , publié par 
le comte Charles Roncalli. G^*É. 

FENARCOLO (Jébome), poète 
italien, né à Venise, mais originaire 
de Brescia , exerça long-temps dans 
sa patrie son talent poétique et son 
goût pour les belles-lettres en générât 
11 alla ensuite à Rome, et s'attacha au 
cardinal Famèse. Il y resta jusqu'à sa 
mort, que l'on place vers l'an 1570; 
Le Quadrio lui donne le titre de pré- 
lat. Ses poésies furent imprimées après 
sa mort, à Venise, 1574* in-8°. Il 
avait paru de lui , long-temps aupa- 
ravant , quatre Satires , ou plutôt 
quatre Epitres eit terza rima , insé- 
rées dans le 7'. livre du Recueil de 
satires , publié pour la première fois 
par Sausovino, en i56o. Ce sont, à 
ce qu'il paraît , des outrages de la jeu- 
nesse de l'auteur : on en peut juger 
par la quatrième, qui est adressée à 
Dominique Veniero , au sujet de la 
nomination de Badoaro à la place 
d'avogadro, ou défenseur de la com- 
mune de Venise. Badoaro, né cm 5 1 8 



a84 FEM 

( f'. Fr. [!jlL«uio] , éUnl tùtùit jnat 
lorsqu'il (jbtmt i:rtle AipàU , poikqiiFj 
aeloo Mauurhïlû, ^ ptVeedi m 
deux ambïtMdes ■ durl» V ci à 
Philippe II, et quccetle «lemicfc n>l 
lieu cil i54H. lortqii'il n'ffitl que 
trentr aii>. Ou i>cut donc p\*ixt rtTf 
■ 544 I' '''«^ '^'^ 1^ contMMtiDD de ce* 

3iutir Mtiri'i , nû Ton ne irourc mo 
u fii;l de Juvccial, pi in^Ibrutciue- 
lurut Dou jiluj du *el d'tidtACc. 

G— i. 
FENtf.i'jEili-BAPTisTEPiïC"-), 
cbani,i(ii~ de Srni et pricut de Piotrt- 
Dame d'Andrpiy, uaquit i Paria eu 
]6<)j. Son p<^ic, aroul dbiingud , se 
cliar|jC3 de sut! ëducitiOD, et, a[)(èi 
luiav'jir enseigna lu élàueuU du lan- 
gues giicieuucs, chtxcliaidétcloppec 
par tous les inuvctu H)n «[nit avide 
de savoir, Uue circoutlaDcc parlicu- 
tibrc influa beaucoup sur b JireclioD 
des prtmicres cludcs de FeucI ; le cc- 
Ubre McMa;;e tiabilail la nièmc tuai>UD 
({uesbii |)cre, doni il éuil l'ami; et le 
vieux iihilolo^c qui Uouvail daos ce 
jeune enfant des diaposilions et uuc do- 
nlilc rcinarquablct . tourna toulei Bcj 
idées vers la crîiique litlcraîre. Fciiel , 
à Irfizc ans , aurait pii passer pour 
un érudil, et cependant il n'av.iil ja- 
mais ficifiiFnic [J 'école publique. Cette 
baliiiiidi- d'vtiidicr seul , qui avaïl d*a' 
bord favoriié ses progiès, l'cmpécha 
d'en fjiii; (!(.' plus grands dans la suite. 
La raison l'ii est que, libre de suivre 
sr.s^oÛLscldcs'abaDdoniietauxe'carls 
de son iiuJuinalioD, il devait manquer 
de iiiL'iIjodc dans soa Travail et de 
<:onst.iti('i' dans l'ciiëculion de ses prO' 
|iis. Aucun écrivain, peiit-Éli-e, n'a 

Clus ri.KiliJp jilau; d'ouvrages que l'ab- 
L' FmicI ; ni.iis il aurait dissipé sa vie 
niiitilniiciil pour lui cl pour les autres, 
ïi qucliiucs-iiucs des qutstious propo- 
sées .lu roiietiiirs par les soci^te's sa- 
\.'iiks n'eii'^cni fiie ses idées pour 



FEU 

qatlqv MBpa «s ^ ■ 

pm qu'il rm 

dânir des aatnftioM, ■ 

le UirTC«Mutar*d**Mt M 

Ugraw. L'mdm «ûnali 
t>bçjraLbëC«dav*.>t-*- 
DKuI d fit de ïrr*]g«il.' 
racddcinir. • Ce q'cLwiii ; 

■ K-iinfiUe, dcHm{ik*iDi 

■ liuii , mail de gm> tn 

■ tuQgumr obsorbùl ■•" 

■ crp^iuUui ancnn de 4 
> ii'eit ochcTë; oa ne | 




cev^it de »cs canlièm q 
b rudesse de >oa c 
nuer son goiit p 
cooL-l était le sèol ^ f 
lui inspirer un pen de cou 
maladies gntcs, buile» de 
de yic, ajoutêreat encor* J 
colie babiiuelle. Il touba d 
d'cpiiiscmeiit, indiqué par 1 
cl'aulaut plui effrayante, 
geait presque CodIÏdscHc 

fuuvoir se rassasier. Sa s 
alarma point, cl comme 
coDuaissauccs en médcdnc 
de se soigner lui-mcine. $1 
[)ira , et il mourut etitia ni 
icmeot le ig déEembny 
éloge , prononcé pai |u| 
cic imprimé dans le i^i 
Mémoires de l'Jc^^Ati 
criptioui . On reu voie poar 
lails à celte pièce , qui hi 
cennaitte Iccaraclire et Us 
productions de l'abbd Feu 
citerai les plui lUlëreuaBl 
eueil de diJf'ârtBtes ejcpér 
sais et riùttinnemerUt lu 
lettre ciinstructiùn dû cal 
rapport aui' usagn uiu4l 
plique darts les vMtSa» 




FEN 

demie des sciences en i ■; Jo, et 
ne dins le tome V du fiecittfil 
rix; 1 1. Dissertation sur la con- 

de la Bourgogne par Ick fils 
'ovis /*'. , couronnée p.ir Taca- 

de Soissons en 17 'p, Paris, 
, in- ri ; III. J^fémoire sur Vé- 
is sciences en Fr.ince, depuis 
irt de Philippe-le- Bel jusqu'à 
de Charles V y courunné par 
émie des inscriptions en 1744 7 
*s$ai pour rétablir un passage 
oisième litre de Cicérony sur 
tare des dieux ( Mémoires de 
idemie des Inscriptions , lomc 
I ) ; V. Mémoire sur ce que les 
ns paiem ont pensé de la ré- 
ction , ibid. » lome XIX ; VI. Re- 
ues sur la signification du mot 
TM, ibid., lomeXX; VÎI. Pian 
fnatique de la religion et des 
es dès anciens Gaulois , ibid., 
XXIV. Ce morceau est aussi sa- 
jne curieux. Parmi les ouvrages 
abbé Fenel annonçait, on rc- 

surtout une Histoire de la ville 
rnf , et une Histoire des manu- 
re$ chez les anciens, — Fewel 
rles-Miurice ) , oncle du prccc- 

doyen de l'église de Sens, mort 
i<jio, a laissé en manuscrit des 
oires pour sery^ir à Vhistoire des 
jvéffues de Sens : cet ouvrap;e, 
int 3 vol. in-fol., éuit conservé 
la bibliothèque de Tabbé Maçon. 
uleurs de la Gallia christiana 
iC profite pour la rédaction de 
lire de crtte métropole. W — s. 

WEI-ON (BERTRAÎfD DE SaLI- 

, marquis de ), mort en i55r), 
Mîn;;ua dans les combats par sa 
r, fl fut envoyé r^mrae am- 
detiren Angleterre. Charles IX 
l !c chirger d'excuser auprès 
reine Elisibelb l'odieuse ii>ur- 
Ich Sainl-Barthélemi. u \'Ip<»<- 
ius, sire, à ceux qui vous Tout 



F E N 'iSj 

consciilc'e * , ropondit I'^ prrux cheva- 
lier. On a Je Brrtran 1 : I. le Siège 
de Metz en ij'yi, Paris, i553; 
Metz., i6G5, iu-4'"' ^1- *^ Voyage 
du roi (H "H ri 11) aux Pays-Bas 
de l'empereur en r')5t, Paris et 
Lyon, i55j; Kouen, ij5j, in-8'- 
Cet opuscule avaiî paru d' :bord sous 
le titre de Lettre au cardinal de 
Ferrare sur le voyage, etc. , 1 35 J , 
in -4".; in. Mémoires touchant 
V Angleterre et la Suisse , ou Som^ 
maire de la négociation faite en 
Angleterre en 1 5^ i par Fenelon , 
François de Montmorency et Paul 
de Foix, Ces Mémoires, écrits par 
Fenelon , rt sur lesquels ou peut con- 
sulter la dissertation sur Paul de Foix 
que Secousse a insérée dans le recueil 
de racadç'raic des inscriptions , se 
trouvent au tome l". des Mémoires 
de Castelnau^PiknSy ^6^g, in-fol.; 
IV. Négociations de Fenelon et de 
Micitel Castelnau , sieur de la Mau- 
vissiere, manuscrites ( F'oy, Cas- 
te L:t au); V. Dépêches et instruc- 
tions ati sieur de la Mauvîssiere^ 
au tome III des Mémoires de Cas- 
teluau. Z. 

F É N É L S ( FRAitçois DE 
Salig^tac DE Lamotte), d'une 
f.miille ancienne et illustrée, naquit 
au château de Fenelon en Périgord , 
le G août lOîi. Sous les yeux d'un 
père vertueux , il Ht avec autint de 
succès que de rapidité ses études lit- 
téraires ; et dès lenfince, nourri de 
l'antiquité cla^^sique, élevé daus Ta soli- 
tude pirmi les modèles de la Grèce, 
son goût noble et delicit parut en même 
temps que son heureux génie. Appelé 
à Paris par son oncle, le marquis de 
Fenelon , pour achever ses études phi- 
losophiques et commencer le cours de 
théologie nécessaire à sa vocation nais- 
siDtP, il soutint à quinze ans la même 
épreuve que Bossuet, et prdcha de- 



a86 FEN 

VBiil ua aiidiioirc moins célèbre à la 
vérité que celui de l'iioiel de Bain- 
bouillet. Cet éclat d'une réputation 
prcmalurc'c aliirma le marquis de 
Féoélou , qui , pour soustraire le 
jeune apôtre aus séductions du monde 
cl de la gloire , le fit eutrer au semi- 
itairc de St.-Sulpicr. Dans celte re- 
traite, FéncloH se péuélra de l'esprit 
cvangclique, (t luerita rainiiié d'un 
honime vertueui , M. TronstKi, supé- 
rieur de Sdiut - Sulpice. il y reçut 
li's ordres sacres. Ce fut alon que 
sa ferveur religieuse lui inspira le 
dessciu de se cousacrer aux mis- 
sions du Canada. Traversé daus c« 
projet par les ciaiiitcs de sa famille 
et la faiblesse de son lempérameoC , 
il touruii bieiilôt ses regards »ers 
les missions du Levant, vers U Grè- 
ce, oii le profane et le sacré, où 
S. Paul et Socrale , oîi l'Eglise de &>- 
rinlhe, le Parthcuon, le Parnasse, ap- 






naginatiunpoétiquecl re- 



ligieuse. Heureusement pour l'Egltseet 
pour la Franee ce projet s'cvanouit en- 
core, et Fénélon, détourné de ces 
missions lointaines, se consacra tout 
entier à un a{>ostolat qu'il ne croyait 
pas moins utile , l'instruction des 
Nouvelles - CaUtoliqites. Les de- 
voirs et les soins de cet emploi, dans 
lequel il ensevelit son génie pendant 
dix années , le préparèrent à la com- 
position de son premier ouvrage, le 
Traité ri<! l'Education des Filles, 
clief -d'a'uvru de délicatesse et de 
raison que u',i point i^alc fauteur 
d'Emile et le peintre de Sophie. Cet 
ouvrage était desliné à la duckcsse de 
lieauvilliers , mcrc pieuse et sage 
d'une famille nombreuse. Fénélon, 
dans la modeste obscurité de son toi- 
nislère , nitretenait déjà avec les ducs 
de Bcauvilliers et de Clievreuse cette 
amitié vertueuse qui résista également 
à 11 faveur et à la disgrâce, à la cour 



F EN 

e* !t l'exil, tl Avait trouve dini BtÉ 
suei un attachement ■pu denit 40Ê 
moins durable. Admit à la funiUuâj 
de ce f^rand homme, il Audiât Hm 
géuic et u vie. L'exemple de Bh 
suet , dont U religiou foule pdcn^M 
s'exerfjîl par des cuntroTcnex et H 
conversions, inspira s»!» doute t j 
nélon le Traite da Minisièn fl 
PasUurs , ouvrage dans lea^ii^^ 
combat les hértfticfuM «rec ptui St 
modération que ne Etisaii sun ilbut» 
modèle. Le sujet, le mérite de «t 
ouvrage « le Euflr«ge tout piu^unt 
de Bussiiet eDugh«Dt Louis XIV ï 
conGer k Féaélon le soin d'une taii' 
sion nouvelle dans le Poilou. L'a» 
formilé rigoureuse que LouU ] 
voulait étendre sur toutes les j| 
sciences de son royaume. elb 
tanre qui naissait de l'oppre 
obligeaient souvent le monarqaeifiârt 
soutenir set missionnaires p» ia 
soldats. Fénelon ne se borna pointi 
rejeter absolument le ooticaurt ^ 
dragons; îl voulut cbot^ Im-U 
me les coliques ecG!ésUsiM(oa | 
partageraient un ministèn de | 
suasion et de douceur. Il ci 
sans persécuter , et fit au 
croyance dont il était l'jpôtrc. LW 
portance que l'on attachait alort àdr 
semblables missions attira nias 
jamais les regards sur Fà>diM,' 
s'en était heureuseniciH acqiiilt^ 
grand objet était oITert i fia ' 
et au talent. Le dauphin. MÛ 
de Lonb XIV, soruît de u M 
micre enfance, et le roi cbercbati 

Juellcs mains il con(îerai(ceprfc' 
é[H3t {1689I. La vertu, aidcc d 
faveur de M"', de Maioienuo , ol 
la préférence. M. de Beanvillim 
nommé gouverneur , et il cInmI 
fit agréer au roi, Fénélon poorf 
ecptenr du jeune prini^ Ces votx 
amis, secondés parles soies deqi 



HL L'a» 

>uU 1M 
I lesH 

ipreMa^ 
leifiârt 

point i 
urt J* 



FEN 

imes dignes de les imiter , 
èrent la noble Uche d*éle- 
oi. Lliisloire atteste que ja- 
e vit un concours plus par£ût 
M et d'efforts. Fe'nëlon , par la 
té naturelle de son ge'nie, 
le de cette réunion. Cétait 
ransporte' par IV spe'rance de 
m jour le beau idéal sur le 

Toyant le bonheur de (a 
[ans l'éducation de son roi , 
: avec un art admirable tous 
es dangereux que la nature 
sentiment prématuré du pou- 
ent jetés dans ce jeune cœur, 
socoéder à tous les défiuts 
iCtère indomptable l'habitude 
salutaires vertus. Cette édu- 
lont il nous reste d'immor- 
ges dans quelques écrits de 
, paraissait le chef-d'œuvre 
qui se consacre au bonheur 
mes. Fénélon , transporté au 
I U cour, et ne s'y livrant 
ni, se faisait admirer par les 
'un esprit brillant et facile , 
arme de la plus noble et de 
Soquente conversation. U y 

lui de l'apôtre et du grand 
. L'tmaginatioi\ , le génie lui 
eut de toutes parts; et la 
anle politesse embellissait et 
irdonner Tasceudant du gé- 
; supériorité personnelle ex- 
oooup plus d admiration que 
lombre d'ouvrages sortis de 
i. CTest sous ce rapport qu'il 
1 PéjMxjue de sa réception k 
ie; et peu de temps après La 

le peignit encore sous les 
rails y rcconnaissabirs pour 
ontemporains. «On sent, dit- 
wct et Pascendant de ce rare 
f soit qu'il prêche de génie 

préparation, soit qu'il pro- 

un discours étui lié et ora- 
foit full explique ses pea- 



FEN 1S^ 

n sées dans la conversation ; toujours 
V maître de l'oreille et du cœur de 
r> ceux qui Técoutent , il ne leur per- 
» met pas d'envier ni tant d'éléva- 
» tion, ni tant de faiculté de délica- 
» tesse de politesse. » Cet ascendant 
de vertu, de grâce et de génie, qui ex* 
citait dans le cœur des amis de Fé- 
nélon une tendresse mêlée d'enthou- 
siasme, et qui avait séduît M"*^ de 
Maintenon malgré sa défiance et sa 
réserve , échoua toujours contre les 
préventions de Louis XIV. Ce prince 
estimait sans doute l'hoinme auquel il 
confiait l'éducation de son petit -fils, 
mais il n'eut jamais de goût pour lui. 
On a cru que l'élocution brillante et fa- 
cile de Fénéion gênait un prince qui 
ne voulait nulle part sentir une autre 
prééminence que la sienne. Mais , si 
I on jette les yeux sur une lettre où 
Fénélon , dans l'épanchement de la 
confiance, avertissait M"^'. de Main- 
tenon 9 que Louis XIV n'avait au- 
» cune idée de us devoirs de roi , * 
ou supposera sans peine qu'une opi- 
nion aussi dure , dont Fénélon parait 
trop pénétré pour n'en avoir jamais 
laissé échapper quelque révélation in- 
discrète, ne dut pas rester complète- 
ment ignorée d'un monarque accou- 
tumé aux louanges , et qui pouvait 
s'of&nser même d'un jugement moins 
sévère. L'hi>toire doit reprocher à Fé- 
nélon l'injuste rigueur de cette opi- 
nion sur un prince qui , dans l'exer- 
cice d'un pouvoir absolu, il est vrai, 
porta toujours de la bienséance et de 
la grandeur, et maintint l'honneur 
sous le despotbme, son plus grand 
ennemi. Fénélon avait conservé à la 
cour le plus irréprochable désintéres- 
sement. Il y passa cinq années dans 
la pbcc éminente de préi^epteur du 
dauphin , sans demander , sans rece- 
voir aucune grice. I/juis XIV, qui 
savait récompenKr noblement et avec 



288 FEN 

rhok, vmiliil reparer cel oubli, et il 
nomin.i Féinlonàr«roheïéchedcdni- 
brai ( 1G94)' Cf moment défaveur et 
(k pi'ospcrile L't;iit celui où Fruélon de- 
vait être fMppc d'un coup funeste à 
sou crédit, et qui même aurait mor- 
telIciSFut ble.Mc une re'pu talion moins 
invinlabic. Depuis iong-temps Feue- 






de » 



portait a une dcvoiioa vive el spiri- 
tuelle, avait cru reconnaître uue partie 
de ses principes daes la bouclie d'une 
femme pieuse et folle, mais qui sans 
doute avait beaucoup de pennasioit el 
de inlenls , puisqu'elle obtint une in~ 
fluenrcettraorJinairesur plusieurs es- 
prits su parieurs .M*". Guy on, écrivant 
ctcIt^Di.ilisauisurlagrilceelsur le pur 
xmour, d'abord ncneculée et arrêtée, 
bientôt .tdinisc oans la soci(!lri parti- 
culière du duc de Beauvilliers, accaeil- 
lie par M™', de Maiuteuon, autorisée 
à répandre sa doctrine dans Sl.-Cyr, 
puis devenue suspecte à Bossuet, ar- 
rùiee do nouveau, interrogée, cou- 
damnée , fui le pre'lexie de h disgrâce 
de Féjiclon. Llnesorable Uossuci n'ai- 
mait pas les subtilités mystiques, les 
rafTiucincuts d'.-unour divin, dout l'i- 
magination vive et tendre dcFe'uélon 
el.ijt trop farilenient éprise, Bossuel 
voulut obtenir que le nouvel arcbevf- 
quc de Cambrai condamnât lui-mfnie 
les erreurs d'une femme dont il avait 
e'té l'ami. Fénelon s'y refusait par cons- 
cience et par délicatesse , craignant de 
coinpromeltrc des opinions qui lui 
étaient elicres , voulant ménager une 
femme malbeureuse qui ne lui parais- 
sait coupable que d'esajjéralioo dans 
l'amour de Dieu. Peut-être enfin , car 
il l'taii liomme, se trouva-t-il choque' 
de la hauteur ibrologique de Boisuet , 
qMi le press.iil, comme s'il eût voulu 
le convertir. Fénélon publia ce trop 
faniiux liyreits Maximes des Saints, 
i^MC l'on peut regarder comme une apo- 



FEW 

brae indirecte, ou mitae a 
réaction atténuante dei pr 
M'-, (iuyon. lïanï un nk 
opinion rétigicitto éUil im 1 
politique, U preiDÎ^ro tfff 
cet ouvrage escila heavaaq 
ment ei dé murranres. "CM 

rnu;: et du génie de PâMl 
clarcreu 1 mnire les crrcufvi 
logic. Elevé aiv-dcHus «foB 
honteux, a»i> inflexible, 
de la confndicliotl , bA 
^ards el les biensc'anc 
lorsqu'il cnijail la foi ^ 
ISoisuet denunpi lui-n* 
XIV, au roîHcn dr M.a 
de M. de Cnmbrai. à 
Fénélon était fnroé â 
sible, l'incendie oc son 
brai, la perte de sa h' 
ses raanuscrils, de sm pi 
son ame h une nouvelle epr 
lui arracha d'autres plaini 
paroles si touchantes et si 
sa bouche : > H vaut mieii: 
» ait piis à ma maison qi 
■ micre d'un pauvre labnu 
pendani Bossuet, aprtt t 
première dédaralion, SH 
poursuivre son rival , âu 
lous de lui arracher uBiS 
proieclricc, l'amie de Vini 
de MaiatenoD, s'éioi;;iiail 1 
une inconcetable frMdcui 



D livre au 



|u^^ 



Siège. Bossuet avait d^« 
remarques où U plus akM 
véhémculc censure Adtï 
mutes les exprrMioai bàl 
rrgrct et de r-iiniliri. Il pu 
luiimc temps une oonféreo 
quelle Fêiie'^u se refuM, 
dcfcndro SUD livre au tri 
Hotiic. Ce fut alors ouït r«] 
de.|..iitorbcoureldewn 
sou dioc^w-. Cette ubii 




F EN 

me du duc de lK)iiTgot;nc 
leur qui fait IVlugc de l*c- 
I de ce jeuDP prince. La ra- 
lit Toulu profiter de la chu- 
'énclou pour renvi-rsfr le îu»: 
ivilliers; ii fut sauve à force 

: et son dévouement même à 

d'un ami malheureux , inte- 
I f;énëro5i(ë de Louis XIV. 

la volonté manifeste de ce 

U cour de Rome liësjtait à 
Der un archevêque aussi illus- 
Fénëlon. Cette lenteur et cette 
ince, qui honorent le pape In- 
lïWj donnèrent carrière «au ta- 
l'accusatcur et de Faccusé ; et 
(que les iiiç;es balaoçiieut , les 
es deu\ adversaires se succe'- 
ivec une prodigieuse rapidité'. 

changea d'objet. Après avoir 
i dogme , Bossuet se rejeta sur 
; ft la Relation dit Quiétisme, 
llement et malignement écrilt:, 
i destinée à porter jusqu'à Fé- 
ne partie du ridicule insc'pa- 
e M**. Guy on. L'.ibhc Bos- 
digne neveu de Bussuet , cten- 
iore plus loin les inculpitions 
icllcs; et recueil aut les plus 
s rameurs , il cherch.iit à fie'- 
lorelc de Fcnélon. Jam.iis l'in- 
>n d'une amc vertueuse et ca- 
! oe se montra plus éloquente. 
I dans nue apologie fit disparai- 
riles accusations et il fallut de 
rs lettres de Louis XIV, rédi- 
r Boisuet, de nouvelles intri- 

jusqi^à des menaces , pour 
r à la cour de Rome une con- 
îoDy qui même fut adoucie dans 
e et dans les expressions. L'in- 

cette discussion , si étrangère 
«s de notre siècle , est parl'ai- 
soDserré dans Tcxcellente /iis- 
e Knéion , par M. de Baus- 
^est U qu'on retrouvera le ta- 
lâaïé dte la cour de Rome et de 



F EN oo.) 

I.i rour «le France , qui s'iiilcr»\Si»eiit 
vivement à cette question si frivole, 
agrandie par les opinions du temps et 
par le prodigieux talent des deux ri- 
\d\\\, La longue et glorieuse résis- 
tance de rarclievéque de Cambrai , 
avait encore aigri les ressentiments de 
Louis XIV, et rhésilation du pape à 
condamner Fénel'ju, rendait sa di^- 
crâoe de cour plus irrévocable que 
jamais. Lorsque le bref si long-temps 
différé , obtenu par tant de discussions 
et d'intrigues, eut enfin paru ( 1 6f)9 ), - 
Fénclon se hâta d'y souscrire et de se 
condamner lui - même par le mande- 
ment le plus louchant et je plus sim- 
ple , dans lequel Bossuet ne manqu i 
point de trouver beaucoup de faste et 
d'ambiguïté. La soumission modeste 
de Fénéion, sou silence, ses vertus 
épiscnpales , et l'admiration qu'elles 
inspiraient, ne lui .uirtient pas sans 
doute rouvert l'entrée de la cour de 
Louis XIV; mais un événement in- 
attendu vint irriter plus que jamais le 
cœur du mouarque. Le Téltmaque^ 
composé quelques années auparavant 
à l'époque Je la faveur de Fénéion , 
fut publié quelques mois après l'afTaire 
du quiétisme , par l'infl.lélité d'un do- 
mestique chargé de transcrire le ma- 
nuscrit. L'ouvrage , supprimé en 
France, fut reproduit par tes pres^es 
de Hollande, et obtint dans toute 
l'Europe un succès que la malignité 
rendait* injurieux pour Louis Xl V , 
en y cherchant i\v.s allusions aux con« 
quéie^ et aux malheurs de son règne. 
Ce prince , qui avait toujours médio- 
crement goûté les idées politiques de 
Fénéion , et le nommait depuis long- 
temps un bel esprit chimérique, re- 
garda l'auteur du Télcmiiquc comme 
un détracteur de sa gloire , qui joignait 
le tort de l'ingratitude aux injustices 
de la satire. Fénéion mourant , pro- 
testa de son respect pour la personne 

10 



ago F E N 

rt pxiir 1k vcriui dr LouisXIV. Ce 
tcin"i;;'i.ii;e Oirincl, compare' au juge- 
riKTi scvbrr qac Fenelon C[ioiiç.iit 
tlidsl.i lr[iipdoiiinousaronsdÈ|;r par- 
le . lie piirn^l qu'une seule esplîca- 
iluii i|iii mi'ua^c f4 gloire et la véi'ilé. 
ClI lioinmc Jcnsiblc elrCrEucux, pré- 
i)<-iiii'i' ilt's iii;ilheursqiii seméUii^nl à 
l'i.Vl.it ^iii rigiicdeLciiiii-le-Grand, 
ii,iii>puir.ilt iiivolouiairemeDl dausim 
oi!Vi.<^i^ d'iinj^inatioii, quelques traits 
du i.Jilc.iii qu'il avait soui les yeux, 
ri qtiisuihrntjHliucaitsouanie.Cain- 
mriii MiiL.ut-iIpuïen deTendre?Ca[n- 
ini'iil |iaiki' des peuples et des rois 
.S3ii^ |iii'sr Dtcr des alluiions aux cun- 
Iciiijior.iiiii',' l,e cerole des calamités 
cl <l<s l.mips liiimaines e^l plus borné 
r]ij"iiii ni' le criHl. H j* aura des vices 
I ijii'il y aura des hommes , dit 



Tu 



qu'il y 



].û,M> \1V; 



V (ics (rinps passés paraîtra la 
h >\rdc prcseol. Le Te'lema- 
■■.iciiv sans doute quelques rc- 
, rjiip l'on peutdétourner contre 

iiijii-'n-i' ili' clirrcbcr dans cet ouvrage 
1,1 L'' usine dl)[>i;;oriquG el méditée de <'e 
j;Miul lui; i[ ciait m£me impossible 
il'.iMiii iLii iixcombiiie'tous tes déttiils 
l>i>iii' lin iniciTlcr les allusions, et pour 
L'i'li ipiiu' ^iiii.iiii que poisîble à linê- 
Til.'>lilr> fjl.j'ile des jesscniblanres. 
fiiiiiM-royiiLi.s que celte préiaulLOii gé- 
iiireii-r oi'ciÈpait pDcore Fëiielou ^ri- 
v.iiii ['uiir le biiobeur des peuples, 
et qu'elle lui lit cbercher celle cuo- 
cepiiiiu ])oc'li'|ue , ces mœuis piiiai- 
livcs , ces soriélcs anliques si eloi- 
l^riecs (lu Tableau de l'Europe mo- 
derne. Pourquoi d'ailleurs nurait-il 
vRidu peindre I.oiiis XlV sous les 
lrii[s de l'iiuprudcut Idotnénéc, ou 
du s.irrile;;e Adrasic, plutôt que sous 
r,r,„i,e du i;v.,Lid et ïenueiii Sésos- 

Iri' l!.M-.(ioii, ces diverses images 

.suill le? jeux d'une imâginatiDn fariéc 



FEH 

qui cbercbe h m ul tôlier d'il 
cunira^lei ; aucune , «n p 
ti'esi le portrait aatirique ilu 
dont le règne a ibmM U 
époque morale de l'iCuropt 
Féuélun apprit btetildi 1' 
impression que le Tétàm 
railc dans le iteur du rCW 
résiener à son éloîfpaBCBH 
qu'il eut qudquelvîs la fiA 

prolongé d'uu archevêque 
du lionpeau qu'il tfcUifC cl 
tifie, {lOuvaitjiinMtsnapel 
d'humili^liuu et de Bullwur 
ii Féiiéloii se ressouvenai 
fois avec amcrtnioc de I 
Louis XlV , it dul t« COM 
bonheur qu^l rcfntHUltUI 
daiiï sa retraite de GunltT^ 
telédes Jocieu^rfvéqiiea, Lt 
la primitive ^Iise,la doucrt 
indul(^iite vertu, leehariD 
scdui>ante polites>e , l'cnipt 
remplir tes dcriiirs les pli 
du saint tninistère, une 
boDic, une inépuisable cb; 
souï quels traits Fénilon ■ 
par un éloquent et verturu 
qui avait le droit des'.ii r£tcr 



quilaraïUi 
dédaignait pas tourne de tu 
c)ii«me aux enfants de tvi 
Comme les étèquesdesM'i 
il montait soutcuI daus U 
son église, et, se liTrant t 
et » sa Toi , il parlait un» pt 
et répandait tons les tr^iori 
cile génie. Une occasion in 
permit de dévelop|ier a»ec | 
vail »ou éloquence DaturtU 
mon qu'il prononça ilanill 
de Lille, pourle>Mr«<tiy 
de Culogue , ut ua ilet ■ 
plus toucbantt cl )ei ii 



FEN 

ii'ëticone. Les malheurs 
qui punirent enfin la 
de Louis XIV, avaient 
oupes enneniies dans le 
ënélon : ce fut pour le 
l'occasion d'efforls et de 
Qveaux. Sa sagesse, sa 
noblesse de son langage 
IX ge'uéraux ennemis un 
laire anx malheureuses 
k Flandre. Eugène était 
lart la Yoix du grand 
il connaissait le génie. 
le soins et de travaux , 
retenait une correspon- 
endue avec les ecclésias- 
! consultaient, avec ses 
parents. On y reconnaît 
génie heureux et facile , 
i les idées sages et nobles 
urellemeut sur tous les 
ors de ses lettres renfer- 
s secrets de la science du 
jsés avec la finesse d'un 
>ur , et exprimés dans le 
irujëre, écrivant sans ef- 
ktion de Cambrai , sur les 
la France, attirait auprès 
leauconp dVtrangers; ils 
aient, ils ne le quittaient 
I dfune religieuse admira- 
irler de Ramsay, qui passa 
nées dans le palais de Fé- 
leux maréchal Munich , et 
aoques III ( i), sentirent le 
in entretien et l'ascendant 
agesse. Cétait le privilège 
de paraître également ad- 
veux d'un prêtre , d*un 
1 aiin officier , avantage à 
I facile h concevoir , à une 
a religion et la morale for- 
icn commun , qui réunis- 
ettait tout le monde, avant 



iMirt, «•■■• à rârm<e iom W nom 
k St. CMTf*, «t que Lni» XiY 
i#v m d*Aa|U|crrc. 



FEN 291 

que la force fût devenue une puissance 
à part qui se suffît à ellc-iocme. Fé- 
néton , dans les sa;;cs coiis^jls qu'il 
donnait à Jacques 111, montrait sa 
haute estime pour la constitution 
anglaise, si forte à la fois contre le 
despotisme et contre Tauarchie. Il 
était exempt de cet étroit patriotis- 
me qui calomnie tout ce qui existe 
au-delà des frontières. Son a me ver- 
tueuse avait besoin de s étendre dans 
l'univers , ot d'y chercher le bonheur 
des hommes, a J'aime mieux , disait- 
V il, ma famille que moi même; j'aime 
» mieux ma patrie que ma famille , 
» mais j'aime encore mieux le genre 
» humain que ma patrie. » Admirable 
progression de sentiments et de de- 
voirs I Des esprits faux et pervers ont 
abusé de ce principe ; il méritait ce- 
pendant d'ctre autorisé par Fénélon : 
c'est le caritas generis humani, 
échappé de l'ame de Cicéron, mais 
démenti par les féroces conquêtes des 
Romains, qui, non moins inconsé- 
quents que barbares , jouissaient des 
blessures et de la mort de leurs gla- 
diateurs , sur le même théâtre où, ils 
applaudissaient avec transport ce vers 
humain plus que patriotique : 

Homo sam , kam«ai nihîl à me •iicnumpnte. 

Le christianisme était digne de consa- 
crer par la bouche de Fénelon une 
maxime que la nature a mise dans le 
cœur de Thomme. Quand cette vé- 
rité triomphera, nous croirons au 
progrès des lumières. Après tous ces 
cris patriotiques , qui ne sont trop sou- 
vent que les devises de l'égoïsme, les 
prétextes de l'ambition et les signaux 
de la guerre , ne criera-t-on jamais en 
fiosant les armes et par un vœu qu'il 
est temps d'accomplir : Plt^ le Qe/ire 
humain, J/humanitéde Féuélon ne se 
bornait i>as à des spéculations exagé- 
rées , h ics généralités impraticables t 
qui supposent l'ignorance du détail 

19.. 



293 F E N 

des iilTaiccs hiiinsiiiM. Sa politique n'c- 
lait pai sciilcnieQt le rùve d'une .itnc 
vprtiiPUSF. Il availvu, il avait yii^é 11 
cour et les liominM; il caniiAisMii 
rhi-.[aire de tons les siècle) ; il ëlait 
ijoite d'une crrtjineindépeudanced'es- 
pril i|iii le uellait au-deSMis des pié- 
)ii^i-s d'élal et de nalion. Cest dans les 
divers Mrinuiies qq^l adi^sssil au duc 
de lienuvilliers , quB l'on peut cEudicr 
1.1 sacesse de iei vues sur tes plus 
grandi intêrfis, sur la siicctsiiond'Es- 
fi.içne , sur la politique qui convenait à 
Philippe V, sur les alliés , sur la con- 
duite de la guFrre , sur la néiressile de 
h paix. On doit TÎTemeut deiircr la 
publication de ces précieux (écrits , qui 
ne sont conniu mie par les extraits 
qu'en a donnés le Oernier bislorien de 
ï'cne'Ioti. Oiie c^erre désastreuse de 
1,1 succession d'Espagne, en rappro- 
rliant le théâtre des combats, du sé- 
ïour de FéncloD, lui donna lj [oie de 
Tuir, nprcs di^i ans d'absence, le jeune 
jiiiiiLe ijii'il .ivait fijriaé, cl qui venait 
< nmmiiifk'i' l"s dernières troupes dn 
l.iniis XiV v.iiiici). t.'liisloire ne peut 
iliiii^riiil.-r que l'élève de Féuélou, 
djiis le eu ui mandement désarmées, 
lut au-dessous des espérances de sa 
ji'unesse et 'le l'opiaion de la Fr.inCe. 
(,('»li!tlres di;FcDclonauducdeBuur- 
i;ii;i;iic, peEidant cette époque déciÙTe, 
cil mi)iiU';ml la franchise sévère, l'as- 
tiiiilaiit siii|;ii1ier de l'inslitulcur , fe- 
r.iiL'ut cllcs'iniïnies soupçonner que ce 
\eiuK pi'inev. instruit, docile, ver- 
liii'(i\, avnil uu ;;c'uielrop timide. On 
i,',imj-p..i, .pis rtiérilier de Louis XIV 
.lit L('^uiu ili' recevoir des leçons Mir 
tiiiisIcsdcMils de sa conduite; malgré 
II' l'cspi'cl ijiie lucritent nièine les pcti- 
ti'S'Ci il(' U vtrru, on u'ai;De pas qu'un 
ieujie ptinee, place sur un si grand 
tlii-ili'i', préiiccupéde sï grands inte'- 
léls, s'inquiète et consulte Fêne'lon 
i"n(( iiïoiisi, dans leiaouveiauBlde 



PEKi 
f, il (HiuTaii hll 



beui-es l'cuci-mtc d'un « 
ligieuses. Ou cminl Mi 
iiiquiélude/n'aient laiià^ 
aijt grandes idcM, «t « 
du dauphin n'ait , sotM 
ports , lapctis^^ son aiHI 
la domptfr. Féuélon, il 
toQJouri % son dire W 
politique active tx éc?i*^ 
^u'il lui reprocli» le 
tode et de U contra pi 
minutieuse, une hur. 
il est dilTicile de ixoïre 
qui semhlent si opi 
impétueuse du duc d. 
«lient pas eu partie le t 
caliou sur une anie qui, 
deur que* de hiiiiièrevl 
vaincue parla religion,'^ 
sa force en douceur et tfl 
les lettres de Pênâon 1^ 
élève , ou truuvc des S 
vcres sur tous les f^imi 
Diairotalotï l'espoir de 11 
peut remarquer à cet êça 
inn avait biaucoop de A 
le caractère cl bcaucOiip d 
dans l'esprit. Ses idées Vli 
et décisives , baliilude ■ 
uir à U promptitude m 
l'esprit. f.'.Ttlentioa — ^ 
Féiielun poinait «ax ta.-_ 
delà France, nedimiM 
lèle pour les aflUrei 3 
de l'i^irse. Ceux qM h 
culîèrcuieitl F^uèioa « 
sopbe, '•'étonneront |l 
voir entrer djus louuai 
eccléiiastit]ues ittc IL 
que Bossttet Ini-nfciwt 
Ion n'avait pa* tié avant 
devait «lie par ooDicic 
évérjue et ihiSologmi 
moins d'tïlimc , t| aut^ 
priudpdl caradèro dt,' 
f&U, le scDlimujit ' ■"" 



FEN 

rs. Lorsque les inallii ureuscs 
lu jause'iiisnie se i éveil lèrciit 
* lon^îie iiitc'iTuption , Fcné- 
it ctiutrc des hommes qui 
it pas son respect pour \r 
tome , et il se trouva bientôt 
ans une controverse qui fut 
le plus courte < t moins vive 
du pur amour. Les courti- 
posèrent à Fénclon , dans 
onstance, des vues dambi- 
z flatterie. Si Fënélon avait 
;ner le cœur du roi, il em- 
I la même époque une voie 
le , en nounissant à ses dc- 
mée française penil.'mt le dé- 
hiver de 1709: mais il ne 
pas p'us dans cette occasion 
l'autre à guérir des prcveu- 
uraUes. ]i ^ervail la religion 
trie. L'année suivante , les 
entimeuts lui inspiraient la 
éloquente des maux de la 
et le projet d'associer la ni- 
ouverucment , la projiosition 
«mblée des notables ;cc roé- 
t 4u plus haut intérêt. Féné- 
;e «dniirablenicijt la force et 
oe du dcs|iotisuie , la ptiis- 
ulaire de la lil)erté. On a peine 
oir que cette politique gêné- 
prévoyante, qui drv.inçait 
de rEuro|>e , .«it attiré à Fé« 
s reproches et des haines jus- 
licv de notre siècle. Si c'était 
e frul qu'on a pour>nivi du 
philosophe , le plus religieux 
uef , Fénélon ne désavouerait 
D^risles ni ses accusateurs ; 
iiruir iotihaité le bonheur et la 
les peuples , il ne se croirait 
is chrétien. Les mémoires que 
•dressait au duc dv ]{eauviU 
aietit le vœu d'un sage , zélé 
D pays» niais sans autorité 
•ervir. Un événement inat- 
liftsa entrevoir le moment où 



1 1: .V 



•2 c. .> 



I»s coiisiils de Fénclon pourraient 
gouvcrmr la Franro. Le grand dau- 
phin mourut, et le duc de Bourgogne, 
long-temps opprimé par la médiocrité 
de son père , se vil tout à coup rap- 
proché du tronc dont il était l'héritier , 
et du roi , dont il devint le confident 
et Tappui. Ses vertus, affranchies 
d'une jalouse tutelle, eurrnt enfin assrz 
d'espace pour agir ; et l'élève de Fcné- 
lon se découvrit tout entier. Quelle 
joie devait éprouver le vertueux ins- 
tituteur en voyant son ouvrage près 
d'être justifié par le bonheur de la pa- 
trie. Alors, plein d'espéranct , il écri- 
vait à son élève, qui, suivant l'expres- 
sion de Saint-Simon, jouissait d'uu 
avant-règne: o 11 ne faut pas que tons 
» soient à un seul ; mais un seul doit 
« être à tous pour f lire leur bonheur.» 
Il communiquait en même temps à 
Beauvilliers divers plans d'adminis- 
tration et de gouvernement qui de- 
vaient être proposés au jeune prince. 
Une dos idées à laquelle Fénélon atta- 
chait le nhis d'importance , était la for- 
mation d'Etats provinciaux dans toute 
la France. Cette institution , qui donne 
une liberté moins grande et moins 
noble que la représentation législa- 
tive , aurait dans l'origine épargne 
bien des maux â la France. Tandis que 
Fénélon préparait le règne de ion 
élève, une mort soudaine enleva le 
jeune héritier du vieux roi qui demeu- 
rait inébranlable parmi toutes les hu- 
miliations de sa gloire et tous les 
dcfsasties de sa famille. Là, finirent 
les espe'rance'i de la vertu Opendanl 
Fénélon , malgré sa douhur , n aban- 
donna pas le soin de la patrie , même 
lorsqu'd ne vit plus entre elle et lui le 
jeune pnnce qu'il avait élevé pour elle. 
Inquiet de la France , dont la destinée 
reposait sur un monarque de soixante- 
setKc ans , et sur un enfant au berceau, 
i\ aurait voulu pn venir les maux d'une 



^^^^H 




^^^^^^^^^^H 


^^^1 




^^^^^BH 


^Oi 


FEIï 


FEM 1 


înc' 


■Ir.iîile et Inogiie ninorilc. Dans 


devoir, il n«fiMt pflini 


p),,^ 


,."ii^5Tnrir.oJresciJDfi(lf..liels,((i.'il 


ses faiblesses. Ce fut A ai 




(il .J rcsujcI.éorpcoiiMÎllanou- 


absirailt^ et difficile» ({tH E 


V.M' 


. rr (fc tes viies politiques c( m es- 


sacra les deniitf i yum d'i 


]"ll 


<](' lihiTir, qui, dans son siédf, 






'Il l'.is II muindre dcHsinnova- 


homme, si srndble rhx a 


I.OM 


s. 1 n ilr rcs écrits Ni con.iwi-p à 


terre, et qot désirait qtic | 


1.m1i 


'■^l'.^if>n (le.sprobflbilit(i$uuiaccu- 
«! {.' <hic il'OrlMni du mmt le 


amis s'attendisscBt pour 


j..ii^'i 


semble, jierrht i de court 


l-l.s 


nlTr-'iii, Cl d'une ambition qiil 


presque iniis ceux qnlQ 




i iKsoii, de crimes encore. Quand 


dant qu'afflige de pliUM 




. lu pp mc'mwre, dont rauteiir, 


cessivr^ il eértvaii i « IP 


SILJS 


. accii?il(ir louie H'horreur des 


■ que d'^Diili^, et re »tr1t 


bnii 


[^ pojTiii.iires, juge icrèrernenl 


.mermnio.iHr., h r 


les : 


!irau[|.ilp..<.'llMTicM Juducd'Or- 




Irjn 


s. on ejMouw quelque surprix 


Iiii-mJme quatre moix np 




ON' l'i'ni'Ioit entretentr avec le 


de soisann-mialrc nwj 
.7,5).U..fehi.l.l«^ 


Iii,-ir 


.. l>„nre une eorrespond.oce 


,>l,i|. 


i"ri]i|,iqiif. Sans doute Féi.éloo 


uu'ot qu'il »o..l).iuilïld| 




nit ï.iiucrc par la vertu et la 


sa vie fut celte d'un grifll 




!l' iiTie ninc abandonnëe i lotis 


éïÈq ne. Quoique Féufl»B< 


le- V 


i> r. . lii.iLs iiir.i|inble d'un crime. 




l'.'cw 


1 l'I^ilMi (■Clivant à Denys ; el 


d'ïuli'ur;iousie<ionTrages 


U I 


Tsii'KiMintc Pïi d'autant plus 


Tés par les devoir» de Mme 


■\ r.iii 


i. r|i;r, h.i^saiit à récvl h re- 


malbeiirs ou ceux de la p« 


ligio 


11 rt'vi'Iri', Fu'néloD s'attache avant 




1011 1 


ri pruuviT les principes de la 


mains, et ne fureut ôitn 


itIi;; 


imi ii.'KurcItc; princi[ics ordinai- 


sa mort. On a conserva 4[i 


rrin 


Mil r.iibks et m.il établis dausun 


mous, premier essai de 


rn'M] 


1 qui a [icrdu tous les autres , mais 




filial 


iiK U sou t^e'nie l'imincux et Mm- 


soignée , comme dans I« 


pi,. 1 


ni- r une force qui devait e'ioiincr 


vre des grands oraletm d 


l.-,lii 


vf:I"innc'Jiililc du duc d'Orléans. 


m«ls il y rêi;ne un «».l 


U.ir 


p.iicille liisciission paraîtra dans 


siasme pour la reli);ioD cl 1. 


DOll- 


,. ..'.d. t...nco,ip plus digne de 




Fem 


■•■un ijiio U (k'l).it.s t)>colo};iqur5 




oii 1. 


1 liiillr Unii'fwtiis renpagea sur 


sont de brillantes esquiM 


la (il 


ides.i^io; mais cc^rand homme, 


un briiiTint génie, qniW 
forts. Ceprodanl FénW 
coup réfléchi sut r«f1 


fi(1M. 


r avant tout au raiaclère épiscn- 


H. 


iir viivnil pas pour lui de tâche 


I>i,„ 


iKilile ine de combattre des er- 






i '|iii IriiiiLl.iiriil les consciences 


études à cet égard m 


,r 1'. 


■''■■ ' ■ ■" ll^^'iii! snppofe que 


dans trois Dialogues à U 


Ir 


■ ;. ■ :,M>i,.„imeparun 


PUon, remplis de nisonni 




■■!■■' ■■■ir le cudiual de 


pruiiles i ce phitosojitie. 


^.,„■ 


■ -■. .- ,Mr,-ll.icom!.ii(^dW 


écrits arec une gr.ire <)iri 




(if vi'ili'.tuN est auiorisce par son 


avoir élti dcrober. Noufji 

» ■ 



le aucun traite de fjrt 
ni renferme plus d'idées 
fiiicuses et nfuves, une 

plus sévère et plus liar- 
jugements. Le style en est 
oble, Tarie, éloquent à pro- 
' de cet enjounicnt délic-tt, 
Tiens savaient tempérer la 
lactique. Cette production 
k la jeunesse de Fénclon , 
•ent partout ce goût ex- 
nplîdté, cet amour pour 
npfce qui fait le caractère 
de ses écrits. La lettre 
nce, écrite vers la fiu de 
eufi'rme que la même doc 
quée avec plus dVtcndue , 
éveloppemenls nouveaux , 
rtout avec cette autorité 
"suasire d*un homme do ge- 
int , qui discute peu , qui se 
lî juge : aucune lectui*e plus 
présente un choix plus ri- 

heureux de souvenirs et 
. Féaéloii les cite avec élo- 
irce qu'ils sortent de son 
le de sa mémoire ; on voit 
lité lui échappe de toutes 
> , parmi tant de beautés , 
à celles qui sont les plus 
I plus naturelles , les plus 

alors pour exprimer ce 
ve, il a des paroles d'une 
table. Cette Lettre à l'aca- 
Dialogues sur TRIoquence , 
ettres à I^mothe sur Ho- 
r les Anciens , placeraieut 
I premier rang parmi les 
tt serrent à expliquer la 
originale de ses propres 
I composition si antique et 
lu Tâémaque. Fcuélon , 
«antés de Virgile et d'Ho- 
erche avant tout ces trâts 
é naÏTC et passionnée, qu'il 
icore plus dans Homère, et 
c lui- même cette aimable 



FEN 295 

simplicité du monde ruissant Les 
Gre'< lui paraissant plu> rappiochés 
de et ttc première époque, il les étudie^ 
il les imite de prèfereuci ; Homère, Xé- 
ni>phon et Platon, lui inspirèrent le 
Télémaque. On se trom|)erait de 
croire qin Fénél >n n*est redevable à le 
Grèce que du charme dis fictiona 
d*Homère : l'idée du beau moral dans 
Téducstion d'un jeune prince , ces ens 
trelieus philosophiques , ces épreuve- 
de courage, de patience , celle humas 
nité dans la guerre , le respect des ser- 
ments \ toutes ces idées bienfaisantes- 
sont empruntées à la Cyropédie; dans 
les théories sur le bonheur du peu- 
ple, dans le plan d'un état réglé comme 
une famille , on reconnaît l'imagina* 
tiou et la phdosophie de Platon. Mais 
il est permis de croire que Fénélon , 
corrigtant les Fahles d'Homère par la 
sagesse de Socrale, et formant cet 
heureux mélange des plus riantes fic- 
tions, de la philosophie la plus pure , 
de la politique la plus humaine , 
peut balancer, par le charme de cette 
réiinion , la gloire de l'invention qu'il 
cède à chacun de ses modèles. Sans 
doute Fénélon a partigé les dé- 
fauts de ceux q«M imitiit ; et si les 
comb.its du Télémaque ont la gran- 
deur et le feu des combats de \ Iliade , 
Mentor parle quelquefois aussi longue- 
ment qu'un héros d'Homèrt*, el quel- 
quefois les détails d*une morale uu 
peu commune , rapclleut les longs en- 
tretieus de la Cyropédie. Eu considé- 
rant le Télémaque comme une inspira- 
tion des Muses î;rccques, il semble que 
le génie de Féiiclon en reçoit une force 
qui ne lui était pas naturelle. I^ vé- 
hcmcnce de Sophocle s'est conservée 
toute entière dans les sauvages impré • 
Cdtious de Philoclète. L'amour brûle 
d^ns le cœur d*Eucha ris comme dans 
IfS vers de Théocrite. Quoique la 
belle antiquité paraisse avcii* clu 



rniii'i' iiniLc euiirrc |iour rntn- 
It ÏV/ei/in^iia, il iTs'c à U'i- 
|iic<iiiii- };lt.>ire (l'inveiiliaii , xuiis 
[fi- •■•• nii'il y a de cré*trur<ljut 



iinl.lili-, .ivalil et spiis Fi^ucloii I 

N'si |iliis bi'iu qxic l'ordon- 

i,..u,'im|ii 7'.7.-;ri(((;u(f,*[rmiDn trou- 
■v,r,,p,!.* m. IMS a.- gr«udcil>- dinslV 
(liT L^i'tiLi'.ili', (|ue (le |;<>îlt tl de 
ilcN-iciilr (luii^ la rcuniuii et d^iis 
II' ronir;i4ic ilis <<|iiso[Ir«. I.M l'iuisie» 
et muiicMrs ,'i[Ti»iii'S d'An[io|<i-, iiilii)- 
iliiits .1 la lin du poëme, conigint 
rl'iitii" m. mitre siiblinte les rmpiirle- 
iiiaii'^ iW CaIy[iso, ft l'int^rft de lu 
p.is.siiiii SI' li-ouve deux fui* fjiro- 
liuil .suiii rim.igc Ae ia fitriiiir Cl suus 
ri'llr' clr Li vt'riii.MaU comme le Télé' 
viii'liievii suiKml un livre de inoiaie 
|iiililii]"'', ^v qiiC l'aiileur pciiit avec le 
|il(]^ tli loi-i-e c'est l'ambiliou , ccire 
inil.ulit ils juii, (jtii fait mourir les 
ji'Lijiti-; r.iiiil'iiioii [jraiide et gcnd- 
L I, , .1,1-. Si'--rii- . l'ambition im- 
j I ■ ■ 'i II ' ^■:ll■ iice, l'ainbiiiuR 
!■. . ■ . i ■. I , I ,l>|e dans 9yçflui- 

li'in . ;■ .: il.iiu.ii l..iili,ire , Iiypori'ile, 
iiiijiii'ii.iii> Ai.lr.isti.'. Ce dermer carac- 
iij'c, sii|>i.'iieur au Mëzence de Vîi'- 
i;ile, i>t Iran; avrc une vigueur d'iina- 
[:i[i:iltU[i (iii'jiicuiic vci'ilc historique 
fr. Celle invention 






,ir|>a 






Il ^éniiialc (l'uu [>Un. Le 

ii'i'i' le |ilus heureux datis cetIO 
v.ii'i'.'1c()e [lorlraiu c'est celui du 
'ri^-in.iqiie : plus déyeloppé, 

.';;i-.-.jiil qiii' le Telémaque de 

1 . '.I . '.' 1 . iiislmire : daus 

; , i! i.-l suusiagardc 

■>■—'■, .jii le liiissc .^ouvrai 
, l'.iice rjiii luï I.iules sont l'êdu- 
1 iU-i liniumes; il a l'orgtieil du 
, ri'inj.urlemenl de l'heVoisnir el 
[■.di-uT Je b première jcuiicsse. 



FES . 

Cl' melanfsc de Iiauteur ttj 
du force et de soiuniiM 
jHiiI'flre le nricicrc le plt 
it U plus aîniablc ifu'atf 
Milite e|)t(|m^ : ei mus duuU 
maître dau» l'oct de pdiulr 
cbcr, Itoiissiuu (i^Aseoli 
urixlii^icux loJ'ïqiûl a »upi<i 
Icmaque trj ail, Jiux3rni& ai 
ri de rtiinoctuiCc , le iw 
digiie d'uu prunier MiNHiTi 
a'ilic|ui'i ont souviml trféi 
^U) d'un poètiie ou d'uae i 
(loil |w èltc n»rC>ïl. lU i 
dans l'AcMllc d'Hooitre , i 
uBud du Tutht, l'iiiiâ^ «1 
lies p.isiious ; mai* ils u'og 
rùiteiét nun inoiiu itieiij 
que pieseuier^il utf (_ 
luclauge d'abord de 1 
blesses buioaiues, panHl 
gager inseUiibleiueul, M i 
perait en s'éniirant. On t 
Grandijson 1 uniforsiite ai 
et de la vertu , la mono 
pti'feciion. Le caraclére < 
ijiie ofTic le charme de U 
viciitiiudes de la faibloBM 
pas inoLis de mouvciueul , 
leiid à la perfcctioa. 11 >'* 
pcrJeclionne à la fois ; 
qu'on éprouve m -ptc 
lutte des passions , cl aoui 
triomphe de la vertu, San 
neiiiii , d^ns cette (uruie du 
racicic piinejpal , cbcrc 
loiil l'iiistt uuiou-de Mit) clJ 
crc'aii eu mitav temps un 
eepiions tes plii« iulércssa 
plus neuves d>- l'I^iup'.-e. 
ver de saisir il.iiK II 'iArii 
sordMiichcuirsaiilcjuii. 
veulion quijip|itili<.iit a I' 
dernv, il Etutiraîl cumpare 
l'EIisec de Fenelun, avec 




FEN 

racées par Homi-TC cl par 
?\\c que soit la sublimité du 
ax , quelle que soit la gr.iii- 
crfectioii du VI^ Livre de 
I sentirait tout ce que Feue- 
le nouveau , ou plutôt tout 
puise' dans les Mjstcres 
par un art admirable ou 
fenir involontaire. La plus 
» brautcfs inconnues à Fau- 
st finvention de douleurs 
nrf*meiit spirituelles , subs- 
peinture faible ou bizarre 
m de félicites physiques. 
t Fenélou est sublime, et 
i que le Dante le secours si 
and du cliristianisiRe. Rieu 
philosophique et plus ter- 
ics tortures morales quM 
le cœur des coupables , et 
t ces inexprimables dou- 
ityle acquiert un degr<i d'e'- 
Too n'attendrait pas de lui, 
le trouve dans aucun aulie. 
n'ëebappé à cps alTi-euscs 
il |>eut reposer sa douce et 
i imagination sur la de- 
ustes y alors on entend des 
■ voix humaine n*a jamais 
uetque chose de céleste s'd- 
lou ame , enivrée de la joie 
it. Ces i'Iees-là sont absolu- 
Itères au génie antique; c'est 
U charité chrétienne ; c'est 
D toute d'amour, interpré- 
le douce et tendre cie Féne'- 
lepur amour donné |K)ur 
p aux iiistcs, dans i'Élysec 
|ue. Aussi , lorsque de nos 
uivnin de ge'oie a voulu rc- 
iradis ehréiien , il a dû sen- 
ine fuis qu'il était devancé 
hniDiyine de Fénélun, et 
efforts d'une riche imagina- 
nnploi plus facile et plus 
kfs chrclienncs, il a été 
se rejeter sur des imag< s 



F E N y.07 

mo'ns heureuses, et il n'a mérité que 
Ut second rang. L'Élyséc de Féuéloii 
est u!ie des créations du génie mo- 
derne ; nulle part la langue française 
ne paraît plus flexible cl plus mélo- 
dieuse. Lestyledu TélémaquesLcptoxi" 
vcl)eaucoup de critiques; Voltaire en a 
donné l'exemple avec goût. Il est cer- 
tain que cette diction si naturelle , si 
doucement animée , quelquefois si 
énergique et si hardie , est entremêlée 
de deuils faibles et languissants; mais 
ils dis|)araisscnt dans le tissu fort et 
délicat du s?yie. L'intérêt du poëmc 
conduit le lecteur, et de grandes beau- 
tés le raniment et le transportent. 
Quant à ceux qui s'offensent de quel- 
ques mots répétés, de quelques cons- 
tructions uéglicées, qu'ils sachent que 
la beauté du langage n'est pas dans 
une correction sévère et calculée, mais 
(Uns un choix de paroles simples , 
h eu réunies, expressives, dans une har- 
monie libre et variée qui accompagne 
le style, et le soutient comme l'accent 
soutient la voix ; enfin dans une douce 
chaleur partout répandue, comme 
lame et la vie du discours. Tous ces 
mérites composent la diction du Té- 
lemaque, et, réunis à la beauté du 
plan , ils forment un des ouvrages les 
plus originaux de la littérature mo- 
derne. Les AvenUires d^Arisionous 
respirent ce charme attendrissant qui 
nVst donné qu'à quelques hommes, 
à Virgile, à Racine, h Fenélou; 
dans ce morceau de quelques pages 
on devinerait fauteur du Téîéma" 
que , comme dans le dialogue de 
Sylla et èlEucraie on reconoait 
Montesquieu. Il n'appartient qu'aux 
hommes véritablement supérieurs de 
pouvoir renleriner ainsi daji$ uo cadre 
très étroit l'essai de tout leur génie. 
Après le TVZffiittffiitf, l'ouvrage le plus 
important de Fcoelon parle sujet et 
rétendue, c'est le Traité de Vexis- 



■ 


^^^^^^^^^^^^H 


^^^^^^^^^^^^^^H 


^^^^^^^^^1 


^^^^^^^^^^H 


'■■l- 


FT".N 


FErr 


t-rr 


c ^f Pini ; i.n n"v trouve ps! la 


que Ir ïljle de Fcnclon, pins rap 


]TM 


I..I.U,- ff 1, l..p,r|np de Clarté; 


proclic' du cai-icHrr de auin liuçuc 


1 . 


1.1, ].i,"i |i ] II' r^igiiineiit (les 


iiippr.se un if.itAt plus rire <i plu 
hi-iirrux. Vili^ott * tnnivi lia LuW 








i.,.Mi-.,iti.,ii ii.-MTiplive;îlré- 


rica digne de lui. M. de Bauiiwt, n- 
ronseilier de rnniïer*ii(! de ftiMt^ 




.1. . iii'-,n,s -Cilcpince, il print 




■■■■, il cil p.'.l.'IcsrlchessMcl 


s'est Jivnf au>i plut ruriru«rs rtàax- 




.....IIS ,1,11 IVrU (]eJioD<<t;1e; 


clés pour (ferirc U rie d'un ntx* 
dunt d wnitiit prorondêmeut k» v<t- 




; ' '1 ' II--.. 1 r1ii(.prr celte jlioii- 




.:. .. i..|:iii m- ifiulrts et pas- 


tui ; et , CF qui ni te plut gnnd <ttl 
él^fs, il a couwrTc'dltuli cMdM 


(■ 


' ' . . I. '1. 1 sn]ii animés de 


noble el toueb.inte de u itunMl 


-■[[ 


liuiji.i. l.iii.ijiui'.c el pres- 


quelque cbo-e du gtiâf et An m^lrA 




-, .liM.i il ilumia Mot d'cxrm- 


FctieluD [i ). Il tenir ridicule dé atti 


,>],. 


(l.ins -es (kb.ils avec Bosnucl. 


jusqu'au moindre opaicute de fw 


riii 


... r-inim. |,c-,.i.fi,c à ud pi.» 


Ion ; iioui noii» hornernn* k îndi^ 




il'AM-, cl pliis dp;;sgA; d urne- 


»e* prinripani onirace» : 1. fMà 


M' 1 


- 'i.iii. 1.. l.HIns sur 11 Hi- 




. nnKlrlr d'iiiK- discnsaion sia- 


posé ru iG»i, mai» qui MÏatf 




'• iiiijv.iiriMiilc; enfin , comme 


pour la p réuni' re foi* en 16B7, 




si'-, '■iiiv.'iiii l'i'ypression d'un 


i-i; II. Traité da ^tinûtàrt 




ii,.-i 1,1 |.ln-:-immiic del'atne, 


Pasteuri, il)8H, in-i-);lU. 


I II 


■ ii.r,i,i.isi[, rciic'on.m-ir^iies 


plication de$ Mn^imet des Sai 




i(r).]r.,nni.( ( riijiiuiilr , mt'iih'Dl 


.697, in-ia. U meilleflrf« 




. Il-, S>n -a;,' .iKinjni.r'îmica- 


rsl , dil-on, cdir. de BniwU», l( 


d,' L, 


■<■ i-.,vni,,,i.-.,l,> ,li Mmr>lirile, 
1V.-1..1.I - ,!m-lrl....i;ii;ce1o- 


in-,, de ,6<paB*s. Ol* 
csl un de ertiK qui b'ont Û 
repro'tuitï dan^ lei cotlertiMi 


Vu 


L(-.'J!r.l,M- 1,. j.'..,.ile.le-rs 


(Mwrei de Fé^.ilon.', IV. i 
tares de Télèma^ue. AfÀ% 
accordé le priïitege pour FU 






sion de ce livre . r.orti* XlV' 


1. 


'.!'.■ 1. . II'.- Hé- 


suipeiidr* lorsqu'on m ëcaîtlU 




i.v.i |„. -^ ...M .i,inlH,mme 


30S. Crlte premiiT" Miliotl . M 
ce fr.iEOTenl , eoinpreD.nr i}uMR 
et demi , porle le litre de- AA(A 


]>■!,' 


.11' '\i- 1.1 riiilp, iiii l'eiprime 


II''. Lhrf dt l' 0,fy-f,^ ^Bomin 


' 'i 


ifilla^-nl ilurui.ddcsoname. 
|ii(iif[up d.iiis nuire siècle on 


d'Ulysse, el 1.. daic de l6(» t'V 


..'Irn 


■y (11' iire'fcrejire une composiiiun 


CoLsi^). On en fit sur le-'chVttpte 




c> , où le mvnil fst plii.i sen- 


i-cimprriflOBs en %oS pjçr». «taa 


.;î,^ 


.i.l..|>h,-,.sr.,r.il«avecpl..* 


en Ho. Celte roSme année, lOgg.n 


' ■■[ 


; |:.i .i. ...( ,-ur,rmcr pitis de 


paralire succès si vrrneni . en eiaff ft 
lies, l'onvrage romplH. 1,^ é-JilM» 
mnlliph^rentàrinfiui.naïuqti'aiina 




■• .' '. . ",.',".('' noussr,iupa'- 




. .1 !■■. . 1. |:,u.s.l.pl„>p.r- 
lu.M", il .•>! lierais de croire 


d/;i.'cr;''- «.'^•pw»- 1- — « 



FEN 

soit remarquable , si ce n'est relie de 
J'abbcSaiol- Keiny, en 1701,111- ta, 
avec une préface qui ne se retrouve 
que clans quelq4ies e'dilions. Les di- 
Yisions du Tëlémaque avaient cte', 
suivant h s caprices des éditeurs, fai- 
tes en neuf livres , puis en dix , puis 
en seize. EnGn , après la mort de Louis 
XI Vy la famille de Fénclon put donner 
une édition du Tétémaque^ et le mar- 
qiûs de Féiiélon, petit neveu de Tar- 
chevéqiie, en fit paraître deux à la fois, 
cIks Etienne, en 17^7, chacune en un 
▼ol. io-13, et divisées en 'Jt4 livres. 
On mita la tétc une dissertation sur la 
poÀîe épique par Uimsay. Celte édi- 
tion servit de modèle â toutes celles 
fiie l'on a données depuis , et parmi 
lesquelles il suffira d'indiquer 1 **. celles 
dTAinslerdam , Wet*>tcin, 1719 ou 
1735 « avec des notes allégoriques et 
Utiriques de IL Pli. de Limiers , fur- 
■aiDt une prétendue clef de Touviane ; 
9^.celled'Amslerdam,Wcti teiii, 1 70/1, 
'. ia-lbl., lirce à i5o exemplaires, et 
j: . Année aussi par le marquis de Fené- 
V,- Vn; 3^ celle de David Durand , avec 
\' Ifs iniitations des anciens (fournies 
-r ^ yur J. A. Fabricius) ,V a Vie de l'au- 
>^ tnr , et un petit Dictionnaire mytbo* 
ft^'hgique et géographique, Hambourg, 
'^. 1 73 1 ou 1 73'i , in- 1 a , réimprimée à 
V^ Mndres en 1 145 ; 4"* les éditions im- 
}^ «riaiëescbczi(lM.Didot, 1781,4 vol. 
:j^ in- 18, 1785, '1 voLin- 4"., 1785, 
.4.,^ ^yA, în- 18, 1784, 2 vol.in-8'., 
? 1785 , a vo!. in - 4". , 1 790 , a vol. 
^- ki9** t AT^ % f 5°. l'édition avec va- 

Elles y nole& critiques, et riiistoirc 
diverses éditions de ce livre ( par 
quillou), Paris, Tb. Ikirrois, an 
vn, 1799, a vol. in- 18; (><'. l'édition 
par M. Adry , avec les princi- 
Tarianlcs , et une liste raisonnéc 
éditions, 1811 , a vol. in -8".; 
IVditrur a corrigé le texte d*aprcs nu 
-^^ kVVaîJ qu'il a fait^ soit sur les manus- 



F F N 299 

dits , soit sir les incilleurcs éditions» 
Il ne s'est p.is contente' d'indiquer les 
principales éditions de Télémaque; il 
mentionne aussi chronologiquement 
les CI itiques , satires, apologies, pa- 
rodies , traductions , imitations qu'on 
en a faites; il indique même les pièces 
de tbcatie dont ce livre a fourni le su- 
jet; 7°. l'edirion de Parme, Bodoni, 
1 8 1 îi , 2 vol. in - fol. , imprimée par 
ordre du roi de Naples, pour l'éduca- 
tion de son fils aîné : on a suivi le \snL\t 
de M. Adry ; 8 '. celle de Lyou , 1 8 1 5 , 
3 vol. in -8". On y a reproduit la pré- 
face de Saint-Bemy , le traité de Ram- 
say , les notes de David Durand et de 
Fabricius , relies de Limiers et les va- 
riantes; l'cditetir y a joint son travail 
particuher, indiquant les imitations de 
l'Ecriture -Sainte : on a ajoute b tra- 
duction des Livres V - X et le précis 
des autres livres de V Odyssée^ par 
Feuelon , qui n'avaient jamais été im- 
primés que dans les œuvres de l'au- 
teur. Enfin , on y donne le catalogite 
de tons les ouvr.igrs de l'archevécpie 
de Cambrai. Le Télémaque a été tra- 
duit en prose dans toutes les langues 
de l'Europe , et même en grec et eu 
latin ; ces traductions ont eu elles- 
mêmes plusieurs éditions. La traduc« 
tion polonaise , a été réimprimée à 
Leipzig, en 1750, in-iu. M. Fleurj 
l'Ecluse a donné XEssai d*un Télé- 
maque polrf;lotte , ou les Ai^enturei 
du fils d'Ulysse , publiées en lan- 
f>ues française , ç^recque -moderne 
arménienne, italienne ^ espagnole 
porluv^aiscy anglaise y allemande, 
hollandaise , russe y polonaise j iUj 
riennc, avec une traduction en ver, 
forces et latins , par V éditeur y 1 8 1 'i 
iii-8'. Il n'est pas à croire que crtt( 
entreprise gigantesque ptiisse sVxi^ru 
ter. liC Télém^ique «1 été traduit ei 
vers dans plusieurs langues. M. Pelle 
lier publia le septième Livre de Télç 



^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^M 


^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^HH 


5oo I* !-. IN 


FEN 1 


■ma'fue, en vers franr.nis , i-]-]-] , 


,1. Pernett, IUmsav, Tuuidtnicfl 


^!.!I:,',.Uiii ;î i:iJlimi>rim.TlesJ/fé«- 


Fn i7o5,l^iconveldonn..t«;v4 


C» <ir nu de NaudMlr. ou f/^ 


tiin-s lie Trlnninjiii: . nii.vei en vers 


d'un règne heureux , rdimpiun^ « 


!ra„.:us '„v.<- \. I,U,.<.,. rri-ard). 


1 7ns. Les aventures de IVéapmIéu 
fils (VÂchaU , propres à/omer i 


|'.iiis, liiiloi ;tîn'', 17IJ'. tJ ïol.in- 


i'^. M. liiiiiic.iuJ ,'i"i.ùi imprimer: 


mœurs d'un jettne prince , iwr (1 
singes , parurinl en 1718, ii>- 


Télèmaqiit. prcinUr li^re , traduc- 


tion i-nven friwc,ih,f\c., LimO}-ri, 


M. Qanni « (ait impriaicr Bush 


,8[4,iii-S'.()j,-,iii.i.rimêiTai-lw^ 


oa le Nouveau TéUma^t, i^ 


fil iKTi, /,■ iinhiime livre des 




Jvenl-.iics tli- Tr'.rmaque. mises en 


vol. iu-i2. On doit à un »n«uyt 


vers. Il l'.ii.iii ijnf le luùîue auU'ur 


(liùin croii iur un M. Panckuwi 


nv.iU iliii iii' i:rcrJ.lMiiiii''iit Ifs iIpux 


Menlorh T^rinfhi , narratitm ii 


jir-iiiiiisljv.,-.. !1 r\i-lfi Jpstnuliic- 




lions m vir.- .illniiii."!s, par Bi'ii]. 


eWiteiaenis , l'tiiitenee lutturA 


Npukiicli , 1 7V.7 - 1 73y, 2 volume* 


l'esprit et ht pfblitftte de» Tx 




Oilens, 1601, a vol. in.g'., 


et 1 7 5 r , iii-8 ■. ; ca vi rs bollandais 


vragerarc, qui fw .uppimé ( 


[ iinj. FtiTiMA .; en vers italiena, 


la pfus (;ral..iç r.piMr. C'ttI 


jiir Swrsrlli, i';4l, a vol. iD-i". 


Miiie all^oriqucde U tèvcAtaim 


i réimprime en 174;, iu-4°-. *■" «"n 




.:48,3vd.iii-8-.),eli,arF.Her. 


ini-n) consuUiie, rpii r^ivMil «Iwt U 


mail. i7.'ir), iii-i')i. Une Iraduclioii 


ri^pulliijiie fii^nçaigc. L'aiiirtir im!* 


nijjc'ic rii vers latins parut auo- 


de CQinœim avi-e celui <iu F;dii! 


nvni.' ;i [(nlin. r.i .7^5, a vol. 


maque, que luus deux «d cca<â| 


in-K-, 1.0 J.>iirmili!rVndim, avril cl 




;ioùl, 17.')^, i-niiiiciil 'liiix fiaeuiciils 
Jg (iciix ir.i.liirlions. Uiio Irailuciion 




entre le stvie di-i deux «"•vfdl 


m vcis Idiiiiv lin 1". (ivie se trouve 


V. Dialogues des morts . eon^l 


ilans [.■ l!et;ieil des Odes sucrées. 


pour l'éducation d'imprince, 'VU 


ne, '!cM. de ll<,Uiii"e, i^SH. Jo- 




Mpli-i.limli- nr-iuiirliM .Idima une 


Dialog'utK. l/cdiiiofi de 171», 4»- 


lra,l„r!i„N niilm- à Mnui. Ii , 1759, 


béc par tlani.say, en j voluiwi, m 


iii-/,'. . tP.Miir'inr.' .i Aitgsbuurg, 


ronliciit un plu ^ grand itoRjbrr. Lm 


]'Ul,ii,-; . l'^i.lin , on a pi>l.lie à 


Dialiiffietde Pturhasius etttuPvst- 


V,ii.^, rtJnnachhidoi Ulros XXir, 


sin, el de létwird de rutiadu 


>lc., Ir.'Ji.ii Ml tn's laliiis, pr E. 


Poussin , |uu-urriil [mmm- U pnviirt 


Mf\nuJrf Vii'l, V'vrc.Ar l'Oraloire, 


foU à la mu de la Fie dr JHig-ard, 


t«cH. iii-.(, rciiiii-rime en l8l4 , 


parr^kbedcMuiivmf , i7r)o.i»-ii, 


in-ii,.OM lie lit plus 1rs critiques de 


el furent impftuivi séuaTêiurvt b ai- 


Fi'nriiiii ; mais i<ii m rilc quelquefois 


me an»<fe ,ii)-iï.Qu«rc JulitiDi*- 


inC"t<-,\,'\\^ 1 />!)-. F*vriiTclGutiï- 
hevim.e). livaiiruiip il'oiivrageii ont 


l«fiuea .,;«,< «le ,.ubl«.W«, ,787, 
dans IVdihiai in-^'. i^t Otmr». H 


clct'utiii.iiM'.àriii'iLarJnT'rïeniiinue. 


qui porte h yi k nomfaïc de» Dûb- 


( nn. CuM.riiT, FI.OUUS, Jt-»- 


filles ûes Morts ii.ruo u dr FenA* 




\1. Dialogues sur rélo^ience » 



FEN 

: sur celle de la chaire 
ïer , oê^ec une Lettre à 
^française, publics par 
|i8, in- 12. Cest la prc- 
1 ; il y en a beaucoup a au- 
HeN'.Xciaprès.) Vil. 
' la conscience d'un Roi, 
»i punr le duc de Bour- 
nprimc pour la première 
!e du Télémaaue de Hol- 
( , mais suppnmc par or- 
l'invitation du gouverne- 
lis, dans presque tous les 
; réimprime pour la pre- 

Londres en 1 7 4? # in- 1 ^ » 
année à La Haye , par les 
lii de St.-Germain ( qu*on 
^rospcr Marchand), sous 
Directions pour la cons^ 
i Roi y titre sous lequel 
>t plus connu, et qu'il a 
as les éditions poste'ricures. 
? 1 774 fut , disent les cfdi- 

du consentement exprès 
ouis XV i , qui venait de 

le trône). Vlll. Lettres 
sujets , concernant la re- 
a métaphjrsiaue , 1718. 
\ sont au nooiDi'e de cinq. 
stration de l'existence de 
9 de la connaissance de 
et proportionnée à la foi- 
\ence des plus simples , 
iy avec nue Prchce par 
nemine, et rcimpriniëc la 
e. 1^ Pre'face du P. Tour- 

desapprouv^ |>ar Fe'në- 
m de 1718 est la première 
uplcle : il y a beaucoup de 
ms; celle qui parut à la fîn 
I o est augmentée de notes 
A. Martin. lia traduction 

par J. A. Fabricius étant 
le se trouve pas complète. 
ie Sermons choisis surdif- 
ets^ 1710, in- ri y qui ne 
us de Féuélon. On eu pu- 



FEN 5oi 

blia en 17*27 un recueil de dix Sei- 
mons. OuQ iiiiprimcàPans,en iSoSy 
uu vo!umc io-ii , intitulé: Sermons 
choisis de Fénélon^ précédés de ses 
Dialogues sur l'éloquence ; on n*y 
trouve que le Sermon pour le jour 
des Rois , et le Discours pour le 
sacre de l'électeur de Cologne ^ le 
seul que Fcnclon ait écrit. Ou sait que 
l'archevêque de Cambrai pensait que 
les prédicateurs ne doivent pas com- 
poser des discours qui aient besoin 
d'être appris et débités par cœur y et 
qu'il valait mieux prêcher d'abon- 
dance d'après un petit canevas ; il a 
toujours suivi cette méthode , et dans 
le volume dont nous parlons , on 
trouve le plan d^un Sermon de Fé- 
nélon .figuré d'après son manuscrit. 
XI. OEuvres spirituelles, publiées 
d'abord en un , puis en deux, en qua* 
tre , et même en cinq volumes ; mais 
ces recueils ne contiennent qu'une 
prtie des opnscules queFénélon avait 
composés en ce genre.'— 'Il n'existe pas 
<1*éditioii complète des OEuvres de 
Fénélon, Le clergé de France en en- 
treprît une quelques anuëis avant la 
révolution. \ja direction en fut conGée 
d'abord à l'abbé Gallard , puis k l'ab- 
bé deQuerbeuf; il en a paru g vol. 
iu-4'., Paris, Didot, I787-9-2. Soit 
par l'effet de la révolution , qui aurait 
em)>écbé de la continuer, soit que le 
clergé n'ait pas cru devoir reproduire 
certaines pièces , on chercherait vai- 
nement dans cette collection les écrits 
de Fénélon sur le quiétismc, cenx sur 
le jansénisme, son Explication des 
Maximes et ses.. Mandements» La 
liste des opuscules omis se tfoave dans 
le Magasin encjrclopééUque , 5'. an- 
née, tom. II, pag. 5 1 5-5 16. Cette 
édition in-4"* 9 <lHi conti